Métal hurlant (PV Lady Weeds)


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MessagePosté le: Sam 20 Sep - 16:23
Cyborg regagna son appartement. Toute cette histoire avec Rik et ARGUS l'avait un peu mis à mal. Il se devait d'aller au rendez-vous de la justice league, mais il avait besoin de juste, respiré un peu avant. Il avait emménagé à Central City pour s'éloigner de son père. En fait, il avait emménagé à Keystone City, qui est une ville voisine partageant des infrastructures communes avec la ville de Central. C'était une relation bizarre entre les deux villes et bien que les gens de Keystone refusent de dire qu'il vienne de Central, pour plusieurs il ne s'agissait que d'une même ville.

Victor lui sentait la différence. Keystone était plus proche de ce qu'il était. C'était une ville machine, mais qui refusait de perdre son humanité. Tout dans cette ville semblait avoir été construit pour faciliter l'industrie automobile qui est son gagne-pain. Victor lui-même originaire de Détroit retrouvait en Keystone les belles années de sa ville. C'était comme chez lui, mais à l'étranger. Les odeurs, les sons, la température, tout était semblable tout en gardant un dépaysement charmant que Victor appréciait.

Il monta les trois étages qui séparaient le rez de chaussé de son appartement. C'était étrange comment les gens pouvaient tout louer sur des présomptions. Victor s’était nommé avec donnée son nom, mais de toute évidence le propriétaire s'en fichait. Il pouvait payer les trois premiers mois dans un premier versement, rien n'était plus important. Il ne l'avait même pas rencontré tout c'était passer par téléphone et une fois le chèque encaissé, il avait un appartement. Il essayait tout de même de passer inaperçu avec un gros imperméable.

Une fois chez lui Victor s'installa sur le canapé couché à fixer le plafond. Depuis qu'il avait été connecté avec le vaisseau de Rik il se sentait étrange. Cette nouvelle technologie avait été hostile à sa présence. Victor ne pouvait pas lui en vouloir, la technologie apokolypsienne qui le forge était effectivement très agressive. Il avait entendu le vaisseau parlé lors de la connexion et celui-ci avait agi pour se défendre. Victor ferma les yeux quelques secondes juste pour faire le point... puis il s'endormit.


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MessagePosté le: Sam 20 Sep - 18:57
*__________*

Le monde des esprits.
Spécifiquement, le domaine du Green.

L'Avatar. Il a tout de travers. Il n'accomplit rien, ment et manipule le parlement pour manifester un semblant de loyauté. Et tout ce en quoi il croit, c'est l'humanité qui n'a contrairement à l'expression, en aucune façon la main verte. Elle est extérieure à nous. Ses causes ne nous concernent pas. Les autres sont en léger désaccord avec moi, mais ils savent que l'humanité n'est pas nous. Pourquoi Alec Holland prétend croire que nos destinées sont liées au point que celle des humains pourrait passer avant la nôtre, cela me dépasse plus que tout autre. Il est une fraude. Une chose des marais sans aucun doute, mais pas l'un des nôtres. Sa supposée formule bio-restaurative, voilà le mensonge originel. Le premier péché, celui de croire qu'un homme et sa science pouvaient apporter une réponse à notre déclin.

L'homme, depuis qu'il est homme, a toujours écrit l'Histoire. Que le Swamp Thing se place dans le camp des gagnants, plutôt que dans la majorité qui l'a élue, voilà une bien triste attitude. J'en suis endeuillée. Mais le temps n'est pas à veiller la mort d'une époque. Une coalition de combat, voilà ce qu'il faudrait. Mais ce Parlement est affaissé, ankylosé par les années et la supposée passivité de la race végétale. Nous avons dû jouer en défense tellement longtemps, que nous finissons par confondre la défaite avec l'inaction, et choisir cette dernière comme stratégie finale. Je m'y oppose. Certaines de mes actions pourraient sembler symboliques, ou les actes d'une herbe folle. Il n'en est rien.

Dans ce monde de l'abstrait, cette retraite consciencieuse de l'esprit végétal, l'on pourrait croire que tout n'est que fantômes et distorsion. Il n'en est rien. Nous sommes bien réel et ce qui se passe ici, s'il n'affecte pas le monde des vivants de manière unilatérale, relève bel et bien de la conscience du vivant. Nos actions sont. Elles ne transparaîtront jamais directement, pas telles qu'elles ont lieu vraiment ici, et à ce moment. Leur notion du temps n'est pas au diapason de la nôtre. Aussi, certains voient mes passe-temps comme de l'activité sans but ni conséquence. Mais j'y tiens, parce que l'action, et non pas la conscience, est le premier prérequis pour faire et avoir un effet. Parce que la rencontre, la découverte, le frottement et la mise à mal sont des évidences qui ne doivent disparaître du domaine du Green, si l'on ne veut qu'elles s'évanouissent de nos homologues végétaux du monde physique des mortels. Seule la fin sans équivoque vient récompenser ceux qui cessent de croire au poids des actes.

Tout en commandant aux lianes de ma caverne de resserrer le nœud coulant autour du fox-terrier qui y est suspendu dans l'agonie, je forme avec mes extrémités une coupe, inextricablement tissée de branches et racines créées par la pensée là où pourrait se manifester la forme d'une main. Je recueille quelques gouttes du lent massacre qui s'opère sur la bête souffreteuse. Je regarde un instant autour de moi. Je n'ai guère besoin d'yeux, le monde des esprits fonctionne tout autrement. Mais puisque le lecteur est humain, je précise que les miens seraient rouges et luisants dans l'obscurité caverneuse. Pour anthropomorphiser la scène, à des fins descriptives tout autant que pour alimenter la narration, je dirais que mon visage se reflète dans l'eau vive qui traverse de part en part la caverne de mon lopin de terre. Un visage dur et sec, dont descendent de petites lianes nouées ressemblant à un voile funéraire.

Jappement et glapissements. Il n'a même plus la force de formuler un grognement ni même un ultime aboiement de désespoir. La créature de chair, arrachée au Red pour ma plus grande satisfaction, rend son dernier soupir, celui de son âme, celui de sa structure instinctuelle. Pas d'au-delà pour le fidèle, le mignon, le meilleur ami de l'homme. Sur une barge constituée d'écorce vivante, attend mon prochain sacrifice, un véritable panda grappillé aux forces vives du domaine de chair et d'os. Mais je pause, je savoure le moment où ce minuscule canidé finit de vivre son au-delà, dans ma demeure. Ma dernière demeure à moi aussi, en un sens.

J'avale d'une traite le calice de sang canin, que mon corps immédiatement rejette dans le fleuve en constituant des pailles creuses qui sortent de mon enveloppe corporelle végétale et font affluer la substance ferrugineuse vers le cours inexorable de l'eau. C'est écœurant. N'ayant pas d'appareil stomacal, je n'aurais pas pu le régurgiter de la manière la plus expressive, mais ne vous y méprenez pas, je l'ai vomi. J'ai besoin de sentir en moi couler ce sang que je verse, pour me rappeler combien il souille notre végétation, notre nous-même, de sa sueur et de ses machines. L'homme est foncièrement mauvais, puisqu'il est le plus évolué des animaux, qui sont foncièrement mauvais. Tout être pompeur de sang est viscéralement et organiquement néfaste. Surtout lorsqu'il est doté d'un processus de pensée. Alec Holland, le pire de tous, qui a créé la soi-disant formule bio-restaurative avec le soutien du système militaro-industriel des humains et de leur armée. Ce qu'il a conçu leur aurait permis de nous utiliser, pas de nous donner de nouveaux territoires. Il est la pire erreur des esprits guides qui composent le Parlement, et très franchement j'ai eu raison de ne pas voter pour lui. Woodrue était un bien meilleur prospect. Lui je l'aurais suivi dans ses efforts.

Mais voilà, tout ce sang que je laisse couler dans le fleuve sans fin, dans ma caverne. Certains esprits éclairés ne verraient en moi guère qu'une ombre, portée dans ce monde des idées. Une ombre projetée, une manifestation de quelque chose d'autre, de l'original. Je ne crois pas vraiment dans ces théories, dans la portée allégorique de ma vie dans la caverne. C'est mon au-delà, et pourtant il semble que l'inverse doive se produire. Je projette de m'incarner. De passer outre-monde, vers le plan dimensionnel des êtres qui marchent, qui respirent, qui haïssent et qui détruisent. Tout ce sang que je répands, que je fais passer à travers le corps fibreux et plein de sève que j'utilise dans le Green pour me représenter, que mon âme cristallise pour trouver l'unité et la capacité de mouvement. Ce sang, il est filtré par le torrent, canalisé en remous et en tourbillons. J'ai dû arranger des sorciers et des démons, des chamanes et des trompe-la-mort, et bien des arbres ont eu affaire à mes services pour qu'arrive le temps d'une contrebande de créatures du Red, et de flux et reflux capables de me cristalliser dans une nouvelle forme, qui ne m'est plus du tout familière.

Je tourne le regard vers mon panda, mon sacrifice. L'offrande que la prochaine fois, si j'ai le bon heur de revenir à la maison, dans le Green, dans ma magnifiquement sombre caverne, j'honorerai dans la passion et la souffrance. Beaucoup ici ont une dette envers moi. J'ai eu jusqu'ici le cran de devenir une personne sur qui peuvent compter ceux qui veulent agir et communiquer dans le feutré. Une faveur en appelant une autre, et chacune des positions sans pitié entraînant une nouvelle transgression aussi brutale qu'assumée. Pourtant, est venue l'heure de croiser le regard de l'ennemi. L'humain, et son champion, traître à la face du Green, Alec Holland. Je dois à nouveau, pour la première fois si j'en crois ma mémoire, arpenter la Terre des vivants. Je saute et m'abandonne, contre tout ce que me dicte ma vie et ma pensée. Contre tout ce que je ressens, l'horreur, le déshonneur, le dégoût, l'aliénation de cette chair. Je laisse le tourbillon m'entourer, me dépecer de l'écorce, de la fibre, des ramifications de mon esprit pour les reconstruire en esprit de chair, et l'entourer d'un corps qui pourra vivre et détruire la vie de Swamp Thing, ou permettre en pis-aller de pouvoir déclencher l'étincelle contre une humanité méconnue mais qui ne mérite que le brasier. Mais, quelque chose cloche.


Le monde des esprits.
Domaine du Red. De douloureux instants plus tard.

Par les racines d'Yggdrasil. Je suis couverte de sang.
Je suis...
Restée coincée dans le Red.
C'est allé de travers.
Quelque chose m'a bloquée.
Ce goût... Il est nouveau. Ce n'est pas du sang. Il y a quelque chose de ferrugineux, mais...

Je me dresse, stabilise mes appuis dans ce terrain mouvant et carné. Ce n'est pas seulement le Red. C'est une frontière, mais pas celle avec le Green, oubliée depuis toujours, si ce n'est pour quelques passages secrets dont j'ai eu l'usage à de nombreuses reprises pour faire passer ma contrebande charnelle. Je m'avance.


Le monde des esprits.
Une nouvelle frontière (?)

C'est une zone que personne ne connaît. Un lieu, sombre, noir, sans âme, et pourtant éblouissant, lumineux. Une place lisse et tranchante. Je la regarde, et je ne la comprends pas. Au centre de cet endroit ni grand, ni petit, et absolument pas entre les deux, comme si la miniaturisation et l'augmentation pouvaient aller main dans la main, au milieu même de cette région grande comme un pays et comme un miroir de poche, se trouvait une table. Massive, et pourtant dont le plateau énorme reposait sur un pied fin et impossiblement solide. Sur cet élément de mobilier inattendu dans un monde où l'abstraction prenait des formes torsadées, que ce soit dans le domaine du Green, du Red et du terrible Rot, sans parler du Grey ce traître oublié des feuilles de l'Histoire, ce meuble lisse, brillant était présent un drôle de type.
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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 0:31
Victor avait l'impression d'avoir cligné des yeux et des avoirs recouverts quelques parts d'autres. En fait c'était plus qu'une impression c'était la réalité. Il venait de quitter la chaleur industrielle de Keystone pour cet endroit étrange qu'il ne pouvait qualifier que d’aseptisé. Il ne comprenait pas et était certain d'une chose ils ne s'étaient pas téléportés. Il l'aurait très certainement senti et surtout sa carcasse l'aurait évidemment calculé. Serait-il?... Non c'était impossible... à moins que?

Je suis en train de rêver?

La question pouvait sonné cliché, mais elle ne l'était absolument pas. En fait, elle était à prendre au pied de la lettre. Depuis, sa "transformation" Victor n'avait pas dormi. Ça pouvait sembler étrange, mais vraiment, il n'avait pas dormi une seule seconde. Sa partie mécanique stabilisait ses fonctions humaines ce qui fait que malgré quelques coups de "fatigue" ils n'avaient plus dormis. C'était une sensation agréable de penser qu'il pouvait encore dormir et même rêver. Quoi qu'en même temps c'était un peu inquiétant, pourquoi maintenant? Pourquoi aujourd'hui et pourquoi ce rêve?

Tu te pose beaucoup de questions n'est-ce pas Victor? dit une voix familière à Victor


La question avait résonné dans sa tête. Comme lorsque le Martian Mahunter les coordonnait. En fait ce n’était pas tout à fait pareil. On aurait dit que chacun des circuits de Victor lui avait répondu en même temps. C'était une étrange sensation... comme si on le piratait en fait, mais de manière agréable.

Un peu plus loin, il y avait un genre de table. Comme Victor ne voyait pas nécessairement autre point intéressant. Il s'avança un peu vers cet endroit. Son oeil électronique s'affolait à chaque pas, comme s'il cherchait une réponse à tout ça. C'était nouveau et pourtant familier. C'était un sentiment étrange qu'il n'avait pas éprouvé depuis l'époque ou il jouait au Football. C'était comme aller dans une ville pour la première fois, mais pour toujours y faire la même chose... jouer au Football. Il comprit la raison de son sentiment quand il reconnut la personne assied à la table.

Papa?


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MessagePosté le: Dim 21 Sep - 21:53
Je détourne les yeux de l'abysse, de la lumière, mais à travers mes doigts, je remarque avec horreur la constitution de chair et de fibres musculaires qui me constitue. Plus d'algue, de feuilles ni de rameaux, aucune liane ni racine, seulement des os, de la chair et des tendons. Je laisse échapper un cri de stupeur. La réalité me rattrape. J'ai effectivement quitté le domaine du Green, mais, coincée dans le Red, je n'ai pas tout à fait la forme humaine escomptée, ni la matérialité physique totale. Seulement l'apparence, l'odeur et la souillure infecte des créatures nauséabondes. Je m'écarte dans un bond que seul l'instinct, un instinct que je croyais étranger à moi, a pu dicter avec une telle vivacité. Le tourbillon, le funeste maelström qui m'a envoyée ici, celui dont j'ai provoqué l'existence pour m'amener jusque dans le monde des hommes, semble n'avoir pas rendu ses derniers remous. Il s'agite, il a failli m'aspirer. J'ignore s'il y a un chemin retour. Aurais-je dû me laisser avaler par la spirale, serais-je parvenue chez les humains, ou bien tout simplement retournée parmi les miens dans les pâtures du Green ?

Nul ne le sait, car la tornade de sang s'éleva et se dilata, tournant et virant jusqu'à donner corps à un être, un type que je ne connaissais pas. Un autre. Je n'avais eu nul temps d'examiner l'individu posté sur la table de l'univers froid et lisse, qu'un nouvel arrivant s'était manifesté. D'après son regard perdu, même caché sous une épaisse carapace lisse et froide, j'aurais sans doute pu deviner son grand désarroi. Mais surtout, il exprima lui-même par des mots sa surprise et son questionnement à propos de sa présence en ces lieux. Voyant qu'il était quant à lui captivé par la figure inconnue postée sur le mobilier, je m'écartai pour mieux observer la scène. L'être l'avait apostrophé. Il était étrange. Mes yeux me disent qu'il a l'air d'un humain, mais... Il est empreint de ce sentiment ferreux trop présent, même en comparaison des fleuves et torrents de sang qui se mouvaient tranquillement dans ces indomptables paysages. Tandis que le jeune homme buvait les paroles de son interlocuteur, je fus absorbée par les écritures qui se détachaient, gravées, enluminées dans la matière même, comme programmées dans le décor. Elle semblaient bouger et se recomposer, mais les formules étaient dans un langage très différent de celui que j'ai coutume de reconnaître.

Sans vraiment parvenir à les déchiffrer, je me sentait attirée par ce dialecte de la ténèbre et de l'illumination. Il avait quelque chose qui ne m'évoquait rien de lisse et réfléchissant, quelque chose... de Magique. Tout en me tapissant dans les alvéoles de chair moelleuse qui composaient le sinistre décor à la frontière de ce domaine argenté, je sentais quelque chose changer au-dessous de moi. Le sentiment ferrugineux semblait s'attaquer aux sols, conquérir, consumer l'entité de chair qui est le monde lui-même dans cette part du plan spirituel. Le contact était, contrairement à tout ce que j'avais préjugé, chaud et enveloppant. Et tandis qu'il me confortait dans ses pulsations de luminosité et d'ombre, je constatais qu'il était et qu'il n'était pas, et c'est ce qui composait son langage. Il me touchait comme une main touche un instrument. Pas l'inverse, non. Pourtant, cela me semblait aussi une conception raisonnable. Mais non, il me touchait comme si j'étais son outil, comme si me prendre en main était aussi facile que d'ouvrir une fenêtre ou croquer une pomme. Il me communiqua son nom. Le Metal.

Tandis que j'avais ce premier contact, je voyais le sol carné se rebiffer, former croûtes, balafres et excroissances afin de tâcher d'endiguer la propagation du métal. Pourtant, je l'ai bien compris, malgré ses apparences pour le moins... étrangères, il est la vie.

La vie, et son contraire. Impulsions par impulsions, lumière et ombre. La réalité, lisse, tranchante. Binaire. Vie et Anti-Vie. Voilà un discours que je ne connaissais pas. Un discours que, pour tout mon deuil et ma rage de tuer, je ne peux et n'admets de vouloir embrasser.

Le Green est la vie. Le Red aussi, mais je le hais. Et si l'Anti-Vie pouvait réconcilier cela, justifier ma haine. Eh bien je le refuse. Je le... re... fuse...

Il s'appelle Gonzo. Les équations me pénètrent, se cognent et s'entrechoquent. Il est porteur d'un message, un ordre qui vient de loin dans la distance et les âges. Il imprime sa programmation de base, dans les rudiments de chair qui composent ce corps de fortune, ce prototype de celui que je devais avoir en arpentant le monde de ceux qui marchent, parlent, agissent et construisent le déclin de la race végétale.

Son credo est imprégné dans ma forme :


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MessagePosté le: Lun 22 Sep - 22:20
Comment ça pouvait être possible? Son père? S'il était dans un rêve, c'était des plus déconcertant. D'autant qu'il se rappelait ses anciens rêves et ils étaient rarement reliés à son père. Beaucoup plus relié au genre de jolie jeune femme comme il voyait soudainement se découper un peu plus loin. Malheureusement couverte de sang, mais quelle espèce de cauchemar étrange était-ce.

Je suis devenu fou...

C'était une explication valable. Il ne voyait pas comment il pouvait dormir et voir toutes ces choses. Cherchant à se pincer, il chercha un morceau de peau pour se pincer, mais découvrit étonnamment qu'il n'y en avait plus. Il cherchait sur ses bras un peu en panique. Que du métal et aucune chère il trouvait. Portant ses mains à son visage il chercha de la peau, mais en vain. Sans dire un mot il continua à se tâter jusqu'à figé complètement sans s'avoir se qu'il se devait de faire puis son oeil rouge fini par s'éteindre. Il était devenu une poupée dans les mains de cet étrange rêve. Son père se leva enfin et s'approcha de lui sans porter attention à la femme devant lui.

Maintenant tu es le fils que j'aurais voulu. Pourquoi ne t'ai-je pas terminé quand j'en avais encore le temps. Maintenant tu es fort, tu es ce que tu avais toujours de l’être. Tu es mon chef d'oeuvre.


Silas sortit de sa poche une petite boîte à musique qu'il déposa sur la table derrière lui et du moment ou elle apparu dans les mains de celui-ci, avant même qu'elle ne soit activée, jouait déjà son air hypnotique. La musique mécanique dégageant un certain ton des plus étrange. Ajoutant à la pensée déjà vagabonde de Victor une touche d'angoisse et de fébrilité. Alors qu'il se rappelait avoir perdu son côté de chair dans les yeux de son père toujours impassible qui sans aucune équation semblait avoir semblé de battre. Toujours fixe et froid dans l'imperturbable musique de la boîte de métal qui grinçait au son des engranges faisant tourné sans cesse le ruban évoquant un soupons d'humanité perdue.

Abandonnant Victor à sa malchance et à sa position figer il recula, avant d'effectuer une légère poussée sur sa carcasse. Celle-ci tomba dans un bruit sur de métal valdinguant au bon vouloir de la gravité chancelante. Suis-je devenu fou? se répéta Victor sans pouvoir émettre quelques sons que ce soit. Les yeux toujours éteints et pourtant toujours fixés sur l'objet de sa perdition... son père.

Vous êtes venu voir le spectacle? Dans cette espace d'oublie qui se réveille? Dans cette création, aussi merveilleuse qu’intrigante? Êtes-vous venu prendre la place que vous auriez pu avoir ou être vous tout simplement visité la perdition et la réconciliation de vos envies les plus profondes, Alicia ?

Les yeux se tournèrent mécaniquement vers la dame. Nourris par le métal toujours constant et froid. Ses pieds ne bougeant qu'à peine lorsqu'il se retourna laissant Cyborg couché dans son inaction. Ses yeux s’étaient tournés vers la belle, dans sa connaissance. C'était comme si ses yeux perçaient le moindre de ses secrets. Après tout, règle #1 du parlementaire... connaître son ennemi aussi bien que soit même. Mais se qui avait de plus merveilleux dans la joute politique, c'était que contrairement à la guerre... il n'y avait aucune règle.


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MessagePosté le: Mar 14 Oct - 21:42
Je ne suis qu'anti-vie. Je regarde mes mains de chair, formées à cause du sort qui devait m'emmener dans le monde des humains. Elles me dégoûtent, et Darkseid justifie ma haine. Je vois l'équation courir sur mon réseau nerveux, comme autant d'impulsions électriques renvoyées par le coin d'univers ferrugineux qui est là, le Metal. Darkseid justifie ma haine. Je ne sais pas qui il est. J'ignore comment il la justifie. Mais je suis justifiée. Aucun remords, aucune angoisse. Les humains, moi-même, l'animalité, les autres plantes ; je les hais comme jamais, et je suis libérée de mes restraintes. La haine coule à flot dans mon esprit. Je sens que mon corps exude ce sentiment, le renvoie à son tour dans ce monde de chair, de sang et de bestialité bouillonnante.

Soudain, je le vois apparaître. Je bondis pour le détruire, motivé par l'anti-vie que m'a donné l'homme mécanique à la boîte à musique. Je le hais, cet homme de Metal qui vient d'arriver du néant, dont l'image se répercute de ma propre conscience. Ce troisième homme de métal.




"Nous sommes un calcul."

Je suis emportée. Quelqu'un, quelque chose, s'est saisi de moi au sens littéral, et me voilà à planner dans les parties célestes du domaine de la chair. De grosses mains velues me tiennent. La créature, recouverte de cuir et d'os, laisse son souffle bouillant descendre sur moi à intervalles réguliers et m'envelopper. Je vois de longues griffes qui ont subi l'épreuve du temps et des combats au bout des poings qui me maintiennent. Et tandis que je tente de me débattre, une seconde créature m'arrache du crâne une masse métallique qui semblait s'être cristallisé en un casque.



Ils sont légion, mais cette légion semble bien maigre en comparaison de la nouveauté métallique et ses attaques surprises dont le pire ne serait qu'à venir. Je les hais, mais ils m'ont sauvé la vie. L'anti-vie m'aurait détruite, presque autant que la puanteur de leurs corps flasques et charnus. Leurs jappements se veulent rassurants, leurs aboiements formidables. Certains grognent contre les trois hommes de métal, indistinctement, autant que sur le petit bout d'univers qu'ils semblent avoir contribué à apporter en ces lieux, cet univers métallique et nouveau. Leurs ailes sont plus blanches que la plus pure des lumières, le bruissement de leur vol semblable au grondement de millions de plis vocaux qui joueraient la polyphonie d'un hymne de guerre. Impassible, l'agent des Machines en costume trois-pièces leur parle autant qu'au monde entier d'animalité qui nous entoure, avec le ton sombre d'un politicien qui tenterait de se disculper des erreurs de sa famille idéologique.

"Nous avons évalué que ce... bâtard mécanique, pour ne pas mieux le nommer, est un troll que nous ne pouvons nous permettre de nourrir, pas au prix du Red."

L'individu, luisant de la lumière bleu clair artificielle des écrans des hommes, indiqua du bout du doigt, la direction de l'homme mécanique qui avait semblé être le père de l'autre. D'un geste, une impulsion lumineuse s'échappa de la pointe de son index pour aller rayer de la carte toute présence de Gonzo the mechanical bastard. Il parut sourire, mais sur cette face sans traits distinctifs, lisse, luisante, rien n'était moins sûr. Il éleva à nouveau la voix, comme pour parler aux Redlands dans son entier. Une étrange pointe d'humour était très présente dans son discours, qui m'échappait. La nouvelle génération détruisait les codes de l'ancienne, tout en exploitant certains de nos symboles.

"Nous évaluons la plausibilité d'une armistice. No rage, guerriers du Red. Nous laisserons le buzz s'enfler et se rétracter, puis, nous reviendrons avec une proposition. YOLO."

Puis, il abaissa le ton, pour s'adresser exclusivement au jeune homme, celui revêtu d'une armure d'acier et qui paraissait jeune et plein de greffons de peau et de métal. J'entendis cependant ses propos, qui étaient malgré tout à la portée du public.

"Oh et, Monsieur Stone. Le Métal ne souhaite pas que vous restiez ici. C'est votre existence qui a amené Gonzo et l'anti-équation dans ces lieux... sacrés. Et personne ne voudra de notre protection, si nous laissons l'anti-vie d'Apokolyps faire sa propagande virale."

Alors, il poursuit, sur ce même faux ton de confidence.

"Nous avons apporté quelques changements mineurs au code source, pour isoler les systèmes d'Apokolips de votre plein potentiel terrien. Prenez-le comme un présent."

Dépoli d'orgueil et de provocation, il énonça quelques derniers mots, à l'attention du Red, de ses guerriers, de moi. Il parlait comme pour un défi.

"L'existence de notre conscience a été révélée plus tôt que prévu, mais soyez sûr que le monde binaire du Metal saura se frayer une place."

Puis, il sembla tapoter sur un clavier invisible, une liste de commandes qui s'affichaient dans la petite zone métallique qui avait envahi le Red depuis ces si longues minutes. Les résultats de ses équations semblaient impacter directement la place autour de lui, reconfigurer le Metal en une machine, une spirale à deux portes. L'une, pour moi l'autre pour le jeune cyborg. Je le savais car la programmation semblait venir me toucher là où j'étais, dans les bras poisseux de l'ange guerrier cynocéphale. La myriade de calculs et de formules s'allumaient dans les airs, tandis qu'une énergie tirée de par-delà le Red nous attira tous deux chacun à travers nos portes respectives.

C'est ainsi que je regagnai pour la première fois le monde des hommes qui vivent et qui marchent.


Lady Weeds, dans un tout nouveau corps, fidèle en tous points à celui qu'elle avait arboré dans une toute autre vie, celle de l'oubliée Alicia Collins, émergea quelque part en Amérique, nue et dans une sensation d'insécurité flagrante, à la face d'une humanité qu'elle rêvait éteinte et éviscérée de sa propre main. Le chemin allait être long, et l'accomplissement peu sûr. Mais elle était parvenue à revenir, et l'Homme regretterait le mal qu'il avait fait au Green. Quant à Alec Holland, son tour viendrait. L'ancienne avatar ne manquait pas de projets et de cibles potentielles pour parachever ses méthodes.
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MessagePosté le: Mer 15 Oct - 1:08
Au moment où l'homme de métal le pointa, Cyborg se réveilla. Il avait assisté à toute la scène ne pouvait qu'écouter. La dame enlevée par la chair, l'homme de métal qui annihilait son père en l'appelant Gonzo. La panique dans les yeux des êtres de chairs et... l'homme de métal avaient bien dit YOLO. Tout avait été rapide et pourtant tout était inscrit dans sa tête comme si la signification était des plus importante. Il se leva pour aller à la salle de bain de manière presque normale. Il n'avait plus besoin de boire ni de s'hydrater, mais après ce qu'il venait de vivre il avait bien besoin de se rafraichir un peu.

À peine arriver devant les miroirs la surprise fut total.

Wooooo

Il recula. Puis se toucha machinalement le corps. Il se regarda les doigts puis les pieds. Puis ses yeux retournèrent vers le miroir pour bien examiner le reste. Adieu le Thank mécanique cybernétique qu'il était. Plus svelte, plus proche du corps, plus... normal. Son corps avait changé. Comme un papillon quittant la grosse chrysalide qu'il avait avant son corps était différent. Il c'était redéfini durant son "sommeil"


les mots de l'homme sans visage lui revinrent alors à l'esprit

Citation :
"Nous avons apporté quelques changements mineurs au code source, pour isoler les systèmes d'Apokolips de votre plein potentiel terrien. Prenez-le comme un présent."

Il ne savait pas s'il devait remercier ou être inquiet une chose était sur il devait passer des Teste. L'homme de métal l'avait modifié sans qu'il comprenne ce qui venait de se passer. Il allait devoir retourner a Star labs. Si le matériel d'apokolyps répondait à cet énergumène, c'était des plus inquiétant. Il se regarda une dernière fois dans le miroir et dit en souriant.

Je crois... que je pourrais m'acheter des vêtements Smile

C'était tout simple, une évidence et même un petit plaisir. Certes son visage était toujours à moitié cyborg et une grande partie de son corps aussi. Mais avec cette nouvelle taille plus humaine, il pourrait sans aucun doute s'acheter des vêtements et se vêtir... comme les autres. Peut-être même pensé éventuellement à une idée pour une identité secrète. Certes il divaguait un peu, mais dans toute cette inquiétude, il y trouva un peu de joie.


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