Jeux de savoir dans la ville du vice [PV Kala Avasti]

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MessagePosté le: Jeu 26 Mar 2015 - 21:49

- Allons bon Mr Wayne, vous savez bien que ce n'est pas possible vu les circonstances.

- Laissez les circonstances là où elles sont, Lucius. Je sais que Jet a une part importante de l'entreprise, mais une rencontre pour financer un laboratoire ne dépend pas de son bon vouloir, surtout lorsque c'est avec MON argent que je joue.

- Certes, certes, mais vous ne pensez pas que régler vos problèmes...

- Si, je m'en occuperai, ne vous inquiétez pas.

Au confins de la ville, dans le Manoir ancestral de la famille Wayne, une discussion féroce s'était engagée entre le playboy milliardaire le plus en vue de Gotham et le directeur général de la plus grosse entreprise de la ville. En effet, apprenant que Bruce acceptait de recevoir une scientifique en quête de financement, il n'avait pas ménagé sa peine pour accourir auprès du presque quadragénaire. Craignant pour la fortune de ce dernier, il comptait tout faire pour éviter une catastrophe et, bien évidemment, les gros titres qui allaient avec. Même si Lucius Fox voulait éviter d'entacher la réputation de Wayne Enterprises, son certain attachement au fils de Thomas et Martha l'obligeait à veiller quelque peu.

- D'accord, vous avez gagné. Mais je reste pour voir de quoi ce projet en retourne. Je ne voudrais pas que vous finissiez fauché avec la finance d'un réacteur écologique ou je ne sais quoi.

Bruce fit un petit signe d'acceptation et repartit s'assoir à son bureau, là où il attendrait la scientifique. D'après l'appel qu'il avait reçu il y avait quelques jours, l'envoyée serait une assez jeune scientifique, le Dr Kala Avasti. Elle travaillait à Metropolis sous l'égide de S.T.A.R. Labs, immense entreprise qui avait des filiales presque partout aux États-Unis. Gotham échappait cependant à la règle, probablement à cause de la place importante qu'occupait déjà Wayne Enterprises sur le marché.
Quoi qu'il en soit, quand il s'agissait de travailler pour l'avenir et d'aider les progrès de la science, le Prince de Gotham répondait toujours présent. D'abord, cela lui permettait de crédibiliser plus encore le mensonge qu'était sa vie publique et de surtout de satisfaire son âme de philanthrope. De l'autre côté du masque de Batman se trouvait un homme avec la volonté d'aider les autres, malgré des apparences parfois frivoles.

Les mains croisées sur la table, le milliardaire attendit que l'heure fatidique pointe le bout de son nez, et qu'à la porte principale résonne l'écho des coups portés par la main délicate d'une femme de science. Par l’entrebâillement de la porte du bureau principal de Wayne, la tête noble et fière d'Alfred Pennyworth jaillit.

- Maître Bruce, votre rendez-vous est arrivé.

- Merci Alfred, faites la venir.

Et le majordome s'empressa d'aller chercher la doctoresse. Il traversa un long couloir, se retrouva devant le très grand double escalier de bois et descendit avec vivacité les marches centenaires afin d'accéder aux portes d'entrée.


Il en ouvrit une, battant aux mille histoires, et demanda alors avec la plus grande élégance, comme à son habitude:

- Docteur Avasti ?
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MessagePosté le: Mar 31 Mar 2015 - 19:39
Kala était stressée, elle n’aimait pas l’endroit rempli d’histoire et de faste ou elle se trouvait, pour son entrevue la brune aurait préféré un terrain plus neutre comme un amphithéâtre ou chez Wayne industries pourquoi pas, mais chez lui… elle ne se sentait pas à sa place de scientifique là. Peut-être plus dans le cadre personnel, il était connu que le fils chéri de Gotham était également plus que friand du beau sexe.

S’il tentait quoi que ce soit d’inadapté Kala se ferait un plaisir de le faire chanter pour lui tirer un maximum d’argent ou de lui faire un procès au cas.
Une fois son esprit rasséréné par cette perspective le majordome l’appela et la conduisit dans le hall d’entrée où descendant les marches quatre à quatre Bruce Wayne, son rendez-vous, l’accueillit.

« Monsieur Wayne… »
fit elle en lui tendant la main et en lui décochant un petit sourire qui se voulait timide.

Pour une fois elle devait admettre que les suceurs d’infos avaient raison, le mâle le plus en vue de l’Amérique ( après le président ) avait vraiment un physique de rêve. C’était ça d’être riche et de parcourir le monde avec son professeur de fitness attitré que voulez vous les riches n'ont pas les mêmes contraintes que le reste du monde n'est ce pas ?

Heureusement elle savait intéresser son auditoire et avait trouvé la seule chose qui pouvait manquer à son rendez vous.

Elle avait cherché pendant un moment les domaines qui pouvaient lui faire desserrer les cordons de sa bourse et ce n'était pas les technologies des autres membres de S.T.A.R Labs qui pourraient lui déclencher une fièvre acheteuse et excessive comme seuls les milliardaires savent le faire.
Après tout que pouvait offrir la science à un homme qui avait déjà tout?

" J'aurais cru que vous preniez vos rendez vous d'affaires en dehors de chez vous ... je suis une exception à la règle ? Ou est ce à cause de L'O.P.A agressive de Mademoiselle Jet?"

Au final la réponse était très simple : Du temps.
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MessagePosté le: Ven 3 Avr 2015 - 22:44
- Mademoiselle Avasti.

Le ton du milliardaire avait été simple, tranquille, mais extrêmement sérieux. Il jouait avec son argent, et malgré sa grande réputation, il n'était pas exempt de fiscalité, bien au contraire.
Il lui serra la main comme à un homme d'affaires.

- J'espère que vous avez fait bonne route jusqu'à Gotham. Je sais qu'avec les récents événements, les transports publics ont été un peu... altérés.

En effet, avec les différentes grandes attaques qui avait eu lieu, d'abord celle venue de Thanagar, puis la tentative d'invasion d'Apokolyps, les réseaux ferroviaires, aériens et maritimes s'étaient trouvés particulièrement bouleversés. Par sécurité, les compagnies avaient annulé de très nombreux départs, et l'Amérique ordinairement si mobile paraissait embourbée. Pour Wayne, ce n'était jamais le cas. Il lui suffisait de décrocher le téléphone et de passer un coup de fil pour obtenir un permis spécial. De même, il dépendait de ses propres moyens de locomotion, et il n'avait qu'à racheter, au besoin, une entreprise adéquate.

La doctoresse posa ensuite le doigt sur un point important, qui avait particulièrement affecté Wayne, tant en apparence qu'en profondeur. Oui, l'O.P.A fructueuse de Jezebel Jet avait porté ses fruits, et elle se régalait désormais de petits raisins ronds et sucrés dans le bureau du directeur général de Wayne Enterprises. Cette idée dérangeait profondément le playboy le plus en vue de la ville, pour deux raisons. La première, purement pragmatique, se rapportait à sa double identité: Batman allait avoir des soucis d'approvisionnement si le cas Jet n'était pas réglé. La seconde était plus d'ordre émotionnel. Savoir que quelqu'un en qui il n'avait pas confiance utilisait à son avantage et à celui du Black Glove les ressources durement acquises par la famille Wayne au cours des décennies le mettait en rage.
Cependant, face à la scientifique, il garda un sourire impeccable, presque amusé, et répondit très urbainement:

- Avec la présence de Mme Jet à la tête de l'entreprise, vous n'avez aucune chance d'obtenir un fond intéressant. Si nous nous retrouvons chez moi pour parler affaire, c'est parce que je puise dans mes fonds. Cela n'a aucunement à voir avec l'administration de Wayne Enterprises, vous le comprendrez aisément.

Puis, d'un mouvement du bras et d'une petite phrase, il invita son interlocutrice à le suivre dans les couloirs du manoir ancestral.

- Professeur, si vous voulez bien ?

Bruce remonta les escaliers aux côtés de son rendez-vous, le regard ferme. Il mena son invitée jusqu'au bureau qu'il avait quitté, là où attendait Lucius Fox. Le vieil homme d'affaires afro-américain s'était assis, et se leva dès l'instant où Kala franchissait la pièce. Sans hostilité, bien qu'avec méfiance, il serra la main de la jeune femme et se présenta.

- Lucius Fox, un plaisir Docteur.

Il laissa ensuite le milliardaire et la probable future boursière continuer leurs affaires pour se rasseoir et observer le cheminement que tout allait prendre.
Wayne passa derrière son secrétaire, se posa sur le siège, fit un geste de la main pour inviter Kala à faire de même.

- Dites moi tout. Pourquoi voudriez-vous donc de mon argent ?
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