Débriefing et retrouvailles à Smallville [WW, Bats]

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MessagePosté le: Ven 28 Mar 2014 - 23:01
(HJ/ Comme convenu, j'ouvre le sujet. N'hésitez pas à me dire si je dois modifier quelque chose ou non. Par ailleurs, je me suis permis de choisir Smallville parce que ça me semblait intéressant de "sortir" vos personnages de leurs lieux habituels, mais également parce que la phase action, inévitable, sera plus fun à développer dans un endroit inhabituel. Smile/HJ)

Ces dernières années, le monde a changé.

Les super-héros sont réapparus, offrant au monde un nouvel espoir et une nouvelle résistance aux monstres qui hantent depuis toujours les cauchemars et les recoins sombres de l'Humanité. La Terre a découvert des merveilles, mais est lourdement touchée par la guerre entre T.A.R.T.A.R.U.S. et l'A.R.G.U.S., deux organisations totalement opposées et farouchement déterminées à vaincre.

L'Amérique est divisée. Le monde est fracturé. Le Temps est maltraité.
Mais Smallville n'a pas changé.

Son voyage dans l'espace l'a fatigué, il a besoin de repos et de calme et Clark ne voit pas de meilleur lieu pour les obtenir. Après avoir croisé Karen à la Forteresse, il a décidé de revenir chez lui, dans son foyer véritable, pour retrouver ses racines et se ressourcer auprès d'un monde qu'il a malheureusement tendance à oublier au fil de ses aventures et de ses combats.

Assis sur une banquette à l'arrière du Dan's, le café-restaurant principal de la ville, l'ancien Superboy fixe l'avenue principale, le regard dans le vide. Vêtu d'une grosse chemise rouge à carreaux, d'un jeans ample, il a posé sur son visage ses éternelles lunettes rondes et hume, avec plaisir, l'arôme du café posé devant lui.

Tout autour de lui, la vie bat son plein. Smallville est comme avant, avec les enfants qui courent sans risque dans la rue, les gens qui veillent entre eux et se sourient, les petites attentions sympathiques et une circulation saine et sûre.
Le Dan's est calme : peu de clients à quinze heures de l'après-midi, une musique country douce en fonds sonore, une odeur de tarte au citron en train de cuire. Dan, le propriétaire des lieux, est un gros homme grisonnant toujours glissé derrière le bar, veillant sur ceux qui passent par chez lui. Toujours un petit mot pour les habitués, toujours une réduction en fin de mois pour ceux qui ont besoin d'aide.

La vie est belle au Dan's, et il se souvient des nombreuses visites faites ici avec Lana et Pete. Il a passé son adolescence ici, à finir ses devoirs et à se cacher de ceux qui se moquaient pour son refus du sport. Ses deux amis, sa garde rapprochée, l'ont toujours protégé, et le café était une sorte d'havre de paix, de château-fort pour se retrancher loin des difficultés.
Il est bien ici - il est bien à Smallville.

Il est retourné chez sa mère, et n'a pu échapper à ses effusions d'amour que depuis peu. Martha Kent est une femme sûre, forte, mais les épreuves ne l'ont pas épargné, et revoir son fils adoptif la touche plus qu'elle ne veut le dire - mais elle le montre aisément.
Elle est inquiète, bien sûr, mais elle l'a laissé partir pour qu'il puisse rejoindre ses amis. Il a donné rendez-vous à Diana et Bruce ici, et il sait déjà qu'il devra justifier son choix auprès de ses proches. Ils ne sont pas habitués à aller au-delà de leurs villes, de leurs zones d'influence, et Smallville est définitivement bien éloigné de leurs mondes. C'est bien pour cela qu'il a choisi de les rencontrer ici.

Kent a beaucoup vécu, beaucoup souffert dans l'espace. Il est usé par les combats, par cette guerre insensée, mais il espère avoir trouvé une solution à cet enfer. Et s'il veut la partager avec Diana et Bruce, il veut autant se ressourcer ici avant de retourner au combat, mais espère également qu'ils se rappelleront pourquoi ils se battent en venant au fond de l'Amérique. Cela peut être important, pour ceux qui n'ont pas quitté la planète et ce quotidien terrible comme lui.

Superman les attend, donc. Il espère qu'ils répondront vite à son appel, et qu'ils apprécieront ce moment loin des batailles et des pertes inévitables. Ils sont, fondamentalement, ses proches, ceux avec qui il partage énormément et pour qui il est prêt à se sacrifier ; cependant, leurs différences sont énormes, et il a envie de leur montrer qui il est vraiment - d'où il vient.

Là-haut, dans les étoiles, il a compris que la solitude et le silence sont responsables de l'échec et de la mort ; ce fut le cas pour Krypton, qui n'a jamais accepté de partager sa technologie avec les autres peuples.
Clark ne veut pas commettre cette erreur. Il veut communiquer... partager. Et gagner, avec ses proches, et pour tous ces gens qui l'entourent et qui lui donnent, chaque jour, la force de faire ce qui est juste.
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MessagePosté le: Sam 29 Mar 2014 - 16:32

La voiture de sport sillonnait les chemins de terre et de sable de la campagne. Un énorme nuage de poussière était soulevé derrière elle par les roues qui tourbillonnaient sur une surface sans prise. Les virages étaient larges et les lignes droites soulevait la voiture au dessus du sol à cause du relief de la route mal entretenue. La carrosserie était souillée de sables et elle aura besoin d'une bonne séance de nettoyage de retour à Gotham. Au volant de la BMW i8, Bruce Wayne portait des lunettes de fumée qui obstruait encore d'avantage sa vision derrière le voile de poussière soulevé. Le ronronnement du moteur emplissait ses oreilles tout le long du voyage. De nombreuses routes étaient bloquées par l'armée, afin qu'ils aillent l'exclusivité de passage sur celles-ci. Ce genre de chemins de campagne était la méthode la plus rapide pour arriver à Smallville pour cette raison.

Une maison commençait à se dessiner à l'horizon. Le moulin américain en acier était déjà visible grâce à ses énormes palmes qui tournoyaient grâce au vent. Les roues de la BMW augmentèrent le rythme et, bientôt, c'est la ferme Kent complète qui s'élevait au dessus du plat horizon. Parcourant à toute vitesse la route parallèle à un champ de maïs qui était d'un vert tropical, le milliardaire ne remarqua qu'à la dernière seconde l'homme massif qui était assis sur les marches du porche. Il n'en revenait toujours pas de voir à quel point l'homme le plus puissant du monde réussissait à passer pour le grand gaillard de la campagne qu'était Clark Kent. C'était l'antithèse complet de ce qu'il était: Jamais il ne pouvait passer inaperçu en tant que Bruce Wayne et, pourtant, il devenait aussi invisible que le vent lorsqu'il était Batman. Les doubles vies qu'ils menaient donnèrent naissances à des personnages aussi distincts que le jour et la nuit.

Un dernier virage devant la maison familiale des Kent souleva un énorme nuage de poussière d'où émergea Bruce Wayne, vêtu de vêtements griffés qui le détachait de cette ambiance rurale: Des pantalons en jeans noir sans aucun plis et une surchemise Loggerhead couleur terre aux manches longues. Ses habits étaient impeccables lorsqu'il retira ses lunettes noires pour les suspendre à son t-shirt blanc sous son vêtement terre. La voiture était un mélange de tôle noire et de sables bruns et gris. Le milliardaire claqua la porte derrière lui et s'approcha de son vieil ami. Les bras soulevés, il salua Superman:

« Clark! Tu n'aurais pas vu Superman dans le coin? Il est environ de ta taille, le même regard perdu, mais beaucoup plus en forme et impressionnant. »

Bruce Wayne, mesdames et messieurs. Il caressa sa barbe d'une semaine et présenta la main au kryptonien.

« Ça fait du bien de te voir. »

Le monde d'aujourd'hui était en danger, et il était rare aux héros de ce monde de pouvoir se reposer et s'isoler de telle manière. La perte récente de Central City aux mains de TARTARUS avait démolit le moral des troupes d'ARGUS. Pour l'instant, les gentils étaient en pause, ce qui offrait le temps à nos deux héros de se rencontrer ici et maintenant. Loin des champs de batailles. Cette petite ville au fond du Kansas vibrait toujours au ralentit, loin de la guerre. On en venait à oublier qu'il y avait une bataille qui déchirait les États-Unis. Bruce aurait bien voulu s'assoir autour d'une table, avec ses amis, devant un bon repas et ne jamais vouloir partir. Mais une autre partie de lui savait bien qu'il se devait d'être sur la ligne de front, afin d'offrir ce fantasme de bon diner à tout les gens qu'il défendait. C'était un sacrifice qu'il s'était imposé de faire pour faire de ce monde un endroit où ses parents auraient été fiers de vivre. Certains ont dut faire ce choix, car il y aura toujours d'autres gens qui décideront de voler ce monde.


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MessagePosté le: Lun 31 Mar 2014 - 21:47
Au plus profond des champs de maïs, une pousse semble se gonfler, ployer, changer de forme pour enfin, ouvrir ses feuilles comme une corolle de fleurs - ou plutôt, semblable à la bogue d'une châtaigne. Wonder Woman, puisque c'était elle, s'insinua hors de la structure géante de feuilles qui lui avait livré passage. Elle s'assit, prit ses marques, clôt ses paupières. Une méditation, qui pouvait avoir pris des heures comme quelques fragments d'instant - personne n'était là pour observer cette singularité divine. En de longues et impossiblement plus profondes inspirations, Diana semblait percevoir l'environnement à des kilomètres à la ronde comme si elle les survolait, mais avec l’acuité de l’œil d'un aigle. Un battement de son cœur. Elle ouvrit l’œil, entièrement dilaté. Lentement, l'iris ciel se referma en un point plus étroit qu'une tête d'épingle pour révéler des teintes bleu ciel et océan. En une impulsion, elle s'envola, puis redescendit en piqué pour former plusieurs sillons, circulaires et angulaires.

"Merci pour le voyage, Récolte. Je te fais l'offrande de cette parcelle. "

Après avoir tracé lesdits cercles de culture en honneur à Déméter, ou Perséphone, ou quelle que soit la déesse tutélaire de la moisson et son nom usité, Diana s'envola dans les cieux du Kansas. Elle avait perçu avec précision le lieu, dans sa communion avec la terre nourricière. Chaque grain de blé, mais également chaque être humain ou animal nourri à ces productions pouvait être décelé et émettait une sorte de remerciement à l'entité nourricière. Voyager à travers le Green de la sorte était une expérience étrange et généralement inédite, qui laissait pendant quelques temps une différence de perception. Vivre dans la sève, même y voyager, modifiait jusqu'au spectre de la pensée, c'était d'ailleurs le plus grand danger.

Retrouvant donc la voie des airs, Diana s'émancipait doucement de l'influence du règne végétal. Elle sentit les grains de cafés, broyés dans la machine de chez Dan's, puis plus rien. La voie des plantes lui était à nouveau fermée. Elle continua son vol plané jusqu'au centre-bourg. Smallville n'était pas une grande localité, et cependant elle fut bombardée de tous les regards potentiels dont regorgeait l'endroit. Il faut dire que Wonder Woman, lorsqu'elle voyageait, prenait rarement la peine de dissimuler sa véritable identité, encore moins sa nature.


"Je cherche Clark Kent."

En prononçant ces propos, elle poussa la porte de l'établissement cafetier. Elle ignora les possibles regards curieux ou suspicieux, et tourna directement, grâce au don de la chasse, son regard vers les silhouettes des deux hommes qu'elle reconnaissait immédiatement.

"J'étais en train d'assister à un procès-fleuve au Shéol, mais Mère nature m'a frayé une voie pour honorer cette réunion. La vie trouve toujours son chemin, n'est-ce pas ?"

Un sourire énigmatique ne permit pas de savoir si c'était une référence finement placée, de l'humour pur et dur ou bien la froide retranscription de réalités divines. Elle se saisit d'une carte à la volée, tandis que son pantalon étoilé dessinait une démarche gracieuse et cadencée. Clark et Bruce, peut-être les deux seuls sur cette Terre et dans l'univers qu'elle oserait appeler ses frères sans ciller. Elle n'offrit pas de révérence ni de bise en guise de salut, mais une franche accolade à chacun de ses deux collègues d'armes. Elle fit signe sobrement de s'installer et entrer dans le vif de la discussion, en joignant le geste à l'idée. Juchée sur un petit tabouret, elle étira le dos avant de se pencher sur la table, les poings joints et la mine préoccupée.
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MessagePosté le: Mer 2 Avr 2014 - 22:16
Quinze minutes plus tôt, à la ferme des Kent.

Clark est sur le perron, fixant l'horizon. Ses sens ont détecté l'arrivée de Bruce plusieurs instants plus tôt, mais il affiche un sourire proche de la surprise quand le véhicule magnifique finit par arriver près de la propriété familiale. Il sait que son ami n'est pas dupe, mais maintenir une forme d'artifice fait partie de leur relation si particulière.

"Le costume est au vestiaire, ici. Considère-moi en repos."

Il lui rend son sourire sympathique, et lui serre la main avec une extrême douceur.

"Revenir de ma quête spatiale, retrouver Smallville et un vrai ami est également très agréable, Bruce. Je n'imaginais pas mes premiers jours sur Terre sans mes proches, et je suis heureux de te faire pleinement découvrir la campagne... même si je doute qu'un citadin comme toi supporte cette petite ville plus d'une paire d'heures."

Kent étouffe un petit rire, avant de s'avancer vers le véhicule Wayne.

"Ma' se propose de préparer sa tarte aux pommes pour ce soir, et est prête à nous laisser la maison... mais je préfère aller en ville. J'ai besoin de retrouver un peu de contact, un peu de vie après toutes ces semaines dans l'espace, et je sais que Ma' ne sera pas vraiment à l'aise en votre présence."

Il s'arrête devant une des portes, les mains dans les grosses poches de son jeans.

"Tu m'emmènes ? J'ai donné rendez-vous à Diana au centre-ville, et je pense que vous ne direz pas non à une part de tarte au citron du Dan's... je t'ai déjà dit que Smallville est la ville des tartes ? Je n'ai pas hérité ma force du Soleil, mais de toutes les forces que j'ai prises ici !"

Cette fois-ci, il rit de bon coeur à sa blague innocente et monte avec son ami.

Maintenant, au Dan's.

Le voyage avec Bruce s'est déroulé dans une ambiance agréable, où les deux vieux alliés ont échangé quelques souvenirs de batailles et de souvenirs communs. Attablés calmement, ils assistent tous deux à l'arrivée, remarquée, de Wonder Woman.
En la découvrant ainsi, vêtue de son costume, venue des airs, Clark ne peut s'empêcher de secouer la tête de dépit. Il l'accueille avec un cri crispé quand elle s'assoit avec eux, sous les regards tétanisés et curieux de tout Smallville.

"Merci pour cet entretien, Miss... euh, Wonder Woman. Je suis heureux que vous et Monsieur Wayne... euh, enfin que vous deux, inconnus, anonymes, des visiteurs... euh, que vous ayez accepté de vous expliquer sur les récentes rumeurs, et ce dans un endroit calme, loin de vos villes respectives... je, je saurais faire la lumière sur la vérité et stopper ces ragots."

Depuis toujours, la ville connaît la maladresse de Clark Kent, devenu une sorte de running-gag ici. En haussant la voix, en évoquant une possibilité liaison entre Diana et Bruce, en semblant tellement maladroit et empêtré dans un éventuel article people, Superman joue clairement ce rôle qu'il a l'habitude d'incarner avec brio.
Cela pourrait poser des problèmes avec les compagnons respectifs de ses amis, mais Diana a elle-même commis une erreur ici, et il se doit de la rattraper avec toute la maladresse de Clark Kent.

"Merci pour la discrétion, Diana... tout le monde n'a pas la même vision de l'identité secrète, je te le rappelle."

Il parle un ton plus bas, lançant un regard moins sympathique que d'habitude à son amie. Il pousse un long soupir, reste silencieux quelques instants avant de reprendre, visiblement moins énervé.

"Bref... je suis cependant heureux de vous retrouver ici. J'ai des éléments à vous communiquer suite à mon voyage dans l'espace, et j'ai besoin de connaître vos impressions sur mon plan. J'ai peut-être une solution pour frapper T.A.R.T.A.R.U.S., mais je ne compte rien faire sans vous."

Sans eux, Superman sait qu'il ne réussira rien. Individuellement, ils sont exceptionnels, brillants, de véritables héros - ensemble, ils sont invincibles. Leurs ennemis subiront bientôt la défaite qui les menace, cela ne fait aucun doute... et il avoue qu'il a hâte que cela leur arrive enfin.
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MessagePosté le: Jeu 3 Avr 2014 - 19:54

Les retrouvailles avec Clark furent chaleureuses, et tous deux semblaient bien heureux de revoir leur ami loin des champs de bataille. Après une bonne poignée de main, tout en douceur,  le journaliste douta de l'endurance de Bruce à la vie de campagne.

« ...Même si je doute qu'un citadin comme toi supporte cette petite ville plus d'une paire d'heures.

- Tu oublies que j'ai déjà vécu dans des situations beaucoup plus hostiles: J'ai survécu dans l'Himalaya, je te rappelle! »

C'est dans ces montagnes qu'il avait été formé à divers arts martiaux et appris ce que fit de lui le Batman. Dans ce genre de contexte, avoir un repas après une journée de travail relevait du miracle. Il n'y avait que du vide autour de soi, dans les sommets, l'air était raréfié et sec comme celui du désert, le vent vous transperçait le corps comme des milliers d'aiguilles, le soleil était aveuglant et ne donnait aucune chaleur, les nuages se trouvaient juste au-dessus de votre tête et vous donnait l'impression de vous étouffer. Non, se retrouver en campagne, c'était une bénédiction. La ville était tout aussi étouffante que le sommet du monde.

Superman expliqua qu'ils feraient mieux d'y aller, le rendez-vous ayant finalement lieu au café du coin. Il s'arrêta devant la voiture de Bruce et lui demanda une promenade en voiture.

« J'ai donné rendez-vous à Diana au centre-ville, et je pense que vous ne direz pas non à une part de tarte au citron du Dan's... je t'ai déjà dit que Smallville est la ville des tartes? Je n'ai pas hérité ma force du Soleil, mais de toutes les forces que j'ai prises ici!

- Vraiment? Je ferais mieux de m'y mettre tout de suite dans ce cas! Si c'est toi qui régale, comment puis-je dire non? »

Leurs échanges furent ponctués de rires sincères et l'homme de la ville invita son ami à embarquer dans la voiture. Son large gabarit se glissa difficilement dans la voiture de sport, mais après quelques ajustements de siège, il semblait être plus ou moins à l'aise. Lorsque le moteur vibra après avoir tourné le contact, Bruce avertit Clark:

« Tu ne connais rien de la super-vitesse tant que tu n'as pas roulé dans une voiture du genre. Accroche-toi! »

La voiture décolla en moins de deux et l'énorme nuage de poussière se manifesta de nouveaux sur les routes de terres qui menait à la maison des Kent. Sur le chemin, les deux camarades se remémorèrent de bons moments, comme deux amis du lycée qui ne s'était vu depuis des lustres.

Arrivés à destination, les deux hommes s'installèrent à une table à côté de la baie vitrée et continuèrent de discuter en consultant le menu du jour. Par la fenêtre, Batman put apercevoir une forme qui déchirait le ciel et se dirigeait où ils se trouvaient. Son visage adopta une mine exaspérée, et s'exprima en un souffle:

« Oh non... »

L'Amazone pénétra dans le café dans la discrétion d'un taureau dans une boutique de porcelaine. Les deux super-héros s'échangèrent un regard de désespoir et se levèrent pour tenter de reprendre contrôle de la situation. Diana en profita pour les serrer dans ses bras, inconsciente du malaise qu'elle leur infligeait. Le journaliste récupéra la situation en prétextant un entretien pour le Daily Planet, et d'une présumée rumeur traitant de Bruce Wayne et de Wonder Woman. Le milliardaire lui jeta un regard signifiant son incrédulité. Si la rumeur n'existait pas à ce moment, elle débuterait d'elle-même dans ce petit café du Kensas. Il tenta tout de même d'embarquer dans le jeu de son ami en le remerciant à voix haute d'avoir accepté sa demande d'entrevue.

« Oui, merci monsieur Kent. Ravie de vous rencontrer madame Woman... euhm... Wonder Woman. »

Après une réprimande de Superman, ce dernier entra dans le vif du sujet et exposa un possible plan qui permettrait de mettre fin à leur ennemi. La curiosité du milliardaire fut piquée au vif et oublia la gaffe sociale de Diana. Si il y avait un moyen de mettre fin à cette guerre, dont il se sentait responsable, il était tout ouïe.  Tout cela était à cause de sa paranoïa qui l'avait poussé à développer Brother Eye. La suspicion envers ses amis l'avait fait construire l'une des armes les plus puissantes de ce monde, alors qu'il aurait dut se concentrer sur ses réels ennemis, qui en avait profiter pour s'emparer du satellite et plongé le monde dans ce conflit qui noie l'Amérique dans une marre de sang.

Le stratège fit rapidement surface, et Bruce questionna Clark sur ce soi-disant plan:

« Quand tu parles de "frapper T.A.R.T.A.R.U.S.", tu parles de quelle force de frappe? »

Il fallait savoir si les conséquences de ce plan valait les potentiels risques auxquels ils s'exposeraient. Les derniers événements leur avait donné le petit bout du bâton, alors que l'armée OMAC s'en sortait avec Central City. Jamais ils ne pourraient se permettre de perdre si gros, encore une fois.


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MessagePosté le: Dim 6 Avr 2014 - 12:38
Les garçons semblèrent faire tout un fromage de son irruption dans la ville native de l'homme d'acier. Surtout le Kryptonien en question, qui s'empressa d'imiter une scène de cocasserie absolue. Parfois, Diana s'accordait à dire qu'il adorait jouer les balourds de l'Amérique. Cela dépassait son entendement, mais elle se contenta de hausser les yeux au ciel en réprimant un rictus. Elle répondit à leurs mines furieuses par un sourcil dubitatif.

"Mais j'ai dit Clark Kent, pas Su..."

Fâchée, elle avait failli le dire rien que pour le provoquer. Ils pouvaient respecter le fait que Diana et Wonder Woman c'était elle, et que l'uniforme était son identité propre et non pas un déguisement. Les super étaient une chose commune et acceptée aux Etats-Unis et les gens ne comprenaient rien de leurs démêlés de toutes façons, ils n'allaient pas commencer maintenant à débusquer les identités. Les humains n'en étaient pas capables, généralement, et ils n'avaient bien souvent pas la motivation suffisante pour le mener à bien. Elle avait appris depuis longtemps à ne pas se mêler du regard des autres, et ils feraient bien d'accepter sa fierté.

Quoi qu'il en soit, les hommes cessèrent leurs enfantillages, et Kal qui avait appelé ce rassemblement, entra dans le vif du sujet. C'est fou comme Batman changeait de visage quand on parlait des choses sérieuses. Il avait paru quelques instants plus tôt être le play-boy insouciant, avec une petite note supplémentaire d'authenticité que son ami avait le chic pour ramener à la surface. Mais quand il s'agit de boulot, on dirait presque que le masque retombe sur sa face, qui s'assombrit et gagne en sévérité. Même la contraction des muscles est différente. A propos de ça, Superman aussi semble plus dur qu'à l'habitude.


"J'imagine que sans Hal, tu ne parles pas du Corps des Green Lantern. Faute de Fate, on peut oublier les Sentinelles de la Magie de même. Même Circé ne fera pas un écart sur ses vieilles conduites, son pion Cheetah est aussi passé à l'ennemi. Si tu vois une ouverture Kal, dis-la nous parce que là, Athéna nous vienne en aide, je ne remarque rien."
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MessagePosté le: Dim 13 Avr 2014 - 20:10
"Fondamentalement, la véritable force de T.A.R.T.A.R.U.S. est leur système O.M.A.C."

Sa voix est calme, posée. Clark a bien compris que Diana n'accepte pas ce principe d'identité secrète, et que son caractère d'Amazone s’accommode mal de ces conventions sociales.
Il a bien certains arguments à lui opposer, mais il sait que cela ne servira pas à grand-chose : Wonder Woman est bien trop libre, rebelle et déconnectée du monde "normal" pour saisir pleinement les responsabilités et l'intérêt du cocon offert par l'identité du journaliste balourd qu'il apprécie tant.

De plus, il voit bien dans l'attitude de Bruce que le temps des frivolités et des discussions sympathiques est passé. Leur ami a disparu, le Batman est de retour et il veut aller trop au but ; Kent ne veut pas le décevoir.

"Il leur offre une armée infatigable, inusable et extrêmement efficace, et nombre de nos alliés en font malheureusement partie. C'est bien là la difficulté : nous n'avons rien pour empêcher la possession par le système O.M.A.C., et nos meilleurs scientifiques n'arrivent pas à trouver un remède ou un vaccin."

Son regard passe sur chaque visage de ses deux amis, avec sérieux et détermination. Les choses sérieuses ont vraiment commencé.

"Ma mission dans l'espace visait à trouver une arme ou une technologie capable d'anéantir T.A.R.T.A.R.U.S., et j'ai accepté de partir malgré mes doutes à ce sujet parce que la situation est terrible. Je n'ai malheureusement rien trouvé qui pourrait nous aider véritablement à détruire nos adversaires, mais... je pense savoir comment repousser le système O.M.A.C."

Clark laisse un petit moment de silence, pour que chacun puisse bien peser chacun de ses mots.

"J'ai découvert, sur un ancien avant-poste kryptonien, une bio-armure, qui se greffe directement sur la physiologie kryptonienne. Cette combinaison augmente les réflexes, la vitesse, l'endurance, la force et me permet également de voler plus facilement. En clair, cet élément me permet d'augmenter légèrement mes pouvoirs, mais surtout... je suis persuadé qu'elle empêche toute possession par le système O.M.A.C."

Il plante ses yeux dans chaque regard tout en continuant de parler, comme pour les convaincre encore plus rapidement.

"Cette bio-armure créé un champ de protection autour de son propriétaire, et absolument rien ne peut le percer. Cependant, vous allez bien sûr me dire que cette combinaison ne fonctionne que sur les Kryptoniens... mais j'ai déjà commencé à l'adapter pour la physiologie humaine. Je pense que cette technologie peut habiller les troupes de l'A.R.G.U.S., qui pourront lutter sans craindre d'être absorbés par le système O.M.A.C."

Autour d'eux, la vie quotidienne classique de Smallville et du Dan's continue. Les bruits de fourchette, de mastication, les bavardages inutiles les entourent, et cela leur permet de discuter sans problème de sujets aussi graves.

"Qu'en dites-vous ?"

Clark sourit, visiblement plein d'espoir et persuadé de pouvoir réussir. Il attend simplement l'avis de ses plus proches amis, pour qu'enfin leurs ennemis reçoivent la juste sanction qu'ils méritent pour tous leurs crimes.
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