Le procès de Mère Nature

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MessagePosté le: Dim 5 Juil - 15:11

La nouvelle était tombée dans la matinée, l’AgriCorporation avait gagné les débats de son procès et s’en sortait encore sans être inquiétée. Assise à son bureau dans les locaux provisoires du Daily Planet, Lois terminait l’article qui mettrait fin à la couverture médiatique du procès qui s’était tenu à huit clos ces dernières semaines, après de longs mois de préparation et de discussions le temps que la machine judiciaire réagissent aux appels des associations environnementales qui s’étaient constituées en partie civil. Au début elle ne s’était pas vraiment intéressée au sujet que Perry lui avait imposé, mais elle avait fini par trouver un certain intérêt au banditisme économique et écologique de ces grandes sociétés agricoles, ils étaient allés de découverte et découverte au court de leur enquête et la presse n’avait fait qu’en parler pendant des jours, entre les gros titres sur Lex Luthor et sur les agissements de la Justice League, ça lui faisait du bien de traiter un peu d’autre chose que de Lex ou que des hauts faits des Super-Héros. Le procès était fini et on avait pourtant pas terminé d’en entendre parler, elle était mécontente et ça se voyait, les journalistes n’avaient pas le pouvoir de rendre la justice, alors pourquoi vivait-elle leur victoire comme une de leur défaite ? C’était une défaite de la justice, pas de la presse, les patrons de l’AgriCorporation tremblaient devant la menace du scandale médiatique, leur image publique n’avait pas bien vécu le procès, heureusement pour eux le public avait d’autres préoccupations en ce moment que les crimes d’écoterrorisme impunis du leader du marché de l’agrochimie. Malgré tout, ils craignaient plus pour leur image que les plaintes de leurs opposants, principalement des associations soutenues par le laboratoire de recherche de l’université de Metropolis, lui même soutenu par la LexCorp, et qui avait réalisé le rapport sur les modifications écologiques et les mutations génétiques des plantes dans les milieux infectés par les engrais chimiques que vendaient l’AgriCorporation, ils avaient mis en garde sans résultat l’entreprise des conséquences néfastes sur le long terme de leurs produits, ils avaient été aussi rejoins par les plaintes des agriculteurs qui dénonçaient leurs pratiques économiques indécentes.

« Ne soit pas trop déçue Lois... »

Si, justement, elle était déçue et effrayée, par ce monde inégal et injuste que leur société avait encouragée, où le pouvoir et l’argent justifiait tous les crimes, ça ne serait ni la première ni la dernière fois, mais ce n’était pas parce que c’était quotidien, habituel qu’on pouvait fermer les yeux dessus, s’attaquer à eux n’apporterait, ne changerait peut-être rien, mais les laisser faire c’était condamné la justice au profit du mensonge et du crime. Si seulement ils pouvaient prouver que le procès avait été truqué, elle savait les relations qu’entretenait le PDG de l’AgriCorp avec le député républicain Turst, il était très controversé pour ses démêles judiciaires, mais si son image public s’était dégradée il avait toujours échappé aux poursuites. Ils ne savaient pas s’il était pour quelque chose dans l’issu des débats mais en tout cas les résultats étaient là, ils s’en sortaient encore. Elle rangea son bureau et attrapa son sac se levant pour se retourner vers Jimmy.

- Je vais à la conférence de presse, tu m’accompagnes ?

Il lui sourit, il n’aurait raté ça pour rien au monde. Le représentant de l’AgriCorp se ridiculisant devant un parterre de journalistes, il ne voulait pas manquer l’occasion de prendre une bonne photo, Lois non plus n’aurait pas manqué ça, leur communication était moins bonne que leur défense au tribunal, ils avaient peut-être payé les jury pour qu’ils avalent leur mauvaise foi et leur hypocrisie, le lectorat lui aimait le scandale. Ils voulaient calmer l’opinion publique, ils allaient se brûler au feu médiatique. Non, c’était certain, ils n’avaient pas fini d’en reparler.  

Quelques minutes plus tard ils arrivaient en vue du siège de l’entreprise à Metropolis, les routes étaient envahies par les taxi, les rues du quartier d’affaires étouffaient sous le ciel bleu et dégagé. Une troupe hétéroclite de journalistes était entrain de répandre sa bave sur le parvis du bulding de l’AgriCorporation, elle repéra plusieurs visages connus dont celui de Chipie Col qui lui adressa un de ses sourires sournois avant de fixer Olsen de ses yeux de méduse. Une jeune femme, déléguée à la communication, les accueilli et les fit entrer dans le bâtiment où des vigiles vérifièrent leurs cartes de presse avant de les laisser rejoindre la salle de la conférence, Lois réussit à se trouver une place prêt du podium où le représentant média s’installait encore, Jimmy s’éloigna pour trouver un bon point de vue pour prendre ses photos. Elle connaissait l’homme qui allait mener la conférence, Teddy Shaw, il avait participé à toutes les rencontres avec la presse depuis l’ouverture du procès, il manquait de charisme mais il avait un talent certain d’orateur, un vrai serpent qui se faufilait avec  une aisance professionnelle entre les questions et les pièges des journalistes. Il était bon en face d’une foule, mais en interview en tête à tête il ne valait rien face à Lane. Elle se recula sur sa chaise, l’assistance était raisonnablement tranquille mais elle pouvait sentir l’effervescence et l’agitation qui animait la tempête encore calme et silencieuse. Teddy se leva, observant la foule qui s’était installée devant lui et commença d’abord un discours.

« Bienvenue, je voudrais d’abord remercier chacun de vous de vous être déplacés, avant de prendre vos questions je voudrais saluer le travail formidable de la presse avec laquelle nous avons toujours ouvertement discuté, vous avez été ces dernières semaines un lien essentiel entre le public et l’AgriCoporation. Aujourd’hui je voudrais saluer la victoire, non pas seulement de l’AgriCorp, mais surtout la victoire de la justice, la victoire de la démocratie et du progrès, contre le terrorisme de la peur. Nous ne sommes pas seulement une entreprise, nous sommes aussi au service de la société, la nourrir est notre mission, le progrès est notre moyen. A tous nos opposants, détracteurs, qui pensaient pouvoir impunément plonger la société dans la peur, la justice leur a répondu. »
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MessagePosté le: Dim 5 Juil - 17:05
Un silence se fit le temps de quelques secondes. Les reporters en profitèrent pour rédiger autant d'informations que possible sur leurs calepins, smartphones, ordinateurs portable. Une main se leva alors au milieu de l'assemblée, fière, droite et inébranlable. Le long du bras courait un tissu bleu de bonne facture, une manche à n'en pas douter, rattachée à un veston de travail du plus bel effet. Teddy Shaw, aux prémisses de ce qui allait sans aucun doute devenir une conférence de presse publicitaire, eut un mauvais sourire et désigna l'homme qui demandait ainsi la parole. En temps normal, jamais il n'aurait laissé quelqu'un s'exprimer si tôt, mais la tentation de la confrontation était bien trop forte.

- Monsieur Freeman, oui, que voulez-vous donc ? Votre défaite ne vous a-t-elle pas suffi ?

Auguste Freeman, avocat du plaignant dans l'affaire AgriCorp, se leva, dominant tous les journalistes de sa carrure considérable, et prit la parole. De derrière ses petites lunettes rondes pulsait une froide détermination, une colère sous-jacente émanant de l'injustice qui se déroulait. Cependant, il affichait un air neutre, couplé à un léger sourire protocolaire. Cent ans dans l'appareil judiciaire américain lui avaient appris que l'image importait plus encore que les faits, et qu'un homme coupable, posé et serein d'apparence triomphait généralement de l'innocent nerveux et passionné. Rajustant sa cravate du même bleu que sa veste, l'homme d'ébène se racla discrètement la gorge et commença par répondre à la provocation du chargé de communication.

- Permettez moi, monsieur Shaw, de vous rappeler que mon client n'a pas perdu. Et que vous n'avez pas gagné. La justice n'est pas un jeu, ou en tous cas ne devrait pas l'être.

L'émissaire d'AgriCorporation blêmit imperceptiblement et se tut, laissant son adversaire continuer à parler. Tout bon rhéteur qu'il était, "Teddy" prenait bien trop goût à la victoire, au point de laisser se glisser quelques petites fautes de langage, subtiles mais dangereuses.

- J'aimerais cependant rappeler un point essentiel qui manquait à votre discours, monsieur Shaw. N'y voyez pas là une accusation, ce n'en est pas une.

Auguste remonta d'une main l'armature métallique de ses lunettes jusqu'à la base de son nez, en un geste machinal. Venu du dehors, un éclat de lumière vint obscurcir l'espace d'un instant la surface d'ordinaire transparente du verre.

- De nombreuses preuves ont disparu au cours d'un incendie, il y a trois mois. Six personnes ont aussi perdu la vie dans les flammes. Sans l'incident, peut-être le résultat final aurait été différent.

- Ou peut-être pas, monsieur Freeman.

L'avocat lâcha un sourire énigmatique.

- Ou peut-être pas, monsieur Shaw, effectivement. Merci de m'avoir accordé ce temps de parole.

Le colosse d'ébène se rassit, regagnant l'anonymat pendant que l'orateur d'AgriCorp reprenait son discours émouvant et typiquement américain. Au milieu de cette multitude ô combien bigarrée, l'alien ne se sentait pas à l'aise. Lui était venu pour la justice, pour défendre les droits et protéger ceux qui étaient dans le besoin, eux, ces journalistes, ne pensaient qu'à vendre leurs journaux, à fournir de bons articles sur lesquels parler encore et encore potins. Restaient encore quelques irréductibles, cependant: Clark Kent, Lois Lane, certains du Daily Planet, d'autres de la Gazette de Gotham comme Vicky Vale... mais ils étaient une minorité dans ce monde de brutes. A priori, ils ne devaient pas être présents... ou alors l'extra-terrestre n'avait pas assez... tiens tiens tiens. En pivotant la tête, Auguste venait de repérer une frimousse plutôt connue. Ainsi donc, Lane était tout de même venue. Bonne nouvelle, la conférence serait sans doute moins ennuyante que prévue.
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MessagePosté le: Dim 5 Juil - 21:25
Pamela Isley était venue à Metropolis pour des vacances loin de Gotham, un peu de tranquillité ne lui ferait pas de mal. Elle se promenait dans les rues ensoleillées de Metropolis, elle portait sur elle un imper de couleur beige, des lunettes de soleil et un chapeau de dame tout ça pour cacher sa peau verdâtre. Elle n'avait pas envie que Superman ou un autre héros la découvre. En dessous de son imper, elle avait quand même enfilé sa tenue de méchante, à savoir sa combinaison noire et verte. Alors qu'elle marchait dans la rue, son pied marche sur quelque chose... Elle baisse la tête et voit un journal qui date de ce matin, elle se baisse pour le ramasser, un article lui tape à l’œil, celui d'Agricorporation. Elle le lut puis froissa le journal avant de le jeter dans une benne. Son humeur avait changé radicalement, au lieu d'avoir de simples vacances, la belle rousse allait être confrontée à un problème de taille. Une multinationale était en train de polluer la terre avec leurs engrais toxiques et avait toujours échappé au procès mais cette fois-ci elle allait connaitre la douleur, la peur.

L'article précisait qu'une conférence de presse allait être organisée dans les locaux de cette entreprise mais l'heure n'était pas indiquée. Pamela espérait que la conférence n'était pas terminée.

Elle accoste un passant et lui demande l'endroit où la société d'Agricorporation était implantée, le passant lui indique l'endroit qui se trouve à deux rues d'où était Pamela. Non sans une rage dissimulée la belle rousse se rend à l'endroit qu'on lui avait indiqué.
Sans de grande surprise, l'entrée du bâtiment était bondée par des opposants, notamment ceux de Green Peace, de vieux amis d'Ivy lors d'une mission qui avait tournée en désastre à cause de Green Arrow. Elle s'approche donc de l'entrée en se frayant un passage parmi la manifestation, on pouvait entendre des slogans du style "Dehors les empoisonneurs !" ou alors "Agri imposteur !". Pamela se dirige vers l'un des opposants de Green Peace et lui parle sans crier pour ne par attirer l'attention les autres.

"Hé toi, tu veux faire une bonne action et détruire cette société qui pollue le monde ?"

"Oui madame, c'est ce que je veux."

"Alors fait diversion, dis à tes copains de provoquer une émeute ou tout ce que tu veux et toi avec quelques-uns de tes amis, suivez-moi ! On va entrer et soyez prêts à vous battre."

A peine fini de parler que l'homme exécute les ordres de la belle rousse, personne ne pouvait lui résister. Au bout de quelques minutes, une bagarre éclate et tout le monde se retourne pour regarder ce qui se passe. Les agents de sécurité qui se trouvaient devant l'établissement quittent leur poste afin d'intervenir. Pamela et ses "hommes de main" en profitent pour rentrer dans le bâtiment.
Une fois qu'elle pousse la porte, elle tombe sur la secrétaire qui relève la tête, surprise par celle qui venait d'entrée.

"Madame, vous n'avez pas le droit d'entrer ! Sortez, sinon j'appelle la sécurité !"

Pamela s'avance vers la femme et enlève son manteau laissant apparaître son costume de scène et fait un sourire à la secrétaire avant de lui répondre.

"Ma belle, ta sécurité s'est envolée ! Maintenant si j'étais toi, je répondrais gentiment à toutes les questions que je vais te poser, sinon je serais obligée de te forcer à la faire."


"Non, vous n'aurez rien de moi ! SÉCURITÉ !! VITE, UNE INTRUS DANS LE BÂTIMENT."

"Comme tu veux..."

Pamela lui souffle une toxine en plein visage et la tue sur le champ, la belle rousse fait le tour du bureau et pousse la secrétaire en dehors de sa chaise pour y prendre place. Elle regarde sur le bureau et découvre un agenda et un registre, elle l'étudie et trouve enfin ce qu'elle voulait, l'endroit où se passer la conférence et aussi les noms de ceux qui étaient présent. Un nom lui revient, celui de Lois Lane, celle qui avait rédigé l'article qu'elle avait lu quelques heures auparavant. Puis elle se lève de la chaise et regarde ses hommes et leur dit.

"Ce que je vais faire n'est pas pour vous tuer mais pour vous donner du pouvoir."

Elle leur souffle une toxine à la figure mais cette fois, pas pour les tuer mais pour les contrôler.

"Voilà mes mignons, c'est beaucoup mieux. Maintenant suivez-moi et si quelqu'un tente quelque-chose, tuez-le !"

Puis elle se dirige vers la salle de conférence accompagnée de ses hommes de main, elle ouvre la porte des deux salles et annonce sa venue.

"Alors comme ça on fait du mal à mes enfants ?! Mes mignons... A vous de jouer."

Les hommes de Green Peace rentre dans la salle pour empêcher quiconque de sortir, Pamela rentre à son tour et ferme la porte derrière elle.
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MessagePosté le: Ven 10 Juil - 18:21

Eh bien ça n’avait pas tardé, cependant l’intervention avait surpris Lois, elle ne pensait pas que ça viendrait en premier d’Auguste Freeman, quoique sa présence aussi l’avait surpris, mais plutôt d’un de ses confrères journalistes, comme de Col dont l’excitation était autant de coups de crayons nerveux sur son calepin. Il ne lâchait rien, elle s’était demandé un moment si l’AgriCorp n’avait pas du sa victoire à l’inflexion de l’opposition, mais elle avait trop de respect pour l’homme de loi, sa réputation il l’avait forgé dans les faits, son sens moral et de la justice n’avait aucun prix. Si de quelconques menaces ou chantages l’avaient retenus à son devoir, il ne serait pas ici à se livrer à cette joute amer, la colère froide de l’injustice et de la défaite était un fantôme sur ses mots, la satisfaction et la jubilation orgueilleuse de Shaw étaient le sel de ses plaies. Mais les talents de l’homme de loi lui étaient supérieures et Teddy n’aimait pas perdre la main, sa présence l’incommodait et il ne manqua pas de le lui faire sentir quand il revint sur le sujet de la disparition des preuves et des victimes de l’incendie, la police n’était pas parvenue à prouver sa nature criminelle, mais Lois et monsieur Freeman n’en doutaient absolument pas, Teddy lui se contenta d’ignorer le sujet pour reprendre son premier propos. Lois se demandait encore ce qu’il y avait à tirer de cet homme et de ces événements dont on n’avait déjà tant parler sans que ça ne change rien à cette issue, mais ils ne pouvaient pas abandonner, Freeman sa lutte, elle ses questions. Un sourire narquois naquit sur ses lèvres tandis qu’elle levait la main à son tour pour demander la parole, interrompant à nouveau le conférencier qui l’autorisa presque à regret à poser sa question. Elle aimait jouer, sa mauvaise humeur rendait seulement le jeu plus acide.

- Lois Lane, Daily Planet…

Shaw lui adressa un sourire mauvais qui n’avait d’égal que l’avenante hypocrisie de sa réponse :

« Je sais qui vous êtes mademoiselle Lane... »

Répondant d’un semblable sourire à son tour elle le corrigea avant de poursuivre :

- Madame Lane… Quand vous dites avoir vaincu contre le « terrorisme de la peur », vous accusez l’opposition d’AgriCorp de terrorisme, comment justifiez-vous ces accusations ?


Commença-t-elle, c’était un coup bas c’est vrai, mais ça devait être à la hauteur de Shaw. Il n’y avait plus grand-chose de bon à tirer de lui et ils n’obtiendraient sans doute rien de très intéressant de la conférence de presse, Shaw n’était qu’une bête de spectacle livrée par les grands patrons en pâture à la masse médiatique. Mais qu’ils ne comptent pas restaurer leur réputation dans les pages du Daily Planet. Ça ils devaient déjà le savoir, ils avaient refusé toutes leurs interviews, et ce malgré leur coopération sincère qu’ils affichaient dans ces rencontres où ils se donnaient en spectacle pour l’image public. Mais d’autres avaient parlé pour eux. Les terroristes qu’ils accusaient, comme le docteur Samuel qui avait perdu la vie dans l’incendie, certains de leurs propres employés aussi couvert par l’anonymat avaient livré quelques confidences au journal.

Shaw était irrité mais il n’en montra rien, gardant sa constance sous la forme d’une confiance satisfaite, s’apprêtant à lui répondre quand les portes de la salle de conférence s’ouvrirent dans un grand bruit. Stoppé dans son élan son regard s’était arrêté sur les arrivants, il avait laissé échapper  un rire narquois mais son expression supérieure s’effaça vite, pour laisser voir un visage défait et l’expression d’une incertitude soudaine, puis de la peur. Toute l’assistance s’était retournée à l’annonce menaçante qui avait suivi. Des hommes de Green Peace s’étaient déversés en masse dans la salle, encerclant le public de journalistes, ils avaient désarmés sans la moindre difficulté et mis hors d’état les quelques gardes qui protégeaient l’estrade avant d’atteindre Teddy Shaw qui appela vainement à l’aide la sécurité avant d’être immobilisé à son tour. Déjà la panique agitait la foule en otage, Lois n’échappa pas au sentiment de peur et de danger mais elle gardait l’esprit clair et froid, elle avait été confronté à bien pire et paniquer ne l’avait jamais aidé à se tirer des situations compliquées où elle avait le don de se retrouver, comme ce jour encore une fois.

Il n’avait manqué que cela pour illustrer les arguments que Shaw n’avait pas eu le temps de lui répondre. Lois avait soupiré de contrariété et de colère, elle n’avait rien contre les causes que ces activistes défendaient, mais leurs méthodes étaient non seulement dangereuses mais aussi totalement improductives, en agissant de la sorte, ils ne gagnaient qu’à salir leur image et leur combat, elle s’apprêtait à les interpeller pour tenter de les raisonner quand autre chose l’arrêta. Ce n’était pas tout, il n’y avait pas que Green Peace, une femme entra à leur suite, les portes s’étaient refermées derrière elle, elle était vêtue d’ombre et de feuillages, son teint verdâtre reconnaissable, Lois Lane connaissait l’empoisonneuse de Gotham, c’était un devoir de journaliste de lire le travail des autres et elle avait reconnu ses traits qu’elle avait vu sur plusieurs clichés accompagnant les articles sur son sujet. Poison Ivy, en colère, maintenant il y avait sans doute de quoi avoir peur, mais aussi encore plus de raisons de ne pas céder au vent de panique que son entrée provoqua. Ce n’était dont pas seulement qu’une démonstration malhabile de Green Peace, et il n’était pas question que de raisonner l’impétuosité de quelques hommes qui ne voulaient que défendre la justice de leur cause, mais s’étaient trompé quelque part dans leur combat. C’était une vengeance menée par une super criminelle réputée pour la folie de ses méfaits. Teddy Shaw avait eu un mouvement de recul et plusieurs spectateurs s’étaient levés tentant de s’enfuir. Lois n’avait pas bougé, elle avait seulement adressé un regard à Jimmy qui effrayé ne bougeait pas non plus. Cachée parmi la foule elle avait tiré discrètement son portable de son sac pour chercher à joindre du secours et lancer une alerte de prise d’otage. Ce n’était pas n’importe quel criminel et ils ignoraient encore quels étaient les plans de Poison Ivy.
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MessagePosté le: Sam 11 Juil - 13:47
Les hommes de Green Peace avaient pris place dans la salle et sur l'estrade, alors que la belle rousse s'avance vers l'estrade, Teddy eut la mauvaise idée de vouloir s’échapper avec quelques personnes dans la foule. Pamela fit un geste de la main et ses serviteurs empoignent Teddy pour le maintenir et firent de même avec quelques personnes dans la foule et d'autres hommes de Green Peace bloquent à leur tours la porte de sortie. Pamela arrive sur l'estrade et se dirige vers Teddy.

"Alors Teddynou on veut s'échapper ? Tu n'es pas bien ici ? Tu veux peut être que je te montre ce que mes bébés subissent à cause de l'entreprise qui t'emploi."

"Non non, vous approchez pas...Sale monstre !"

Teddy avait dit une chose de trop, Pamela n'accepte pas qu'on la traite de monstre, elle s'approche de l'homme et l'embrasse, le poison agit en moins d'une minute, l'homme est pris de convulsion puis s’effondre, les hommes de Green Peace le laisse tomber lourdement sur le sol. Pamela sourit puis s'avance vers le pupitre afin de s’adresser au public de journalistes.

"A tout ceux qui comptent s'échapper, si vous ne voulez pas finir comme ce misérable Teddy, je vous conseil de reposer vos fesses sur vos chaises et de noter ce que je vais dire."

Il ne faut pas attendre quelques minutes avant que les journalistes qui étaient debout s'assirent de nouveau, craignant les représailles de la belle rousse.

"Alors tout d'abord je souhaite vous dire que je ne suis pas venue vous tuer, vous ne faite que votre travaille même si quelques journalistes m'ayant accusée de toute chose horrible mérite de mourir. Je ne suis venue que pour transmettre un message au directeur d'Agricorporation, vous qui détruisez de plus en plus la nature à cause de vos produits chimiques, je vous donne 1 mois ! Si vous ne retirez pas vos produits toxiques dans ce délai, je serais contrainte de venir vous tuer vous et votre entreprise ainsi que tous les gens qui y travaillent."

Poison Ivy regarde la foule qui était en train de l'écouter attentivement et d'écrire ce que Pamela leur disait sauf une femme qui avait l'air de tapoter sur son téléphone. Pamela fait signe à un des hommes de Green Peace qu'elle contrôle de prendre le téléphone de la jeune femme et de lui donner. Elle prit le portable et regarde le message d'alerte que la jeune femme était en train d'envoyer.

"Tiens tiens tiens Lois Lane qui se prend pour une héroïne... Tu sais que ce n'est pas bien de dénoncer quelqu'un ?! J'avais prévenu que si quelqu'un ne m’obéissait pas, il finirait comme ce cher Teddy. Les gars, ramenez*-oi Lois Lane ici !"

Les hommes de Green Peace s'approchent pour s'emparer de la jeune femme afin de l'emmener vers la belle rousse qui sourie d'impatience.
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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 0:48
- SÉCURITÉ !! VITE, UN INTRUS DANS LE BÂTIMENT !!!

Auguste releva l'oreille. Ses super-sens venaient de l'informer que quelque chose de grave allait se dérouler. Le temps jouait dès alors contre lui, la survie des journalistes ne tenait qu'à un fil de plus en plus fin au cours des secondes. Le plus discrètement du monde, il se leva de son siège et quitta la salle de conférence. Un des gardes du corps à l'entrée l'informa qu'il ne pourrait plus revenir, ordre de Mr Shaw. Avec un sourire attristé, le colosse répliqua que cela n'avait plus d'importance. Sans cesser d'écouter ce qu'on lui disait, il suivait la progression de la menace à travers le bâtiment. L'impact était imminent. Sans se laisser décontenancé, il gagna les toilettes les plus proches. Il y entra, fermant correctement la porte derrière lui, et attendit. Il ne faisait nul doute qu'au moins un des hommes vienne vérifier les lieux d'aisance, pour écarter toute menace: Freeman attendait de pied ferme toute tentative d'agression. Neutraliser la cible, changer d'alias et régler l'affaire au plus vite.

Cinq minutes plus tard, les premiers cris retentirent. Qui que soit le leader de l'attaque, il n'avait pas chômé. Patientant derrière la porte des toilettes, l'extra-terrestre entendit finalement un bruit de pas se rapprocher. Parfait, pile ce qu'il attendait. Une main se posa sur le panneau de bois amalgamé et le poussa doucement. Une face étrange, déformée jaillit de l'autre côté. Humain, le garde de sécurité semblait cependant dans un état second, et chacun des muscles de son visage étaient détendus, comme si rien ne les retenaient. Des petites spores voletaient autour de ses orifices, et sans même s'en approcher, Icon sut que les choses allaient mal se passer.
Sans attendre une seconde, le super-héros encore en civil arracha la porte (et une partie du mur) de ses gonds, saisit l'hypnotisé de son autre main et l'envoya heurter violemment le mur derrière. Il avait trois côtes fracturées et un traumatisme, mais il vivrait. Une fois cela fait, et conscient du vacarme provoqué, le colosse d'ébène appela mentalement sa tenue, qui apparut d'un coup, d'un seul sur son élégant costume. Sa cape verte, flottant et claquant derrière lui, semblait animée d'une vie propre.

Il ne lui restait plus qu'à aller sauver les otages.
Selon sa super-ouie, Teddy Shaw venait de succomber à... oui, ce devait être ça... un baiser. Ainsi, Pamela Isley, autrement nommée Poison Ivy, se trouvait à la tête de l'assaut. En soi, c'était assez logique: qui d'autre allait venir agresser une entreprise aussi anti-écologique qu'AgroCorp ? Qui pousserait aussi loin la violence pour protéger les forêts, les lacs et les prairies, les plaines, les prés et les rivières ? Bien qu'Arnus la comprenne parfaitement, il se refusait à ces actes terribles, leur préférant les voies tortueuses et sinueuses de la diplomatie.

Eeeeeeeeeeet... Lois Lane venait encore de se mettre dans de beaux draps. Il était reconnu que la journaliste jouait souvent avec le feu, et se jetait souvent elle-même dans les bras de ses agresseurs, presque aveuglément. Metropolis devait être une ville trop paisible, trop calme pour que les gens comprennent vraiment ce qu'était le crime.

Quoi qu'il en soit, le super-héros soupira, et s'envola à toute allure, traversant le mur de plâtre et de béton aussi simplement que s'il avait été fait de papier. Malgré la menace qui lui faisait face, l'assemblée toute entière se retourna pour voir le nouvel arrivant et son entrée... fracassante. Habitué aux regards étonnés, effrayés et admiratifs, il ne se laissa pas décontenancer et, toujours en flottant, s'avança vers l'éco-criminelle rousse. Son regard était dur comme du marbre, aussi figé à travers les siècles que celui du David de Michel-Ange.

- Mlle Isley, rendez-vous sans faire d'esclandre. Vous avez tué quelqu'un, je ne ferais preuve d'aucune pitié.

Ses mains s'illuminèrent d'un éclat lumineux important, traversées par l'important énergie positronique que maîtrisait Icon. Cela faisait des siècles qu'il s'entraînait, il n'avait plus aucun souci à les utiliser à sa guise.
Détournant légèrement le regard, le Superman Noir posa ses yeux sur Lois.

- Quand à vous, Mlle Lane, vous pouvez rester à votre place. Il ne vous sera fait aucun mal.

Plus que de simples mots, c'était une véritable promesse.
Complètement sous le charme d'Ivy, ses hommes s'avancèrent en titubant, semblables aux zombies que l'on trouvait si fréquemment dans la culture populaire américaine des années 2000. A vrai dire, pour un érudit comme Auguste, ils lui faisaient davantage penser aux premiers zombies, ceux d'Haïti, issus des rites et mythes voodoos. Pas vraiment vivant, mais pas vraiment morts, obligés de servir leur maître jusqu'au véritable trépas. S'il parvenait à paralyser leur système nerveux le temps de quelques secondes, ils réussirait à les immobiliser.

Le risque était grand, cependant. Si le choc durait trop longtemps, ils pouvaient étouffer ou voir leur coeur ne jamais repartir. Ici, le but d'Icon était que chaque personne, hormis Teddy Shaw pour qui il était trop tard, repartent sains et saufs.
Chargeant davantage ses mains, de petits éclairs blanchâtres se mirent à parcourir ses avant-bras. Il avait atteint le maximum de puissance tolérée...

- C'est mon dernier avertissement, Mlle Isley: relâchez ces hommes et rendez-vous, où vous le regretterez amèrement.


[Navré pour l'attente, j'ai eu quelques contre-temps.^^ Ca ira mieux à partir de maintenant.]
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MessagePosté le: Sam 18 Juil - 14:58
Alors que les hommes de Green Peace allaient s'emparer de Lois Lane, un bruit de fracas et l’effondrement d'un mur fit apparaître un héros dont Pamela n'avait pas la connaissance. Il avait l'air de ressembler à Superman, mais avec un costume un peu plus tape à l'oeil. Les hommes de Green Peace s'étaient arrêtés dans leurs mouvements, regardant ce nouveau héros. Le héros regarde la belle rousse et lui demande d'arrêter ses méfaits. Pamela eu un léger rire puis dit.

"Pour toi c'est Poison Ivy ! Tu penses me faire peur habillé en lutin ?"

Le héros vêtu de rouge et de vert s'adresse à Lois Lane pour que cette dernière reste assise mais Pamela ne voyait pas ça d'un bon oeil. D'un geste de la main, Pamela ordonne aux deux hommes de Green Peace proche de Lois de l'emmener.

"Non ! Mademoiselle Lane vient avec moi. Pour la peine je vais t'envoyer quelques petits jouets !"

Les hommes de Green Peace qui étaient parsemer dans la salle avancent tels des zombies vers le Superman noir. Si cet homme était comme Superman, il n'allait pas tuer ces hommes mais il essayerait de les sauver. Ce qui tombe bien, il vont créer une diversion pour que Pamela puisse s'enfuir.

"Il faudra que tu m'attrapes mon mignon..."

Les hommes de Green Peace avancent tous vers le super héros, tandis que les deux autres hommes de mains d'Ivy reste à ces côté. Elle s'adresse à ses hommes se trouvant dans la salle.

"Tuez-moi ce Superman et amenez moi la fille au plus vite."

Elle se dirige ensuite vers l'entrée de la salle, tandis que le reste des journalistes essaye de sortir, avant de fermer la porte Pamela souffle quelques toxines de contrôle mental pour leur demander d'attaquer le héros. Il avait maintenant, en plus des hommes de Green Peace, des journalistes contrôlés mentalement. Pamela était maintenant dans les couloirs du siège et il fallait qu'elle trouve une solution pour s'enfuir. Elle s'adresse à un de ses hommes de main.

"Toi ! Essaye de me trouver un véhicule au plus vite."

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MessagePosté le: Dim 19 Juil - 18:54

Teddy était mort, tué par cette créature, Poison Ivy, Lois avait vu son corps convulser avant de s’effondrer, elle avait entendu ses hurlements se mêler aux cris de la foule, elle avait vu son visage se déformer dans une expression d’horreur et de douleur... Les hommes de Green Peace s’étaient emparés de tous ceux qui voulaient fuir et bientôt plus personne ne bougeait, visé par la peur sur leurs chaises, tous pétrifiés, par la vision de cet homme mort, et la promesse, la promesse de Poison Ivy de nous tuer tous, tous ceux qui se révolteraient, tous ceux qui lui résisteraient. Cette femme, cette créature, était folle, Lois ne comptait pas contrarier une folle furieuse et meurtrière, elle avait un peu trop l’habitude de ce genre de situation malheureusement. Elle ne savait même pas si on pouvait la raisonner, sans doute que non, et elle n’allait pas essayer, ce n’était pas à elle d’arrêter les super vilains. Elle ne savait pas non plus si elle aurait mieux fait d’appeler au secours de Superman, elle ignorait l’effet que pourraient avoir les toxines de Poison Ivy sur l’organisme du kryptonien, il s’était déjà trouvé dans des états seconds à cause d’effets de sortilèges où de différentes pierres, dans cet état il pouvait être dangereux pour lui-même comme pour les autres.

Elle était plongée dans ses réflexions quand une main apparue dans son champ de vision et lui arracha son téléphone, elle releva ses yeux vers Poison Ivy, s’enfonçant dans son siège, elle déglutit avant de se redresser. On dirait qu’elle avait encore des problèmes. Elle jeta des coups d’œil autour d’elle surveillant les hommes qui approchaient pour la prendre, l’immobilisant là où elle se tenait encore assise, Poison Ivy voulait lui faire subir le même sort que Teddy Shaw, mais la brune comptait bien se défendre. Elle ne pourrait sans doute rien cependant contre les hommes qu’elle contrôlait, encore moins contre Poison, mais elle avait un autre argument de poids, Poison Ivy s’était attaquée à la mauvaise personne. Mais, elle n’aurait sans doute pas besoin d’appeler au secours de Superman, car un autre des héros de Metropolis venait d’arriver. Icon, le Superman Noir, vêtu de rouge, d’or et de vert, venait d’apparaître par l’un des murs. Tous se retournèrent au bruit du fracas qu’il fit. Lois jeta un regard à Jimmy qui s’était trouvé près de la brèche qu’il avait ouvert dans le mur, celui-ci profita de l’attention nouvelle portée sur Icon pour fuir discrètement. Le Superman Noir somma Poison Ivy de se rendre mais celle-ci ne l’entendit pas de cette façon et comptait bien mener à bien sa vendetta meurtrière. Personne ne savait bien pourquoi, mais il fallut que Lois fut mêlée à ses plans, elle comptait bien repartir avec elle. Elle vit quelque uns des hommes de Green Peace s’avancer vers elle malgré l’avertissement d’Icon qui lui-même se trouva assailli par l’armée de Poison Ivy.

Un bras la saisit puis encore un autre, ils la forcèrent à se lever et elle fut traînée hors du carré de chaises. Se débattant elle chercha à se défaire de la prise de ces hommes, grommelant de mécontentement, elle ne voulait pas leur faire de mal, mais elle ne comptait pas se laisser enlever ou pire tuer, elle enfonça son talon aiguille violemment dans le pied de celui de gauche avant de plonger son coude dans les côtés de celui à sa droite, elle tirait sur leur bras et se contorsionnant pour se défaire, mais c’était en vain.

- Lâchez-moi…

Ordonna-t-elle avec colère, mais rien de ce qu’elle fit ou dit ne sembla pouvoir avoir le moindre effet sur eux, elle tenta même de les raisonner, si seulement une part d’eux pouvait encore l’entendre, quelque part dans une partie de leur esprit que les toxines d’Ivy n’avaient pas pervertie :

- Vous ne voulez pas faire ça, vous n’êtes pas des criminels, on vous manipule…

Ses maigres tentatives pour se défendre n’eurent aucun effet, ses mots ne les atteignaient pas et ses coups ne leur faisaient rien. Ils ne semblaient pas sentir la douleur et leurs forces excédaient celle d’un humain moyen. Elle se trémoussait encore nerveusement quand une sensation étrange vint engourdir son esprit, une odeur puissante l’assaillit, la tête lui tourna et ses sens se brouillèrent, son corps engourdi par quelque chose qu’elle ne contrôlait pas, elle cessa de se défendre et se laissa mener par ses ravisseurs hors de la salle. Elle ne voyait plus rien de ce qui se passait autour d’elle, sa vision était devenue un mélange étrange d’images incohérentes, les sons à ses oreilles n’étaient plus que cris mêlés de voix incompréhensibles. C’était comme un malaise qui frappait tout son corps et ses pensées. Son rythme cardiaque s’accéléra sous la peur mais aucune poussée d’adrénaline ne suffit à lui rendre ses esprits, ses lèvres s’entrouvrirent pour murmurer quelque chose mais elle ne parvint pas à prononcer les mots que son inconscient voulait appeler.
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Le procès de Mère Nature

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