[Égypte, Ville d'Alexandrie] Leçon d'histoire de l'Antiquité (PV Artémis) (Terminé)

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MessagePosté le: Dim 26 Juil 2015 - 22:24
Rien de mieux pour s’éduquer sur la culture terrienne que d’en visiter les musées ou les villes riches en souvenirs d’un passé révolu. Power Girl lui avait dit que l’histoire révèle souvent des choses importantes et que si on se renseigne suffisamment, on peut éviter de refaire les erreurs du passé. En lisant un peu sur la culture terrienne, elle avait remarqué qu’une partie de leur histoire était attribuable à un pays appelé « Égypte ». Curieuse de voir le Sphinx, les Pyramides et le pays en général, elle avait préparé son sac à dos, s’était installée sur sa « roche de transport » et hop! Directon l’Égypte, sans billet d’avion ni passeport. Elle avait cru comprendre que les super héros en étaient exemptés. La traversée se fit sans encombre et elle arriva à bon port vers dix heures en vue d’une plage située non loin d’Alexandrie. Quel panorama magnifique!

Ayant suivi les conseils de Power Girl (toujours avoir son costume sur soi SAUF si tu portes un costume de bain ou une robe de soirée, Atlee), elle avait mis son costume dans son sac parce que se promener sous un soleil de plomb avec des vêtements longs attirerait immanquablement l’attention. Portant un bikini coloré acheté il lui sembla une éternité plus tôt, elle se posa discrètement à l’abri des regards et commença à déambuler sur la plage, faisant des plans dans sa tête pour sa virée touristique. Elle était en train de se demander par quoi commencer quand elle entendit dans un anglais très compréhensible l’annonce d’un concours de château de sable. Donc du divertissement. Power Girl serait fière d’elle si elle prenait un peu de bon temps. Et puis faire un château de sable, avec ses pouvoirs… C’était trooooop facile! Elle décida de s’inscrire, pleine de bonne volonté.

Le concours commença : faire le plus beau château de sable en une heure. Elle aura simplement pu le faire apparaitre de la terre pouf, comme ça mais Power Girl lui avait appris une leçon importante : identité civile. Elle ne pouvait pas être constamment Terra. Parfois, elle devait aussi être Atlee et profiter de la vie. Donc, elle se mit au travail, utilisant ses pouvoirs subtilement pour l’aider, prenant son temps pour ne pas révéler sa véritable nature. Sans trop de surprise, elle fut déclarée championne et on lui remit un petit trophée et une médaille. Power Girl allait être surprise quand elle allait rajouter ça dans leur domicile commun! Déjà qu’Atlee avait peu de choses… Finalement, elle ne regrettait pas son choix de voyage touristique. Pour le moment en tout cas. Elle prit quelques photos de son château de sable avant de continuer son exploration.

Quelques minutes à peine après avoir quitté la zone du concours, elle trouva une zone isolée et une roche plate sur laquelle elle pourrait profiter du soleil au bord de la mer. Elle décida de se prélasser un peu, s’exerçant à ce que Power Girl appelait la détente. Atlee était une boule de nerfs sur pattes, toujours à vouloir affronter le mal et sauver le monde. Un petit quinze minutes de bronzage n’allait pas mener à l’extinction de l’humanité. Elle était en train d’apprécier la douce caresse de l’astre solaire quand quelqu’un ou quelque chose vint lui faire de l’ombre. Rouvrant les yeux, elle constata qu’un trio d’hommes, sans doute d’autres plagistes, était autour d’elle. Les saluant poliment et avec toute la bonne humeur dont elle était capable, elle remarqua que leurs sourires étaient… Étrange. Elle ne pouvait pas vraiment utiliser ses pouvoirs, quand même? Non?

Le leader du trio lui fit savoir qu’ils comptaient passer du bon temps avec elle. Naïvement, Atlee cru qu’on l’invitait à une fête, ce qui fit rire de façon malveillante un des hommes. Donc c’était des gens méchants. Elle avait le droit de leur taper dessus. Enfin. Si c’était vraiment des gens méchants. Ne sachant pas trop comment formuler la chose elle leur fit savoir qui s’ils essayaient de lui faire du mal, elle se défendrait. Nouveaux rires moqueurs de la part de ce trio de brutes qui la forcèrent à se lever, deux d’entre eux la tenant chacun par un bras, le troisième la regardant d’un air malveillant. Elle réitéra son avertissement, en insistant sur le fait qu’elle ne voulait faire de mal à personne et pour la peine, elle se prit un coup à l’estomac. Elle avait enduré pire mais cela surprenait quand même. Elle allait passer à l’attaque quand une voix autoritaire se fit entendre…
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MessagePosté le: Ven 4 Sep 2015 - 13:23

Alexandre le Grand, la Reine Cléopâtre, Jules César… Nombreux furent ceux qui marchèrent sur cette citée aussi belle qu'impérieuse. Alexandrie, la grande et magistrale citée Egyptienne. Aujourd'hui, sous le soleil de plomb qui brûlait jusqu'aux fondements des âmes des voyageurs, ce fut Artémis la Shim'Tar qui parcourait les ruelles remplies de touristes armés de leurs appareils photographiques dernier cri. Devant le parvis remplis de monde, la Shim'Tar ressortait de ce qui ne ressemblait plus du tout à ce qu'elle fut par le passé. La Grand Bibliothèque d'Alexandrie, auparavant construite et entourée de colonnes de marbre clair, aux murs hauts et recouverts de hiéroglyphes, désormais, la technologie et l'architecture moderne avaient remplacés l'ancien. Poussant un soupir de colère, Artémis quitta les lieux les mains vides. Trop de choses avaient brûlées lors des nombreuses attaques subies par la citée, et outre quelques manuscrits inutiles – et pour la plupart illisibles –, plus aucuns papyrus n'avaient atteint le XXIème siècle…

Elle repartirait donc les mains vides. Encore… Les mâles et leurs guerres inutiles avaient massacrés bien plus que des populations. Ils avaient rayés de la carte de nombreux peuples, tout autant que les écrits qui faisait part de leur existence. Trop de peuples, de tribus, et de groupes nomades étaient maintenant inconnu de tous. Ces mâles, toujours sous le joug de leurs pulsions inutiles, ils ne vivaient que pour la guerre, le combat… Et le corps des femmes. Artémis les méprisaient un peu plus chaque jour. Si peu de mâles avaient réussis à démontrer un réel intérêt pour l'Amazone. Tant et si bien qu'elle commençait très sérieusement à manquer de patience lorsqu'elle devait s'adresser à un de leur représentant. Pourtant, la rousse devait le faire quand même, se faire violence pour ne pas arracher les yeux du conservateur aussi obsédé que pervers qui avait passé son temps à reluquer – presque en bavant d'ailleurs – sur certaines parties de son anatomie.

Serrer les dents, ne pas le tuer, ni même lui décrocher un violent coup de poing dans l'estomac… Tels furent les mots que l'Amazone se répétait sans cesse à chaque fois qu'elle sentait une main s'approcher de son fessier. Malgré tout, et au grand dam du conservateur, la vitesse bien supérieure à la moyenne d'Artémis l'empêchait d'arriver à ses fins. Heureusement pour lui, et pour ses "bijoux de famille". Traversant les rues pavés et échappant ça et là à une voiture roulant à tombeau ouvert et manquant de l'écraser. Ou tout du moins, de se voir enfoncer l'avant sur le corps de l'amazone. Au détour d'un croisement, l'amazone fini par se demander si cela lui servirait encore à quelque chose de flâner de cette manière, et pour une fois, l'envie de rentrer à Bana-Mighdall n'était pas là.

Son entrée dans l'Injustice League lui avait permit de se rendre compte d'une chose, ses sœurs de Bana-Mighdall savaient se débrouiller bien mieux qu'elle ne l'aurait pensé. Elles s'entraînaient d'arrache-pied et certaines démontraient même certaines facultés innées dans le maniement de certaines armes. La guerre qui les opposeraient aux amazones de Themyscira ne tarderait plus désormais… Et leur sang écarlate coulerait dans l'océan qui entourait leurs terres. Fières et arrogantes, leurs "cousines" qui obéissaient aveuglément à cette Diana… Cette Wonder Woman… Ne se verrait offrir qu'une seule chance, les rejoindre ou mourir.

Arrêtant un taxi d'un geste de la main, la rousse lui indiqua une direction au hasard. Le plan qu'elle possédait n'était guère plus à jour. Peint sur un parchemin, la citée d'Alexandrie s'étant grandement étendue et donc, n'avait plus rien en commun avec ce qu'Artémis connaissait jusqu'à lors. Le taximan, un sourire plus qu'amusé sur le visage, fit plusieurs fois le tour de la ville… Le compteur tournant encore et encore. Finalement, Artémis perdit patience et arrêta le taxi en brisant la vitre de sa porte d'un coup de poing. Etonné, le chauffeur freina d'un coup sec et la laissa partir sans même lui réclamer sa course. Il valait mieux éviter d'échauffer les oreilles d'une femme capable de briser une vitre à mains nues, et sans même se blesser… Laissée seule sur le bord de la route, la Shim'Tar remonta une route qui donnait sur une plage de sable blanc. La beauté des lieux jurait avec la froideur des immeubles qui se trouvaient derrière elle. Se laissant aller à marcher au gré des vent, elle redescendit et après avoir retiré ses spartiates, sentit agréablement la caresse des grains de sable entre ses orteils.

La tirant de ses pensées, une sensation étrange attira le regard d'Artémis. Une puissance la frappa de plein fouet. Tournant la tête vers sa droite elle vit trois mâles s'en prendre à une brunette. Son charisme était intense, mais ses yeux démontraient une simplicité toute infantile. S'attaquer à une femme, et à plusieurs en plus… Quelle bande de lâches… Jurant contre eux, l'Amazone serra le poing et le projeta en pleine mâchoire, cette dernière éclata en morceaux sous le choc et un bruit sinistre d'ossements se brisant s'éleva dans les airs. A peine en avait-elle fini avec le premier, qu'Artémis s'approcha du second homme.

Un mouvement de coude dans les côtes et une gerbe de sang éclatant sur le sol plus tard, la victime de la Shim'Tar s'écroula sur le sable chaud, bavant et hurlant de douleur. Avait-elle à peine terminé avec les deux premiers que le dernier s'enfui, prenant ses jambes à son cou. Sous d'autres hospices, elle l'aurait poursuivit et en aurait fini avec sans sourciller. Mais pas aujourd'hui. Sans même se retourner, Artémis, s'adressa à la brunette d'un ton froid.


- Tu es totalement stupide ? Ignores-tu ce que ces abrutis voulaient de toi ?

Deux choses énervaient Artémis. Les mâles, et les idiotes puissantes qui préféraient discuter plutôt que de prendre les armes. Une nouvelle recrue de choix à ce que l'Amazone pouvait sentir. Mais pour le moment, il fallait qu'elle apprenne deux, trois choses sur le monde qui l'entourait… Abrutie de gamine !
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MessagePosté le: Ven 4 Sep 2015 - 15:03
« Je ne suis pas d’ici, j’ai de la difficulté avec vos coutumes. De l’ignorance, oui mais pas de la stupidité. Là d’où je viens, les hommes respectent les femmes. Jamais ils ne se seraient comportés de la sorte. C’est eux qui sont stupides. J’aurais très bien pu m’en débarrasser seule. Première chose à savoir avant de quitter son chez soi : se défendre. Le coup m’a coupé le souffle. Il ne m’a pas fait mal. »

En temps normal, Atlee aurait remercié la dame qui l’avait aidé mais cette dernière voulait être désagréable. Alors Atlee ne dirait pas merci. Enfin, pas tout de suite. L’eut-elle voulu, elle aurait pu mettre une raclée à ces hommes. Cependant, Power Girl lui avait dit qu’il fallait toujours chercher la meilleure solution à un problème. Et taper, c’était souvent le dernier recours. Elle n’était pas insultée par le comportement de cette curieuse personne qui semblait avoir décidé d’agir davantage pour son propre compte que pour l’aider elle. Après bon, Atlee savait que sa personnalité parfois exubérante pouvait déranger les gens. Cela dit, elle n’allait pas se mettre à changer ce qu’elle était fondamentalement. Une gentille fille pleine de bonne volonté, de bonne humeur et de joie de vivre. L’autre était clairement plus de type guerrier.

Il lui sembla qu’elle semblait… Triste. Tourmentée même. Malgré la façade, malgré l’allure martiale, cette autre femme n’allait pas bien. Elle ne pouvait déceler les causes profondes mais elle savait une chose sur la situation plus immédiate. Elle n’était pas venue pour le tourisme. Elle était venue ici pour quelque chose qu’elle n’avait pas trouvé et ça l’avait fâché. Peut-être quelque chose qui avait fini sous le sable. Il y en avait partout et le sable est comme la mer, il engloutit tout ce qu’on a l’imprudence d’y laisser. La dame l’avait aidé, peut-être qu’elle retrouverait un peu de joie si elle trouvait ce qu’elle cherchait. Atlee était naïve oui mais elle avait plus de bonne volonté qu’une armée entière, en incluant les unités de réserve, la chaîne de commandement complète et les corps spécialisés. Et puis ça ne coûtait rien de proposer, de toute façon.


« Tu as l’air fâchée, madame, c’est clair que tu cherchais quelque chose que tu n’as pas trouvé. Est-ce que tu l’as échappé dans le sable? Parce que je suis bonne pour trouver les choses! Je vais te montrer, tu vas voir. Ça doit être un truc précieux pour vous les hu… Les Égyptiens. J’allais dire sumériens mais ça n’existe plus. C’est à la faute au guide touristique. Je vais t’aider parce que tu m’as aidé! »

Elle avait failli dire « vous les humains »… Il faudrait qu’elle fasse plus attention. Utilisant son pouvoir de géokinésie, elle commença à « voir » ce qui se trouvait sous le sable et elle finit par identifier une pièce de monnaie antique à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Utilisant subtilement son pouvoir, elle fit remonter la pièce suffisamment pour pouvoir la déterrer « normalement » et sans trop d’effort. Elle tendit donc une pièce vieille de plusieurs siècles à l’inconnue. À voir son visage, ce n’était pas ce qu’elle cherchait. Elle se remit à sonder le sable, identifiant cette fois un morceau de poterie. Non. Pas de poterie. Plus comme une tablette. Même principe, elle le ramena en surface avant de feindre de le déterrer. Cette fois par contre la réaction fut différente parce que le fragment avait de l’écriture et la femme semblait y reconnaitre quelque chose…
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MessagePosté le: Dim 6 Sep 2015 - 22:14

Sans aucuns doutes qu'elle était réellement stupide, ou alors parfaitement attardée pour ne pas comprendre les désirs de ces trois cloportes. Quoiqu'il en fut, Artémis tenta de rester le plus polie possible. Chose qui n'était pas des plus aisées au vu de l'animal qui se tenait devant elle. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Vu l'évolution quasi-nulle de son QI, pas plus de treize, voir quatorze ans… Mais son physique jurait amèrement avec cette impression. Le corps d'une femme, et pas des plus désagréables si on prenait en considérations les plus vils désirs masculins. D'ailleurs, Artémis commençait à foncièrement s'inquiéter pour cette idiote. Tôt ou tard elle finirait… Très certainement mal. C'était quoi ces excuses parfaitement improbables ? Un seul coup l'avait mise à mal et elle osait avancer qu'elle aurait été capable de les mettre à terre ? Le soleil avait du trop faire chauffer la calebasse qui lui servait de cervelle.

Se frottant les yeux de dépit, l'Amazone dû se retenir de ne pas la gifler pour lui apprendre à arrêter de se moquer d'elle. Pourtant elle ne pouvait se permettre de faire une telle chose, qui plus est après avoir brisé la mâchoire d'un des mâles, et castré un autre. Les Egyptiens avaient un peu de mal avec les femmes qui mataient les mâles de cette manière. De plus, elle ne pouvait pas rester plus longtemps à Alexandrie, elle avait perdu bien trop de temps à chercher des parchemins qui avaient très certainement été détruits depuis des siècles. Peut-être qu'à Constantinople elle aurait plus de chances… Mais alors qu'elle commença à partir elle entendit la voix fluette et enfantine de la brunette s'adresser à elle.

Bon, en plus d'être idiote, elle la prenait elle, la Shim'Tar pour une abrutie de première catégorie. Des Sumériens, des guides touristiques… Ca sera quoi après ? Des Reptiliens ? Malgré tout cette jeunotte ne manquait pas de ressources, et, agenouillée sur le sable, elle commença à le fouiller frénétiquement. Des vibrations quasi-imperceptibles montèrent dans les jambes de la Bana-Mighdall. Jamais encore elle n'avait ressenti ce genre de choses. Ses yeux pouvaient distinguer les démons qui se cachaient parmi les humains, mais pas les non-humains d'un tout autre genre. Pourtant, à bien y regarder, cette brunette ne semblait pas être en proie à autre chose qu'à son enfance qui perdurait encore à l'heure actuelle.

Petit à petit, Artémis commença à comprendre ce qu'il se passait, quelques démons possédaient ce pouvoir, une sorte de magnétisme terrestre qu'ils utilisaient pour modifier l'environnement à leur guise. Mais alors que la rousse plongeait son regard sur sa compagne d'infortune, elle ne vit aucune once de magie démoniaque, pas une trace. Etrange, vraiment étrange. Rien n'émanait d'elle, ni démone, ni homo-magie… C'est alors qu'après plusieurs objets totalement inutiles, la petite brunette mit à jour un morceau de pierre gravée. Plusieurs écrits, du cyrillique pour la plupart apparurent aux yeux d'Artémis lorsqu'elle prit la tablette en main.

Un simple morceau de granit, étrangement bien conservé et oublié depuis des siècles dans le sable d'Alexandrie. Cette trouvaille dépassait largement les limites de la compréhension. Comme toute amazone qui se respecte, la Shim'Tar ne laissa que très peu apparaître ses sentiments. Du revers de sa main elle balaya le restant de sable, et se mit à traduire les écrits à mi-voix.


- Fond… Ecorce… Porte des morts… Dieu… Thot… Offrande…

Seuls quelques mots étaient encore lisibles. Le reste ne l'était plus depuis des lustres. Trop abîmés et gravé qu'en partie. Plaquant la tablette contre elle, Artémis fixa le ciel et se mit à réfléchir. Comment et surtout pourquoi de tels écrits avaient put se retrouver ici, ils parlaient d'Anciens Dieux Egyptiens alors que l'écriture était slave. C'était à plus rien n'y comprendre. Néanmoins une chose la marqua plus que les autres, "Porte des Morts", il ne pouvait s'agir que d'une seule et unique chose, la crypte qui se situait sous la grande bibliothèque. C'est alors qu'une idée éclaira son cerveau. Elle n'irait pas seule…

- Tu veux être gentille avec moi encore un peu. Et en échange je t'offrirais un verre pour te remercier, ça te convient ?

Artémis manqua de rajouter un "espèce d'idiote" à la fin de sa phrase, mais se retint pour ne pas froisser sa potentielle compagne de recherches. Pour descendre dans la crypte, et plus précisément dans les catacombes d'Alexandrie il fallait passer par plusieurs tunnels, dont certains furent bouchés par les pilleurs de tombes pour protéger leur butin. Mais grâce à elle, et si la Shim'Tar ne se trompait pas, bientôt, ses recherches se verraient récompensées.    
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MessagePosté le: Lun 7 Sep 2015 - 1:44
Ah… Si elle pouvait rendre service, cela lui ferait plaisir, bien entendu! Atlee aimait aider les gens, cela venait avec le job de super héros. Enfin. Dans son cas oui. Certains super héros étaient moins enclins à faire don d’eux en dehors d’une situation de crise. Mais elle? Si elle pouvait, elle le faisait. La curieuse dame avait sollicité son aide alors… Tant que ce n’était pas quelque chose d’illégal, elle n’avait pas de problème à le faire. Elle était un peu trop agressive au goût d’Atlee mais bon. Certaines personnes préféraient cogner dur pour faire passer le message quand ils venaient en aide aux autres. Batman, par exemple, n’hésitait pas à briser des membres. Et puis du reste, Atlee n’était pas très forte en politique humaine alors en politique amazone, encore moins. Elle savait vaguement que Wonder Woman en était une, sans plus.

C’était dire alors ô combien elle ne se doutait pas que la femme en face d’elle puisse en être une. Elle avait à peine touché à la surface de ce qu’il y avait à connaitre des autres super héros alors leur ethnie d’appartenance et leur dynamique? Encore moins. C’était juste une femme un peu excentrique qui l’avait aidé, aux manières un peu sèches mais bon. Peut-être qu’elle avait eu une mauvaise journée, ça Atlee n’en savait rien. Et peut-être que si elle l’aidait, la dame deviendrait plus gentille avec elle. Ceci dit, quand elle parla de lui payer un verre, Atlee fronça les sourcils. Elle ne buvait pas. Enfin. Pas de l’alcool. L’alcool faisait faire des choses étranges aux gens et elle ne voulait pas faire de gaffe après en avoir ingéré. Elle en avait bu à une ou deux occasions mais… Toujours sous surveillance. Elle n’était pas irresponsable. Pas sur cet aspect des choses.


« Oh non, je ne bois pas. Enfin. Très rarement. Mais par contre, je ne serais pas contre un repas! J’aime essayer les plats des différentes cultures et nationalités. Est-ce que ce serait un compromis acceptable? Moi je veux bien aider en tout cas. Qu’est-ce qu’il faut faire au juste? Et comment tu t’appelles? Parce que je ne vais pas t’appeler madame à tout bout de champ. Tout le monde a un nom de toute façon. «

C’est à peu près à ce moment-là qu’Atlee se rendit compte qu’elle avait un problème. Si jamais elle devait se servir de ses pouvoirs, dans une situation dangereuse, elle ne pouvait pas dire qu’elle s’appelait Atlee. Mais en même temps, elle n’était pas en costume. Elle ne pouvait pas dire qu’elle s’appelait Terra. Et elle ne pouvait pas donner un faux nom parce que ce serait mentir et mentir c’est mal. Hum… Décisions, décisions… Ah… Et si elle donnait un surnom? Souvent, les autres super héros plus vieux, plus matures l’appelaient « gamine ». Enfin. Quand ils n’étaient pas irrités par sa nature exubérante et sa naïveté qui posait parfois problème. D’où le surnom. Elle ne se souvenait pas qui s’en était servi en premier mais c’était resté et elle bien… Ça ne la dérangeait pas le moins du monde, ce surnom. Elle le trouvait rigolo, même.

Restait à voir en quoi elle pouvait être utile à la dame. Parce qu’elle se demandait en quoi elle pouvait lui être utile. C’est vrai à la regarder, c’était une jeune femme dans un costume de bain coloré. Rien ne laissait penser qu’elle puisse être la plus puissante géokinésiste qui soit. Ce n’était pas comme si c’était écris dans son front de toute façon. Du coup, elle ne s’inquiétait pas trop de ce côté. Peut-être qu’elle voulait qu’Atlee témoigne en sa faveur, comme quoi elle lui avait porté assistance? Non. Probablement pas. Peut-être que ça avait rapport au fragment qu’elle avait déterré. Peut-être qu’elle voulait savoir si elle pouvait en déterrer d’autres? Ce ne serait pas un raisonnement illogique. Peut-être que c’était une archéologue, qui peut savoir. Ce n’était pas comme si le CV de la dame était tatoué sur elle, lisible à tous… Ce serait étrange sinon.
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MessagePosté le: Dim 13 Sep 2015 - 18:38

Après un amas de peccadilles et de paroles toutes plus inutiles les unes que les autres, la brunette fini par lui poser une question à laquelle la Shim'Tar répondit presque froidement. So nom, comme d'habitude, elle se retenait d'envoyer la curieuse dans un buisson de ronces en l'insultant sommairement. Non, la rousse se contenta de faire comme à son habitude, ne donnant qu'un mot, son prénom. Ni plus, ni moins. Ca lui suffirait, et il ne fallait pas non plus qu'elle croit que sa présentation se devit d'être complète. Les seules fois où se fut le cas, furent pour son intronisation au rang de Shim'Tar et lorsqu'elle fut présentée à Circée en personne. Pour ses sœurs, soit elles l'appelaient simplement Artémis, pour celles qui la connaissaient depuis bien des années, ou Shim'Tar pour les plus jeunes… Parfois, l'adjectif : "Grande" s'ajoutait à son rang… Et c'était en souriant qu'elle remerciait sa sœur. Les dents serrées et le calme apparent bien entendu. Elle n'était pas la "Grande Shim'Tar". Tout cela n'était rien d'autre qu'un rôle, une décision prise par le Conseil des Anciennes Amazones de Bana-Mighdall après l'exil de celle qui la précédait.

- Artémis…

Se penchant, Artémis ramassa ses spartiates et fit signe à a brunette de trouver un moyen de s'habiller un peu plus. Elle s'accordait volontiers un peu de temps pour se promener sur la plage, enfin… Lorsqu'elle le pouvait, même si la plupart du temps cela tournait au vinaigre, comme à Greyton Beach. Toutefois, sa rencontre avec Talia al'Ghul demeura un souvenir amusant autant qu'agréable. Qui plus est en considérant le fait que cette dernière fasse elle aussi, partie de l'Injustice League… Après quelques minutes, et une patience mise à rude épreuve – auprès de cette minette parfaitement illuminée par on ne sait quelle lumière divine –, les deux femmes retournèrent aux abords de la plage. Le bas du pantalon blanc, devenu légèrement jaunâtre sous la couverture de sable, se vit secouer à plusieurs reprises. Elle se devait d'être impeccable pour se rendre à destination.

Quelques minutes, un taxi, et un chauffeur ayant joué avec ses bijoux de famille plus tard, les deux femmes arrivèrent devant la grande bibliothèque d'Alexandrie. Tous les mâles perdaient leurs moyens devant les rousses ou c'était une idée qu'Artémis se faisait ? Ce chauffeur, tout comme le conservateur avait faillit se retrouver avec sa "masculinité" enfoncé si profondément dans les fondements que cette dernière n'aurait jamais pu revoir la lumière du jour. Enfin… Cela aurait été ainsi si son regard n'aurait pas quitté le rétroviseur dans lequel il prenait un plaisir non dissimulé à regarder leurs anatomies respectives. Pire que des animaux. Et encore, comparer les animaux à des mâles humains passerait presque pour insultant pour eux. Debout devant le parvis de la bibliothèque, face à cette création contemporaine parfaitement ignoble, Artémis s'adressa à la brunette.


- Je me fiche de la manière dont tu vas t'y prendre, mais occupe-toi du conservateur. Je dois descendre dans les archives. Tu m'y retrouves dix minutes après.

Ses pieds se posèrent sur les marches de marbre tandis que le soleil de plomb continuait de brûler le sol sur lequel Alexandrie s'était construite. Le regard étonné d'Artémis se tourna sur un quatuor qui passa alors à côté d'elle. Trois enfants, coiffés de toques façon Davy Croquet, et un homme d'un âge plus qu'avancé avec des guêtres descendirent les marches, accompagnés par un chien en laisse. A croire que le soleil commençait à lui jouer des tours. Il était plus que temps d'aller rendre visite à Thot… En espérant qu'il soit bien plus conciliant que son camarade de Gyzeh…
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MessagePosté le: Dim 13 Sep 2015 - 20:53
Un achat à un marchand de plage plus tard, Atlee était désormais habillée plus convenablement pour se promener dans les rues de la ville en attirant… Moins d’attention qu’avant. C’était ce que semblait vouloir la dame sévère qui était avec elle. Dame qui avait décidément une attitude très agressive face à la gent masculine. Peut-être que c’était une sorte d’ultra féministe ou quelque chose du genre. Elle ne comptait pas poser la question. La dame semblait ne pas aimer beaucoup parler. Par contre, son nom était amusant. Artémis. Elle connaissait bien la mythologie grecque. En tout cas, ça pouvait expliquer son attitude plus hostile face aux hommes. La chaste Artémis… Enfin bon. Elle devrait faire avec. Elle était ici en touriste après tout. Et la dame l’avait aidé à se défaire des trois vilains monsieurs qui avaient voulu lui faire du mal.

Quand elle se retrouva devant la fameuse bibliothèque d’Alexandrie, rénovée et tout au goût d’un monde moderne, elle ouvrit de grands yeux. C’était un énorme bâtiment et qui se voulait impressionnant. Elle aurait bien posé mille et une question à Artémis mais… Elle avait le sentiment que ce serait irriter une personne à la patience déjà très courte. Elle décida donc de garder le silence, après un énorme effort de volonté. Surtout, ne pas déranger davantage Artémis. Elle ne voulait pas se faire gronder. Elle n’aimait pas se faire parler sur un ton agressif. Elle suivit donc la rousse jusqu’à ce qu’elle lui confie une mission : s’occuper du conservateur. Lui accepterait de répondre à toutes ses questions! Elle se hâta donc d’aller rejoindre le dit personnage avant de lui poser un déluge de questions. Tout d’abord surprit, l’homme éclata d’un grand rire. Que d’enthousiasme.

Habitué à une jeunesse blasée avec un taux d’intérêt pour l’histoire avoisinant le zéro absolu et de touristes de plus en plus incultes et mal élevé, le vieil homme ne fut que trop content d’avoir dans l’enceinte du bâtiment quelqu’un avec une vraie curiosité intellectuelle. Et donc, pendant les dix minutes qui suivirent, il répondit à de nombreuses questions d’Atlee avant que celle-ci ne s’excuse et prenne congé pour aller retrouver Artémis aux archives. Elle était exubérante, d’accord mais elle savait aussi se faire très discrète quand il le fallait. Et puis bon, elle avait eu la permission du conservateur qui lui avait donné un badge pour qu’elle puisse explorer et fouiner dans la bibliothèque. Comme ça, elle ne faisait rien de mal puisqu’elle avait la permission d’aller là où le badge ouvrait les portes. Elle restait une super héroïne donc quelqu’un qui suit les lois.

Armée de son badge flambant neuf, Atlee alla rejoindre Artémis. Sauf que quand elle arriva dans les archives, la rousse n’était nulle part en vue. Elle décida donc d’attendre, parce qu’on lui avait demandé de venir ici. Elle décida de fureter un peu, regardant tel ou tel texte se trouvant sur les rayons à proximité. Il y avait ici tellement de documents! À Strata, les bibliothèques étaient pleines de documents mais surtout des hologrammes pour voir l’histoire prendre vie. Ça c’était vraiment super comme technologie. Il y avait aussi l’équivalent de livres et Atlee était une fanatique de lecture. Elle adorait se documenter, apprendre, découvrir de nouvelles choses. Elle fut tirée de ses pensées par l’arrivée d’Artémis qui sembla surprise de la trouver avec un badge de sécurité autour du cou… D’ailleurs, comment était-elle entrée ici sans passe? Une autre bonne question…
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MessagePosté le: Mar 15 Sep 2015 - 21:45

Restée quelque peu en arrière, Artémis observa la brunette – car sous couvert d'un semblant de manque de politesse apparent, elle n'avait pas daigné lui donner son nom –, qui se débrouilla assez aisément avec le pervers notoire qui se désignait comme étant le conservateur de la bibliothèque. Il ne fallait pas croire tout ce que l'on racontait. Certains mâles, en plus d'être complètement obsédés étaient de parfaits représentant de la stupidité humaine. Leurs idées frôlaient le zéro absolu, et leurs seules discussions tournaient autour du sport – qu'ils ne pratiquaient pas d'ailleurs – et les femmes – qu'ils ne pratiquaient pas souvent non plus par la même occasion… – qu'ils considéraient comme inférieures à eux. Mais la preuve était faite une fois encore. De grands yeux d'une couleur peu commune, un visage angélique et quelque peu infantile… Une femme-enfant au corps plus développé que la moyenne… Et Artémis n'existait plus au regard du conservateur ; pas plus que les visiteurs qui attendaient patiemment de lui poser de nombreuses questions. Choses dont il se moquait éperdument, bien trop préoccupé par la présence même de la jeune femme.

Un léger sourire apparu sur les lèvres de la Shim'Tar. Au final, même si elle ne s'en rendait pas compte, la brunette possédait un don plus que développé pour charmer les hommes. Une chose qui ne se faisait certes pas rare, toutefois, mis à part Ivy, peut étaient celles qui savaient en jouer avec autant de doigté. Se glissant entre deux touristes qui quittaient la bibliothèque, Artémis s'empressa de disparaître du regard des caméras de surveillance. D'un coup de poignet vif, la poigné de la porte portant la pancarte habituelle "réservé au personnel" se brisa et resta quelques secondes entre les doigt de l'Amazone. La dite porte tourna sur ses gonds et l'ombre de la rousse disparue. Aussi agile qu'un chat, elle entreprit de quitter la partie du bâtiment réservé aux touristes, curieux et autres badauds. Ce qu'elle cherchait se trouvait en bas, là où les archives se trouvaient rangées.

Quelques escaliers rapidement laissés derrière elle, plusieurs portes fracturées et un garde assommé plus tard, Artémis se retrouva dans une salle immense. Partout autour d'elle des rayonnages de plusieurs mètres de haut la toisaient de toute leur grandeur. Bon, maintenant il fallait réussir à trouver par où commencer. La tablette ne lui servirait pas à grand-chose ici, et le plus dur serait de savoir ce dont elle faisait allusion dans ces écrits. Les mots dansaient devant les yeux de l'Amazone. Sous la lumière aveuglante des néons, le morceau de pierre brisé aux lettres effacées par le temps renvoyait une lueur hypnotisant celui ou celle qui osait poser ses yeux dessus. Mais oui ! La voilà la solution. Le cyrillique était la solution ! A vrai dire, il ne fallait pas être d'une intelligence extrême pour comprendre les choses. Se soulevant du sol, Artémis plana de rayons en rayons, cherchant avec parcimonie et précision le livre exacte qu'elle cherchait. Enfin un livre… Un parchemin, une pierre, un symbole, quelque chose qui démontrerait qu'elle avait raison. Alors qu'elle pensait s'approcher de son but, un bruit se fit entendre, un juron éclata. Les dix minutes étaient déjà passées ?

Faisant fi de ce manque de chance, car il ne fallait pas croire qu'Artémis laisserait la brunette toucher à ce qu'elle cherchait, elle s'approcha d'elle après avoir reposé pied à terre. Son étonnement alla en grandissant lorsqu'elle la vit, fière comme un pan faisant la roue, déambuler dans les rayonnage, le badge du conservateur autour du cou. Voilà une jeune femme qui ne manquait pas de l'étonner. Son courage, car elle avait dû prouver sa valeur d'une manière ou d'une autre afin d'obtenir ce titre, ne semblait de moins en moins avoir besoin d'être mit à l'épreuve. Une chose que la Shim'Tar ne manqua pas de noter dans sa mémoire. La Bana-Mighdall voyait en elle potentielle recrue pour ses rangs bien diminués depuis ces derniers mois… Advienne que pourra après cette recherche. Tentant un sourire – relativement forcé, il faut bien le dire –, la rousse s'adressa à la brunette d'un ton bien moins froid que les premières fois.


- J'ai besoin de ton aide, cherche quelque chose qui ne ressemble pas aux écritures qui nous entoure. Un morceau de bois, une pierre, peut importe. Mais il faut que les mots ressemblent à ça. (Elle lui montra la tablette.) Compris brunette ?

Choquée par se semblant de familiarités envers une parfaite inconnue, Artémis se retrouva pantois de réagir d'une telle manière. Il émanait de cette femme quelque chose qui la mettait mal à l'aise, bien différemment des mâles et des autres êtres vivants. Elle était naturelle, simple, et sans faux-fuyant… Encore un peu, et les deux femmes auraient pu prétendrent à se retrouver devant un miroir. Noir et blanc, certes, mais ne reflétant qu'une chose, leur droiture.
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MessagePosté le: Mar 15 Sep 2015 - 22:13
La dame rousse (Artémis de son nom) venait de lui confier une mission. Si c’était écrit sur du bois ou du papyrus, cela lui prendrait du temps pour trouver. Mais si c’était écrit sur de la pierre ou un morceau de poterie, c’était autre chose. Elle pouvait sentir ce qui venait du monde minéral. Peut-être, par contre, qu’elle n’aurait pas besoin de ses pouvoirs du tout. Elle avait le badge du conservateur et derrière, l’homme avait écrit son nom d’utilisateur et son mot de passe pour le système informatique. Une imprudence qui servirait bien à Atlee pour mener à bien sa tâche. Strata étant une ville très technologique, elle n’avait aucun mal à se servir des ordinateurs de la surface. Et si c’était bien les archives, il y avait forcément un poste qui servait au catalogage. Elle partit donc à l’opposé d’Artémis, vers un petit bureau.

Elle ouvrit le poste et se connecta avec les informations du conservateur, ses doigts dansant sur le clavier en un ballet rapide et sans hésitation. Elle regardait fixement l’écran et pourtant elle ne faisait aucune faute en tapant. Elle se connecta à la base de données des archives et entreprit de passer au peigne fin des dizaines de documents en quelques secondes. Elle avait bien mémorisé la forme d’écriture du fragment et donc en demandant une comparaison visuelle pour en identifier la langue, du cyrillique selon ce qu’elle pouvait lire à l’écran. Elle lança la recherche après avoir précisé au maximum sa requête. La machine fit son travail et produisit un total de trois résultats. Elle consulta le résumé de chacun des documents : deux d’entre eux étaient assez récent, on parlait davantage du quinzième siècle. Un seul élément donc semblait correspondre à ce que la rousse désirait.

Prenant bien soin d’effacer son historique de recherche, elle ferma ensuite l’ordinateur et se dirigea vers la section où le document en question était rangé. Il ne lui fallut guère longtemps pour l’identifier et toute fière d’elle, elle revint vers Artémis. Elle ne comprenait pas pourquoi la rousse n’avait simplement pas fait une recherche similaire : c’était un peu contreproductif de commencer à chercher parmi des dizaines de documents un texte qui aurait pu ne pas exister, tout simplement. En partant du principe que ce qu’elle avait trouvé correspondait bien à ce qu’Artémis cherchait. Rien de moins sûr, elle ne lui avait pas exactement dit ce qu’elle cherchait en dehors d’un document ancien rédigé en cyrillique. Tout sourire, elle tendit le fruit de sa trouvaille à la rousse. On lui avait donné une tâche à faire et elle l’avait réalisée. Mission accomplie!


« Tiens, j’ai trouvé ça! Il y a au total dans ces archives trois documents en cyrillique. Deux datant du quinzième siècle qui sont en fait au fond là-bas et celui-là qui date de l’Antiquité. Je n’ai pas amené les deux autres mais je sais où les trouver. Pourquoi tu n’as pas tout simplement fait une recherche avec l’ordinateur? Ça t’aurait fait sauver beaucoup de temps. Il y a des dizaines de documents ici! »

Comme elle avait bien fait son travail, peut-être qu’Artémis allait enfin lui en dire plus. Atlee était d’une insatiable curiosité et là bien… Elle avait un curieux mystère sous les yeux dont elle ne comprenait pas tout en ce moment. Plongeant son regard mauve dans celui de la rousse, Atlee s’imaginait déjà comme sorte de Lara Croft à la recherche d’un trésor perdu. En oubliant de ce fait que… Tout ceci n’était pas exactement légal. Comme quoi bien on peut avoir les plus beaux idéaux mais la capacité d’attention d’un poisson rouge. Elle sautillait presque sur place, cette espèce de puce surexcitée et dommage pour les mâles absents car cela provoquait certains effets de physique au niveau mammaire du plus bel effet. En tout cas la Stratanne faisait des efforts démesurés pour rester calme et attentive vis-à-vis d’Artémis.
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MessagePosté le: Mer 16 Sep 2015 - 19:54

Trop de choses inutiles prenaient la poussière dans ces rayonnages. Du simple traité d'anthropologie datant de plusieurs siècles en arrière, au décret impérial de l'an 390 interdisant le fait que les chats étaient des divinités à traiter comme telles… Rien, et rien du tout. Partout où Artémis posait le regard elle ne sentait aucune réaction. L'objet tant convoité devait pourtant être chargé d'une énergie particulière. Le cyrillique était connu pour avoir servit de langue à cette bande de suicidaires tentant en vain de donner naissance à un Homunculus… Et pourquoi le voulait-il ? La réponse importait peu, seule le fruit de sa recherchait avait son attention. Son sang commençait à bouillir alors que plus elle cherchait, moins il n'y avait de solutions. Ce n'était pas possible, encore un peu, et la Shim'Tar aurait pu croire que l'objet avait été détruit. A son grand dam… Toutefois, alors qu'elle revenait sur ses pas afin de fouiller une autre partie des archives, la brunette arriva à sa hauteur. Bien heureusement pour l'une et l'autre, la rousse avait déjà mit pied à terre. Dans le cas contraire, une excuse fumeuse n'aurait pas suffit, au vu de la curiosité de son "acolyte", il lui aurait fallu bien plus que cela.

Ce n'était rien de plus qu'un tube de fer, voir de laiton d'après la couleur. Mais il se trouvait là, entre les mains de cette jeune fille au physique attrayant. Du bout des doigts, Artémis frôla l'objet avant de le récupérer. Tandis que la voix de la brunette se changeait en un bourdonnement lointain dans ses oreilles, toute son attention se dirigeait vers ce tube fermé de part et d'autre par de la cire. Un symbole étrange y était incrusté. Le Dragon. C'était parfaitement illogique. Un Dragon comme symbole, du cyrillique… Tout l'apprentissage d'Artémis la frappa de plein fouet. Elle l'avait pourtant bel et bien rencontré durant son "passage" en Enfer. Il fut même un "allié" de son "très cher" et "tant aimé" mari… Le démon, l'Empaleur. Mais pourquoi est-ce que ce document s'était retrouvé ici ? Les Bana-Mighdall n'avaient jamais eu affaire à lui par le passé ; pourtant les preuves étaient belles et bien là. Devant ses yeux. Se décidant enfin à briser le sceau, un morceau de peau tannée tomba dans la paume de sa main. Frénétiquement, Artémis le déroula. Parfaitement conservé par le tube et la cire, l'écrit fut rapidement retranscrit, et le lisant à haute voix, Artémis senti son sang ne faire qu'un tour. Une seule fois avait-elle rencontré l'un de ses pairs… Mais si ce que ce parchemin disait était vrai…


"Toi qui lis ces lignes, la Porte des Morts sera ouverte au moment où mon sceau sera brisé. Que Dieu vous garde. Même si je doute que le Seigneur ne puisse vous venir en aide. Je ne peux mourir. Et eux non plus."

Vlad III Basarab
Dernier mois de l'an 1476


Un grondement lourd se fit entendre, tels des tambours que l'on frappait de plus en plus rapidement, des pas s'approchèrent d'elles. Dans une course effrénée, le mur qui se situait alors à la droite de la brunette s'écroula. Une vague de corps décharnés, le visage à moitié déchiré par ce qui aurait pu sembler être l'attaque de nombreux prédateurs, les marcheurs s'avançaient vers les deux femmes en titubant. Tombant parfois sur le sol, ils se relevaient perpétuellement, animés par on ne sait quelle force étrange. Tout autour d'eux, une aura rouge sang les entourait, éclairant des orbites vides pour la plupart. Ils avançaient encore et toujours sans discontinuer. Artémis recula de plusieurs pas. Estomaquée, l'Amazone ne pouvait y croire, ils avaient pourtant été enfermés il y a des siècles dans les profondeurs des Enfers. Et c'était de sa faute si maintenant ils se relevaient… Machinalement, elle tâta sa hanche gauche, là où se situait habituellement son épée. Vide. Il n'était guère très bien vu que de se promener avec une arme pareille dans les rues d'Alexandrie.


- Pour Bana-Mighdall !

Muée par son courage et sa volonté de fer, Artémis se rua sur la première créature. Lui tenant fermement la tête de part et d'autre, les mains au niveau des tempes, elle lui brisa la nuque avant de tirer de toutes ses forces. La tête se décrocha du reste du corps et tomba sur le sol, y roulant alors jusqu'aux pieds de la brunette. Bouche grande ouverte, dévoilant des canines bien plus longue que celles d'un humain normal, le crâne fixait le plafond dans un air dénué de sentiments. Alors voilà ce qu'était devenue l'armée de ce Basarab… Des vampires maudits par les Dieux, enfermés ici jusqu'à la fin des temps. Ils avaient dû finir par devenir fou et s'entretuer. Guerrière chevronnée et formée à mener ses troupes à la victoire depuis son plus jeune âge, Artémis compta rapidement leur nombre, trois dizaines, quatre tout au plus ; rien de bien extraordinaire au final… Elle espérait seulement une chose, qu'il n'arriverait rien à la brunette. Il serait dommage d'abîmer un corps si agréable. Mais la rousse commençait à perdre la concentration qu'elle se devait d'avoir en combat.

Exécutant un pas chassé sur le côté, elle projeta son poing dans le plexus solaire d'un des soldats maudits, ils ne ressentaient guère la douleur dans le sens concret du terme, mais cela ne les empêchaient pas de reculer eux aussi. Tout en enchaînant les carnages, elle s'adressa à la brunette. Coupant ses explications entre deux esquives.


- Tu vois, la Porte des Morts c'est ce truc devant nous… Et le mot Dieu, qualifiait simplement le mâle qui les y a enfermés… Fuis, tu risque de te faire mordre, ou pire encore… Alors disparaît et laisse-moi m'occuper d'eux !
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MessagePosté le: Mer 16 Sep 2015 - 20:16
Le problème avec les gens de la surface, c’est qu’ils avaient le don d’entretenir toutes sortes de rituels étranges et d’expériences dangereuses. Alors quand la tête morte se retrouva à ses pieds, Atlee laissa entendre un « IIIIIH! » strident à faire éclater une rangée d’objets en verre. À Strata, quand on est mort, on reste mort. Et là, les morts étaient vivants. Enfin… Pas vraiment vivant mais quelque chose les faisait bouger. Ce n’était pas normal, encore moins naturel et si elle prit la fuite, ce n’était pas tant par peur que parce qu’il fallait qu’elle enfile son costume, qui se trouvait dans le sac qu’elle avait avec elle. Quand il y a urgence, il faut agir. Elle quitta la pièce, se dévêtit entièrement (dommage, pas de caméra, pas de spectacle pour les voyeurs de la sécurité) et enfila son costume avant de revenir prêter assistante à la très rousse Artémis.

Maintenant, elle était en costume donc elle était Terra et non plus Atlee. Donc, elle pouvait utiliser ses pouvoirs et elle comptait bien en faire usage parce que ces choses-là risquaient fort de causer plus de problèmes aux civils qu’à elle ou à Artémis. Se servant de la carte d’accès pour verrouiller la porte et donc enfermer les morts dans une seule pièce, elle se lança ensuite dans la bataille, utilisant les débris du mur comme autant de projectiles, ces derniers changeant de forme pour devenir des pointes minérales particulièrement effilée. Par la simple force de sa pensée et sans aucun contact physique, Atlee était en train de décimer les rangs adverses. Elle n’avait pas à se demander s’il fallait tuer ou non : les morts sont… Morts. On ne peut donc pas vraiment les tuer. Juste rompre l’enchantement ou le truc qui les anime. Si c’était même possible.

Parce que voyez-vous, la demoiselle ne faisait pas dans l’occulte. Elle restait une géokinésiste. Une chose était sûre pour elle en tout cas. Si l’ennemi refusait de trépasser, elle n’hésiterait pas à se servir de ses pouvoirs pour conjurer quelque chose d’un peu plus méchant. Un énorme poing de roche pour les broyer, par exemple. Revenant donc vers Artémis, l’amazone eut la surprise de voir plusieurs adversaires s’effondrer, le crâne défoncé par les projectiles rocheux d’Atlee. Bien vite, les deux femmes se retrouvèrent à combattre côte à côte puis Atlee décida de prendre les devants et Artémis pu voir que la naïve et innocente jeune femme savait y faire en combat parce qu’avant même que l’amazone ne puisse occire l’ennemi qui s’approchait dans le dos de son alliée de fortune, il se fit empaler par un pieu rocheux. Atlee avait une sacrée maitrise sur son pouvoir.

La Stratanne ne savait pas exactement ce qu’il fallait faire alors elle se contentait d’éliminer au mieux l’ennemi en attendant qu’Artémis lui dise quoi faire. En tant que super héroïne, elle devait défendre les autres et elle ne comptait pas laisser ces choses affreuses s’en tirer à bon compte. Quand des vies sont en jeu, la pire chose à faire c’est hésiter… Et de l’hésitation, il n’y en avait pas, là. On avait souvent tendance à oublier que Terra était la championne et l’élue de Strata à cause de sa nature plus… Gamine. Mais malheur à celui qui admirerait la femme en oubliant la guerrière parce que la jeune femme ne faisait aucun cadeau aux méchants. Un super héros ça défend les gentils et les innocents. Voilà ce que ça fait. Bien qu’elle gardait certains traits de sa nature douce et innocente, à la voir se battre, il ne faisait aucun doute qu’elle pouvait aussi être une guerrière.
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MessagePosté le: Mer 16 Sep 2015 - 21:00

Le combat faisait rage alors qu'Artémis venait de se retrouvée plaquée au sol. Une des créatures, bien plus forte que prévu, réussi à la faire chanceler tant et si bien que son dos frappa le carrelage des archives avec violence. Poussée par la colère de se retrouver ainsi mise à mal, et qui plus est par un mâle, mort certes, mais un mâle quand même, ses mains attrapèrent la gueule béante du soldat qui n'avait réellement plus rien d'humain depuis bien longtemps déjà, et, d'un coup sec, lui arracha la mâchoire qui se détacha dans un magnifique craquement. Son arme de fortune lui servit alors à lui asséner un coup assez puissant pour le repousser. Son sang criait vengeance. D'un coup de mollet en pleine figure, et la tête vola en éclats. Ils tombaient les uns après les autres sous ses coups, et alors qu'elle se retourna pour voir la brunette se sauver, comme elle l'espérait déjà, bien loin de ce champ de morts et de bataille.

Mais alors qu'elle commençait à se retrouver submergée par les assauts répétés des Marcheurs, d'étranges épieux de pierre sortirent de toutes parts et les transperçaient avec une facilité déconcertante. Leurs têtes explosaient même sous l'impact de quelques uns de ces assauts. Voilà donc le véritable visage de cette petite idiote au corps digne d'un film pour adulte… Elle n'était pas humaine, ou alors pas totalement. Homo-magie ? Artémis en doutait fortement, il émanait de ces derniers une sorte d'aura magique, voir un lien avec des forces occultes. Actuellement, il en était bien autre chose, une alien ? Comme l'autre héros en collants et spandex ? La Shim'Tar espérait que non… De tout son cœur. Celui-ci manquant de lui être arraché alors qu'un de leurs adversaires lui planta ses griffes dans la poitrine. La douleur qu'elle ressentait ne la fit même pas frémir. Se contentant simplement de lui attraper le bras et de le lui arracher d'un mouvement sec.


- On ne touche pas une Bana-Mighdall !

Quoiqu'il puisse arriver, maintenant les deux femmes ne pouvaient, ne devaient que se faire confiance. Aucuns autres choix ne s'offraient alors à elles. Faites contre mauvaise fortune bon cœur avançaient les anciens préceptes humains. Son rang resterait – pour le moment tout du moins – encore son secret. Si sa camarade de combat n'était pas totalement stupide, cette dernière ferait rapidement le lien entre Bana-Mighdall et la manière dont elle combattait. Après, si ce lien restait inconnu… Tant pis pour elle. Et c'est en pensant à cela que le dernier Marcheur s'écroula sur le sol, foudroyé par une pique en pleine gorge qui le décapita. Ironie du sort pour une créature dont le "mentor" fut assassiné de cette même manière…

- Maintenant que tu m'as montré tes réels pouvoirs… Quel est ton nom ?

Les doigts de la Shim'Tar craquèrent alors qu'elle plia les jambes et prit un des crânes sur le sol. Il fallait qu'elle étudie de plus près cette histoire. La porte s'étant refermée, maintenant, deux mots seulement restaient à comprendre. "Thot", le dieu Scribe, et enfin "Offrande". Comme offrande elle aurait bien laissé la brunette à ses sœurs de Bana-Mighdall afin de la former. Mais les connaissant, elles n'apprécieraient que très moyennement l'arrivée d'une femme qui possédait ce type de pouvoirs.

- As-tu déjà entendu parler des Gardiens du Temple d'Anubis ?
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MessagePosté le: Mer 16 Sep 2015 - 21:45
Elle ne savait pas ce que « Bana-Mighdall » était mais c’était la deuxième fois qu’elle entendait Artémis le dire. Probablement que cela avait rapport : le nom d’une déesse grecque et des mots qu’elle ne comprenait pas. Un culte? Une secte? Une organisation secrète? Elle avait une excellente mémoire quand elle le voulait : elle ferait ses recherches plus tard. Une fois l’adversaire neutralisé, elle inspecta prudemment chaque cadavre pour s’assurer qu’il était bel et bien hors d’état de nuire. Toujours à l’aide de ses pouvoirs, elle rassembla tous les morceaux pour s’assurer que rien de ces horreurs ne se retrouve à l’extérieur et entre des mains maladroites ou malveillante et elle constata ensuite avec un soupir de soulagement que les archives étaient intactes. Le combat s’était déroulé pratiquement en retrait des rayons, ce qui n’était pas une mauvaise chose.

Il fallait éviter les dommages collatéraux et il y avait dans ces documents des trésors historiques qu’il ne fallait pas perdre. C’était donc une belle victoire. Pas de morts. Pas de blessés graves. Des dommages collatéraux négligeables (le mur) et un déroulement post combat plutôt peinard. Et elle n’avait même pas transpiré en plus. La géokinésie, quand on sait y faire, c’est plutôt facile en fait et pas du tout épuisant. Ce qu’elle avait fait? Un jeu d’enfant pour quelqu’un avec sa puissance et sa maitrise de pouvoirs. C’était l’équivalent de faire de la lumière dans l’obscurité pour quelqu’un possédant des talents magiques. Enfin, pas SI simple mais pour elle oui. Elle épousseta avec attention sa tenue avant de se concentrer sur la question d’Artémis. Elle lui donnerait son nom de super héroïne dans ce cas. C’était un peu inévitable maintenant de toute façon…


« Terra. Je m’appelle Terra. Je suppose que je ne peux plus vraiment éviter de révéler qui je suis maintenant… Et c’était quoi ces choses, comment elles sont arrivées là? Ils n’ont rien remarqué quand ils ont construit ces lieux? Et non, je ne sais pas qui sont les gardiens du temple d’Anubis. Je sais qu’Anubis c’est le dieu des morts chez les Égyptiens mais sans plus. Et de quel temple on parle au juste? »

Il devait y avoir plus qu’un temple dédié à Anubis, quand même. Les cultures de l’Antiquité aimaient construire des lieux de culte pour la gloire de leurs dieux. Logiquement donc ce devait concerner UN temple précis mais si oui, lequel? Sans doute qu’elle pourrait le savoir en consultant les bases de données de la bibliothèque mais toute cette agitation avait dû attirer de l’attention plus ou moins souhaitée dans les circonstances actuelles. Il faudrait qu’elle se change en vitesse pour éviter qu’on la découvre dans son costume. Après tout ce n’était pas à Terra que le conservateur avait remis son badge. C’était à la touriste curieuse dans ses habits neufs. Elle s’éclipsa pour se changer, raisonnant qu’il ne devrait plus y avoir de danger immédiat. C’était l’inconvénient de travailler en costume : la transition. Ceci dit… Comment… Bien…

Comment expliquer Artémis dans cette tenue, le mur détruit, les cadavres… Il faudrait toute une histoire et Atlee était incapable de mentir. Et si elle disait qu’elle avait consulté un document qui avait déclenché cette catastrophe, on la prendrait pour une folle. C’était compliqué parfois de se retrouver confronté à l’étrange et à l’inexplicable dans un monde rempli de sceptiques et de profanes. Elle espérait que la rousse avait une idée d’excuse crédible parce qu’elle ne voulait pas se faire arrêter : c’était une super héroïne! Et les super héros ne finissent pas en prison. C’est un peu contre le principe même d’être le gentil qui arrête les méchants. Et Power Girl serait furieuse si elle faisait quelque chose de mal. Enfin peut-être pas furieuse mais elle ferait au moins les gros yeux. Atlee pouvait affronter mille dangers… Mais pas sa meilleure amie au monde lui faisant les gros yeux!
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MessagePosté le: Dim 20 Sep 2015 - 17:24

Cette gamine était vraiment impossible à tenir. Son tempérament allait bel et bien de pair avec ses pouvoirs. Parfaitement instable, mais d'une puissance incommensurable. Sous un certain angle, Artémis était persuadée que cette Terra serait tout à fait capable d'assommer quelqu'un rien qu'en le harcelant de questions toutes plus étranges les unes que les autres. Ensuite, le fait qu'elle ignore jusqu'à l'existence de ce Culte de dégénérés ne l'étonnait pas le moins du monde. Ils étaient peu, eux les élus à en avoir entendu ne serait-ce que parlé dans un bar ou entre deux portes. Habituellement, ceux-là finissaient, si on peut considérer ça comme une fin, dans un sale état. A moins bien entendu, qu'ils acceptent le rituel et qu'ils épousent les préceptes du Culte. Malgré tout, il y a avait une multitude de raisons qui faisaient que le Culte préférait ne pas être connu, et encore moins reconnu. A la base même, ses membres ne faisaient rien de bien… Héroïque dans leurs actes. Arrivistes, tyrans, mégalomanes désirants diriger le monde… Artémis avait eu à faire avec eux il y a bien des années. Alors qu'elle était encore une apprentie Amazone à Bana-Mighdall.

Certains avaient demandé audience à la Shim'Tar qui était en place, ainsi qu'à Circée. Les discussions finirent assez mal, et les hommes repartirent, pour la plupart, la tête tout le bras. Circée n'aimait pas être dérangée pour des broutilles. Ainsi, ce fut un soir sans lune que les vagues déferlèrent sur Bana-Mighdall. Sous couvert de l'obscurité, les hordes de créatures s'en prirent alors à ses sœurs. Rapidement condamnés, les épées tranchèrent l'entièreté des assaillants. Et le Culte fut rappelé pour qu'ils fournissent une aide précieuse… Comme de bien entendu, ils refusèrent. La rouquine, qui était bien jeune n'avait pas compris les paroles d'un des leurs. Quelque chose qui tenait lieux de fin du monde, de réduire à néant le peuple des Amazones. Des mots dans ce genre là. Mais tout cela était si loin pour elle, que ses souvenirs se mélangeaient dans sa tête.


- Savais-tu que tout ce que l'on raconte pour faire peur aux enfants existe Terra ? La preuve en est avec nos amis ici présents. Des zombies… (Artémis rejeta la tête loin d'elle, et se releva.) Les Gardiens du Temple d'Anubis est un Culte voué au Dieu qui faisait passer la Porte des Morts… Ils sont tous plus ou moins… Morts, pour la plupart. Celui qui avait enfermé ces zombies n'était autre que le plus grand des vampires qui a existé sur Terre. Vlad III Basarab, mais tu dois mieux le connaître sous le nom de Vlad Tepes, Vlad l'Empaleur, ou mieux encore Vlad Dracula.

Artémis parcoura les rayonnages, enjambant les cadavres des zombies sans même y prêter attention. Certains eurent même droit à un traitement de faveur, leurs membres écrasés par le poids de l'Amazone comme cadeau. Les craquements des os décharnés résonnèrent alors que la rousse continua ses explications.

- Leur but étant d'ouvrir la Porte d'Anubis et de libérer leurs pairs. J'ai eu quelques soucis avec eux par le passé. En soit, ils ne sont pas dangereux, si on oublie le fait qu'ils soient, pour la plupart, immortels. Toutefois, leur force de frappe est bien supérieure à ce qu'on pourrait croire. La preuve en est avec ce que nous avons combattu. Ensuite, deux choses me semblent vraiment incompréhensibles pour le moment…

Se retournant, elle croisa les bras et se mit à réfléchir. Vlad et ses comparses agissaient depuis des siècles, ce n'était pas une nouvelle. Mais comment était-ce possible que le document, censé être millénaire puisse être celui qu'elle cherchait. A moins que… Et si toutes ces histoires n'en faisait finalement qu'une ? Si Vlad Tepes n'était qu'un nom emprunté ? Alors toute cette histoire de Culte ne serait qu'un immense château de carte monté par quelqu'un. Mais par qui, et pourquoi surtout ?

- La première est la raison pour laquelle ce document fut écrit en cyrillique et semblant être bien plus récent que ce tube… La seconde, que vient faire Thot, qui est un Dieu scribe, dans toute cette histoire. C'est illogique…

Elles devraient se rendre dans un des nombreux temples dédiés au Dieu Thot pour, peut-être, mieux arriver à comprendre. De toutes façons, les cadavres des zombies disparaîtraient d'ici peu. Les Gardiens ne laissaient jamais de traces derrière eux. Sous toutes les coutures possibles et imaginables, leurs "bras armés" ne laissaient jamais de traces de leur passage sur Terre. Comment ? Artémis l'ignorait et préférait continuer à ne pas le savoir. Les rituels occultes lui avaient valu bon nombre de souffrances aux Enfers. Désormais, elle avait bien d'autres choses à penser, comme celle de trouver une porte pour se rendre dans le temple de Thot, pour y trouver, son espoir en éveil, les réponses à ses questions.

- Depuis cet ordinateur, peux-tu nous trouver l'emplacement du Temple de Thot le plus proche ? Je pense qu'il est temps de quitter Alexandrie…
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MessagePosté le: Lun 21 Sep 2015 - 0:09
Bon. Elle était complètement perdue et n’y comprenait pas grand-chose. Elle avait cru comprendre qu’il existait des choses encore pire que de celles dont on peut cauchemarder, d’accord mais… Les Stratans ne rêvent pas des mêmes choses que les humains, quand bien même qu’une « fréquentation prolongée » de ces derniers puisse déteindre un quelque peu. Elle ne rêvait pas de monstres et de créatures étranges. Elle cauchemardait de choses horribles se produisant à ceux à qui elle tenait. Des choses qu’elle avait vues. Ce qui était presque prodigieux considérant la quantité industrielle de films d’horreur que regardait Power Girl. Elle décida de ne pas préciser la chose parce que pour une fois, Artémis semblait vraiment disposé à parler, à discuter. Il n’empêche au moins qu’elle commençait petit à petit à y voir plus clair.

C’était un processus un peu laborieux car sa connaissance de la culture terrienne était loin d’être parfaite. Elle ne connaissait donc pas le personnage historique qu’était Dracula, seulement ce qu’elle avait vu des films de Power Girl. Ce qui était probablement plutôt loin de la réalité. Mais Atlee savait être bonne élève et elle savait être attentive. Elle buvait donc les paroles de l’amazone sans rien dire, hochant parfois la tête si elle comprenait, fronçant les sourcils si elle avait du mal à saisir le concept. Elle continuait de faire des efforts, bien sûr. On ne pourrait pas l’accuser de ne pas y mettre du sien. Ce qu’elle ne comprenait pas par contre c’était cette histoire de texte et de cylindre. Elle avait juste amené ce que l’amazone avait demandé. Point. Elle avait fait sa recherche dans les archives et c’était tout. Elle n’avait rien touché. Rien altéré.


« C’est bien beau tout ça mais ça n’explique pas comment ils n’ont pas vu les monstres en construisant le nouveau bâtiment. Le mur était identique aux autres. Et ce qui est encore plus étrange c’est que ce sont des archives. Quelqu’un aurait forcément dû analyser ce document. Alors pourquoi personne n’y a touché avec attention s’il est dans la liste officielle des documents? Le registre est très clair là-dessus. »

On aurait pu croire que c’était (encore) une question innocente mais cette fois, Atlee mettait dans le mille. Pourquoi les générations de chercheurs, de conservateurs et d’employés ayant accès à cette pièce n’avaient pas tenté de percer les secrets du cylindre. Ce n’était pas comme s’ils l’avaient trouvé par hasard, cet objet. Il était à sa place, là où le système l’avait identifié. Côté camouflage, c’était d’une grande inefficacité. Et en effet, comment manquer une crypte au minimum multi centenaire durant la construction de la pièce? Culte ou pas culte, il faudrait avoir tiré de sacrées ficelles et manipulé des dizaines voire des centaines de personnes pendant des décennies pour garder ce secret… Secret. Enfin bon. Artémis aurait le temps de répondre car Terra s’était mise au travail pour trouver le temple de Thot le plus proche.

« Euh… Le temple de Thot le plus proche est sous le sable, à environ six kilomètres d’ici. Apparemment, une tempête de sable sans précédent a enseveli le bâtiment le tente juin 1908. Eh… C’est marrant, c’est la même date que l’événement de la Toungouska… Mais bon. C’est sous le sable maintenant. Tu veux que je cherche le suivant ou tu veux y aller quand même? Parce que sinon ce n’est pas la porte d’à côté… »
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Invité

MessagePosté le: Sam 10 Oct 2015 - 17:38

Cette jeune fille aux premiers abords très simples dans ses gestes et ses réflexions gardait très bien son sang-froid. Elle commençait à devenir amusante. Très amusante même. Sa question quoique basique, était certes quelque peu déconcertante. Malgré tout, pour Artémis sa réponse était claire comme de l'eau de roche. Les Gardiens avaient invoqués un sort de dissimulation. Tout comme Circée l'avait fait avec le Royaume de Bana-Mighdall, seuls quelques personnes triées sur le volet étaient capable de voir la citée des Amazones. Toutefois, beaucoup de choses restèrent sans réponses. Trop de choses à vrai dire. Cela était sans compter que dans l'état actuel des choses, ni l'une ni l'autre n'était préparée à affronter ces derniers. Ils étaient bien trop puissant. Désarmées et seules, leurs têtes finiraient par combler les pieux restant dans leur château… Néanmoins, Artémis prit le temps de répondre à la brunette, tout en évitant certaines réponses pouvant donner lieux à des questions la concernant.

- Toutes les connaissances du monde ne sont pas répertoriées. Certaines le sont, mais ont été volontairement "oubliées". Cachées aux yeux du monde. Le meilleur moyen de faire oublier quelque chose Terra, est de la révéler au grand jour. Tout comme les tablettes de Qumran, beaucoup de choses sont faites pour détourner les informations réellement importantes.

Tout en se dirigeant vers la sortie de la pièce, Artémis continua des explications. Elle ne voulait pas être aussi scolaire que Bastet, sa tutrice, mais finissait par le devenir à chaque fois qu'elle tentait d'expliquer quelque chose à quelqu'un. Déformation professionnelle dira t'on… Posant sa main contre la porte, la rousse fini d'expliquer ses idées et ses craintes à la jeune Terra.

- Je mettrais mes mains à couper que le conservateur fait partie des Gardiens. Qui d'autre que lui pourrait être capable de cacher de telles informations ? Il était le seul à posséder une clef pour ouvrir cette porte. Aussi, il n'a pas réagit de la manière de quelqu'un qui ignorait la présence de cet artefact… Mais tu m'as dit que tu voulais manger n'est-ce pas ? Alors allons-y… Une longue route nous attend.


***


Quelques heures plus tard, après un repas simple, quoique copieux pour Artémis qui était habituée à des mets beaucoup plus frugaux, elle demanda à Terra de la rejoindre en temps et en heure au pied de la pyramide de Thot, leur prochaine destination. Avant cela, elle devait se rendre à Bana-Mighdall… Elle espérait une chose, pouvoir continuer ses recherches. Les Gardiens pourraient devenir des ennemis récurrents et ô combien dangereux pour elle et ses sœurs, la Shim'Tar se devait de préparer les défenses.

- Nous nous retrouverons là-bas à la prochaine nouvelle lune Terra. Que Circée te protège.

Elle n'avait plus rien à lui cacher. Cette brunette lui arracha même un sourire lorsqu'elle la salua, chose rare et notable pour l'Amazone. S'envolant dans la direction de sa citée, Artémis sentit son cœur se serrer, trop de choses la faisait souffrir, elle avait besoin de s'arrêter. Réfléchir, et peut-être enfin vivre… Le visage d'Icon lui apparu alors dans son esprit. Toutes les personnes qu'elle avait croisée lui revinrent en tête. De bons comme de douloureux souvenirs… Mais des souvenirs qu'elle chérirait tout au long d'une vie qui n'aurait jamais de fin…

Jamais…


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Invité

MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 - 0:27
Après un bon repas, Atlee s’attendait à repartir en quête de ce trésor mystérieux car franchement, c’était une grosse chasse au trésor, pas vrai? Autrement pourquoi les pièges mortels, les indices et le reste? Oui bon c’était en partie ou totalement orchestré par les méchants mais ça voulait dire qu’elle allait pouvoir les brutaliser en toute bonne conscience. Parce que bon, les méchants, il faut leur cogner dessus sinon ils refusent d’abandonner. Ce sont des méchants, aussi. Elle n’avait jamais rencontré un méchant raisonnable. Jamais. Et ce n’était pas faute d’en avoir combattu une sacrée bande. Même si la madame rousse semblait vraiment sauter des deux côtés de la ligne entre les gentils et les méchants, elle n’avait encore rien fait de mal donc… Ça passait encore. Et elle allait se battre contre d’autres méchants alors…

Décidément, le mot « méchant » est surutilisé dans ce texte. Toujours est-il qu’Atlee avait essayé de faire garder le sourire à Artémis. Elle lui racontait des choses amusantes pour essayer de la divertir, des choses que certains auraient qualifiées d’insipide mais elle savait y faire pour raconter des histoires la petite. L’Amazone eut donc droit entre autre au récit quasiment clownesque d’un combat épique entre Atlee et… Une mascotte. Car à Strata, les gens ne se déguisent pas. La notion de bal masqué ou de costume… N’existe pas. Les Stratans portent des vêtements pour leur vie de tous les jours et c’est tout. Le costume de Terra était en fait une tenue de nature plus utilitaire et sportive faite pour lui permettre d’accomplir sa mission dans le confort et la sécurité de vêtements chauds et solides. Alors quand la mascotte avait tenté de lui faire peur, sans doute pour rire…

Les choses avaient un peu dégénéré. La police avait dû intervenir et sans Power Girl pour expliquer calmement la situation à la pauvre intraterrestre complètement déboussolée, cette dernière aurait pu bêtement finir en prison à cause d’un malentendu. Ou encore, la première fois qu’Atlee avait vu un film d’horreur avec Power Girl, ô combien elle avait crié après les personnages pour tenter de leur éviter un sort funeste, sans oublier les hurlement de terreur de la pauvre Stratanne qui était tout sauf habitué à de telles choses… Plusieurs pourraient se demander comment il était possible qu’une personne si douce et innocente puisse arracher un sourire à Artémis mais il y avait quelque chose de contagieux chez Atlee, capable de réveiller le meilleur sommeillant chez les gens. Et elle bien… Elle était bien trop naïve pour déceler la vraie nature de l’amazone.

C’est donc sans se douter de rien qu’Atlee accepta de rejoindre à une date ultérieure Artémis pour continuer la chasse au trésor. Enfin, c’est en ces termes qu’elle présenta la chose à l’Amazone. Elle ne savait pas trop qui était Circée donc elle lui souhaita de toujours trouver une raison de sourire avant d’établir un plan de match : se trouver une chambre d’hôtel et passer un peu de temps dans cette ville avant de poursuivre cette aventure. Power Girl, sa meilleure amie au monde, ne serait que trop contente qu’Atlee profite de sa vie au lieu de constamment vouloir chasser du méchant. Elle était encore jeune, il fallait qu’elle profite de sa vie avant qu’il ne soit trop tard pour le faire bon sang! Elle ne savait pas où cette aventure allait lui mener et seul le futur serait en mesure de le dire. Mais, ça, ça chers lecteurs, ce sera le sujet d’une toute autre histoire…
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[Égypte, Ville d'Alexandrie] Leçon d'histoire de l'Antiquité (PV Artémis) (Terminé)

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