[Girls Month] Hell !

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MessagePosté le: Lun 17 Nov 2014 - 22:49
Après un intense flash lumineux, les membres de Shadowpact se retrouvent au milieu d'un paysage naturel méditerranéen que la lumière de nul habitation ne dérange. Il fait nuit et froid. La lune entière est à son zénith et le Phantom Stranger se tiens sous elle, baigné par ces reflets nacrés, comme par une lumière surnaturelle.
Son regard livide dévisage lentement chacun des membres qui peuvent une fois leurs yeux habitués à l'obscurité, observer que celui-ci se situe devant ce qui ressemble à un très vieux et très grand tertre couvert de végétations et de lichens.

Membres du Shadowpact. Je vous ai convoqué pour une mission de la plus haute importance et vous avez répondu à mon appel.

Derrière ce rocher se trouve l'une des entrées de l'Enfer grecque. Il s'agit même précisément de celle qu'a utilisé il y a bien longtemps le fils de Zeus, Hercule, pour son douzième et dernier travaux.

Vous allez devoir vous y rendre à votre tour pour retrouver une âme bien vivante qui s'y trouve ; celle d'Alexander Luthor confié à Hadès par Héra. Il est nécessaire que Luthor soit délivré et reprenne le contrôle de la Maison Blanche à Héra une fois celle-ci défaite.
Certains ne portent pas cet individu dans leur cœur, mais ce Luthor a un rôle salvateur à jouer pour le destin de l'humanité...


Phantom Stranger marqua une courte pause, avant de reprendre.

Deux conditions sont nécessaires aux mortels pour rentrer dans l'Enfer grecque. Croire et prier les dieux de l'Olympe et être mort.

Concernant la première, les anciens rituels ont laissés place à l'administration moderne. Voici des papiers certifiant que vous avez la nationalité grecque et que vous vous êtes convertis au polythéisme.

Des documents apparurent de nul part et flottèrent en direction des membres du Shadowpact pour êtres saisis.

Conservez-les, si vous désirez contester cette identité, une fois la mission terminée.

Concernant la deuxième, elle est impossible à satisfaire, sinon vous ne pourrez sortir.
Pour évoluer dans un monde de morts, sans être soit même mort, il vous faudra refuser la Mort et surtout ne pas avoir peur de la Mort. Je ne parle pas là de votre propre mort, mais bien du concept métaphysique de la Mort elle même et de ses conséquences. J'espère que ce sera bien votre cas...


Phantom Stranger se tourna en direction du tertre et abaissa le bras. Aussitôt, la pierre brute à l'entrée qui devait peser au moins plusieurs dizaines de tonnes se leva doucement pour laisser entrevoir une tunnel ténébreux qui descendait sous terre.

L'Enfer grecque se trouve dans une autre dimension. Je ne peut vous transporter dans celle-ci moi même, mais le Passeur lui, le peut. Il n'a pas l'habitude de rencontrer des êtres de chair et de sang, ses réactions seront imprévisibles. Je pense toutefois que vous pourrez trouver un moyen de passer...

Le Phantom Stranger tourna la tête en direction de chaque membre.

Green Lantern, dans ces lieux, seul Hadès est détenteur de lumière. Fais bien attention à ce qu'il ne perçoit pas la tienne comme une provocation...

Shade, Daniel Crow, ce pays est celui des ombres. Gardez vous bien de vous y sentir chez vous ou vous ne sortirez jamais...

Black Orchid, toi qui ne meurt pas, ne jalouse pas ceux qui le sont où la folie tu succombera...

Sans un mot de plus, tendant le bras et la main ouverte comme il est d'usage de le faire pour une invitation, le Phantom Stranger s'écarta du sombre passage pour laisser entrer le groupe.
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MessagePosté le: Lun 17 Nov 2014 - 23:35
Incapable de répondre à ce dont le Stranger venait de les informer, Alan était malgré toute son expérience capable de demeurer sans voix. Non seulement, il allait devoir sauver la vie de Lex Luthor l'homme qui faisait passer l'honnêteté pour un passe-temps inutile des petites personnes, alors même que tout l'équilibre cosmique s'était secrètement arrangé pour le faire enfin disparaître sous le tapis ; non seulement il allait devoir traverser l'enfer à nouveau, non content d'avoir combattu au Ragnarok avec ses frères d'armes, pas calmé par le sombre pèlerinage au Shéol aux côtés de ses plus proches, il se rendrait cette fois dans l'Hadès hellénique aux côtés de sombres inconnus et étrangers à sa cause. Habitué à davantage de volubilité, il remarqua ce que cela faisait quand votre bouche ne s'agite pas durant plusieurs minutes. Les lèvres, comme collées l'une à l'autre, souples et aspirées en un contact qui ne semblait pouvoir se briser, lui faisaient une drôle de sensation, criante de réalisme dans un environnement manifestement hors de ce monde.

Shade, Dark Crow et Black Orchid seraient ses comparses durant la tenure du Shadowpact, et ce voyage dans les profondeurs d'au-delà. Une note de couleur dans cette bande aussi disparate au niveau des vêtements qu'accordée sur la notion de ténèbre qui les prédestinait à ce groupe occulte. Alan connaissait chacun d'eux, bien que ce fut presque systématiquement en étant dans le camp opposé lorsqu'ils se sont rencontrés. Il comprenait surtout qu'il paraissait être la diversion, quoique flamme fragile au regard du faible ratio de rayons ultra-violets dans la caverne allégorique de l'enchaînement platonicien. Il brillerait aussi fort et désespérement qu'il faudrait au moment opportun, mais pour l'instant il s'agissait de s'économiser. Aussi, il diminua son aura et la lueur blanche de ses yeux jusqu'à une terne flammèche qui venait imperceptiblement lécher les ténèbres autour.

Il marcha, sentant toujours avec lui, comme une force rassurante au creux de son poing, la puissance du Green demeurer en son contact. Peut-être était-ce Perséphone, vivante ici au royaume de son époux. Il secoua mentalement sa tignasse pour oublier cette pensée, en grand chrétien qu'il était devant l'éternel. C'était simplement que l'inconscient végétal transcendait un certain nombre de seuils dimensionnels.

Les yeux réduits à des globes d'obsidienne noire vissés sous ses paupières pour ne pas gâcher ses lueurs loin de l'astre diurne, il n'y voyait guère. Cependant, le clapotis de l'eau, une eau rance et à l'odeur stagnante, lui fut un bon guide pour hâter ses pas vers le pas d'un autre monde. Saisissant de sa main droite la bague à son annulaire, il avait déjà prévu la monnaie d'échange, bien qu'il prévît de la reprendre au retour. Même pour une création de son subconscient pour canaliser l'énergie déjà présente en lui, une telle chose ne devrait demeurer entre les mains d'une créature infernale.

"Accepte mon paiement, Charon. Cet anneau de jade vaut bien toutes les pièces d'or frappées par l'homme."

Il n'en disait pas plus pour le moment. L'enfer avait ce don de sécher même les plus fortes têtes. Il n'avait aucun regard pour ses compatriotes, non pas à cause de l'obscurité, mais parce que dans l'instant présent, son esprit était encore trop tétanisé par le concept de Mort et par l'intensité de ces lieux plus noirs que noirs.

Il fouilla dans son plastron viride pour exhiber son identité forgée par les voies mystérieuses du Phantom Stranger. Il crut voir un sourire s'étirer sur la mâchoire décharnée du ferryman des morts. Il marcha vers le bac, laissant la peur derrière lui, mais conservant le silence comme une armure de plomb. A son poing, le poids de l'anneau de la Starheart lui manquait, mais il se garda bien de venir gratter nerveusement l'endroit où manquait son toucher autrefois rassurant. Il songeait déjà à l'ingéniosité dont ils auraient besoin pour revenir par le même chemin, en ayant le retour de leur âme plus celle de Luthor à racheter. Lourde et épineuse est la couronne de celui qui risque le sacrifice.
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MessagePosté le: Mar 18 Nov 2014 - 0:46
Sortir de Belle-Reve pour se retrouver en enfer. Black Orchid ne put s'empêcher de penser que ce fut probablement le chemin pour nombre de participants à la Suicide Squads. Le chemin bien qu'emprunter différemment restait le même. Disparaître dans les ombres pour ne jamais y revenir. Flora marchait dans le passage indiqué par le Phantom Stranger à qui elle en voulait personnellement l'ayant entraîné dans cette aventure sans qu'elle eut le temps de réfléchir. Elle n'avait cependant pas peur. Ayant affronté la mort déjà à trois reprises avant son identité d'Alba Garcia, elle ne voyait pas vraiment la différence entre mourir sur terre, ou mourir sous terre à l'exception peut-être d'éviter l'intermédiaire cimetière.

Sa pensée changea rapidement par contre lorsqu'elle aperçut Charon. Illuminée légèrement par une lanterne sur son bateau et par la lumière que dégageait celui appelé Green Lantern par Phantom Stranger, elle sut que c'était différent. Elle allait jouer son âme, dans cette aventure et non son corps. Restant en contact étrangement avec le Green, elle espérait y trouver une porte de sortie si cela tournait mal, mais regardant le plus loin qu'elle pouvait dans le noir, elle commençait à douter que le Green soit ses entrées dans l'enfer d'Hadès.

N'ayant rien à donner à Charon pour le passage, elle tendit uniquement les papiers fournis par Phantom Stranger. Charon cependant ne semblait pas attendre de paiement. Elle jugera entendre dans un murmure le cadavre murmurer , il était temps Susan. cherchant du regard le moindre mouvement de bouche de la part de leur navigateur, elle ne trouva rien. Avait-elle rêvé ce qu'elle venait d'entendre, était-ce un effet secondaire des images que Psimon avait trouvé pour la torturer ou était-ce vraiment la réalité? Hésitante, elle s'assied dans la barque auprès de Sentinel.

Là, sans avoir la possibilité de faire autre chose, elle examina ses compagnons d'infortune. Sentinel ou Green Lantern, il était évidemment connu et bien que Black Orchid n'avait que des bases sur qui il était elle sentait une connexion commune entre les deux. En fait, elle ressentait une connexion avec tous les membres de cette étrange équipe, mais avec Sentinel c'était un peu plus fort. Les deux autres membres semblaient plus étranges. Shade, un homme des ombres, elle avait fait équipe avec un Shade à une époque, mais ne rien avoir avec cet homme chiquement vêtu. Le sien était dominé par une veste psychédélique des plus étranges et au final c'était avéré une déception à tous les niveaux, en espérant que celui-ci soit différent. Dark Crow, un nom totalement inconnu pour elle. Flora ne put s'empêcher de remarquer le petit drapeau canadien sur l'uniforme de l'homme et en conclut rapidement qu'il n'était probablement pas américain, ou "natif américain" car il semblait en effet être amérindien. Elle ne le connaissait pas, mais il avait le regard fuyant et mal assuré, Black Orchid espérait qu'il ne soit pas "un nerveux de la gâchette" cela pouvait compromettre toute l'opération.

Parlant d'opération, Phantom Stranger s’était montré loquace. Se qu'elle savait sur lui, tenais à prouver qu'à l'ordinaire il ne parlait guère, justifiant toujours sa sourdine par le fait "qu'il ne pouvait dire se qu'on l'autorisait à dire". Cependant, ils avaient les grandes lignes, sauvé Luthor des enfers. Envoyé par Héra, avait-il dit, c'était très étrange. Certes Flora était en prison depuis un certain temps, mais quel était le rapport entre Luthor et Héra. Quoi qu'il en soit, avoir à sauver l'homme qui l'avait par trois reprises condamné à mort, elle en avait un drôle d'arrière-goût. Elle ne savait pas encore ce qu'elle ferait le moment venu, mais selon elle, si Luthor était en enfer, c'est qu'il l'avait bien mérité, qu'il y reste. Enfin, elle laissa échapper quelques mots ne sachant pas vraiment à qui les adresser.

Merci d'être venu me chercher à Belle-Reve...

Un crie de mort retentit au loin avant de se taire. C'était venu de l'autre rive, là ou le passeur les conduirait.

Enfin je crois...
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MessagePosté le: Mar 18 Nov 2014 - 10:44

Du sang, voilà la dernière image que pu voir Daniel avant que Shade ne les emporte dans le royaume des Ombres. Ses yeux se fermèrent et il apprécia le contact si particulier qu'il possédait avec ce qui l'entourait lorsqu'il était ici. Le Crow s'approcha de lui alors que ses blessures commençaient déjà à se refermer. L'ultime paradoxe lorsque le Dark Crow venait ici, le temps semblait soit s'écouler plus vite, soit il stagnait complètement. Quoiqu'il en fût, ses blessures semblèrent se refermer d'elles même, ne laissant sur lui que quelques marques invisibles, faites sur son âme et non plus sur son corps. Alors que les Ombres laissèrent de nouveau place à une fine pluie réconfortante, Daniel rouvrit les yeux et vit le fantôme Stranger devant eux. Frank n'était plus très loin alors que l'homme se mit à parler.

Les Enfers ?! NON ! Descendre à l'endroit même où des centaines de ses victimes se retrouveraient était impossible pour le Canadien. Trop de meurtres furent perpétrés par sa main. Trop de cadavres jonchaient son sol, échappant à ses pas… Mais là-bas… Les corps tendraient inlassablement leurs bras décharnés vers lui, tentant avec avidité de l'attirer à eux. Daniel manqua de refuser l'imposition du Phantom Stranger. Mais il ne le pouvait pas, du plus profond de son cœur, il sentait qu'il avait quelque chose à y faire, quelqu'un à y rencontrer. Mais qui et pourquoi ? Il l'ignorait encore totalement.

Encore une fois la toute puissance du Maître du Shadowpact les engloba et une partie seulement d'entre eux se retrouva devant un immense tertre. Virgil et Frank semblaient être allés ailleurs… Pour eux, il devait s'agir de l'incapacité à s'offrir au monde des Morts. Un enfant et une Créature telle que Frank n'auraient pas eu leur place ici… Tout du moins, pas encore. Virgil était encore un enfant aux yeux de Daniel, quand à Frank, sa présence ici n'aurait fait qu'attiser les foudres des démons inférieurs… Mais ce fut la présence d'un homme en particulier qui attira le regard du Dark Crow. La lumière qu'il dégageait lui rappelait quelque chose. Une onde bénéfique qui l'avait frappée, il y a quelques années en arrière, de plein fouet. Il se souvenait de lui, ou plutôt de cette lumière. Il était un de ceux qui avaient repoussés Eclipso, et libérés leurs âmes…

Les explications données et les papiers en main, les quatre protagonistes de cette Divine Comédie descendirent tour à tour dans l'Enfer qui leur tendait les bras. Une mère sombre et détestable, reniant enfants et famille pour le besoin d'une humanité souffrante… Voilà la manière dont l'Enfer était représenté chez eux. Pour Dan' il en était totalement différent. Les Ombres, les Songes, la Mort, tous ces mondes ne faisaient finalement qu'un seul et même univers. Son corps tremblait, ressentant les craintes et les pleurs qui l'assaillaient de toutes parts, mais son esprit restait clair. A peine furent-ils arrivés en bas des marches que le Crow fit son apparition et se posa sur l'épaule de son Maître. Caressant la tête de l'oiseau noir, Daniel sentit le calme l'envahir.

Son Dreamcatcher lui brûla le torse lorsqu'il arriva sur la rive du Styx. Tout autour d'eux des êtres décharnés hurlaient à qui voulait l'entendre leur désespoir. Ceux n'ayant pas les moyens de payer leur traversée, que ce soit vers l'Enfer ou en direction d'Elysion, restait une éternité sur cette rive. Nombreux étaient ceux qui avaient tentés la traverser à la nage, mais le Styx réservait bien des surprises. Lors de ses premiers voyages dans le Royaume des Ombres, Daniel avait faillit s'y perdre. Mais l'homme encapuchonné qui se tenait devant eux, dont les orbites vides d ardaient un regard qui l'était tout autant dans leur direction lui avait montré la voie. Un doigt squelettique indiqua le Crow alors que Daniel lui tendit ses papiers. Il avait bien gardé un moyen de payer le passeur le jour où il périrait ; mais ce dernier semblait désirer autre chose. Une voix caverneuse vibra dans son cerveau. "Pas de vivants en Enfers". Le Crow regarda son Maître et s'envola, se posa sur un crâne vide sur la rive qu'il venait de quitter. Poussant un croassement amical, l'oiseau fit comprendre à Daniel qu'il l'entendrait ici jusqu'à ce qu'il revienne. D'un mouvement de tête, Daniel monta dans la barque, non sans éviter de croiser le regard du passeur. "Votre passage ne sera pas le même". IL l'avait donc reconnu, mais il semblait pourtant ne pas le considérer comme un être vivant, mais bel et bien comme un mort. Après tout, Dan' ne s'était pas présenté lorsqu'il s'était perdu dans ses propres songes. Assis en face même de l'homme lumineux, Daniel parla, tout en dirigeant ses paroles vers Black Orchid, la femme qu'ils étaient venus chercher à Belle-Rêve.


- Vous nous remercierez le jour où nous serons vraiment en vie…

Tâtant sa poche intérieure, Daniel caressa légèrement son Dreamcatcher. L'objet le protégeait du mauvais Œil, même si lui-même le portait dans son âme. Ce qu'il tenait réellement à garder était tout autre chose, une protection qu'il laisserait à une personne se trouvant désormais ici. Mais il ne devait pas oublier la mission que le Phantom Stranger leur avait confiée. Il ne devait pas s'en détourner, même pour Elle.
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MessagePosté le: Jeu 20 Nov 2014 - 10:21
On ne pouvait pas dire que Phantom Stranger les ménageait. Les Enfers. Après avoir traversé des siècles de nature humaine et visité tout ce qui peut se visiter sur Terre, Shade avait eu un bel aperçu de ce qui se disait des enfers, tout autour du globe. Dans toutes les cultures, ou presque, cet espace de torture, de peine et d'expiation était un fantasme omniprésent, une peur constante qui mènent  la plupart à se tenir droit dans l'espoir de ne jamais devoir y mettre les pieds.

Shade ne savait si c'était le seul "enfer", mais celui qu'ils alleint devoir affronter était bien l'Enfer Grec, très connu et poppulaire dans le monde occidental. Shade savait tout sur loe sujet, même si ce savoir relevait de la théorie, et non de la réalité. Mais comme Phantom n'avait rien mentionné à ce sujet, il supposa qu'il y aurait les éléments principaux, connus dans toutes les légendes. La mention de formalités administratives le firent cependant ciller, triste de constater que le modernisme touchait à tout, même aux légendes..

Shade nota l'avertissement de Stranger. Un monde de ténèbres qui n'étaient pas de celles qu'il pouvait aprivoiser... Voilà qui serait intéressant. Jusqu'ici, il en était venu à la conclusion que l'amalgame faite par les mortels entre les ténèbres et la mort etait pure superstition, les ténèbres le maintenant en vie en permacence depuis des années. Peut être que cet endroit le ferait changer d'avis....

Et sans un mot de plus de leur patron, les membres du Shadowpact s'engagèrent dans les ténèbres des Enfers. Tout en descendant les marches, Shade examina les papiers qu'on leur avait donné. Du jargon administratif déprimant et tristement banal. Il soupira en rangeant les papiers dans la doublure de son grand manteau.

Ils ne tardèrent pas à arriver au bord du Styx, fleuve légendaire s'il en est. Shade prit un moment pour imprégner ce tableau dans son esprit. C'était la première fois qu'il venait ici, et probablement la dernière... Cette petite période de contemplation laissa aux autres le temps de monter dans la petite chaloupe guidée par le passeur, Charon, fidèle aux histoires.

Shade convoqua le Gobelin et lui donna son chapeau et sa canne.

"Ramène les à la maison, je ne voudrais pas les perdre dans un des rares endroits où je ne pourrai les retrouver."

Le petit être s'éclipsa sans dire un mot et en s'inclinant bien bas. Pusi Shade se dirigea vers le bateau et salua Charon d'un signe de tête, lui montra ses papiers, avant d'aller s'assoir au fond de la barque près de ses camarades.

Un mort parmis les ombres... Tu as ta place ici... coquille vide...

La voix fantrômatique sussura à l'oreille de l'immortel qui frissonna. Nul doute que Charon venait de lui adresser la parole, même si le passeur n'avait pas bougé de sa place à l'arrière de l'esquif, et que la voix semblait de venir de derrière son oreille. Symbolisme grec ou clairvoyance surnaturelle, impossible à dire. Peut être les deux.

Sans son chapeau pour cacher ses traits, SHade réalisa que les autres devaient lire son malaise sur sa figure, chose plutot rare. Il se reprit et fixa son visage vers l'horizon vide, où seules étaient visibles les lueurs fantomatique de l'Enfer, domaine d'Hadès.

"Moi qui pensait que seule la lumière pouvait me révéler. Voilà que ceux qui lisent en moi sont des ombres..."

Il adressa un regard compréhensif à Orchid, à qui Crow venait de répondre.

"Remerciez moi maintenant, je ne serai plus jamais vraiment vivant."

Et sur ses mots, ils traversèrent le Styx.
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MessagePosté le: Jeu 20 Nov 2014 - 16:40
Voilà des siècles que pareille visite ne lui fut plus adressée. Charon, le passeur, d'une apathie sans pareille, reconnu immédiatement la vie qui se présenta à lui. Elle l'épouvantait et le fascinait.
Aussitôt que ces êtres vivants s'approchèrent de sa barque, il se contenta de hocher la tête de droite à gauche, mais alors l'un d'eux lui montra quelque chose d'extraordinaire.

Il ne put résister à cette lumière. Seul Hadès est détenteur de lumière en Enfer et comme toutes les créatures de ces lieux, il le jalousait. A présent, cet homme lui offrait de quoi égaler le Dieu des morts lui même. Bien sûre, il ne devrait pas l'apprendre, sinon il serait plongé dans les eaux à jamais...

Charon accepta de faire la traversée et s'en ouvrir sa mâchoire décharnée, se permis de saluer à sa manière chacun des passagers.
Le bateau glissait doucement sur l'eau ténébreuse et le parcours sembla interminable, malgré que bien des spectacles s'offrirent aux yeux des voyageurs. Parmi ces derniers, ils purent reconnaître l'immense Cerbère. Le chien d'Hadès les renifla de son souffle brulant, mais ne montra aucune agressivité. Il montait la garde contre ceux qui tenterait de sortir, non pas ceux qui entrait de leur plein gré. Ils eurent aussi l'occasion d'observer que les pires supplices étaient bien réalités.
Sisyphe, le corps doré et ruisselant de sueur, les plaintes de ses efforts résonnaient dans la vallée tandis qu'il poussait un énorme rocher en haut d'une montage si haute que son sommet était enneigé.
Tantale, le visage déformé par une faim et une soif atroce, plongé dans le fleuve jusqu'au cous alors que des branches couvertes de fruits pendent devant son nez. Toujours il tente de s'abreuver et de se saisir de cette nourriture et toujours l'eau et les branches le fuie comme un lépreux.
Bien d'autres visions égaient cette traversée avant que la barque ne finissent enfin par frapper la roche de l'autre rive.

Là se tiens Hadès sur son trône, son père Chronos.


Je m'attendais à une visite de mortels...

Mais pas aussi rapidement.
Cet homme doit compter pour vous...


Son ton est monocorde, même si un sourire pointe sur son visage.
Il descend de son trône et fait face aux membres du Shadowpact, éclairant leurs âmes de sa lumière.

Vous venez chercher l'homme que ma sœur et ma reine m'a ordonné de garder.
Comment pensez-vous réussir si je ne le vous permet pas ?
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MessagePosté le: Ven 21 Nov 2014 - 19:03
Une fois dans le bac, Alan détailla du regard ses compagnons de voyage. L'un était un vieil ennemi de la Justice Society, en particulier de Flash, et son antithèse naturelle dans les ténèbres. L'une était un forçat en fuite, manifestement libérée des griffes de Waller ; quelque chose en elle débordait de vie, potentiellement dans le Green ; il ne la connaissait guère. Celui pour qui il avait le plus de compassion était l'homme au costume rouge officiel, qu'il reconnaissait pour l'avoir vu sous le joug du déchu Eclipso. Il avait laissé son familier au rivage, comme Shade s'était délesté auprès d'un de ses homoncules de ses fripes, et lui-même avait concédé son anneau de pouvoir à Charon, et bien que ce ne soit qu'une création de son esprit qu'il pouvait défaire à tout moment, en recréer un coûterait au moins un semblant d'énergie. Après cette réflexion, un sourire affable s'étira sur ses lèvres sèches à l'attention du canadien. Il lut péniblement son nom, dans la ténèbre ambiante.

"Ne soyez donc pas si sombre, agent... Crow. Certes tout ce qui brille n'est pas d'or, mais vous sarrez cueillir la clarté à tire-d'ailes si seulement vous voulez vous hisser hors de cet abysse."

Il espérait que l'homme en uniforme de police comprendrait ce à quoi il faisait allusion. Quant à Shade, non seulement il répugnait encore à pardonner les méfaits de l'immortel, encore moins les comprendre, mais il le savait aussi tout à fait capable de prendre des initiatives réfléchies, avec son plein potentiel de pouvoir et de subtilité. Il ne le savait que trop bien.

Malgré une petite raideur envers l'ancien némésis de son ami, les souffrances qu'ils côtoyèrent en s'avançant dans cet égout de la destinée hellénique lui furent très communicatives. Lui qui avait voulu croire dans le changement regrettait amèrement et avec aménité que les pauvres âmes consignées ici n'aient droit à rien pour succéder à une éternité de purgatoire. Pas de rachat des âmes, pas de merci. Le destin chez les Olympiens était quelque chose de parfois déterminé dès avant le berceau, et pourtant les conséquences d'une vie, destinée ou non, étaient sans appel dans l'outre-monde.

Descendus du baquet, Sentinel fut frappé de constater la fatalité qui accablait effectivement les condamnés mythiques de cet Enfer de châtiment. Ils étaient d'abord passés devant Kerberos, le chien qui était son propre seul ami, affublé de deux têtes surnuméraires pour avoir meilleure conscience et acuité, et pourtant personne avec qui échanger œillades et jeu.

Au supplice de Sisyphus, damné pour l'éternité à pousser et recourser sa charge rocheuse vers la cime gelée d'un mont encore plus raide que haut, Alan n'était pas insensible. Il avait souvent pensé à cette sanction en termes métaphoriques dans son combat sans victoire contre tout mal sur Terre. C'était un homme d'une grande dignité, humilié, gigantesque et musculeux, dont les talents paraissaient gâchés à une tâche sans achèvement.

Ce fut lorsqu'il aperçut sur la rive la malheureux Tantale qu'Alan ne put qu'ajouter l'action, quoique discrète, à l'empathie. Poussant légèrement dans ses réserves de rayons solaire transformées en énergie par la Flamme de la Starheart dans un processus de photosynthèse, il canalisa imperceptiblement son pouvoir. Imperceptible, car le principe même du supplice était de laisser presque à portée, juste assez pour mieux pouvoir soustraire au pauvre affamé et assoiffé l'objet de ses tentations. En poussant légèrement la croissance de la branche, Alan espérait que le va-et-vient calculé ne serait plus suffisant pour empêcher le maudit d'accéder à la nourriture bien mûre.

Conséquence inattendue de son effort végétal, il crut remarquer sur le costume de Black Orchid comme un mouvement, l'apparition de relief, lianes et vignes, sur la surface de sa silhouette. Il fut presque certain de voir plusieurs boutons d'orchidée apparaître sur ce qui se révélait être plus qu'un simple vêtement. Elle paraissait revitalisée même, mais peut-être se faisait-il des idées. L'utilisation de ses pouvoirs photoniques avaient un effet grisant dont il ignorait les effets dans l'environnement infernal du sous-monde.

Apparemment sans se faire remarquer, ils parvinrent jusqu'à l'horreur même. Il y avait pire que toute cette souffrance. Peut-être parce qu'Alan était père, et qu'il avait lui-même un fils quelque peu dangereux. Peut-être pour ce que cela représentait, la Mort qui faisait son siège sur le Temps lui-même. Le plus horrible était qu'il se nourrissait de la flamme d'Hadès, comme de toute lumière. Cette horreur devenait pour lui substance énergisante.

Apparemment, Hadès en savait assez. Il était suffisamment au fait pour s'être déplacé à l'encontre de quatre misérables terriens. Un porteur de lumière, un oiseau de mauvais augure, un éternel et une forme de vie transcendant les deux grands règnes de la vie terrestre.

"Votre reine brave les lois de l'Olympe et celles de la nature. Elle a bravé les lois-mêmes du foyer marital en prenant un deuxième époux. Quel est le sens des actions de la femme du Roi, si celle-ci se fait l'épouse d'un autre homme ? Ses actions ne sont dès lors plus au nom du royaume, il sourit à l'idée de son prochain argument malgré la situation, sérieuse comme une crise cardiaque. Quant au romantisme dont on est friand dans l'au-delà, qu'en-est-il lorsqu'une dame évince son seigneur pour des motifs politiques et de conquête ? "

Il se tourna quelques minutes pour regarder ses compagnons d'infortune. Il n'était pas leur chef, mais avait pris l'initiative de parler le premier. Son impudence pouvait risquer la réussite ou l'échec de leur mission, mais que faire d'autre ? Il n'avait guère confiance en le reste de cette assemblée, à vrai dire. Il laissa cependant qui le voudrait ajouter son mot à l'affaire.

Puis, après s'être tenu silencieux au profit du restant du groupe, il reprit :

"Elle a amené sous terre les problèmes des vivants. Luthor n'est pas, à ce jour, l'un de vos sujets. Ce n'est pas votre combat, seigneur Hadès, et cela deviendra très certainement votre guerre si vous ne nous donnez pas gain de cause."

Après tout, pour être lié à Wonder Woman, ce dieu auquel Alan avait l'arrogance de faire face, nourri de tout son sentiment d'injustice après avoir vu les condamnés, se devait de savoir que le peuple américain et le monde moderne n'étaient pas du genre à se laisser faire sans prendre les armes.

Il jeta un coup d’œil du côté de Tantale, pour voir comment celui-ci s'en sortait. Mais lorsqu'il décrivit un arc de cercle avec son regard, il constata un fait inattendu. Malgré l'influence gréco-romaine liée aux dieux, ou peut-être à cause d'elle, ce lieu n'était pas peuplé seulement par des dieux et des hommes. Les Enfers pullulaient de créatures magiques. Son mandat s'étendait même ici, repousser les ténèbres en tant que sentinelle de la magie. Tandis qu'il prenait conscience que ses charges se trouvaient même ici, il ne se demanda pas s'ils méritaient sa bonne garde. Toute créature magique, bonne ou mauvaise résidait sous son œil vigilant. Même ici. Il se remonta les manches, vraiment remonté. De l'air chaud lui sortait des naseaux par intermittence.

"Mes charges sont ici ! Des tribus d'un peuple ésotérique, que je garde. Relâche mon peuple, roi des âmes ! Sinon... "

Il s'élança, matérialisant une épée d'émeraude à partir de pouvoir de la Starheart. Son tempérament avait eu raison de sa tempérance. Il fonçait à travers l'air glacé vers le souverain morbide engoncé dans son trône divin. Sabre au clair, narines fumantes, orbites révulsées.
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MessagePosté le: Ven 21 Nov 2014 - 21:33
Black Orchid marcha avec le groupe, elle se voila volontairement la vue sur les différentes horreurs qu'elle voyait. Ne cherchant ni à voir, ni a comprendre. Elle ne regarda aucune des étranges tortures concoctées par les immortels pour leurs jouets mortels. C'était ni plus ni moins cela, chacun avec son créneau s'amusait aux dépens des hommes et des femmes. Elle ne leva donc les yeux sur aucune des atrocités qui se déroulaient près d'eux lors du passage.

Elle sentit un regain d'énergie, très subtile à l'approche de la lumière. Elle ne savait pas vraiment d'où ça venait, mais elle crut reconnaître une certaine énergie du Green. Peut-être était-ce parce qu'il se trouvait si près des racines de la terre. Elle n'en fit pas vraiment de cas. La lumière qu'elle espérait salvatrice se posa malheureusement sur le maître des lieux, Hadès, roi des enfers. Il fallait avouer que le physique d'Hadès n'était pas ce à quoi elle s'attendait, mais son trône des plus terrible parlait pour sa grandeur. Un titan enchaîné et affamé comme trône, c'était terrible à regarder. Black Orchid resta donc un peu en retrait laissant ses compères masculins à l'avant garde. C'était une réaction, qui n'était pas à son habitude, mais tout ici était étrange et elle n'aimait pas ça.

C'est Sentinel qui prit la parole le premier. C'était bien étrange, car malgré une politesse constance il semblait vraiment défier le roi des enfers. Juste à cette idée, elle en frémissait un peu. Ça ne fonctionnerait pas, elle le savait. Il était maître de son domaine, unique possesseur de toutes les âmes, architecte constant des morts et les morts étaient sa demeure. Elle n'avait ressenti cela qu'à un seul endroit... dans le green. La ou le parlement avait pleine possession de tout se qui l'entourait. Une forêt qui était à la fois la maison et les habitants. L'enfer était Hadès et vice-versa. Elle pencha ses yeux incapables de soutenir la vision du trône vivant immobilisé et torturé. Elle leva une jambe, elle n'avait pas remarqué, mais le sol était en fait jonché de cadavre et il marchait sur cet amas de morts empilés pour offrir un soutient dur. Il marchait littéralement sur les morts, qui semblaient souffrir de chaque pas. Elle se mit à haleter légèrement, comme prise d'un peu de panique.

Elle venait d'échapper aux tortures de Psi-mon pour tomber dans la maison de la mort. Psimon avait été son antichambre et elle venait d'entrer dans le temple. Les paroles de Sentinel, ne lui parvinrent plus. Était-elle encore sous le contrôle d'ARGUS? Torturer par son esprit aider par les compétences psychiques d'un membre du suicide Squads. Est-ce que tout cela était réel ou était-ce comme les centaines de fois auparavant ou elle c'était vue brûler dans le corps de Suzanne encore et encore et encore. Non tout ceci était réel et c'est se qui était le plus inquiétant, elle avait quitté les fausses flammes pour celle de l'enfer, elle était damnée, il n'y avait pas d'échappatoire.

Son souffle s'accéléra et derrière ses compères masculins, elle se sentait aspirée par les ténèbres. Shade et Dark Crow pouvait bien s'y complaire, elle n'était pas de ce type. Elle était le pont entre des mondes et elle venait de toucher le fonds. Que faisait-elle là? Elle leva à nouveau les yeux vers Hadès qui bien qu'il n'avait pas d’yeux semblait scruter son âme. Elle voulait sortir d'ici et vite. Elle poussa ses alliés et s'avança,

Vous voulez quoi en échange? Qu'on sorte d'ici au plus vite.sa voix sonnait paniqué et un peu en perte de contrôle. Son ton était celui d'une crie qu'on aurait retenu trop longtemps et qui se serait étouffé. Hadès n'était pas soumis à Héra, elle venait de le comprendre. Ce n'était pas sa reine, il était le seul roi des enfers. Le seul maître, Héra régnait probablement au coté de son frère sur le ciel, mais ici, il n'y avait pas d'espoirs, pas d'autre puissance. Il y avait Hadès et il était en train de l'étouffer en ne faisant absolument rien, juste en étant ce qu'il était. Le roi des morts, le roi de Susan, de Suzy, de Flora et de Garcia... il était son roi. Ce monde l'appelait à lui et elle résistait de toutes ses forces, elle s'épuisait. Les corps qu'elle empruntait, elle avait évacué leurs âmes pour mettre la sienne. Ses âmes l'appelaient en silence, Flora devait sortir d'ici et vite. Elle avait beau essayer de le cacher, ça panique et sa nervosité était palpable, évidente et un peu pathétique. Elle était en état de choc traumatique de trois morts et d’une séance de torture terrible qui avait duré plus d’un mois et demi. Tout cela mis ensemble faisait qu’elle voulait partir.
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MessagePosté le: Sam 22 Nov 2014 - 12:20
On pouvait penser ce qu'on voulait, Shade n'était définitivement pas à l'aise dans cet endroit qui mêlait torture et désespoir. Peut être était ce sombre, mais d'une obscurité hostile, différente des Darklands. Il n'y était donc pas mieux que ses compères. pire, la sensation d'être entouré de ténèbres qu'il ne saisissait pas lui donnait l'impression d'être faible et vulnérable.

Oh, il pouvait encore utiliser ses pouvoirs, mais les ombres de ce lieu ne lui offririat aucune protection face au maitre des Enfers. Enfin, c'était la sensation qu'il avait, mais a vrai dire, rien n'était vraiment sur à présent. La seule constante était ce fleuve jonché de scène de peine et de souffrance, le bruit de l'eau toujours ponctué par des gémissements, des cris et des râles, implorant la pité.

Shade connaissait bien tous les mythes qui défilèrent devant leurs yeux, ils étaient connus dans la mythologie Grecque. Il ne fut donc pas choqué, pas trop, autant parce qu'il connaissait déjà les histoires, et les crimes, de ces malheureux, que parce qu'il avait vu nombre d'atrocités durant sa longue vie qui égalaient le spectacle qui s'offrait à ses yeux.

Tout cela devenait si tristement banal qu'il en détourna les yeux, pas par dégout, mais bien par lassitude. Son bref mouvement de tête qui redirigea son regard vers l'intérieur de la barque surpris un bref coup d'oeil de Sentinel. On pouvait y lire le ressentiment et la méfiance. Shade haussa les épaules, habitué à ce genre d'attitude. Nombres de héros avaient du mal avec lui, mais après qu'il soit devenu ami avec Jay et qu'il ait aidé la Justice League à plusieurs reprises. Il espéra juste que cet homme ne lui ferait pas obstacle, ou n'essayerait pas de le museler.

Ils accostèrent. La traversée avait duré quelques minutes, mais quand il sselevèrent, de la poussière leur tomba des épaules, comme si ils y avaient passé des années. Shade s'ébouriffa les cheveux, et constata, en regardant son reflet dans le Styx, qu'il avait l'air beaucoup plus jeune ainsi. Prenant silencieusement note de ce détail important, il suivit les autres vers le trône géant du maitre des Enfers.

Hadés, fidèle à lui même, exhibait sont pouvoir, soucieux de montrer qu'il n'était pas le dernier de ses frères. Shade connaissait bien la légende, et savait aussi qu'on pouvait compter sur le complexe d'infériorité d'Hadès. Mais avant qu'il puisse trouver la formule de politesse convenable pour s'adresser à un Dieu, ces choses prennent du temps, Sentinel le devança, s'adressant avec culot à Hadès, sur un ton frisant l'insulte.

Malgré sa peau déjà très blanche, Shade pâlit. Il ne craignait pas la colère d'hadès, c'était un Dieu friand de pactes, pas de batailles, mais l'insolence et l'inconscience du nouveau membre du Shadowpact le laissa sans voix. Black Orchid essaya bien d'entamer une démarche diplomatique convenable, son ton effrayé était très convaincant, Sentinel ne voulu rien entendre et se jeta sur le Roi des morts, l'épée au poing.

Hadès ne fit pas un geste pour l'arrêter, soit parce qu'il savait déjà ce qui allait se passer, soit parce qu'il ne craignait pas les attaques de ce mortel. Toujours est il que Sentinel fut arrêter en plein vol, des ombres saisissant ses mollets, le ramenant à terre assez brutalement, mais l'empêchant de s'approcher d'Hadès.

Shade fit disparaitre ses ombres et pencha la tête sur le côté, en signe de perplexité exaspérée.

"Nous ne sommes pas en position de force ici. Ne faites rien d'insensé."

Il s'avança d'un pas, s'inclinant bien bas devant le maitre sur son trône.

"Votre Grandeur, toutes mes excuses, le voyage a éprouvé le mental de mon compagnon, je suis sûr qu'il regrettera amèrement ses actes lorsqu'il reprendra ses esprits. Je vous implore de lui pardonner. Comme il vous l'a dit, nous sommes venus récupérer Lex Luthor. Et il n'est pas de votre royaume. Pourquoi devriez vous vous embarasser d'un vivant? Pourquoi êtes vous toujours le gardien des prisonniers de votre famille? Est ce tout ce dont votre Majesté est récompensée par ses pairs?"

Il s'avança encore d'un pas, se trouvant désormais juste à côté de Sentinel, toujours au même endroit.

"Ne perdez pas votre éternité à être la roue de secours des Dieux . Il est visible même à l'oeil des mortels que nous sommes, que votre soeur, et reine, vous prend pour son valet de pied. Montrez lui que vous méritez mieux, montrez lui que dans une famile royale, les frères et soeurs commandent les armées, dirigent les masses, se partagent le pouvoir. Montrez lui qu'il n'est pas de grandes familles où l'ainé est roi et le cadet geôlier.

Il recula d'un pas et s'inclina une nouvelle fois. Dans un sens, son plaidoyer était aussi osé et culotté que celui de Sentinel, mais au moins la forme et la subtilité y étaient.


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MessagePosté le: Sam 22 Nov 2014 - 16:42

L'embarcation de Charon avait ce côté aussi hétéroclite qu'étrange. Une femme faisant le pendant entre le Green et le Red, une Ombre qui semblait être immortelle, un ange de Lumière que Daniel avait déjà affronté, et lui… Celui que le Phantom Stranger avait qualifié de "Fou". Oui, tous étaient ici pour une seule et bonne raison, ils avaient tous abandonné une partie d'eux-même en montant dans cette barge. Un anneau, une aprtie de soi, un animal sacré, sa propre tenue…

Tout être vivant qui arrivait ici ne l'était plus. L'âme de tous se voyait extirpé de son enveloppe charnelle au moment de la disparition de cette dernière. Pour le peuple Crow, il n'en était pas si différent, tous arrivaient à un choix uqi faisait d'eux un membre de leur Peuple avant même de disparaître dans les songes. Daniel quand à lui, posa un regard sombre, mais dénué de colère ou d'un quelconque sentiment de rage ou même de colère à l'encontre de Sentinel. L'un et l'autre avaient compris les paroles non prononcées.

IL était la lumière, le Dark Crow les Ténèbres dans tout ce qu'elles avaient de plus pur. Toutefois, l'ultime paradoxe avait voulu qu'ils doivent se retrouver ensemble dans un pacte qui devait les dépasser autant l'un que l'autre. Les Ombres ne pouvaient naître sans la lumière, et la Lumière n'avait aucune raison de vivre sans les Ombres. Oui, ils étaient complémentaires…

Alors qu'ils remontaient inlassablement le Styx vers son aval, laissant derrière eux l'amont et son Elysion tant espérée par ceux désirant de voir leur mort baignée de lumière et d'anges, une vision d'horreur s'offrit à eux. Cerbère. L'immonde chien à trois tête, gardien des Enfers ; celui là même qui fut défait par Héraclès et sa force, puis, bien plus tard par Orphée et sa lyre… Toutefois, avant même que Daniel n'eu le temps de faire le moindre mouvement, le chien tourna sa tête vers lui, déposant un regard plein de compassion sur la barge dirigée par le Passeur.

Il n'y avait pas que de la haine aux Enfers. Une partie de la sagesse des vivants semblaient avoir touché ce gardien. Tout comme le meilleur ami de l'homme sur Terre, le chien à trois têtes paraissait triste de les voir passer ainsi, eux qui étaient bien vivants. Au moment où la barge percuta le sol de l'autre rive, une chose sauta aux yeux de Daniel. Une phrase écrite en grecque sur le haut d'une porte de pierre disait ces quelques mots : "Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance." Voilà une manière de souhaiter la bienvenue d'une manière bien étrange…

Et au devant de cette porte, assit sur un trône fait du Dieu Parricide qui leur avait jadis offert la vie, trônait Hadès. Bien différent des images qu'on lui donnait dans les livres mythologiques, le Dieu des Enfers semblait avoir échangé sa tenue d'ébène et de sang pour une armure aux reflets vides de lumière.

N'ignorant pas le courage et l'audace de l'homme de Lumière, Daniel n'eu aucun étonnement que de le voir tenter – en vain – d'attaquer le Dieu. Et ce, au détriment de Shade qui ne manqua pas de l'en empêcher. Les Ombres ici n'obéissaient pas entièrement à ceux qui les appelaient. Le Dark Crow poussait des cris sinistres au loin, sa voix rugissante se faisait entendre jusqu'ici. Glaçant l'âme de Daniel, le Totem désirait ardemment fuir de ce monde néfaste… Chose que tous semblaient désirer.

Dans un long monologue remplis d'un respect totalement choisi, Shade expliqua à Hadès les raisons de leur venue. Il avait choisi les mots, mais pas la langue. Bien malgré lui, et au détriment de connaître plus de choses sur son pays natal, Daniel avait apprit quelques langues mortes durant ses années en tant qu'étudiant. Le Français, l'Allemand, quelques langues bien moins communes, et le Grecque… Récent, certes, et sans être réellement sûr du sens de ses paroles, il s'adressa au Dieu des Enfers. La tête baissée, et le poing droit fermé sur le cœur, de la même manière dont il s'adressait à Eclipso alors qu'il était encore sous sa coupe…


- Μια ψυχή για την ψυχή, να λάβει τη δική μου, και την απελευθέρωσή του !
(Une âme pour une âme, prenez la mienne, et libérez la sienne !)

D'une manière ou d'une autre, Daniel savait qu'il avait déjà sa place. Il n'était pas le seul dans ce cas là. Et alors qu'il ouvrit les yeux sur le sol, il contempla avec tristesse les visages hurlant en silence que tous foulaient de leurs pieds. Nombreux étaient les innocents que le Dark Crow avait envoyés ici… Et nombreux étaient ceux qui voulaient l'y garder. Alors pourquoi ne pas s'offrir immédiatement à Hadès ? Ainsi, il n'aurait plus à affronter ses propres démons… Pas plus qu'il n'aurait à sentir le poids de ses actes dans une vie qui n'était plus la sienne depuis bien longtemps… Mais cela, il en restait aux choix du Dieu qui leur faisait face.
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MessagePosté le: Lun 24 Nov 2014 - 19:12
Les questions du Green Lantern rebondissent sur l'armure d'Hadès comme le ferais des balles. Son ton est puissant et insolent envers la sœur de Dieu des morts, mais cela ne semble pas l'affecter. Il reste coi devant ces mots, il est certain que le Déesse, elle l'aurait fait taire sur le champ, à jamais.
Le Dieu ne bouge pas et esquisse juste un sourire lorsque le héros évoque une guerre future.

Soudainement, le héros s'énerve et l'attaque à brûle pourpoint, une épée de lumière à la main. Hadès est surpris mais ne se sent pas menacé, car il ne cille pas. Alors, que la lame se dirige vers lui, qu'un drame ait lieu, Shade s'empresse de plaquer son compagnon et de le ramener à lui grâce à des ombres tangibles sous son contrôle.
Ombres et Lumières, ces êtres ne sont pas dépourvus de pouvoirs, même dans ces lieux. Une véritable provocation envers le Dieu tout puissant des Enfers.

Shade lui parle à présent, d'un ton bien différend, mais c'est encore pire.
Celui-ci ne dépeint pas un portrait enlaidi de la Déesse, mais du Dieu lui même, affirmant que Héra n'a aucune considération pour lui. De quoi réveiller de vieilles rancœurs chez Hadès qui cette fois-ci ne souris plus du tout.

Des questions, encore des questions... Même la femme à l'âme végétal lui en pose...

Les lèvres pincées, il n'a guère apprécié ce numéro, ces discours et ces demandes dont il connait déjà la nature, le sens et les conséquences.
Une phrase lancée lui parvint alors à l'oreille avant qu'il ne réponde. Ce n'est ni une question, ni une demande... c'est une offre, un marché.
Elle radoucie son humeur.

Tant de venin.
Colère, peur, flatterie...

Mais voilà finalement un mortel qui va droit au but.

Tu me propose ton âme, mais crois-tu qu'elle vaut tout autant que la sienne ? J'ai beaucoup de considération pour la qualité des âmes qui reposent ici.


Il tourne légèrement la tête en direction, alors que Chronos pousse une plainte.

Tu m'a provoqué Alan Scott. Rien, ici... ne t'appartiens. Toi même est à ma merci depuis que tu as franchis le Styx de ton plein gré.
Ne comptez pas sur moi pour vous guider et retrouver celui que vous chercher, il n'y a de toute façon pas de chemin. Vous n'avez qu'à marcher et à faire face à la Mort pour réussir.


Il tourna la tête en direction de Daniel Crow.

Ensuite nous procèderont à un échange, parmi ceux qui réussiront.
Mais, je choisirais qui restera.


Il se retourna pour s'assoir à nouveau sur son trône.

Quel que soit notre entourage, on est seul dans la mort...


Aussitôt que ces paroles furent prononcées, le sol se mit à mouvoir plus brusquement qu'un tremblement de terre. Les âmes torturées le constituant se tordent en tout sens et sortent en poussant d'horribles gémissements. Leur visage et leur corps aberrants s'étirent tandis qu'ils se jettent sur les quatre membres du Shadowpact.
Et alors tout devient ténèbres.

Chacun se retrouve seul dans ce néant, il n'y ni son, ni odeur, il ne semble même pas y avoir d'air et pourtant il ne suffoque pas.
La Mort les attends...


HRP : De très beaux posts, osés.
Je vous propose l'occasion suivante : vous laissez vous confronter à vos démons et devoir vous en sortir pour vous rejoindre là où se trouve Luthor. Il peut s'agir de proches disparus, de victimes, d'illusion, de vous même... laissez la Mort s'exprimer, mais faites comme vous voulez. Je réclame uniquement une expérience particulièrement éprouvante pour Alan Scott afin de justifier le fait qu'Hadès ne le jette dans les flammes éternelles What a Face.
Il n'y a pas d'ordre. La fin de votre post conduit naturellement à la découverte ensemble de Luthor, mais je préciserais alors dans quelles conditions dans mon prochain post. Si vous ne vous voyez pas réussir, voyez les choses d'une autre manière, n'hésitez pas à m'en faire part en MP.
Bonne inspiration.
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MessagePosté le: Lun 24 Nov 2014 - 21:59
Retenu par les ombres de Shade, Alan fut stoppé en plein élan. Le plus frustrant fut de constater, suant et soufflant, que le petit roi des Enfers quant à lui, n'avait même pas cillé. Il le regardait, avec son demi-sourire froid et ses dents bien alignées. Un vrai petit garçon sage. Laissant sans forcer la lame de jade se faire avaler par les ténèbres de l'anglais, il relâcha ses membres pour se laisser arraisonner au sol.

"Insensé, insensible !!" fut son seul cri de force et de rage envers l'ombre de gentleman.

D'autant que l'ancien némésis de Flash lui avait à peine accordé un regard avant de poursuivre son argumentaire à l'attention du roi des chers disparus. L'arrogance, le pur mépris de cet homme. Alan pensa à l'esprit plus tourné vers le concret de Black Orchid, mais il n'eut pas le temps de mûrir ses motivations que l'officier Crow s'approcha, s'offrant manifestement, en prononçant une phrase incompréhensible aux oreilles du gothamite. Hadès lui répondit cependant, prit Crow pour interlocuteur. Non sans avoir renié à Sentinel la charge des créatures magiques dans les sous-terres.

Tandis qu'il s'avançait vers Hadès pour lui rétorquer une menace bien sentie, il constata non seulement qu'il était allé trop loin, au sens figuré, mais aussi au sens propre. Ses pas l'enfonçaient dans l'horreur qu'il n'avait pas remarqué plus tôt, les visages et les corps des innombrables inconnus aux traits si familiers pour chacun que cela devait être une illusion. Pourtant, l'illusion était vraie pour tous ses sens, criants de vérité et de souffrance, puant d'injustice et de charnier corporel. Tout était vrai. Alan se tourna vers les autres, bien qu'il ne puisse se fier à eux, ils étaient sur cette route de perdition avec lui. Ou bien... Non. Il était désormais seul. Seul, s'enlisant dans ces milliers, ces millions de faces et de foies qui n'offraient presque aucune résistance, craquant et s'affaissant comme pour accentuer leur impotence. Les damnés étaient multitude, et bientôt, Alan se confondit avec eux.



Il sentit la forme se détacher, se reculer, lui faire face, plus qu'il ne la vit. Pourtant il ne s'en fallut pas d'une fraction de seconde. Aucun temps quantifiable n'aurait pu mesurer la vitesse avec laquelle cela se fit. Comme dans les rêves, où le temps est tout et n'a pourtant plus cours.

"Spore."

Alan avait lu les dossiers de la JLA. Enfin, non c'était trop récent ; il l'avait simplement vu à la télévision, avant de prendre un peu le temps d'en reparler avec Barry. Le virus Spore, qui avait donné naissance à une créature éponyme plusieurs fois, mais aussi autrefois à la double personnalité de sa chère Alyx, qui n'était autre que Rose/Thorn.

"Dr. Street, Samuel Street. Je... Je suis désolé. Vous n'avez rien à faire ici, c'est le virus qui vous a conduit à être ça, pas votre âme à vous. Je suis navré... "

Mais bien entendu, la créature ne voulut rien entendre, et se contenta de fondre sur lui avec sa multiplicité de membres chenus et de visages imbriqués, informes. Il sentait s'écraser sur lui une infinité de minuscules cellules du Green et du Grey, qui venait exploser comme du pop corn au contact de sa peau, de son armure. Mais d'après la JLA, d'après ce qu'Alan avait déjà pu en déduire, le virus n'était pas un virus, pas naturellement. C'était une arme bactériologique. Il n'appartenait pas au Green comme construction naturelle de notre Terre nourricière. C'était une confection destinée à la destruction massive, pure et simple. C'était une dérivation de ce que les plus grands botanistes avaient voulu créer pour la bonne cause, pervertie aux fins de destruction de l'humanité entre-soi. Le nationalisme américain avait ses parts d'ombre, et même en rejoignant Checkmate comme roi blanc, Alan n'en avait pas gardé un souvenir immaculé. Personne n'était tout blanc, probablement pas Samuel Street. Quel qu'ait été son poste sur le programme. Alan ravala sa salive et avec elle, sa pitié. Street était une pourriture comme les autres, mais Sentinel en aurait peut-être fait autant, s'il n'avait pas été lui. Ses coups de poing et de pied contre l'entité se faisaient vains, la créature sembla s'évanouir mais avec elle, l'énergie en Alan Scott réduisit d'un cran. Il s'était épuisé contre cet adversaire multiple.

Le sol continuait de chuchoter sous ses pieds, de bruisser et de couiner. C'était maintenant une longue galerie, boyau étroit et noir, dont émergeaient membres suintants et mâchoires déchaussées, tous dévitalisés. Alan sentait toujours la présence de Spore, mais celle-ci était diffuse. La pensée qu'un organisme infectieux conscient puisse rôder au sein même des Enfers avait de quoi lui donner des sueurs froides. C'était un enfer même pour respirer. Il sentait que les spores pouvaient entrer dans sa bouche à tout moment, son nez, son œsophage et son sang. Mais par une petite superstition, il se persuada qu'il le sentirait si cela arrivait. C'était faux, il le savait, ce qui expliquait qu'il sentait son cœur battre la chamade par rebond de plus en plus intenses à chaque fois qu'il se rassurait de cette pensée. Il songea à tout brûler avec la flamme de la Starheart ; c'était tentant. Après tout les chandelles qui formaient la couronne du maître des lieux avaient donné une nouvelle jeunesse à son énergie photonique grâce à la photosynthèse. Il allait céder, ou peut-être venait-il de former le tout début d'une étincelle. Elle apparut dans une flambée d'émeraude.



Il en reconnaissait quelques-uns - Rag Doll, Trident, Shaggy Man pour en citer trois - mais pour la plupart, même dans la mort ils n'avaient plus aucune renommée, aucun éclat, seulement le droit à l'oubli et l'anonymat. Leur visage ou leur masque, leur personne n'étaient rien même pour un vieux de la vieille qui avait duré, tel que l'était l'ancien reporter.

Et au milieu d'eux, pas Kobra, ni Grundy ; pas même Amanda Waller (celle-ci était encore vivante, ceci dit). Mais bel et bien Bea DaCosta, sa jeune camarade et membre de la maison rivale au sein de Checkmate. Une jeune femme qui avait retenu la corruption en elle presque toute sa vie, mais qu'il n'avait pas su protéger de la noirceur du monde. Elle était teintée depuis longtemps, songea-t-il, mais quelle différence avec le commun des mortels ? Elle avait été victime d'un attentat avec la précédente mouture de la JLI, face à des ennemis qui rappelaient étonnamment Scythe, qu'Alan avait refusé de tuer enfant dans une base Nazi. Qui était devenu un terroriste homicide. Mais elle, Beatriz, Fire, n'avait pas ce mal en elle. Pourtant rien n'avait pu la protéger. Alan, pétrifié, tomba à genoux. Ses rotules claquèrent au contact des crânes et des phalanges des pauvres damnés qui constituaient la matière brut du corridor.

"Brûlez tous."

La voix de l'ardente femme brésilienne était amère, sans appel. De son œil spécialement sensible au mysticisme, Alan eut l'impression de voir chacun des criminels condamnés partir en flammes sur l'impulsion de l'ancienne espionne héroïne. Il ne fit rien. Déjà condamné à l'inaction par sa posture de regrets, il s'enfonçait simplement jusqu'aux cuisses dans le parterre en souffrance des âmes éternelles. Alan ne versa pas une larme, seulement du sang qui s'échappait de sa peau brûlée. Elle cicatrisa et guérit rapidement, mais le filet d'hémoglobine continua de s'égoutter jusque dans la mare inhumaine. Il avait fallu à Fire moins d'un instant pour le faire, mais pour le vieil homme cela parut une éternité, et même sa rapidité d'exécution ne lui sembla soudain pas une excuse suffisante pour toutes les âmes qui venaient de se désintégrer en fumée.



Puis, lentement cette fois, les épidermes des maudits qui jonchaient jusqu'à en être le sol lui-même, commencèrent de prendre feu, d'abord en discrètes étincelles de jade, puis très distinctement, progressivement, en un brasier que Sentinel ne pouvait nullement empêcher. Il sentait que Spore était partout, ce virus mortel créé par l'Homme pour émuler le Green. Comme d'indiscernables molécules de bois qui rendraient son pouvoir inefficace voire même incontrôlable. Alors il n'y avait plus qu'une chose à faire, une chose qu'Alan avait en horreur. Il avait toujours évité de se salir les mains, physiquement. Mais avec tout ce qu'il portait déjà sur sa conscience, il devenait grand temps d'en prendre acte. Il n'était pas un gentil, pas un tendre. Il saurait faire ce qui était à faire. Péniblement, lentement, rendu presque flou dans la tourmente de flammes, il parvint à enfoncer ses paumes pour prendre appui sur les corps grimaçants en combustion. Ses genoux, puis ses mollets, la plante de ses pieds émergèrent du brasero d'âmes pour venir se jucher à nouveau au sommet. L'odeur était horrible. De l'humain qui brûlait, mais aussi du vice, du péché, ce qui leur restait de vie, tout malsain que ce soit. Il fixa son objectif, les glandes lacrymales gonflées de leur amer nectar. Puis, les yeux mi-clos, il bondit. Sur elle, la jeune femme magnifique, au corps de rêve, au visage de poupée, à la voix de comédienne de cinéma, aux hanches féminines qui aurait pu être sa fille, sa femme, sa protégée... CRAC. Elle n'était plus là. Sa nuque non plus, il venait de s'en assurer. Le cadavre d'une âme, inerte, avait beau ne rien peser, ce poids ramena rapidement le Green Lantern plus bas que la surface. Il sombra, s'enlisa...

Ses larmes se confondaient avec la chair souillée, massacrée, violée des bas-fonds de l'underground world, avec Spore qui était toujours là. Mais elles coulaient, jusque dans son inconscience il en était sûr.

Mais il fut réveillé par une pulsation cardiaque, signe vital qui ne pouvait être que mauvais, très mauvais signe dans cet endroit de décomposition avancée et de désolation. Ce n'était pas le sien, ou alors il n'aurait pas su le confirmer. Les corps se dés-agglomérèrent du sien, sans qu'il sache comment ni pour quoi. Ce fut lorsqu'il sentit son sang couler à nouveau, fouetté et lacéré par un élément caractéristique, qu'il le sut sans pouvoir donner de la voix aux mots.

"Thorn..."



Evidemment, il avait très peu connu Thorn. Il avait plutôt connu Rose, ou plutôt Alyx Florin-Scott, la mère de ses jumeaux. Mais c'était Thorn qui était liée à lui, à son insu durant leur relation et depuis bien avant, à travers le lien que le virus spore avait tissé en elle avec le Green. C'était terriblement indécent qu'elle se présente ainsi à lui, pourtant c'était elle qui était morte, lui qui était indécent de se présenter vivant face à elle, de venir en pleine possession de ses moyens dans le royaume où elle était sujet. Il avait honte. Tandis que cette femme qui avait été la sienne, qui avait été un adversaire redoutable pour Flash et lors de très rares occasions pour lui-même en tant que Green Lantern, cette femme le touillait et le triturait de ses extensions vénéneuses, Alan ne ressentait que de la honte. Son esprit ne reconnaissait plus rien que les émotions basiques. Honte, désir, rage. Mais il était trop faible pour la rage. Il se laissa tomber sous les insistances des lianes d'aubépine. L'esprit est ardent, mais le corps, trop faible, faillit.



Deux regards de femme pèsent sur lui. A peine dissimulées par l'ombre, elles jettent leur perception terne sur celui qui n'aura pas su être leur champion. Pour Capucine, celui qui ne l'aura pas protégé d'un pacte commis malgré elle avec le démon rimeur, le sanctuaire de la feuille verte qui n'aura jamais été respecté au profit d'un pacte bien rempli. Pour June Moon, celui qui n'aura jamais été là pour fédérer Justice League Dark quand elle a oublié qui elle était et plongé le monde dans un chaos dénué de réponse, face à une équipe prête à tout pour faire cesser le drame. Deux âmes perdues, oubliées, damnées à l'insu de leur plein gré. Mais il faut croire qu'en ces temps troublés, le regard d'une femme, ou deux dans ce cas, a de l'importance.

Alan se relève mais cette fois si rien ne guérit, ni plaies ni armure, son inconscient semble porter la fierté de ce que ces femmes attendaient de lui. Il tourne le dos à sa tentatrice, la belle, fertile et insistante mère de ses enfants, cette créature en proie à la possession par une personnalité mauvaise qui l'aura pourrie, cette femme qui n'aura pas su privilégier l'amour malgré tous ses efforts, cet être en lequel la lutte entre le bien et le mal s'est soldé par une fin spectaculaire. Il ne la regarde pas, ne contemple plus cette part de son passé. Pour le moment.

"Il y a encore des vivants, Hadès. Montre m'en un, et je te le rendrai. Je serai celui qui le pourfendra si c'est ce qu'il te faut."

La voix est incertaine, le teint cireux, la lèvre tremblante, même le poing ne parvient plus à rester fermé. Mais la volonté tient toujours en place, canalisée du mieux qu'il le peut.
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Shadowpact
MessagePosté le: Mar 25 Nov 2014 - 0:00
Black Orchid n'était pas au bon endroit et elle le savait. Lorsque Crow prononça les mots qu'elle se refusait de faire, son coeur bondit dans sa poitrine. Il n'avait probablement aucune idée du pacte qu'il venait de faire. Puis au final Hadès finit par réagir, se que l'attaque de Sentinel n'avait pas réussis à faire, ni son crie de désespoirs et encore moi la causerie de Shade. Crow s'offrait en échange de Luthor. Il fallait bien un Canadien, pour ne pas connaître la portée de Luthor. Ils tentaient tous en ce moment d'ouvrir les enfers pour laisser sortir la peste luthorienne et ce dans le déni le plus total. Puis brusquement tout bascula. L'enfer s'ouvrit pour laisser tomber Flora. Elle était perdue, les morts l'entouraient, elle n'entendant que ses propres cries de panique puis tout à coup plus rien.  Elle était seule au milieu d'une pièce.

Sentinel? Shade! CROW! PHANTOM SORT MOI DE LÀ!

Calme-toi sweetheart.

Oh non... elle venait d'entendre une voix qu'elle connaissait trop bien, en arrière d'elle. Une voix qui provoquait effroi et tendresse. Une voix enfuie dans le plus profond d'elle même, dans le fond le plus écrasé de son existence, celui qu'elle voulait oublié et qu'elle croyait encore vivant, mais il était bien ici, en enfer, la ou était sa place.

Carl...?



Écoutez la musique à volume bas

La musique sentait soudainement jouer d'outre-tombe, comme si Frank Sinatra lui-même chantait. C'était la chanson préférée de Carl, ça l'avait toujours été. Il était là, devait-elle. Le mari de Susan et son assassin. Carl Thorne, il avait toujours su trouver les mots pour se faire pardonner, malgré tous les coups qu'il avait donnés et malgré tout se qui c'était passé, le coeur de Flora palpita à sa vue comme le jour de son mariage. Pourtant Carl était là droit et sombre, comme s'il était en noir et blanc, la musique jouait en arrière-plan et il pointait son arme sur Flora.

Mon amour, ne fait pas ça? sa voix était étrangement calme et pourtant on sentait la peur dans son regard. Un peu comme si c'était un vieux disque qu'on avait entendu souvent et souvent. Comme une pièce de théâtre qui se répétait depuis des lustres et qui n'avait plus aucune surprise. C'était le retour d'une scène déjà vu, mais presque oublié, celle d'un homme qui allait tuer sa femme.

Je vais te tuer Susan.

Sans s'en rendre compte Black Orchid avait repris l'apparence de Susan Linden première du nom dans son costume de Black Orchid. Son regard triste avait replis ça place ainsi que quelques taillades laissées par Carl dans ses années de mariages. Le costume qui semblait fait de matière synthétique non appliquer au Green et qui ressemblait vraiment à quelques choses de fait maison. Mais ce qui frappait le plus c'était la moue constante sur le visage de Susan qui semblait avoir perdu toute joie de vivre.



Et tu sais ce qui est le plus drôle dans l'histoire? C'est que cette fois je serai le héros de l'histoire.

Je t'en pris Carl...mon chéri, j'ai.

Tu veux savoir pourquoi je suis le héros? Parce que tu es une mauvaise personne Susan. Tu t'es réfugié dans cet alter ego, Flora Black pour justifier tes actes, mais tu es une voleuse de corps et une tueuse d'âmes. Moi au moins je ne me cachais pas derrière des subterfuges pour détruire la vie des gens, s'assumait mes gestes.

Je ne comprend pas, se que tu dis est faux, jamais je n'aurais fait de mal à...

La musique s'arrêta puis Carl s'effaça du regard de Flora pour faire apparaître, une image qu'elle connaissait bien. C'était celle de Susan. C'était le sien dans le moment celle qui était la première. Celle de qui tout était parti, tout avait commencé, c'était la mère de toutes les Black Orchid.

Tu m'a volé, mon identité et détruit mon nom. Tu crois être mon héritière, mais tu as simplement poussé mon âme en enfer pour faire place à cet ego fabriqué qu'est Flora Black. Tu es ma némésis et je te renie. Tu n'es ni mon enfant, ni ce que j'espérais, tu as brisé ce que j'étais et tu m'as empoisonné. Tout se qu'il y avait de bon en moi, tu la tué et tu t'en es servis à ta guise que pour toi..

Non c'est faux...

Alors que Black Orchid voulut s'avancer vers Susan pour lui expliquer, pour la prendre dans ses bras et lui expliquer que ce n’était pas volontaire. Que Flora Black avait été choisie par le green et que cette autre personnalité avait réussi à vivre, mais pas à ses dépens. Tout en respectant son héritage et l'amour qu'elle avait pour le monde.

Tu prétend être moi? Pfff

Je... ? Flora?



Son reflet, de sa forme la plus pure. La partie la plus végétale de tout son être était devant elle. C'était comme se regarder dans un miroir excepté que là, elle avait toujours l'allure de Susan, Flora s'approcha tranquillement de Susan, les cheveux toujours volant comme si une brise constante lui parcourait le corps. C'était une forme sylvaine une forme magique, une forme pure. Pourtant cette Flora s'approcha et frappa violemment Susan au visage qui en tomba à la renverse.

Tu es faible Susan. Tu ne seras jamais moi. Je t'ai dominé et je le ferai encore. Tu n'as rien protégé. Ni la forêt, ni Philip notre créateur et encore moins mon héritage. Tu nous as laissés mourir aux mains de Logos diriger par Luthor. Et que fais-tu? Tu viens ici, quémander l'aide du diable pour ouvrir la porte à notre meurtrier. Tu me dégoûtes...

...

Elle leva les yeux pour s'apercevoir que malheureusement Flora n'était déjà plus là. Pourtant la douleur sur son visage était encore palpable. Le coup avait été bien réel. Black Orchid mit la main sur sa joue, le sang coulait, les griffes végétales avaient été amenées au coup et derrière tout ça, le coup avait surtout meurtrit son âme, comme renier par elle-même.

Arrrrrghhh, non laissez moi sortir


Black Orchid se retourna. Elle vit Alba Garcia attachée à une table portant le logo d'ARGUS. Elle criait, elle pleurait, ses ongles saignaient à force de gratter la planche de bois sur lequel elle était attachée. Black Orchid se leva et alla voir Garcia coucher sur cette table. Elle avait cessé de crier coucher sur la table les yeux fermés. Ne sachant pour quoi elle s'approcha de plus en plus proche. Quand elle fut à porter de main Garcia cassa ses liens et agrippa Black Orchid à la gorge.

Tu m’a volé mon corps. Tu as poussé mon âme en enfer.

Non, tu étais déjà morte.

MENSONGE. Tu ne pouvais plus attendre, tu m'as fait sortir et tu m'as remplacé. C'était MA VIE. Maintenant je suis dans ce purgatoire de douleur par TA FAUTE. Tu m'as condamné à la souffrance éternelle par ton égoïsme, par ton désir de survie par dessus celui des autres. TU M'AS TROUVÉ UN SORT PIRE QUE LA MORT.

Non, non, non

Tu va me remplacer, je vais reprendre ma place. Ton âme est encore plus noire que la mienne et je ne suis pas ton pire méfait.

Garcia ouvrit la bouche et celle-ci devint tellement grande qu'elle l'avala. Black Orchid tomba pendant presque un millénaire encore, du moins dans son sens. Elle ne pouvait y croire. Tout était noir autour d'elle c'était la fin, elle remplacerait Garcia. Elle accepterait son sort si tel était son péché. Puis dans la noirceur absolue, une lumière s'alluma.

Oh non pas toi... tout sauf ça... Je suis désolé.

Pourquoi maman?


Suzy ma chérie, je suis désolé.

Pourquoi avoir pris ma place Maman? Je n'étais pas assez une bonne fille?

Suzy mon amour vient dans les bras de maman, je...

Tu m'a poussé aussi vers la mort maman. Tu as pris ma place, ma vie, mon corps. Pourquoi? N'étais-je rien pour toi?

Suzy, je ne voulais pas, c'est le green il m'a poussé.

Jamais ta faute alors? Tu étais obligé, parce que je n’étais pas assez gentil?

Black Orchid pleurait. Les mains tendues vers Suzy, elle s'en voulait terriblement. Comment avait-elle pu, prendre le corps de ça propre filles. Comment avait-elle pu renier Susan, comment avait-elle pu oublier le combat de Flora et avait-elle réellement tué Garcia. Le coup de Suzy était trop pour elle, elle ne voulait pas se réveiller, elle voulait qu'elles viennent dans ses bras.

JE TE DÉTESTE ! J'ESPÈRE QUE TU VAS MOURIR!

Puis Suzy s'effaça laissant une fois de plus Carl prendre place devant Black Orchid. L'arme toujours pointée sur elle. Le pistolet braqué directement sur le visage de Flora. Celle-ci à genoux, complètement soumise prête a subir le sort que le destin lui avait malheureusement préparé. Prête à rejoindre ses soeurs Black Orchid.

Tu vois, c'est moi le héros.

Vas-y...

Puis résonnant dans la cage de l'enfer qui était la sienne une voix s'éleva et une image apparut dans l'esprit de Black Orchid. Celle qui à sa connaissance se rapprochait le plus d'un dieu, au-delà d'Hadès, au-delà d'Héra au-delà de toute choses, il y avait lui. Il y avait celui qui l'avait guidé et la guiderait encore. Celui qui avait choisi pour elle, son retour, celui qui croyait en elle. Celui qui lui avait appris à apprivoiser le green mais surtout celui qui justifiait sa vie.


Pas maintenant, tout se qui c'est passé derrière n'était pas de ton fait. Tout n'est que mensonge. Garcia était morte, Susan serait fière de toi et tu es Flora Black ne te laisse pas intimidé par tout ceci.

Mais Suzy.

Suzy était une part de toi, elle n'était ni ta fille, ni une réelle entité, elle était toi c'était son destin, si tu meurs, elle mourra vraiment. Bas-toi et que le Green déchaîne l'enfer.


Black Orchid sous la forme de Swamp Thing se leva debout. Carl tira sur Black Orchid, mais les balles ricochèrent. Il avait peur, Black Orchid quant à elle, n'avait plus peur. Dieu était avec elle, elle n'avait rien à se reprocher, elle menait le bon combat et Carl était un salopard de première. Elle s'en saisit.

Mon amour je t'aime

Plus moi...

Elle lui arracha la tête. La plainte sembla éternelle, mais Black Orchid s'en fichait. Elle prit le corps et le balança dans le mur le plus proche. Les morts se déplacèrent pour laisser passer le corps décapité de l'âme damnée que Black Orchid venait de lui envoyer. L'enfer se changea à nouveau pour prendre la forme d'un tunnel. Investie d'un nouveau courage, de l'absolution de l'avatar du Green et de ses pairs qui maintenant semblait la regarder avec fierté au travers les yeux des morts formant ce monde, elle avança dans cette nouvelle pénombre. Le Shadowpact était venu la chercher pour les sortir de Belle-Reve, elle irait les chercher pour les sortir de l'enfer.
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MessagePosté le: Mar 25 Nov 2014 - 0:28


Faites de beaux rêves...

Mot après mot, la tentation devenait plus forte. Offrir son âme maudite au Seigneur des Enfers… Et enfin, oui enfin, se voir libérer du joug de sa propre souffrance. Une dernière fois verser une larme sur les défunts qui ont parcourus sa vie. Oui, une dernière larme, comme une symphonie déposée sur une portée, car telle était la manière dont Daniel espérait partir. La tête haute, libéré de tous ses péchés. Seul, il l'aurait été jusqu'à la fin de ses jours. Il ne pouvait aimer, son cœur était bien trop meurtrit par ses actes pour se voir un jour être ouvert à une tierce personne. Il partirait seul, ne laissant son corps qu'aux Ombres qui se repaîtraient de sa chaire en décomposition, ne laissant de lui qu'une trace dans la neige Canadienne…

Contre toute attente, le Seigneur des Enfers ne déclina pas totalement son offre. Il en semblait même amusé. Presque flatté par son visage. Les traits de Daniel ne laissèrent pas une seconde l'acte même de se laisser submerger par la peur grandissante que cet homme, ce Dieu, laisser corrompre son corps en entier. Non, il se contenta de leur offrir leur propre vision de la mort… Sur des corps décharnés, dont les bras, tels des serpents de ténèbres et de douleurs, s'enroulèrent autour des mollets de Daniel, l'attirant inlassablement vers les Ombres dont lui-même craignait le retour. Celles-là même qui l'avaient poussés aux carnages... Les yeux vides et le regard perdu dans le vague, Daniel se laissa happer par ses propres démons.

Vide. Obscurité. Ténèbres. Le monde des vivants possédait de bien grands nombres d'adjectifs pour qualifier la mort. Pour certains, il s'agissait d'une fin, pour d'autres, un éternel recommencement. Aux yeux de Daniel, il n'en était rien de plus qu'une infâme mascarade où tout a chacun démontrait sa propre capacité intellectuelle à démontrer que ce qu'il se passait après ce qu'on appelait la vie, n'était rien d'autre qu'une autre vie. Non sans ajouter à ceux qui voulaient bien l'entendre, qu'elle serait bien meilleure. Daniel ignorait ce en quoi comportait la sensation de mort. Néanmoins elle lui apparu soudainement. Cette femme nue à la peau si diaphane que son sang noir battait sous des tempes inutiles, drapée dans un manteau au plumage de l'ébène du Corbeau, s'approcha de lui. Sa tête, aux longs cheveux noirs de jais, était recouverte du crâne du même oiseau. Ses doigts fins se mirent à porter sur leurs ongles immaculés la puissance du visage de l'Oiseau. Dévoilant ainsi petit à petit des traits encore plus fin, presque angélique.

Une voix mélodieuse, imitant sans pareil les harmonies d'un luth de bois dont les cordes se voyaient pincées par une femme aux multiples facettes, invita Daniel à la rejoindre. D'un pas assuré, le Canadien voulu la rejoindre. Mais non, son Ombre, sa propre régence, présence de son âme en ces lieux où elle semblait se perdre d'elle-même l'en empêcha. Il n'était plus lui, il était cet immense Corbeau qui voletait dans les cieux. Celui-là même qui cherchait sa nourriture sur les champs de batailles, alors que là où les corps agonisant poussaient leurs derniers râles avant de rejoindre cette femme aux contours de glace, l'Oiseau venait y retrouver vigueur et nourriture. Car toute chose, en se transformant offrait à sa suite une nouvelle vie.

Toutefois, Daniel n'était pas dupe. Dans le monde des Enfers, rien ne pouvait être tout beau et tout rose. La vie ou la mort avaient de cela que l'une sans l'autre n'avait aucune raisons d'être. Une phrase lui revint en tête, celle d'un de ses camarades alors qu'il était encore étudiant. Il ne parlait pas beaucoup, et restait souvent seul. Mais sa phrase, à elle seule, décrivait le jeune homme bien mieux que n'importe quel livre… "La vie existe-t-elle ? Ou n'est-ce que le rêve inconscient de notre propre mort ?" L'ultime paradoxe pour quiconque n'avait eu de connaissances que celles, théoriques, de l'enseignement. Un sourire étira lentement le visage de Daniel qui était, à son plus grand désarrois, redevenu l'homme qu'il était, faisant face à cette femme-Corbeau qui le dévisageait de toute sa splendeur.
Chaque chose en son temps, un temps pour chaque choses, telles étaient les paroles que ressassaient sans cesse son père lorsqu'il peignait ses estampes. Et sa mère, douce et chaleureuse, dont les bras élancés l'avaient tant et tant de fois serrés contre lui lorsqu'il était enfant. Sa vie valait-elle finalement bien plus que ce qu'il pouvait croire ? Une valeur, aussi mineure que la plus petite note, une larme coulant des yeux d'une femme amoureuse. Etait-ce ceci que le besoin d'avoir une vie ? Le Dark Crow s'était perdu. Tombant à genoux devant la femme, il se mit à pleurer comme cet enfant qu'il avait été durant toutes ses années. Dans son corps d'homme son enfance le pleurait, laissant une trace infime et intime, douloureuse tristesse qui ouvrait les portes à une âme tourmentée.

La femme-Corbeau posa une main glaciale sur la tête de Daniel. Une mélodie, chant funeste qu'il connaissait si bien lui remonta jusqu'aux oreilles. Menées par une barque de violons désaccordés, les notes semblaient bien vides. Daniel releva les yeux vers la femme qui lui tendait un miroir. Ces traits, ils étaient devenus si durs, si sombres… Eclipse. En acceptant ce qu'il n'était pas il resterait à jamais ce qu'il avait été. Le passé faisait des êtres qui s'en souciaient le pire des fardeaux. Rejetant le miroir au sol, Daniel repoussa la femme qui semblait se mouvoir sans même toucher le sol. Derrière ce masque d'une couleur d'acier, Daniel souriait, il prenait plaisir, s'amusait même avec sa propre souffrance, SA mort personnifiée. Mais il ne resterait pas ici éternellement, il avait une mission. ILS avaient une mission.


- Mon visage fut Eclipse, d'argent et de sang. Mais je suis un Crow. Le dernier représentant de ma tribu né sous notre Totem, et en tant que tel… (Daniel s'arracha son visage d'acier et le jeta au sol, dévoilant son vrai visage, celui d'un Crow.) Mon visage est Noir, car telle est la couleur de notre Clan. Notre Tribu. Vous qui allez jusqu'à bafouer le nom de mes ancêtres, vous n'êtes pas la Mort.

Serrant un poing vengeur dans une obscurité bien relative, Daniel projeta son attaque sur celle qui lui faisait face. Transperçant le corps de part en part, il la vit disparaître. Ne laissant derrière elle que son manteau de plumes de ténèbres. S'agenouillant le Dark Crow prit l'objet en main et le porta à sa vue. Ses yeux avaient fini par s'habituer petit à petit au noir ambiant, et il voyait désormais presque aussi bien qu'en plein jour. Se muant comme le papillon s'extirpant de sa chrysalide, d'un simple manteau, les plumes prirent la forme d'un magnifique Corbeau qui étaya son plumage de on bec droit.

- Es-tu mon âme ? Où le Dark Crow ?

Je ne suis que ce que tu veux que je sois Daniel. Rien de plus, rien de moins.


- Alors soit l'âme de mes ancêtres… Et la mienne. Non la Mort que je crains.


Alors soit…


Une fois, pour la première de sa vie, le Dark Crow était devenu un père, un protecteur, et non plus cet être maculé de sang qu'il voyait dans son monde. Il était fier d'être celui qu'il était. La déchéance, la souffrance, les cadavres qui jonchaient sa route… Tous lui avaient offert leur vie afin qu'il respecte et continue leur propre labeur. Ils ne seraient pas morts en vain. Daniel prouverait à tous ceux qui les ont connus que dans sa chair vivaient encore ceux dont il avait prit la vie. La Mort n'était plus cette femme aux cheveux sombres et au regard vitreux. Désormais elle était femme courageuse, aux cheveux bardés d'or et de lumière…

Daniel leva les yeux au ciel alors que le Corbeau avait pénétré son corps, allant jusqu'à son cœur, lui offrant cette nouvelle vie qu'il possédait depuis si longtemps mais qu'il n'avait jamais eu le courage de regarder en face.

Le Dark Crow était bel et bien vivant. Quand à son âme… Hadès pouvait lui réclamer, alors il l'aurait, mais son peuple le ferait revivre dans leurs paroles, leurs chants… Dans tout ce qui faisait qu'une tribu vivait au fil des saisons…


Η ψυχή μου είναι ένα κοράκι που πετά στον ουρανό.
Η παρουσία του είναι μου παρήγορο, και ευχάριστη ζεστασιά ...
Αν πάρετε αυτό το πουλί σας την ψυχή μου.
Αλλά χωρίς εμένα, δεν υπάρχει τίποτα ...

(Mon âme est un corbeau qui vole dans les cieux.
Sa présence m'est réconfortante, et sa chaleur agréable...
Si vous prenez cet oiseau, vous aurez mon âme.
Mais sans moi, il n'est rien...)

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MessagePosté le: Mar 25 Nov 2014 - 23:23
Shade constata vite que son initiative, certes osée et audacieuse, n'avait pas portée ses fruits. Il pensa d'abord être la cause du sourire qui s'afficha sur le visage d'Hadès, mais dut bien reconnaitre que c'était Crow qui, dans une tentative visiblement autodestructrice, avait séduit le roi des Enfers et gagné le privilège d'être écouté. Et plus le roi des Enfers répondait, plus Shade sentait a quel point ils avaient tous sous estimé le pouvoir du Dieu en ces lieux.

A chaque phrase la pression qu'il exerçait sur eux augmentait et les ombres se faisaient plus pesantes.

Quel que soit notre entourage, on est seul dans la mort...

Ces mots froids sonnèrent comme une sentence alors que du sol semblèrent surgir des centaines de spectres, les entourant, leur coupant toute retraite. Shade crut entendre Black Orchid appeler, et Sentinel crier de douleur, puis tout redevint calme. Rien n'avait bougé et ils étaient toujours devant Hadès qui impassible, n'avait pas bougé de son trône. Peut être voulait il simplement faire une démonstration de sa puissance devant eux.

Mais ce n'était pas tout, bien sûr, et le maitre des ombres et des lumières, leva sa main gauche, pointant un doigt charnu et enfantin vers Shade.

C'est lui que vous m'offrirez en échange. Terrassez le, et je vous donne l'homme que vous cherchez.

Lentement, mais surement, ses trois alliés se tournèrent vers lui. Sentinel avait un regard mauvais dans les yeux, Crow avait l'orbite vide d'émotion, et Black Orchid semblait presque s'excuser alors qu'ils fondirent sur lui dans le but de mettre fin à son existence.

Sentinel fut le premier à frapper, son épée d'émeraude s'enfonçant profondément dans le poitrail du gentleman. Ce dernier gémit mais endura le coup, sentant la douleur mais ne pouvant en mourir, les ombres comblant les vaisseaux tranchés et bouchant les trous dans les organes. La lumière brûlait bien sur, mais n'était pas assez forte pour chasser les ombres de son corps. De son côté, Crow avait bien compris qu'il ne pouvait utiliser les Darklands contre lui, aussi puisa-t'il dans une autre source d'énergie, une sorte de lueur rougeatre, et se lança à l'assaut accompagné de corbeaux qui tentèrent de lui arracher les yeux et le visage. Avec le soutient de Black Orchid et de ses ronces, les capacités de Shade étaient misent à rude épreuve, sa chair se déchirant et se regénérant au rythme des attaques. La lueur de l'épée dans son torse augmentait, et bientot la douleur devint plus qu'insoutenable.

Dans une pulsion d'instinct de survie, Shade ne put s'empêcher de frapper brutalement Sentinel au visage, transformant sa main en lame poitue à l'aide des ombres. Peut être ce dernier ce s'attendait il pas à une riposte ou avait il trop concentré son effort sur la lueur de son épée, mais la lame lui transperça le crâne de part en part, le tuant sur le coup.

Effectuant, un demi tour sur lui même, libéré de l'épée d'émeraude, Shade lança des ombres à l'assaut de Blachk Orchid qui tentait de l'immobiliser. Suivant son geste de la main, les ombres se saisirent d'elle et la broyèrent, comme une main aurait broyé une feuille. Enfin avant qu'il ait put se reprendre, Shade se tourna vers Crow et, invoquant les ombres qui sommeillait dans son ancien allié, il le fit littéralement exploser de l'intérieur, laissant des résidus partout autour de lui.

Sur son trône, Hadès souriait à pleines dents, et Shade réalisa que quelque chose avait tourné horriblement mal. Et c'est là que tout devint noir.

Seul, dans une obscurité totale, mais pas rassurante, SHade flottait, encore choqué de ce qu'il venait de faire. Il sentait presque encore le corps de Black Orchid dans sa main, le crâne de Sentinel et les ombres de Crow.

Alors... on ne se contrôle plus?

Un petit homme, un nain, venait d'apparaitre devant lui.

C'est rageant hein? Un si grand pouvoir entre les mains d'un pantin!

Shade le reconnu tout de suite.

Vous!

Nul besoin de présentation, la haine palpable entre Shade et Simon Culp n'avait pas tari avec la mort de ce dernier. Les petits yeux vicieux de l'avorton brûlaient de la rage des perdants, et de la fourberie des lâches. Aucun doute sur ses intentions. Cette petite entrevue avec Shade était pour lui l'occasion de se venger après la mort, l'occasion unique de torturer son némésis.

Shade lui, ne pouvait pas bouger, et les ombres de ce lieu semblaient aussi indifférentes à sa présence qu'un arbre l'est à celle d'une fourmi. Il était sans défenses. Simon le savait, et s'approcha lentement en flottant, un sourire démoniaque ouvrant sa face en deux. Bientôt, cette fente horrible était un gouffre béant et c'est un Shade hurlant de rage qui fut happé par les abysses du Mal.

Richard reprit conscience. Il était désormais attaché par de lourdes chaines à un piton rocheux, ses membres étirés à outrance afin d'exposer son abdomen. Un bruit sur sa droite lui fit tourner la tête. Un homme à sa était également attaché à sa gauche, sur un piton voisin. Ses entrailles béantes, ouvertes par d'horribles plaies s'offraient à l'horizon tel un repas.

Shade ne connaissait que trop bien ce mythe, et le battement d'ailes qui emplit les airs ne lui laissa aucun doute sur ce qui allait advenir. Les gémissement de l'autre supplicié furent vite estompés par le brouhaha causé par lm'immense vautour qui dardait désormais un regard curieux sur le ventre de Shade.

Il s'approcha, posa ses pattes de part en part du piton, et aorès un court instant de pause, comme suspendu dans le temps, le bec acéré et énorme fondit sur lui.

Et tout ne fut plus que souffrance.

Combien de temps cela dura, combien de fois ses entrailles se reformèrent, remplacées par les ombres, combien de fois il reprit conscience pour constater que le vautour n'avait pas finit de se nourrir, il ne sut jamais. Mais les flash rouges de la douleurs firent passer des visions dans ses orbites, dont il ne sut jamais si elles étaient le fruit de son imagination.

Parfois le vautour avait la tête de SImon Culp, parfois Hadès était là, souriant face au supplice, parfois Sentinel, Crox et Orchid riaient de leur douce vengeance.

Bientôt, la douleur ne signifiait plus rien, et Shade perdit le compte du temps, perdant par là même son intérêt pour sa vie et sa douleur.

Tout redevint obscurité.

Et Shade ouvrit lentement les yeux. Tout était plus clair dans ce noir complet. La douleur n'était plus là, son costume n'était ni déchiré, ni maculé de sang. Tout cela n'avait été qu'un horrible rêve, peut être la punition qu'Hadès lui infligeait pour avoir osé essayer de le manipuler.

Qui sait? Les Dieux sont de biens étranges entités, même pour un immortel. Il était de toute façon soulagé de ne pas avoir vraiment massacré ses alliés, prenant ainsi conscience de s'être attaché à eux. De toute façon, en y repensant, il n'aurait jamais put les tuer aussi facilemennt. Le subterfuge était si évident, et pourtant, il s'était laissé prendre comme un enfant. Il rajusta son col, qui était tout de même mal mit et parla aux ombres:

"J'ai compris ma leçon."

L'humilité avait toujours été une dure leçon à retenir.

Et juste comme ça, le rideau obscur se dissipa, et il se retrouva allongé sur le dos au milieu d'une salle certes glauque, mais enchanteresse après ce qu'il venait de voir. Autour de lui, des visages familiers reprenaient également connaissance.

Et ils avaient toujours un homme à tirer des Enfers.
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MessagePosté le: Sam 29 Nov 2014 - 0:25


« Bonsoir les pigeons ! Et, bienvenu dans la seule émission qui vous donnent les vrais réponses aux questions que VOUS vous posez ! Une émission qui ne peut être animée que par moi seul, G. Gordon Godfray ! »

« Et bonsoir Monsieur Luthor. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. Et ce n'est en rien au fait que notre chaine télévisuelle appartienne majoritairement à la Lex Corp ! »


« Vous m'oter les mots de la bouche, Godfray.

« Je veux surtout retirer ceux des gueules puantes des détracteurs habituels du bon vieux G. Gordon ! »

« Vous y allez un peu fort. »

« Vous savez que c'est mon style ! »

Des éclats de rires dans la salle.

« Enfin, nous ne sommes pas là pour parler de ces rats, mais de vous, Mr Luthor et de votre livre qui divise le Monde entier. J'énonce le titre seulement pour ceux qui se seraient réveillé d'un coma il y a peine une heure : ''Superman. Le dernier parmi nous.'' »
C'est une fiction, entendons nous tous là dessus, mais une fiction d'un effroyable réalisme qui nous racontent la fin de ''notre monde'', des mains du justicier d'acier. »


« Je préfère le terme de récit d'anticipation que de fiction, car comme vous l'avez bien précisé, je propose une vision d'un avenir des plus réalistes. »

« Oui, oui, enfin on s'en fout un peu des termes employés, c'est le fond qui nous intéresses... »

Luthor fronça les sourcilles devant l'inhabituelle grossièreté de l'animateur du Talk Show, mais resta imperturbable :
« Je suis là pour ça. »

« Moi aussi et également notre invité surprise ! La journaliste Loïs Lane ! »

Des éclats d'applaudissements et de surprises résonnent chez le public.

Luthor chuchota rapidement à l'oreille de Gordon :
« Loïs Lane ? Ce n'était pas prévu... »

Et Gordon répondit en hurlant :
« C'EST POUR CA QUE C'EST UNE SURPRISE !! »

Des rires se mêlèrent aux applaudissements tonitruants.

La journaliste s'assit en face de Luthor sur un fauteuil identique au sien, une allure et un sourire absolument parfait. Le silence est immédiat.


« Bonsoir Lex. »

« Bonsoir Miss Lane. »

« Venons en droit au but, Lex, qu'espérez-vous de ce bouquin ?
L'argent, la renommée... C'est déjà un best-seller, une semaine après sa publication, vous pouvez vous en féliciter, des rumeurs osent même prédire une adaptation au cinéma. Mais, je sait que ce n'est pas cela que vous cherchez. »


« Alors dites le moi, Miss Lane. Allons droit au but comme vous l'avez dit, bien que je sais moi aussi déjà ce que vous allez me répéter. »

« Je ne pense surprendre personne, Lex, en disant qu'il ne s'agit que d'un unique pamphlet contre le héros qui a sauvé ''notre monde'', comme l'a dit Mr Godfray, des dizaines de fois, ainsi que des dizaines de vies chaque jour depuis qu'il est apparu. Il a inspiré des centaines d'autres à utiliser leurs exceptionnelles capacités pour l'imiter..
Vous qui avez aussi des capacités exceptionnelles, que faites vous pour l'humanité à part écrire de la science-fiction ? »


« Il ne s'agit pas de... »

« Ho, ho, ho... La jeune femme marque un point Mr Luthor, qu'avez-vous a répondre à cela ?! »

La salle se remet à rire.

Luthor jeta un rapide regard à Gordon ; un regard qu'il espérait suffisamment assassin pour que ce dernier cesse de lui être aussi insupportable. Cependant, sa mine goguenarde ne changea pas d'une fossette.
Il se retourna vers celle, sévère et sérieuse, de Loïs Lane qu'il préférait bien d'avantage.

« Je préviens l'humanité du danger que cet extraterrestre représente et j'investis toutes mes capacités à pouvoir la protéger le jour où cela arrivera. Si il a les moyens de sauver le monde comme il l'a déjà fait, je reconnaît ces faits comme vous, il a aussi les moyens de le détruire... et il le fera. »

Luthor s'attendait à une réponse au tac au tac du prix Pulitzer, mais pas à ce qui se déroula ensuite :
« Réjouissez-vous Luthor ! Ce moment est arrivé ! » cria Gordon en bondissant sur la table et en poussant un rire insupportable et interminable, le visage déformé et immédiatement imité par tous le public.

Luthor ne comprenait en rien l'hilarité de cette situation et chercha à trouver une même sidération chez Loïs Lane, mais cette dernière avait soudainement le regard chancelant.

« Loïs ?! »

Elle tomba à la renverse devant ses genoux, mais il l'a rattrapa et leva sa tête pour l'examiner. Elle avait le visage gelée, le regard mort.

« Non... Non ! Qu'est-ce... »

Tout disparu autour de lui, sauf le corps de Loïs Lane.

« Elle est morte. »

« Comment ? »

« C'est moi qui l'ai tué. »

Luthor maintenant à genoux, serrant le corps gelé, leva les yeux pour voir son interlocuteur et vis le grand S sur sa poitrine. Ce dernier ondulait sur son torse comme un serpent, dressé pour mordre ; symbole de péché, de trahison, de l'avènement de la mort.

« Toi ?! »

« Je le savais ! »

« Mais tu n'est pas suffisamment préparé... Personne ne l'est ! »

Il disparaît, tout comme Loïs.

Lex Luthor se retrouve à présent debout dans un environnement apocalyptique.
Le ciel est rouge, l'air à peine respirable et plus rien ne semble vivre. Il se trouve dans une ville rasée méconnaissable. Le macadam n'est plus visible sous les couches de cendres, de débris, d'ossements et d'objets sales et cassés.

« Tu l'a fait, finalement ! »

« Oui. »


Il sort doucement de l'ombre d'une ruine, seul ses yeux brillants d'un feu rougeoyant se détachent de l'obscurité. Lui aussi est gris, âgé, couvert de poussières. Il tiens toujours la cape noir de celui qui fut autrefois le Batman dans sa poigne serrée pour toujours.

« Et tu va me tuer maintenant ? »

« Non, tu te trompe... »

Superman fond sur Luthor dans une charge mortelle, mais juste avant qu'il ne l'atteigne Luthor sent une arme dans sa main, instinctivement il l'a lève et tire.
Le kryptonien s'effondre à ses pieds, il balbutie quelques mots :

« ... tu est le dernier parmi nous... » et expire son dernier souffle.

Luthor une fois de plus tombe à genoux, mais cette fois ci devant le cadavre de son ennemi.

« Je... »

« Je me suis trompé... » répéta-t-il, le corps tremblant comme si enfin il pouvait se rendre compte de la situation dans laquelle il se trouvait à présent.
Seul au monde.

Luthor reste ainsi dans cet état d'angoisse absolue durant un temps indéterminable, car il n'y plus rien ni personne pour le compter.
Il n'a aucune conscience qu'il est à présent dans ce qui semble être une pièce où se trouve également les membres du Shadowpact, eux même ébranlés par ce qu'ils viennent de vivre dans la mort.

Les âmes qui forment le ciment de cet espace brillent légèrement, accordant une parfaite vision pour ceux qui sont présents : Alan Scott, Flora Black, Daniel Crow, Richard Swift et Alexander Luthor, tous en vie. Et, Kal-El, mort.

Hadès apparaît dans un flot de fumée devant le Sentinel et s'adresse uniquement à lui en lui montrant Luthor et Superman.


Cet homme est vivant. Le mérite t'il après ce qu'il viens de faire ?

Ce n'est pas une illusion.
Superman est mort.

Je réclame son âme également.


Son sourire mesquin ne quitte pas son visage de craie, réjouis par tout ce qu'il viens de voir ; et la suite peut être encore meilleur...
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MessagePosté le: Dim 30 Nov 2014 - 15:56

Et si, finalement, tout ce qui entourait les membres du Shadowpact n'avait rien été de plus qu'un rêve éphémère ? Daniel s'extirpait avec mal des cadavres qui jonchaient le sol. Ses bras déchirèrent des corps décharnés, et ce fut en haletant que le Canadien se retrouva de nouveau devant le Seigneur des Enfers. Ils ne pouvaient être maudits. Non, pire encore, ils restaient bel et bien vivant. Peu importait les images qu'ils venaient de voir. Quiconque ouvrait les yeux, aurait pu croire que ce qu'il s'était passé était réel. Toutefois, pour ceux qui avaient côtoyés la mort depuis si longtemps, l'odeur qui émanait du cadavre de Superman n'était pas celle d'un corps dont l'âme venait de la quitter.

Le corps était froid, dénué de toutes sensations de prestance. Non, ce corps n'était pas celui de Superman, tout ce qu'ils avaient vus n'avait été qu'une infâme scène d'ironie. Daniel resta silencieux alors qu'il se retournait vers Sentinel. Passant son bras autour de ses épaules, il l'aida à se relever. Même s'ils venaient ici pour récupérer Luthor, ils ne pouvaient en aucuns cas abandonner un des leurs. La voix du Seigneur des Enfers s'était adressé uniquement à Sentinel, lui qui semblait encore trembler de toute sa volonté après avoir vécu une nouvelle fois la pire de ses morts. Le Dark Crow l'avait sorti de cette horreur, de ce monde cauchemardesque et dangereux. Il l'avait vu, Elle, sa propre Mort. Alors qu'il avait quitté son monde, elle s'était adressée à lui en silence. Son heure n'était pas encore venue, pas plus que celle de ses compagnons.


- Superman n'est pas Mort ! Le mensonge est le grain de blé d'Hermès, non le vôtre Seigneur Hadès…

Se relevant, es yeux dénués d'un quelconque sentiment autre que celui qui lui semblait le plus approprié, Daniel démontra sa compassion pour autrui alors qu'il s'adressait, droit comme un arbre, au Seigneur des Enfers. Son arrogance inexistante habituellement, l'avait poussé aujourd'hui à démontrer qu'il n'était pas qu'un simple pion sur un échiquier. Il ne possédait pas la puissance de Sentinel, ni les compétences de Shade dans le Royaume des Ombres… Mais il gardait tout de même espoir. Cette chose que la porte des Enfers leur intimait d'oublier. Ici ou ailleurs, il ne baisserait plus les bras.

- Mon offre tient toujours Seigneur Hadès. Lorsque Orphée est venu vous voir pour chercher Eurydice, vous avez eu la bonté de lui accorder sa demande. Nous sommes venus aujourd'hui pour vous demandez la même chose. (Daniel avança de quelques pas, maintenant Sentinel par le bras.) Mon âme est toujours vôtre si vous les laissez repartir d'ici.

Serrant le poing sur son torse, Daniel fini par rouvrir la main et fit naître le Corbeau dans cette dernière. L'Oiseau Noir s'envola et se posa sur son avant-bras. Poussant des croassements sinistres, l'animal, enfant du Red, emblait être prit d'une folle rage alors qu'il regardait Hadès. Que ce soit ici ou dans le monde des vivants, Daniel avait lié son animal à son Totem. Le Dieu le savait, il pouvait voir tout ce qui se déroulait dans son propre Royaume. Mais Daniel n'avait plus rien à perdre. Il ne baissait pas les bras, il ne cherchait plus aucune rédemption à son âme. Auparavant, il se serait battu corps et âme pour lui, pour se laver de ses péchés… Mais désormais le Dark Crow ne vivait plus pour lui, il vivait pour Eux.

- Un pacte reste un pacte Seigneur Hadès. Une âme pour une âme… Qui plus est, celle de Superman n'est pas ici…
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MessagePosté le: Dim 30 Nov 2014 - 16:59
Black Orchid dans sa nouvelle forme de Swamp Thing se sentait investi d'une nouvelle énergie. Celle de l'avatar du Green mais encore plus que ça, celle de l'avatar de la vie. Un mot étrange lui venait dans la tête celui de "the Trespasser". Elle ne le savait pas, mais cette entité de la vie avait choisi Alec Holland comme Avatar de la vie. Peut-être était-ce pour cette raison qu'elle se sentait si forte et surtout si confiante maintenant.

Il n'y a plus de marché... dit-elle simplement. Elle s'empara de Lex Luthor, d'un seul bras.


Les feux de l'enfer brûlaient derrière elle. Elle était en colère et surtout elle ne sentait plus aucune frayeur, comme si la vie l'accompagnait dans cet endroit des morts. Comme si le Green se refusait à lui laisser la mort et surtout, le "trespasser" peut importe qui il était, semblait flotter à ses côtés. Elle devrait s'informer dès qu'elle sortirait de l'enfer sur qui il était.

Luthor n'est pas mort, il n'appartient pas à ton royaume. Nous ne le sommes pas non plus et malgré tous tes "stratagèmes" pour nous le faire croire nous ne le sommes pas. Nous sommes des vivants qui ont traversé le Styx. Nous ne t'appartenons pas et Luthor non plus. Les vivants n'ont pas leur place en enfer et tu le sais... nous sortons. Mais ne t'inquiète pas, cette âme et les nôtres te reviendront tôt ou tard.

Elle marcha vers le mur le plus proche qui s'offrait à elle, guider par la vie qui s'exprimait à l'autre bout de cet endroit maudit. Comme un radar elle sentait le green et la vie de l'autre côté du Styx, même si elle ne pouvait le voir. C'était une boussole interne qui la guidait. Elle commençait à comprendre la raison de son changement. Elle sentait que le lien avec le Green avait été corrompu, comme dans le monde d'Epoch où elle avait brièvement mis les pieds avec la Justice League Dark. Le Green ne voulait pas perdre Black Orchid, et bien qu'elle ignore encore pourquoi, il avait décidé de l'investir un peu plus afin de maintenir le lien. Se sentir épaulé comme ça et sentir que son destin était lié à quelques choses de meilleurs lui avait redonné espoir.

Dans un lieu comme la mort, il ne reste que l'espoir et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Elle frappa dans le mur et son poing s'illumina un peu comme guider par une force de la vie. Le passage s'ouvrit. Elle tenait Luthor dans ses mains toujours. Elle pourrait ouvrir un passage jusqu'au styx, mais c'était relativement demandant, l'enfer tentant de rompre sans cesse sa connexion avec cette nouvelle/ancienne force.

Je peux ouvrir le passage mes amies, mais vous devrez me protéger d'Hadès, je ne pourrai participer à la défense, la connexion avec le Green et "le trepasser" étant trop difficile à maintenir. Et je doute qu'une fois la stupeur de mon affront fasse, il nous laissera partir gentiment.

Elle était consciente que probablement la majorité des gens présente ne comprendrons pas ce qu'elle venait de dire, à l'exception peut-être de Sentinel qui semblait avoir une connexion avec le green, elle le ressentait maintenant. De même que Dark Crow avait une connexion certaine avec le Red. Ses sens étaient en alerte elle ressentait presque tout.
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MessagePosté le: Lun 1 Déc 2014 - 15:26
Devant le dur spectacle qui se présentait à lui, Alan se rappela d'une chose. La vérité de l'enfer n'était que l'ombre que projetait la réalité de la Terre, qu'elle fusse tangible, psychologique ou symbolique. Mais, et c'était le seul point qui devait compter, ils avaient une mission. Même si Superman avait réellement été tué sur le champ de la bataille menée face à l'autorité d'Hadès, ce devrait être là l'un des prix à payer. Ce qui est, est. Malgré le fait qu'il se répétait cela en boucle, il avait non seulement l'impression d'avoir été piégé par le Phantom Stranger, mais surtout il se répétait en boucle ce qu'il avait affirmé à Clark : ils n'étaient que des hommes, des symboles d'espoir mais pas des absolus. L'absolu était la justice, et la justice était soutenue par le droit et l'âme humaine. Pas par les épaules d'un seul homme qui qu'il soit, vivant ou mort.

Alan connaissait certaines technicités du droit qui régit le gouvernement. Le vice-président succéderait au président des Etats-Unis d'Amérique ; si et seulement si le président venait à décéder. Et il doutait que sa parole, la parole de n'importe quel membre du Shadowpact, le récit de leur mésaventure dans le ventre des enfers grecques, soit d'une quelconque validité devant le congrès. En l'absence d'un corps, d'un témoignage vérifiable, ou tout simplement de la réalité de la mort de Lex Luthor, rien ne permettait que la Première Dame, épousée légalement, ne perde le pouvoir d'entre ses griffes divines. Et même, pour pouvoir destituer Luthor, il fallait qu'il y ait un Luthor à accuser, poursuivre et déposer de son rôle politique. Le sacrifice devait se poursuivre pour que le loup dans la bergerie soit vu, connu et condamné. Ce ne serait certainement pas un dieu quel qu'il soit qui débarrasserait les hommes de leurs problèmes, de leurs erreurs, de leur responsabilité. Pourtant un compromis devait être passé. Alan, le visage et le corps brûlés, châtiés, dévitalisés, énonça d'une voix la moins tremblante possible.

"Table rase. Voilà ce que je vous propose. L'Amérique a besoin d'un président, et vous avez besoin d'une âme. Comme l'agent Crow ici-présent nous le rappelle, vous n'êtes pas dupe de notre présence en ces lieux. Ma foi ne me porte pas vers ce qui se trouve en aval du Styx. Cependant, je vous propose que nous oubliions tout de ce petit incident. En tout cas, en gage de ma bonne foi, je suis prêt à l'oublier et bien plus encore. Soumettez-moi au fleuve Léthé. Je troque la possibilité de l'Elysion contre la sûreté de l'Oblivion. J'oublierai tout. Bénissez-moi de l'oubli, et condamnez l'Amérique à vivre avec son président élu. Que l'Homme n'aie rien d'autre que ce qu'il mérite."

Tandis que le monstre en lequel s'était incarné Black Orchid faisait tout son possible pour une charge héroïque vers une sortie possible des enfers, Alan ne fit rien pour l'en empêcher, ni pour l'aider. Si Hadès semblait ne rien faire contre, c'est que son choix était fait, c'est qu'il estimait avoir le bras assez long pour retenir la tentative au cas où elle lui déplairait. Il regarda la chose se produire, conscient cependant que même sans rien faire, il participait. Les flammes royales d'Hadès lui fournissaient de l'énergie, dans laquelle la forme Swamp Thing de Black Orchid puisait directement comme source de puissance vitale. Puis il reprit, sans tout à fait défier Hadès du regard, mais sous-tendant que tout cela aurait un prix. Il était prêt à le payer. Pas question que Crow le fasse, ce n'était pas un suffisamment gros poisson.

"Tout ce que je sais. Le Ragnarok, Eclipso, les Rochers d’Éternité et d'Infinité, le Sheol, l'entièreté des peuples de la magie qui fréquentent la planète. Tout sera à vous, et non plus à moi. Cela vaut bien l'âme damnée de notre président."

Il fixa son regard amoindri dans celui, altier, de son interlocuteur aux pommettes juvéniles. Tout divin qu'il était, il était à l'image de son peuple de défunts, arrêté trop tôt dans son développement. La pénombre, le canal caverneux dans lequel il étendait son pouvoir, et donc, par représentation divine, sa personne, ne pouvait que lui laisser à voir les ombres et les miettes abandonnées par l'humanité et les olympiens impudents.

"Comme l'a dit le pédagogue... His igitur, Princeps, dum Adolescens es, et Anima tua velut Tabula rasa, depinge eam, ne in futurum ipsa Figuris minoris Frugi delectabilius depingatur."(Par conséquent, Prince, cependant que vous êtes jeune et votre esprit est semblable à une ardoise vierge, gravez-y ces choses, de sorte qu'à l'avenir il ne s'y grave par des voies plus agréables des images de moindre valeur.)

Abandonnant ses dernières lumières au bénéfice de Black Orchid, qu'il pensait capable et assez forte pour se payer le culot de sortir sans encombres, il s'abandonna à l'inconscience, inerte et mou, aux pieds de la royale divinité. Prêt à être trempé dans le fleuve de l'oubli comme un biscuit au gingembre dans un thé aux épices.
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MessagePosté le: Lun 1 Déc 2014 - 20:21
Encore une fois, Hadès faisait des siennes. Superman mort? Et alors? Shade n'osa pas prononcer ces mots, par pure délicatesse envers ses coéquipiers, mais le pensa très fort. Il n'avait que faire de la vie d'un seul homme, aussi important soit il. Tout doit bien mourir un jour ou l'autre, enfin.. à quelques exceptions prêt, se dit-t-il en dirigeant imperceptiblement son regard vers sa poitrine, dans laquelle nul coeur ne battait.

Il se demandait parfois quand il allait abandonner la vie pour embrasser la mort. Cet endroit lui avait donné de quoi y réfléchir, mais il savait que le jour viendrait où son âme serait fatiguée de vivre. Il espérait simplement ne pas se retrouver là, à devoir supporter le sourire goguenard de ce nain divin. De toute façon, Richard avait toujours détesté les nains.

Devant ce spectacle macabre, les autres membres du groupe furent tous plus ou moins touchés par la mort prétendue de celui qui était, pour certains, un symbole fort d'espoir et de solidité. Crow et Sentinel offrirent une fois de plus leur âme. Shade ne put s'empêcher de soupirer. Cette stratégie n'avait pas fonctionné la prochaine fois et ne fonctionnerai pas. Il n'essaya même pas de s'adresser à celui devant lequel il avait fait mine de s'incliner quelques temps auparavant. Hadès pouvait toujours courrir, il ne traitait pas avec amabilité les êtres qui prenaient plaisir à voir les autres souffrir.

Quand Black Orchid décida d'enfoncer le mur, il ne put s'empêcher de regretter les charmantes formes de la jeune femme qui ressemblait désormais à Solomon Grundy. Mais la force physique de ce nouveau tour compensait largement son manque d'attrait et elle se mit littéralement à creuser dans les murs, telle une taupe monstrueuse.

Il n'avait aucune idée de ce qu'allait faire Hadès, mais vu que Blacj Orchid creusait et tenait Luthor, elle allait forcément être la cible de ses attaques. Il se concentra brièvement et les ombres qu'il invoqua s'aglutinèrent autour de sa prodigieuse alliée, formant autour de son corps musclé et énorme une combinaison d'obscurité. Cette armure ne pesait rien, ne gênait en rien son porteur, mais la protègerai mieux que n'importe quel métal.

Voyant ce qu'il venait de faire, elle lui jeta un bref regard. Il se contenta simplement de pencher la tête sur le côté en marchant. Le principal défaut de cette capacité était que les coups qu'elle allait encaisser draineraient l'endurance de Shade. Mais il ne rechignait pas à la tache. Après tout, cette femme portait un homme et creusait leur passage devant lui. L'aider et la soutenir était ce que tout gentleman se devait de faire.

Soucieux de garder un semblant de dignité, Shade ne jeta pas un seul coup d'oeil derrière lui. Si jamais une attaque devait venir, il ne pourrait pas l'esquiver.

Mais après tout, il faut bien vivre dangereusement. Surtout quand on est immortel.
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MessagePosté le: Mer 10 Déc 2014 - 23:19
Amusant, ces êtres humains l'étaient de plus en plus. Certains lui avaient proposés leurs âmes, d'autres avaient tenté sans vergogne de le fuir. Mais sans même qu'ils ne s'en rendent compte, ils étaient déjà tous à sa merci, et ce, depuis la première seconde où il avait posé le pied ici. Les Enfers ne seraient pas leur tombeau. Enfin, pas encore. Leur temps n'était pas encore arrivé et il leur resterait encore bien du temps à parcourir avant d'ouvrir les yeux sur tout ce que leur semblant de vie allait leur offrir. Toutefois, le plus divertissant dans toute cette mascarade fut leurs propres cauchemars. Hadès s'en délectait avec humour, tel un spectateur devant un film humoristique.

Certains revoyaient leurs erreurs, les êtres qui leur étaient cher et qui malgré tout avaient bel et bien fini par disparaître. D'ailleurs, ça faisait penser à Hadès qu'il devait aller leur rendre une petite visite. Sans aucun doute qu'ils seraient ravis de savoir que leurs "protégés" étaient encore en vie. Ou pas. Finalement, il fit apparaître un calice doré dans sa main et bu quelques gorgées du liquide vermeil qui s'écoula aux commissures de ses lèvres. Derrière un visage parsemé de cire chaude, les étoiles de ses yeux invisibles s'amusèrent à distinguer chaque chose dans son propre monde.

Il n'y avait rien ici qui ne pouvait échapper à son regard, pas même la moindre parcelle d'ombre. Non, rien. Ainsi, lorsque Black Orchid tenta – en vain – de fuir des Enfers en détruisant tout ce qui se trouvait sur son chemin, Hadès ne bougea pas. Pire encore pour elle, il la laissa même faire. De toutes façons, jamais elle n'arrivait devant le Styx. Mais ça, elle l'ignorait encore. Mais bon… Au moins, deux d'entre eux avaient bien compris où se situait leur intérêt. Malheureusement ils n'étaient pas assez. Leurs âmes suffiraient, et ils semblaient avoir compris à quel point Hadès aimait jouer. Les humains étaient de si gentils pions, on pouvait les manœuvrer à volonté, les faire bouger sur Terre, leur faire croire ce qu'on voulait… Ils le faisaient toujours rire aux éclats. La preuve en était quand le Dieu des Enfer regardait Black Orchid portant un Lex Luthor complètement sonné sur son épaule, suivie de près par Shade qui ne manquait pas de l'étonner pour un… "Immortel". Quand aux deux autres. Bah ! Le premier faisait le pied de grue devant Hadès, presque en le priant de le tuer pour le laver de ses péchés. Quand au second il n'était pas mieux. Il lui présentait un corbeau comme s'il s'agissait du Saint Graal ! Douce ironie aux yeux du Dieu des Enfers.

Mais le jeu avait que trop duré. D'un claquement de doigts, il fit revenir les deux fuyards devant lui, soigna un tant soit peu Sentinel et de part un mouvement nonchalant de son autre main, fit disparaître le corbeau. Ils l'avaient assez amusé. Buvant une autre gorgée, Hadès croisa ses jambes et se mit à sourire.

Maintenant que vous m'avez assez diverti, il est temps pour vous de disparaître d'ici avec votre ami. Mais avant tout, je suis surtout satisfait d'une chose. Ouvrez grands vos yeux.

Hadès se leva de toute sa hauteur d'enfant-Dieu, et déversa le liquide rouge sur le sol. Ce dernier s'écoula entre eux, se déversant jusqu'au Styx sans même faire attention aux membres du Shadowpact. Quelques gouttes s'éclatèrent sur le visage tuméfié de Luthor, le poussant à ouvrir les yeux.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je dois saluer la perspicacité de certains. Vous n'êtes pas les premiers êtres bien vivant à pénétrer ici. Ainsi, je vous laisse repartir comme vous êtes venus. Ou presque… Vous deux. (Hadès s'adressa à Sentinel et Daniel.) Un pacte est un pacte comme vous l'avez dit, et le jour de votre mort. Je viendrais vous chercher. Je tenais, avant de vous faire disparaître d'ici à vous remercier pour cette petite occupation. Me dire que ma très chère Sœur va devoir vous affronter… C'en est… Délectable !

Etirant ses lèvres rosées, un sourire cruel fit faire un rictus désagréable au visage presque enfantin du Dieu des Enfers. Puis, en se rasseyant, il claqua une nouvelle fois des doigts. Le sol sous leurs pieds s'ouvrit une nouvelle fois, les absorbants dans un vide concret où, malgré toutes leurs craintes, ils étaient tous. Les cris et les hurlements sinistres des âmes en peine se turent alors que la voix d'Hadès parvint à leurs oreilles.

Vous avez du cran… On se retrouvera, j'aime jouer avec vous. Vous êtes… Intéressants pour des êtres vivants !

La froideur des Enfers laissa lentement place à l'humidité de l'extérieur. Une fine pluie tomba sur leurs corps meurtris par ce voyage au royaume des morts. L'un après l'autre, les membres du Shadowpact firent leur apparition devant le Phantom Stranger. L'homme les vit revenir accompagnés par Luthor. Sans mot dire, il étendit son immense cape et les absorba. Leur prochaine étape serait très certainement la pus difficile de leur périple… Ils devaient remettrent le Président des Etats-Unis à la place qui était la sienne. La Maison Blanche.

[HRP]Ce RP étant terminé ici, je vous souhaite donc bonne route, et surtout bonne chance pour la suite. Vos prochaines réponses se feront à Washington comme vous l'aurez tous compris. Toutefois, si le cœur vous en dit, vous êtes libres de répondre ici afin de décrire ce que vous ressentez vis-à-vis d'Hadès, et par la suite, décrire votre départ vers Washington grâce aux pouvoirs de Phantom Stranger.

Bravo à tous en tous cas pour votre présence et vos réponses rapides. Ce fut un réel plaisir que de pouvoir être votre animateur.[/HRP]
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