[ Brésil ] Le remède de tout les maux [ Batman]

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MessagePosté le: Dim 26 Juil 2015 - 15:59
Posant sa faux ensanglanté juste à côté de lui, l'épouvantail s'allongea sur le canapé totalement usé d'un taudis complètement délabré utilisé par une certaine personne qui devait des dettes à Jonathan. La personne en question reposais, démembré, aux quatre coins de la maison. Le criminel sans peur avait joué à cache-cache et lui avait coupé un membre à chaque fois qu'il le trouvait. A la fin de la partie qu'il avait trouvé relativement amusante, il s'était mit en tête de regarder les dernières infos de Gotham et du monde entier. Depuis ses expériences sur le justicier de Blüdhaven, Scarecrow savait à la perfection les bonnes doses à mettre et les réactions que chacune enclenchaient. Il avait hâte de le tester. Une demie heure durant, Vicky Vale, la journaliste de Gotham, parla des différentes agressions causées par les fous échappés de l'asile. Ecoutant d'une oreille distraite, Scarecrow s'apprêta à partir lorsque la journaliste adopta un ton particulier.

" Les tensions sont de plus en plus importantes dans le sud du continent, au Brésil. Les rebelles, qui soupçonnent le gouvernement brésilien de travailler pour les plus grands truands locaux et pensent que les trois quarts de la police sont corrompus, ont décidés de passer à l'offensive. Ainsi, un trafiquant d'arme s'est vu pillé ses armes par les rebelles, ce qui constitue une grave menace pour les autorités et le gouvernement. Ces derniers redoutent un soulèvement imminent. Evidemment, ce dernier nie être corrompu et demande aux rebelles d'écouter la voix de la raison. Le trafiquant d'arme à été retrouvé ficelé et appréhendé par les autorités. C'était Vicky Vale pour ... "

L'épouvantail n'écouta pas la suite. Il avait écouté les paroles de la journaliste et avait pris une décision. C'était le moment de tester son gaz de terreur et les effets qu'il pouvait avoir. Jusqu'où ses inventions pouvaient le mener. Il devait à tout prix trouver les gouvernement brésilien, et parler aux rebelles. Il avait en lui le pouvoir d'arrêter ou d'intensifier une guerre. Il devait à la fois faire une action qui prouverait au monde qu'il était unique et que pendant toute ces années où il faisait régner la terreur, il avait également fait bouger la science. D'un coup de pied, il ouvrit la porte de la maison, qui s'écroula au passage. Deux enfants, qui jouaient à chat, prirent réellement leurs jambes à leurs cou. Malgré un petit sourire qui trahissait l'envie de l'épouvantail de faire la chasse, il était bel et bien temps pour lui de se déguiser en Jonathan Crane.

Un faux passeport, pas plus de précaution. De toute façon, même si il partait de Gotham, il doutait que les autorités veuillent absolument le garder en ville. Jonathan aura au moins le mérite de faire baisser la criminalités. Plusieurs heures plus tard, il se retrouva a déambuler dans les rues brésiliennes et à faire un peu de repérages. Si il connaissait Gotham comme sa poche, ce n'était pas le cas du Brésil, pays totalement nouveau pour le détenu d'Arkham. Juste avant de partir dans l'avion, il avait passé quelques coups de téléphones, et était parvenu, au terme de longues minutes de négociations, à trouver la planque d'un des plus grands barons de la drogues du pays. En effet, Black Mask lui devait quelques services. Il n'avait cependant pas pu avoir de rendez vous. Il irait seul et lui proposerait ses services sans le connaître. A ses risques et périls. Heureusement, l'angoisse et la peur étaient des mots qui ne s'appliquaient plus depuis longtemps à Scarecrow.

Le docteur Crane, comme il se faisait désormais appeler, ne manquerait pas d'élever des soupçons quant à son identité secrète. C'était le but. Plus on saurait que l'épouvantail était au Brésil, mieux ce serait pour les affaires. De plus il doutait que des justiciers l'eut suivit jusque là. Mais si c'était le cas, cela ne lui ferait ni chaud ni froid. Il ne feraient qu'assister à sa victoire.

La nuit venue, il se rendit au point indiqué par Black Mask, dans une villa éloignée du centre ville, vêtu de sa tenue d'épouvantail. Il ne pouvait se permettre de s'habiller comme un docteur frêle et arrogant devant un baron de la drogue. Un taré réputé frêle et arrogant passe mieux. Généralement. Il trouva un long portail et sonna à la sonnette. Il resta un moment silencieux, puis la porte s'ouvrit. Il dû traverser un immense jardin jusqu'à arriver à la propriété, où l'attendaient une trentaine d'homme dans un grand salon blanc aux meubles noirs. Celui-ci se leva en allant lui serrer la main

" L'épouvantail en personne ! Ici, au Brésil ? Vous devriez être plus prudent, si votre réputation ne vous succédait pas, vous seriez déjà mort. Mais dites moi donc pourquoi vous êtes ici. "


Un petit sourire sur le visage de Crane se dessina soudain.

" Messire loup, si je suis là, c'est pour parler affaire ... "
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû 2015 - 3:40
- Et une bouteille de votre meilleur vin, évidemment.

- Ce sera tout, monsieur ?

- Oui, merci mademoiselle.

- Nous allons vous apporter tout cela très vite, Mr Wayne. D'ailleurs, quelqu'un demande à vous voir. Un certain Don Santiago Vargas. Dois-je le faire monter ?

- Absolument. Je vous remercie.

Vêtu d'une tenue élégante quoique plutôt décontractée, Bruce Wayne raccrocha le téléphone de l'hôtel. Puis, tranquillement, il s'éloigna du centre de la suite pour passer la grande baie vitrée et sortir sur la terrasse. Le soleil commençait à se coucher sur la grande ville de Rio de Janeiro, sur la plage de sable fin, sur les hauteurs alentours. Le Corcovado s'étirait nonchalamment sur sa colline, l’œil vitreux et le teint pâle, prêt à s'endormir sous les rayons de la lune brésilienne. Pourtant, l'activité urbaine ne semblait pas décroitre, c'était même tout le contraire. Les rues s'illuminaient d'orange, de blanc, de bleu, de jaune et des rythmes endiablés résonnaient en écho aux quatre coins de la grande cité. Seuls les favelas semblaient subir les assauts de la nuit, implacables élans de l'obscurité naissante. En son for intérieur, Bruce Wayne se mit à maudire ceux qui permettaient de telles conditions de vie. Pire encore, des pans entiers de ces habitations de fortune étaient rasés pour améliorer le panorama. Le mal ne sévissait pas uniquement dans le cœur des criminels: la monstruosité et l'immoralité gangrénaient également la loi.

Enfin, un bruit à l'intérieur de la suite le ramena sur terre. Trois coups distincts contre la porte avaient résonné. Les mains dans les poches de son pantalon, sa chemise à moitié ouverte, Bruce s'avança, tourna la clef dans la serrure, et ouvrit. Devant lui se tenait un bel homme latin, à l’œil vif et à la moustache luisante. Avec un grand sourire, le milliardaire américain empoigna la main du nouvel arrivant et la serra placidement, calmement, mais fermement.

- Santiago. El Gaucho. Je suis content que tu aies pu te libérer.

- Bruce. Batman. C'est toujours un plaisir. J'ai des informations pour toi.

Wayne laissa Vargas pénétrer plus avant dans la pièce, et referma la porte derrière lui. Deux tours de clef suffirent à ce que le Prince de Gotham se sente temporairement en sécurité. Il était ici "pour affaires", officiellement. La pire chose qui pouvait actuellement lui arriver était un kidnapping dans les règles de l'art.
Comptant occuper cette suite pour un temps indéterminé, le Chevalier Noir passait régulièrement l'ensemble de la structure au détecteur à micros. Ainsi, il savait quand il pouvait parler, et quand il ne le pouvait pas.
Sans attendre, Bruce prit la parole:

- Que fais-tu au Brésil, Santiago ? D'ordinaire, tu t'occupes davantage de la partie hispanique du continent.

D'un geste de la main, le latin passa la question et répondit directement à la seconde qui allait émerger par une autre. Il semblait passablement agité, comme s'il craignait quelque chose. Étrange étrange... El Gaucho faisait généralement preuve d'un courage exemplaire, d'une force morale exemplaire.

- Depuis combien de temps ton Espantajo... ton Épouvantail ne s'est-il pas fait remarquer à Gotham ? Hein ?

Bruce réfléchit quelques secondes, repassant dans sa tête ses bases de données. Pas depuis que Crane s'en était pris à Nightwing... Ce qui faisait bien au moins un mois. Très rapidement, Wayne associa les idées et lança:

- Il est ici.

Ce n'était pas une question.

- Oui. Je pense qu'il veut étendre son cartel en Amérique du Sud. D'après mes sources, il compte voir un puissant narco-trafiquant dès ce soir. S'il passe un deal avec lui, sa pourriture se répandra dans tout le pays, voire tout le continent.

Batman se leva, posa sa main sur l'épaule d'El Gaucho et s'approcha d'une mallette high-tech gris chromé, relativement légère par rapport au poids qu'on lui donnerait. Verrouillée de A à Z, le justicier apposa son empreinte digitale, une goutte de son sang et les modulations de sa voix. Avec des claquements, elle s'ouvrit, dévoilant la très célèbre Bat-suit. Tout en revêtant la tenue, Wayne tenta de rassurer son camarade hispanique:

- Nous ne lui laisserons pas le temps de faire des ravages. Il sera stoppé avant.

Sur ces mots, le Croisé Masqué fit basculer son masque de manière à ce qu'il recouvre son visage. Puis, il salua Santiago Vargas d'une dernière poignée de main, le laissant redescendre par la voie classique. Il en profiterait d'ailleurs pour informer de l'annulation du vin et de la volonté de solitude du riche philanthrope.
Le Batman sortit sur la terrasse alors que le soleil disparaissait cette fois complètement à l'horizon. Seule la lune projetait son pâle reflet sur la grande étendue d'eau et les terres encore recouvertes de végétation. S'il avait eu le temps, le Chevalier Noir aurait apprécié le spectacle qui s'offrait à lui. Seulement, un épouvantail l'attendait. Il ne pouvait décemment pas le laisser patienter pour rien. Prenant son élan, il courut pour s'appuyer sur la rambarde, déployer sa grande cape noire et s'envoler dans l'obscurité naissante.
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MessagePosté le: Mar 18 Aoû 2015 - 16:09
Les petites politesses du baron de la drogue commençaient vivement à agacer le maître des phobies. Il ne lui laissait pas le temps d'en placer une, certainement trop content qu'un homme aussi brillant que Scarecrow daigne de le rencontrer. Il lui proposait du café, que Scarecrow avait fini par accepter, car la nuit risquais d'être longue. Mais la suite des évènements promettait d'être des plus amusantes.

" Mais au fait, que faites vous dans notre ville ? C'est un honneur de vous rencontrer, vous le savez, mais vous avez surement une raison bien précise de votre ... "

" Vous avez surement dû entendre parler de la Guerre qui fait rage ici, entre le gouvernement et la révolte. Evidemment, j'imagine, puisque vous êtes un point clé. Je lis en vous comme dans un livre ouvert "

C'était vrai. Les yeux du baron s'agrandirent d'un mélange d'admiration et de terreur alors que je lui contais, comme si c'était l'évidence même, son rôle dans cette histoire.


" Black Mask m'a fait des éloges de vous, et ce n'est pas son style. Vous devez être le plus gros revendeur de drogues du pays. Vous devez vous faire beaucoup, beaucoup d'argent. Si le gouvernement est corrompu, alors vous travaillez pour lui. Vous faites passer, selon la nouvelle mode, la drogue dans les autres pays en cachant des sachets dans le corps des êtres humains, encore bien vivants. Et cela avec l'autorisation et les compliments de vos supérieurs. C'est bien le cas ? "

Le baron était désormais fasciné par la présence d'esprit et la déduction de son interlocuteur. Comme il mettais du temps à répondre, Jonathan afficha un souvenir las. Il hocha la tête. Parfait. C'était la réponse qu'il attendait. Il tapota sa poche à la recherche de son téléphone, laissa sur la fenêtre des derniers appels, de manière à n'avoir qu'à appuyer deux fois sur la touche d'appel. Une fois pour rallumer le téléphone, une fois pour appeler. Le baron n'avait rien vu de la manœuvre, s'étant simplement levé dans un geste théâtral.

" Vous êtes fort, Crane, très fort. Mais en quoi cela vous intéresse t'il ? "

Des coups de feu éclatèrent. Des cris, des ordres fusèrent. Le Baron se mit à paniquer. Il n'avait pas d'endroit où se cacher. Il savait qu'il n'avait aucune chance d'échapper à une potentielle menace. Un raid lancé par trahison du gouvernement brésilien ? Une fuite ayant provoqué la colère de l'opposition ? Il se leva d'un seul coup.

" Un bain de sang ... Trop nombreux. Nous mourrons dans quelques minutes. Vous m'avez retiré mon gaz ... Nous sommes perdus. "

Un rire aigu sortis de sa gorge.

" Rome n'a pas été construite en un jour. Pourtant Néron la brûla en quelques heures. "

Comprenant qu'il avait été dupé, le baron se retourna et dégaina son révolver. Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, il fut arrosé par une pluie de plomb, si bien que les murs furent repeins avec sa cervelle. Son garde du corps, auteur du crime, n'avait eu d'autres choix que d'obtempérer. Avant de se rendre dans la villa, Scarecrow avait joué de son influence - et de son gaz - pour rencontrer un informateur de la révolte et lui filer le tuyau, et pour convaincre le garde qu'il n'aurait aucune chance de réchapper à l'attaque si il ne faisait pas ce qu'il lui disait. Celui-ci lui remit sa faux, dont il se servit pour lui trancher la tête d'un coup sec. Deux rebelles déboulèrent dans la pièce, intimant à Scarecrow l'ordre de les suivre. Avant de quitter la luxueuse demeure, Scarecrow récupéra son équipement, qui lui avait été retiré par - l'unique - précaution. Dans quelques minutes, Batman serait là, impuissant, devant ce carnage, mais comprendrais sans doute mieux les intentions de Scarecrow. Ce dernier ne s'en doutait pas, mais il était pisté. Il avait seulement appris à être prudent, avec le temps ...

En une semaine, il était parvenu à entrer en contact avec les rebelles.
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