Greenville. Population: en déclin (PV Cheshire) (Terminé)

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MessagePosté le: Dim 23 Aoû 2015 - 0:10
Le partenariat entre la Ligue de l’Ombre et la Citizenry avait commencé à rapporter des bénéfices presque immédiatement après que l’entente fut conclue. En fait les choses avaient dépassées les attentes d’Astarte au point où quand Talia emprunta quelques-uns de ses commandos à des fins de formation, l’Impératrice du Serpent d’Argent n’avait pas hésité une seconde à lui fournir lesdits commandos. En échange de quoi, elle avait envoyé une partie des commandos restants servir de « muscles » aux espions et aux assassins de Talia. On dit rarement non à des combattantes d’élite bâties comme des chars d’assaut. Et de toute façon, Astarte considérait cette alliance comme trop importante pour faire preuve d’égoïsme. Elle avait un réel respect vis-à-vis de Tala Al Ghul. Une chose rare. Très rare. Extrêmement rare.

Cela plaçait toutefois Astarte dans une situation particulière. Elle avait désormais un nombre insuffisant de troupes disponibles pour s’adonner à des actes terroristes visant à faire courir les super héros après leur queue. C’était un peu normal. Entre ses troupes en formation avec la Ligue, celles affectées pour protéger la Ligue et celles en charge de s’occuper de sa fausse agence de sécurité privée… Il ne restait qu’elle pour faire le travail. Il faudrait donc trouver quelqu’un d’autre pour l’assister dans ses projets. Il lui fallait une mercenaire. Elle en avait fait part à Talia et elle avait fait ses propres recherches et un nom était ressortit. Une femme répondant au patronyme de Cheshire. Et donc, elle lui avait donné rendez-vous pour un petit entretien d’embauche pour un contrat grassement payé et impliquant… Une quantité plus qu’appréciable de chaos.

Elle avait choisi une cible. Une ville. Il ne lui restait plus qu’à voir si la mercenaire accepterait le contrat. Évidemment, elle ne pouvait pas se présenter comme étant Astarte, Impératrice du Serpent d’Argent. Talia était fiable, au sens où elle avait besoin d’Astarte et Astarte avait besoin de l’expertise de Talia. Mais… Les mercenaires étaient notoirement indignes de confiance. À ce juste titre, elle décida d’user d’une des nombreuses fausses identités qu’elle avait créé en venait sur terre. Aujourd’hui, elle était Anastasia Sarris. La technologie de la Citizenry permettait certains changements cosmétiques et même ceux qui la connaissait bien ne l’aurait pas reconnu. Elle se présentait désormais sous les traits d’une rousse aux yeux gris, à des lieux donc de sa véritable apparence. Elle avait donné rendez-vous à Cheshire à South Valley, New York.

Une ville anciennement abandonnée pour un projet de barrage puis repeuplée faiblement. Au recensement de 2010, on dénombrait 264 personnes. Maintenant que « Anastasia Sarris » était arrivée en ville, l’endroit ne comptait qu’un habitant. Elle. Le reste avait été massacré, les corps évacués et la ville était devenue fantôme en l’espace d’une nuit. C’est là que Cheshire devait se rendre. Un point de rencontre. Pas le lieu d’exécution du contrat. Confortablement installée dans ce qui avait servi à la ville d’hôtel de ville, elle attendait dans le siège de l’ex magistrat local l’arrivée de Cheshire. Et elle saurait quand elle arriverait. La technologie de la Citizenry était à des kilomètres de ce que la terre pourrait produire. Et quand la mercenaire arriva, avant même de poser la main sur la poignée de porte de la pièce, la voix d’ « Anastasia Sarris » se fit entendre.


« Ah… Mon invitée est finalement arrivée. Entre… Entre… Nous avons à parler affaire toi et moi. J’espère que tu as un goût prononcé pour le chaos, les explosions et la mort parce que je compte te recruter pour une opération qui va laisser de très profondes marques sur le paysage américain. Tu sais combien je propose de payer. C’est ouvert à la négociation si tu veux plus. Je ne suis pas du genre radin. »
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû 2015 - 11:07
Il n'était nullement dans les habitudes de Cheshire de décliner un contrat surtout lorsqu'un nombre plus que satisfaisant de zéro s'y trouvait. Elle ne s'attendait jamais à un quelconque piège puisque si on tentait de la rouler, on finissait en pièces. Donc, elle fonçait toujours rencontrer son commanditaire ou tuer directement la personne ciblée.
Aujourd'hui, elle devait rencontrer une femme du nom de Sarris qui lui avait promis une belle récompense et surtout du chaos. Ce mot résonnait toujours dans la tête de la mercenaire, elle avait compris depuis plusieurs années qu'elle était vraisemblablement née pour semer le chaos. Alors, quand on lui donne rendez-vous dans une ville déserte et qu'on n'a aucunement peur de se trouver seul avec elle et croiser son regard, Cheshire sait qu'elle peut venir en toute tranquillité et être sûre qu'elle aura son chaos.

Elle s'était équipée comme à son habitude de ses armes fétiches et avait enfourché sa moto pour rouler jusqu'à l'état de New York où se trouvait la ville en question. Quand elle y arriva, elle pût voir elle-même que la place était effectivement abandonnée. Mais celle qui l'avait contactée était bel et bien là. Puisque les alentours étaient vides de toute présence humaine, Cheshire trouva inutile de jouer les chats qui disparaissent et décida d'entrer dans l'hôtel de ville par la porte principale. Chose qu'elle faisait très rarement, voire jamais. Elle avança dans l'entrée et poussa la porte du bureau.

La voix de ce qui semblait être visiblement sa commanditaire résonna dans la pièce. Une femme de taille plus haute que la normale aux yeux transperçants et aux cheveux roux tombant sur ses épaules l'attendait. Chaos, explosion, mort? L'aura que dégageait cette femme plut immédiatement à Cheshire. Était-il nécessaire de converser davantage? La jeune femme était du genre rapide, elle souhaitait se mettre au travail le plus tôt possible.

- Qui dois-je éliminer? demanda-t-elle simplement en fixant son interlocutrice.

Elle était restée debout face à elle, les mains posées sur les hanches. Une assurance extraordinaire planait autour d'elle et se faisait comprendre dans sa manière de lancer ces quelques mots. Elle ne ratait jamais ses coups, cette femme pouvait -devait lui faire confiance.
Concernant le prix, elle aurait pu demander un peu plus comme le lui proposait Sarris, mais elle perçut dans sa voix quelque chose qui lui disait "contente toi de ça c'est déjà bien assez". Du moins, c'est ce que Cheshire ressentait! Et puis elle aurait un assez beau pactole, elle désirait surtout répandre la mort comme il lui avait été promis.
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MessagePosté le: Ven 28 Aoû 2015 - 16:07
NB: La ville de Greenville mentionnée dans ce sujet est fictive, inventée de toute pièce par moi. Après validation auprès d'un membre du staff, j'ai eu l'autorisation d'en faire ce que je veux puisqu'elle n'existe pas "réellement". Cela inclus la rayer de la carte. Twisted Evil



Une femme de peu de paroles? Bien. Quand on sème la mort et la destruction, aucun besoin de verser dans les grandes envolées lyriques. Elle risquait de bien s’entendre avec la mercenaire. Mais à la question qui dois-je tuer? Un sourire de prédateur se dessina sur les lèvres d’Astarte. La question ce n’était pas qui. C’était combien. Car dans les plans d’Astarte, c’était l’élimination complète de la population de Greenville. Laquelle? Car il y a quand même au moins vingt-deux villes portant ce nom aux États-Unis. On parle de Greenville,  dans l’état de New York mais pas celle du Comté de Greene. Une AUTRE Greenville. Une ville de 215 321, la centième ville la plus peuplée des États-Unis, ayant récemment déclassé San Bernardino en Californie. Restait à savoir si Cheshire était à la hauteur de la tâche. Gageons que oui…

Pourquoi cette cible? Un, elle était près de la ville de New York, un des bastions de super héros et deux, sa population était suffisante pour causer la panique. Mais le plus beau dans tout cela, c’était que Greenville ne serait pas détruite par une simple boucherie, non. Ce serait… Petit joueur. Sans originalité. Non il y avait plus amusant encore. Utiliser la technologie pour faire le travail. Oh il y aurait des victimes bien avant de faire usage de l’équipement sélectionné par Astarte, bien sûr. Elle allait laisser Cheshire s’amuser un peu. Pour commencer, là où elles allaient, il faudrait éliminer les gardes de sécurité et l’ensemble du personnel du bâtiment en surface, sans qu’une alarme se déclenche, ensuite il faudrait descendre dans le laboratoire de recherche et liquider des troupes de choc ainsi que l’équipe scientifique au grand complet et ENSUITE configurer la machinerie.

Mais Astarte aurait l’occasion de revenir sur le plan avec Cheshire. Chose certaine, physiquement, la mercenaire n’avait pas grand-chose à envier aux autres femmes. Chose certaine, elle irradiait d’une aura de confiance que l’Impératrice du Serpent d’Argent espérait être justifié. Entre trop de confiance et arrogance, il n’y a qu’un pas. Cela dit, si les rapports fournit par Talia étaient exacts, elle avait alors la femme de la situation. Tant mieux. Les gens qui s’encombraient de principes moraux étaient des nuisances quand venait le temps de faire le nécessaire. Et comme dit plus tôt, elle paierait une petite fortune de plus si nécessaire. L’essentiel était que Cheshire l’accompagne parce que seule, elle serait obligé d’utiliser trop de technologie de la Citizenry donc extra-terrestre. À elles deux… Non. Personne n’échapperait au carnage. Au désastre.


« Qui? Tu penses vraiment que je vais t’énumérer 215 321 noms? Non. Nous allons éliminer la population de Greenville, une des deux villes de l’état de New York à porter ce nom. Pour commencer, nous devons éliminer toute présence humaine dans un centre de recherche, prendre un ascenseur et faire le même travail avec le laboratoire secret souterrain. Ensuite, seulement ensuite on fait tout sauter.

Tu es Cheshire. On m’a assuré que tu étais la meilleure. Si j’en juge par ce que je vois, je suis prête à le croire. Mais que les choses soient claires par contre : aucune alerte ne doit être donnée. Discrétion en surface. Rendu au labo… Une seule consigne : fais-toi plaisir. Je te le propose pour la deuxième et dernière fois : veux-tu renégocier quelque chose dans ton contrat? Une fois en route, il sera trop tard pour changer d’idée. »
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû 2015 - 21:19
Sarris lui annonça la mission pour laquelle Cheshire avait été appelée. Celle-ci ne pût empêcher sa bouche de former un rictus lorsqu'elle comprit que c'était une population entière qui était ciblée. Elle était comme ça: folle et avide de sang. Elle n'y pouvait rien. Les consignes étaient claires et Cheshire n'eut rien à redire.

Quand la femme à qui elle faisait face insista sur la discrétion, la mercenaire acquiesça, le regard sombre. Elle ne plaisantait pas avec ces choses là et fut satisfaite de voir que la personne qui l'embauchait savait donner ses consignes. Sarris n'avait été que plus claire, et Cheshire se sentait prête à passer à l'action.

- Vous savez forcément ma réputation, milady , dit-elle quand elle entendit qu'elle était la meilleure pour ce travail.

Elle sous-entendait par là l'éradication complète du Qurac il y a quelques temps déjà, ceci effectué par Cheshire et Cheshire seulement. Évidemment qu'elle était la meilleure pour cela! Personne ne devait douter de ses capacités et elle fut flattée de voir que sa commanditaire était au courant de ses aptitudes.

S'amuser tout d'abord en supprimant quiconque respirera dans ce centre de recherche puis tout faire sauter allait devenir l'occupation favorite de la criminelle, elle le sentait. Tout cela en parfait camouflage bien entendu.

- Je vous l'ai dit, je ne suis pas si gourmande que ça lorsqu'on m'a déjà promit assez d'argent et assez de chaos.

Ce contrat semblait déjà parfait, pourquoi le changerait-t-elle au risque que cela tourne mal pour elle? Elle restait méfiante tout de même, elle ne pouvait compter que sur elle-même de toute façon. Il n'y avait plus qu'à espérer que la rousse soit de bonne compagnie.

Elle sourit en laissant transparaître malgré elle une certaine démence et affirma qu'elle était prêté à aiguiser ses lames contre n'importe quoi tant que du rouge en sortait. Ce contrat la sortait enfin de son train-train habituel qui constituait à éliminer à droite ou à gauche des PDG véreux et autre minables. Là, elle avait enfin de l'action, le tout servi sur un plateau par une gentille dame.
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MessagePosté le: Lun 31 Aoû 2015 - 5:15
Bien. Elle avait assez de sens commun pour savoir flatter son employeur dans le sens du poil, assez de modestie pour ne pas céder à la gourmandise et suffisamment de professionnalisme pour suivre les ordres sans discuter. Oui… Cheshire ferait parfaitement l’affaire. Elle n’avait pas trop le choix. Elle ne le savait pas encore ça mais la Citizenry ne tolérait aucun échec. Conséquemment, si la mercenaire venait à faire quelque chose de travers, cela lui serait inévitablement fatal. Astarte savait cacher son jeu. Là, elle avait l’air d’une femme de haute stature avec un port altier qui imposait le respect. Impossible de se douter qu’elle commandait à des millions de troupes. Elle avait plus l’air de ce genre de personnages capables de planifier les pires coups tordus et qui avaient besoin de « muscles » pour faire avancer leurs projets. Rien de plus.

Et c’est justement la personne qu’on a tendance à ne pas trop sous-estimer qui s’avère la plus dangereuse du lot. Cheshire avait quelque chose de… Particulier dans le regard. Elle attirerait plus d’attention que cette rousse aux yeux gris portant une combinaison moulante à capuche et une cape. Certes, elle n’était pas la plus discrète en ville mais Cheshire était une figure connue et réputée pour être dangereuse. Du coup, elle ferait non seulement honneur à sa réputation mais elle était aussi la distraction idéale. Mais Astarte ne resterait pas dans cette tenue longtemps. Elle demanda à Cheshire de l’attendre devant le garage municipal, qu’elle en avait pour une minute. Quand elle rejoignit la mercenaire, elle était désormais habillée comme on pourrait s’attendre de voir débarquer ces employés des grandes firmes de transports de fonds. Drôle de déguisement?

Pas tant que cela car dans le garage se trouvait un fourgon blindé qui servirait de transport jusqu’à Greenville. C’était un tort des grands dispositifs de surveillance des États-Unis. Si cela porte un badge, même de garde de sécurité, on porte moins attention. Autant dire que le trajet fut parfaitement silencieux, Astarte ne parlant pas, se contentant de conduire. Trois quarts d’heure plus tard, un fourgon blindé se garait dans le stationnement souterrain du centre de recherche. Deux minutes plus tard, une grande rousse faisait son entrée et prenait la direction du poste de sécurité. Trois minutes plus tard, les caméras envoyaient en boucle la même image et les alarmes étaient mises hors service. Et après cela… Cheshire fit son entrée. Le carnage allait pouvoir commencer. Astarte eut un reniflement dédaigneux pour les concepteurs de ce bâtiment.

S’il n’y avait pas eu de vitres opaques pour cacher le regard des curieux, n’importe quel passant aurait pu voir ce qui était en train de se produire et appeler la police. Si la musique d’ambiance n’était pas de style plus jazzé, plus rythmé, s’il s’était agi de classique, par exemple, l’agitation aurait été audible bien plus tôt. Mais surtout, surtout, si toutes les portes n’avaient pas été conçues pour être verrouillées à distance, peut-être que quelqu’un aurait pu en réchapper. Astarte avait en ce moment à son actif un trio de gardes morts. Propre. Expéditif. Juste ce qu’il fallait pour ouvrir la voie. Cheshire, en revanche, c’était une toute autre histoire. Si cette femme était démente, c’était bien d’une soif du carnage en guise de cause principale. Chose certaine, l’impératrice du Serpent d’Argent ne regrettait pas son investissement. Quel magnifique, magnifique spectacle…
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MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 20:30
Cheshire attendit que tout soit prêt pour pouvoir entrer sur scène et offrir à la population sa plus belle prestation: faire disparaître toute trace de vie en quelques minutes. Starris étant partie de son côté, et alors que les caméras avaient été trafiquées et les portes verrouillées, la mercenaire montait les escaliers qui menaient au couloirs principaux du centre de recherches. Au bout des escaliers, deux gardes silencieux regardaient droit devant eux. Cheshire continua accroupie son ascension et, se relevant entre les deux hommes, elle les neutralisa à l'aide de se saïs. Les corps furent déplacés sur les marches d'escaliers plus bas dans la pénombre. Elle avançait toujours en mode infiltration, se cacha derrière un renfoncement dans un mur lorsqu'elle vit un autre garde marcher et le mit KO à son tour quand il passa devant elle.

Il s'agissait de se rendre dans chacune des salles de ce centre de recherches et de mettre à terre une à une les bonnes gens s'affaissant à leur travail. Sur son chemin, la première pièce se trouvant fut un bureau. Cheshire entra toujours accroupie et se releva rapidement en jetant son saï vers l'homme assis à une table d'acier. Une jeune femme en blouse entra avec des documents à la main et n'eut pas le temps de pousser un cri que ses feuilles tombaient lentement au sol taché de rouge. La mercenaire répéta cette même action dans les trois bureaux côte à côte.

Elle continua sa mission en traversant un long couloir blanc qui menaient à plusieurs laboratoires. Un homme sortit du laboratoire le plus proche de Cheshire et celle-ci réagit au quart de tour en le griffant au cou. L'homme fut stoppé et tomba lourdement par terre, non seulement égorgé mais aussi empoissonné. Elle pénétra dans la salle et tout se déroula très vite: les cinq personnes présentes ne la virent à peine pas courir jusqu'à eux et leur trancher la gorge un à un.

Dans cette même salle, une porte menait au laboratoire d'à côté. Cheshire jeta un coup d'œil dedans pour y trouver deux femmes et un homme vêtus de blanc ainsi qu'un garde posté un peu plus loin à la porte d'entrée de ce laboratoire. Elle s'élança en projetant son saï dans le dos du garde et effectua une rondade la menant droit devant deux des scientifiques. Elle les propulsa de ses puissants bras vers le sol et lança son deuxième saï vers le troisième chercheur. Se baissant, elle neutralisa les deux à terre. Après avoir récupérer ses armes, elle fit de même dans les deux salles voisines en quelques secondes.

Starris lui avait bien dit qu'il fallait s'occuper tout d'abord de toute présence humaine dans le centre de recherche avant d'aller faire le même boulot dans ce laboratoire secret. Elle avait fait s'évanouir tout souffle dans cette aile du bâtiment -mis à part celui de Starris c'était entendu, et devait continuer dans l'autre partie du centre. La jeune femme s'orienta vers celle-ci, en toute discrétion, et entra dans un bureau où discutaient cinq gardes. Un duel de deux minutes se fit entre elle et le dernier garde après avoir vu ses collègues se faire décimer à une vitesse foudroyante.

Une grande salle où étaient disposées des machines à café et armoires débordantes de paperasse attendait Cheshire. Une demi-douzaine de scientifiques s'y étaient retrouvés mais ne purent jamais finir leurs discutions. Un de ces hommes avait réussi à courir hors de la salle mais fut aplati brutalement par une Cheshire en rogne face à une de ses proies tentant de s'enfuir. Après l'avoir arrêté pour de bon, elle se releva et rangea ses saïs dans les pochettes accrochées à ses cuisses.

L'espérance de vie de la population de Greenville touchait doucement à sa fin.
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MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 21:46
Bien. Elle savait y faire et c’était tant mieux. Certes, la Citizenry aurait pu faire le travail mais les ressources d’Astarte devaient être utilisées pour ce qui était prioritaire et les tactiques de diversion passaient au second rang. Un travail impeccable, à n’en pas douter. Aucune hésitation, pas de perte de temps, juste une progression méthodique et professionnelle. Décidément Talia Al Ghul savait faire d’excellentes recommandations. Bientôt il faudrait se déplacer vers les installations secrètes et la partie amusante commencerait. C’était trop facile de triompher de civils et de gardes formés de façon primitive. Sous leurs pieds se trouvait un laboratoire militaire, une de ces fameuses « Black Ops » avec des troupes d’élite et des scientifiques mercenaires parfaitement capables de se battre. Oh ils étaient tous condamnés.

Asarte se dirigea d’un pas tranquille pour rejoindre la mercenaire et bien qu’elle soit passée dans le chemin sanglant que c’était taillé la mercenaire, elle arriva dans la pièce où s’était déroulé le dernier acte propre et immaculée, comme si elle venait à peine d’arriver sur place. Un des cadavres remua et sans même esquisser le plus petit rictus ou montrer la moindre expression, elle lui brisa la nuque avec le même naturel que si quelqu’un mettait du lait dans ses céréales. Silencieuse comme la mort, elle se contenta d’un regard en direction de Cheshire et pourtant sans avoir rien dit, elle avait félicité Cheshire de façon bien plus explicite que si elle lui avait fait un discours de douze pages. Avec Astarte, tout se jouait dans le regard. La grande patronne entra ensuite dans une salle de bain et ressortit habillée comme un officier de l’armée américaine. Une tenue plus adaptée.

On pourrait rigoler sur son sens du déguisement… Mais Astarte avait assassiné son sens de l’humour en même temps que son sens de la pitié. Mieux valait éviter. Menant Cheshire jusqu’à l’ascenseur, elle entra un code secret sur les touches d’étage et la cabine commença à descendre puis à afficher des chiffres négatifs. Il faudrait encore un petit moment avant d’arriver, plus qu’il n’en fallait pour donner des ordres. Plus qu’il n’en fallait pour exposer un plan. Cette opération, l’Impératrice du Serpent d’Argent la planifiait depuis de longs mois déjà. Elle ne laisserait personne venir interférer. Greenville serait rayée de la carte, point final. Elle voulait déstabiliser les forces et les joueurs en place et elle le ferait. Chesire n’avait aucun besoin de savoir pour qui elle travaillait. Elle avait juste besoin de faire son boulot et encaisser sa paie.


« Le premier poste de garde est manié par trois soldats. Un à la console pour donner l’alarme et s’occuper des scanners et de de chaque côté de la porte. Tu t’occuperas des deux gardes. Je me charge de l’imbécile derrière sa vitre blindée. Une fois neutralisé, nous aurons très exactement vingt secondes pour couper l’alarme. Je m’en charge. Toi, tu devras faire en sorte de dissimuler les corps.

Si tout se passe comme prévu, tu passeras ensuite dans un corridor avec une salle de garde à ta droite. De VRAIS soldats. Ils seront une douzaine mais plus ou moins préparés car en repos. Si tout ne se passe pas comme prévu, j’espère que tu sais éviter les balles car nous aurons plus que des êtres de chair et de sang qui nous prendront pour cible. Dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent, tu fonces. Et tu ne regardes pas en arrière. »
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MessagePosté le: Sam 3 Oct 2015 - 0:34
Cheshire suivit Sarris jusque dans l'ascenseur. Elle l'avait vu lui adresser un regard des plus gratifiants et ensuite se changer. Dans l'ascenseur, elle lui donna ses indications. Elle semblait maîtriser son plan à la perfection, ce qui ne déplut pas bien entendu à la mercenaire. Tout était clair et la moindre erreur n'était pas permise. Mais il n'y en aurait pas. Depuis plusieurs minutes qu'elles se trouvaient dans le centre de recherche, aucun justicier n'avait osé montrer le bout de son nez. Il était vrai que cela aurait pu ralentir la mercenaire et son employeur. Mais vu d'ici, tout allait parfaitement bien se passer... Cheshire regardait toujours droit devant elle dans l'ascenseur attendant impatiemment que les portes s'ouvrent. Elle était née pour ce genre de combat. Avec une telle récompense à la clé, hors de question de se laisser aller. Elle était la meilleure.

La jeune femme n'attendit pas une seconde de plus pour s'élancer hors de l'ascenseur quand celui-ci ouvrit ses portes. Le dos courbé et la tête relevée, elle courait avec une agilité féline dans le couloir menant au poste et rasait les murs jusqu'à en être toute proche. Deux soldats bien équipés étaient effectivement positionnés de chaque côté de la porte qui menait à la pièce. Cheshire taillada la cheville de chacun des deux hommes à l'aide de ses deux saïs et se releva soudainement droite pour les égorger d'un geste vif, sans s'occuper de ce que faisait Sarris, menant très certainement à bien son rôle. La mercenaire était toujours perplexe quant au costume des gardes: un gilet pare-balle et un casque très protecteurs mais une ouverture au niveau du cou... Tant pis pour eux. Cheshire devait obéir aux ordres. Non sans plaisir.

Elle fit entrer les deux corps en les tirant sur le sol et les entassa contre un des murs du poste avant de pousser une armoire pesant lourd devant eux. Le corps du soldat posté devant la console dont Sarris s'était occupé fut de même entassé derrière l'armoire. Ceci étant fait, la jeune femme à la chevelure noir de jais sortit du poste et avança dans le corridor. La salle où de vrais soldats -comme les avait appelés Sarris, se trouvaient était à quelques mètres de  Cheshire. Tandis que son associée s'occupait de l'alarme, elle respira un bon coup avant de pénétrer dans la salle.

Les hommes la voyant surgir face à eux, ils agrippèrent leurs armes. Deux furent moins rapides et, les plus près de la porte d'entrée, ils subirent les coups tranchants des lames puis tombèrent à terre en se tenant fermement le cou, et le reste ouvrit le feu sur la criminelle qui bondissait de bureau en chaise et de commode à épaules de soldats. Elle les éliminait un à un avec une facilité déconcertante.
Mais tout comme Sarris l'avait prévenue, Cheshire affronta un groupe expérimenté et rapide. Elle évitait les balles du mieux qu'elle pouvait et avait pour priorité de désarmer les quelques soldats restants. En sautant par-dessus un, elle lui retira vigoureusement son arme mitrailleuse et assena un puissant coup sur le visage protégé d'un autre qui recula d'un pas mais raffermit ses bras tenant son arme à feu dirigée sur la jeune femme. Elle se baissa vivement et le soldat désarmé reçu les balle de plein fouet. Elle lança ses deux saïs en direction d'un homme et, les poings serrés, en cogna un deuxième sévèrement et le mît à terre après s'être baissé pour le faucher avec sa cuisse musclée. Une demi-douzaine d'hommes armés et désarmés tentaient de la stopper. Elle courut derrière l'un deux en slalomant entre d'autres et lui brisa la nuque.

C'est alors qu'elle évita une mitraille mortelle, tournant judicieusement son corps dans les airs et sortant son katana de derrière son dos afin de parer les balles tirées sur elle. N'ayant plus de saï à disposition, elle se servir donc de sa longue lame fétiche pour faire ricocher les balles sur les soldats dans la pièce puis engagea derechef le combat avec cette nouvelle arme blanche, qui en fit tomber deux au sol.

Elle enfonça son katana dans le ventre d'un soldat, passant outre son épais gilet, et assomma un autre avec un high kick ravageur avant de lui couper de même le souffle définitivement. Un seul homme restait face à la mercenaire. Entouré de ses collègues, il la fixait, elle qui pouvait apercevoir son œil d'une couleur claire derrière la vitre brisée de son casque. C'était à celui qui bougerait le premier. Mais contrairement à lui, Cheshire n'avait perdu qu'un infime pourcentage de son énergie si celle-ci se mesurait en pourcentage. Tenant son katana de des deux mains, elle fronça le regard et fonça vers lui. Il souleva alors rapidement son arme et voulu faire feu, mais c'était sans compter sur l'extrême vitesse de son ennemi qui arrivera sur lui tel un fauve et le propulsa contre le mur tout en lui lacérant le gilet pare-balle. Un flot rouge recouvra entièrement la mercenaire qui fit un salto arrière et rangea dans son dos son arme. Elle ramassa sur un des corps ses deux saïs et se retourna vers la porte.
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MessagePosté le: Sam 3 Oct 2015 - 5:43
Si Cheshire avait pris le temps d’observer ce que son employeur avait fait, elle se serait rendu compte que la situation était plus étrange encore que cette ville fantôme qui ne l’était pas au moment où elle y avait été conviée. Aucune technologie humaine ne pouvait pénétrer un verre blindé et tuer quelqu’un derrière en laissant la paroi intacte. Et pourtant c’était bel et bien le cas. Le soldat avait été tué sans aucune blessure apparente. Dommage que la mercenaire ne soit pas plus observatrice, auraient dit certains. Pour Astarte, c’était parfait. Cheshire n’était pas payée pour poser des questions. Et pendant que l’humaine s’amuserait avec les soldats… « Sarris » irait se charger de son côté de deux ou trois petites choses. Parce que bon, elle avait des objectifs secondaires dont elle n’avait pas parlé à son employée du moment. Pourquoi?

Parce que ce n’était pas essentiel. Cheshire avait besoin de savoir uniquement ce qui était utile à la mission. Les plans à long terme de la Citizenry ne la concernaient pas. Ce qu’était la Citizenry ne la concernait pas non plus. En fait il y avait bien des choses que, si elle avait vraiment pris la peine d’y réfléchir, l’aurait amené à confronter son employeur. Sauf que Cheshire était une vraie mercenaire. Payée pour une tâche et pas pour une autre. Si elle faisait du zèle, tant mieux. Mais questionner ses patrons? Allons donc. Ce n’était jamais une bonne idée. Comme Astarte le disait souvent : ne me pose pas de questions et je ne te dirai pas de mensonges. Et dans certains cas, elle ne disait rien. Elle tuait simplement celui qui avait l’audace de questionner. La Citizenry se basait sur un principe simple : l’obéissance aveugle. Et Astarte était la chef incontestée.

Donc, en parallèle, pendant que Cheshire allait répandre la mort sur son passage, Astarte était en train de déployer un virus dans le système informatique qui, lorsqu’inévitablement une enquête serait déclenchée pour essayer ce qui était arrivé à la ville, se déploierait pour répandre encore plus de chaos sur son passage. C’est que quand même, il ne fallait pas sous-estimer les possibilités à long terme d’un attentat. Il y avait toujours plus qui pouvait être fait à partir d’un premier élément. Et comme le virus avait été codé comme des humains l’auraient fait, impossible de suspecter une intervention extraterrestre. La Citizenry avait un objectif : rester le plus longtemps possible dissimulé jusqu’à ce que le temps de la seconde invasion arrive. Et ensuite, seulement ensuite, la Terre se rendrait compte du merdier dans lequel elle se trouvait. Ce serait trop tard…

Son sabotage terminé, elle se rendit d’un pas tranquille vers la salle où Cheshire opérait et un soldat qui sans doute était en patrouille était arrivé par derrière dans l’angle mort de Cheshire pour lui tirer dessus. De deux choses l’une : l’adversaire était un homme, ce qui était déjà une raison pour le tuer et il faisait preuve d’une lâcheté absolument insupportable. Quand Cheshire enregistra la menace et se retourna pour faire face au soldat, elle devait s’attendre à lui planter un saï dans le corps. Ceci dit, quelque chose clochait avec cet adversaire en particulier : là où aurait dû se trouver son cœur, un trou irrégulier laissant voir le mur derrière lui avait remplacé ce qui aurait dû être. Plus curieux encore car le soldat portait une sorte d’armure de combat. Et si Cheshire cherchait la cause logique d’une telle blessure, elle aurait droit à une surprise de taille.

Le poing de Sarris était couvert de sang, ce qui indiquait que c’était ELLE qui avait infligé cette blessure mortelle. Et c’était d’autant plus étrange qu’un poing puisse passer au travers d’un alliage composite extrêmement résistant. Il faudrait une force prodigieuse pour réussir un coup pareil. Surhumaine. Pourtant à part une taille nettement supérieure à la normale, Sarris s’était comportée et avait agi comme une personne ordinaire. Jusqu’à… Maintenant. Comptait-elle se justifier d’une quelconque façon? À voir ce même air impassible et inexpressif, probablement pas. En fait elle se contenta de dire : je ne me souviens pas t’avoir autorisé à mourir, avant de quitter la pièce sans plus de cérémonie. Même si Cheshire n’avait pas l’intention de poser de question, une s’imposait d’elle-même : pourquoi recruter une mercenaire quand on peut faire… Ça…

Mais la réponse attendrait car le temps que Cheshire reprenne ses armes et suive le mouvement, de nombreux cris de douleur et de râles d’agonie purent être entendus et quand Cheshire arriva dans le corridor suivant il devait y avoir une dizaine de morts permettant de suivre son employeur à la trace. Encore une fois, aucune blessure visible mais tous étaient bel et bien mort. Et cette étrange femme pleine aux as et aux ressources décidément plus qu’intrigante était tranquillement installée devant une nouvelle console à s’occuper de faire… Quelque chose. Elle ne disait presque rien à Cheshire, en fait. C’était peut-être mieux ainsi. Un employeur qui parle trop est soit « insécure », soit trop imbu de lui-même et donne invariablement une mauvaise image à ceux qu’il emploie. On ne pouvait pas dire qu’Anastasia Sarris donnait ce genre d’impression.

Elle donnait une impression de force et d’une froideur calculée. On a souvent tendance à penser que les pires monstres sont des brutes sanguinaires : n’importe qui avec une tête aurait peur d’elle. Pas par couardise. Parce qu’il existe des forces de la nature qu’il vaut mieux ne pas provoquer. Et définitivement, cette femme n’était pas comme les autres et assurément à prendre très, très, très au sérieux. Quelqu’un capable de planifier un tel massacre, un attentat terroriste aux proportions génocidaires et qui ne démontrait que bien trop peu d’émotions était forcément le genre d’être capable du pire et pouvant dormir sans le moindre problème malgré tout. Et ce silence. Ce silence qui semblait faire écho à quelque chose d’extrêmement sombre, comme la noirceur des abysses ou la mort elle-même… À vous démolir les nerfs sans le moindre effort.


« Nous approchons du but. Et nous sommes en avance.Ce second point de sécurité protège l’accès au laboratoire. Il y a dans cette pièce en même temps une centaine de personne. Toutes sont armées. Aucune ne doit rester en vie. J’entre en premier. Libre à toi de garder la porte pour les empêcher de fuir ou de me suivre. Pour moi, c’est de peu d’importance. Tant qu’il n’y a pas de survivants. »

Sans laisser le temps à Cheshire de répondre, elle était déjà dans le corridor, sans même prendre la peine de se mettre à couvert et elle ouvrait la porte menant à une pièce où scientifiques mercenaires et soldats d’élite, tous armés, se trouvaient. Une centaine de personnes toutes capables de tuer sans hésitation et elle venait d’entrer là-dedans comme on entre dans un supermarché, sans même un gilet pare-balle. Ce n’était plus un excès de confiance en soi, c’était de la pure folie! Ou pas. Les bruits d’un rude combat se firent entendre et quand Cheshire se jeta à corps perdu dans la bataille elle put découvrir l’ampleur du carnage. Des morts. Du sang. Et une sauvagerie qui n’avait rien d’humain. Mais le pire, c’était le silence de « Sarris » et son regard sans joie. Comme si tuer était aussi naturel que de respirer ou de dormir le soir.

Elle était entré il y avait quoi, quinze secondes tout au plus? Il y avait déjà deux douzaines de morts et si certains avaient eu une mort rapide, certains avaient été mis dans un état de démembrement ou d’éviscération qui laissait à penser que le corps à corps était synonyme de suicide. Et elle ne s’arrêtait pas. Elle était comme une avalanche. Une fois lancée, impossible à arrêter. Ceci dit, la mercenaire aurait du pain sur la planche parce qu’à peine entrée dans la pièce, un véritable colosse en tenue de combat se jeta sur elle sans trop lui laisser le temps de réagir. Sans doute le genre de type shooté aux drogues de combat parce qu’à écumer comme ça, soit on avait mis un sanglier dans un corps humanoïde, soit ce type n’était pas tout à fait là. Dans un cas comme dans l’autre, ce serait un adversaire bien plus coriace que tous les autres. Mais serait-ce un défi pour la grande Cheshire?

Une chose était bien certaine cependant. Quelle que soit la conclusion, que la mission soit un succès total ou partiel, ce qui s’était passé ici, Cheshire ne l’oublierait pas de sitôt. Et si « Anastasia Sarris » avait besoin d’elle dans le futur, il était clair que le contrat serait particulièrement alléchant. Elle était pratiquement la patronne parfaite. Des ordres simples, un salaire royal, aucune restriction aux règles idiotes : c’était de transformer une passion, un grand jeu sadique en un art. Et puis bon qui sait. Peut-être que si Cheshire avait l’audace de poser une ou des questions, sa patronne du moment l’épargnerait et daignerait répondre plutôt que de simplement lui arracher la tête. Car c’est ce qu’elle venait de faire : arracher la tête d’un type, à mains nues et se servir du projectile pour mettre KO un autre adversaire. Particulièrement macabre mais redoutablement efficace…
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov 2015 - 18:03
Cheshire regardait Sarris droit dans les yeux à travers le corps troué du soldat. D'un regard fébrile, elle la remercia, sans mot, juste avec son regard. Cette femme n'était visiblement pas humaine. La force d'une Kryptonienne, d'une Amazone. Juste surhumaine. La mercenaire devait-elle se sentir en sûreté avec un employeur comme cela? Elle qui savait se défendre toute seule pouvait constater que cette femme était plus qu'un employeur, elle pouvait être une alliée. Cheshire ignorait le dessein qu'elle préparait au-delà de raser Greenville de la carte -car elle le savait, Sarris projetait sûrement plus qu'un simple attentat sur une seule ville- mais elle espérait que cette femme mette ses talents au service d'une grande organisation telle l'Injustice League. En tous les cas aujourd'hui elle faisait cela pour son compte et Cheshire était là pour l'aider. Enfin, si on peut dire qu'elle avait besoin d'aide...

Traversant un couloir semé de corps sans vie, elles arrivèrent devant une porte et Cheshire écouta les instructions de Sarris. Celle-ci fit ensuite irruption dans la salle sans se préoccuper de savoir si Cheshire allait la suivre. Mais bien sûr qu'elle allait la suivre. La mercenaire entra à son tour et constata avec admiration le nombre de soldats déjà à terre. Cette femme n'avait définitivement pas besoin de Cheshire. Et à vrai dire, se sentir presqu'inutile la mettait en rogne, mais elle n'en montra pas un signe. Énervement et admirations 'entremêlaient dans son esprit. Elle n'eut à peine le temps d'y réfléchir en fait, un géant armé jusqu'aux dents lui fonçait dessus. Cheshire fut projetée à l'autre bout de la pièce mais se releva l'instant suivant en secouant la tête. Elle était d'ordinaire extrêmement rapide, c'était la force et facilité à tuer de Sarris qui l'avait déstabilisée. Mais elle ne se laisserait pas avoir une seconde fois.

La brute épaisse n'en avait évidemment pas terminé et renfonçait tête baissé sur elle. Cette fois-ci elle effectua un salto arrière et atterri sur les épaules de l'homme qui courrait encore après avoir manqué sa cible. Il s'arrêta et tentait de l'attraper à l'aide de ses gros bras mais Cheshire l'évitait avec l'agilité d'un chat furtif. Elle sortit ses deux saïs et les planta dans chaque épaule, l'homme grognant de douleur mais l'attrapant enfin et la propulsant une fois de plus à plusieurs mètres de lui. Il arracha les deux armes et les laissa tomber à ses pieds. S'il en était ainsi, alors elle userait de ses poings et de l'avantage de sa petitesse face à cet homme mesurant à lui seul un diamètre de deux mètres. Cheshire bondit sous ses jambes et assena un coup de pied magistral là où ça fait mal puis le martela de coups de poings dans le dos. Elle récupéra ses saïs et fit le tour du colosse accroupie en lui tailladant les cuisses tandis qu'il tournait sur lui-même cherchant à s'emparer d'elle. Il y avait une ouverture dans son armure en dessous des aisselles, c'est là que Cheshire planta avec fureur sa lame et refit la même opération plusieurs fois, en se prenant une droite par la même occasion. Alors qu'elle essuyait le sang qui voulait de son nez elle vit la bête s'effondrer à terre. Coriace. Mais sous les coups rapides qui pleuvaient, cet adversaire ne pouvait plus rien.

Cheshire se retourna, évita un coup de matraque d'un soldat, lui envoya un coup porté au visage et trancha sa jugulaire à l'aide de ses feu lames. L'opération se répéta avec dix autres hommes tous plus déterminés les uns que les autres. Après des coups et du combat corps-à-corps interminable, Cheshire souffla et regarda droit devant elle. La mercenaire se dit que si pendant ces quelques minutes elle avait été occupée avec un seul homme balèze puis une dizaine seulement, alors Sarris avait dû se farcir tout le reste. Elle la vit triomphante au milieu de ce qui allait devenir un cimetière de soldats et scientifiques.
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov 2015 - 21:14
Ah… Cela la dérangeait de ne pas comprendre pourquoi elle avait demandé de l’aide alors qu’elle pouvait manifestement faire le travail seul. Bien. Bien… Peut-être qu’il y aurait une réponse à cette question. Peut-être que non. Mais une chose était certaine. Une femme comme elle ne prenait aucune décision à la légère et si Cheshire avait été recrutée, engagée pour cette tâche, c’est parce qu’elle était importante au déroulement du plan. Et puis personne ne payait une petite fortune juste pour le plaisir de dépenser. Non, définitivement, si Cheshire était de la partie, c’était pour une raison pour le moment obscure. Et puis bon, le carnage, ça se partage entre filles, non? La mercenaire était plus que compétente et permettait d’éliminer les ennemis à une vitesse phénoménale. Ce n’était pas son employeur qui s’en plaindrait. Loin de là.

« Pourquoi douter, Cheshire? Tu viens de tuer onze personnes. Certes, on pourrait argumenter sur le fait que j’ai fait le plus gros du travail mais ce serait idiot. Ces adversaires n’ont pas pu fuir car tu te trouvais entre eux et la sortie. En faisant ce que tu fais naturellement, tu as empêché l’ennemi de donner l’alerte. De mon point de vue, c’est un sans faute. Tu es plus qu’à la hauteur de mes attentes. Félicitations. »

Un imperceptible retroussement de la lèvre de son employeur signifiait qu’elle était contente. Un sourire, donc. Certes, on pourrait argumenter sur le fait qu’il fallait être attentif pour avoir vu ce mouvement presque invisible mais Cheshire était une professionnelle. Aisément dans le Top 3. Elle avait des facultés de combat hors du commun et une capacité de réflexion toute aussi phénoménale. Pour faire sourire cette femme, il en fallait énormément. Et c’était un effort plus titanesque pour elle d’esquisser ce « sourire » que d’arracher une tête. Ce qui voulait dire deux choses : la première, « Anastasia Sarris » était une psychopathe de la pire espèce et la seconde, Cheshire avait accompli l’exploit de gagner une parcelle de son respect. Même le ton à peine plus tiède de son employeur était un indice de sa satisfaction. Difficile à croire mais…

Enjambant les corps, cette femme qui était plus que cela s’approcha du centre de la pièce où trônait une imposante machine. Elle commença à pianoter sur un clavier et sur l’écran devant elle, toute sorte d’avertissement se mirent à apparaitre. Pendant qu’elle travaillait, Cheshire était de garde. Au bout d’une dizaine de minutes qui ne fut pas sans action (les ultimes éléments de sécurité se précipitant au combat et donc à leur perte), elle fit signe à Cheshire de s’approcher. Elle semblait lui indiquer de signer l’arrêt de mort de la ville en appuyant sur le bouton qui apporterait l’apocalypse. Un rare honneur qu’en théorie, le commanditaire se réserve. C’était mettre pendant un instant entre les mains de Cheshire les pouvoirs d’une déesse. Le pouvoir d’annihiler complètement… Un rare honneur et très certainement une occasion qui ne se répéterait pas dans le futur.


« À toi l’honneur de mettre un terme à toute vie à Greenville. En appuyant sur ce bouton, tu vas libérer la puissance d’une arme conçue pour tuer uniquement les humains et laisser les infrastructures intactes. Mais tu feras bien plus que cela. Tous ces gens qui vont mourir, ces collisions de voitures, ces incendies qui se déclencheront… L’apocalypse, signée de la main d’une artiste : Cheshire.

Ne t’en fais pas pour nous. Je dispose d’un appareil qui nous protégera toutes les deux. Je ne suis pas venue ici pour mourir et tu as de l’argent à dépenser, non? Simplement, il y a une différence entre regarder son adversaire avant de le tuer et simplement appuyer sur un bouton. Certains disent que c’est de la lâcheté. Moi? Je veux voir jusqu’où tu es prête à aller quand il s’agit de causer la mort et la désolation. Ne me déçois pas. »
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov 2015 - 23:38
Cheshire s'avança près de la console au milieu de la salle et vit le bouton sur lequel elle devait appuyer. Sarris lui confiait non seulement ceci mais en plus hisserait son nom sur un piédestal de terreur. La mercenaire l'avait déjà fait, elle pouvait le refaire. Ce fut quand son employeur lui dit qu'elle voulait voir jusqu'où elle pourrait aller que Cheshire émit une hésitation. Elle lui adressa alors la parole, elle osa enfin.

- Vous savez parfaitement de quoi je suis capable, vous n'avez pas besoin de preuve, dit-elle en regardant le bouton. J'ai éradiqué le Qurac à moi toute seule. Je vous ai été conseillée par quelqu'un qui savait visiblement mes aptitudes.

Ça ne rimait plus à rien. Sarris aurait emmené Cheshire pour appuyer en fait sur ce bouton? Visiblement ce n'était que pour cela même si elle lui avait dit plus tôt que Cheshire avait été d'une aide précieuse. Mille théories commençaient à se former dans son esprit, ce n'était vraiment pas le moment. Pourquoi doutait-elle maintenant? Elle qui venait de vanter une fois de plus son exploit sur le Qurac hésitait maintenant à éliminer une simple ville? Sa main ne voulait pas appuyer. C'était comme tomber dans un piège. C'était de la paranoïa là. Allez, appuie sur ce bouton de malheur et elle sera fière, tu seras récompensée. Oh non, voilà qu'elle devenait schizophrène. Les yeux de Cheshire restaient fixés droit sur le bouton, l'arme du crime de masse.

En fait elle ne l'avait toujours pas fait et les secondes passaient. C'était mort, elle avait se faire défoncer par Sarris si ce remue-ménage à l'intérieur de son esprit se remarquait. Mais en fait, elle assumait pleinement ceci. Elle n'avait posé aucune question depuis le début. Elle voulait juste savoir. Depuis deux minutes que ses pensées se bousculaient, elle n'avait rien laissé paraître. Ca ne lui ressemblait absolument pas tout ça, pourquoi avait-elle hésité? Elle se serait trucider toute seule si elle avait été une personne autre qu'elle-même.

Son hésitation se remarquerait probablement. Mais à la suite de ses mots dits un peu plus tôt, Cheshire leva enfin la main. Un grand coup de balai avait été passé dans sa tête. Elle n'avait personne sur Terre à protéger, à devoir quelque chose. Elle ne ressentirait rien après avoir commis ceci, elle ne sentait jamais rien en enlevant la vie.

Alors elle appuya.
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MessagePosté le: Ven 13 Nov 2015 - 2:06
Maintenant qu'elle avait appuyé sur le bouton et qu'elle venait de rayer Greenville de la carte, elles allaient pouvoir discuter sérieusement. C'était une chose que de l'avoir fait. De vanter ses exploits passés. D'éliminer des gens dont personne en vérité ne se souciaient réellement. Même si elle avait décimé la population d'une micronation d'Europe, jamais les États-Unis n'auraient sourcillé. Mais là, toute la partie changeait. Une ville près de New York venait d'être rayée de la carte.Lors de ses exploits précédent, la mercenaire avait laissé sa marque, son nom. Dans ce cas présent? C'était plus insidieux par contre. Il n'y aurait pas de traces. Pas d'indices. Aucun élément tangible pour trouver les coupables. La panique serait encore plus à son paroxysme que lors de n'importe quel attentat passé. Un attentat revendiqué apaise les esprits. Mais annihiler pour annihiler? L'être humain cède à la terreur la plus abjecte quand il ne comprend pas. Et là? Il ne comprendrait rien.

« Anastasia Sarris » regarda longuement sans rien dire la mercenaire, pré débat intellectuel et post débat intellectuel. Elle avait écouté ce que la mercenaire avait à dire. Le doute. L'hésitation. Même en étant la meilleure, elle avait encore des faiblesses, des failles. On peut appuyer facilement sur un bouton. Mais éliminer tout ce petit jeu avait de quoi éroder les nerfs des meilleurs. Ne jamais jouer au poker avec cette femme. Ce sera sans doute votre dernière erreur. Vous seriez plus en sécurité à jouer à la roulette russe. La mission terminée, elle gratifia la mercenaire d'un regard à peine expressif qui reflétait l'amusement avant de tourner les talons et de quitter la pièce. Quelques secondes avant, elle avait laissé quelque chose sur la console et s'il fallait en juger par la dangerosité du personnage, mieux valait prendre la fuite et vite. Elle ne prononça mot avant que le duo ne soit de retour dans le camion blindé qui les avait amené, laissant une ville morte et à la merci des flammes derrière elles.


 « Tu as passé le test. Cette mission et mes agissements sont une énigme pour toi mais… Je ne te paies pas pour comprendre, n'est-ce pas? Tu as juste besoin de savoir que la mission que tu as accomplie fait partie d'un ensemble d'actes de terreur perpétrées sur la surface du globe. Si tu écoutes les nouvelles, tu reconnaîtra peut-être ma façon de faire. Mais c'est sans importance. Ce qui est important c'est que tu as accompli quelque chose dont tu ne peux te vanter. »

Un test dans un test : est-ce que la mercenaire chercherait à en savoir plus ou elle se laisserait dire de rester dans l'ignorance? Cela n'avait l'air de rien mais « Anastasia Sarris » était le genre d'employeur qui ne faisait pas que tester les compétences de son personnel. Non. C'était une évaluation des compétences doublée d'une évaluation psychologique. L'initiative, par exemple. La spontanéité. À froid, on aurait juré qu'elle était hostile au concept, à donner des consignes claires, précises, sans ambiguïté. Pourtant, et la mercenaire s'en rendait bien compte, en regardant de plus près, derrière la façade, il y avait des facettes complètement différentes de la première impression. Plus encore, la mission terminée, qu'est-ce qui empêchait une saine curiosité de se manifester? Rien dans cette opération n'avait été comme il aurait dû être, à commencer par la nature surhumaine de son employeur. Un univers de possibilités s'ouvrait à la jeune professionnelle… Si elle osait.

On pouvait comparer son employeur à un volcan sous-marin. Calme un instant et soudainement qui vous change en poisson pané. Mais c'était le goût du risque, ce flirt avec l'inconnu et le danger qui motivait à vouloir percer le mystère. Pour un peu, bien sûr, que Cheshire ait cette curiosité. C'était jouer avec une pièce de monnaie : 50% de chance de tomber sur pile, 50% de tomber sur face… et 50% de tomber sur le côté et obtenir des résultats totalement imprévus et imprévisibles. Et le plus intéressant? Avec une patronne comme Sarris, oser, prendre des risques… Cela rapportait plus souvent qu'il ne coûtait. Cheshire avait osé questionner… Et elle avait encore sa tête fermement ancrée sur les épaules. Et si elle se ramenait en mémoire certaines conversations, ne lui avait-elle pas offert de renégocier son contrat? On aurait pu être tenté de dire que la mystérieuse femme attendait les questions de Cheshire. Paradoxal venant de quelqu'un de si peu bavard et de si peu expressive. La vie et ses surprises...
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MessagePosté le: Ven 13 Nov 2015 - 19:16
Revenue dans le camion, Cheshire écouta ce que lui dit Sarris. Elle avait accomplie la mission et s'était même vu gratifiée d'un regard. Quelle honneur... Et quand elle lui dit que cette étape à Greenville n'était qu'une partie dans un plus grand projet terroriste, la mercenaire plissa les yeux, habitude qu'elle faisait quand elle avait eu raison sur quelque chose.

Cette curiosité foutait la rage à Cheshire qui n'en montrait rien. Elle regardait impassiblement son employeur. Elle savait parfaitement déguiser ce qu'elle ressentait. Mais au fond son cœur explosait. Et pourtant, elle avait appris depuis ses débuts à ne poser aucune question. Pourquoi en poserait-elle maintenant? Parce qu'elle était aux côtés d'une surhumaine qui était beaucoup trop mystérieuse pour laisser Cheshire sans doute, voilà pourquoi. Sarris lui répondrait-elle si Cheshire demandait une seule chose? Et puis après tout, que fallait-il demander? La jeune femme regarda la route devant elle.

- J'aimerai savoir quelle organisation est à la tête de tout ça, dit-elle d'un ton neutre.

Oups. Déjà cela signifiait qu'une femme comme Sarris ne pouvait être à la tête de tout un projet terroriste et qu'elle était un pion de dirigeants plus importants, alors que Cheshire trouvait que Sarris pouvait parfaitement gérer tout ceci, et deuxièmement elle avait posé une question. Rien que ça mettait mal à l'aise. Mais en même temps elle y avait été poussée! Et puis, elle regretta sa question. Elle allait avoir son argent, et repartir d'où elle venait: pourquoi s'embêter à en savoir plus... Et qu'est-ce qu'elle en avait à foutre de l'organisation de Sarris?
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MessagePosté le: Ven 13 Nov 2015 - 21:19
« Ah… Finalement elle ose. Un peu tard mais je savais que cela viendrait. Je peux bien te donner le nom de cette faction mais il ne te dira rien. Je travaille pour la Citizenry. Tu caches bien tes pensées et tes émotions mais je sens ta confusion. Tu ne sais pas de quoi je parle. Et l’ignorance te rend furieuse. Oui… Tu es une prédatrice, une alpha. Ne pas savoir est comme une faiblesse pour toi… »

On aurait pu s’attendre à ce que ce soit dit sur un ton narquois voir arrogant mais non. La mystérieuse commanditaire de Cheshire semble avoir un intérêt sincère pour la mercenaire. Difficile à déterminer de par son air impassible mais ce sont des choses que quelqu’un comme Cheshire peut sentir. « Anastasia Sarris » continue de conduire mais il ne fait aucun doute que la mercenaire occupe une bonne partie de son attention. Elle lui a donné un nom. Il ne fait aucun doute qu’elle a dit la vérité. Une personne comme elle ne semble pas s’encombrer du mensonge. Elle préfère utiliser la vérité comme une arme. Son arme. Outre son caractère surhumain, il y a quelque chose d’autre qui semble trahir une nature non humaine. Ne serait-ce que cette façon de faire, d’agir, de penser… Une énorme opération menée pour au fond un seul motif : elle.

Cheshire. Et son employeur attend qu’elle prenne des risques. Attend qu’elle parle, qu’elle questionne. Dans quel but? La recruter? Si oui, dans quoi, pourquoi? Cette mystérieuse organisation qu’elle a mentionné? Sarris a clairement dit que l’opération de Greenville n’était qu’une pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste. On peut supposer un contrat futur, possiblement plus dévastateur encore que ce qu’elles viennent d’accomplir. Manifestement cependant c’est un groupe qui ne désire pas se mêler aux autres et qui tient à garder le secret. Il est donc logique d’embaucher des éléments qui en apparence n’ont aucune affiliation. Il est encore plus normal d’embaucher les meilleurs. Et Cheshire fait partie de cette catégorie. Et pourquoi ne pas lui donner encore un petit morceau d’information, histoire de la mettre en appétit? Ce serait de bonne guerre.


« Tu as dû te rendre compte que mes méthodes de recrutement sont peu orthodoxes. Un plan dans un plan. Et encore, tu te demandes sans doute ce que je peux encore te réserver. Je peux te dire ceci.  Greenville n’était que le début pour toi. Si tu décides de continuer à travailler pour moi. Je ne demande pas ton allégeance. Ta discrétion, oui. Tu n’as pas été recommandée par Talia Al Ghul pour rien. »

La Ligue des Assassins était impliquée dans le recrutement de Cheshire pour cette opération? Et pas n’importe qui, leur chef en personne. Dans quoi est-ce que la mercenaire s’était embarquée? Elle n’avait aucun moyen de le savoir pour le moment. Devait-elle se sentir honorée ou effrayée? Une chose était certaine : l’Injustice League n’avait pas été informée de la chose par Talia Al Ghul, ce qui voulait dire cette femme ou l’organisation qu’elle représentait travaillait main dans la main avec le leadership de la Ligue. Ce qui voulait dire à son tour qu’il existait une faction secrète avec suffisamment d’influence pour opérer avec la Ligue indépendamment de l’Injustice League, pourtant une puissance établie ou plutôt réétablie. Cela pouvait être soit une superbe opportunité d’emploi ou un affreux casse-tête considérant que Cheshire servait déjà dans un groupe…
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MessagePosté le: Dim 15 Nov 2015 - 23:39
Cheshire n'en croyait pas ses oreilles. Que Sarris ait des plans plus vastes que la périphérie de Greenville, elle l'avait deviné, mais qu'elle lui propose de faire partie de ce projet... De travailler à ses côtés. Mais surtout, que ce soit Talia en personne qui l'ait recommandée. Cheshire ne respectait cette femme que par devoir parce qu'elle était à la tête de la Ligue des Assassins. Maintenant qu'elle savait ceci, la mercenaire se sentit flattée.

Mais elle redescendit bien vite sur Terre. Travailler pour la Citizenry signifiait quitter l'Injustice League. Pour la simple et bonne raison que Sarris venait de lui dire qu'elle était en contact avec la Ligue des Assassins elle-même! Cette dernière et la Citizenry pouvaient-elles surpasser en force l'Injustie League? Tout ceci intriguait Cheshire tout autant que ça l'attirait. Sa discrétion était la chose requise, et non son allégeance, ce qui la soulagea, elle qui avait la réputation de trahir facilement... Mais elle allait prêter allégeance tout de même. Parce que Sarris avait ce pouvoir de vous influencer et de faire prendre des décisions qu'on n'aurait pas envisagé: Cheshire se refusait de prêter allégeance à qui que ce soit et pourtant elle voulait faire confiance à cette femme qui dégageait une sûreté et un contrôle total des situations. Le boss parfait.

Quitter l'Injustice League ne serait pas de si grande importance puisque Cheshire était prête à foutre le capharnaüm peu importe où on l'appellerait: elle n'en ferait plus partie mais cela ne signifiait aucunement ne plus participer à la chute de la Justice League. Elle pourrait s'amuser si elle le voulait tout en servant parallèlement les intérêts de la faction de Sarris. Bien sûr tout cela menait à des réflexions qui mèneraient à des décisions qui ne se prendraient pas en cinq minutes dans un véhicule.

Cheshire avait besoin de temps simplement parce qu'elle n'aimait pas accepter trop rapidement, mais cela ne signifiait pas qu'elle pourrait ne pas dire oui; pour elle la réponse à donner à Sarris était définitivement oui, mais il était juste dans sa nature de prendre son temps pour des projets de cette envergure.

Elle tourna légèrement la tête vers son employer qui conduisait et tenta de traduire tout ce qui lui était passé dans l'esprit en quelques mots simples.

- Je suis définitivement poussée à dire oui à cette proposition de job. J'espère que vous comprenez tout de même mon besoin de quelques heures pour y réfléchir, je suis d'ordinaire rapide pour exécuter ce qu'on me demande mais pour une telle offre je me dois d'y consacrer un peu de temps.

En fait, pour dire la vérité, elle était carrément prête à se lancer dans une prochaine mission. Mais elle était un peu moins folle que ce qu'on disait d'elle: se renseigner sur la Citizenry et prévoir quoi faire de l'Injustice League était une priorité pour Cheshire. Avec manger un bon gros burger dès son retour.
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MessagePosté le: Lun 16 Nov 2015 - 1:29
« Tu n’as pas besoin de quitter tes employeurs actuels. Comme je te l’ai dit, je demande ta discrétion. Tu es une femme et une guerrière. Tu survivras au sort que je réserve à cette planète. Ne t’en fais pas avec ce genre de détails. Et tu as tout le temps que tu désires. Le stratège victorieux ne lance ses troupes dans la bataille que lorsqu’il a déjà gagné. Je sais faire preuve de patience. De temps en temps. »

Le véhicule fini par retourner à son point de départ et Astarte invita Cheshire à le quitter. Quand elles revinrent vers l’hôtel de ville, il y avait là plusieurs femmes portant une curieuse tenue de combat qui les attendaient. Toutes partageaient des caractéristiques communes : plus grandes que la moyenne, puissamment bâties et toutes d’une très grande beauté. De quoi vous donner des complexes. Et bien sûr, toutes avaient aussi pour trait commun cet air froid et inexpressif. Nul doute à se faire sur la question : « Anastasia Sarris » n’était pas seule et au vu de ces armes qui n’étaient pas humaines ou alors à des décennies d’avance sur la technologie actuelle, Chesire pouvait commencer à se douter dans quoi on l’avait embarqué et pourquoi elle ne connaissait pas cette faction. Pourquoi elle ignorait tout de la Citizenry. Simple : la Citizenry venait… D’ailleurs.

Une des femmes, qui devait être une sorte de sous-officier pour cette troupe, s’adressa dans une langue inconnue à l’actuelle patronne de Cheshire. Elle semblait lui tendre quelque chose. Une seringue, peut-être comme un EpiPen. « Anastasia Sarris » s’injecta ledit produit et une étonnante transformation se produisit. Astarte venait de reprendre sa véritable apparence et ses vêtements aussi se modifièrent après qu’on ait passé une sorte de rayon dessus, révélant une tenue de combat similaire à celles des guerrières présentes. Tout un choc pour Chesire. Enfin. On pouvait supposer un choc pour Chesire. Et tant qu’à rester dans la surprise voire l’incompréhension, pourquoi ne pas rajouter un petit coup de téléportation? La mercenaire d’élite se retrouva dans un vaisseau extraterrestre en orbite autour de la Terre. Invisible. Indétectable. Et pourtant… Plus que réel.

La femme qui n’était pas une femme fit signe à Cheshire de la suivre et considérant que derrière elle se tenait une escorte armée, il aurait été très, très, très mal avisé de tenter quelque chose d’agressif. Une courte marche plus tard et Chesire se retrouva dans une sorte de salle du trône. Un trône actuellement vide. Astarte s’avança, gravit la marche et vint s’asseoir à la place qui lui revenait de droit. Ce faisant, toutes les femmes présentes (à la discrétion de Cheshire de suivre le mouvement ou non) se mirent au garde à vous. L’Impératrice du Serpent d’Argent était de retour. Après Talia Al Ghul, au tour de Cheshire de faire partie de la confidence. Oh elle savait qu’elle était du genre à trahir mais… Il y a un début à tout. Au besoin, on ferait oublier toute l’histoire à Cheshire. Ce serait un jeu d’enfant. Quand on a l’avantage technologique, on l’utilise.


« Je doute que tu aies besoin que je te fasse un dessin. Tu as été choisie pour assister mon projet d’invasion. Je ne te ferai pas l’insulte de te menacer de mort en cas de trahison. Mauvais, très mauvais pour les affaires ça. En revanche, je peux te faire la promesse que j’ai la rancune tenace et que je peux être d’une extrême générosité vis-à-vis de ceux qui savent se distinguer. Soit à mon service, soit par contrat. »
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MessagePosté le: Ven 20 Nov 2015 - 22:26
Cheshire avait collaboré avec des monstres, des méta-humains, des aliens, et pourtant voir tout cet effectif de femmes amazones devant l'hôtel était quelque chose d'une grande singularité. Quelque chose de beau aussi, parce qu'une main de fer semblait diriger cette organisation et cela plaisait à la jeune mercenaire. Évidemment, ce qui se déroula ensuite sous ses yeux ne fit qu'accentuer l'admiration qu'elle commençait à porter à Sarris. Elle se transforma en une autre femme, littéralement sous ses yeux. Plus grande encore fut sa surprise quand elles se retrouvèrent complètement ailleurs, Cheshire ne pût deviner où mais remarqua l'architecture qui était tout autre que terrienne. Et elle entra dans une salle où un trône prenait place, Sarris ne se faisant pas attendre pour s'y installer. Quel spectacle pour Cheshire qui restait impassible, mais ce n'était qu'extérieurement: dans son esprit, elle garderait en mémoire cet instant toute sa vie. Ce moment où elle fut témoin de la montée en puissance de celle qui clamait qu'une invasion de préparait, de la grandiose présence dont elle lui faisait grâce.

Il fallait l'avouer: Cheshire n'aurait pas aimé habituellement avoir tant d'admiration pour une autre femme. Elle appréciait moins faire affaire avec des femmes, justement parce qu'on pouvait plus difficilement les berner que les hommes, qui ne voient que le pouvoir et ne voient pas arriver les coups bas -spécialité de la mercenaire. Avec une femme, elle s'engageait dans une aventure qu'elle ne pourrait facilement quitter, surtout si c'était un être comme Sarris qui menait l'aventure. Puissante, respectée et entourée d'amazones: il pouvait être difficile de s'imaginer la trahir. Après tout, le temps le dirait. Cheshire ne se projetait jamais très loin dans l'avenir. Si elle offrait aujourd'hui ses services à Sarris pour un plus grand et ambitieux but que de détruire une ville comme elle l'avait fait plus tôt, alors le ferait sans se poser plus que cela de questions.

Enfin bref, une chose était sûre: si elle était présente ici face à cette femme qui pouvait avoir le monde à ses pieds en l'espace d'une petite guéguerre, c'était qu'elle demeurait toujours la meilleure au monde. Meilleure que l'autre oui. Pour elle c'était sans discussion. Cheshire avait du potentiel c'était certain, elle était assez contente d'avoir été choisie par Sarris. Quand l'escorte de guerrières se mît au garde à vous, la mercenaire regardait toujours dans les yeux Sarris, les mains sur les hanches. Elle savait que cette dernière voyait en Cheshire son allégeance. Comment lui montrer sinon? Et puis, l'"extrême générosité" qu'elle venait de mentionnait savait convaincre Cheshire, si Sarris savait utiliser ses mots alors elle savait que Cheshire suivrait.

- Honorée d'être choisie pour ce dessein. J'en suis, répondit-elle simplement.
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MessagePosté le: Sam 21 Nov 2015 - 4:02
Pour toute réponse, Astarte se leva, invitant d’un geste Cheshire à la suivre. Elle allait la mener dans une autre salle, manifestement. Marchant dans des couloirs si propre qu’on pouvait presque y voir son reflet, Cheshire voyait partout des femmes en uniforme et elle eut même la stupeur de voir passer une escouade de soldates qui devaient avoir entre cinq et six ans, en armes et en tenues de combat et il ne faisait aucun doute que ce n’était pas des jouets. C’était de vraies armes, de vraies armures et la jeune fille qui les dirigeait avait au plus treize ans et elle se comportait déjà comme une guerrière adulte. En passant devant certaines salles, Cheshire pouvait voir des femmes à l’entrainement et ce de tout âge, des classes où les fillettes apprenaient l’art de la guerre ou encore les baraquements où des soldates faisaient le changement de garde.

Et pourtant, cela ne semblait surprendre aucune des personnes ici. L’absence totale de mâles, le fait que les fillettes étaient déjà prêtes à tuer au lieu de jouer à la poupée, le fait que tout le monde, y compris le personnel de soutien était armé… Si Cheshire avait encore un doute sur la culture de la Citizenry, c’était une nation faite pour et par la guerre. L’absence de décorations ou même d’une touche personnelle en aurait rendu certains dépressifs mais en même temps cela témoignait de l’unité et de la cohésion de toutes. Et si Cheshire le désirait, il y avait une place pour elle. Il y avait fort à parier que si un jour elle décidait de vraiment s’impliquer activement dans la Citizenry, Astarte ne lui enlèverait pas son unicité. L’uniformité, le conformisme, c’était l’affaire de celles vivant DANS la Citizenry, pas celles défendant la CAUSE de la Citizenry.

Finalement, les deux femmes arrivèrent devant une nouvelle salle et si aucune escorte n’était visible, il ne faisait aucun doute que Cheshire était étroitement surveillée. La porte s’ouvrit, révélant ce qui semblait être tiré directement d’une brochure pour ces manoirs hors de prix ou ces hôtels grand luxe. Il y avait là une salle de banquet des plus impressionnantes et il était évident que le personnel de la Citizenry avait essayé de recréer un environnement familier pour Cheshire. Même les femmes en charge du service étaient habillées comme ces servantes françaises de noir et de blanc vêtues. Simplement, ces servantes pouvaient vous éviscérer à mains nues ou vous mettre une balle entre les deux yeux à deux cent mètres de distance. Côté nourriture, il y avait de tout... Les odeurs, la texture, la saveur, tout y était. Mais en vérité ce n’était que poudre aux yeux.

En fait, toute cette nourriture était faite à partir de cette bouillie ultra nutritive que consommait la Citizenry. Le réplicateur d’aliments faisait de vraies merveilles et si Cheshire regardait ce qu’Astarte mangeait, cela ressemblait à un bol de gruau gris qui était tout SAUF appétissant au regard. Le seul détail auquel Astarte et son personnel n’avaient pas pensé c’était que la nourriture de la Citizenry était bien plus « énergisante » que la nourriture humaine. D’ici dix minutes, Cheshire aurait suffisamment d’énergie à dépenser pour courir le marathon de Boston. C’était laid au regard, sans goût et sans inspiration mais la Citizenry savait nourrir ses guerrières. Au moins elles avaient eu la politesse de tenter d’offrir à la mercenaire quelque chose de plus familier. Tous n’étaient pas aussi réceptifs à un environnement extraterrestre, après tout.


« Il y aura toujours une place pour toi ici si tu désires servir notre Cause. La Citizenry protège les siens et ses alliés. Sache que des dizaines de milliers de vaisseaux répondent à mes ordres et que je commande à des millions de guerrières. Mes sœurs, nous levons notre verre à Cheshire qui a accepté de nous aider à préparer l’invasion de la Terre. Kaan, Kokari, Kogoru, Habas, Harraku, Hanakuum! »
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MessagePosté le: Mar 8 Déc 2015 - 19:35
C'était à la fois impressionnant et déstabilisant. Savoir qu'une armée de la sorte planait au-dessus des têtes dans l'Espace pouvait vous glacer le sang. Mais si Cheshire était confiante, c'était parce qu'elle savait qu'on la voulait dans cette cargaison et elle n'en était que flattée. Voir toutes ces enfants et jeunes filles prêtes au combat, ça mettait un poil mal à l'aise, mais Cheshire n'avait pas son mot à dire là-dessus. Tout semblait parfaitement organisé et chacune paraissait sure d'elle.

Quand elle fut conduite dans la salle où un banquet était préparé, Cheshire commença enfin à se détendre un peu. En effet, elle était sur ses gardes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais ici, on lui avait parfaitement fait comprendre qu'elle était la bienvenue. Observant d'abord d'un œil méfiant les mets, elle en prit ensuite volontiers un petit quelque chose, voyant son employeur manger elle-même un on ne sait quoi grisâtre, puis elle se sentit revivre, comme revigorée et prête à tout.

Regardant autour d'elle, ne pouvant nier la présence d'un bon nombre de femmes soldats, Cheshire se sentit dans l'envie d'un duel. Le besoin d'un affrontement. Si Sarris avait vu et apprécié ses qualités de meurtrière massive, que savait-elle de ses capacités au combat corps-à-corps? La mercenaire ne souhaitait soudainement que se défouler. Contre ces femmes? Non, elle visait plus haut. La leader rousse de la Citizenry serait un véritable défi pour Cheshire.

Réalisant ensuite ce qu'elle était en train de désirer alors que cela signifiait simplement vouloir mourir puisqu'elle avait vu de ses propres yeux le talent extraordinaire et inhumain de Sarris, la jeune femme secoua la tête et se concentra à nouveau sur ce qu'il se déroulait dans la salle, soit le toast que lui portait sa nouvelle boss. Ayant elle aussi un verre, Cheshire le porta devant ses yeux en regardant dans le blanc des yeux celle qui s'adressait à ses troupes, puis bu.
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MessagePosté le: Mar 8 Déc 2015 - 23:20
Une des guerrières d’Astarte lui fit remarquer qu’elle avait encore des reflets roux. Bien qu’extrêmement avancée, il arrivait que la technologie de la Citizenry puisse avoir quelques ratées. Enfin, dans le cas présent, simplement que l’organisme d’Astarte s’habituait plus vite que prévu à la nouvelle formule de leur procédé de changement d’apparence. Rien de bien dramatique, en somme. Blonde, rousse, aucune importance. Elle restait capable de tuer. Comme si le paraître avait une quelconque incidence sur le rendement de combat. Elle chassa cette pensée inutile pour se concentre sur l'essentiel. Cheshire était considérée comme une part de la Citizenry… Sous probation, bien sûr. Chose qu'elle n'avait pas mentionné à la mercenaire mais c'était une affaire de logique. Éventuellement, elle aurait le moyen de contacter la Citizenry.

Pour l'heure, ce serait en fait l'inverse. La Citizenry qui contacte la mercenaire quand elle en aurait besoin. Et quand bien même elle parlerait, les chances de détection de ce vaisseau frôlaient le zéro absolu. Les nombreuses conquêts de la Citizenry les avaient mises en compétition avec la magie, la technologie et parfois une hybridation des deux… Astarte et ses troupes étaient équipées pour faire face à ce genre d'artifices. Plus encore, c'est une chose de connaître l'existence de quelque chose.Le trouver, ça c'était la partie difficile. Cheshire n'avait pas de motif pour trahir la Citizenry. Elle honorerait ses engagements. Astarte avait un pressentiment favorable à cet égard. Elle avait un instinct très développé pour ce genre de choses. La mercenaire avait ses secrets et le jour où elle jouerait cartes sur table alors elle aurait vraiment la confiance de l'Impératrice.

Les célébrations se poursuivirent pendant un bon moment encore. Cheshire pouvait se sentir en sécurité ici. Elle était entourée de guerrières qui étaient certes toutes des tueuses endurcies mais qui pour le moment n'avaient aucun ordre, aucune raison pour être hostiles.L'atmosphère était festive mais en même temps, cela n'éclipsait pas le fait que malgré l'humeur joyeuse, Astarte, elle, semblait plus effacée que les autres. Rien, cependant, pour gâcher l'ambiance. Ne connaissant pas tous les détails de la vie de la mercenaire, elle ne pouvait pas prétendre lui offrir une expérience inoubliable, voire unique. En revanche, elle était prête à se vanter de lui avoir fait vire quelque chose de… Différent. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on mange à la table d'une Impératrice extraterrestre à la tête d'une nation génocidaire et belliqueuse.

Au terme donc de ces réjouissances, Astarte reconduisit Cheshire jusqu'à la zone utilisée pour les téléportations. Elle assura encore une fois à la mercenaire que la Citizenry serait prête à aider en cas de pépin et qu'on la recontacterait sous peu avec une nouvelle mission.Une fois la mercenaire renvoyée parmi les humains (dans un lieu au choix de Cheshire, il va de soi), Astarte retourna dans sa salle du trône pour écouter les divers rapports sur Greenville. Qu'ils continuent de se poser des questions et de chercher. Ils ne trouveraient rien parce qu'il n'y avait plus rien à trouver. Elle entendit le président promettre de pourchasser et de « retrouver ces terroristes qui s'en sont prit à notre fière nation ». Elle renifla de dédain. Il faudrait plus qu'un mâle pour venir à bout de la Citizenry. Délaissant ce discours insipide, Astarte tourna son attention vers la carte du monde… Et sa prochaine cible…
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