Egypte : Green Fire [PV Sentinel]

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MessagePosté le: Mer 10 Juin 2015 - 22:27
[HRP : Dur de trouver le temps d'écrire un RP, mais je me suis quand même pris une bonne heure pour que celui-ci se lance. J'espère que l'intro te plait. C'est bref, mais je ne peut pas me permettre de trop en faire non plus.]


La Vallée des Rois.




Le soleil brûle littéralement le sable à cette heure la plus chaude, tandis que Hawkman lévite lentement entre les dunes dorées pour apprécier la beauté sinistre d'un paysage aussi mort à la surface que sous ses propres fondations. Sanctuaire de la culture égyptienne, la Vallée a pris soin de dissimuler nombre de tombeaux au cours des millénaires, jusqu'à ce qu'elle devienne le terrain de jeu des archéologues après celui des pillards. Jusqu'à ce que une à une, les épaisses portes des antichambres ne soient fendues par la curiosité des vivants, peut être au détriment de la quiétude des morts.

Sa précédente vie, Carter Hall fut l'un de ces hommes animé par la passion et dont est gravé à jamais dans la mémoire, même au delà de la mort, l'intense joie d'une telle découverte archéologique. Et pas l'une des moins fabuleuses, loin de là.
Malgré toute l'honnêteté et le respect que peuvent avoir hommes et femmes de sciences pour la culture qu'ils cherchent à mieux connaitre, les vieilles légendes demeurent, en particulier celle de la malédiction du Pharaon. La plus connue étant bien sûre celle de Toutankamon...

S'il n'était pas lui même la réincarnation d'un ''Pharaon'', Katar aurait eu de sérieux doutes quant aux risques qu'avait pris l'archéologue qu'il fut et le coté surnaturelle d'un tel châtiment après le viole d'un sarcophage.

Sa malédiction à lui était plus ancienne encore. Elle avait pris naissance sur ces terres sableuses et peut être ne pourrait-elle prendre fin qu'au même lieu.

Il semblait bien impossible de s'y retrouver parmi ses dunes mouvantes, pourtant, le Guerrier ailé trouva finalement ce qu'il cherchait.
Il descendit doucement et se posa devant un forme murale ensablonnée. Par de violents battements d'ailes, il souffla sur ce dernier, ce qui révéla une épaisse porte de pierre qui n'avait pas l'air de dater de plus d'un siècle. Un coup de masse et celle-ci vola en éclat.

Sortant une torche de sa ceinture, Hawkman entra dans le ténébreux couloir si serré, long et chaud qu'il semblait être vivant. Le chemin fut lent et pénible, mais il déboucha finalement dans l'antichambre après avoir de nouveau brisé l'un de ces murs de béton.
Ils étaient relativement inutile, car il n'y avait plus rien à voler. La tombe était vide.

Les seuls éléments restants étaient les peintures murales à moitié effacées. Il trouva celle qu'il cherchait, s'avança et se mis à lui parler comme s'il s'agissait d'un être de chair et d'os.



« Kendra, Shayera, Chay-Ara... peut importe... »

« J'arrête tous ça... »


Il enlève son casque et le laisse tomber au sol. Le Nth métal tombe lourdement, alors même que le casque donnait l'impression d'être léger comme une plume.

« Ce sacerdoce est terminé, ce sacrifice qui est le mien, qui fut le tien, pour ces divinités manipulatrices. »

Il détache son harnais et ses deux grandes ailes repliées glissent de son dos.

« Combattre une éternité... Voir les autres mourir et disparaitre à jamais, alors que l'on reste seul, sans explications. Je ne suis pas en vie pour ça... »

Il détache sa ceinture ; elle tombe à son tour puis il jette un œil à la masse attachée à son poignet.
Il n'hésite pas. Il la retire et la lance un peu plus loin. Le fracas du choc contre la pierre résonne dans la petite pièce obscur.

« Tu es surement en vie toi aussi quelque part. Mais je n'en peu plus d'espérer, autant que des servir les Dieux. Je suis un homme de Thanagar, toi probablement une femme de la Terre et je vais partir loin pour que l'on ne puisse jamais se retrouver. Peut être que la vieillesse ou la maladie nous offrira la mort que nous méritons. »

Il jette un regard autour de lui.

« Je te laisse ici, l'équipement de Nabu. Si je pensais en avoir besoin, j'étais aveugle de ne pas me rendre compte qu'il s’agit en fait des chaînes d'un esclave. Prend en soin... »

Ramassant sa torche, Katar Hol tourna le dos à ces objets dont il ne s'était jamais séparé et ce portrait qu'il n'avait jamais pu obtenir.
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MessagePosté le: Jeu 18 Juin 2015 - 16:43
La vallée des rois, nécropole à la gloire de monarques qui se voyaient et étaient vus comme de véritables dieux sur Terre. Pour Sentinel, en plus de vestiges évidents du patrimoine de toute l'humanité, c'était un des nombreux rappels qui avaient essaimé cette Terre, un souvenir que les meneurs tout-puissants du peuple n'étaient pas et n'avaient jamais été éternels. Ils étaient souvent vus, les super-héros, comme des dieux vivants, des protecteurs immortels aux attributs inénarrables faisant d'eux des forces de la nature. Leurs batailles étaient presque aussi mémorables que les sagas nordiques, les poèmes helléniques, les gravures et les peintures du monde de l'orient. Mais ils étaient mortels.

Ici, les origines de Khalis, de Khufu et Chay-Ara, des Metamorphae, du Khepris, des orbes de Ra et de Bastet, du casque de Nabu. Tant d'alliés et de créatures qui sous le soleil ont mené et protégé l'humanité, l'ont parfois trahi, mais inévitablement ont eu une fin, puis un recommencement, non sans la douleur, le deuil et les dommages inévitables. Alan ne savait pas vraiment dans quoi ranger la Starheart, concentré d'énergies magiques du cosmos plus anciennes que la Terre, conscience, allié de la biosphère terrestre malgré soi. Mais il ne pouvait que s'identifier aux nombreux héritiers de pouvoirs ayant trouvé ici du sens à leur mission, qui ne sont rendus aujourd'hui qu'à l'état de poussière. Lorsqu'il descend sur la dune ensablée, l'ancien Green Lantern sent la trace perturbatrice du métal Nth, celui que les égyptiens appelaient le métal de la nuit, venu du fin fond des étoiles qui constellaient leurs horizons.

La traînée est récente et non ancienne. Elle porte la signature d'un forgeron qu'Alan n'a jamais rencontré, mais le porteur est bien connu de la JSA, du moins il l'était. C'est idiot, mais le nom qu'il fait résonner est celui de son ancien ami... Comme s'il ne pouvait lâcher prise du passé, comme si... Comme si son camarade survivait suffisamment, mais non ils mouraient tous, toujours et autant. Sa voix porta à travers les sables et les vents, s'infiltra à l'intérieur des terribles monuments à la gloire de morts qui s'étaient préoccupés de leur mausolée à tout leur règne durant.

"Carter."

Sa voix était brisée, il comprenait bien que Carter Hall n'était plus, du moins plus comme avant. De la même façon que Virgil n'existait pas réellement, que Kent Nelson était parti au profit d'un tout jeune homme.

Plus bas, un campement avait été installé, par Scott lui-même. Ses équipes présentes sur place étaient en charge de la couverture d'un tout nouveau point journalistique sur les anciennes ruines, sur les pillages, les marchandages, les conséquences sur le plan sociologique, identitaire et économique. Le pan principal était culturel, Alan détestait devoir mélanger la culture et l'information d'investigation mais c'était le seul moyen pour sa chaîne de ne sacrifier aucun des deux en essayant de contenter le public, et sans renier ces valeurs intrinsèques à son vieux fondateur. Parmi les équipes techniques et médiatiques, une petite communauté d'hybrides avait rejoint le site, amenés ici par la Sentinelle de la magie. Une opportunité unique de revenir sur les terres de leurs ancêtres depuis que toutes les communautés de la magie avaient été relocalisées sur la Lune dans la cité d'émeraude. La Faérie n'était pas en paix, pas plus qu'aucune autre poche de survivants des ères de la magie, mais Alan tenait à apporter à ses résidents les quelques maigres lots de consolation que la Starheart le lui permettait. Les êtres mi-hommes, mi-animaux porteurs de kôhl épais et de lourdes épaulettes cuivrées restaient cependant mal à leur aise. Une rumeur grandissante évoquait un homme-oiseau semblable au dieu Horus, ce qui agitait grandement leur conversation timide au coin du chapiteau. Les journalistes, quant à eux, avaient reçu pour instruction du big boss de ne pas déranger les bestiamorphs, mais ils étaient principalement mal à l'aise en leur compagnie.
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MessagePosté le: Lun 29 Juin 2015 - 17:07
Il marche en avant vers l'avenir, mais à peine quelques pas et déjà les fantômes du passé resurgissent.
C'est une voix, une voix mélancolique, qui résonne dans l'antichambre du tombeau.
Elle l'appel par un nom que le Thanagarien est pourtant bien déterminé à laissé enterré sous les dunes sableuses.

« Carter ? Non. »

« Je suis Katar. »


Katar Hol de Thanagare, autrefois policier, maintenant justicier.

« Carter Hall est mort il y a plusieurs années. »

C'est étrange à dire cela, quand il sait bien qu'il partage l'âme de cet homme. Mais s'il possède son âme, il n'est pas lui. Comment ne pas devenir fou, sinon ?
C'est dure également, pour celui qui fut, mais est aussi son ami de bataille, notamment lors de leur dernière rencontre à l'agonie de la Société de Justice d'Amérique.
Il a reconnu sa voix, à moins qu'il ne s'agisse d'une illusion.

« Sentinel. C'est bien toi ? »

« Rejoins moi, si tu veux faire le deuil de ton ancien ami. »


Lui tourner le dos également serait une erreur.
Il tente d'oublier les morts, le passé, les reliques, les échecs, mais il ne doit pas abandonner la vie et les alliés. Surtout cet homme là qui lui inspirait beaucoup de respect, car il lui semblait avoir maîtrisé son destin, maîtrisé ses armes, tandis que les siennes faisait de lui un soldat de l'Ordre.
A présent il combat pour son propre idéal.
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MessagePosté le: Ven 10 Juil 2015 - 15:17
La voix rocailleuse de celui qui avait été son ami et camarade résonna en retour. Sentinel avait eu raison de supposer la présence du barbare ailé dans ces lieux. Il suivit la piste énergétique autant que celle de la voix pour pénétrer une tombe égyptienne monumentale. Venant à la rencontre du thanagarien, le héros blond se fit corriger gentiment sur l'apostrophe qu'il avait émise.

"Katar alors. Pardonne-moi. Le précédent Hawkman était pour moi un proche, un ami. Et j'ai la sensation de te devoir pour tout ce que je lui dois, tout ce que nous avons partagé et souffert les uns pour les autres avec la Society. Ce temps révolu me colle à la peau comme la Seconde Guerre, comme les nazis que j'attire comme les mouches. Et Carter comprenait cela."

"Sentinel, Green Lantern de la Terre ou Alan Scott, c'est moi-même. Laisse-moi me changer pour quelque chose de plus confortable. Soyons nous-mêmes un moment."

Un bouclier de végétation poussa depuis la colonne vertébrale de Scott pour se disperser tout autour dans les boyaux de la pyramide. Derrière, le soleil luisant de la monumentale cité mortuaire perçait déjà à peine le feuillage ainsi constitué lorsque l'énergie qui exsudait d'Alan épousa entièrement sa forme, une forme fidèle à l'apparence qu'avait la Starheart lorsqu'il la rencontrait sur le plan astral.



"Voilà qui je suis. Je suis énergie, qu'il s'agisse de la vitalité du Green, de la Vie terrestre et universelle, de la volonté qui donne sa résistance à l'anneau d'Oa,... Mais aussi l'impulsion d'entreprendre pour faire le bien et soutenir mon pays, mes employés, mes collaborateurs, pour les peuples de la magie et tous ceux qui ne sont pas en mesure de le faire alors que je le peux."

Egocentrique, comme toujours, Alan avait néanmoins trouvé de plus grandes vérités sur ce qu'il se passe lorsque l'on parle de sa personne. Les discours motivants et les master class, les interviews pour Time Magazine, n'étaient que de l'expression narcissique et pourtant, lorsque l'on parle de soi, on envoie à l'autre un modèle, une piste, un rival ou un reflet de lui-même. Parfois c'est une façon de crier à l'aide, lorsque comme Sentinel on n'a pas vraiment ce mot dans son répertoire. Il étendit les bras de chaque côté, montrant la nudité apparente de sa forme d'énergie comme si c'était l'expression de la plus grande simplicité.

"Ce que je suis, bien que je l'aie cru même récemment. Ce n'est pas un être seul, perdu face à un destin mal ajusté à ses capacités et à sa résilience."

Il posa alors la main sur l'épaule du combattant de l'ordre, plongea en lui son regard de feu vivant semblable à la White Lantern de la vie.

"Et toi Katar, qui es-tu ?"

Sans attendre une réponse, espérant davantage laisser à l'homme la chance d'entrer dans une réflexion sur la question, Alan hocha à la proposition d'entrer pour effectuer le travail de deuil concernant Hawkman précédent du nom. Pour lui cependant, le travail était déjà commencé en entamant ce dialogue sincère avec celui qui avait pris son visage et son nom. Il espérait découvrir un lieu de recueillement, mais aussi d'espoir, car Alan voulait profondément croire que Katar était capable d'aspirer au bonheur et pas seulement se morfondre ici dans le tombeau du prince maudit.
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MessagePosté le: Mar 14 Juil 2015 - 16:51
Le corps de Sentinel ne tarda pas à rejoindre sa voix dans le Tombeau de Prince d’Égypte. Un Prince toujours en vie, qui se tenait droit les pieds sur les dalles poussiéreuse, lui comme des dizaines d'autres âmes, notamment celle de l'ami d'Alan Scott, confinés dans le corps mortel d'un Katar Hol mal à l'aise avec toutes ses identités passées.
Mais il ne peut ignorer un illustre justicier comme le premier des Green Lantern qui l'a connu tant d'année lors de cette précédente vie.

« Je le comprend... »

Le Sentinel changea alors d'apparence, révélant selon lui ce qu'il était vraiment, de la pure magie, le Green. Il lui fit part également de ses doutes sur sa propre identité et questionna le Thanagarien.

« Moi, j'ai l'impression de n'avoir jamais été seul et c'est bien là mon fardeau. »

« Je sais pourtant que je n'ai pas toujours été porteur de ces âmes, mais je ne sais pas pourquoi j'ai été choisi. Pourquoi je ressemble tant à Carter et aux autres.
Mais comment autant d'âmes peuvent-elle cohabiter ? Comment puis je me battre indéfiniment pour les Seigneurs de l'Ordre ? Comment tenir pieds en toutes situations ?
Je l'ai compris en perdant Kendra ou Shayera, quelque soit son apparence, celle que j'aime, que je suis destiné a aimer pour toujours. C'est elle qui me raccrochait à tout ça. »

« Au bout du compte je ne sais pas si la perdre est un bien ou un mal…
Elle est ma moité, mon héritage d'Hawkman et toutes mes âmes un quart, Katar Hol est ce qu'il reste de l'équation. Une petite partie, mais une partie qui se comprend, qui n'est pas menacée de mourir sans cesse. L'identité que je retrouve enfin en mettant les autres de coté… »


Il tourna instinctivement la tête vers les objets forgés par Nabu qu'il avait abandonné.

« Et toi a quoi te raccroche tu pour tenir ainsi depuis des décennies ? »
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MessagePosté le: Lun 20 Juil 2015 - 13:17
Alan, dans la pénombre amplifiée par la présence des feuillages, irradiait de sa présence les dessins et les écritures sous forme de pictogrammes. L'Histoire, la cosmologie, la légende et la politique antique se déroulaient sous ses yeux, guère aguerris à ce genre de déchiffrement. Cela avait toujours été une spécialité de Carter, beaucoup moins sauvage que ce que son apparence aquiline le supposait. Il reconnaissait néanmoins une figure obscure, que les sociétaires connaissaient comme étant le Vandal Savage personnel de l'avatar du dieu-faucon, Hath-Set. Un prince, un monstre, un conseiller, un prêtre ou un sorcier, ce serpent aux multiples visages avait scellé le destin de ceux que l'on connaissait sous les surnoms des Hawks, mais pourtant à chaque vie, ces héros avaient fait leurs propres choix, audacieux et combatifs en dépit de la fatalité. Alan posa le doigt sur ce personnage.

Sa voix, claire et lumineuse comme l'énergie magique qui le composait, résonna, comme amplifiée par les objets qu'Alan ne distinguait pas encore, mais que les énergies de Sentinel percevaient toujours comme une perturbation : le Nth, qui fausse toute notion de densité dans l'air et la matière. De son autre main, il frotta emphatiquement entre ses doigts de lumière le lierre venimeux qui avait poussé dans son sillage.

"Il y a toujours deux facettes à une histoire. Chez moi à Gotham, il y a des exemples de ceux qui ont été brisés par bien moins que cela. Mais si on a de la chance, on peut y croiser aussi des êtres courageux, prêts à vivre avec le poids des âmes qu'ils portent liés à la leur. Je pense au Ragman, à Katana, à Simon Dark. Aucune de ces histoires ne finit bien, Katar. Mais toutes ont en commun une certaine force de volonté, et la capacité de celui qui lutte à l'élever plutôt que la briser."

Les légendes de ces fous et de ces guerriers ne figuraient pas sur les murs illustrés de la pyramide, et pourtant... Bretteurs incorruptibles, gardiens de la communauté, juges de moralité trouvaient leur place sous une forme une autre dans la géographie locale du temps de Khufu prince d'Egypte. Les monstres, tyrans et déments aussi, forcément. Mais aussi, au coeur de tout ce charabia de l'ancienne Egypte, un couple, amour éternel qui était pour Katar, la moitié de son âme. Sa meilleure moitié, celle qu'il avait toujours connu et qui avait constitué sa quête, le sens de son existence, sa raison de se lever.

Alan lui, n'avait pas eu son pour toujours. Mais il avait eu autre chose.

"Je comprends. Enfin, pour moi c'est différent. J'ai eu deux ex-femmes, et un conjoint défunt, que j'ai aimés comme un fou. Mais en définitive, ce sont mes enfants, les deux parties de mon âmes que je ne semble pouvoir réconcilier avec le tout, ni ne pourrai jamais abandonner."

La question de Hawkman n'était pas seulement existentielle, et si elle l'avait été, alors c'était à un plan bien supérieure à la simple philosophie de comptoir. Sentinel ne vivait pas comme un poids ce moment où on aurait pu croire qu'il remettait toute option de sa destinée entre les lumières de son allié. Il regarda les gravures et peintures de tout un peuple, guidé et gouverné avec bienveillance, un peuple qui aimait, vénérait, respectait malgré ses propres failles que furent l'esclavage, les rivalités fratricides, le crime véniel.

"C'est la société qui me maintient en vie, Katar. Ce n'est ni l'omnipotence des Gardiens, ni la pugnacité du Green. Notre mission ne vient pas de l'origine de nos pouvoirs, ni de leur puissance ou de leurs dangers inhérents. Elle vient de nos valeurs. De la civilisation. L'amour, la volonté, le deuil, existent parce que nous les définissons. Parce qu'ils sont les combats que vivent les forts, les faibles, les déchus et les pénitents."

Cependant, malgré toute sa bonne foi, malgré l'espoir qui l'animait pour rendre à ce monde ce qu'il avait reçu en héritage, Alan accusa le choc de ce qu'il entendait. Il n'en était pas tout à fait certain, mais il crut bien devoir le comprendre.

"Alors, ... Kendra, ou Shayera... Elle est partie ?"

Après les funérailles de Sam, mais aussi celles de Wesley Dodds, de Sylvester Pemberton... L'amour mais aussi les frères d'armes, amis et piliers essentiel dans la vie d'un combattant. Il n'était pourtant plus sûr de savoir accepter les affres de la mort autour de lui. Et perdre son être cher... La mort de Sam Zhao était encore fraîche dans son coeur, la plaie se refermerait-elle jamais. Il perdit une larme, qui tomba sur le sol sec en devenant une rose d'un rouge éclatant.
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MessagePosté le: Jeu 23 Juil 2015 - 16:38
Katar leva un sourcil sévère aux paroles de Sentinel. Ce dernier lui parla d'hommes et de femmes aux situations si ce n'est pas similaire, au moins proches, et qui pourtant acceptait leur fardeau dans le combat de leur vie. Il connaissait bien Katana des Outsiders, à peine le Ragman et pas du tout ce Simon Dark.

De plus, la forme véritable du Green Lantern ne le mettait pas vraiment à l'aise. L'irradiation verte qu'il était, inondait le tombeau d'une lumière vivante, alors qu'il s'agit d'un lieu de repos de sa toute première mort. De par sa présence, une végétation poussait du nulle part dans la sécheresse et les ténèbres ; de la magie, de la pure magie. Ce qu'il avait découvert sur cette planète, qu'il avait côtoyé ou combattu.
Le Sentinel semblait s'intéresser aux fresques murales à présent.

Il évoqua alors ses enfants comme réponse à l'interrogation du Thanagarien. Lui, n'en avait pas et pourtant Carter, oui. Il avait eu un fils. Un Doctor Fate qu'il côtoya peu de temps au sein de la JSA avant qu'il ne se fasse attaquer par le Spectre et disparaisse on ne sait où.
Le Sentinel parla ensuite d'autre chose.

« La société ?... » répéta doucement le Thanagarien.
Il avait toujours tout fait depuis son arrivé pour s'intégrer à cette planète qui n'est pas la sienne, pour reprendre l'identité d'un terrien, qu'il n'est pas. Et, cela au point même de se fâcher avec son propre peuple. Il avait réussi son intégration, mais au prix d'un sacrifice qu'il n'arrivait pas à digérer. Pourrait-il regagner le respect de Thanagare, devenir sereinement l'homme de deux civilisations, à la manière d'Adam Strange ?
Ses réflexions furent abrégées par l'évocation de noms.

« Shayera est morte. Kendra a été désintégrée sous mes yeux par la lumière de la vie qui nous a ressuscitée. Un don qui ne servait encore que les propres intérêts d'un pouvoir mystique. A peine avons nous terminé le combat pour elle que la ''vie'' même nous a séparé, nous a privée de nos propres vies.
Je l'ai cherché pendant plus d'une année en vain... »


« C'est de cela dont j'ai assez. Être un petit soldat pour des forces supérieures dans leurs batailles répétitives. Le bien, le mal, l'ordre, le chaos, j'ai eu bien tord de croire que cela s'arrêtait à ça. »
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MessagePosté le: Mer 2 Sep 2015 - 17:22
HRP : Conclusion brève de ce sujet suite au changement de personnage du joueur, car il explique comment Katar se retrouve dans la Earth Society.

Les deux hommes continuent à partager leur point de vu sur leur combat et la justice.
Sentinel en viens alors à proposer à Katar à rejoindre la Green Team, une formation héroïque encore naissante, mais qui sera redéfinie prochainement par son principal mécène : Technocrate. Lui, en faisait parti, mais des éléments nouveaux vont l'occuper. Cependant pour un combat plus terre à terre, pour que Hawkman se retrouve dans son besoin d'aider le peuple de cette Terre sans obéir à des ordres supérieurs, cela lui semble une belle opportunité.
Katar accepte.
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Situation : Assume l'identité de Hawkman en attendant le retour de l'original.
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MessagePosté le: Mar 18 Oct 2016 - 20:37
Arrow Crash.

Bien plus tard.
Le désert et son étendue de sable a repris ses droits. Les sites archéologiques, jadis objets de tant de convoitises, d'envies et d'espoirs, ont été abandonnés. L'heure n'est plus à la recherche du Passé, mais à une quête effrénée pour maîtriser le Présent, et conquérir le Futur.
La Vallée des Rois demeure un territoire mystérieux - et oublié des Hommes.


Cependant, en ce jour étrange, une silhouette fond dans l'horizon du ciel bleu infini et cruel.
Une nouvelle fois, un homme vêtu d'un costume de Faucon, doté d'un harnais d'ailes qui battent en rafales pour le faire avancer, par la puissance troublante du Nth Metal, pénètre dans la Vallée des Rois... en sachant exactement ce qu'il souhaite.

En filant vers la Terre à bord du Hawkship, Ch'al Andar a lancé des analyses pour trouver les traces de l'équipement abandonné par Katar Hol - ou Carter Hall, c'est selon. Les deux hommes, les deux Hawkmen ont usé d'ailes en Nth Metal, et le jeune guerrier savait très bien qu'ils avaient, à de nombreuses reprises, abandonné leurs équipements, pour tourner le dos à leurs destins... avant d'y revenir, toujours.
De ce fait, afin de réussir son plan, à savoir se faire passer pour la réincarnation de Carter Hall dans le corps d'un Thanagarien pour piéger les Héros, Ch'al a besoin de la combinaison et des ailes d'un Hawkman - et il les a trouvés.

Le guerrier ailé se pose brutalement sur le sol, à proximité d'une colline à l'allure anodine, commune.
Son armure thanagarienne est dotée de capteurs, et comprend notamment un détecteur... qui ne peut mentir. Un léger sourire sous son casque, il lève son immense hache acérée - et frappe avec une violence extrême la colline.
Cette dernière tremble, crisse... puis révèle une légère avancée dans la roche, qui s'avère être une entrée avant un escalier menant dans les profondeurs d'une tombe ancienne.


Sans un mot, Ch'al s'avance, et descend lentement les marches qui n'ont que peu connu le pas d'hommes durant les siècles.
Il lâche son immense hache, et adopte une démarche lente, respectueuse. S'il entend épouser définitivement sa vocation de criminel et de Vilain, pour assouvir ses besoins de domination, de violence et de contrôle, il conserve une vraie admiration pour Katar Hol - et toute l'Histoire qui a accompagné le Prince Khufu au fil des générations.
Le jeune homme n'est pas un monstre... juste quelqu'un qui a trop souffert, trop perdu, et qui a décidé d'assumer entièrement ses pulsions.

Ses doigts glissent sur les murs, alors qu'il découvre les hiéroglyphes et les récits sur un temps ancien et idéalisé.
Il s'arrête, cependant, en découvrant... le casque. La combinaison. Les ailes. La Griffe d'Horus. Les armes. Et tout le reste, tout ce qui a fait les attributs d'un guerrier légendaire.

"Katar..."

Ch'al enlève son propre casque, et s'accroupit. Ses mains s'emparent lentement du heaume de son ancien mentor - et le placent juste devant son visage.
Son regard se fige sur l'objet, et des souvenirs refont soudain surface. Quand Katar l'a sauvé d'un moment de dépression intense... quand il donna un sens à sa vie... quand il le prit sous son aile, sans mauvais jeu de mots... quand il faillit devenir quelqu'un, quand il se transforma en Golden Eagle... et quand tout s'effondra, quand le destin le rattrapa définitivement et anéantit tout espoir d'une existence positive.
Le jeune homme soupire - et glisse en un geste le casque sur son propre crâne.

"J'en serai digne."

**
*
**

Quelques minutes plus tard, à l'extérieur de la tombe et de la colline... une silhouette émerge des profondeurs.


Ch'al, vêtu des attributs de son mentor, bat des ailes - et sourit, à nouveau.
Il sera digne de lui, oui.
De sa férocité. De sa détermination. De sa combativité. De son refus de la défaite.
Mais pas de ses engagements - pas de la folie qui a poussé Katar et Carter à mourir pour des causes inutiles.

Ch'al Andar est mort... deux fois. La première en Héros ; la seconde en Vilain héroïque.
On ne l'y reprendra plus.
Pour cette chance... cette troisième chance, il assume entièrement qui il est.
Un Vilain. Le futur plus grand d'entre tous.
Et cette pensée le fait sourire d'extase, alors qu'il s'élève dans les airs, en direction du continent Américain, pour réaliser ses rêves les plus terribles...
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