Du meilleur moyen de descendre un Jet

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MessagePosté le: Lun 6 Juil 2015 - 17:37
- Maître Bruce, êtes-vous bien sûr de ce que vous faites ?

Comme à chaque fois que son plus cher ami et employeur Bruce Wayne se préparait à accomplir une mission à risques, le majordome Alfred Pennyworth ne pouvait s'empêcher d'exprimer une profonde inquiétude. S'il arrivait quoi que ce soit au fils de Thomas, jamais il ne pourrait se le pardonner. Et pourtant, nombreuses étaient les menaces qui hantaient le quotidien du vieil homme: il les tolérait toutes pour que le Batman puisse exister. Ici, cependant, l'affaire ne concernait pas l'alter-ego héroïque de son protégé, mais bien la face visible de l'homme d'affaires, du playboy milliardaire qui avait su faire fructifier l'entreprise familiale ces dernières années.

- J'ai besoin de Wayne Enterprises, Alfred, et vous le savez bien. Jamais Jezebel ne me rendra les rênes de son vivant. Il me faut le troisième actionnaire.

Bruce usait d'un ton autoritaire, froid, logique, pour rassurer son majordome. Ce dernier préférait en effet les réactions réfléchies et posées aux puissantes pulsions bouillonnantes.

- Dieu tout-puissant, pourquoi faut-il que ce soit cet affreux...

- Parce que Stagg est intelligent. Quelque part, il doit tirer profit du statut quo instauré entre moi et la PDG actuelle. Je lui ferais une offre qu'il ne pourra pas refuser.

Sur ces mots, Wayne mit fin à la communication, coupant à tout éventuel débat. Ce qu'il faisait était juste. Jamais Martha et Thomas n'auraient accepté que leur œuvre ne bascule entre les mains de personnes à la morale si peu prononcée, et leur fils non plus. Bien que confortablement assis dans son siège de cuir, Bruce se leva doucement pour se glisser dans l'allée centrale. Il se faufila entre entre deux hôtesses de l'air en pleine discussion, profitant de l'occasion pour leur glisser un clin d’œil séducteur. Des gloussements et quelques pas plus tard, il atteignit le cockpit du jet où officiait le pilote. Il se glissa à la place du copilote, et demanda calmement, les bras croisés derrière la nuque, un sourire aux lèvres :

- Alors capitaine Winslow, combien de temps avant atterrissage ?

- Une heure environ, monsieur Wayne. Nous approchons.

- Excellent. Je vais me reposer, prévenez moi quand on commencera la descente.

Puis, le riche homme d'affaires quitta l'avant du véhicule pour retourner à son siège. Fatigué, usé par les événements récents et la lutte constante contre la criminalité, il comptait bien profiter de cette courte pause pour reprendre des forces. Il s'assit, posa ses bras sur les accoudoirs et ferma les yeux.
Comme l'avait prévu le commandant de bord, la piste de bitume supporta les crissements des roues du jet une heure après. Le Prince de Gotham foula le sol de Metropolis cinq minutes plus tard. Il se dirigea vers une grosse berline noire appareillée pour son confort, et demanda à son chauffeur de l'amener droit vers le siège de Stagg Industries.
A chaque seconde qui défilait, Wayne essayait d'imaginer les multiples demandes du magnat adverse : argent, pouvoir et influence sur Gotham, intercession envers un diplomate, un homme politique, ou un autre industriel... les possibilités étaient innombrables et très diverses. Enfin, la grosse automobile s'arrêta devant les portes d'un immense complexe estampillé Stagg. L'affaire avait dû fuiter, car de nombreux journalistes attendaient de pied ferme le riche gothamite, déterminés à obtenir LE mot, LA déclaration, ou plus simplement des informations. Ne craignant plus depuis longtemps le flash des appareils photo, Bruce pénétra sans un mot sur le territoire du père de Sapphire, fille bien-aimée actuellement en couple avec Rex Mason, aka Métamorpho.

Accueilli par deux gorilles en costume-cravate, aux yeux dissimulés par des lunettes de soleil, il progressa au sein du bâtiment pour finalement se retrouver face au bureau d'une secrétaire rousse au teint laiteux. Pointait en avant un petit nez lui donnant un air enfantin. Son chemisier lilas, en revanche, s'ouvrait sur de jolies courbes et sur... un collier de perles, proche de celui que portait Martha le soir funeste. La scène se rejoua dans l'esprit du pauvre petit orphelin, perdu, anéanti. Cela ne dura que le temps d'une seconde à peine avant qu'il n'écarte complètement ses atroces souvenirs.

- Qui demande monsieur Stagg ?

- Bruce Wayne, avec rendez-vous.

Très professionnellement, elle vérifia son emploi du temps, et acquiesça, remuant son petit nez de haut en bas.

- Monsieur Stagg vous attend, monsieur Wayne.

D'un signe de tête, l'alter-ego de Batman remercia la jeune femme, et s'éloigna du bureau. Devant lui, un petit vestibule dans lequel patientaient des sièges, des vitrines et des plantes vertes. Sans aucun doute un lieu d'attente pour les rendez-vous. Cependant, Bruce n'était pas de ceux que l'on faisait attendre. Franchissant avec détermination les quelques mètres qui le séparait de la porte, il ne se gêna pas pour signaler sa présence de deux coups fermes sur le panneau de bois.
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MessagePosté le: Mar 7 Juil 2015 - 18:02

Java va ouvrir

Confortablement assied dans son bureau Simon Stagg venait de crier son ordre à son homme de main le plus fidèle. Java, un homme des cavernes ramené à la vie grâce aux technologies Stagg. Le bureau de Métropolis ressemblait à ceux de ses différentes succursales au travers des États-Unis. Le plancher était recouvert d'un tapis tout droit sorti d'un décor des années 80. Stagg savait que ce n'était plus à la mode et que plus personne ne mettait de tapis de nos jours dû à tous les problèmes d'allergie que cela pouvait causer, mais il appréciait le silence des pas sur cette surface. Le reste du bureau était standard. Quelques Aquariums sans poissons et sans eaux servaient essentiellement à afficher différents types de minéraux précieux rappelant que Stagg Industries était avant tout une compagnie minière qui avait fait fortune dans l'industrie des matières premières. Java ouvrit la porte et Bruce Wayne entra.

À monsieur Wayne, je vous attendais. J'imagine qu'il ne s'agit pas d'une réunion d'actionnaire sinon mademoiselle Jet aurait été invitée.

Java gloussa un rire grave et caverneux. Simon lui esquissait un sourire narquois. Il savait qu'il avait la balance du pouvoir dans cette relation conflictuelle qui les unissait. Il était assez fier d'ailleurs de son coup de théâtre. Jazebel avait tout monté dans le but de récupérer Wayne entreprise, extorsion, achat agressif, manipulation, mais Stagg avait su se glisser dans la zone grise et récolté le tiers des actions à la toute dernière minute avant la fermeture des marchés. Il en était pas peu fier. Jusqu'à présent, Simon Stagg n'avait fait que très peu d'action sur Wayne Enterprise. La seul qu'il avait fait était de bloquer toute demande de Jezebel Jet de démantèlement ou de demande d'examination de la section Recherche et développement. Évidemment jusqu'ici il joignait sa voix à Bruce Wayne et paralysait les tentatives de Jezebel afin de faire quoi que ce soit. Pour une simple et bonne raison : Simon Stagg réagissait très mal aux menaces, gagne-pain quotidien de Jezebel Jet et de son "black glove".

Cependant les relations avaient changé dernièrement entre lui et Jezebel. Une entende pour la production d'un projet nommé Gotham Impostor avait été mis en branle et Stagg y avait vue un bénéfice. Actuellement, Axel Walker et Digger Harkness travaillaient à fournir des copies de Batarang et de Jokerstuff, à qui en voudrait. Le tout financé exclusivement par l'argent de Wayne Enterprise. C'était un beau bénéfice que Simon se félicitait. Il n'était donc plus réticent aux demandes de Jezebel. D'où probablement l'arrivé de Monsieur Wayne dans son bureau.

Je peux vous offrir quelques choses, Bruce? Je peux vous appeler Bruce? Je suis votre ainée de plus de 20 ans. Cognac? Un verre de vin? Une bière?
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MessagePosté le: Mar 7 Juil 2015 - 23:53
Quelques secondes passèrent durant lesquelles Wayne entendit des voix derrière la paroi de bois. Stagg, comme tout bon PDG influent, ne se leva pas et envoya son serviteur, Java, un immense homme de Néanderthal. Le géant était le dernier de son espèce, et même s'il était ravi de son sort, Bruce, au fond de lui, compatissait pour la créature. En tant que Batman, il avait pu assister à la mélancolie de rescapés comme Superman, Supergirl, Power Girl... Le spectacle n'était jamais beau à voir, et enserrait toujours son cœur d'un étau de glace. Voilà d'ailleurs pourquoi le Chevalier Noir évitait de trop s'attacher aux autres: le risque encouru et, le cas échéant, la douleur de la perte, grossissaient continuellement. Il connaissait la solitude qu'il s'imposait, et il trouvait souvent cela difficile. Il n'osait pas imaginer celle subie... A vrai dire, il se mentait à lui-même: c'était son boulot de tout imaginer, de tout comprendre, et bien sûr, pour établir les profils psychologiques de la Justice League, il avait dû passer par là. Cependant, il restait stoïque face à de telles injustices. Il était le Batman, il laissait aux autres le soin de répandre leurs sentiments un peu partout.

La porte s'ouvrit enfin, laissant apparaître la silhouette massive du Néanderthal. Ce dernier, l'air grave, engoncé dans son costume comme requin dans une boite de sardines, bougea la tête et la main, invitant le milliardaire à entrer. Sans se faire prier, Bruce se glissa dans la pièce, se faufilant difficilement dans l'interstice entre le panneau et l'homme de main. Une fois les pieds sur l'épais tapis, il put détailler rapidement la pièce du regard, et noter mentalement chaque possibilité de fuite. Fenêtre, grille d'aération, attaque, défense... en territoire ennemi, il fallait toujours se créer une zone de sécurité dans laquelle agir sans crainte. Stagg prit la parole, certain de son avantage. Très serein d'apparence, voire même légèrement amusé, Wayne lui répondit:

- Perspicace, monsieur Stagg.

Bruce s’avança vers le grand bureau du PDG, et lui serra la main. Une poigne ferme et solide. La poigne d'un homme qui ne venait pas de faire Gotham City-Metropolis pour le simple plaisir de prendre l'avion.
Jezebel Jet posait de plus en plus de soucis à Wayne Enterprises. Elle bloquait toute action humanitaire, empêchait clairement la section R&D de faire son travail, et par conséquent affaiblissait le pouvoir de Batman sur la ville, au point de presque le forcer à abandonner ses camarades face à la menace "kryptapokolyptienne"... ce ne fut heureusement pas le cas. Il devait assurer l'ordre là où le chaos se répandait, et quoi de plus chaotique que la distribution illégale de copies de basse qualité de bat-matériel et des armes du Joker. Démanteler un tel réseau prenait des semaines, voire des mois, temps que n'avait pas le Chevalier Noir. En reprenant en main la société familiale, Wayne pourrait lutter plus efficacement contre ce trafic, et sans aucun doute y mettre fin.

- Évidemment, Simon. répondit le playboy, calmement, placidement. Et non merci, j'ai d'autres choses en tête.

Bruce s'assit dans un des fauteuils qui faisaient face à l'espace de travail de Stagg, et croisa les jambes en s'adossant.

- Je ne viens pas pour une visite de courtoisie, vous devez vous en douter. J'ai besoin de votre aide pour régler mon souci à propos de Wayne Enterprises.

Il cligna des yeux deux fois, très rapidement, pour activer ses lentilles de contact. Loin d'avoir des problèmes de vue, le Prince de Gotham désirait faire preuve de vigilance face au vieux renard au pelage blanchi avec lequel il devait traiter. Fonctionnant en quelques sortes comme la vision détective du masque, les lentilles ouvrirent au regard de Bruce les différents micros de la pièce. En ça résidait leur seule utilité; leur performance était loin d'égaler celle du Bat-costume.

- Je veux racheter vos parts, Simon. Dites moi votre prix.

Brève, concise, percutante, la phrase choc avait été lancée. Il ne restait plus qu'à attendre les retombées. Stagg allait profiter de cet avantage... s'il n'en voyait pas un plus grand à garder Jezebel Jet sur le trône.
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MessagePosté le: Jeu 9 Juil 2015 - 2:14
Stagg se leva et prit deux bouteilles d'eaux dans le mini réfrigérateur qu'il y avait dans le meuble buffet au coin. Il en plaça une devant Bruce Wayne, malgré que celui-ci ne disait rien vouloir, puis déboucha la sienne avant de s'asseoir. Il écouta patiemment ce que Bruce avait à lui dire. Ensuite il prix une gorgé puis sortie un papier et un crayon. Il n’en avait pas besoin pour l'instant, mais on ne savait jamais.

Je vais jouer franc-jeu Bruce. Malgré tout ton argent, tu n'as malheureusement pas les moyens de m'acheter. Si c'était une question de bénéfice monétaire, j'aurais vendu à Jezebel depuis bien longtemps. Elle avançait beaucoup d'argent. De même que si on fixait un prix tous les deux, je me retournerais et regardait ce que Jezebel offrirait en échange. Rien de personnel évidemment toujours les affaires. Je ne sais pas se que tu lui à fait, mais elle est très en colère après toi, elle veut ta perte.

Il prit le crayon dans ses mains, comme simple habitude, il le fit virevolter entre ses doigts. Il regarda Java qui tranquillement regardait les minéraux dans les aquariums secs de Stagg. Ce brave Java, il adorait les pierres, c'était une grande richesse pour lui comme pour Stagg. Simon fit un signe à Java qui salua. Il sortit de la pièce pour laisser les deux hommes discuter entre eux.

J'aime ma compagnie Bruce. J'ai mis tout ce que j'avais dans Stagg Industries et je sais ce que ça coute pour un homme d'affaires de faire fructifier une business. Certaines médisantes diront que tu n'as rien fait pour mériter ça, que tu n'es qu'un enfant gâté qui a tout raflé. Je sais que c'est faux. J'ai vu les chiffres d'affaires de la société, j'ai vu tout l'argent qui s'engouffre dans la recherche et le développement. Tu as à coeur cette société Bruce et je respecte ça. C'est pour ça que j'ai acheté des parts de Wayne Enterprise. Je ne pouvais me résoudre à ce que Jezebel Jet, détruise ce rêve qu'était celui de tes parents et que tu sembles partager.

Il marqua une petite pause. Il reprit une gorgée d'eau puis se leva. Il se dirigea vers l'énorme signe Stagg industries en granit noir qui avait été taillé et encastré dans le mur derrière le bureau de Simon. Il passa sa main sur la pierre comme pour la flatter. Il se retourna puis poursuivit.

Cependant, les affaires sont les affaires Bruce. Depuis que je suis co-propriétaire de Wayne Enterprise les actions de Stagg Industries ont explosé. On m'ouvre des portes qui étaient fermées auparavant. Des pays qui étaient réticents à voir Stagg Industries sur leurs sols depuis l'incident Métamorpho sont maintenant heureux de nous recevoir. Wayne Enterprises a très bonne presse, tu peux t'en féliciter. L'accident causé par Mason, s'oublie peu à peu grâce à cette nouvelle filiation. J'aime ma compagnie, et grâce à la tienne et aux soins que tu y as apportés, j'ai maintenant les moyens d'en faire la multinationale qu'elle aurait toujours de l’être sans cet abrutit de Mason.
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MessagePosté le: Lun 13 Juil 2015 - 17:37
Une bouteille d'eau fraîche encore fermée devant lui, le milliardaire philanthrope de Gotham City écouta lui aussi les paroles de son confrère. Derrière le visage buriné, légèrement ridé du PDG se ressentait encore une fougue terrible, un désir de vaincre et une détermination sans failles. De bien mauvaises nouvelles pour Bruce. Devoir une faveur à ces hommes assoiffés de pouvoir, d'argent et de domination équivalait à s'aliéner pour de longues, longues années. Cela, le playboy ne pouvait se le permettre. Cependant, ne se laissant pas décontenancé par le discours carnassier du quinquagénaire, il lui répondit d'un sourire triste de façade, mais amusé. Se levant à son tour de sa chaise, Bruce fit quelques pas de profil et s'arrêta pour observer une maquette des derniers projets à succès de Stagg Industries. Puis, il alla s'arrêter devant une fenêtre, les mains croisées dans le dos. Sans un regard pour un Java décontenancé de voir un invité se balader si librement, Wayne resta ainsi quelques secondes et se retourna enfin.

- Avant toute chose, vous me voyez flatté de tant de compliments. Il est rare de rencontrer des concurrents aussi beaux joueurs que vous. C'est tout à votre honneur. Wayne Enterprises est une grande œuvre plusieurs fois centenaire que je peaufine, que j'affine, il est vrai. Le monde a besoin de sociétés de ce type là, je pense. Mais voyons Simon, vous perdez la main ?

Il déboucha la petite bouteille qu'il avait emporté, et dégusta une gorgée.
Il venait de complètement changer de sujet.

- Je sais pertinemment que mon argent ne vous intéresse pas. Je vous ai demandé le prix, pas la somme. Je ne doute pas une seule seconde que vous souhaitez la croissance pour Stagg Industries, l'équilibre, la force de résister aux attaques des autres entreprises. Néanmoins, il est de mon devoir de faire de même pour WE. Voir un travail familial découpé en parts adverses me fend littéralement le cœur.

Wayne savait jouer son rôle de PDG à merveille, ainsi que celui d'entrepreneur, de visionnaire et de philanthrope sans pour autant basculer dans l'illégalité, ce qui était quasiment un exploit en soi, à Gotham. Nombre de "grands hommes", tel que Maximilian Shreck, ou encore Ferris Boyle, menaient nombre d'atrocités derrière un masque d'honnêteté. Ici, en tous cas, Bruce alternait les facettes viables et efficaces pour convaincre. Si Stagg ne lui vendait pas les parts, Wayne Enterprises et le secteur R&D disparaissaient au plus profond d'un puits sans fond. Une perte gigantesque pour le Batman, les héros de Gotham, et les justiciers du monde entier de manière plus générale.

- C'est pour cela, Simon, que je fais appel à vos valeurs, à votre nouvelle réputation pour m'aider à faire perdurer la mémoire de mes parents et de mes ancêtres. Aidez moi, et je vous aiderais.

A aucun moment le ton n'était devenu suppliant. La pitié ne motivait pas ce genre de personnes; seules la détermination, la force et la possibilité de devenir le dominant importaient. Bruce Wayne exécrait Simon Stagg. Il incarnait l'exact inverse de ce qu'il voulait pour la planète, l'accident Metamorpho le lui avait bien prouvé. Devoir rôder près de lui en était presque insupportable, mais afin de restaurer Wayne Enterprises, cela devait être fait.
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MessagePosté le: Ven 17 Juil 2015 - 19:41
Stagg regardait Bruce. Java maintenant sortie de la pièce, il se permit de juger l'homme devant lui. Franc parlé, avenir assuré, plutôt beau garçon, beaucoup d'argent, une moralité sans faille et surtout quelqu'un de droit et de clairement pas à la recherche de son bénéfice personnel. Il avait une vision et cherchait à la concrétisé, comme lui.

Si on ne parle pas d'argent vous avez peut-être quelques choses qui m'intéresse alors. Quelques choses que même Jezebel Jet ne peux m'offrir.

Il ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit une photo. C'était une photo d'une jolie femme blonde. On voyait que sur cette photo avait dû se trouver quelqu'un d'autre, mais qu'elle avait été maladroitement taillée pour retirer cette personne et pour entrer dans le cadre. Il la tendit à Bruce.


Sapphire Stagg, c'est ma fille, mais je sais que vous la connaissez. C'est mon plus beau joyaux. Belle comme sa mère, intelligente comme son père, c'est un être d'exception, une femme extraordinaire.

Stagg aimait sa fille, il voulait le meilleur pour elle. Il l'avait toujours voulu. Il lui avait littéralement construit une cage dorée ou le luxe et la joie lui servait de barreau. Il faisait de sa vie un éternel rêve de bien-être et de bonheur. Pourtant, cela ne semblait pas assez, cela était toujours trop peu, peut-être était-ce cela le problème. Lorsqu'on donne tout à un enfant, est-ce qu'il ne veut pas la seule chose qui ne veut pas avoir?

Vous savez à qui elle est fiancée n'est-ce pas? Rex Masson, alias l’immondice Métamorpho. En plus, d'avoir détruit plusieurs millions de dollars dans sa bêtise fait à ma technologie, il se permet d'être avec ma fille. J'ai fait sortir Java, car pour lui aussi c'est un sujet sensible. Il ne me l'avouera jamais, mais il a un béguin pour Sapphire, mais qui n'en aurait pas? Bruce, vous seriez le gendre idéal. Vous avez de l'ambition, vous avez bonne réputation, vous plaisez aux femmes et nous pourrions travailler ensemble sur divers projets. Vous savez, comme ces budgets de spéléologie en Recherche et développement que vous avez, cela pourrait être très intéressant pour mes mines de diamants dans le Grand Nord.

Puis il prit une gorgée d'eau.

Je vais répéter pour que tout soit bien clair, si vous voulez ravoir Wayne Enterprise, vous devez faire en sorte d'entrer dans le coeur de ma fille. Cela peut vous paraitre insensible Bruce, mais c'est pour son bien et même si elle ne s'en rend pas encore compte tout de suite, elle le réalisera plus tard. Pour ce qui est de Rex Masson, interdiction de le tuer. Je le dis parce que je sais que cela aurait été le premier réflexe de Jezebel Jet. S'il venait à mourir, on me collerait tout de suite ça sur le dos et Stagg Industries n'a pas besoin de ce genre de publicité.
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