Une offre qui ne se refuse pas (PV Talia al Ghul) [Terminé]

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MessagePosté le: Dim 2 Aoû 2015 - 19:57
Astarte était assise à son bureau et comme à son habitude, elle n’était pas dans les meilleures dispositions. Malgré des progrès intéressants, c’était encore trop long. Bien cerner Wonder Woman et les amazones, étudier avec attention les humains et leurs alliés… Autant d’efforts plus frustrants les uns que les autres. La Citizenry était faite pour se battre. Pour détruire. Pour conquérir. Cependant, Même en engageant toute sa flotte, Astarte se disait que les alliés puissants que cette pathétique civilisation semblait avoir risquaient de faire tourner cette seconde invasion au massacre. Aussi impitoyable soit-elle, elle n’allait pas sacrifier des millions de troupes sur un caprice. La vengeance, dans son cas, se mangerait du même froid constituant l’espace. Ultimement, elle prendrait sa revanche sur sa nièce et ensuite… Ensuite…

On verrait bien s’il y avait un ensuite. Rien n’indiquait qu’elle survivrait. Il n’y avait rien de moins incertain en fait. Triompher de sa nièce ne serait pas une mince affaire mais elle avait confiance en ses moyens. Décidant de passer sa frustration sur quelque chose, elle détruisit d’un coup de poing un globe de verre décoratif se trouvant sur son bureau un truc pour les touristes qui disait « bienvenue à Gateway City ». Cela ne la calma que très peu mais elle prenait un certain plaisir dans la destruction. Disposant des débris dans la poubelle du bureau, elle en sortit un autre identique d’un tiroir quand on frappa à la porte de son bureau. Tout calme qu’elle aurait pu retrouver fondit comme neige au soleil et d’un ton glacial, elle invita la personne à entrer. Stia. Une autre de ses commandos. Elle avait pourtant été claire : ne pas la déranger. C’était simple comme ordre, non?

D’une voix d’abord mal assurée, Stia fit savoir qu’une femme demandait à la voir. Une proposition de contrat. Astarte répondit que Seidonia pouvait parfaitement se charger de ce genre d’entrevues. Stia répondit que la femme en question avait insisté pour parler avec elle directement et qu’elle ne parlerait de cette affaire à personne d’autre. Laissant entendre un soupir d’agacement, Astarte se leva, disant que soit, elle rencontrerait cette femme. Stia demanda si elle pouvait rester, histoire de lui servir de garde du corps au besoin. Astarte lui répondit qu’elle aurait volontiers accepté si ce n’était de cette blessure subie à l’entrainement de Stia. Avant que celle-ci ne puisse demander de quelle blessure il s’agissait, considérant qu’elle n’en avait aucune, Astarte lui planta dans le bras un des éclats de verre qu’elle avait récupéré depuis la poubelle, sans une once d’hésitation.

Cette blessure, fut la réponse, en rappelant clairement à sa subordonnée que les ordres sont fait pour être obéis et que tout acte de défi serait sévèrement puni. Au sein de la Citizenry, un tel acte de la part d’un officier supérieur était monnaie courante. Seule la force et la peur peuvent motiver les troupes. Grognant de douleur, Stia parvint malgré tout à saluer sa chef et à quitter la pièce. Avisant la réception, elle ordonna que cette mystérieuse cliente soit escortée jusqu’à son bureau. Se forçant à reprendre son calme, elle parvint même à esquisser un sourire. Le « commandant Alexandra Tanis » était prête à recevoir cette femme qui insistait tant pour la voir. Quand on cogna à sa porte, elle se releva de toute sa hauteur et attendit que l’on fasse entrer son… Invitée… Avant de se diriger vers elle d’un pas martial. On voyait qu’elle était une combattante.


« Commandant Alexandra Tanis. Mais ça vous le savez déjà. J’ai cru comprendre par l’une de mes subordonnées que vous désiriez me voir personnellement. C’est maintenant chose faite. Je vous prierais d’aller droit au but. Je suis une femme très occupée. De quoi voulez-vous me parler qui soit si important que cela ne pouvait être délégué à mon officier en second? J’avoue que ma curiosité est piquée. »
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MessagePosté le: Mer 5 Aoû 2015 - 15:54
Ma plume glissant sur le papier laisse derrière elle une traînée encrée exprimant mes pensées. Le son du frottement entre les deux a le mérite de faire remonter en moi un sentiment d'apaisement. Un de mes nombreux informateurs vient néanmoins briser ce silence, il vaudrait mieux pour lui que son histoire ait une importance particulière. Dans le cas contraire, son espérance de vie pourrait se voir raccourcie. Je ne lève pas les yeux vers l'homme agenouillé en face de moi, mais je l'écoute attentivement. Très bon travail de l'assassin qui me rapporte une information capitale. Je le fixe, il me fixe... D'un relevé de sourcil, je lui fais comprendre qu'il peut disposer. J'ai gagné une petite excursion en Californie, a Gateway City plus précisément.

*********

En face de moi, un édifice assez massif pour considérer que ce qui s'y trouve à l'intérieur mérite mon attention. Cheveux coiffés en chignon, lunette sur le nez et habillé d'un ensemble tailleur/mini-jupe, je pénètre en parfait inconnue dans l'enceinte. À peine quelques mètres de parcourus que je suis déjà interpellé par une secrétaire.

- " Je désire avoir une entrevue avec votre patron ! "

- " Désolé mais elle ne désire être dérangée sous aucun prétexte. "

- " Dites-lui que c'est important. Croyez-moi, elle comprendra. "

Quelques minutes d'attentes pour voir finalement quelqu'un m'approcher et m'escorter jusqu'à la personne qui chapeaute ce petit monde. Au passage, une femme au bras meurtris passe en face de moi, l'insubordination semble coûter cher ici. Cela ne laisse présager rien de bon quant à la personne que je m'apprête à rencontrer. La patronne des lieux ouvre la porte et se présente d'une façon bien trop solennelle pour moi. Sans lui demander quoi que ce soit, je pénètre dans son bureau et m'approche de la fenêtre.

- " C'est une belle vue que vous avez là dites-moi ! "

Retirant la broche tenant mon chignon et laissant mes lunettes s'écraser sur le sol, je continue.

- " Je ne pense pas que vos demoiselles m'auraient laissé entrer avec mon équipement habituel. Mais jouons cartes sur table ma chère. Je pense que nous pouvons faire affaire toutes les deux..."
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MessagePosté le: Mer 5 Aoû 2015 - 17:08
Astarte regarda l’inconnue entrer dans son bureau et se poster devant sa fenêtre. Hum. Une attitude forte mais qui n’est pas feinte. Il y a une assurance que peu de personnes ont. Une assurance que l’on obtient seulement quand on devient un prédateur. Quand on a tué. Cette inconnue ne serait pas venue jusqu’ici sans une idée précise en tête. Sans un but spécifique. Elle ignore tout de ce but mais il y a un contrôle rigoureux chez cette femme. Mesuré. Calculé. Aucun geste ne semble fait au hasard. Chaque mot semble choisi avec soin. Sur des esprits plus faibles, Astarte n’avait aucun doute que sa visiteuse devait pouvoir en faire des pantins de première catégorie. Elle ne venait pas en tant que messagère de quelqu’un. Elle était sa propre porte-parole. Donc à la tête d’une organisation. Possiblement de mercenaires. Non. D’assassins.

Pourquoi? Les mercenaires travaillent pour l’argent. Un chef mercenaire ne serait pas venu la voir personnellement. Un simple message, une missive, un émissaire : c’est comme cela qu’ils fonctionnent. Les mercenaires sont en général d’une suffisance écœurante. Cette femme si tant qu’elle fut dotée de suffisance, semblait la mériter et pas qu’un peu. Et les assassins sont des gens qui étudient leur cible. Déjà c’était une femme. Soit par le hasard des choses, certes mais elle semblait savoir une chose ou deux sur l’amazone déchue. Pour preuve, il était de notoriété publique dans la Citizenry qu’un chef ne parle affaires qu’à un autre chef. Ensuite, son commentaire. Une observation. Pas une pique. Ce qui dénotait un niveau de professionnalisme que seuls les assassins ont. Rares sont les mercenaires qui ne se vantent pas de leurs exploits passés.

En définitive, si c’était là une assassin, chef de son groupe de surcroit venant parler affaire, c’était qu’elle partait avec une main bien garnie. Astarte ne savait pas qui était cette femme. Peut-être aurait-elle dû mais bon, elle avait concentré ses efforts sur l’identification des forces qui défendaient cette planète. Elle avait une invasion à préparer malgré tout. Elle ne voyait pas exactement ce que pouvait bien vouloir cette femme qui pour le moment semblait avoir une proposition pour elle mais en des termes bien nébuleux. La patience n’étant pas la grande force d’Astarte tous les jours, elle se força au calme avant de s’asseoir à son bureau et de faire pivoter sa chaise. À l’aide d’une télécommande, elle activa un dispositif de la Citizenry qui rendrait impossible de savoir ce qui se passait dans le bureau. On n’est jamais trop prudent.


« Intéressant. Vous êtes soit très courageuse, soit profondément stupide. Et quelque chose me dit que c’est peut-être même autre chose. Ceci dit, je ne vois pas en quoi vous pourriez m’être utile. Je ne vous connais pas. Vous ne me connaissez pas et pourtant vous débarquez dans mon bureau comme si vous aviez la solution à tous mes problèmes. Si tant est que j’ai des problèmes.

Je devine à votre attitude et à votre port que vous n’êtes pas étrangère à la mort. Votre manque d’arrogance et cette confiance froide fait donc de vous une assassin en lui et place d’une mercenaire. Si mon hypothèse est bonne, j’irais jusqu’à déduire que vous en savez plus sur moi que moi sur vous. Vous avez donc une meilleure main que moi. Je veux bien jouer cartes sur table… Mais pas sans un simple test. Qui suis-je et qui êtes-vous? »
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MessagePosté le: Jeu 6 Aoû 2015 - 0:08
Sacré prestance qui se dégage de cette femme. Assis dans son siège, l'aura qui émane d'elle pourrait presque être palpable tant elle est présente. Ainsi est venu le temps des tests. Je ne sais pas grand chose de mon interlocutrice, pas plus que ce que mon homme m'a rapporté. Posant les mains sur son bureau, j'approche mon visage au plus près comme pour déceler le moindre indice. Le visage peut cacher plein de choses, mais les yeux sont révélateurs de l'âme d'une personne. Mon regard est plongé profondément dans le sien.

- " Mon homme en charge de l'espionnage et de la supervision de cette zone du globe m'as seulement rapporté que vous, Astarte, apparemment également connus sous le nom d'Alexandra Tanis selon vos dires, êtes à la tête de la Citizenry. "

Aucune réaction de la part de la patronne des lieux, je continue donc mon analyse.

- " Mais ces yeux... Ces yeux sont très révélateurs ma chère. Ils expriment une dureté, la vie ne vous a pas fais de cadeaux. Je décèle une pointe de tristesse bien enfouie également. Vous voulez paraître dure, vous l'êtes assurément, mais une couche beaucoup plus douce est dissimulée sous cette carapace. La présence inexistante de la gente masculine dans les locaux me laisse à penser que vous avez un dégoût pour le sexe opposé. "

Je me retire et pose mes yeux sur les buildings se dépassant les uns, les autres. Cette civilisation a toujours le souhait de voir plus grand, un sentiment respectable bien que très futile de mon humble avis. Qui suis-je ? C'est une réponse à laquelle je répond rarement. Mon statut d'assassin nécessité une certaine discrétion et les cibles ont rarement assez de temps à vivre pour avoir la chance d'entendre mon prénom. Néanmoins, il ne s'agit pas de n'importe qui assis là derrière ce bureau. Je lui accorde donc ce privilège.

- " Mon nom est Talia al Ghul, fille de la Tête du Démon. Je suis le leader de la Ligue des Ombres et je pense que toi et moi, nous pouvons faire un bout de chemin ensemble. "

Le passage du vouvoiement au tutoiement est certes un peu osé, mais exprime bien mon souhait de nouer un lien avec cette organisation, avec la Citizenry.
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MessagePosté le: Jeu 6 Aoû 2015 - 4:31
« Une couche beaucoup plus douce? Je devrais vous tuer pour cet affront. Mais bon, ce serait un caprice. Et je n’agis jamais par caprice. Je laisse cette faiblesse à d’autres. Mais vous avez raison sur un point. Je suis Astarte, Impératrice du Serpent d’Argent, Commandant Suprême de la Citizenry. Je suis là la fois déçue et impressionnée : ce genre d’informations… Le DEO les a. en même temps… »

N’importe qui ayant entendu ces paroles aurait dit : paix à tes restes, Astarte. Dire à Talia al Ghul « je devrais vous tuer », c’était signer son arrêt de mort pour au moins deux vies. Et pourtant, Astarte venait de le faire, sans hésiter, sans ciller, sans éprouver quelque émotion que ce soit. Plus encore. Elle ne l’avait pas dit. Enfin si mais c’était plus comme énoncer une vérité inéluctable. Et ce n’était même pas par excès d’assurance ou d’arrogance. Quand Astarte parlait, c’était comme si elle énonçait une loi. Sa loi. Et que cette dernière transcendait tout le reste. Cela faisait partie de son aura, en fait. Aura qu’avait très bien détecté et observé la maitresse incontestée de la Ligue des Ombres. Intéressant. Très intéressant. Non seulement cette inconnue l’intriguait mais en plus elle avait réussi à se gagner une mesure de respect en un temps record.

« À mon tour pour les observations. Pour moi, ce ne sont pas les yeux qui m’en disent long mais la posture. On prétend pouvoir camoufler ce qu’on est mais il y a des signes qui ne mentent pas. Vous êtes impitoyable. Vous n’accordez pas facilement votre confiance et vous avez été forgée dans les flammes de l’adversité par une main experte. Votre père. Indubitablement. Votre épaule gauche, en fait.

La façon dont elle est légèrement tendue par rapport à la droite. Et si moi je cache une couche beaucoup plus douce je décèle… Oh… Non… Vous? Un enfant. Une fille? Non. Un fils. C’est dans la ligne de la mâchoire ça. La façon dont les dents se serrent. Et il compte beaucoup à vos yeux mais quelqu’un vous empêche de le revoir et ce n’est pas l’ordonnance d’un tribunal. Très intéressant. Fascinant même… »


Elle n’était pas devenue Impératrice du Serpent d’Argent en ayant un joli minois. En combat, il fallait lire le langage corporel de l’autre et elle était devenue experte pour la chose. Elle n’avait pas encore adopté le tutoiement pour une raison et une seule. Elle n’avait pas encore atteint le point où elle entrait dans les négociations elle aussi. Pour le moment elle scrutait les réactions de son interlocutrice en se disant que même sans faire de prière, quelqu’un quelque part venait d’exaucer un vœu : avoir à sa disposition des gens vraiment formés pour l’espionnage, capables de la renseigner en préparation de la seconde invasion de la Terre. Elle avait mieux : une ligue entière d’assassins… Décidément cette journée était riche en surprise… Mais elle ne regrettait pas d’avoir planté un morceau de verre dans le bras de Stia pour autant.

« La confiance est un luxe que peu peuvent se permettre. Je ne te ferai donc pas l’affront de te demander la tienne mais oui. Nous pouvons effectivement travailler ensemble. En fait je suis convaincue que ce sera un partenariat extrêmement profitable tant pour moi que pour toi. Mais je te préviens par contre. Je ne suis pas du genre à tolérer la trahison. Alors évitons-nous un massacre en règle, n’est-ce pas? »
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû 2015 - 0:30
Oser me menacer de la sorte est un caprice bien dangereux de la part de la part du Commandant Suprême de la Citizenry. Mais je ne peux lui en vouloir, il y a un certain sentiment de liberté à suivre ses caprices, de se croire digne d'y parvenir. Mais comme elle le dit elle-même, ce serait une faiblesse que je n'ai pas décelée dans ces yeux. J'y ai vu de la détermination, de l'autorité, mais en aucun cas, une quelconque faiblesse. En tout cas pour le moment...

Je lui tourne le dos, mais l'écoute attentivement. Elle démarre une nouvelle phase d'observation, elle lit très bien le langage corporel, surement dû à une expérience prononcé sur le terrain. L'impératrice du Serpent d'Argent évoque par la suite mon père, un sujet qui ne me plaît guère d'aborder en ce moment. Je le lui fais d'ailleurs comprendre de suite.


- " C'est bon, passons à des sujets de plus grandes importances. "

Mais elle continua, de plus en plus profondément. Certes, sa capacité à décrypter une personne simplement avec les indices donnés par le corps de cette dernière est fascinante. Mais il y a des sujets que l'on n'aborde pas, que l'on ne touche pas ! À l'évocation de mon enfant, mon sang ne fait qu'un tour. Je me retourne et d'un geste fluide, me saisit de la lame dissimulée sous ma jupe pour la planter sur le bureau de la bavarde, précisément entre l'index et le majeur de sa main droite.

- " Assez ! Nous ne sommes pas là pour parler de nos affaires familiales ! Je t'ai pardonné ton premier caprice il y a quelques minutes, c'est déjà bien assez. Recommence une chose pareille et la lame ne finira pas plantée dans le bureau cette fois-ci "

Ma forte respiration est le plus simple indice de la colère qu'elle est parvenue à réveiller en moi. Elle est forte, je l'admets, elle est désormais une des rares à connaître ma plus grande faiblesse. Cela me dérange fortement, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Nous sommes clairement deux femmes de caractère et il n'est finalement pas surprenant de voir la discussion tourner ainsi. Une menace de mort de chaque côté, balle au centre.

- " Avant d'éviter un massacre en règle, pense déjà à éviter ce genre d'erreurs à l'avenir. "

Lui dis-je tout en retirant la lame du bureau pour ensuite posé une nouvelle fois les yeux sur le monde extérieur.

- " Je ne vais pas te mentir Astarte. Il y a quelque chose que je convoite dans ce monde, que je convoite plus que tout autre chose et j'aurais bien besoin d'aide pour l'obtenir, de ton aide, de tes ressources. "

Je laisse le silence s'installer, la réflexion s'instaurer tandis que je suis dans l'attente d'une réponse de la femme assise derrière ce bureau.
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MessagePosté le: Ven 7 Aoû 2015 - 5:17
« Allons, allons. Une légende de mon peuple dit : un jour, un assassin rencontra un soldat. L'assassin dit : savez-vous que je pourrais vous tuer sans broncher? Et le soldat répondit : savez-vous que je pourrais mourir sans broncher? Alors à ta place, j'y repenserais à deux fois avant de me menacer. Cela n'a aucun effet sur moi. Qui plus est, permets moi de te montrer que j'ai de bonnes raisons de ne pas craindre ta lame. Me pensais-tu vraiment sans défense? »

Avec une rapidité que sa taille imposante et sa carrure massive le laissait pas supposer, Astarte s'empara de la lame de son « invitée » avant de faire mine de se poignarder. La lame frappa un bouclier d'énergie invisible à l’œil nu. On ne tuait pas l'Impératrice du Serpent d'Argent si facilement. Elle lui fit également signe de regarder sous le bureau. Dans son autre main elle tenait une arme qui si elle avait un design rappelant un serpent artistiquement ouvragé, il ne faisait aucun doute que cette arme était 1. Létale, 2. Très efficace et 3. Avait déjà tué. Elle nota que sa vis à vis avait une faiblesse de taille : l’instinct maternel était très fort et au besoin, prendre le fils en otage pourrait la forcer à coopérer. Non pas qu’elle pense que ce soit nécessaire mais il faut toujours explorer le plus d’options possibles. Le stratège victorieux ne lance ses troupes dans la bataille que lorsqu’il a déjà gagné. Chose certaine, elle était restée parfaitement impassible. De marbre. De glace.

« Non en effet nous sommes bien d’accord. Nous ne sommes pas ici pour parler de nos affaires familiales. Je te savais cruelle mais à ce point… C’en est presque exquis. J’ignorais que tu étais au courant pour ma… Vie de famille. Ou alors c’était une réaction purement égoïste et sans le vouloir tu as mis dans le mille. Oui… C’est de cela dont il s’agit. C’était involontaire. Mais qu’importe. Tu es une assassin et une espionne. Mes secrets risquent de ne pas l’être bien longtemps. »

Astarte fit quelque chose qui allait prendre Talia complètement au dépourvu. Elle se leva de son bureau, s’approcha de l’assassin et posa une main puissante capable de réduire un crâne en bouillie sur l’épaule de la femme humaine. Le geste déjà étonnant le devenait encore plus quand on constatait toute la douceur derrière. C’était un contraste assez violent. Talia pouvait sentir toute la force d’Astarte mais le niveau de contrôle pour permettre un geste si doux devait être colossal. Comme elle dominait pratiquement tous ceux qu’elle avait rencontrés de par sa haute stature, elle s’assura pour se pencher suffisamment pour regarder Talia directement dans les yeux. Et elle allait lui faire une offre que seule une mère ayant perdu son enfant peut faire. Une mère qui a connu les joies de l’enfantement, la fierté d’en avoir eu un avant de le perdre tragiquement. Si Talia pouvait percevoir un moment de vulnérabilité… C’était bien là. Et encore : c’était un choix conscient d’abaisser ses défenses.

« Je veux toutefois que tu saches ceci. Je sais ce que la perte de son enfant peut causer. C’est un sort funeste que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi. Si je peux t’aider à ravoir ton fils, tu peux compter sur mon soutien. Aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant. Aucune mère ne devrait avoir à subir l’agonie de la séparation de sa progéniture. »

La seconde d’après… C’était comme si rien ne s’était passé. Astarte était assise à son bureau, à observer Talia de son regard sans expression. C’était en tout point la suite logique de cette femme imposante assise derrière son bureau, impassible, à l’affût. Pourtant, elle n’avait pas rêvé. Tout ceci avait été bien réel. Mais en même temps, cela ne cadrait pas avec cette fureur à peine contenue qu’elle avait pu voir dans le regard de l’amazone déchue, de cette douleur qui détruisait lentement mais sûrement sa santé mentale, toutes ces blessures qui n’avaient jamais cicatrisées… Une illusion? Non. Astarte ne semblait pas disposer de ce genre de pouvoirs. Et quand bien même qu’elle aurait eu un tel pouvoir, c’eut été suicidaire que de s’en servir face à une alliée potentielle et ce dans une discussion d’affaire. À Talia de méditer sur la question. Le silence fut brisé par Astarte qui posa la question logique aux dernières paroles de l’assassin : et que convoites-tu donc, Talia al Ghul?
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MessagePosté le: Sam 8 Aoû 2015 - 22:56
Technologie intéressante que ce bouclier d'énergie qui protège mon interlocutrice. Je pensais trouver une simple aide en terme de force " humaine " avec une alliée pareil, mais il semblerait que son équipement, son matériel et sa science pourrait m'être utile également. Cruelle, je le suis assurément. Je pourrais prendre un grand plaisir à torturer une personne si cela pouvait m'aider à obtenir ce que je souhaite. En effet, c'était tout à fait involontaire, mais dans le futur, je creuserais un peu plus dans ton passé ma chère. Sois-en sûre. Connaitre parfaitement ses alliés est le meilleur moyen de se protéger en cas de retournement de situation. Néanmoins, comme je l'ai souligné plus tôt, l'heure n'est pas aux photos de famille en buvant le thé.

Je ne lui fais pas face, je ne la vois pas, mais le grincement du fauteuil m'indique que le Commandant Suprême vient de se lever. Elle s'approche, le bruit de ses pas m'indique la courte distance nous séparant. Instinctivement, je pose ma main sur ma lame, c'est plus fort que moi tandis que la seule personne présente dans cette pièce avec moi pose sa main sur mon épaule. La force s'en dégageant est impressionnante, cette main aurait pu briser mon épaule sans le moindre problème. Mais à la place, Astarte a choisi un semblant de douceur et des paroles compatissantes. Ainsi, ce serait donc là le motif de cette pointe de tristesse que j'ai décelé un peu plus tôt dans son regard. De soldat a soldat, cette discussion est passée brièvement de mère à mère. Tandis qu'elle retourne s'asseoir, je décide d'éviter le sujet de son enfant que je trouve inapproprié et en aborde un autre en la suivant jusqu'à son bureau.


- " Je le saurais bien assez tôt, mais dit-moi Astarte, cette force, cette technologie... Tu es trop spéciale pour être une simple humaine, d'où viens-tu ? "

J'apprécierais qu'elle me donne une réponse, qu'elle m'évite le travail de recherche la concernant qui me ferait plus perdre du temps qu'autre chose. Une question me vient en tête alors que le silence est toujours installé dans le bureau. Pourquoi ? Pourquoi Astarte déciderait de m'aider si facilement ?

- " non pas que je ne puisse pas accepter que tu fasses preuve de bon cœur, mais que gagnes-tu dans ce service que tu me rends ? Tu es une femme intelligente, que veux-tu en échange de ton aide ? "
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MessagePosté le: Dim 9 Aoû 2015 - 0:49
« De la Terre. Je vivais heureuse parmi les amazones. Puis la Citizenry m’a enlevée et après un temps j’ai tué le capitaine qui m’avait séparé des miens. J’ai ensuite gravé les échelons, tuant toute opposition sur mon passage et depuis plus de trente siècles, je dirige d’une main de fer mon peuple. Satisfaite? »

Il était clair qu’elle n’avait pas envie de s’étendre sur le sujet. Pouvait-on l’en blâmer? Remarquons cependant qu’elle avait eu l’honnêteté de répondre. Au sein de la Citizenry, le mensonge était considéré comme de la faiblesse et donc leur Impératrice plus que n’importe qui d’autre était aussi directe qu’un missile nucléaire une fois lancé et avait la subtilité d’une porte de prison. Disons celle de Stonegate. Talia lui avait posé une question, elle répondait avec le même calme impassible, cette absence totale d’émotion… Mais il était clair pour quelqu’un comme Talia que ce n’était pas un sujet à aborder en sa compagnie si on souhaitait que tous ses membres restent bien attachés ensemble. C’est qu’elle pouvait vous arracher la tête à mains nues, la demoiselle. Mieux ne valait pas la chercher. Tout ceci lui rappelait qu’elle avait eu à tuer sa propre fille…

Elle préféra donc se « désintéresser » du sujet mais ce regard que Talia savait si bien lire laissa pendant une fraction de seconde voir l’agonie d’une mère qui a vu mourir son enfant avant elle. À la question suivante de l’assassin, Astarte se contenta de croiser les bras sous sa poitrine. C’était Talia qui était venue la voir pour lui proposer… Quelque chose… Et maintenant elle lui demandait ce que l’Impératrice du Serpent d’Argent avait à gagner d’un partenariat avec la ligue de l’ombre? Pourtant Talia devait s’en douter, avec ce qu’elle avait pu voir et observer. Toutes les pièces du puzzle étaient là. Visibles. Palpables. Et étonnamment simples à assembler. Astarte se leva à nouveau, s’approcha de la fenêtre et désigna tout ce que le regard pouvait voir d’un large geste. Qu’avait-elle à gagner en travaillant avec Talia al Ghul? Bien plus que vous ne le pensez.


« Tu sais ce que je gagne ou tout du moins tu le suspectes. Il est impossible qu’une femme comme toi n’ait pas deviné, surtout avec un sens de l’observation si prononcé. Regardes la Citizenry. Ce sont des soldats. Des guerriers. Pas des espions et des assassins. Nous préférons faire face au danger. Les affaires de subtilité et de finesse, ce n’est pas là notre marque de commerce ou notre philosophie.

Mais toi en revanche tu disposes d’espions et d’assassins. Tu peux trouver tout ce que je veux, me révéler les secrets les plus inaccessibles. Tu peux éliminer les cibles les plus impensables. Et c’est précisément pour cette raison qu’une alliance est particulièrement profitable à la Citizenry. Tu veux des gros bras pour balayer tout ce qui se dressera devant toi? C’est nous. Mais la dague dans le dos… Ça c’est toi Talia. »


Pouvait-on dire les choses plus simplement? Difficilement. Et c’était un tantinet déconcertant quand même. Astarte était clairement en train de dire « nous sommes une bande de brutes sanguinaires qui trucidons tout ce qui bouge » alors que tant de bouchers du même genre clamaient une certaine noblesse, une philosophie ou une forme quelconque de stratégie. Astarte savait qu’elle commandait à des troupes qui ne reculaient jamais, qui n’avaient aucune pitié et qui essuyait leur précieux derrière avec les soi-disant règles de la guerre. La doctrine militaire de la Citizenry était simple : tout obstacle doit être éliminé. Aucune reddition. Aucune retraite. Si ça échoue, on envoie la prochaine vague. Et c’était encore amusant d’employer le terme vague car c’était ça la Citizenry : une force de la nature, un cataclysme qui s’abat sur des mondes pour ne laisser qu’une coquille stérile et sans vie.
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2015 - 20:23
Les Amazones hein… J’ai brièvement entendu des histoires sur ce peuple. Un peuple exclusivement féminin de fières guerrières qui expliquerait surement l’absence du sexe opposé dans ce bâtiment. Avec cette façade qui ne laisse entrevoir que très peu de choses, Astarte me conte son histoire. Ses yeux indiquaient une vie difficile, mais cette évocation de ses mésaventures est encore plus dure que ce que je pouvais imaginer. Néanmoins, cette femme a su faire preuve de ressources pour obtenir une ascension sociale impressionnante. Définitivement, il vaut mieux avoir le Commandant de la Citizenry de son côté plutôt que contre soi. Elle aura bien essayé de le cacher, mais l’espace d’un court instant, je l’ai vu. Ce regard, mon regard, mais emplis de bien plus de tristesse et de remords. Il se pourrait bien que le sort de son enfant soit pire que celui du mien, mais nous n’aborderons pas ce sujet indécent aujourd’hui. Ce bref regard est déjà bien assez évocateur.

Elle se dirige vers la fenêtre et je la suis du regard. Elle me voit vigilante, cela lui esquisse un petit sourire, mais on n’est jamais trop prudente. Elle porte son regard sur le monde extérieur, le monde qui nous entoure et m’explique ses motivations. Je me doutais bien qu’avoir les services de mes assassins, de mes espions, serait un avantage non-négligeable pour la Citizenry, mais l’entendre de ses propres mots me permet d’être bien consciente des intentions de ma camarade du jour. Seulement, cela me semble encore un peu vague, je m’approche de la patronne des lieux. Cette image aurait pu être gravée dans la pierre. Astarte, Impératrice du Serpent d’Argent, Commandant Suprême de la Citizenry au côté de la fille de la Tête du Démon et nouveau leader de la Ligue des Ombres.


« Écoute Astarte, lorsqu'un de mes hommes m'a signalé une force intéressante ici, je ne m'attendais pas a tomber sur une femme de ta trempe. J'ai en quelque sorte du respect pour toi en tant que personne et pour ce que tu es parvenus à instaurer ici. Tu fais parti des personnes qui montrent que les femmes peuvent être forte également mais ne me prends pas pour une de ses imbéciles sur talons que l’on peut voir en bas. J’ai besoin de tes soldats et toi, si tu as besoin de mes espions, c’est clairement pour un objectif précis. »

Je laisse un léger silence s’instaurer avant de finalement reprendre.

« Alors ma chère, quel est ton but ultime dans cette vie ? »
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû 2015 - 22:23
Ce fut plus fort qu’elle : elle éclata de rire. Cette vie? Quelle vie? Elle n’avait plus de vie depuis longtemps. Elle était morte depuis longtemps. Elle n’attendait plus rien de cette vie. Si tant et si bien qu’on pouvait appeler la chose ainsi. C’était un rire amer, très amer, sans joie. Le genre de rire qu’aucune personne qui attend encore quoi que ce soit de son existence peut avoir. Le genre de rire qui vous glace le sang même si vous êtes une tueuse endurcie. Parce que ce rire-là était aussi vide, aussi froid et probablement aussi mortel que le vide spatial que parcourait la Citizenry. Ce fut une brève crise d’hilarité mais… Suffisamment déstabilisant pour révéler une chose bien claire : Astarte n’avait plus rien d’humain. Car elle l’avait été un jour, une éternité auparavant. Mais plus maintenant, de cela Talia pouvait en être bien certaine.

« Cette vie? Cette VIE? Mais il n’y a plus de vie pour moi Talia. Je suis morte il y a trente siècles quand on m’a arraché aux miens et qu’on a tué ce que j’étais. Et si ce n’était pas le cas, la mort de ma fille a achevé un espoir moribond. La seule chose qui fait que j’avance, c’est toute cette rage, toute cette colère, toute cette peine, toute cette douleur… Mais que ce soit dans la tête ou dans le cœur, il n’y a plus rien d’humain.

La preuve : l’art est l’âme d’une société. Nous n’avons aucun art. Aucune culture dans la Citizenry Tout tourne autour d’un concept de pragmatisme poussé dans ses extrêmes. Tu penses que j’accord une quelconque valeur à la vie? Je sacrifierais mes troupes jusqu’au dernier membre de la Citizenry s’il le fallait sans hésiter. Je ne désire qu’une chose. Terminer l’invasion de la terre et la rayer de la carte galactique. »


ON pourrait se dire qu’Astarte était complètement folle de dire à Talia qu’elle comptait rayer la terre de la carte galactique, soit causer la fin de son monde mais en même temps, s’il y avait une chose que l’amazone déchue avait montré à l’assassin, c’était que la vérité était une arme de plus dans son arsenal. Elle n’avait pas peur d’assumer ses paroles et elle ne perdait pas de temps en subtilités. Est-ce qu’elle prenait un risque en révélant de but en blanc son plan à Talia? Oui. Un risque énorme même. Mais en même temps, mieux valait qu’elle le dise elle-même que Talia le découvre par la suite et se sente trahie. Et puis de toute façon, même si les plans d’Astarte étaient d’une remarquable simplicité purement nihiliste, tant qu’elle n’en arrivait pas à l’invasion en tant que tel, elle pouvait encore aider Talia dans ses propres projets. Curieux?

Non pas tant que cela en fait. Jamais dans son discours elle n’avait même laissé sous-entendre qu’elle romprait son alliance avec Talia. Ce qui pouvoir dire deux choses : soit c’était tellement évident pour elle qu’elle ne le considérait même pas digne d’être mentionné ou alors… Elle avait des plans pour Talia post invasion de la terre. Autrement dit, honorer leur alliance post destruction de la terre. C’était à la fois réconfortant et perturbant. Il y avait matière à réflexion et matière à poser des questions. Astarte ne semblait pas réticente à répondre à tout ce que Talia pouvait demander, ce qui devait être rafraichissant pour quelqu’un habitué à être constamment sur ses gardes. Non si Astarte avait voulu mentir, Talia l’aurait détecté instantanément de toute façon. C’est quand même pratique une alliée qui ne s’encombre pas du mensonge…
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MessagePosté le: Ven 14 Aoû 2015 - 14:14
Ce rire… Ce rire aurait bien pu glacer le sang, traumatiser un de ces civils que l’on aperçoit plus bas. En ce qui me concerne, j’ai vu assez de choses horribles dans ce monde de fou pour ne pas être terrifiée par si peu. Néanmoins, cela a le mérite d’éveiller ma curiosité. Elle me parle de brièvement de la mort de sa fille, mais je ne ressens rien de plus que de l’indifférence. Je n’ose imaginer dans quel état je me trouverais si je perdais Damian, la seule personne qui compte pour moi. Comment peut-on oublier à ce point la mort de sa fille ? Est-il possible d’enterrer si profondément sa douleur ? J’ai du mal à y croire, mais la réponse est en face de moi, elle semble avoir perdu toute humanité. D’ailleurs, elle le souligne elle-même.

« Mais que ce soit dans la tête ou dans le cœur, il n’y a plus rien d’humain. »

Mais je suis vite sorti de mes pensées concernant l’humanité ou non du Commandant Suprême de la Citizenry lorsque cette dernière m’expose sans la moindre retenue son plan en ce qui concerne cette planète qu’est la Terre. Son honnêteté est appréciée, mais cela ne m’arrange pas. Je ne laisse rien paraître, mais j’avoue que cela me contrarie quelque peu. Moi qui pensais que les négociations étaient presque abouties, il semble qu’elles vont reprendre de plus belle.

« D’habitude, c’est le genre de choses qu’on écrit en tout petit en bas du contrat Astarte, mais j’apprécie ton honnêteté. »

Je me dirige de nouveau vers son bureau et m’assois dessus tout en commençant à jouer avec ma lame. La lançant et la récupérant après que celle-ci est fait plusieurs tour sur elle-même. Une activité des plus dangereuses pour une personne non entrainé, mais je parviens à le faire sans regarder l’arme dans ma main depuis des années maintenant. C’est pourquoi je continue et m’adresse à la blonde qui a toujours les yeux rivés sur le monde extérieur.

« Néanmoins, il semble que nous allons devoir revoir un peu cette partie du contrat. Tu comptes détruire cette planète tandis que l’objectif de la Ligue des Ombres est simplement de la soigner. Le plan de la Citizenry ferait surement un remède des plus efficaces, c’est vrai mais c’est un peu trop extrême à mon goût. Il va falloir trouver un terrain d’entente ma chère… »

Je fais preuve d’assurance, mais il est clair que je suis en légère position de faiblesse dans cette joute verbale. Certes, elle aurait bien besoin de mes hommes pour des activités d’espionnages et d’assassinats, mais de mon côté, me passer d’une force telle que la Citizenry serait une grave erreur. Ses soldats feraient une force militaire non-négligeable, une force qu’il serait préférable d’avoir en tant qu’alliée. Oui… Je montre un visage confiant, mais la vérité est tout autre…
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MessagePosté le: Ven 14 Aoû 2015 - 15:32
« Si c’est ta propre mortalité qui te dérange dans l’équation, sois sans crainte. Toi et toutes les femmes de ton organisation que tu juges dignes se verront offrir une place de premier choix dans la Citizenry. Ton champ d’action ne sera plus une planète mais une galaxie, voire plus. Tu es bien trop précieuse pour être simplement emportée par la vague quand nous déferlerons sur ce monde. »

Nullement dérangée par les paroles de Talia, Astarte avait répondu sans manquer un battement, sans marquer une pause. À ses yeux, c’était un faux problème. Dans sa vision extrêmement carrée des choses, elle n’avait pas considéré la cause globale défendue par l’assassin. Simplement la question de sa propre survie. Et ça, c’était un regard de plus dans la logique ô combien particulière de la Citizenry. Il était évident que tout ce qui était sentiment n’était pas encouragé. C’était une faction déshumanisante et déshumanisée où tout ce qui comptait était la faction et la place de chacun dans l’ensemble. L’humaine pouvait s’en douter mais pas réaliser pleinement ce qu’Astarte venait de dire. Pour qu’Astarte lui propose une place dans son monde, il fallait que Talia ait réussi à impressionner un monument exempt d’émotions. Chose peu simple.

Et pourtant, Astarte venait de lui faire cette offre. Astarte venait de lui dire de la façon la plus claire possible que même si la terre était détruire, elle était prête à garantir un futur à l’assassin. Combien pouvaient se vanter de compter au nombre de ceux qui avaient eu le privilège de se voir épargner par la Citizenry? S’ils se comptaient sur les doigts d’une main non amputée de quelques doigts, cela tenait du miracle. Ce que Talia désirait ne l’intéressait que peu. Enfin, vis-à-vis du sort de la terre. À moins de trouver un argument infaillible qui mettrait un terme à trente siècles de doctrines militaires bien établies, il y avait des chances pour que les négociations ne se terminent pas bien. Mais encore là… Husqu’à présent, Astarte ne s’était-elle pas montrée relativement raisonnable? Pour une personne dont l’esprit était ravagé par la folie, cela s’entend.


« C’est une proposition honnête. Et puis tu garderais ta pleine et entière indépendance. Je sais ô combien espions et assassins détestent qu’on leur impose des contraintes. Je peux être raisonnable. Mais je ne vois pas pourquoi je mettrais fin à trente siècles de doctrines militaires pour te faire plaisir. Je ne vois pas ce que je gagne à laisser la terre intacte. À part faire montre de faiblesse, ce qui n’est pas un gain. »

On en revenait à cette idée de force que semblait idolâtrer la Citizenry. Une société sans passion, tournée vers la guerre où la pitié était une faiblesse. Même un compromis semblait être un effort pour l’Impératrice du Serpent d’Argent. Son ton calme et mesuré ne laissait rien filtrer mais encore une fois, on pouvait voir dans son regard pendant quelques millisecondes ce qui se passait derrière ce regard d’acier. Astarte était agacée. On tentait de la contraindre à aller contre ses principes. Et plus encore profondément, contre son envie, son caprice. Elle avait dit ne rien ressentir mais elle ne serait pas revenue sur terre pour l’espionner s’il n’y avait pas eu une forme de vengeance. Elle aurait lancé ses vaisseaux, vague après vague, contre la terre. Tout simplement. Si Talia parvenait à manœuvrer habilement, elle pouvait espérer faire des gains.
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MessagePosté le: Sam 15 Aoû 2015 - 20:42
« Les femmes ? Non Astarte ! Sous mes ordres, j'ai en effet des femmes, mais également des hommes ! Des hommes de valeur, qui travaillent pour ma famille depuis des années et qui donnent leurs vies pour la cause de la Ligue des Ombres, je ne les laisserais pas derrière moi ! »

Après coup, il est vrai que parler de cette façon à une femme qui n'hésiterait pas un seul instant à me briser en deux n'était pas la meilleure idée. On dit souvent que les chiens sentent quand on a peur et le Commandant Suprême de la Citizenry est un pitbull avec des crocs des plus dangereux et il est donc primordial de montrer à cette femme qu'elle ne m'effraie pas, ou d'au moins enfouir la peur aussi profondément que possible.

« C'est quoi la suite Astarte ? Tu m'aides à récupérer mon fils puis l'exécute devant mes yeux parce qu'il n'est pas du bon sexe ? »

D’où te vient cette aversion du sexe opposé Astarte ? Tes origines d’amazones pourraient selon moi être une explication, mais en ce qui me concerne, je ne peux accepter de telles demandes pour la Ligue des Ombres. Ce serait déshonoré la mémoire de mon père ainsi que toute la lignée des al Ghul. Il va falloir vite trouver une solution au problème ou l’accord entre nos deux partis pourrait finalement ne pas se faire. Une pleine et entière indépendance ? La voilà la faille, je décide de m’y engouffrer pour essayer de trouver un arrangement avec l’Impératrice.

« Tu as bien raison sur une chose, les espions et assassins détestent qu’on leur impose des contraintes. C’est pourquoi je te propose de mettre d’or et déjà à profit cette indépendance que tu évoques. Une fois mon fils récupéré, je souhaite pouvoir garder mes femmes... »

Je me rends bien compte que cela ne lui plaît pas particulièrement d'écouter mes exigeances, mais après un court silence, je reprends.

« … Et mes hommes également. Tu as peut-être un dégoût pour le sexe masculin, mais ce n’est pas mon cas Astarte. Ces femmes et ces hommes ont été choisis par la Ligue des Ombres, entraînés par la Ligue des Ombres et s’il y a une chose que je peux t’assurer, c’est qu’ils sont dorénavant les meilleurs dans leurs domaines et qu’il serait bête de s’en priver. Si ta réponse est positive, j’accepterai volontiers de t’accompagner toi et la Citizenry dans ton futur voyage vers la domination de la galaxie. »

Je joue un gros coup de poker sur ce coup-là. J’ai une petite main, j’ai besoin d’elle pour récupérer mon fils tandis qu’elle pourrait très bien faire sans moi, même si je peux lui être utile. Quitte à voir la Terre détruite, autant que la Ligue des Ombres survivent, même si cela exige de me rallier aux causes les plus sombres de la Citizenry.
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MessagePosté le: Sam 15 Aoû 2015 - 21:40
L’impératrice du Serpent d’Argent fixe l’héritière des Al Ghul sans ciller. Exécuter le fils de l’assassin parce qu’il n’est pas du bon sexe? Ce pourrait être une option mais ce n’est pas quelque chose qui lui est venu en tête. Son esprit froid et calculateur a entrevu plusieurs possibilités mais pas de causer la mort du fils de Talia. Elle sera plus facile à raisonner avec son fils vivant. Si la Citizenry tuait l’enfant de cette femme redoutable, ce serait une déclaration de guerre particulièrement mal avisée. Et si en plus Talia Al Ghul se retrouve avec une dette face à Astarte, il sera aisé de la forcer à l’honorer. Non. Quel que soit le scénario, même si c’est un mâle, le fils de Talia doit rester en vie. Cela l’embête, bien sûr, de prendre une pareille décision mais le pragmatisme triomphe bien vite du reste. Comme cette fois où elle a tué Theana.

Elle commande à la Citizenry et la Citizenry est au-dessus de toute considération personnelle. Ayant besoin des espions et des assassins de Talia, elle est prête à certaines concessions, dans le mesure où c’est à l’avantage de sa cause. Dans le cas présent, Talia est prête à la laisser détruire la terre si elle épargne aussi les hommes sous ses ordres. Un éclair de colère fugace passe dans son regard avant d’être remplacé par cette neutralité autrement imperturbable. Soit. Elle préfère et de loin accepter cette demande que de laisser la terre comme elle est. Quand la Citizenry en aura terminé avec cette planète honnie, il ne restera que de la roche stérile, des étendues d’eau desséchées… Un monde mort, comme les milliers d’autres dévastés par la Citizenry sous les ordres d’Astarte. Soit. Talia gardera tous ses partisans. Hommes comme femmes.


« Il n’a jamais été question de tuer ton fils. Tu n’as rien écouté de ce que j’ai dit sur le fait de perdre son enfant? D’autre part, en échange de ton soutien et de ton acceptation de la destruction de la terre, tu peux garder aussi les hommes de ton organisation. Celles de la Citizenry qui s’y opposeront seront promptement exécutées. Mais arranges toi pour que tes mâles ne touchent pas à mes guerrières. Et en passant…

Tu aurais aussi du dégoût pour les hommes si pendant des années tu avais été un vulgaire jouet entre leurs griffes, humiliée, torturée et constamment rabaissée. Ma nature amazone n’est rien face à ma haine de ce qu’ils m’ont fait subir. Parce que je n’ai pas été assez forte pour leur résister. Mais nous n’allons pas non plus aborder ce sujet. À moins, bien sûr, que tu ne prennes un malin plaisir à retourner le fer dans la plaie. »


Combien de drames fallait-il subir pour pouvoir garder un tel contrôle de soi, de garder tant de rage, tant de colère, tant de haine et de douleur en soi? Talia voyait de temps en temps un «  flash » émotionnel… Mais rien d’autre. Le ton restait neutre. L’attitude aussi. Astarte parlait de choses qui aurait envoyé des milliers de personnes en thérapie comme si de rien n’était. Elle évoquait des passages de sa vie, des tragédies qui en aurait poussé des centaines au suicide. Et pourtant elle était là, de marbre, à planifier une alliance avec une femme qui malgré toute la froideur qu’ont les assassins avait quand même eu au moins un accès de colère. Au moins elle se montrait raisonnable. Elle avait après tout accepté les demandes de Talia sans condition. Ceci dit… Il était clair cependant qu’elle ne faisait pas cela par bonté d’âme mais purement par calcul…
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû 2015 - 1:46
Elle accepte... Surprenant, mais pas plus que ça, les deux parties doivent faire des concessions pour que cette alliance fonctionne et Astarte semble disposé à faire quelques efforts en acceptant mes conditions. Néanmoins, j'ai pu apercevoir l'espace d'un instant le sentiment désagréable qui l'a traversé à l'évocation de mes conditions, son accord ne fait qu'augmenter le semblant de confiance que je pourrais avoir pour elle. "Semblant" seulement parce que je ne sais que trop bien que la confiance avec ce genre de personne, des personnes telles que moi, n'est qu'une simple façade.

" Tu n'as aucun besoin de te justifier auprès de moi ma chère ! Tu as apparemment tes raisons pour avoir un tel dégoût pour les hommes et cela ne me regarde nullement. Je te faisais juste signaler que mes hommes ne sont pas comme tu pourrais le penser, ils sont à mon image, a l'image de la Ligue des Ombres. "

Elle accepte... Mais son plan pour la planète Terre me chagrine encore quelque peu. Certes, j'ai accepté, mais j'y ai étais contraint pour le sort de mon petit Damian. Cependant, je ne cacherais pas que pendant un petit moment, l'idée de trahir la Citizenry après avoir récupéré mon fils des mains de la chauve-souris m'a traversé l'esprit. Mais il est évident que s'opposer à une femme comme Astarte, avec l'armée et les ressources qui sont en sa possession, cela serait du suicide. Je m'approche du Commandant Suprême et lui adresse tout bas ces quelques mots en penchant ma tête par-dessus son épaule.

" Alors... Dis-moi Impératrice du Serpent d'Argent... Pour quand est prévue cette annihilation de la Planète Bleue ? "

Elle accepte... Mais nous ne sommes pas encore tout à fait d'accord. Je dois être en possession de toutes les informations possible pour prendre ma décision et c'est pourquoi je suis bien décidé à en savoir plus sur cette mystérieuse organisation et les sombres desseins de la Citizenry.
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû 2015 - 3:02
« Cela prendra du temps. Beaucoup de temps. La Terre constitue le premier monde que nous rencontrons qui offre une telle diversité et tant de facteurs pour organiser une résistance efficace. Cependant… J’ai bien un plan pour débarrasser cette planète de plusieurs de ses spécimens. Au moins un bon milliard. Et le plus beau dans tout cela? Nous le feront avec leurs déchets. ADEZA! »

C’est qu’elle sait aboyer des ordres quand il le faut. Apparaissant manifestement de nulle part, une autre guerrière s’approche. Elle était là depuis le début. Elle avait assisté à tout cet échange. Armée comme elle l’était, il n’y avait aucun doute sur une chose. La Citizenry n’était peut-être pas douée pour l’espionnage mais elle savait y faire en forces spéciales. Les deux « femmes » échangèrent quelques mots dans une langue qui ne venait manifestement pas de la terre avant que la dénommée Adeza ne remette une tablette à sa chef. Qui se contenta de la regarder sans rien dire. Après un moment, Astarte lui donna un ordre bref auquel Adeza répondit par « Daiko! Yan'sara, dai! ». Cette fois, elle sortit par la porte qui se referma derrière elle. Un instant plus tard, d’une pression sur un bouton, la pièce venait de changer subtilement.

Apparemment pour une race ne pratiquant pas l’espionnage, la Citizenry avait au moins la technologie pour. Sur le mur du fond, une porte venait d’être révélée, masquée précédemment par ce qui vraisemblablement était un hologramme excessivement réaliste. Mais pas n’importe quelle porte. Son design trahissait une origine extraterrestre. Invitant Talia à la suivre, elle l’amena dans ce qui semblait être une pièce sortit tout droit d’un film de science-fiction. Si l’assassin avait encore des doutes sur le caractère extraterrestre des fausses mercenaires, ces derniers venaient de disparaitre. Astarte amena Talia jusqu’à une sorte de console avant de lui désigner un siège où s’asseoir. L’Impératrice du Serpent d’Argent s’installa sur le siège voisin avant de connecter la tablette à la console. L’image se transforma, reproduisant le globe terrestre pour cibler une section précise. Le Canada.

Territoires du Nord-Ouest. Ville de Yellowknife. Non. À proximité de Yellowknife. Puis des données mais dans une langue que ne parle ni ne comprend Talia qui soudainement changent pour s’adapter à quelque chose qu’elle comprend : l’anglais. Et si ce qu’elle lit n’est pas assez explicite pour lui dire qu’Astarte compte effectivement éliminer au moins un milliard d’êtres humains, cette dernière se fait un point d’honneur de l’en informer elle-même. Après tout, Talia lui a demandé ses plans, de façon plus ou moins directe. Ce serait donc une forme de politesse que de lui préciser ce qu’elle compte faire. Ne serait-ce que pour lui donner un aperçu. Ne serait-ce que pour prouver qu’elle n’a rien à cacher. Car la confiance entre ces deux-là ne se gagnera pas facilement. Elles sont bien trop prudentes pour foncer tête baissée sans chercher à savoir, à connaitre.


« Lorsque la mine d’or Giant a été abandonnée, on a laissé derrière 237 000 tonnes de poussière d’arsenic. Suffisamment de matière pour remplir sept édifices de dix étages. C’est plus qu’assez pour éradiquer l’espèce humaine de la surface de la Terre. Pour le moment, cette quantité incroyable de poussière d’arsenic n’a ni été décontaminée, ni congelée. On se contente d’empêcher l’accès au site. Une erreur. Évidemment.

J’ai les moyens de m’infiltrer sur le site sans être vue et de m’emparer de quantités importantes de cette poussière d’arsenic. Avec la technologie de la Citizenry, je vais pouvoir commencer à disperser ce poison sans crainte de détection aux quatre coins du globe. Les défenseurs de ce monde seront trop occupés à chasser une menace fantôme pour être vraiment attentifs et cela nous permettra aussi d’étudier leurs réactions.

Graduellement, les morts iront croissant, sans qu’il n’y ait de lien. Pas de revendications. Pas de piste tangible. Les gouvernements vont paniquer. Les populations aussi. Des émeutes se produiront. Les défenseurs de ce monde devront empêcher des morts dans leurs pays d’attache. Les super criminels de ce monde prendront avantage du chaos. Je maintiendrai cet état de chaos… Et ensuite la Citizenry frappera un grand coup. »
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû 2015 - 19:25
Ainsi, j’aurais le temps, nous aurons le temps. Moi et mon fils pourrons peut-être profiter des derniers jours de cette planète ensemble. Je l’ai trop peu vu, et même une semaine sur cette bonne vieille Terre avec lui me suffirait amplement. Adeza ? Un dialecte que je ne comprends pas ? Non seulement une des soldats de la maîtresse des lieux qui attendait patiemment son heure dans un coin depuis tout à l’heure.

« J’espère que cette demoiselle est digne de confiance pour que tu la laisses écouter cette discussion… »

À peine ai-je le temps de finir ma phrase qu’une porte fait son apparition dans mon dos. Non, elle y est depuis le début, mais très bien dissimulés. Je suis le Commandant Suprême qui nous fait franchir cette porte. Clairement, un nouveau monde s’offre à moi. Bizarrement, je ne le montre pas, mais je suis tout excité par ces nouveautés qui m’entourent, une vraie gamine des plus curieuses. Un peu plus et on pourrait croire que je suis dans ce film avec des dinosaures dont je ne me souviens que difficilement de l’intitulé. Il est clair que je ne doutais pas des ressources de la Citizenry mais j’étais loin du compte. J’ai beau être vieux jeu et avoir une préférence pour les anciennes méthodes, je dois avouer ne pas rester insensible à ces merveilles de nouvelles technologies.

Je m’assois et la patronne vint se placer sur le siège voisin. Elle m’expose son plan et l’ingéniosité de ce dernier me surprend quelque peu. De l’Arsenic ! Derrière ce joli visage, certes sans expression, mais très joli, qu’arbore Astarte se cache une réelle cruauté. Une cruauté qui coûtera la vie de millions de gens sur cette planète dans le futur. Les conséquences de cet acte pourraient en effet tenir à distance les justiciers de ce monde et profiter à l’Injustice League. Il est bien évident que je ne parlerais jamais de ce projet et de l’accord me garantissant la vie aux autres membres, mais si cela peut nous donner l’avantage, il ne faudra pas s’en priver.


« Tu vois Astarte, je vous croyais plus « rentre-dedans », plus bourrin à la Citizenry mais l’ingéniosité de ton projet me surprend. Je dirais même que je suis impressionné. Mais quelque chose me rend perplexe. Je ne connais rien à cette technologie que tu as là, mais ne pourrais-tu pas faire tes missions d’espionnage toi-même avec tout ce matériel. Non pas que je sois réticente à aider la Citizenry dans ce domaine, c’est d’ailleurs moi qui suis venu à ta rencontre, mais tu aurais très bien pu refuser si ce matériel te permet de faire un espionnage de qualité… »

M’assurer que la Citizenry a vraiment besoin de la Ligue des Ombres, voilà l’objet de cette question. Si elle ne ressent plus, le besoin d’avoir mon organisation à ses côtés, je pourrais finir comme ces millions de gens sur la carte. Un risque que je ne peux pas me permettre d’encourir.
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû 2015 - 21:01
« Je pourrais utiliser ce matériel. Mais l’Histoire m’a appris une bonne leçon. Lors de la première invasion de la Terre, la Citizenry a répété des manœuvres exécutées sans jamais rencontrer de problèmes. Au final, la force d’invasion fut défaite partiellement et cela faillit créer un schisme dans la Citizenry. Le vent du changement était devenu nécessaire. Il fallait développer de nouvelles tactiques.

Pour espionner efficacement la terre, il me faudrait un vaisseau complet avec son système de camouflage activé. Dans la théorie ça fonctionne. Dans la pratique, tu essaieras de gérer le cauchemar du ravitaillement et le remplacement des effectifs. Mieux vaut utiliser le talent local, des spécialistes. Tu sous-estimes grandement ton rôle dans cette alliance. Saches que c’était la première fois que je faisais des concessions. »


Oh le « rentre dedans » viendrait. Quand elle aurait affaibli suffisamment la Terre et ses défenseurs. Ce serait un massacre en bonne et due forme, un génocide de plus à ajouter à ses crimes. Encore une fois elle n’avait pas menti. N’avait même pas essayé. Talia et ses subordonnés avaient un rôle clé dans ses opérations désormais. Plus besoin de faire venir des troupes additionnelles. Cela réduisait les risques d’être détecté. Mais Astarte comptait bien revenir sur un point mentionné précédemment par Talia. Adeza. Oh oui. C’était une personne de confiance. Et elle comptait d’ailleurs la prêter à sa nouvelle alliée. Un otage consentant, en quelque sorte, pour prouver à l’humaine qu’elle n’était pas du genre à prendre ses alliances à la légère. La première alliance de l’histoire de la Citizenry, en fait. Elle ne comptait pas créer des tensions inutiles, ça non.

D’une pression sur un bouton, elle fit venir Adeza. Encore une fois les deux femmes échangèrent quelques mots dans cette langue que Talia ne parlait pas. Astarte demanda quelque chose à Adeza dont les sourcils commencèrent à se froncer avant qu’elle ne hoche la tête et se tourne vers l’assassin. Au prix d’un gros effort, l’imposante garde du corps parvint à faire une phrase dans un anglais à couper à la tronçonneuse. Manifestement, la demoiselle ne parlait pas la langue locale. En même temps elle n’avait pas besoin de la faire. Sa fonction était d’obéir aux ordres. Mais dire « Bonjour, je m’appelle Adeza. » lui prit plusieurs secondes malgré tout. Si Astarte la forçait à se présenter à Talia c’est qu’elle avait quelque chose derrière la tête. Et ce quelque chose ne serait probablement pas négociable. Une concession contre une concession.


« Adeza est l’incarnation même de la loyauté. En dehors de ma défunte fille, elle est la seule personne à qui je fais confiance. Elle a tué plus de cinquante soldats de la Citizenry, des traitres, lors de notre défaite pour voler une navette et venir me récupérer. À mains nues. Et on parle de troupes d’élite en armure. Pas de simples soldats. Encore qu’un de nos soldats vaut une cinquantaine des vôtres, minimum.

Adeza va repartir avec toi. Ce sera… Une otage consentante. Ainsi, si jamais il me venait l’envie ridicule de te trahir…  Tu auras une carte de poids dans ta manche. En même temps, je te l’envoie comme garde du corps. Là où tu vas, elle va. Elle ne parle pas ta langue mais la comprend parfaitement. Donnes un ordre, elle exécute. Tu pourras lui montrer tes ennemis. Et quand viendra le temps de récupérer ton fils… »


Adeza se contenta de regarder intensément Talia. Elle attendait quelque chose. Un ordre, peut-être. Talia avait pu voir l’efficacité de la technologie de la Citizenry. Avoir une garde du corps pour elle pouvait sembler comme une corvée mais en même temps, envoyer un char d’assaut contre des ennemis en carton, cela avait son charme. Ce serait une imposante présence silencieuse qui ne posait pas de question et qui ne discutait pas les ordres. Si Talia voulait voir du « rentre dedans » elle serait servie avec Adeza. Et en même temps, car ni Astarte ni l’assassin n’étaient dupes, Adeza garderait un œil sur Talia. À moins d’être hypocrite, cette dernière serait bien forcée de reconnaitre que… C’était tout à fait normal de surveiller ses alliés. Si Talia décidait d’envoyer une de ses espionnes ou assassin pour faire le même travail, Astarte s’y plierait sans hésiter.
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû 2015 - 0:45
Je suis rassuré, du moins en ce qui concerne la Ligue des Ombres et son importance dans le plan de la Citizenry. Mon organisation ne devrait pas avoir de problème, mais je continuerais légitimement à me méfier. Nous sommes presque alliés, mais il s'agit d'un allié des plus dangereux, une seconde d'inattention et la Citizenry pourrait en profiter.

Il semble donc que cette Adeza soit digne de confiance, je te crois Astarte mais j'en jugerais par moi-même. D'ailleurs, la revoilà qui rentre dans cette pièce truffés de technologie dont la compréhension m'échappe au plus haut point. La ramener avec moi ? Il est vrai qu'avoir un otage consentant comme l'impératrice le dit si bien serait une bonne caution en cas de trahison, mais avoir une personne dans les pattes constamment risque très vite de m'agacer. Néanmoins, il faut faire des concessions dans ce genre d'alliance et s'il le faut, je me trimballerai ce garde du corps.

Ce regard, peu de gens m'ont regardé de la sorte. Je dois bien le reconnaître, cette Adeza a du cran. Je me lève sans la quitter des yeux, elle porte une arme qui m'est inconnue, elle ne bronche pas une seule seconde. Tandis que je m'éloigne, je m'adresse à la jeune femme.


" Adeza, c'est bien ça, tu t'estimes donc digne de surveiller mes arrières..."

Arrivé au bout de la pièce, sans me retourner, je lui envoie ma lame précisément entre les deux yeux et cette Adeza la récupère sans un battement de cils. Il faut avoir une sacrée qualité d'anticipation pour faire ce qu'elle vient de faire. Je jette un coup d'œil à Astarte qui me fait comprendre avec un seul regard " Je te l'avais dit...". Je lui réponds avec un simple.

" Je l'accepte, elle est compétente."

Évidemment, je ne me fais pas d'illusion. Cette Adeza sera également l'infiltré de la Citizenry dans la Ligue des Ombres, mais rien de plus normal. J'aurais des yeux sur la Citizenry également. Je me rassois aux côtés de la patronne tout en récupérant ma lame des mains de mon nouveau garde du corps.

" Bon Astarte, on a fait le tour des conditions inhérentes à notre accord, tu ne penses pas ? "
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû 2015 - 1:31
Astarte regarde sans broncher le test que Talia fait passer à Adeza. Rien de moins surprenant. Mais Adeza est SA garde du corps. Autrement dit, ce n’est pas n’importe qui et donc l’humaine ne devrait pas avoir à se poser de question sur ses compétences. Qu’importe. Elle préfère une alliée trop prudente que pas assez. Adeza n’a pas bronché outre son geste. Elle est un monument de sang-froid comme l’Impératrice. Pas un son. Pas un battement de cils. Rien. Pour cet autre membre de la Citizenry, ce n’est qu’un énième test. Pour survivre dans la Citizenry, il faut savoir s’attendre à avoir à se défendre en tout temps. Une leçon qu’on a en général pas le temps de ne pas maitriser immédiatement. Ainsi fonctionne la Citizenry. L’approbation de Talia était dans cette situation accessoire mais la collaboration ne sera que plus facile.

En effet, l’alliance est pratiquement signée. Astarte aidera Talia à récupérer son fils et elle épargnera l’intégralité des membres de la faction de l’assassin lors de la destruction de la terre, en échange de quoi Talia, ses espions et ses assassins mèneront une part de la guerre secrète d’Astarte et de la Citizenry en lui fournissant des informations et en assassinant les cibles qu’on leur désigne. Une alliance qui prend base sur une notion d’égalité entre les deux chefs. Astarte a peut-être trente siècles de conquêtes à son actif, elle n’est pas imbue d’elle-même au point d’ordonner à ceux qui tiennent le plus à leur indépendance. Si Talia n’est pas d’accord avec une opération ou ne veut pas entériner une décision, le point épineux sera abordé et débattu jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé. Contrairement aux mâles, Astarte ne joue pas à qui a la plus grosse.


« En effet. Je suppose que cette entente ne sera pas mise par écrit, par contre. En tant qu’espionne et assassin, tu sais comme moi que les écrits restent. Mes paroles ne s’envoleront pas. Tu as pu constater que le mensonge m’est inutile et que mon plan s’articule sur ta bienveillante collaboration. Je suis peut-être une dangereuse psychopathe mais la stupidité ne fait heureusement pas partie de mes défauts. »

Évidemment, Talia est en droit d’exiger que l’accord soit couché sur papier. Une condition plus difficile à avaler mais une concession qu’Astarte est prête à faire. Mais leur alliance sera documentée, plus tant la Citizenry que la Ligue de l’ombre pourront garder le secret. S’aider sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Talia n’aura aucun mal à trouver une histoire pour expliquer l’arrivée d’Adeza parmi la Ligue et si elle envoie une otage consentante à Astarte, le même principe s’applique. Personne n’a jamais vu l’intégralité des mercenaires d’Alexandra Tannis, de toute façon. Astarte pourrait bien y aller avec un pacte de sang comme les anciens rites des amazones mais rien de moi sûr quant à la signification qu’y accorderait Talia. Astarte est quand même en train de faire une fleur à l’assassin : elle lui laisse le choix de la « signature ».

« Naturellement, si tu as besoin de me contacter, demandes à Adeza ou viens me voir. Quand tu veux. Si j’ai quelque chose en cours, je le mettrai de côté. Si tu as besoin de troupes, dis-le. Si tu as besoin de matériel, dis-le. Si tu as besoin de la Citizenry, dis-le. Nous sommes alliées maintenant. J’honorerai notre accord même si cela doit causer ma perte. Même si je dois sacrifier les miens pour ce faire. »
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû 2015 - 16:56
En effet, il ne doit pas exister la moindre trace de cet accord entre la Ligue des Ombres et la Citizenry. Si cela venait à se savoir, nul doute que les plans de nos organisations respectives seraient contrariés, nous pourrions voir débarquer dans nos pattes ceux se faisant appeler « Justiciers » et je ne peux me le permettre. Nous en resterons donc à un accord oral simplement. Astarte m’a prouvé aujourd’hui que je peux lui faire confiance. Il subsistera une méfiance entre les deux camps, la preuve en est avec ce nouveau garde du corps, mais rien de bien gênant dans l’absolu.

« Je suis de ton avis Astarte, laissé des traces de cette alliance pourrait être compromettant dans le futur. Gardons ça secrets… La révélation au monde n’en sera que plus grandiose »

Le Commandant Suprême m’informe qu’il m’est possible de lui demander des ressources de la Citizenry, je l’en remercie d’un signe de tête, me lève et pose une main sur son épaule. Je ressens l’inquiétude d’Adeza derrière moi tandis que j’approche ma tête à côté de la sienne et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Je me retourne et fait de même avec Adeza. Un signe qui pourrait être interprété comme un au revoir, mais pas du tout, je chuchote également à mon nouveau garde du corps.

« Pour l’instant, tu restes là Adeza. Dans deux jours, au lever du soleil, tu voyageras jusqu’au lieu que j’ai indiqué à ta supérieure. Mes hommes t’attendront pour te mener jusqu’au QG de la Ligue des Ombres »

J’ai du mal à croire que des caméras ou des micros soient installés dans un tel lieu de la Citizenry mais prudence est mère de sureté, surtout en ce qui concerne mon organisation. Je ne donnerais jamais de telles informations sans prudence. Adeza débarquera donc dans un endroit bien connu de la Ligue et si mes hommes constatent qu’elle n’a pas était suivis, elle sera accompagnée jusqu’au QG. De plus, je suis arrivée seule ici et ressortir avec quelqu’un pourrait attirer l’attention. Replaçant correctement mon chignon et ramassant mes lunettes, j’adresse un dernier message à ma nouvelle camarade.

« Quant à toi Astarte, si tu souhaites prendre contact avec moi, tu sais désormais comment le faire »

Elle comprendra aisément que l’endroit indiqué un peu plus tôt est constamment surveillés par mes hommes, c’est une femme intelligente et ce genre de sous-entendus n’est pas bien difficile à décrypter. Si une femme sous les ordres d’Astarte fait son apparition dans un lieu connu seulement de la Ligue et désormais de la Citizenry également, elle sera accueillie au QG comme un allié. De l’ombre, je repasse à la lumière en quittant de cette pièce et entame mon long voyage pour rentrer auprès des miens.
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MessagePosté le: Jeu 20 Aoû 2015 - 17:59
Astarte ne voyait rien à redire de ce commun accord. Considérant que torturer un soldat de la Citizenry tenait du miracle et en tenant compte du fait qu’Astarte n’irait pas crier à ses troupes cette alliance secrète, seule Adeza et elle étaient pour le moment au courant. Le reste des forces de la Citizenry exécutait les ordres, il ne posait pas de questions. Qui plus était, les effectifs de Talia étant des professionnels de l’ombre, comment serait-il possible de faire le rapprochement entre une force de sécurité privée et eux? Non, à moins de le dire verbalement, à moins de vendre la mèche, personne ne serait au courant. Et c’était parfait ainsi. Talia avait mis le doigt sur tout le nœud de l’affaire : la surprise. Jamais la Terre ne s’attendrait à une invasion si subtile de la part de la Citizenry. Jamais les ennemis de Talia n’avaient affronté une telle force.

Astarte redevint donc Alexandra Tannis et raccompagna sa cliente à la sortie, apportant les précisions d’affaire d’usage. Si quelqu’un faisait de la surveillance, il n’y verrait que du feu. Rien dans l’attitude des deux femmes ne semblait indiquer un rapprochement quelconque. En fait, la « cliente » semblait simplement plus rassurée qu’à son arrivée et « Alexandra » un peu plus blasé. En apparence donc, une femme riche et influente qui vient solliciter un service de protection pour des broutilles. Un bel écran de fumée qui dissimulait considérablement plus qu’on ne pourrait le penser. Les apparences sauvegardées, Astarte retourna à son bureau pour se lancer dans de nouveaux préparatifs dont une série de missions d’espionnage et d’assassinat à l’attention de Talia. Il fallait déjà prendre de l’avance, ne serait-ce que pour en arriver à la grande finale plus tôt.

Oui… Grâce à Talia et ses forces, l’invasion pourrait commencer beaucoup plus tôt que prévu. Avec de vrais espions pour l’aider à s’y retrouver avec la Terre et ses nombreuses factions, elle pouvait couper de moitié ses estimés initiaux. Elle aurait sa revanche. Wonder Woman serait tuée. La Terre serait détruite. Les amazones exterminées. Et tout redeviendrait comme avant. Ou presque. Sa fille serait toujours morte mais au moins elle l’aurait vengé. Et ensuite… La Citizenry continuerait à tout détruire sur son passage pour maintenir sa flotte en état et nourrir ses troupes. Elle aurait une belle addition par contre : la Ligue de l’ombre. Talia était bien trop utile pour être bêtement sacrifiée. Et bon, la notion de respect étant très floue au sein de la Citizenry vis-à-vis de ses non membres, on pouvait dire que Talia avait au moins une parcelle de ce dernier. Un exploit en soi.

L’heure de la vengeance arrivait. Par elle. Pour Talia. Elle se ferait une joie non feinte d’exterminer les ennemis de l’assassin. Et bientôt, le déploiement de cette poussière d’arsenic modifié allait faire des ravages et faire connaitre à la Terre et à sa population une partie de la douleur qu’elle avait endurée en perdant son enfant. Il faudrait penser à fournir à la Ligue de l’ombre un antidote. De retour dans son bureau, Astarte fit une des choses les plus difficiles à faire pour elle, surtout depuis la mort de sa fille. Un simple effort musculaire certes mais qui lui demandait toujours autant d’efforts. Quand vous avez tout perdu et que vous considérez ne plus vivre… Ce n’est pas une chose aisée. Regardant par la fenêtre cette ville qui lui servait de refuge, elle repensa à son plan. À ses objectifs. Elle trouva alors la force le de le faire. Une vision terrifiante quand on connaissait le personnage.

Astarte sourit.
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