DC 1602 [Time Crisis Mission #2]

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MessagePosté le: Jeu 23 Jan 2014 - 23:29
Partir du Canada pour aller au Pays de Galles, en pensant à prendre une carte, c'est une bonne chose. Perdre la carte en chemin, ça l'est beaucoup moins. Alors, imaginez quand le même type de problème se pose à l'échelle temporelle. Que par exemple on ait une machine à voyager dans le temps et qu'on veuille aller d'un point A à un point C de l'histoire, mais qu'un drôle de type ne vienne perturber le déplacement en nous faisant perdre notre engin, nous bloquant donc au point B ou à ses environs. Eh bien, c'est exactement ce qui est arrivé à Booster Gold, à quelques détails près.

Sans un mot, il respirait l'air frais et marin, écoutait les doux bruits de la nature et des cris d'hommes hurlant.  


"Jetez-le, par-dessus bord !"

Sentir la pointe d'un sabre dans son dos, et se rendre compte qu'il sentait l'air frais de vraiment très près, qu'il l'avait de face, lui fit comprendre ce dont il se doutait déjà à cause des différents ordres qui venait de n'importe où. Il était dans...

"Un putain de vaisseau de pirate ! J'aurais pu atterrir n'importe où mais non, il a fallu que je tombe dans l'époque la plus barbare du monde, où dès qu'on a un peu de technologie les gens nous prennent pour des sorciers."

Ouvrant machinalement les yeux, le PDG qui se trouvait à plus de dix siècles de son lieu de naissance, il comprit qu'encore une fois il avait pensé trop haut et que les pirates n'étaient vraiment pas contents. Déjà parce qu'ils n'avaient pas compris la moitié de ce qu'il avait dit mais qu'en plus, se faire traiter de barbare, même quand on l'est vraiment, c'est jamais très agréable.

Déjà prêt à entrer dans une période de négociation pour sauver sa vie et éventuellement le temps lui-même, Michael commença à ouvrir la bouche mais prit le temps de choisir soigneusement ses mots. Il n'aurait pas le temps de les prononcer. Un autre navire s'approchait de celui sur lequel il était retenu prisonnier. Il n'avait pas fait attention au fait de savoir si oui ou non, il était accompagné, et si un autre voyageur temporel était sur le navire ennemi. Pour le moment, il devait survivre.


"Je peux vous aider. Vous savez, je suis un sorcier, tout ça."
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MessagePosté le: Dim 26 Jan 2014 - 15:22
Les hommes s’étaient lancés comme n'importe qui l'aurait fait sur une apparition aussi étrange. Un homme blond et habillé étrangement avait fait son entrée sur le pont. Une entrée remarquée et qui n'avait rien de subtil. Pouf, il était apparu comme ça, sans rien dire. Évidemment ses hommes avaient réagi comme ils réagissaient toujours : on le jette à la mer.

Black Pirate confia la barre à son quartier maître puis sauta sur le pont. Les hommes le laissèrent passé pour se rendre jusqu'à leur nouveau passager clandestin. Il fit signe à se que l'homme avec son sabre dans le dos du blondinet range son arme. Cette espèce de gaillard habillé en collant moulant ne semblait pas une menace. Malheureusement, il les avaient traités de barbares. Il plaça donc machinalement son épée sous la gorge de son nouvel arrivant.

Premièrement blondit, ce n’est pas un navire-pirate, c'est un navire de corsaire. Deuxièmement, tu n'as rien d'un sorcier. J'ai rencontré des sorciers à Madagascar et il ne te ressemble en rien. Troisièmement, tu es sur le navire de Black Pirate, alors je te conseille de réfléchir avant de nous traiter de barbare encore une fois.

Black Pirate avait un fort accent britannique se qui trahissait ses origines. Son drapeau de corsaire était également joint à celui de la marine britannique se qui donnait un second indice à Booster Gold sur quel type de bateau il se trouvait.

Capitaine, le navire espagnol est de plus en plus prêt il faudrait se positionner.

Enchaînez le à fond de cale on s'occupera de lui plus tard.

Black Pirate laissa Booster Gold à ses hommes et repris sa place sur le pont supérieur. Il sortit une longue vue pour regarder le navire espagnol. Ils avaient prévu un abordage, mais malheureusement le chasseur était devenu la proie. Dans le positionnement, qu'ils avaient, il serait coulé rapidement.

Faite couler l'ancre à tribord, on doit se repositionner et vite.
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MessagePosté le: Jeu 30 Jan 2014 - 17:12
Premièrement, tout s'était passé comme prévu. Ils avaient récupéré la machine temporelle de Booster Gold. T.A.R.T.A.R.U.S. l'avait bien aidé, mais on ne pouvait pas dire que Kadabra avait été totalement improductif. Déjà, il était parvenu à coincer le héros étoilé dans une époque assez peu hospitalière. Dans ce temps rien ne justifiait qu'il puisse survivre assez longtemps pour trouver une solution, sachant que de solutions il n'existait aucune ; mais avec les voyageurs temporels, on ne savait jamais. D'autant qu'un protocole spécial empêchait Booster et sa machine de voyage dans le temps de se trouver à des époques différentes. Abra aurait pu enterrer celle-ci à une distance maximum autour du monde diamétralement opposée à celle de Booster Gold ; mais rien ne lui permettait d'affirmer que la technologie du 31ème siècle - toute archaïque et barbare qu'elle soit - soit incapable d'aller repérer une balise temporelle sur l'objet. Il choisit donc la solution la plus simple : se débarrasser du personnage gênant, et peut-être même, une fois tout cela fini, lui voler ses quelques fans disséminés dans les années 2000.

Il n'avait pas été difficile de convaincre les armées navales pré-armstrongiennes qu'il était un envoyé de la couronne d'Espagne, plus particulièrement un ecclésiaste venu bénir et évangéliser leur mission. Un simple papier psychique avait fait l'affaire en guise de documentation officielle. Quant au vocabulaire, un simple téléchargement et une légère poussée télépathique suffirait à leur donner l'impression d'un natif de l'époque - même si de toutes façons, en grand passionné d'Histoire, le grand magicien aurait pu se débrouiller tout seul... Mais on n'allait pas revenir au boulier et aux peintures rupestres pour le plaisir, autant utiliser la technologie qui manquait tant aux autochtones, sans qu'ils ne puissent en ressentir le manque ; pour Kadabra, cette douleur du membre manquant serait insoutenable, il l'avait ressentie lors de ses rares incarcérations à Iron Heights. - Toujours est-il qu'il avait ses moyens de ne pas trahir ses véritables origines et intentions.

L'appareil était bien entendu gardé dans les profondeurs de l'imposant vaisseau de bataille navale ibère, afin de pouvoir garder un œil dessus et en craquer les protocoles si sa baguette daignerait s'abaisser à de telles vieilleries. L'homme de spectacle humait le bon air marin en observant non sans fascination ces êtres d'une autre ère. Jamais il ne se lasserait des tréfonds de l'Histoire. Les conquistadores en devenir polissaient leurs armes et pièces d'armure. Une odeur de poudre émanait de certains postes de préparation, tandis que de l'autre côté, les offices exhumaient l'épais fumet d'un repas qui s'annonçait poissonneux.

Abra se remémorait les mots de Cale. Ils ne devaient en aucun cas atteindre le point de singularité. La point de divergence temporel. Aucun paradoxe ne serait toléré. Il songea à ce que le restant des Rogues feraient comme choix aux palissades de Central et Keystone City - mais dans le fond, il s'en moquait pas mal. Tout cela n'était que pour les affaires, et ils suivraient le sens de la réussite. Inconsciemment, cela le motivait davantage pour soutenir la victoire de T.A.R.T.A.R.U.S. et ainsi être réuni avec son crew une fois la mainmise assurée.

Il se précipita à la proue lorsqu'il sentit un léger changement de direction. S'ensuivit rapidement un enthousiasme fou, accompagné de cris et de clameurs. Les hommes étaient prêts à faire parler la poudre et le fer, et selon toutes les probabilités, ce serait pour Abra l'occasion de constater la date et l'heure de décès de l'infortuné justicier.



"Qu'ils tentent de survivre comme ils le peuvent. Ne vous ai-je pas promis ma bénédiction ? Soldats, venez vers moi que je bénisse vos armes."

Il sortit sa canne de magicien, qu'il avait changé au préalable en une canne de ministre du culte. Lentement, il prononça des prières qui ne faisaient que dissimuler ses manipulations nanotechnologiques sur la structure atomique des armements. Rien de surprenant, pour de superstitieux marins méditerranéens, que de voir leurs affaires prendre un tournant pour le meilleur suite à quelque psalmodie chrétienne.
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MessagePosté le: Mer 5 Fév 2014 - 17:07
Crétins de britanniques du dix-septième siècle. Dans environ trois cents quatre-vingt-onze ans, ils allaient créer une série géniale racontant l'histoire d'un mec qui voyageait dans le temps et l'espace à bord d'une cabine téléphonique. Bon, le concept était un peu bizarre, mais il fonctionnait et s'il était apparu à cette époque là, Booster Gold aurait été traité en héros et aurait même eu le droit d'avoir son personnage dans la série avec une petite figurine à son effigie. Les scénaristes auraient même pu faire un spin-off sur lui.

Au lieu de ça, il était enfermé dans une cale gardée par deux misérables corsaires, dans un coin perdu de l'océan. En même temps, il les avait traité de pirates, ça ne devait pas forcément leur avoir plu. L'utilisation du mot "barbares" non plus mais Mike était intimement persuadé que c'était "pirates" qui les avait le plus vexé. A une époque plus proche de la sienne, ce serait l'équivalent d'appeler "guitariste" un bassiste : globalement c'est la même chose mais il y a 2-3 trucs qui changent alors on met des noms différents. C'est comme si on l'appelait Docteur, alors qu'il était un Visiteur du Futur.


"Allez les gars, faites un effort ! Vous êtes britanniques, moi j'suis canadien. Ensemble on pourrait les défoncer ces p'tits espagnols ! Mince, vous savez ce que c'est le Canada ?"

Sans sa machine, Carter se sentait perdu. Il sentait qu'il n'avait pas le temps pour toutes ces conneries. Pas le temps d'essayer de se libérer d'une prison dans laquelle il ne devrait même pas se trouver alors que sa vie et le destin de l'univers lui-même étaient en jeu. Qui que soit le gars qui lui avait pris sa machine, il avait forcément de mauvaises intentions. Déjà parce que quelqu'un qui a des bonnes intentions ne volait pas les affaire des héros, il les demandait gentiment mais aussi parce que tous les mecs intéressés par le voyage dans le temps qu'il connaissait avaient leur propre machine, leur propre stratégie pour explorer les époques. Même Batman devait avoir un truc, planqué quelque part. Batman devait avoir quatorze façons radicalement différentes de le tuer, au cas où il péterait un boulon ou deviendrait trop dangereux pour l'humanité. Et si c'était ça ? Et si tout ça c'était à cause de Batman ? Une punition pour...Non, pourquoi ? Ca tient pas debout. Les autres l'auraient pas laissé faire. A moins que ce soit Batman lui-même qui ait pété les plombs et là on pouvait rien faire à part pleurer, et lever les yeux au ciel en criant : "Sauvez-nous.".

"Non." fit-il dans un murmure.

Les premiers tirs de canon avaient tiré. Et comme dans les bonnes BDs, c'était le symbole d'une idée trouvée. Un pari risqué, mais l'histoire de la vie de Michael Jon Carter. Il ne voulait plus qu'on le libère. Il avait compris quelque chose et comptait l'utiliser pour se sortir de là. Et au mieux, il sauverait ses geôliers. Ou il tenterait.

"Amenez-moi à votre chef. Enfin à votre capitaine. Oui, c'est ça. J'invoque le droit de pour-parler, ça fonctionne presque dans Pirates des Caraïbes. Ah mince vous êtes des corsaires. J'invoque quand même le droit de pour-parler. Je ne vais pas vous promettre que je peux vous protéger. Mais je peux aider. Quelque chose ou quelqu'un sur le bateau d'en face me veut moi. Utilisez-moi comme monnaie d'échange."
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MessagePosté le: Mer 5 Fév 2014 - 23:07
Le quartier maître faisait résonné la cloche de bataille les hommes sortirent de tous les trous imaginables sur le bateau pour prendre leur position. Certain s'attelait à faire rouler des barils de poudre vers des canons alors que d'autre chargeant la bête. Trois hommes en avant avaient fait tomber l'ancre pour permettre un virage rapide. Le Capitaine donna la barre à son quartier maître.

REMONTEZ LA GRANDE VOILE, JE N’AI PAS ENVIE DE DEVOIR FAIRE DE LA COUTURE.

Il se mit lui même à la poulie, afin de remonter la voile. Un tir dans une voile pouvait faire faiblir le mat et sans mat, ils avaient beau gagner la bataille ils serait condamner à mourir de soif au milieu de la mer. Il laissa ses hommes finirent puis prit une des torches accrochées, en courant il tendit la torche afin allumer toutes les amorces des canons. Une première salve fut tirée. Le combat venait de commencer et comme ses années sur la mer lui avaient appris, il y avait plus de chance de survie si on tirait le premier.

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Dans la cale au même moment.

Le navire vibra sous la première salve de canons. Les deux marins responsables de la garde de Booster Gold se regardèrent.

Aaaaa merde on va manquer la bataille pour garder un bellâtre blond.

Puis Booster Gold parla, attirant l'attention d'un seul de ses deux gardes l'autre étant trop occupé à espérer le combat. Les deux yeux tournée vers Booster Gold quelques choses le frappa soudainement. Il s'intéressait, à Booster Gold de manière plus avide maintenant qu'il venait de remarquer peut-être quelques choses.

La ferme avec tes pourparlers. C'est quoi, c'est conneries?

Aucune idée, humm... tu pourrais peut-être y aller. On n’a pas besoin d'être deux pour s'occuper d'un type comme ça regarde le.

Tu est sur?

Oui, pourquoi pas. Allons il va faire quoi? Continuer à parler?

Merci mec je te revaudrai ça si je suis encore vivant après la bataille.

Le corsaire partit rapidement, l'autre homme attendit qu'il disparaissent de la cale avant de se retourner vers Booster Gold.

Hé blondin ! tes vêtements... ils sont cousus d'or? Parce que bon tu sais les "corsaires" c'est un peu des pirates qui se donne bonne conscience. Tu n'auras jamais une aussi belle occasion de t'échapper avec la bataille qui s'en vient tu pourras passer inaperçu sur le bateau. Mais tout a un prix, et pour un pirate comme moi, le prix c'est l'or.
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MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2014 - 19:51
Tandis qu'Abra descendit aux postes d'artillerie pour aller 'bénir' les canons avec sa houlette et les pouvoirs de technologie du 64ème siècle, il comprenait ce que les Chronarques devaient ressentir. Ces dictateurs de son temps qui l'avaient inlassablement enfermé, dominé, soumis avec le peuple entier de son époque. La sensation de pouvoir ; la confiance absolue donnée par des hommes qui ont été endoctrinés à vous croire et probablement, se jetteraient à l'eau pour obéir à vos diktats et ce surtout si l’œil qui juge était braqué sur eux par leurs contemporains. Il eut quelques douleurs à sourire, comme tiraillé à cause de son histoire. Il décida qu'il n'aimait pas la religion ; ce même système qui avait de tous temps opprimé les magiciens et bonimenteurs sans jamais renier leurs propres types de miracles. Mais le culte pour l'instant lui rendait service, et servait son mensonge pour mieux berner les hommes présents sur ce bateau. Il en répondrait à T.A.R.T.A.R.U.S., la situation serait bientôt réglée.

Il regarda les canonniers. Des hommes, simples, ni bons ni mauvais. Dans son futur, les nationalités n'existaient plus vraiment, en tout cas pas comme on les perçoit en cette époque - ou la nôtre. Ils étaient espagnols. Il avait assez peu voyagé en territoire espagnol, à travers les âges dans son itinérance spatio-temporelle. Il aimait les USA, mais dans le fond cela importait peu. Il avait juste, par hasard ou raison, peu traversé cette période et cet endroit. Les nationalités n'avaient pas de signification pour lui. C'est pourquoi il s'intéressait à l'Histoire, pour regarder ce qui n'existait plus - et, grâce à la technologie empruntée aux chronarques, la vivre comme autant d'instants volés à la fatalité.

Tous les hommes d'équipages s'inclinaient à son passage. Un missionnaire, un représentant du culte. Ils étaient honorés. Et un peu honteux. Le déguisement de Kadabra jouait sur ce sentiment de culpabilité ; ils examinaient peu son personnage, car trop persuadés que lui les scrutait jusqu'aux recoins de leur âme. Il donnait un dodelinement de sa crosse liturgique à chaque canon. Peu soucieux qu'ils étaient de le savoir, ils n'auraient pas plus compris que nos contemporains, ce que la magie que l'on pourrait comparer à des nanites, faisait à l'arrangement rudimentaire de la poudre et des pièces d'artillerie.

Le bateau fut secoué. Un coup de canon avait été essuyé. Rien d'extraordinaire sur un aussi gros vaisseau, selon toutes probabilités. Néanmoins Kadabra termina rapidement ses rituels fantoches avant de laisser les hommes à leurs derniers préparatifs pour la riposte.

"Que votre bras ne défaille, ni votre âme ne rejoigne le créateur en ce jour."

Il remonta sur le pont d'un pas pressé, quelque peu ralenti par le drapé de sa tenue ecclésiale. Il était en train de vivre une bataille navale. L'air marin lui emplit les poumons, des poumons heureux de remplacer la puanteur de fond de cale et de sulfure. Les deux bâtiments se rapprochaient. Il était possible que, suffisamment pris au dépourvu, les artilleurs finissent par être trop près pour pouvoir faire parler la poudre - pas sans risquer des dégâts sur leur propre appareil. Pas sans devoir soutenir un abordage qui pouvait mettre en cause leur survie. Au-dessus, des sabres et des couteaux s'agitaient hors du fourreau dans la perspective de l'abordage à venir.
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MessagePosté le: Ven 14 Fév 2014 - 14:14
Encore des coups de feu, encore des cris. Une peur et un sentiment de glorieux courage d'hommes avançant vers une destruction mutuelle assurée. Mais cette fois un sourire était lentement venu se dessiner sur le visage du Canadien. Les légendes que l'on racontait sur les pirates, les corsaires et autres marins d'eau douce comme salée et sur leur avidité étaient donc vraies. Mais ce n'était pas inhérent à ceux qui traversaient l'océan. C'était dans la nature humaine. Agitez un objet doré, même le plus petit devant un être humain, mâle ou femelle, à n'importe quelle époque, et vous l'aurez dans la poche - même si dans le cas précis, notre héros n'avait rien secoué et n'avait pas de poche à son costume. Bien sûr, ça ne marche pas si vous tombez sur une période où tout le monde est aveugle. Heureusement, ce n'était pas le cas en 1602.

"Tu sais, si d'où je viens on m'appelle "Booster Gold", c'est pas pour rigoler."

En terminant sa phrase, Michael eut une rapide réminiscence d'un livre traitant de matière fantastique et humoristique la piraterie, qu'il avait lu ou dont il avait vaguement entendu parler, dans lequel un des principaux protagonistes avait pour prénom "Gold"...ou "Gol D.". Peut-être que c'était son passage à ce moment précis de l'Histoire qui allait l'inspirer. Peut-être qu'il allait devenir ce "Gold", en restant coincé là. En tout cas il ne l'espérait pas, même si c'est vrai que littéralement pris entre deux feux, on pourrait dire qu'il se trouvait sur la Route de tous les périls.

"Tu veux quoi ? Une Pièce ?"

Mêlant les gestes au dialogue, le voyageur temporel insista sur certaines fibres de son costume, le tripotant, l'agitant, montrant qu'il était réellement doré. Il se savait en position de force pour les négociations maintenant, seul face à un être cupide et sans doute légèrement déficient mentalement. Pas qu'il faille forcément avoir des problèmes mentaux pour s'engager sur un bateau partant en guerre, mais plutôt parce qu'à force de rester à son bord, la tête devait prendre l'eau, certains neurones devaient se noyer. Enfin, ce n'était bien sûr que des suppositions véhiculées par des clichés des sociétés du vingt-et-unième comme du vingt-cinquième siècle à propos des marins, passant trop de temps au port.

"Je veux bien t'en donner une. Même plusieurs. Même un bout de mon costume si tu me promets de pas dépenser ça en dames qui te donneront leur joli corps et leur vertu. Si tu vois ce que je veux dire.

Concluant sur un clin d'oeil, Booster Gold était persuadé qu'il venait de mettre pleinement en confiance son geolier. Il se leva, pour se rapprocher lentement de l'homme, tout en restant à une distance raisonnable, tout en le pointant du doigt. Non, il n'était assurément pas capable de parler sans bouger les mains, ou en tout cas ça l'aidait beaucoup.

"Mais, ce n'est pas moi qui suis venu sur ton bateau pour me constituer prisonnier. C'est toi et ton pote qui m'avez enfermé, sur ordre de votre capitaine, certes, mais quand même. Alors, je vais te donner ce que tu veux mais tu vas d'abord m'aider à sortir, m'emmener sur cet autre bateau qui est en train d'attaquer le tiens. C'est green ? Enfin, c'est compris ? Note à moi-même : ne plus jamais d'utiliser cette expression.
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MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 - 0:29
Le pirate regardait Booster Gold. De toute évidence, on le prenait pour un idiot, il n'aimait pas vraiment ça, mais si ce crétin aux belles paroles avaient des vêtements parés d'or, il devait en avoir plein ses coffres. Après, tout qui s'habillerait d'or, s'il en avait à ne plus savoir quoi en faire. Il y avait tellement de choses intéressantes pour dépenser de l'argent dans ce bas monde. Y compris les femmes de petites vertus comme il avait dit.

T'as intérêt à payer toi.

Le pirate glissa la clé et tourna afin d'ouvrir la porte.

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