Toute vérité n'et pas bonne à connaitre (PV Wonder Woman) (Terminé)

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MessagePosté le: Dim 2 Aoû - 19:34
Pour une race habituée à dévaster une planète en soixante-quinze minutes, chronomètre en main, Astarte était en train de perdre patience, lentement mais sûrement. La Citizenry n’avait jamais fait usage d’espionnage ou de diplomatie. Elle attaquait en masse, s’emparait des ressources d’un monde et repartait aussi sec. Après son premier échec de conquête en trente siècles, l’Impératrice du Serpent d’Argent avait toujours autant de mal à digérer la chose. Et tout cela, elle le devait à sa nièce. La fierté se disputait avec une rage meurtrière et donc, elle devait prendre son mal en patience et étudier cet ennemi qui avait osé tenir tête à ses armées. Accompagnée par un commando d’élite, elle avait élu domicile dans un immeuble commercial en retrait de Gateway City où le commando vendait ses services comme une société de sécurité privée.

Des mercenaires, si on utilise un terme plus exact. Selon plusieurs rapports, Wonder Woman avait été vu dans cette ville et donc Astarte avait décidé de commencer cette invasion « silencieuse » de la terre là où elle avait des données tangibles. Étonnamment, cela n’avait pas été si difficile que cela d’adapter leurs tenues militaires pour ressembler à celles des humains et si au début les membres de la Citizenry s’attendaient à des questions indiscrètes… Personne ne sembla se formaliser qu’une agence entièrement féminine offre un service de protection privée. Tant mieux dans ce cas. Moins de personnes à faire disparaitre. Dans la vision très étroite de la Citizenry, ce qui est problématique se doit de disparaitre, d’être éliminé, tout simplement. Pas très sympathique et un poil inhumain mais tous y étaient habitué, sous le règne d’Astarte…

Justement, la principale concernée était assise à son bureau, à étudier les derniers rapports de ses… Espionnes. Il y avait des bruits qui commençaient à circuler et Astarte se promit de faire exécuter celles qui oseraient remettre en question ses ordres. Et justement, entra dans son bureau Seidonia, qui avait remplacé Zusen dans ses fonctions d’officier en second après que cette dernière ait connu une fin brutale aux mains de l’impératrice du Serpent d’Argent. Astarte l’invita à prendre la parole et des que les premiers griefs se firent entendre, elle lui coupa la parole d’un geste, lui demandant calmement, trop calmement, qui commandait à la Citizenry. Seidonia lui répondit nerveusement que c’était elle, Astarte, qui les dirigeait. Rappelant à sa subordonnée qu’un acte de défi pouvait coûter très cher, elle lui demanda ensuite si elle voulait continuer dans cette voie.

Son officier en second blêmit et pour cause. Zusen avait été sa sœur de son vivant et ce n’était pour rien qu’elle avait choisi Seidonia pour la seconder. Si jamais cette dernière échouait, c’était toute sa famille qui serait exécutée. Du coup, elle avait tout intérêt à offrir sa collaboration pleine et entière. Ce petit incident réglé, elle congédia Seidonia d’un geste avant de se replonger dans sa réflexion. Depuis sa rencontre avec Wonder Woman, depuis qu’elle avait utilisé le lasso de la vérité sur elle, Astarte était hantée par des visions dont elle ne semblait pas pouvoir faire de sens. Et cela avait été pire pendant son court séjour forcé à Themyscira. Elle aurait eu bien du mal à dire ce qui était en train de lui arriver. Peut-être que méditer sur les événements du passé aiderait… Fermant les stores et les lumières, plongée dans l’ombre, elle commença sa méditation.

Revenons en arrière de quelques années. Wonder Woman venait de causer la mort de Theana. Elle avait poussée Zusen à la rébellion et elle avait usurpé à l’Impératrice du Serpent d’Argent son trône. Pire encore : elle avait refusé de la tuer. Elle avait décidé d’amener Astarte à Themyscira pour tenter de la réformer. Mais on ne met pas à genoux si facilement une amazone, même déchue et une fois à Themyscira il avait fallu la mettre sous bonne garde. Pendant des jours, elle avait refusé de parler, de faire autre chose que de fixer un point imaginaire contre le mur de sa cellule. Six jours plus tard, le premier incident se déclenchait : Astarte avait attaqué un de ses geôliers.  Elle avait été blessée.

Et elle avait refusé de se laisser toucher, qu’on la soigne. Toujours pas un mot. Elle restait obstinément muette. Impossible de tenter de la réformer dans son état, cela la tuerait. Ce n’est que trois jours plus tard, en pleine nuit, que l’on vint chercher Wonder Woman en trombe : apparemment la prisonnière était dans une sorte de crise et une conversation bien étrange allait avoir lieu. C’était mieux que rien mais ce n’était pas exactement l’idéal… Car Astarte semblait voir tout d’un coup le monde de façon particulièrement déformée. Pour preuve, quand Wonder Woman arriva dans la cellule de la prisonnière, celle-ci était convaincue d’être dans sa chambre… Et que sa nièce n’était nulle autre qu’Hippolyta, sa sœur perdue depuis si longtemps. Effectivement, ce n’était pas la chose la plus commune qui puisse arriver à une princesse amazone…


« Hippolyta… Ma sœur! J’ai l’impression de sortir d’un horrible cauchemar. Des envahisseurs venus du ciel avaient voulu t’enlever et je me sacrifiais pour toi, connaissant par la suite trente siècles d’agonie et de souffrance, le prix à payer pour t’avoir sauvé. Je ne sais quel mal m’a possédé, c’est à n’y rien comprendre. Est-ce que… Theana! Je t’ai dit de ne pas me déranger quand je parle avec ta tante! »

Désignant du doigt un espace vide, Astarte se leva comme pour mettre une fillette à la porte avant de s’arrêter dans son geste et d’argumenter avec une interlocutrice invisible avant de tranquillement retourner s’asseoir, comme si la situation était parfaitement normale. Oui, pour ce qui avait pu être observé d’Astarte après sa capture, son esprit était très malade mais là, c’était une toute autre histoire. Soit c’était carrément un effondrement mental total ou alors elle était dans une sorte de phase sans doute causée par les récents événements. Son esprit avait préféré fermer boutique et prendre quelques vacances. Remplissant son verre avec la cruche d’eau, elle fit remarquer que le bouquet de ce vin était exquis avant de proposer un verre (d’eau) à Hippolyta qui était en vérité Diana. Wonder Woman. Au moins elle n’était pas agressive.

« Elle grandit tellement vite… À son âge, elle est extrêmement curieuse, excessivement joueuse. Je la suspecte de prendre un peu à la légère sa formation au maniement des armes. Je parierais que c’est encore ta fille qui lui a mis ces idées dans la tête. En tout cas laisse-moi te dire : ta petite Diana ira loin. Elle te… Nous… Rendra fières.  Et Theana sera à ses côtés comme j’ai toujours été aux tiens. »

La question à se poster maintenant : était-il plus sage d’essayer de ramener Astarte sur terre, quitte à se frapper à un mur et à une nouvelle démonstration d’hostilité ou fallait-il jouer le jeu et voir ce qui se passerait ensuite? Une chose était bien certaine : conforter un fou dans ses délires peut causer plus de problèmes qu’il n’en résout. En même temps, si c’était là le seul moyen d’avoir un minimum de collaboration de la part de la prisonnière, c’était possiblement une occasion unique d’arriver à quelque chose. S’il en était, le temps jouait contre eux. Si c’était un état passager, une crise, quand elle se dissiperait on en reviendrait au point de départ, c’est-à-dire le silence et un refus complet de collaborer. Avec potentiellement une autre altercation avec les geôliers… Jusqu’à la prochaine crise ou jusqu’à guérison, si c’était même possible…
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MessagePosté le: Jeu 3 Sep - 11:01
[HRP : Je m'excuse profondément du grand retard de cette réponse, mais j'ai eu quelques difficultés sur divers plans qui m'ont tenu éloigné du forum pendant l'été.]

Diana écoutait, surtout, Astarte. Il était évident qu'elle délirait, une nouvelle fois. Mais elle avait appris durant de longues années dans le monde extérieur qu'elle ne pouvait pas faire grand chose. Elle n'avait ni pouvoir télépathique, ni pouvoir magique pouvant influencé la psyché. Elle était juste une guerrière. Comme Astarte. Il était donc simple de comprendre que cette dernière digérait mal l'enfermement. Cela faisait de la peine à la princesse amazone de voir sa tante ainsi. Elle se demandait ce qu'elle avait fait aux dieux pour ne pas méritait au moins une famille mortelle unies.  Ses oncles et tantes olympiens ne l'étaient de toute façon pas davantage, et elles les avaient tous affrontés au moins une fois eux aussi. Mais elle ne pouvait les enfermer.

Ce n'était pas le cas d'Astarte, qui avait eu comme objectif de détruire. Sa famille, les amazones, sa planète natale, rien ne cela n'avait d'importance pour  l'Astarte d'aujourd'hui. Tout ce qui importait, c'était la destruction. Alors que les amazones avaient toutes grandit et avaient été entraîné dans un seul objectif, la protection. Le lavage de cerveaux qu'avait subit sa tante durant des siècles avaient été on ne peut plus efficace. Diana ne désespérait pas. S'il avait été possible de la formater pour la destruction, il était également possible de la revenir en arrière. Elle avait envisagé plusieurs possibilité. La télépathie de Martian Manhunter, la magie de Zatanna... Diverses possibilités pour effacer des années de mémoires. Mais elle-même se refusait de faire cela à sa propre tante. Elle préférait une méthode plus longue, mais plus naturelle.

Diana prit le verre d'eau que lui tendait Astarte. Et lui répondit simplement.

« Ton geste était noble, Astarte. Le plus noble des sacrifices. Mais ce cauchemars est terminé désormais. Il est temps de l'oublier.

Wonder Woman portait toujours son lasso de vérité. Elle était, bien entendu, affecté par ce dernier, vu qu'elle était en contact permanent avec son arme magique. Elle ne pouvait, ni ne voulait, mentir. Mais ce qu'elle disait là était vrai. Peu importait le délire d'Astarte, Diana l'avait arraché à la Citizenry. Cette période de sa vie prenait donc fin, et elle n'y retournerait pas. Il fallait désormais oublier ce pan entier de sa vie et passer à autre chose. Était-ce possible ? La princesse amazone ne le savait pas. La mort de Théana n'allait sans doute pas aider. Peut-être que la fracture était trop grande. Mais ni le désespoir, ni l'abandon n'était des mots que connaissaient les amazones. Diana n'allait donc pas abandonner sa tante.

Théana et Diana n'avait cependant pas eu le même destin. De toute façon, Diana avait appris qu'elle ne ressemblait à aucune amazone. Que ce soit ses origines fictives ou réelles, tout était fait pour la séparer de son peuple. Bien qu'elle aimait ses sœurs, son séjour dans le monde réel lui avait fait prendre conscience à quelle point les amazones détestaient ce qui était différents d'elle. Les hommes en particulier. Les femmes né de la glaise également. Pire que tout, une demi-déesse qui avait trop longtemps fréquenté le monde extérieur. Elle n'était même pas sûr que les autres amazones accepterait Astarte une fois que cette dernière serait remise. C'était bel et bien la méfiance qui avait tenu les amazones à l'écart et en vie durant toutes ses années.

« Tu es blessée. Laisse-nous te soigner.
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MessagePosté le: Jeu 3 Sep - 16:07
Astarte regarda Diana, qu’elle percevait comme sa sœur, pendant un long moment, essayant de saisir ses paroles. Un cauchemar n’est que cela. Une construction imaginaire. Quelque chose d’irréel. Autant qu’elle sache, elle n’avait été victime d’aucun maléfice. Ou peut-être qu’elle avait été malade pendant un temps, ce n’était pas impossible. Astarte avait l’habitude de se pousser bien au-delà de ses limites, trop parfois et par le passé cela lui avait joué des tours. Mais qu’importe. Elle oublierait ce cauchemar comme on oublie tant d’autres choses. La mémoire est une faculté qui oublie, de toute façon. Allez savoir pourquoi cependant, Hippolyta parlait de sacrifice. Quel sacrifice? Elle avait beau se creuser les méninges… Non. Elle ne voyait vraiment pas quelle métaphore il y avait là ou quel sens caché sa sœur voulait donner, utiliser.

Tout ce dont elle se souvenait, c’était qu’elle avait supervisé l’entraînement de Theana, avait été se coucher et au réveil, elle avait cet étrange cauchemar en tête mais c’était bien tout. Pourquoi alors est-ce que sa sœur semblait si… Préoccupée? Elle allait balayer ce questionnement d’un revers de la main quand sa sœur prononça les mots suivants : « Tu es blessée. Laisse-nous te soigner. » Quelque chose n’allait pas, définitivement. Elle n’aurait su dire quoi et la guerrière en elle regarda avec méfiance autour d’elle avant de porter la main à son épée. Épée qui n’était plus à son côté. Correction. Même le fourreau n’y était plus. Personne de sain d’esprit ne désarme une amazone. Elle passa en revue les divers compartiments cachés de sa chambre sans y trouver ne serait-ce que la moindre dague. Qu’est-ce que c’était que ces manigances? Qui avait bien pu oser?!


« Hippolyta, où sont mes armes? Qu’est-ce que tu ne me dis pas? Je ne suis pas blessée. Je me sens bien. Alors qui a décidé que l’on devait me priver de mes armes et pourquoi? Tu sais comme moi que c’est contrenature de séparer une amazone de ses moyens de combattre! Quelle est donc cette hérésie? Si c’est une blague elle est d’un très mauvais goût et je… Theana! Vous voulez m’enlever Theana, c’est ça? »

Une mère sent quand sa progéniture est en danger et dans cette fabulation, dans ce délire provoqué par un esprit torturé, traumatisé et s’autodétruisant petit à petit depuis des siècles, Astarte était convaincue que sa fille était en péril. Elle se rua donc vers la porte de sa chambre qu’elle ouvrit d’un geste brusque et la trouva gardée par deux amazones qu’elle ne connaissait pas et qui tentèrent de lui faire obstacle. Elles étaient en armes et en armures. Elle non. Cependant, Astarte avait toujours été une redoutable combattante, avec ou sans arme et même si la lutte serait rude, elle ne comptait pas laisser sa fille seule face au danger. Elle se battrait jusqu’à son dernier souffle pour sauver sa fille qu’elle appela à plusieurs reprises, comme si prononcer son nom pouvait lui gagner de précieuses secondes pour lui porter assistance.

Une des deux sentinelles était au sol, une poignée de secondes à peine depuis le début du combat et elle allait en finir avec la seconde quand elle sentit une main sur son épaule. Celle d’Hippolyta. Enfin. Peut-être. Parce que maintenant, elle regardait une version plus vieille de la fille de sa sœur. Mais cela n’avait aucun sens. Une minute avant elle parlait avec sa sœur et Theana était encore une enfant. Et soudainement, elle fut prise d’une terrible douleur comme si on lui arrachait le cœur. Comme s’il était arrivé quelque chose de terrible à sa fille adorée. Elle tomba à genoux, le regard brouillé de larmes tant la douleur était forte. Elle ne comprenait plus rien. Où était-elle? Où était Hippolyta? Pourquoi est-ce que tous ses repères étaient complètement faussés? Que lui était-il arrivé? Elle leva la main en direction de sa nièce avant que la douleur ne la plonge dans l’inconscience.

Quand elle se réveilla, il lui sembla que tout avait encore changé. Le décor n’était plus le même. Enfin. Une seconde sur deux ou assimilable. Elle voyait alternativement sa chambre et ce qui semblait être une cellule. Elle avait des flashs mais elle n’arrivait pas à se concentrer sur le moment présent. Elle avait l’impression de regarder la même personne dans deux vies différentes. Qu’est-ce qui était vrai et qu’est-ce qui était faux, ça elle n’aurait su le dire par contre. Ce qui était sûr par contre c’est que les paroles d’Hippolyta ne cessaient de la tourmenter. Tu es blessée. Laisse-nous te soigner. Que lui était-il arrivé? Mais ce qui était probablement le plus incompréhensible, c’était le fait qu’elle avait l’impression que quelque chose de terrible c’était produit, un quelque chose dont elle n’avait aucun souvenir. Allait-on se décider à lui dire ce qui s’était passé?
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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 11:39
Astarte était en plein délire il n'était pas facile de savoir ce qui allait provoquer une rage ou non, comme celle provoqué la dernière fois. Dès qu'elle pensait à Théana, sa fille, elle était tout de suite en état d'alerte. Comment faire pour lui parler sans la blesser, comment faire pour lui rendre la raison alors qu'il fallait lui annoncer que sa fille était non seulement morte, mais de sa main ? L'un dans l'autre, sa folie ne prendrait pas fin, elle chercherait absolument à se battre, se battre contre les amazones, contre Diana. Toute la sagesse d'Athéna ne suffirait pas à trouver une bonne solution dans ce cas précis.

Diana s'en voulait à elle-même. Elle avait horreur d'avoir cette impression d'avoir déjà perdu, quoi qu'il arrive. Astarte était sa tante, sa famille. Elle était également son ennemi. Elle voulait pouvoir la soigner, la guérir non seulement de ses maux de l'esprit mais également de sa situation vis à vis de la Citizenry et de leur lavage de cerveau. Était-ce possible ? Diana l'ignorait, mais elle ne trouvait pas non plus la solution idéale. Elle refusait de mentir bien longtemps à sa tante sur sa situation. Elle était en cellule et avait tout les droit de savoir pourquoi. Ses souvenirs de Themyscira et la réalité ici présente commençait à se fusionner dans l'esprit d'Astarte et il fallait qu'elle dissocie ses illusions de la réalité pour sortir de la folie qui ne lui mènerait nulle part. Cela raviverait peut-être sa haine envers Diana, mais si c'était le prix de la guérison, la princesse Amazone était prête à prendre le risque.

« Reconnais-tu cette objet ? Demanda Diana en montrant délicatement son lasso lumineux. Le Lasso de Vérité. Le lasso de Vérité, don des olympiens fait à Hyppolita et au peuple amazone. À son contact, personne ne peut mentir.

Diana le noua à son bras. Les pouvoirs du lasso l'envahissait sans arrêt depuis des années, elle et lui était lié depuis qu'elle avait quitté l'île et que sa mère lui en avait fait cadeau. Elle avait de nombreuse fois utilisé cette arme contre ses adversaires. Peut-être était-il temps qu'un adversaire s'en serve contre elle ? Les pouvoirs du lasso était nombreux, peut-être que son utilisation rendrait l'esprit à Astarte. Sa haine envers Diana ne partira pas si facilement, mais qu'importe. Elle finira par apprendre la vérité un jour ou l'autre. Ou alors sa folie l'emportera. Cette solution ne plaisait pas à la princesse amazone. Elle devait donc tenté la vérité.

« Tu as des questions. Ton esprit commence à se souvenir de certaines choses. Je te propose de l'utiliser contre moi. Ainsi, tu auras une partie des réponses que tu souhaites. Je ne pourrais pas me défiler devant tes interrogations. Qu'en dis-tu ?

La proposition de l'amazone vis à vis de sa tante lui parraissait équitable. Sage, peut-être pas. Il y avait de nombreuse questions dont les réponses pouvaient raviver la rage d'Astarte. Diana était prête à prendre le risque cependant. Elle devait le prendre, un jour ou l'autre. Sa mère n'était pas là pour prendre les décisions, elle devait donc agir comme son cœur lui dictait d'agir. Jamais la vérité n'avait faillit. Elle en était l'ambassadrice. Elle devait donc tenter cette carte.
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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 19:12
« Je reconnais cet objet, oui. J’ai trois questions qui me viennent à l’esprit. Où est ma fille, Theana? Pourquoi est-ce que mon esprit est embrouillé à ce point car il me fait voir l’équivalent de deux réalites? Pourquoi est-ce que je suis en cellule comme une vulgaire prisonnière? Je suis la sœur d’Hippolyta. Ta tante. Je fais partie de la famille régnante. Je ne devrais pas être enfermée! »

Mais en même temps qu’elle disait cela, les éléments de la première réalité lui rappelèrent qu’elle n’avait pas de fille. Quand on l’avait arraché aux siennes, Astarte était une enfant, une adolescente tout au plus. Il était donc impensable qu’elle ait pu avoir un enfant. Mais en même temps, aucune mère ne pourrait oublier sa progéniture et les éléments de la seconde réalité confrontèrent violemment ce déni. Sa fille était là, quelque part. Où, elle l’ignorait mais elle savait que Theana était forcément quelque part. Si elle avait effectivement une fille, quand l’avait-elle eu? Et en même temps, Diana… Elle ne pouvait connaitre Diana parce qu’à l’époque, Hippolyta était trop jeune pour… Il fallait qu’elle se concentre, qu’elle réfléchisse, qu’elle essaie de remettre de l’ordre dans sa tête. Et parlant de tête, une idée était en train de germer, tranquillement. Si…

Si le Lasso de la vérité pouvait forcer un individu à révéler la vérité, si on s’en servait sur soi-même pour faire une introspection… Se poser des questions auxquelles on ne pouvait mentir… Peut-être qu’elle pourrait faire le tri dans ces pensées confuses. Ce n’était rien de sûr mais cela valait la peine d’essayer. En tout cas elle voyait en Diana plusieurs traits de sa mère. Est-ce qu’Hippolyta était devenue reine des Amazones alors? Elle ne se souvenait pas avoir le titre… Et Diana ne semblait pas porter les atours d’une dirigeante mais bien ceux d’une guerrière. En revanche, quel curieux choix de couleurs… Cela lui rappelait… Un symbole. Non. Une bannière. Un drapeau. Les États-Unis… Washington… L’invasion… Et le souvenir disparu aussitôt. Elle laissa entendre un grognement de frustration avant de reprendre la parole d’un ton neutre.


« Fille de ma sœur, toute vérité que tu me diras ne fera qu’ajouter à ma confusion. Il serait plus sage d’utiliser le Lasso sur moi pour que je puisse entendre de ma propre bouche la vérité. Je ne sais quel maléfice est à l’œuvre mais cette puissante magie m’empêche de penser clairement. J’ai l’impression de voir deux mondes de façon superposées, comme regarder un rêve et la réalité en même temps… »

Forcément, il y avait une séquence d’événement qui était vraie et l’autre qui était fausse. Comment deux choses si diamétralement opposées pourraient exister en même temps? Cela n’avait aucun sens. Elle comptait bien percer à jour ce mystère. La vérité ne lui faisait pas peur. Elle était une amazone et les amazones ne connaissent pas la peur. En fait, était-elle vraiment une amazone? Une partie de ces souvenirs étranges semblaient indiquer le contraire. Ce qui était absurde. Comment pourrait-elle être la sœur d’Hippolyta et la tante de cette femme qui logiquement ne pouvait exister? Une chose était certaine. Elle avait besoin d’aide et de cela elle n’avait aucune honte de le dire. A deux, elles arriveraient bien à quelque chose. Ou tout du mois, elle l’espérait. LA clé du mystère était là, entre ses deux oreilles. Elle le savait… Elle en était certaine.

Ultimement… La voie de la Rédemption et de la Guérison n’était pas pour elle. Quelques jours plus tard, Astarte avait réussi à s’enfuir, blessant gravement au moins deux amazones qui avaient été assez téméraires pour se dresser sur sa route. Elle avait vu dans le ciel l’appel de la Citizenry. Son trône attendait qu’elle le reprenne par la force. Telle était la voie qu’elle avait décidé de suivre. Ses loyalistes étaient venus la récupérer pour renverser la fausse impératrice, celle qui par opportunisme et non par combat avait hérité du titre quand Wonder Woman l’avait refusé. Il était temps de séparer la tête de son ex lieutenant de ses épaules. Il était temps de montrer qui commandait vraiment à la Citizenry. Et la prochaine fois qu’elle reviendrait sur Terre… Ce serait pour la détruire pour de bon et bien sûr, le plus important… Éliminer Wonder Woman pour ce qu’elle avait fait à sa fille adorée. Theana…
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