Une nuit, à la Bibliothèque [PV Virgil Hershell]

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MessagePosté le: Mer 25 Juin 2014 - 18:23

De nuit, les larges travées de la bibliothèque universitaire de Cambridge prenaient une allure autrement plus menaçante qu'en plein jour.

Le noir du marbre au sol étouffait la lumière venue des nombreuses fenêtres, reflétant poussivement les formes floues des étagères s'étirant à l'infini dans toute la longueur du vieux bâtiment en grès. Comme n'importe quelle construction ancienne, la bibliothèque semblait murmurer, dans le silence nocturne. Des craquements de poutres, des grincements de joints frottant les uns contre les autres, d'infimes vibrations dans les vitres des arcades... Un véritable concert de sons ténus qui, de jour, devaient être absorbés par le brouhaha des étudiants chuchotant entre eux, mais qui, à cette heure avancée de la nuit, devenaient assourdissants. L’acoustique particulier de la salle d'étude amplifiait ces sons à l'oreille de l'intruse, ombre solitaire progressant sans hâte le long des rayonnages, éclairée par une petite sphère de lumière verdâtre.


¤ Malory... Malory... Malory... ¤

Sous la capuche de son long manteau vert comme l'émeraude, le visage harmonieux de Circé plissa des paupières, déchiffrant les petits caractères des tranches de chaque livre devant lequel elle passait dans l'espoir de trouver mention de l'écrivain ayant vécu au quinzième siècle. Procédant manuellement, car elle suspectait qu'un sort visant l'ouvrage qu'elle cherchait ne produise au mieux aucun effet, et au pire déclenche un contre-sort de protection, la sorcière s'obligea à continuer patiemment sa recherche, en essayant de ne pas trop penser à quel point il lui aurait été plus simple de prononcer un mot pour avoir entre les doigts l'ouvrage de Thomas Malory.

¤ Mais ce maudit Merlin n'aurait pas laissé aussi facile d'accès un moyen de localiser sa précieuse antre de Camelot... Et compte-tenu du genre d'enchantement qu'il érigeait de son vivant pour déjouer la sorcellerie de Morgan, j'aurais tort de jouer à la plus fine en tentant sottement de passer en force. ¤

Il existait par-exemple un banal sort - que même certains mortels réussissaient à lancer - et qui réduisait en cendre un ouvrage, si on tentait de l'invoquer à soi sans y avoir été autorisé. Que dire, également, de toute la gamme de sorts permettant de neutraliser les convocations, ou de ceux qui, malicieusement, vous expédiait entre les mains une illusion plus vraie de nature ? La réincarnation d'Hécate n'espérait pas qu'il soit facile de s'approprier le livre qui, selon ses recherches, l'aiderait à trianguler la position de la légendaire Camelot ; toutefois, la difficulté de la recherche trouverait sa contrepartie une fois l'antre de l'Enchanteur trouvée, et son contenu récupéré. Sceptres, grimoires et parchemins ayant appartenu à Merlin pouvaient devenir la propriété de la déesse, si elle s'en donnait la peine... Et si elle réussissait à se rappeler de quelle manière on cherchait efficacement, lorsque l'on ne pouvait pas faire appel à la Magie.

¤ Par les moires ! Je sens que je vais changer les dix prochaines personnes qui croiseront ma route en chimpanzés. Dix paires de mains aux pouces opposables devraient suffire à fouiller en long et en large cet endroit sans que je sois obligée de m'y atteler moi-même. Je suis une déesse, par Hécate ! Pas une servante, ni une préposée aux livres ! ¤ S'échauffa-t-elle, avant de s'immobiliser pour souffler profondément par la bouche, et inspirer calmement par le nez.

Rien ne pressait. La nuit était encore jeune, personne ne viendrait faire de ronde dans le bâtiment avant longtemps, et elle n'aurait qu'à souffler un mot pour que le premier vigile de passage rejoigne gentiment le pays des rêves, en ne gardant à son réveil aucune trace de sa sieste forcée. Dans l'idéal, Circé devait tâcher de ne pas se faire remarquer lors de son escapade en Europe. La course pour dénicher des informations sur la position de Camelote n'avait pas molli en six siècles, aujourd'hui comme hier, nombre de pratiquants des arcanes ou d'amateurs d'ésotérisme couraient après le moindre indice, la plus alambiquée des indications. Apprendre de la bouche d'un autre qu'une intrusion avait eu lieu à la bibliothèque universitaire de Cambridge attirerait dans la ville étudiante autant de rivaux qu'une charogne des corbeaux, et, en moins de temps qu'il n'en faudrait pour dire " Excalibur ", la sorcière d'Ééa nagerait dans le sillage d'une armée de concurrents.

Des bruits de pas déchirèrent le silence relatif dans lequel dormaient les étagères. Immédiatement, Circé conjura sa sphère lumineuse, sombrant dans les ténèbres. À pas de loup, la belle princesse grecque recula pour se tapir loin de l'axe de circulation principal, le regard braqué dans la direction d'où venait les bruits. Pour plus de sécurité, la sorcière apposa la main sur son torse, au-dessus de sa poitrine, murmurant d'une voix douce comme de la soie.


« αόρατο »

Un voile d'invisibilité recouvrit immédiatement la promeneuse, qui se figea sous son sortilège, prête à changer en atlas la personne venue interrompre ses recherches.
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MessagePosté le: Mer 25 Juin 2014 - 19:24
Transpirant de sueurs, malgré la fraîcheur qu'il fait sur le campus universitaire de Cambridge, je tentes malgré mon état de stresse intense de reposer un peu mes yeux avant d'effectuer pour la première fois de ma vie un acte sortant du cadre de la loi.
Et quand je repense à la suite d'évènement m'amenant ici à commettre ce genre d'acte, je me dit que j'aurai peut être du rester allongé dans ce lit d'hôpital et attendre que l'on me débranche.

Depuis mon réveil j'ai l'impression que l'univers à décider de jouer avec moi, et le pire c'est que tout à commencé par les dernières volontés de mon père, je suis aller à Gateway City espérant récupérer un simple paquet et je me retrouve avec un cambriolage de Musée sur les bras et une amulette qui semble lié a Thot et dont le fonctionnement me laisse un peu perplexe.

Dans tous les cas l'amulette fut d'une grande aide, si on met de côté l'attaque armée sur mon lycée qui à mis en danger la vie de tous les élèves.
Bref grâce à l'amulette j'ai pus trouver l'emplacement d'une cache secrète dans son bureau dans le cabinet d'avocat où il travaillait et ce que j'y découvris me laisse penser que mon père n'était pas l'homme qu'il paraissait être.
Il avait laisse beaucoup de note, car il était à la recherche de Camelot, le légendaire royaume créer par le Roi Arthur.
Mais dans ses notes ce qui semblait l'intéressé le plus c'était Merlin et sa quête de Camelot n'avait pour bu que de trouver un objet, malheureusement j'ignore de quoi il s'agit car il à laisser le nom en Galois et étrangement c'est une langue qui me pose beaucoup de difficulté.

Dans tous les cas ses recherches sont très incomplètes et il avait l'air de dire que université de Cambridge possède un ouvrage dont il pourrait avoir besoin pour déterminer la position exact de l'antre de Merlin.
Et si je dois avouer être excité à l'idée de découvrit Camelot, je me demande si sa mort est réellement un suicide.

Tout cela pour dire qu'aujourd'hui je suis en Angleterre et que j'attends le bon moment pour sortir de mon placard afin de commencer ma recherche, d'ailleurs à force de repenser à ce qui m'est arriver ces derniers temps, le sommeille qui m'habitais n'est plus aussi constatant que la bibliothèque est plongée dans la pénombre, je quitte le couvert de mon placard et autant plus tôt dans la journée le Bibliothèque était un lieu lumineux et calme, autant de nuit il est sombre et chaque bruits donne l'impression d'être une explosion de bruit.

Autrement dit c'est le lieu rêver pour faire des recherches, mais pour l'heure mon objectif est une sale à laquelle je n'ai pas eu accès la journée et comme par hasard c'est là que je pourrais trouver le livre dont j'ai besoin " La mort d'Arthur"  Un ouvrage très anciens contenant beaucoup d'information sur Camelot.
Mais pour l'heure il me faut retrouver mon chemin dans le noir et en espérant ne pas tomber sur le gardien ou autre agent de sécurité, car là je ne saurais juste pas comment expliquer ma présence ici.
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MessagePosté le: Ven 27 Juin 2014 - 9:10
¤ Tiens tiens... Qu'avons-nous là ? ¤ Ricana intérieurement la sorcière, en découvrant l'identité du gêneur venu l'interrompre.

L'inconnu en question ne s'avéra pas être un vigile rond du ventre à moustache promenant lascivement le faisceau de sa torche devant ses pieds, ni l'un de ces fouinards de justiciers en costume coloré toujours là où on ne les voulait pas. En fait, il ne s'agissait même pas d'un adulte... Ou tout du moins, pas en apparence. Ce que Circé vérifia par précaution élémentaire, en tentant de révéler la véritable apparence du jeune homme en vadrouille dans la bibliothèque.


« Αποκαλύπτει την πραγματική σου φύση. » Incanta-t-elle à mi-voix d'un timbre éthéré en gesticulant vers le garçon.

Rien ne se produisit. Les apparences n'étaient donc pas trompeuses : la déesse de la Magie avait effectivement affaire à un lycéen ! Souriant avec gourmandise, la belle femme âgée de plusieurs siècles savoura son avantage avec délectation, modifiant sa posture telle un prédateur lorgnant sur sa proie. Le jeune homme ne pouvait pas la voir, et n'était rien d'autre qu'un pitoyable mortel. Un jouet, entre les mains d'une magicienne de son rang ; un pantin dansant le long des fils qu'elle tendrait autour de son squelette. Une distraction bienvenue, dans cette nuit d'ennui et de quiétude britannique. Décollant du sol pour éviter qu'un bruit de pas malencontreux n'avertisse l'innocent de sa présence, la pire ennemie des Amazones se mit à flotter dans les airs, pareille à un spectre, réfléchissant joyeusement au terrible sort qu'elle appliquerait à sa victime désignée : le changerait-elle en hamster ? En criquet ? En carpette ? Lui intervertirait-elle les membres ? Lui effacerait-elle la mémoire ? Tant de possibilités lui étourdissait la tête.


¤ Mais je pourrais faire un bien meilleurs usage de cet inconscient... ¤ Réalisa Circé en s'immobilisant dans les airs, laissant les pans de son manteau retomber autour d'elle.

Plissant légèrement les paupières, l'invisible menace songea à la possibilité extrêmement probable qu'un piège ne protège l'ouvrage indiquant l'emplacement de Camelot. Merlin veillait sur ses intérêts, même depuis l'autre monde, et les sortilèges de l'école des enchantements pouvaient perdurer des siècles sans rien perdre de leur puissance. Il existait des formules, des sorts, permettant d'anticiper sur le futur, et de se déclencher le jour où une certaine information serait découverte. Si piège il y avait autour des écrits de Thomas Malory, ne valait-il pas mieux qu'il soit déclenché par un simple mortel, tout juste bon à mourir pour désamorcer un glyphe de protection ? Une fin digne d'un moins que rien, en vérité. La seule idée d'instrumentaliser ainsi un jeune homme fit frémir d'impatience la sadique adversaire de Diana Prince, dont le sourire dénuda les dents à l'instar d'un rictus vampirique.
Pour les fois où elle se trouvait obligée d'avoir directement affaire à des humains, Circé s'était créée une fausse identité, et une apparence allant avec. L'heure semblait venue de la ressortir du placard. En atterrissant sur le sol de marbre, la sorcière passa une main doigts écartés devant son visage, annulant son sort d'invisibilité tout en se parant d'une illusion. La première fois qu'elle avait dû avoir recours à ce genre de tromperie, son imagination lui avait instinctivement soufflé quels détails de son physique modifier pour ne plus être reconnaissable : grandir sa taille de quelques centimètres, changer la couleur de ses yeux pour un bleu cristallin, obscurcir ses boucles châtain en un noir de jais, et rendre plus anguleuse sa mâchoire... Puis, en apercevant son reflet, Circé avait découvert avec effroi en qui son imaginaire la poussait instinctivement à se changer : en copie conforme de Wonder Woman. Plutôt que de s'abaisser à pareille imitation, la magicienne s'était reprise en main, amincissant son visage déjà très ovale pour l'affiner, modifiant ses proportions pour arborer non pas un physique d'Amazone, mais les formes plus modestes et moins bien dessinées d'une simple civile. Ultime accessoire de son déguisement : une paire de lunettes à montures noires rectangulaires lui délimitant le regard, afin de cadrer avec sa couverture. Pour cette nuit à Cambridge, la réincarnation d'Hécate donna à son apparence une paire de bottes noires à semelles plates, surmontées d'un jean sombre et d'un pull violet à col sans échancrure. Elle voulait apparaître comme une trentenaire banale, sortie la nuit en tenue pratique, et pas vraiment habillée pour séduire.

Prête à jouer son rôle, la princesse de Colchide déboula hors d'une travée, faisant mine de ne pas avoir entendu arriver le garçon brun. Sursautant en tombant nez-à-nez avec lui, elle bondit en arrière, poussa un bref cri de frayeur parfaitement crédible et écarquilla les yeux, avant de plaquer ses deux mains devant sa bouche, comme si elle se rappelait ne pas avoir le droit d'être là.


« La... La vache, vous m'avez faite peur ! » Soupira-t-elle, manifestement soulagée de ne pas être tombée sur un gardien de nuit.

N'ayant pas de lampe-torche avec elle, la fausse brune fit mine de peiner à voir dans l'obscurité qui elle avait en face d'elle, bougeant la tête comme si elle cherchait à capter le peu de lumière disponible grâce aux fenêtres selon le bon angle.


« Mais... Au fait, qui êtes-vous ? Et puis, qu'est-ce que vous faites là ? Soudain, comme si elle se rappelait avoir trente ans, et donc plus d'autorité légitime que son jeune interlocuteur, la sorcière comédienne mit les mains sur les hanches, dans la posture typique d'une maîtresse d'école réprimandant un mauvais élève. Vous n'avez absolument pas le droit d'être ici, à cette heure. Cette bibliothèque est fermée ! » Gronda-t-elle en ne résistant pas à l'envie d'agiter un index menaçant, alors qu'elle était autant en faute que son vis-à-vis.

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MessagePosté le: Ven 27 Juin 2014 - 15:50
Un pas après l'autre j'évoluais dans ce lieu rendu si sinistre par la luminosité précaire dont il dispose et par le côté impressionnant de son architecture, mais revêtu d'un tee-shirt tout en nuance de gris et un jean large noir, je dois êtres discret, du moins d'un point de vue visuel parce que pour le reste je suis loin d'exactement savoir comment me dissimulé même si je n'ai pas vraiment le profil physique d'une personne remarquable.

Mais soudain, alors que mon plan semblait se dérouler sans anicroches, une femme vêtu d'un pull à la teinte violacé et dont les longs cheveux noir et le visage émacié mais très agréable donnait l'impression de remplit la salle d'une aura qui a quelques chose de royal.
En fait au moment où elle est rentré dans mon champs de vision c'est comme si le temps s'était stoppé pour que je puisse profiter de la vision presque angélique avant que la situation ne tourne au cauchemars.

Elle recula d'un bond tout en semblant paniqué, j'imagine qu'elle ne s'attendais pas à tomber sur quelqu'un, tout comme moi d'ailleurs et si la surprise ne s'est probablement pas emparé de mes traits, je peux clairement sentir que je transpire légèrement plus et que je me suis légèrement campé sur moi même près à courir.

C'est là qu'elle me détailla, du moins essaya de la faire dans l'obscurité et visiblement elle n'avais pas l'air de voir qui je suis, ce qui signifie qu'elle n'était pas présent dans la journée vu que j'ai rencontrer toutes les personnes s'occupant de la bibliothèque vu que j'ai passé la journée à tenter de savoir comment on faisait pour entrer dans cette section privé de la bibliothèque.

Mais lorsque je la vois plus ou moins se comporter comme le ferai un mère devant un enfant en bas âge ou une maitresse devant son élève, j'ai une espèce de pincement au cœur, car je me rends compte que ce comportement me manque, celui d'une mère, Meredith à beau faire de son mieux elle sera jamais une mère pour moi , tout comme moi je ne serai jamais un fils à ses yeux.

Et comme toujours quand je me retrouve devant une femme qui me laisse sans voix, je n'ai pas le temps de profiter de la situation, une source de lumière venant du couloir de l'une des entré attira mon attention et donc sans prendre le temps de vraiment m'expliquer, j'avançais rapidement jusqu'à la belle trentenaire et posant une main sur son épaules gauche et l'autre au niveau de sa taille et jouant sur son centre de gravité je la fit poviter pour la remettre entre les ranger de livres et tout en me plaçant à côté d'elle je lui fait signe de ne pas faire de bruit tout en lui faisant comprendre qu'un vigile arrive.

D'ailleurs je n'ai pas du être assez rapidement car il avance dans la pièce tout en demandant à ce qu'il doit croire être les meubles.
"-Il y a quelqu'un ? "
Un soupire totalement muet quitta mes poumons alors que je tournais la tête vers la belle inconnue, le pauvre type faisant son boulot resta un moment à faire promener sa lumière dans la pièce depuis l'entrer et finalement il se détourna de la porte et repris sa ronde... tien voila une information qu'il me faudrait récupérer, mais pas toute suite, pas devant une inconnu, personne ne doit savoir que mon amulette n'est pas juste un gris-gris.

Dans tous les cas, je me penchais légèrement afin de jeter un coup d'oeil et vérifier le départ de notre très chère amis le gardien, qui effectivement s'en étais allé, un véritable soupire de soulagement quitta mes lèvres puis je me retournais complètement vers la femme qui bien que physiquement normal dégageait ce petit truc qui m'intimait de m'écraser bien que ma raison me poussais à faire le contraire.

- On à vraiment de la chance. Je ne chuchotais pas, bien que ma voix soit la plus faible possible. J'ignore pourquoi vous êtes là, mais je vous promet que je ne vous gênerai pas si vous faites de même pour moi, et sinon vous pouvez m'appeler Virgil et vous êtes ?

Bien sur elle pourrait très bien me donner un vulgaire pseudonyme, je ne lui en voudrais pas, en fait je dois avouer que cette personne m'intrigue plus qu'autre chose et si je suis avant tous là pour mener une enquête j'avoue que tomber sur une autre personnes faisant la même chose au même moment que moi est exceptionnel, il suffit plus qu'elle soit là pour la même chose que moi et je pense que l'on peut parler de destin et non de coïncidence.
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MessagePosté le: Sam 28 Juin 2014 - 8:50

Coutumière du fait, Circé ne s'étonna pas de la latence de réponse, chez son interlocuteur. Les mortels étaient, par définition, lents à la détente, et se laissaient facilement déstabiliser par son incroyable magnétisme de déesse. Pour tromper l'attente, le temps que la cervelle de son jeune interlocuteur remette le pied à l'étrier, la trentenaire brune rangea l'une de ses mèches derrière son oreille, réajustant la position de ses lunettes sur son nez. Elle serait repartie à l'attaque pour tirer le lycéen de son apathie, si un vrai vigile de nuit n'en avait pas profité pour passer dans le couloir, lampe allumée. La première pensée de la sorcière fut toute pragmatique.

¤ Fini de jouer, donc... Deux mortels vont ce soir connaître une fin aussi prématurée qu'inattendue. ¤

Cependant, alors qu'il n'avait pas vraiment fait preuve de fulgurance avec sa langue, le jeune homme aux cheveux en bataille ne perdit pas une seconde, en apercevant l'arrivée imminente d'un gardien. Dans un ensemble parfaitement coordonné (l'adrénaline, sans doute), ses mains et son corps bougèrent d'un même mouvement pour repousser son aînée vers le fond de la salle, entre les rangées de livres d'où le vigile ne pourrait les voir. Croyant manifestement avoir face à lui une autre mortelle, il appuya l'index sur son philtrum, pour inciter au silence la magicienne. Cette dernière, intérieurement dégoutée d'avoir été touchée aussi irrespectueusement par un petit profane, se sentit se crisper. L'envie de déchaîner les affres de sa colère lui monta au nez (une très mauvaise idée – si le livre de Malory était dans les parages, elle risquait de le pulvériser définitivement sans s'en rendre compte) et c'est donc en mobilisant toute son énergie qu'elle contint sa pulsion. Vue de l'extérieur, sa réaction faisait pratiquement penser à celle d'une jeune femme paralysée de terreur à l'idée d'être repérée par un gardien de nuit. Repliée en elle-même, l'animorphiste ne perçut même pas l'appel du vigile, conservant toute son attention sur son propre corps. Lorsque, enfin, sa crise s'estompa, le halo de la lampe s'était déjà envolé, les laissant, elle et le jeune garçon, dans l'intimité sombre de la bibliothèque. À son soupir de soulagement, Circé comprit que l'adolescent s'était avancé jusqu'en bordure de rangée pour jeter un œil vers l'allée centrale.

¤ Il m'a quand même touchée... Je ferai en sorte que ça se paie, avant qu'il ne meure pour de bon. ¤ Se jura la réincarnation de la déesse du Destin en frissonnant, les ailes du nez pincées.

Feindre d'être humaine l'amusait de moins en moins. C'était laborieux, pénible, et on n'y gagnait que de répugnants contacts peau à peau. Dès son retour sur Ééa, il lui faudrait d'ailleurs prendre deux bains, pour se débarrasser de la crasse mortelle. D'ici là, elle tâcherait de ne pas trop y penser.
Son "sauveur" fit entendre son timbre de voix fluet (trop tôt, pour celle qui n'aspirait déjà plus qu'à lui arracher la langue), uniquement pour se fendre d'un commentaire hautement présomptueux, au regard de la puissante magicienne.


¤ Alors comme ça, on veut marchander, petit mortel ? « Je vous laisse tranquille si vous me laissez tranquille », c'est bien ça ? Si seulement tu savais ! Tu n'es tellement pas en position de poser ce genre d'échange de bons procédés. Je devrais te dire qui je suis, juste pour le plaisir de voir tes yeux s'agrandir comme des soucoupes ! ¤

Là n'était bien tendu pas son intérêt. Aussi, au lieu de dévoiler sa nature au jeune homme, la trentenaire brune interrogée répondit d'une voix toute aussi faible :

« Enchantée, Virgil. Moi, c'est Cassandra. Nonchalamment, elle tendit la main à son interlocuteur, souriant à l'extérieur alors que grimaçant intérieurement à ce nouveau contact peau contre peau. Adoptant un ton impressionné, elle enchaîna, inclinant un peu la tête comme le faisait les mortelles lorsqu'elles se sentaient gênées : Et je... Enfin... Merci, pour tout à l'heure. La vitesse à laquelle tu as réagi, c'était plutôt incroyable... Jamais je n'aurais pu en faire autant. En voyant le vigile arriver, moi, je me suis figée. J'étais... Comme une biche devant les phares d'une voiture. Incapable de bouger. Sans toi, ça se serait vraiment mal terminé pour moi. Alors merci beaucoup, Virgil. » Le remercia-t-elle en lui offrant un fin sourire de pure reconnaissance, tout en pensant très fort à la manière dont elle le ferait hurler une fois le livre de Malory trouvé.

Rentrant dans son rôle, Circé ne se priva pas pour en rajoutant, campant une trentenaire pas le moins du monde courageuse, et s'inquiétant d'un rien. Comme frappée par une intuition, elle arqua les sourcils, la mine pincée par une nouvelle monté d'angoisse, et s'écarta de Virgil en effectuant nerveusement un pas vers l'arrière. Puisant dans tout ce qu'elle connaissait du parler contemporain, la sorcière de Colchide demanda d'un timbre incertain :


« Mais... Euh... Rassures-moi... T'es pas là pour faire un truc glauque, ou bizarre, hein ? T'es pas un de ces tueurs précoces qui font semblant d'être gentils, et qui se mettent à sortir un grand couteau pour poignarder les femmes quand elles leur tournent le dos ? Bredouilla Cassandra, dans sa meilleure imitation de la trentenaire introvertie terrorisée par les films d'horreur. Sa main droite vint chercher une mèche de cheveux à entortiller autour de ses doigts, comme si elle voulait se passer les nerfs en faisant un geste familier, routinier, et rassurant. Je suis juste une bibliothécaire, moi... J'ai pas envie qu'il m'arrive un truc. J'étais juste venue pour trouver un bouquin ici, mais je commence sérieusement à regretter d'être là. Poursuivit l'actrice, de plus en plus à l'aise avec son personnage, tout en faisant progresser la conversation dans le sens qui l'intéressait. Si on me trouve, je vais perdre mon boulot, et c'est pas le moment... En plus, il fait noir, c'est rempli de bruits qu'on entend pas le jour, j'arrête pas de sursauter à cause des craquements, et j'aurais vraiment dû oublier toute cette histoire de mythes arthuriens quand j'en avais encore l'occasion ! »

Parlant de plus en plus vite, Circé simula un début de crise de panique. Passer pour une victime, une faible humaine ayant besoin de réconfort et d'aide, constituait l'une de ses techniques de prédilection pour amener un homme à faire ses quatre volonté. Prévisibles à souhait, les mortels adoraient se sentir utiles, mais détestaient être manipulés. Ironiquement, ils ne demandaient jamais mieux que de rencontrer quelqu'un en apparence désespéré, pour volontairement lui venir en aide, et ainsi se laisser mener par le bout du nez tout en se sentant flattés dans leur égo de mâle. Et si la personne en détresse ne manquait pas d'attraits, cela ne faisait qu'attiser leur instinct de servitude "héroïque" à venir jouer les chevaliers servants.

¤ Que n'ai-je pas su cela plus tôt... Je me serais débrouillée pour amener un imbécile à assassiner mon époux, au lieu de me salir les mains. Je serais devenue l'impératrice de la Grèce, et ces satanées Amazones n'auraient jamais vu le jour ! ¤ Regretta la sorcière aux pouvoirs divins.
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MessagePosté le: Sam 28 Juin 2014 - 19:16
Enfin seul, du moins avec un inconnu qui finalement ne le restera pas très longtemps puisqu'elle se présenta sous le nom de Cassandra, au moins je n'aurai pas besoin de l'affubler d'un surnom ridicule digne de certain nom de héros ou vilains.
Et je lui accorde un petit sourire alors qu'elle me remercie pour l'avoir mise à couvert, même si j'avoue rester septique par rapport à son compliment sur ma vitesse de réaction.

Que en temps normal j'aurai contre dîtes si cette dernière ne m'avait pas sauvé la vie plusieurs fois ces dernières semaines, aussi je me contente d'un hochement de tête afin de lui signifier que j'accepte ses excuse et non je n'évite pas de parler histoire de faire mon type mystérieux, mais juste parce que j'aimerai parler le moins possible tant que nous ne serons pas dans un lieux où la sécurité ne passe pas.

Bref pour le moment la situation se présente bien et je me dit que Cassandra a plus de chance de m'aider si elle connait les lieux qu'autre chose jusqu'à ce qu'elle se lance dans une crise de paranoïa, crise que je laisse couler, car l'interrompre ne servirait pas à grand chose.
Je tournais alors juste la tête vers l'entre de la salle afin de vérifier que le vigile ne nous ait pas entendu puis revient sur elle avant qu'elle termine son... "délire"... puis posément je me lance dans une contre plaidoirie qui j'espère lui fera entendre raison.

- Si il y a des bruits de craquement c'est à cause de la différence de la température entre le jour et la nuit donc ce n'est pas un montre qui traine dans les murs.
De plus si j'étais un psychopathe en quête de gens à tué, je n'irais pas dans la partie du campus où il n'y à personne à voir.
Et enfin si je suis là c'est pour découvrir la raison pour laquelle mon père est mort et je suis certain que je suis certain que cela à un rapport avec sa quête de l'antre de merlin, donc calmez vous et vu que vous avez l'air d'être là pour la même raison et donc dans ce cas je pense que nous pouvons nous entre-aider.


J'espère que cela la calmera et mine il faut croire que j'avait pas totalement tord quand au fait qu'elle et moi devons être lié car pour que nous soyons là pour les mêmes raison au même moment... le hasard fait bien les choses dirons-nous.
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MessagePosté le: Mer 2 Juil 2014 - 7:41

Progressivement, Cassandra parut se calmer au son de la voix calme de son jeune interlocuteur, le rythme accéléré de ses inspirations ralentissant jusqu'à revenir dans un cycle normal. Ses mains cessèrent de s'agiter, venant juste lui enserrer le torse en un geste de protection instinctive contre les menaces et le froid. Sans être elle-même concernée, la déesse grecque savait que les mortels avaient tendance à grelotter, lorsqu'ils cédaient à la peur. Une histoire de circulation sanguine perturbée, de ce qu'avait pu comprendre la sorcière, qui opina lentement de haut en bas comme pour approuver de que lui rappelait Virgil. Inciter le jeune homme à la tranquilliser figurait en première partie de sa manœuvre pour le soumettre à ses ordres, et le rendre suggestible. La magicienne de l'île d'Ééa avait également choisi ses mots avec assez de discernement pour que le jeune explorateur se sente invité à lui confier les raisons de sa présence dans la bibliothèque universitaire, afin d'avoir toutes les cartes en main. Un étonnement non-feint se peignit toutefois sur son visage déguisé par la magie lorsqu'elle apprit que son interlocuteur brun et elle cherchaient vraisemblablement à obtenir les mêmes indications.

« Oh... Mon dieu, je... Je suis tellement désolée de l'apprendre, Virgil. » Murmura la prétendue bibliothécaire en mettant une main devant ses lèvres, telle une trentenaire choquée d'entendre de la bouche d'un adolescent qu'il avait perdu son père.

Circé se moquait éperdument de ce genre de détails, mais devinait que sa froideur naturelle à l'égard d'un élément loin d'être anodin pour les humains lui aurait valu une méfiance immédiate de la part de Virgil. Maladroitement, Cassandra amorça comme un geste pour réconforter le garçon, puis se retint, réalisant la familiarité déplacée de son attention, et ramena la main qu'elle prévoyait de déposer sur l'épaule du jeune orphelin dans son giron. Ses yeux bleus se baissèrent, comme pour dissimuler des larmes lui montant soudain, lorsqu'elle marmonna, clairement gênée par la tournure que prenait la discussion :


« Toutes mes condoléances. »

¤ Tant pis... Je torturerai juste sa mère devant ses yeux, et pas ses deux parents. Cela revient au même... Il finira par me supplier de le tuer lui pour épargner davantage de tourments à sa petite maman. ¤ Résolut la sorcière perfide, ne perdant pas une seconde des yeux son réel objectif – la vengeance, tandis qu'elle continuait de camper la touchante mortelle introvertie et compatissante auprès du lycéen.

À ce sujet, la fausse bibliothécaire parut se reprendre, décidant d'aider le pauvre Virgil à se changer les idées en ramenant la conversation sur un sujet autre que la mort de son père. Chassant ses larmes (de crocodile) et inspirant par le nez pour s'éclaircir les pensées, Cassandra déclara, d'un ton à peine audible :


« Bon... Puisqu'on est apparemment tous les deux là pour des raisons similaires... Je vois mal ce qui me retiendrait d'accepter ta proposition, Virgil. Et puis, que pourrais-je refuser à mon sauveur ? » Ajouta-t-elle avec un clin d'œil complice – peut-être un peu difficile à voir, dans la pénombre.

L'intonation de sa voix, en revanche, ne laissait aucun doute sur le fait que la trentenaire à lunettes soulignait la dette qu'avait cette dernière envers Virgil.


« Par-contre, je préconise d'avancer sans attendre, parce que je n'ai pas vraiment envie que monsieur le gardien de nuit nous surprenne. Allons par ici ! » Lui indiqua-telle d'un geste, en désignant le fond de la salle, situé à l'opposé du couloir où le vigile était susceptible de passer.

Aussitôt, elle se mit en route. Un comportement digne de la véritable Circé, puisqu'elle ne prit strictement pas le temps de vérifier que son camarade était d'accord avec son plan. Partant du principe que Virgil lui obéirait comme lui obéissaient les hommes de son domaine, la réincarnation d'Hécate glissa une œillade furtive par-delà les étagères sentant le vieux cuir usé, s'assurant qu'aucune lampe ne menaçait de montrer le bout de son halo sur le sol de marbre. Sur la pointe des pieds, elle évolua de couvert en couvert, utilisant chaque rangée de la bibliothèque comme un havre, une cachette temporaire, pour éviter de faire toute la traversée jusqu'au fond de la salle en une fois. Intérieurement très agacée de tous ces contretemps, la princesse de Colchide s'efforça de n'en rien montrer, gardant l'expression concentrée de l'humaine focalisée sur ses semelles, comme si y penser très fort empêcherait ses bottes de faire du bruit sur le sol.
L'absence de lumière l'agaçait également. Elle aurait pu se doter d'yeux félins pour son confort personnel, mais doutait que la métamorphose passe inaperçue auprès de son accompagnateur persuadé d'avoir affaire à une simple mortelle.


¤ Heureusement que la Magie offre toutes sortes de solutions... ¤ Se rengorgea-t-elle en retenant un sourire satisfait.

Certains sortilèges mineurs pouvaient être lancés sans prononcer l'incantation à voix haute. Cela requérait de la discipline mentale, et bien entendu, du pouvoir ; par chance, Circé disposait des deux à profusion.


« Attends un peu... » Murmura la jolie bibliothécaire, en se penchant pour fouiller entre les rayonnages, dos à Virgil pour l'empêcher de voir ce qu'elle faisait.

¤ Lamp, φαίνεται ! ¤

« Alors ça... »

Lentement, Cassandra ressortit d'entrer les rayonnages, tenant entre ses mains une lampe-torche de petite taille, apparemment neuve. La bibliothécaire semblait stupéfaite.

« Tu y crois, à ça, Virgil ? Quelqu'un a jeté une lampe dans la bibliothèque ! Quel comportement scandaleux... Elle ne doit sans doute plus mar... En tournant le manche de la torche, la jeune femme aux yeux bleus l'alluma, projetant un éclair de lumière, juste avant de l'éteindre, immédiatement en alerte. ... Cher. » S'attendant à voir débarquer le gardien à tout instant désormais, la brune pivota doucement vers l'arrière, et le couloir d'accès, les sourcils descendus de plusieurs centimètres à cause de l'anxiété.

Après une attente interminable, la fautive se passa une main dans les cheveux, s'auto-réprimandant.


« Bravo, Cassandra Colchis. Dix sur dix ! »

La lampe en main, la trentenaire soupira malgré elle de soulagement, et reporta son attention sur le fond de la salle, où se dessinait péniblement dans le noir la porte de la réserve, verrouillée par une serrure à code. N'osant pas rallumer la lampe, la magicienne en plein jeu de rôle se mordit la lèvre, en proie au doute. Le regard perdu, elle demanda à son compère d'infraction :

« Heu... Bon... Et maintenant ? Tu avais des pistes à explorer, en venant ici ? »

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MessagePosté le: Mer 2 Juil 2014 - 12:00
La crise de la bibliothécaire semblait s'être apaisé, quelque part je peux comprendre que la situation puisse permettre à l'imagination de fonctionner à 200%, mais si on est du genre à craindre pour les conséquence de ce que l'on fait, il st peut être mieux de ne pas s'engager dans ce genre d'action.

Mais bon, je ne vais pas me permettre ce genre de remarque, après tout elle sera très certainement utile, du moins j'imagine que je le souhaite car je n'ai pas envie de la voir partir, du moins pas tant que je ne saurai pas ce qu'elle recherche à Camelot, car mine de rien cela la place parmi les suspect de la mort de mon vieux et elle à beau avoir eu l'air surprise et présenter ses condoléances , je sais que certaine personnes sont très doué pour le mensonge.

Bref, elle accepte ma proposition, en utilisant une série de mot qui en dehors d'ici m'aurait surement donné envie de savoir jusqu'à quel point elle assumerait les mots qu'elle avait prononcé, mais ça c'est ma libido d'adolescent qui s'exprime.
Bon faut que je me sorte ces idée de la tête car j'ai besoin de rester concentré, finalement nous quittâmes notres convert, enfin je dirais plutôt que Cassandra le quitte et semble s'attendre à ce que je la suive.

Je m'exécute donc mais en prenant un peu de retard car je prends le temps de saisir mon smartphone afin de vérifier l'heure, en fonction de cette dernière je peux plus ou moins savoir où est le vigile et bonne nouvelle actuellement il est plutôt éloigné de notre lieu de recherche, autrement dit si on à besoin de faire du bruit, c'est maintenant.

Marchant à bon rythme afin de rattraper la bibliothécaire, je la retrouve alors qu'elle sort d'entre deux rangé avec une lampe torche, voila qui sera pratique, ainsi nous aurons chacun la sienne.
Bien elle émet alors l'idée qu'elle ne doit plus fonctionner juste avant de nous prouver le contraire en créant une lumière vive et éblouissante pour quelqu'un dont le regard s'est habitué au ténèbres.

La gardien n'était pas de ce côté je n'imaginais pas qu'il puisse avoir apperçut l'éclair de lumière, mais il valait mieux être prudent et donc que je mis à couvert d'une rangé de livre pendant quelques minutes avant de finalement rejoindre Mme Colchis devant la porte avec le digicode.
Devant cela un sourire agrandit mes lèvres, je retirais alors mon sac à dos et en sorti plusieurs feuille de papier blanche.

- Effectivement j'ai un plan, il semblerait que vous êtes bibliothécaire dans un autre lieu, je me trompe ?

Tout en posant innocemment ma question, je retire l'amulette de Thot de ma chaine, saisit l'une des feuille blanche, me concentre pour faire le vide dans ma tête afin de penser uniquement à une seule chose.
Les plan de cette partie du bâtiment avec le réseau de caméra affiché.
L'amulette s'ouvrit et un flot d'encre s'écoula de cette dernière et éclaboussa la feuille avant de se transformer pour que les écriture deviennent effectivement un plan de ce lieu sur lesquels les caméra y figure et comble du truc il n'y en à pas une derrière cette porte.

Il semblerai qu'à part le digi-code, la bibliothèque soit l'endroit le moins protégé, puis cette fois-ci l'amulette s'ouvrit a nouveau mais c'est un embout de connexion informatique qui en sortie, je branchais alors ce dernier sur mon téléphone et je reçut un mail adressé à une personne probablement importante ici et dans ce courrier informatique il y avait le code de la porte.

Je remis mes affaire en place puis tourna la tête vers la Cassandra tout en remettant l'amulette sur sa chaîne, puis je m'avança devant le boitier et poussa les boutons nécessaire afin d'ouvrit la porte.
Il y eut alors un déclic et je poussais doucement la porte.
Avant de regarder une nouvelle fois la belle trentenaire à mes côtés dont le regard brillait d'interrogation, je nous fit alors entrer et referma la porte derrière nous.

- Voila, ici nous pourrons parler sans être dérangé ni vraiment pressé par le temps.

J'espère juste qu'elle ne va pas trop me harceler de question, car il est probable que je ne puisse pas lui répondre, du moins pas à toutes.
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Invité

MessagePosté le: Mer 2 Juil 2014 - 18:30

« Tu sais, Virg... » Le reste de la réponse de Cassandra s'étrangla dans sa gorge, lorsque le lycéen s'empara d'un ornement étrange accroché à son cou, l'autre main accaparée par une feuille blanche, vierge comme l'esprit d'un nouveau-né.

Il n'échappa pas à Circé que l'objet lui semblait vaguement familier. À l'aspect, il s'agissait incontestablement d'un bijou de manufacture égyptienne ; cependant, le peuple des pharaons ne manquait pas de colifichets vendus aux quatre coins du monde, alors pourquoi celui-ci lui apparaissait-il si reconnaissable ? Fronçant les sourcils, la magicienne investie des pouvoirs d'Hécate n'eut pas le temps de préciser sa réflexion, car sous son regard curieux, de l'encre noire s'échappa de l'amulette, dévalant selon un trajet connu d'elle seule la distance la séparant de la surface immaculée pour s'y imprégner, serpentant silencieusement comme si une plume invisible se chargeait de la guider. Immédiatement,Cassandra Colchis s'effaça au profit de la sorcière Circé, et l'absence total d'intérêt qu'elle manifestait pour Virgil fut remplacé par un début d'attention.


¤ Sur quoi as-tu mis la main, mon garçon ? Un appareil extra-terrestre ? Une relique des temps anciens ? À moins que tu ne sois un de ces métahumains... Ou peut-être travailles-tu pour une agence qui développe secrètement de toutes nouvelles technologies ? Non, cette dernière hypothèse est idiote. Ils ne les recrutent pas au lycée, ce serait trop risqué... ¤

Quelle que soit l'explication, pour la déesse magicienne, cela n'affectait en rien sa nouvelle résolution : devenir la nouvelle propriétaire du fascinant objet, grâce auquel l'encre acheva de dessiner les plans détaillés du bâtiment. Information que la résidente de l'île d'Ééa aurait pu obtenir en une formule, ce qui atténua quelque peu l'intérêt de l'amatrice d'artéfacts pour la possession du jeune homme. Si sa seule fonction était de dessiner à volonté les plans du lieu où se situait son porteur, autant laisser cette babiole au garçon. La pire ennemie de Wonder Woman avait autre chose à faire de son temps que de jouer avec pareil ustensile décoratif.

¤ Rien de comparable à ma magie. ¤ Renifla-t-elle, snob et concupiscente, tout en se demandant si, pour demeurer crédible, elle ne devrait pas malgré tout faire mine de paniquer.

Cette considération pratique s'envola lorsque l'amulette de Virgil dévoila une nouvelle facette. Troquant sa capacité à délivrer de l'encre autoguidée pour celle de présenter un port (compatible avec l'un des appareils mortels), il permit (sans que la prétendue bibliothécaire ne comprenne les détails de l'opération) à son accompagnateur d'obtenir le code leur bloquant l'accès à la réserve. Une autre connaissance qui n'aurait certainement pas échappé à la puissante arcaniste, et cependant, elle n'en perdit pas pour autant tout intérêt pour le bijou égyptien. Manifestement, il possédait au minimum deux fonctions ; l'essentiel à présent était d'amener l'adolescent aux cheveux en bataille à lui parler plus amplement de l'ustensile. Après quoi, Circé déciderait si il lui faudrait ou non acquérir l'amulette (et donc, se débarrasser, d'une manière ou d'une autre, de son précédent propriétaire).


¤ Je verrais assez bien ce petit bout d'homme finir en oiseau... Une dinde, par-exemple, qui finirait sur la table d'une famille américaine pour Thanksgiving... Ou alors un moineau, pour lui enseigner quelle est sa place dans le monde... ¤ Songea la pernicieuse criminelle, en étalant sa meilleure expression de stupeur sur ses traits lorsque Virgil tourna à nouveau son regard vers elle.

Dans les iris sombres du garçon, se reconnaissait une lueur, comme s'il s'était attendu à constater pareille réaction de la part de son aînée – ce qui rassura Circé sur sa compréhension de la nature humaine. Docilement, telle une bibliothécaire sous le coup de sa découverte, Cassandra Colchis emboita le pas à son héros de la nuit, s'avançant dans la réserve. L'endroit sentait le vieux papier, l'encre et la poussière. L'éclairage installé se réduisait, encore une fois, au minimum, à la différence que contrairement à la partie ouverte aux étudiants, cette section de la bibliothèque n'offrait guère de place. L'espace y était rentabilisé au maximum pour entreposer un maximum d'ouvrages au mètre-carré, épaississant l'atmosphère déjà lourd et étouffant les sons. L'avantage de la disposition des lieux étant que, comme le souligna Virgil, les deux intrus allaient désormais pouvoir s'en donner à gorge déployée : impossible de les entendre, au-travers de la cloison. Invitée à le faire, la belle brune tira nerveusement sur le bas de son pull, installant volontairement de la distance entre elle et son interlocuteur.


« Alors... Tu es quoi ? Non, parce que je pense ne pas me tromper en affirmant que ce que je viens de voir n'est pas normal ! L'encre, ça ne coule pas tout seul sur le papier pour dessiner des schémas et des plans ; et le truc que tu portes autour du cou... Comment il pouvait contenir de l'encre, et la seconde suivante, se transformer en... Antenne-relai pour ton portable ?  » Hasarda la jeune femme en écarquillant les sourcils au-dessus de son regard turquoise.

Torche en main, elle se mit à déambuler, mimant une nouvelle crise de panique menaçant de surgir.


« J'y comprends rien à rien... Tout à l'heure, tu me sauves la mise, et je me mets à croire que tu es digne de confiance, et puis l'instant d'après, il s'avère que tu peux obtenir un code en un claquement de doigt. Tu es un espion, c'est ça ? Comme James Bond, mais en plus jeune, pour ne pas éveiller les soupçons ? Le MI-6 t'as filé des gadgets high-tech pour te permettre de te faufiler jusqu'ici ? Est-ce que ça veut dire que je vais avoir des problèmes ? Parce que je ne veux pas avoir de problèmes, d'accord, et surtout pas avec une agence d'espionnage. S'il le faut, je suis prête à partir d'ici dès maintenant, et je te promets que je ne dirai jamais à personne ce que je t'ai vu faire. Pas question que j'en vois plus que nécessaire, ou que j'apprenne un truc classé secret-défense sans le vouloir... Houlà ! »

S'entendant déblatérer des inepties toutes plus improbables à haute voix, Cassandra s'interrompit d'elle-même, crispant tous ses muscles pour s'empêcher de bouger encore plus. Plus théâtrale que jamais, Circé s'autorisa une petite séance d'auto-persuasion en feignant de se répéter en boucles des paroles rassurantes pour une mortelle. Son attention focalisée sur le sol (nettement moins rutilant que celui de la pièce précédente), la bibliothécaire serrait les poings, se balançant légèrement d'avant en arrière tout en marmonnant son mantra.

« On se calme et on respire, Cass' ; on se calme, et on respire. S'il avait voulu te faire du mal, il l'aurait déjà fait. Il ne veut pas te faire de mal. C'est toi l'adulte, Cass', c'est à toi de montrer l'exemple. Calme. Respire. »

¤ Que ne ferais-je pas pour mettre la main sur l'emplacement de l'antre de Merlin... ¤ Soliloqua Circé, froissée de devoir en arriver à de telles pantalonnades, en jouant celle qui se giflait intérieurement. Soupirant bruyamment (le genre de d'expiration par la bouche censé chasser les pensées négatives), la trentenaire lissa nerveusement son pull, qui, au passage de ses mains délicates et frêles, suivit précisément la découpe du torse de la jeune femme. Se pinçant l'arrête du nez pour se préparer mentalement, la comédienne ferma les yeux, concentrée sur l'effort de volonté qu'elle allait avoir à faire. Posément, comme si elle ne venait pas tout juste de frôler l'apoplexie, Cassandra s'enquit, sur un ton de conversation :

« Ok... Ok... Donc ! Reprenons. Une question à la fois. Premièrement : qu'est-ce que je viens de voir ? C'était quoi, le truc dont tu t'es servi pour ouvrir la porte ? »

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MessagePosté le: Mer 2 Juil 2014 - 22:56
J'aurais du me douter que l'utilisation de mon amulette aurait sucité pareil réaction, bon j'avoue que de la part d'une personne cherchant Camelot je m'attendais à une ouverture d'esprit plus large que ça.
Je veux dire, moi aussi j'ai fais les yeux rond au début, mais j'ai pris l'objet et j'ai courut parce que de toute façon il m'avait déjà attiré des problèmes... certes dit ainsi cela ressemble plus à de la fatalité que de la tolérence mais c'est un fait, croire en la magie est largement possible surtout quand on plonge dans le passé de notre monde et la multitude de légende prouve que l'impossible, n'est qu'une question de point de vue.

Mais pour l'heure mon point de vue donne sur une belle jeune femme dont les traits tiré par l'inquiétude, l'icompréhension et le doute, me donne presque envie de la rassurer comme je le ferai pour une petite fille, mais ce n'est ni le lieux, ni le moment pour ça.
Et au vu de la situation, je risque plus de me faire blesser dans le processus qu'autre chose.

Je croise donc les bras et la regarde intensément tout en écoutant son flots de paroles insensé, j'ignore qui de nous deux à le meilleurs sens de la réalité, mais je dois avouer que l'imagination de cette femme m'impressionne, moi qui pensait que les seuls adultes à garder un tel imaginaire était les artistes et les magiciens.

Mais au moins elle semble avoir acquis un self contrôle qu'elle ne devait pas avoir jeune, car elle finit par se calmer une seconde fois et après avoir remis de l'ordre dans ses idées, elle me posa clairement les questions qui lui trottait dans la tête.

- Ce que tu as vu n'est ni plus ni moins que l'amulette de Thot, un objet créer par le dieux de la connaissance Egyptien lui même à une époque où il tentait de diffusé le savoir et où les temples où il se trouvaient était bien trop difficile d'accès pour les hommes n'ayant pas la connaissance nécessaire.
Aussi cet artefact, permet de transférer une connaissance d'un support à un autre tant que ces derniers sont semblable.
Très puissant dans les mains d'une personne qui sait réfléchir cet objet à subit la convoitise de beaucoup de gens et causa un nombre incalculable de morts de part sa simple existence, aussi Thot maudit l'objet, déclarant que seul la personne capable de répondre à l'énigme qu'il posera tout les dix ans sera en mesure de l'utiliser.
Malheureusement les énigmes était toujours bien trop difficile pour les gens cherchant avidement la connaissance et donc l'objet tomba dans l'oubli.


Je fis une petite pause, le temps de lui laisser assimiler les informations, même si j'imagine qu'elle ne me croit pas, mais bon lui prouver que ce que je viens de lui dire est vrai serai bien trop compliqué, aussi je me contente de décroiser les bras et de faire un pas dans sa direction.

- Et comme tu peux l'imaginer, je n'ai rien à voir avec une quelconque organisation secrète ou un truc du genre, je suis juste...un lycéen autours de qui tout s'écroule et cet objet ainsi que la recherche de Camelot sont les deux seules choses qui me permette de continuer à avancer, alors vous pouvez bien faire ce que vous voulez, mais avec ou sans vous je comptes bien trouver le laboratoire de Merlin.

Gardant la tête baissé j'avançais dans l'étroit couloir jusqu'à me retrouver devant Cassandra, l'air d'attendre qu'elle me laisse passer, quelques part je me sens honteux de me dévoiler ainsi à une femme que je ne connais pas, après tout ces derniers temps m'ont appris que le monde semblait vouloir ma mort et au lieu d'être paranoïaque je m'ouvre à la première venu qui semble rayonner à mes yeux, alors que cela pourrait être un piège aussi bête que méchant.
Dans tous les cas ce qui est dit le restera donc la seule chose à faire maintenant, c'est pour moi récupérer une contenance et continuer à avancer.
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Une nuit, à la Bibliothèque [PV Virgil Hershell]

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