Time Crisis : Wanted

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MessagePosté le: Sam 1 Fév - 22:53
9 juin 1898, 14h17, la petite ville de Coyote’s Creek au fin fond du Texas. Etape obligée du voyageur pour cause de seule trace de civilisation à 15 km à la ronde : sa gare, sa kermesse et son fameux alcool de cactus. Alcool qu’on servait volontiers dans son saloon dont les portes à double battant s’ouvrirent, laissant le passage à une bien détonante silhouette : paré comme à l’opéra des grandes villes, surmonté d’un haut de forme, le monocle encore luisant, la canne à la main, couvert de la poussière du désert, seul élément le rattachant au décor hormis ses éperons qui claquaient au sol, l’étranger s’avança d’un pas leste et dit d’une voix claire et distinguée :

« Tenancier, une bière, je vous prie ! »

L’assistance, pourtant désabusée d’ordinaire, ne put s’empêcher de tourner la tête à l’unisson tant tenancier était un mot qu’on employait rarement dans le coin. L’un d’eux, plus aventureux, osa même venir à la rencontre de l’étranger et lui adressa d’une haleine passablement chargée :

« Hin hin, un pied tendre, v’là longtemps que j’en avais pas bizuté !
- Je préfère le terme gentleman, si cela ne vous fait rien, pied tendre est par trop péjoratif, répondit le nouveau venu avec un flegme tout aussi britannique que son accent. Votre beau pays est infini en promesses mais ses habitants tendent à être si… frustes même si j’en exclus à part vous-même tous ceux qui sont présents ici.
- Heu… Je pige rien à quoi que tu causes l’étranger mais on verra si tu discutailles encore comme un livre quand tu repartiras d’ici couvert de goudron et de plumes !
- Bufford, fais pas le con ! invectiva un client qui était assis à la même table que la brute. Cet angliche là, c’est pas n’importe lequel : c’est Gentleman Jim, l’outlaw ! A ces mots, l’assistance se raidit comme incapable de débarrasser le plancher car paralysée par la peur tandis que l’étranger tout sourire opina du bonnet.
- Ma foi, oui, c’est moi-même pour vous servir, confirma-t-il avec une petite révérence.
- Ha… alors j’allais faire une bonne action. Mais faudrait pas qu’on se quitte sans avoir rigolé un coup alors tu vas dans… Ouah !

A peine l’imbécile avait-il porté la main à son revolver que son interlocuteur avait frappé lestement celle-ci d’un coup de sa canne d’un geste vif comme l’éclair. Chester ne s’était pas encore remis de sa surprise qu’une lame sortie du pommeau de cette même canne, lui effleurait la peau du cou, le tenant en respect.

- J’aime rire, cher monsieur mais c’est vous qui danserez. William, Jack, apprenez à notre nouvel ami quelques pas de cancan, voulez-vous ?

Le saloon s’était agrémenté de trois nouveaux clients, à la même tête, nez forts et mentons en galoche surmontés d’une petite moustache brune, à l’air bête et méchant, le plus grand en particulier, car on ne pouvait les distinguer que par la taille, qui était resté à l’écart, semblait passablement ahuri. Les complices de Gentleman Jim.

C’est sous leurs balles que Bufford commença son petit numéro même s’il lui fallut un rappel à coup de canne sur la tête pour s’humilier au point de lever péniblement les pattes en l’air. C’est en larmes, chassé à coup de canne sur le dos, se faisant dire qu’on ne l’épargnait que parce qu’il avait été modérément amusant que l’arroseur arrosé conclut sa prestation sous les ricanements gras de l’assistance.

Le fâcheux étant écarté, Gentleman Jim, conformément à sa réputation de bandit le plus aimable du far west, offrit une tournée générale et apprit au pianiste quelques notes d’un vieil air d’Angleterre tant et si bien que la salle, dans un premier temps perceptiblement mal à l’aise, lui fut rapidement tout à fait acquise. Les danseuses tout particulièrement, firent part de leur appréciation pour ce « bonhomme distinguos ».
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MessagePosté le: Lun 17 Fév - 21:22
(( Désolé pour le retard, avec les cours j'ai eu du mal))

Finalement, tout était fini. Brainiac 5 avait réussi à localiser temporellement les légionnaires qui étaient perdus dans le 21ème siècle. Le Coluan avait envoyé à l'équipe de légionnaires une Timebubble en état de marche pour rentrer chez eux. Petit bémol : Brin Londo, plus connu sous le nom de Timberwolf, avait décidé de faire bande à part. Aussi, il fallu lui envoyer une Timebubble à part. Et encore ce dernier avait une... réticence à partir. Pas qu'il s'était attaché à cette époque, loin de là. Non, c'était son instinct qui le mettait en garde. Comme si les choses n'étaient pas finies. Il entra malgré tout dans la machine temporelle, rentra la date correspondante à son présent et la bulle commença à s'élever en brillant. Bon signe ça, elle calculait le trajet le moins risqué -c'est à dire le moins perturbateur dans la trame temporelle.

C'est à ce moment là que l'accident arriva. Au début, rien ne changeait du voyage ordinaire. C'était détestable pour Timberwolf de toute façon. Le problème fut plutôt l'arrivée... dans un désert. Pas du tout la bonne époque. Mais alors quand ? Il rentra à nouveau dans la bulle, mais celle-ci refusa de décoller, affichant bêtement la date. Juin 1898. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Pas le choix, Brin allait devoir réparer ce bidule lui-même. Même en n'étant guère doué en mécanique, il n'eut aucun mal à se rendre compte en inspectant la mécanique qu'il manquait ni plus ni moins la puce mémoire des lignes temporelles. Sans ça, pas moyen d'aller dans le futur, la machine ne peut aller qu'à des dates antérieures. Mais elle était bien là quand Brainiac l'avait envoyée... Alors quand, qui et comment ? Quelqu'un de suffisamment vif pour que Brin ne le sente pas. Capable de savoir qu'il venait du futur et de trafiquer ça. Quelqu'un qui veut se débarrasser d'un héros... Il y avait une blinde de criminels suer rapide, mais Brin comptait bien trouver lequel, ou était la puce et  après faire la peau à cet enfoiré. En attendant, il prit un chemin au hasard. En rencontrant un genre de cow boy, il l’assomma, lui vola ses vêtements et finit par trouver un genre de ville, mais dont les maisons ne sont qu'en bois... Bien original, vraiment vieux. Un peu au hasard, Brin entra dans un "SALOON", un genre de bar café de l'époque, et commanda un whisky au hasard. Il y avait de l'argent dans la poche du cowboy. Maintenant s'agissait d'improviser. L'ambiance était plutôt agréable et les gens riaient. Au moins, il se fondait dans le paysage.
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MessagePosté le: Ven 21 Mar - 23:55
[HRP]Toutes mes excuses pour avoir été si long : on remet au lendemain et à force, on oublie.[/HRP]

Alors que l’assistance plus ou moins éméchée entonnait avec entrain les dernières strophes d’Over the Hills and Far Away, aidée par le pianotage de la nouvelle coqueluche, à savoir Jim Craddock, celui-ci porta son œil monoclé vers le nouvel arrivant, qui avait tout l’air d’être un revenant si l’on en croyait ses oripeaux. Incroyable, ce grossier personnage avait le culot de revenir ici comme si de rien n’était. C’en était trop, l’anglais allait le rosser copieusement puisque l’animal n’avait pas retenu la leçon. Le bandit dandy se dirigea donc vers le bar, leva sa canne et dit :

« Je croyais vous avoir sommé de… »

La phrase mourut sur ses lèvres pincées avant qu’il ait pu la terminer, dès lors qu’il put contempler plus avant la physionomie du nouvel arrivant : la mine sombre, le teint mat et les traits finement ciselés, rien à voir avec la trogne grossière de Bufford. Selon toute vraisemblance un de ces Indiens dont Jim avait si soigneusement contourné les terres. Oui, un air de sauvagerie teintée de noblesse émanait de sa personne. Voilà qui était nettement plus intéressant qu’une rixe avec l’idiot du village.

« Toutes mes excuses, cher monsieur, de loin, je vous avais pris pour quelqu’un d’autre, s’inclina Craddock en le saluant d’un coup de chapeau. Jim Craddock, sujet de la lointaine Angleterre, pour vous servir. Inutile de sortir vos deniers, c’est moi qui invite. Seriez-vous disposé à me laisser trinquer avec vous ? Voyez-vous, votre peuple – vous êtes bien un homme du cru, n’est-ce pas ? – fascine dans mon pays. Et je crois que nous avons le temps… si tant est que le 3:10 pour Yuma ne part pas en avance, dit l’anglais en consultant sa montre-gousset.
- De mémoire d’homme, on l’a jamais vu partir avec moins de 11 minutes d’avance, ajouta le barman.
- Eh bien, voilà qui nous arrange pour le coup ! Alors, si ce n’est pas indiscret, qu’est-ce qu’un brave comme vous fait donc si loin  de sa tribu, vêtu à la mode des colons ? »
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MessagePosté le: Mar 25 Mar - 20:49
((Pas de souci, je sais ce que c'est))

A peine installé au bar, quelqu'un s'approcha en faisant mine de le menacer. Brin Londo releva la tête vers lui et le fixa sans se laisser impressionner. Aussitôt, le caractère de l'inconnu changea, et il se fit tout mielleux, s'excusant poliment, expliquant qu'il l'avait confondu. Surement avec celui à qui il a piqué les vêtements.

"Pas de problème."

L'homme se présenta sous le nom de Jim Craddock, un Anglais. Avec une odeur bizarre... Quelque chose qui ne collait pas. Enfin peut-être que si, après tout Brin ignorait totalement ce qui était et ce qui n'était pas à l'époque. Le Zuunien renifla en acceptant l'invitation du Craddock. Voyons... A quoi pouvait bien ressembler un nom de natif du 19ème siècle ? C'était pas les noms composés de la nature, ce genre de bêtises ? Autant tenter le coup, puisqu'il avait son pseudonyme. Il but la moitié de son whisky en laissant Jim et le tenancier discuter avant de finalement répondre :

"Loup Solitaire. Homme du cru... Plus ou moins. Mon père vient de votre pays, ma mère est d'une tribu du Nord. Pas facile de trouver ce que l'on est vraiment dans ces conditions. Alors j'me cherche un peu. Ainsi que quelques babioles pour... ma tribu. Et vous, pourquoi vous éloigner de votre foyer ? Ces terres sont bien hostiles pour les pieds blancs."

Il continuait de renifler en buvant rapidement son verre. C'était pas encore tout à fait au point, mais au moins son gosier était un peu réhydraté. Mais ça ne réglait pas son problème de puce mémoire. Elle était forcément là quand Brainiac 5 lui a envoyé la bulle. Jamais il n'avait fait la moindre erreur de ce genre. Et comme il s'en est servi immédiatement après l'avoir reçu... Brin n'avait aucune idée de l'endroit où la puce pouvait être. Il demanda donc un second whisky, continuant de humer l'air et réfléchir.
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MessagePosté le: Sam 5 Avr - 2:19
[HRP : allez, je fais entrer les chasseurs de prime dans le square dance !]

Un sang-mêlé donc. Voilà qui rappelait des souvenirs à Jim, de sa propre vie même. Lui-même était à près tout né de l’union d’une femme du peuple et d’un homme du monde qui n’avait de noblesse qu’un titre. Et donc il détonait dans ce cadre que l’on pouvait à peine qualifier de civilisé, ce qui ne manqua pas d’intriguer son interlocuteur.

« Haha, il va de soit que je ne fais guère couleur locale. Que dire, disons que j’avais besoin de changer d’air, un qui soit plus pur que celui si embrumé de la City. Et votre terre si exotique est à ce qu’on dit celle des audacieux, ce que j’ai la prétention de croire être.
- Alors vous êtes de la trempe que j’aime, cher monsieur ! »

Craddock se retourna vers la voix affable quoiqu’un rien traînante qui avait prononcé ces paroles flatteuses. Là se tenait sans qu’il l’ait entendu approcher, un homme d’un certain âge, dont on devinait des restes de chevelure rousse sous les tempes grises, au regard bleu, élancé d’allure, le détail le plus insolite dans sa panoplie du parfait cow-boy était la fleur qui ornait son chapeau.

« Mais je manque à tous mes devoirs, permettez-moi de me présenter : Bartholomew Aloysius Lash, pour vous servir ! dit le nouveau venu en donnant un léger coup de chapeau.
- Eh bien enchanté, cher monsieur. Mon compagnon ici présent répond au nom de Loup Solitaire, quant à moi, je suis…
- Gentleman Jim Craddock, je sais. Votre réputation vous précède. Et vous êtes un bien mauvais sujet, dit l’étranger d’une voix nettement plus basse.
- Et vous une légende dans votre domaine, Mister Bat Lash. Une légende en passe de ne plus être vivante bien longtemps, j’en ai peur. Bien que l’intérêt de cette même légende à mon égard me flatte. Mais quand bien même vous estimeriez avoir d’assez beaux restes encore pour l’emporter contre moi, j’ose espérer que vous n’êtes pas assez naïf pour croire que je n’aurais pas assuré mes arrières, répondit le dandy bandit sans perdre une once de son flegme britannique.
- Oh si vous faites allusion à vos brillants acolytes, j’ai pris soin de donner une rallonge à ces dames pour mieux les occuper. Je déteste la violence, voyez-vous et mon vieux père, Dieu ait son âme, avait pour habitude de me dire qu’on attrape pas les mouches avec du vinaigre. Et si vous croyez que je n’ai pas assuré mes arrières, alors c’est vous, cher monsieur, qui êtes bien naïf. »

Sur ce entra en trombe entra un guerrier indigène, d’un certain âge lui aussi quoique encore imposant et vif surtout, au point d’assommer William qui roucoulait avec les filles mais pas assez pour prendre Jack au dépourvu, qui le tint en respect d’un tesson de bouteille brisée, rapidement suivi par Averell, lent d’esprit mais pas au point de ne pas avoir compris. A cet instant, quelqu’un hurla le mot fatidique :

« Bagarre ! »

Le semi-échec de son allié Scalphunter fut suffisant pour déconcentrer ne serait-ce que brièvement Bat Lash, largement assez pour permettre à Craddock pour dégainer sa canne-épée et le tenir en joue, rendant l’accès à son colt plus que problématique.

« Plus si rapide, n’est-ce pas vieil homme ? Et si à présent, vous intimiez à votre remuant ami de se calmer séance tenante, hmm ? »
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