[Eth'Alth'eban] Un pacte renforcé ? [PV Astarte]

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MessagePosté le: Sam 26 Sep 2015 - 19:37
Pour goûter pleinement à une chose, il faut tout d'abord avoir connus le vide. Il faut jeûner pour pouvoir savourer la nourriture. L'abstinence nous permet d'apprécier l'acte charnel avec plus de puissance. Il faut jeûner pour pouvoir savourer la nourriture. C'est l'obscurité qui nous permet de comprendre la lumière. Une obscurité totale dans laquelle je suis plongé actuellement, illuminé par une simple petite flamme de bougie devant mes yeux. Je la regarde danser et cela me permet de replonger plus facilement dans mes pensées. Dissimulés dans le coin de la pièce, Adeza est là, plus silencieuse que le silence lui-même.

J'étais déjà préoccupée par mon petit Damian, mais ces derniers temps, les nuits sont difficiles. Une image me revient encore et encore en tête. Le sang de la Ligue, répandu à mes pieds au pénitencier Stryker. J'ai accepté de rejoindre l'Injustice League pour nous assurer un futur plus libre, plus optimiste, mais certains ne semblent toujours pas respecter notre organisation à sa juste valeur. Cette monstruosité de Red Lantern s'est permis de se servir des hommes et femmes, des enfants de la Ligue des Ombres que je lui avais confiés comme boucliers. Cela ne peut être toléré !


" Laisse Adeza, Ça va... "

Dans un geste violent, j'ai balayé la seule chandelle qui illuminé mon visage pensif d'un revers de main. La demoiselle de la Citizenry a souhaité venir inspecter mon état, mais ce n'est pas une brûlure bénigne telle que celle-ci qui me fera le plus grand mal. Un de mes hommes rentre et s'agenouille, je lui fais comprendre qu'il peut se relever et m'expliquer la raison de son intrusion alors que j'avais indiqué de ne me déranger sous aucun prétexte.

" Madame, votre invitée est arrivée. "

Elle est enfin là... J'ai envoyé deux de mes hommes pour escorter l'Impératrice jusqu'à Eth'Alth'eban, deux femmes pour ne pas voir revenir mes soldats en plusieurs morceaux. Elle a ses opinions sur les hommes et en allié de la Citizenry, je me dois de les respecter. Et j'ai déjà perdu assez d'assassins au pénitencier pour en perdre de plus parce qu'ils auront osé énerver Astarte. Cette dernière sera donc une des rare à connaitre l'emplacement de notre cité souterraine à présent.

" Allumé les torches, cette pièce a besoin d'un peu plus de lumière. Et faites-la entrer. "

Sans jeter un regard à la seule personne présente avec moi dans cette pièce depuis la sortie de l'assassin, je lance ces quelques paroles.

" Ma chère, on dirait que ton Commandant Suprême est arrivé ! "
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MessagePosté le: Dim 27 Sep 2015 - 4:53
Elle avait eu le rapport d’Adeza. Elle n’était pas exactement déçue de Talia mais elle s’était attendue à plus de prévoyance. À plus de vigilance. Elle aurait dû anticiper les problèmes rencontrés. Une évasion de masse était stupide si l’opération n’était pas gérée par une faction unique. Jamais la Citizenry n’aurait mis sur pied une action si mal menée, si mal conçue, reposant sur trop de facteurs aléatoires. Les pertes de Talia étaient imputables à de mauvais alliés. Jamais les troupes d’Astarte n’auraient même osé penser à négliger de la sorte des ressources aussi précieuses que des assassins. Et si Adeza avait interprété de façon très libérale les ordres de son impératrice… Elle avait sauvé la vie de Talia Al Ghul conformément à ses ordres. C’était bien la seule qui s’était donné ce mal en ce jour coûteux pour l’humaine.

Et si Astarte faisait route vers une base appartenant à la Ligue des Assassins, c’était justement pour parler de cette alliance. De s’assurer que le lien entre la Ligue et la Citizenry était encore solide. Talia ne semblait pas avoir apprécié l’initiative d’Adeza et comme Adeza ne parlait pas ou si on la forçait le faisait de manière monosyllabique, à part user les nerfs de l’assassin, cette dernière n’aurait rien tiré de bien productif de ses échanges avec sa garde du corps imposée. Dans ces conditions, il incombait à sa chef de venir clarifier les choses. Elle appréciait, pour un peu que ce mot ait un sens pour elle, que Talia lui ait envoyé une escorte féminine. Alliance ou non, elle ne tolérait pas davantage les hommes. Quand on l’amena en Afrique, elle ne s’en formalisa pas. La chaleur ne l’incommodait pas et elle se riait des maladies terriennes.

Elle se contenta de suivre en silence, sans jamais rien dire. Ce qui rendait son escorte inconfortable. Quand elle se retrouva devant Talia, elle ne passa aucun commentaire sur le manque évident de technologie des lieux. Elle était impassible. Comme à l’habitude. Et elle dominait quiconque se trouvait dans la pièce. Considérant qu’elle pouvait regarder de haut un homme des Alpes Dinariques dont la moyenne de taille est 1,856 mètre… Elle était tout sauf petite, la demoiselle. Et en termes de carrure, elle n’était pas frêle et fragile. C’était un contraste saisissant. Astarte pouvait briser un deux et sans efforts Talia et Talia pouvait sans doute tuer sans effort Astarte si l’envie lui prenait. Deux femmes puissantes unies par une alliance qui avait gros à leur rapporter. Et Astarte comptait bien convaincre Talia de quitter cette faction idiote qu’était l’Injustice League. Pour son bien.


« J’ai cru comprendre que tu n’étais pas satisfaite des actions d’Adeza. Si effectivement elle a échoué, elle sait que la peine est la mort. Ceci dit… Si je considère l’incompétence de tes alliés lors de cette opération aux résultats aigres doux… Je dirais que ce sont eux qui méritent la mort. Mais nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet. Adeza donc. Vit-elle ou meurt-elle? Le choix est entre tes mains.

Et je pense qu’il serait aussi important de planifier une vraie opération conjointe. L’amateurisme de cette Injustice League ne fait que mettre en évidence la faiblesse de leur cause. Et oui. Je sais qui ils sont. Adeza parle peu mais elle écoute beaucoup et certains de tes assassins sont plutôt bavards. À ta place, je me distancierais d’eux. Tu as perdu plus que tu n’as gagné dans cette affaire. Je me trompe? »
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MessagePosté le: Dim 27 Sep 2015 - 15:02
Elle n'a pas changé d'un poil. Durant ces quelques mois, Astarte est restée la même sans aucun doute. Elle arrive ici, au QG de la Ligue, et se comporte comme si elle était la maitresse des lieux. Quel culot ! Mais quelle aura également ! Sans un mot, d'un simple signe de tête, je fais signe au lieutenant d'Astarte, ma garde du corps attitrée par la Citizenry, de venir me voir. Je la fais passer devant moi et lui glisse ma lame sous la gorge. Adeza ne se défend pas une seule seconde, ce n'est pas dans son intérêt et elle fera ce que lui dira son Commandant Suprême.

" Tuer Adeza ? Allons Astarte... Mais pour qui me prends-tu ? Il serait bête de se priver d'un si joli minois, tu ne penses pas ? "

Je lui adresse une petite bise délicate sur la joue avant de la libérer et de la renvoyer à son poste.

" Adeza a agi de façon stupide, mais elle m'a sauvé tout de même d'un sacré pétrin. Sans elle, j'aurais eu à faire à un sacré affrontement dont j'aurais eu du mal a sortir vivante. Disons que ma dette envers elle est payée en lui laissant la vie. "

J'esquisse un sourire lors des paroles de l'Impératrice et tourne mes yeux vers Adeza. Ainsi, on n'aime pas les hommes à la Citizenry mais celle-là semble très bien s'en sortir avec la gente masculine pour leur tirer les vers du nez. Je me renseignerai sur ces bavards pour leur apprendre a garder la bouche fermée.

Il est vrai que j'ai perdu gros sur cette opération au pénitencier Stryker. Mais je ne mets pas en faute l'Injustice League pour ce désastre. Selon moi, ces affreuses créatures que sont les Red Lanterns sont les grands coupables. Mais Astarte n'a pas besoin de le savoir, pour le moment, puisqu'elle l'apprendra surement à l'avenir de la bouche de son fidèle petit soldat. Je passe derrière la grande blonde et me saisis de la chaise en bois rudimentaire pour la replacer plus près de la table, en bois elle aussi. Tout en m'installant, j'invite d'un signe de la main mon alliée à s'asseoir également.


" Très bien Astarte, parle moi donc de cette "vraie opération conjointe" ? "

Loin de moi l'idée de me séparer de l'Injustice League pour le moment, mais lire en Astarte est des plus compliqués. Si je peux savoir ce qu'elle a derrière la tête, je ne m'en priverais pas.
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MessagePosté le: Dim 27 Sep 2015 - 17:38
Croisant les bras sous sa poitrine, soit la posture la plus commune chez l’impératrice, elle ne broncha pas quand Talia mit sa lame sous la gorge d’Adeza. Elle n’était pas impressionnée. L’humaine avait passé le test avec brio. Son interprétation était erronée mais son action logique. Adeza avait reçu l’ordre de ne pas se révéler au monde à moins d’un ordre contraire émanant directement de l’Impératrice du Serpent d’Argent. L’explosion lui avait permis de rester dissimulée et de parvenir à son objectif : garder Talia Al Ghul en vie. Donc, en un sens, elle avait parfaitement bien réussi, au contraire de ce que croyait la maitresse des assassins. Et le fait que ce soit une solution fort peu subtile n’aurait pas dû la surprendre. La Citizenry était du genre directe, comme l’avait prouvé à plus d’une reprise Astarte lors de ses échanges avec Talia.

Adeza non plus ne broncha pas. Elle avait suivi les ordres et donc ne craignait pas pour sa vie. Elle resta toute aussi impassible que sa chef, suivant la discussion dans ce silence pratiquement monolithique et digne du granit. Elle savait très bien que l’Impératrice avait un plan. Une idée pour faire avancer les objectifs possibles de la Ligue et de sa chef. Surtout de sa chef. Une personne extérieure, fut-elle aussi observatrice que Talia Al Ghul ne pouvait pas nécessairement détecter les infimes changements dans la posture générale de l’Impératrice qui trahissait si on voulait le dire sans raffinement l’excitation. La Citizenry aimait se dépasser, tester ses nouvelles formations de combat, ses nouvelles stratégies. Et si l’Impératrice leur donnait une cible à combattre, c’était encore mieux. Elle était celle qui canalisait toute la force brute de la Citizenry.


« Nous allons envoyer un message. La Citizenry a déjà identifié des dizaines d’enfants de personnages importants que nous allons enlever et rançonner pour récupérer ton fils. Nous allons infliger ta souffrance à ceux qui se croient faussement en sécurité et exacerber cette dernière au point où ils demanderont le sang des super héros face à leur incapacité à ramener leur progéniture. Et ce n’est pas tout.

Nous savons toi et moi que tous ces faibles qui se pensent supérieurs sont faibles psychologiquement. Nous allons cloner les membres de leurs fils et de leurs filles et les leur enverront dans des boites après un intervalle donné pour les faire plonger davantage dans le désespoir et la folie. En vérité, nous ne ferons rien aux otages mais le chaos et l’entropie gagnera le soi-disant ordre mondial. Ils te rendront ton fils. »


Les assassins de Talia se chargeraient des enlèvements. Si jamais un problème survenait, les commandos d’Astarte se chargeraient de les épauler. La liste remise par l’Impératrice à Talia était ambitieuse. Des hommes d’affaire, des politiciens, des cibles supposément intouchables. Au cœur de Washington, dans des bases militaires fortifiées, l’opération était de taille et côté guerre psychologique, Astarte était une impitoyable adversaire qui utilisait ses blessures et sa souffrance pour tourmenter ses ennemis. Pour penser à un tel plan, il fallait avoir perdu son cœur et son âme. Astarte avait perdu bien plus que sa fille en ce jour maudit et ce plan reflétait parfaitement le monstre qui avait remplacé toute part de bon en elle. Et mieux ne valait pas lui demander ce qui arriverait aux otages si le plan ne se déroulait pas comme prévu…
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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2015 - 18:30
Quel détachement par rapport aux mots et aux atrocités qu'elle évoque. C'est dans ces moments-là que je prends conscience qu'Astarte a vraiment perdu toute humanité. Pas le moindre sentiment se dégageant de ses paroles. Juste des mots, s'alignant les uns après les autres pour former une idée, une idée des plus malsaine. On dit souvent que la Terre est le berceau de l'Humanité, mais clairement, Astarte n'a jamais dormi dans celui-ci. Aujourd'hui, il y a plus de gens vivant sur cette Terre qu'il n'y a eue de mort dans toute l'histoire de l'humanité, mais le personnage assis en face de moi pourrait bien inverser la donne très bientôt.

Néanmoins, force est de constater que son plan est solide. Son ingéniosité me fit même esquisser un petit sourire. Si cela peut me permettre de récupérer mon enfant, mon petit Damian, je n'aurais aucun scrupule à faire croupir quelques enfants gâtés dans des cellules. Cependant, une question me vient en tête, cela sera-t-il suffisant pour forcer la chauve-souris à me céder Damian sans broncher ? Pour l'instant, j'ai des doutes, mais surtout...


" Cette opération me semble réalisable Astarte mais je me demande si tu as vraiment pris en compte les conséquences de cet acte en considération. Comme tu le dis si bien, les "justiciers" seront sans aucun doute à nos trousses face à un enlèvement de cette ampleur. Pour le moment, aucun ne connaît l'emplacement du QG de la Ligue et encore moins le fait que la Citizenry soit présente sur Terre. Mais si jamais cela venait à se savoir, nous penses-tu capable de gérer ces super-héros seulement avec nos deux armées respectives ? "

Je ne doute pas de la force de mon armée, ni de la sienne d'ailleurs, mais parer à toutes éventualités, même les plus improbables, fait partie de mon rôle de leader de la Ligue des Ombres. Je me saisis de la liste préparée par l'Impératrice. Ambitieux... Mais l'ambition est souvent couplée avec la difficulté. Cette mission aura besoin de préparation, de beaucoup de préparation. Mes assassins ne pourront pas juste débarquer et se saisir des gamins, ce serait se livrer à une mort certaine.

" C'est d'accord ma chère, j'accepte de participer à cette opération. Il faudra par contre un certain moment de préparation et certains points restent à régler. Laisser dépérir ces mioches dans les cellules de la Ligue ne me dérangerait pas, mais niveau sécurité, vous êtes bien mieux armés que nous à la Citizenry.

De plus, j'envisage de mener une opération coordonnée, enlever tous les enfants de cette liste en même temps. Cela ne permettra pas aux victimes visés de réagir en renforçant leur sécurité. Seulement, une communication parfaite entre les différents groupes d'interventions est nécessaire. Ne disposant pas des moyens nécessaires, nous aurons besoin de la technologie de ton armée pour y parvenir. Penses-tu que cela peut se faire ? "
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MessagePosté le: Mar 29 Sep 2015 - 20:50
« Tu sous-estimes tes propres forces et ta propre valeur. Ces soi-disant héros n’oseront jamais attaquer un de tes assassins s’il se sert d’un des otages comme bouclier humain. C’est là leur faiblesse, de se limiter par la morale. J’ajoute qu’il ne faut pas oublier une chose : la plupart de ces bouffons préfèrent foncer dans le tas sans trop de stratégie. Leur nature impulsive est notre avantage, Talia Al Ghul. »

Astarte ne voyait pas où la maitresse des assassins voulait en venir. La plupart des super héros disposaient de faiblesses connues, principalement au niveau de leur tempérament. À ce juste titre, il était aisé de miser sur ces dernières pour leur causer plus de torts que de bien. C’était quand même d’assassins dont on parlait, de gens capables de tuer de nombreuses façons, à commencer par savoir empoisonner l’ennemi. Il était possible de neutraliser l’ennemi avant même que ce dernier ne devienne vraiment dangereux. Et encore là, en partant du principe que les héros découvrent un des repaires… Il faudrait qu’ils coordonnent leurs efforts et l’unité n’était pas forcément leur point fort. Trop de groupes ou de radicaux libres. Alors que la Ligue fonctionnait comme une seule personne. Les assassins étaient disciplinés, unis et particulièrement redoutables.

Il en était de même pour la Citizenry qui en plus d’être une civilisation particulièrement guerrière et impitoyable ne connaissait pas le concept de morale. Se servir des otages comme autant d’explosifs vivants, ce n’était pas un problème pour les troupes d’Astarte. En plus de cela, à la différence des assassins, les troupes de l’Impératrice n’hésitaient pas à se sacrifier au besoin, emportant leurs ennemis dans la mort. Essayer de récupérer les otages serait plus coûteux en vies que de les sacrifier et Astarte comptait particulièrement sur la pression populaire pour forcer les super héros à agir. Et si contre tous les otages, on en exigeait un seul, celui qui avait la garde légale de l’enfant de Talia Al Ghul n’aurait d’autre choix que de plier. L’alternative serait bien pire. Imaginez ces parents désespérés qui engagent des mercenaires pour récupérer cet unique enfant… Mieux encore.

Le chantage, les pots de vin, une croisade contre un seul homme, une guerre ouverte où toute notion de morale s’évaporerait… Le père ne voudrait pas donner l’enfant et le monde ne le lui permettrait pas ni ne lui pardonnerait. Quant à savoir si d’un point de vue logistique la Citizenry était en mesure d’agir… Évidemment. Quitte à faire venir une flottille en renfort depuis l’actuel point de ralliement de la Citizenry. Astarte avait promis à Talia de lui rendre son fils et elle le ferait même si pour ce faire elle devait le ramener avec des morceaux en moins. Tant que le cerveau et le cœur étaient intacts, le reste pouvait être régénéré grâce à la science de la Citizenry. Évidemment, la maitresse des assassins ne le verrait certainement pas du même œil mais… Elle saurait se montrer raisonnable. Éventuellement. Ou à tout le moins, c’était à espérer.


« Quant à savoir ce que peut ou ne peut pas faire la Citizenry, penses-tu que je t’aurais proposé cette opération en ne considérant pas un aspect de base comme la logistique? Évidemment que nous pouvons le faire. Nous sommes la Citizenry. Elles le feront ou elles mourront. Sois sans crainte, Talia Al Ghul. Mes guerrières savent qu’il est mieux pour elles de se donner la mort que d’échouer. Elles réussiront. »
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct 2015 - 20:42
Est-ce que je me sous-estime ? Ou alors est-ce elle qui se surestime ? Un peu des deux, je dirais. Astarte montre une telle confiance en soi que cela en est assez dérangeant. Je suis consciente des forces de mon organisation, mais je suis également de nature prévoyante. L'opération du pénitencier Stryker m'a coûté pas mal d'hommes. Cette mission proposée par l'Impératrice est d'une plus grande ampleur encore. Et plus jamais je ne veux voir le sang de mes assassins, des enfants de la Ligue des Ombres répandu comme lors de ce jour funeste.

Le point de vue logistique est désormais réglé. Les technologies de communication avancées de la Citizenry permettront une coordination facile entre les groupes d'assassins envoyés sur le terrain. Avant même de pouvoir se rendre compte de la disparition de leur progéniture, une dizaine d'enfants seront en route pour les cellules de la Ligue des Ombres. Des enfants dont le destin sera scellé par un seul homme, une seule chauve-souris...

Les plans du Commandant Suprême sont impressionnants d'ingéniosité. Avant ce jour, je me doutais de l'esprit malsain et de l'intelligence de ma partenaire, mais c'est seulement aujourd'hui que j'en prends finalement conscience. L'avoir comme ennemi serait des plus dangereux et je plains ceux qui se trouveront en travers de son chemin dans le futur. Je l'ai su au premier regard et c'est pourquoi j'ai fait tout mon possible pour devenir son allié et non son adversaire.

Faisant signe à un des deux gardes présents d'agir, celui-ci sort de la pièce et revient avec un parchemin que je prends en main et pose sur la table. Une fois déroulée, une carte des Etats-Unis est dévoilée. Je doute que cela lui plaise, mais je n'ai que ça, une plume et de l'encre que je lui tends.


" Il est temps de m'indiquer les positions de ces enfants ma chère ! Un petit retour dans le passé te tente ? "

Il est évident que cela ne sera pas à son goût, mais elle n'est pas chez elle aujourd'hui, elle aura ce qu'on lui donne.
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct 2015 - 22:14
L’Impératrice de Serpent d’Argent haussa légèrement, très légèrement, un sourcil. Des méthodes si primitives laissent des traces. Et les traces sont autant d’éléments à faire disparaitre que l’on peut prendre de vies humaines en une opération. Elle préférait et de loin la technologie de la Citizenry qui était cryptée d’une façon qui n’existait pas sur Terre. Considérant que lors de la dernière invasion aucune gain technologique n’avait été fait par l’Ennemi vis-à-vis de la Citizenry, c’était un camp se battant dans le noir contre un ennemi qui lui n’avait pas ce problème car il connaissait bien la technologie adverse. Elle aurait pu sortir un énième gadget, le poser sur la table et planifier comme il se doit mais cela n’aurait sans doute pas plu à son alliée. Par conséquent et de mauvaise grâce, elle décida de jouer le jeu de Talia.

Les premières cibles étaient concentrées aux États-Unis. Enfants d’industriels, de lobbyistes et de personnalités du gouvernement, on comptait une vingtaine de cibles dans la région de Washington seulement. Les membres importants de l’Union Européenne étaient également visés ainsi que diverses personnalités du monde asiatique dont celles de hauts personnages de Nintendo et de Sega. De grosses industries. Pour s’assurer de bien accaparer l’attention des médias, il était question des enfants de plusieurs stars, qui elles iraient hurler sur toutes les tribunes pour avoir la tête de Batman. Au final, il y avait bien plus de possibilités que de choix raisonnables, ce qui permettait ensuite de faire un tri. Il était peu probable que coordonner trois cent dix-sept opérations soit raisonnable. Astarte planifiait toujours plus que moins. L’inverse était peu avisé. Très peu avisé.

Et pour ajouter au chaos, payer des mercenaires pour des enlèvements additionnels mais qui ne seraient pas renvoyés au QG de la Ligue ajouterait à la confusion : ils seraient habillés comme les assassins de Talia sans en être. Plus les signes mèneraient dans différentes directions, plus l’Ennemi serait désorienté, moins il aurait le temps de réfléchir. Moins il aurait le temps de réfléchir, plus il serait aisé à manipuler. Et un ennemi paniqué est plus prompt à faire précisément ce que vous attendez de lui. Astarte comptait diriger ce troupeau paniqué contre une seule cible : le père de l’enfant de Talia Al Ghul. Un plan tordu et inhumain mais quel plan! Elle récupèrerait sa progéniture. Quitte à ce qu’Astarte aille récupérer le fils Al Ghul elle-même. Mais mieux encore, la Citizenry resterait parfaitement dissimulée, dans l’ombre de la ligue.

Dans l’ombre de l’ombre. Une place qui lui convenait parfaitement car elle avait besoin des projecteurs uniquement quand elle était en mode domination planétaire. Chose qui n’était pas encore le cas en ce moment car il y avait encore fort à faire. La terre était une cible plus coriace qu’initialement anticipée et elle ne comptait pas répéter les mêmes erreurs deux fois. Elle avait hâte au jour où elle arracherait la tête de Wonder Woman à mains nues et ce au vu de toutes les amazones. Son ancien peuple ne méritait qu’une mort aussi abjecte que leur manque de loyauté et de soutien envers les leurs. Elles l’avaient abandonné et elle comptait bien leur faire payer cet affront. C’était son objectif secret dans son combat pour la destruction de ce monde et de ses habitants. Des siècles et des siècles plus tard. La vengeance se mangeait glacial comme le vide de son âme.


« Une chose est sûre. Tu auras ton fils. S’ils refusent de capituler, j’arracherai moi-même le cœur de son père pour le réduire en pulpe sous ses yeux. J’ai promis de te rendre ton fils et je le ferai. Ne l’oublie jamais. Ça ne rendra que ce jour plus glorieux encore. J’ai d’autres plans si celui-ci échoue. D’autres moyens de forcer à ce qu’on te rende ta progéniture. Il n’y a pas de limites pour la Citizenry. »
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MessagePosté le: Dim 4 Oct 2015 - 1:55
Un signe difficilement détectable à l'œil nu, mais il est bel et bien là. Ce sourcil est très évocateur, mais cela ne me dérange pas plus que ça. Astarte se saisit tout de même de la plume et commence a annoter toutes les cibles potentielles. Il aurait s'agit de quelqu'un d'autre, le Commandant Suprême aurait surement envoyé valser mon parchemin pour se débrouiller par ses propres moyens. Mais l'alliance entre la Ligue des Ombres et la Citizenry se renforce de jour en jour, il aurait était stupide de fragiliser celle-ci par un manque de respect. En y réfléchissant, la situation est assez cocasse. La Citizenry, à la pointe de la technologie dans tous les domaines en partenaire de ma Ligue des Ombres avec des moyens bien plus modeste mais néanmoins importants.

" On ne va bientôt plus avoir assez d'encres ! "

L'humour n'est clairement pas au programme des soldats de la Citizenry. Astarte ne daigne même pas lever la tête suite à ma remarque. Je m'en doutais un peu, mais maintenant, j'en suis sure. Une fois terminée, je retourne le parchemin vers moi pour admirer le travail de mon invitée. Une multitude de cibles, bien trop pour qu'elles soit toutes gérées. Il faut faire un choix. Cependant, une cible attire mon attention par-dessus tout : Gotham. Je l'entoure avec le fond d'encre restant puis déclare.

" Ton esprit machiavélique aurait-il des préférences ? En ce qui me concerne, enlevé un ou deux enfants faisant partie de la mafia de Gotham me semble pertinent. Ces ripous n'hésiteront pas à mener la vie dure à la chauve-souris si cela peut leur permettre de récupérer le futur de leurs organisations. "

L'Impératrice me renouvelle sa promesse, elle n'en a pas besoin. Elle a juré et je n'ai aucun doute sur le fait que ce soit une femme de parole. Je l'ai vu dès notre première rencontre. Astarte fait des choix réfléchis, dans son intérêt et va donc jusqu'au bout de ses promesses. Je passe derrière elle tout en posant ma main sur mon épaule au passage. Cette opération est clairement faite pour mettre à rude épreuve le mental du justicier de Gotham et selon moi, une chose pourrait le faire craquer également. Sans me retourner, j'expose ma réflexion au leader de la Citizenry.

" Que penses-tu, en dernier recours bien sûr et si Batman refuse toujours de me rendre ce qu'il m'a lâchement dérobé, de le menacer de dévoiler l'identité de l'homme derrière le masque. Non seulement les médias se déchaînerait sur le riche héritier de Gotham mais il ne pourrait plus fuir une fois son identité secrète dévoilée. L'homme serait autant menacé que le justicier après une révélation pareille. "
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MessagePosté le: Dim 4 Oct 2015 - 5:46
L’idée de Talia Al Ghul était très intéressante. Se servir de la pègre pour accentuer la pression. Et comme les enfants d’autres importants fonctionnaires de Gotham étaient ciblés, ce ne serait que rajouter une couche aux problèmes du justicier. Metropolis et Gotham étaient deux cibles particulièrement intéressantes. Washington D.C. était incontournable. Le plan était solide et la volonté de répandre le chaos bien présente. Et il fallait le dire : si Astarte était totalement exempt de sentiment, il y avait un sadisme bien vicieux chez Talia que n’aurait pas renié l’Impératrice du Serpent d’Argent. Ces deux femmes étaient faites pour s’entendre. Oui… Astarte avait de grands projets pour la maitresse de la Ligue. Des projets qui pourraient lui donner plus de pouvoirs qu’elle ne pouvait rêver. Vivement que les opérations sur Terre se terminent.

La patience n’était pas le point fort d’Astarte et elle jugeait avoir dépensé trop de temps sur une seule et même planète. Elle voulait retourner auprès des siens et continuer ses conquêtes. L’extermination lente mais sûre de toute vie dans l’univers. Ultimement c’était le destin de la Citizenry. Et après? On verrait rendu là. Il s’écoulerait encore des siècles et des millénaires avant de parvenir à cette fin. Si bien sûr la Citizenry y parvenait. Chose certaine, Astarte comptait bien apporter sa pierre à l’édifice et pas qu’une petite. Elle avait de grands projets et la Ligue lui permettrait de les faire avancer davantage. Tout ceci bien sûr après avoir transformé la terre en une planète stérile. Mais elle aurait l’occasion de revenir sur ce plan avec Talia. Une question demeurait par contre, vis-à-vis des opérations actuelles : qui était le père du gamin, au juste? Elle l’ignorait.


« Tu sembles indiquer que le père est bien plus qu’il n’y parait. Il y a peut-être moyen de le faire souffrir encore plus. Si on enlève les enfants tout en menant des frappes contre les gens qui l’assistent et à qui il tient, ce sera lui infliger de cruelles blessures en plus d’un important dilemme moral. Mes troupes sont, bien sûr, à ton entière disposition. Au besoin, je sais où recruter des pions supplémentaires. »

On pouvait déceler une pointe infime d’une certaine forme d’agressivité dans la voix d’Astarte. Elle avait hâte d’en découdre et elle ne comptait très certainement pas juste laisser s’en tirer sans rien. La haine d’Astarte pour le sexe masculin était la seule chose ou presque capable de créer de micro brèches dans son armure émotionnelle. Et les troupes de la Citizenry semblaient y faire écho : l’impassible Adeza serra légèrement, très légèrement les poings pendant une fraction de seconde. Si conditionnés à obéir aveuglément à leur impératrice qu’ils étaient, les membres de la Citizenry semblaient synchronisés sur son humeur en sa présence. Quelque chose qui dénotait qu’au sein de cette organisation, c’était presque comme avec une ruche ou une fourmilière : tous se tournent vers la reine. Uniquement vers la reine.

« Quel dommage. Rayer Gotham de la carte aurait envoyé un message considérablement plus fort mais ce n’est pas une option. Nous le voulons affaibli. Si on pousse le bouchon trop loin il deviendra imprévisible, n’ayant plus rien à perdre et il pourrait faire quelque chose de stupide et de nuisible pour ton fils. Mais il paiera. Sois en assuré. Nous serons l’instrument de ta vengeance. Pour cette fois. »
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Invité

MessagePosté le: Mar 6 Oct 2015 - 22:03
On y arrive... Évidemment, si je n'avais pas voulu aborder le sujet, je n'aurais pas évoqué ce plan. Je suis au courant depuis des années de l'identité de l'homme se cachant sous le déguisement, mais ma patience a des limites. Des limites qui ont étaient dépassées depuis des lustres. Je ne peux plus attendre désormais. Le jour est venu, le jour où l'héritage de la Ligue des Ombres rentre à la maison est proche. Une alliance est solide seulement quand les deux parties partagent les mêmes informations, seulement lorsqu'il n'y a aucun secret entre les deux protagonistes. C'est donc sans un soupçon de regret que j'annonce à Astarte l'identité de l'homme que j'ai aimé, il fut un temps.

" Le père de mon fils n'est nul autre que le Batman lui-même... "

Une déclaration telle que celle-ci aurait ébranlé toutes personnes normalement constituées physiquement et mentalement, mais Astarte n'entre pas dans cette catégorie. La demoiselle ne bronche pas. Au mieux, on peut discerner son dégoût pour les relations avec la gente masculine, mais pas plus. Son plan devient de plus en plus sadique. J'aime ça. L'impératrice du Serpent d'Argent me fait face, attendant la suite que je lui offre sans hésiter.

" … Mais sous ce personnage de chauve-souris se cache un homme puissant. Le riche héritier de la famille Wayne, Bruce Wayne lui-même. Je te fournirais les rapports de la Ligue sur Bruce Wayne si tu le souhaites, mais s'il y a bien une personne qu'il faut viser dans son entourage, c'est Alfred Pennyworth. Il s'agit de son majordome, mais pour lui, c'est bien plus que ça. Alfred a élevé Bruce à la mort de ses parents, il est comme un père pour lui. "

J'ai toujours apprécié Alfred par le passé, mais ne dit-on pas la fin justifie les moyens ? S'il faut en arriver là, je n'aurais aucun scrupule à faire ce qu'il faut. Bien sûr, j'aurais très bien pu donner les noms de ses nombreux acolytes en collant, mais selon moi, le majordome est le plus gros lien restant de Bruce Wayne si on omet celle avec son fils qui sera bientôt brisé. Tandis qu'un long silence s'est installé, je fixe les iris bleutés de mon allié, mais presque rien n'en ressort. C'est presque devenu un jeu, un challenge pour moi de parvenir à déceler quelque chose dans les yeux de ce personnage si mystérieux qu'est Astarte. Tout en attendant les premiers mots de mon interlocutrice suite à cette révélation, je continue à tenter, à essayer même si cela s'avère sans grande réussite...
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MessagePosté le: Mar 6 Oct 2015 - 22:28
Un nom. Un lieu. Un objectif. Astarte entame une courte conversation dans sa langue natale avec Adeza. Quoi qu’elle dise, la réponse est claire. L’imposante garde du corps fait craquer ses jointures, signe qu’elle est prête à en découdre au besoin. Astarte parle. Adeza hoche la tête ou se contente pratiquement de grognements pour faire savoir qu’elle a compris. C’est qu’elle n’a pas été formée pour les longues conversations. Quand les troupes de la Citizenry ne suffisent plus, on envoie Adeza. C’est un peu la fille adoptive d’Astarte depuis la mort de son enfant. Et comme la notion d’amour maternelle de l’Impératrice du Serpent d’Argent est très différente de celle des autres mères… Mais l’on s’éloigne du sujet. Astarte reporte son attention sur Talia Al Ghul. Toujours cette armure émotionnelle, cette expression indéchiffrable…

Et pourtant malgré tout, ce que Talia a besoin de voir est là. La vérité des propos d’Astarte. Ces infimes réactions, presque imperceptibles. Et plus Talia fréquent l’Impératrice, plus elle peut voir derrière le masque ce poison qui dévore vivante cette autre femme qui n’en est pas vraiment une. Ce n’est pas étonnant que le fait d’aider Talia à retrouver son enfant l’obsède. Son dernier échec lui a coûté sa fille et elle ne compte plus jamais échouer. Malheur à quiconque serait assez fou pour tenter de l’arrêter. Et Talia peut aussi tirer ses propres conclusions. Quand Astarte parle dans sa langue à Adeza c’est qu’elle prend les choses bien plus sérieusement que d’habitude. Donc elle a dû préparer quelque chose de particulièrement vicieux. Le pauvre majordome risque de laisser des plumes dans cette histoire et pas juste deux ou trois…


« Je me chargerai personnellement du majordome. Adeza a ordre de prendre la succession si j’échoue. Je me charge de ce trophée. Je le ferai dévorer vivant par les vers. Savais-tu que ces petites bêtes absorbent tout de ce qu’elles ingèrent? Nous avons les connaissances de dizaines de civilisations grâce à eux. Rendre Batman fou de douleur le rendra vulnérable. Ce sera absolument insoutenable à regarder. »

Le ton est neutre, comme toujours mais Talia peut déceler tellement de venin derrière qu’elle risque presque l’empoisonnement à trop vouloir en savoir. Il y a quelque chose de particulièrement vicieux, un non-dit prodigieusement sadique dans le peu qu’Astarte a révélé. Pour une rare, très rare fois, elle peut même entendre Adeza parler avec des mots et pas qu’une syllabe ou deux. « Il y a des sorts pires que la mort », dit celle qui a sauvé la vie à Talia Al Ghul, dans un anglais sans accent. Elle parle lentement, comme si elle avait besoin de penser chaque mot mais on croirait entendre la mort elle-même. Ce qui est amusant en un sens car Astarte nomme ses lieutenants et ses proches collaboratrices avec des noms inspirés du panthéon grec. Adeza, Hadès, le dieu des morts… Un nom qui lui va comme un million de paires de gants.

« Intéressant. Tu as dû faire quelque chose de spécial pour gagner son respect. Adeza ne parle pas. Ou presque pas. Même à moi. Je lui ai enseigné à ne parler qu’à ceux qu’elle tient en haute estime et seulement si c’est nécessaire et pertinent. Il y a longtemps que je ne l’ai pas entendu faire une phrase aussi longue. Je ne sais pas ce qui m’impressionne le plus. Qu’elle te parle ou que tu aies réussi à la faire parler… »
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MessagePosté le: Ven 9 Oct 2015 - 12:50
La discussion d'Astarte avec son soldat m'est incompréhensible, mais le langage corporel suffit amplement pour discerner de quoi il s'agit. Le pauvre Alfred aura donc à faire à la sadique Astarte. Je le plains déjà... Elle risque de ne pas le ménager et cela pourrait se finir très mal pour le vieil homme. Nous faisons ce qui est nécessaire à la réussite de la mission et sans aucun doute, Alfred est un des gros points faibles de Bruce Wayne. Astarte m'explique tout ça avec son détachement habituel. Cette femme parvient très bien a dissimuler les indices corporels et cela ne la rend que plus dangereuse. Un excès de confiance en soi peut mener à des erreurs importantes. Il ne faudrait pas que le Commandant Suprême de la Citizenry sous-estime le majordome. J'en apprends de plus en plus à chaque rencontre, nul doute que la fierté de la dame est prononcé et qu'elle me donne un indice sur la réponse à la question que je m'apprête à poser, mais je tente ma chance tout de même.

" Ne sous-estime ce vieillard Astarte, c'est un ancien soldat et il sait se défendre. Tu es sûr de ne pas vouloir prendre un ou deux assassins avec toi pour te couvrir ? Cet enlèvement est capital et un échec dans celui-ci mettrait toute l'opération en péril. "

L'Impératrice risque de ne pas apprécier mes doutes sur ses capacités même si ce n'est clairement pas de ça qu'il s'agit. Il est de mon devoir d'évaluer toutes les possibilités qui mèneront soit à la réussite ou à l'échec de cette opération. La récupération de mon fils en dépend et on est jamais trop prudent, surtout dans une mission de cette ampleur.

Je suis sortie de mes pensées par une voix qu'il m'a déjà était donné d'entendre, mais cette fois-ci, beaucoup plus clairement que par le passé. Adeza... Oui, c'est bien ça, pas un grognement, mais bien une phrase entière bien que très sinistre. Je suis honorée que mon garde du corps attitré par la Citizenry me montre un tel respect. Cela me surprend même un peu, mais comme avec tous mes assassins, je ne montre aucun sentiment envers elle. Mes soldats n'ont le droit à ma sollicitude que lors des dernières secondes de leurs vies, que lors de leurs derniers soupirs et ce ne sera pas différent pour Adeza. Elle est désormais membre de la Ligue et est logé à la même enseigne que tous les autres. Néanmoins, je délivre ces quelques mots à mon invitée du jour.  


" Adeza est un bon soldat Astarte, tu as de la chance de l'avoir. Qui sait... Peut-être que je ne te la rendrais pas finalement. "

La pointe d'humour n'est toujours pas le point fort de la Citizenry, mais je continue d'essayer quand même. Et puis honnêtement, je doute qu'Adeza veuille bien rester avec moi une fois cette opération terminée. Je pense même que la demoiselle préférerait se donner la mort plutôt que de rester à vie mon garde du corps. À moins que cela soit un ordre de son supérieur. La loyauté de ce soldat est assez impressionnante. La lueur des torches de la pièce commence à faiblir. Tandis que je me réinstalle à ma chaise, un claquement de doigts fait entrer deux hommes qui s'occupe de les changer. Ils ferment la porte derrière eux et je reprends.

" Et si on fixait une date pour cette opération Astarte histoire d'avoir une idée précise du temps qu'il nous reste pour les préparations ? "
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MessagePosté le: Ven 9 Oct 2015 - 16:14
« Vous avez un proverbe qui dit : jamais deux sans trois. Trois assassins pour m’accompagner, dans ce cas. Je ne m’en fais pas vis-à-vis d’un mâle mais je sais être réaliste. Cette mission est trop importante pour être négligée sur des certitudes présumées. La dernière fois que j’ai refusé de regarder la réalité en face, j’ai perdu ma fille. Par respect pour notre alliance, je ne te ferai pas perdre ton fils. »

Qui es-tu, Astarte? Le commandant suprême de la Citizenry n’hésite jamais, ses réponses sont toujours directes et sans détour et elle semble éternellement en possession de ses moyens. Et pourtant, elle vient carrément de dire qu’elle refuse de laisser une nature que Talia ne peut que suspecter interférer avec la mission… Comme si avouer une faiblesse de la sorte était sans conséquence. Chose certaine cette révélation ne se fait pas sans réaction de la part d’Adeza. Comme si elle percevait quelque chose que Talia ne pouvait voir ou ressentir, elle recula littéralement d’un pas, comme si elle craignait quelque chose et si elle ne parlait pas, elle répétait en boucle et de façon muette la phrase suivante : On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite, l'échec est la voie du succès; chaque erreur nous apprend quelque chose.

Talia sait pertinemment que pour faire réagir son imposante garde du corps, il en faut et pas qu’un peu. Adeza semble terrifiée en ce moment, comme si elle s’attendait à voir Astarte exploser. Si elle semble impassible, certains indices dans le nom verbale de l’officier en second de l’Impératrice du Serpent d’Argent trahissent une grande nervosité. Au final, ce que craint l’autre membre de la Citizenry ne se produit pas mais son soulagement est presque perceptible. Après un moment de silence inconfortable, un demi-sourire (disons plus un quart ou un huitième de sourire en fait) froid nait sur les lèvres d’Astarte et elle est probablement plus terrifiante encore quand elle fait montre d’une émotion que lorsqu’elle reste de marbre. Certains portent des armures pour se protéger. D’autres parce que ce qui se trouve en dessous est extrêmement laid.


« Tu es d’une infinie cruauté, Talia Al Ghul. Je devrais te tuer pour ce coup de poignard excessivement vicieux mais tu as su gagner mon respect alors je consens à te laisser en vie. Tu prends plaisir à me rappeler que ton enfant vit alors que le mien est mort et tu sais que cette expérience m’empêche de faire du mal à ta progéniture. Pour le moment. Mais laisses moi te dire ceci. Ne pousse pas ta chance trop loin.

Quant à Adeza, tu peux bien essayer de la garder mais je doute très fortement que tes assassins parviennent à l’arrêter si tu voulais en faire une otage. Pour la Citizenry, il n’y a qu’une loyauté et elle est toute à moi. Comme jamais tes assassins ne songeraient à te trahir. Je le sais. Nous venons de deux mondes différents mais tu sais inspirer ce même mélange de terreur abjecte et de loyauté absolue. Quant à fixer une date… »


L’Impératrice du Serpent d’Argent se contente de pointer les torches, comme pour indiquer leur durée de vie. Autrement dit, à Talia de fixer la date. Il y a beaucoup à décoder dans ce simple geste. Un, Astarte a suffisamment de respect et de confiance pour laisser Talia prendre une décision aussi importante donc acceptant de se fait de se « subordonner » à elle, deux, la Citizenry préfère se fier à l’expertise de terrain de Talia plutôt qu’à se propre technologie et trois, il est évident que ce n’est pas par bonté d’âme. Si quelque chose échoue, Astarte se fera un plaisir sadique de confronter Talia à son échec et à la réalisation que la faute lui est imputable si elle a perdu son fils. Ah mais c’est de bonne guerre, après ce coup délicieusement traitre de la part de la maitresse des assassins… L’Alliance est-elle en péril? Oh non si ça se trouve, elle est plus forte que jamais…
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MessagePosté le: Sam 10 Oct 2015 - 14:11
Des menaces... Pas des plus étonnants venant de la part du Commandant Suprême de la Citizenry. Cette situation est différente pour nous deux. Nous n'avons que très rarement eu à faire a quelqu'un que l'on pourrait considérer comme un égale. Malgré cette alliance, il y a toujours cet affrontement dissimulé, cette tentative de gagner le respect de l'autre en montrant ce dont on est capable. Les individus m'ayant menacé de la sorte et qui sont encore en état de manger sans utiliser une paille se comptent sur les doigts d'une main. Astarte fera désormais partie de cette catégorie. D'une parce que j'ai besoin d'elle. De deux parce qu'avec Adeza dans la pièce, cela serait suicidaire et enfin, de trois parce que l'Impératrice n'est pas un adversaire à affronter sans échauffement. Posant mes deux mains sur les épaules larges de mon invitée du jour, je tente de calmer les choses.

" Me tuer ?!! Allons, essayons de ne pas en arriver là ma chère. Ce n'est qu'un vulgaire jeu du chat et de la souris que nous jouons là. Revenons-en à nos moutons ! "

Est-ce qu'Astarte est réceptive à ce genre de familiarités ? Je n'en ai aucune idée. Je peux néanmoins ressentir une pointe de nervosité chez son soldat posté dans le coin. Nous sommes deux femmes fortes, deux femmes de caractère qui ont vécu assez de malencontreuses expériences dans leurs vies pour réussir à relativiser ces petits jeux d'esprit. L'alliance n'est pas fragilisée par ces événements, au contraire, le respect mutuel entre les deux parties est renforcé selon moi.

De nouveau face au plan, Astarte accède donc à ma requête d'emmener avec trois de mes hommes pour l'aider dans cette tache. Mais à son tour, le petit jeu d'esprit se met en place en m'apposant une lourde responsabilité sur le dos. Non pas que cela me fasse peur ou me mette la pression, mais son jeu est très clair et pas bien compliqué. Si ça échoue, cela sera de ma faute. Mesquin, certes, mais ingénieux.


" Dans plusieurs semaines, la nuit tombera sur le monde et en levant les yeux, tu pourras apercevoir ce que l'on qualifie de Lune Bleue. C'est cette nuit-là que l'offensive sera lancée "

Le phénomène de la Lune Bleue, un événement qui n'arrive que très rarement, mais par chance, cela se produira dans trois semaines à compter d'aujourd'hui. Et cela me permet de tester les capacités intellectuelles de mon protagoniste par la même occasion bien que je doute qu'une réponse dissimulée comme celle-ci ne lui pose problème.
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MessagePosté le: Dim 11 Oct 2015 - 0:58
Talia Al Ghul osait TOUCHER de la sorte l’Impératrice du Serpent d’Argent? Ce fut un réflexe instantané : Adeza s’avança pour protéger le Commandant Suprême de la Citizenry. Et se fit stopper net par un ordre tellement sec qu’il aurait asséché l’océan Pacifique. Manifestement, Astarte ne se sentait pas menacée. Nombreux seraient ceux à se dire que c’était suicidaire de ne pas prendre au sérieux une personne comme Talia mais c’était faire erreur sur toute la ligne. ÉVIDEMMENT qu’Astarte considérait Talia comme quelqu’un de dangereux. C’était sans doute sa plus belle qualité! Ce n’était pas pour rien que l’humaine avait l’approbation de la Commandant Suprême. Chose certaine, la maitresse des assassins aimait briser des records. C’était bien la première fois qu’Astarte empêchait Adeza de tuer.

Venant de la chef incontestée d’une race de sociopathes obéissant aveuglément à un seul dirigeant, c’était quand même plus qu’un exploit, c’était carrément le tour de force de ce siècle. Et plus encore. Pour qu’Astarte accepte que Talia soit si familière avec elle, c’est qu’elle lui reconnaissait une valeur pleine et entière. Pas son égale. Ça c’était impossible au vu de la mentalité de la Citizenry. Mais comme l’une des siennes et plus comme une sorte de « super lieutenant », il fallait le faire. Surtout en si peu de temps. On n’en était pas au point où on aurait pu dire qu’Astarte lui était entièrement favorable mais Talia Al Ghul était encore en vie non? Et elle avait encore tous ses membres. Et elle était corporellement intacte. Ce qui veut dire que si on traduisait en langage humain : elle l’aimait bien cette petite, l’Impératrice. Pourquoi? Difficile à dire.

Était-ce pour le manque total de scrupule de l’assassin? Peut-être. Ou encore parce que Talia était dans une catégorie à part du côté des êtres humains? Possible. Ou peut-être que c’était plus simple encore. Talia avait vécu des choses aussi terribles qu’Astarte et sans avoir trouvé une âme sœur, l’Impératrice avait trouvé quelqu’un pour la comprendre. Pouvait-on parler d’amitié? Non. Mais de pouvoir toucher ainsi Astarte et vivre dénotait d’un quelque chose de spécial. Et si Talia était un minimum attentive, elle aurait pu noter un minuscule, minuscule relâchement musculaire dans l’attitude autrement tendue comme une corde d’arc de l’imposante femme qu’elle venait de prendre par les épaules. Comme d’habitude dès qu’une brèche apparaissait dans son armure émotionnelle, Astarte la refermait aussitôt et elle fit tout de suite le focus sur l’affaire en cours.


« Parfait. Je serai prête à capturer le majordome et mes troupes seront prêtes à aider tes assassins pour les enlèvements. Et sois sans crainte. Nous n’échouerons pas. Mes guerrières feront le nécessaire pour que les tiens vivent. Malheur à quiconque serait assez fou pour se mettre en travers de leur chemin. Ils connaitront une fin particulièrement brutale. C’est un peu notre spécialité, après tout. »

Était-ce… Une tentative d’humour? De la part d’Astarte? Mais il fallait absolument que Talia exploite cette brèche! Et quand elle congédia Adeza pour la charger d’informer les troupes… C’était que l’Impératrice se mettait en position de vulnérabilité. Volontairement? Peu probable. Mais il y avait quelque chose à tenter. Le lent et patient travail de Talia commençait à porter ses fruits. Si elle jouait ses cartes adéquatement, elle pourrait arriver à d’intéressants résultats. C’était un peu comme planifier une guerre. Il fallait positionner ses troupes et ses défenses, observer l’ennemi et avancer au moment opportun. La question à se poser c’est : est-ce que Talia voulait vraiment tenter quelque chose de potentiellement suicidaire, comme parler de sentiments, avec quelqu’un pouvant lui arracher la tête en une baffe? Paradoxalement, c’était la chance d’une vie de prendre un risque pouvant rapporter gros…
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MessagePosté le: Mar 13 Oct 2015 - 11:20
Adeza quitte d'un pas lent la pièce, tout en jetant un dernier regard inquiet à son Commandant Suprême. Cette fille n'est pas folle, elle a conscience de ce que je suis, de ce que je suis capable et il est donc normal de voir cette légère inquiétude dans le regard du soldat. Cependant, je ne m'inquiéterais pas trop pour l'Impératrice si j'étais elle. Adeza sait également qui est son supérieur et de quel acte innommable est capable cette femme. Même si je le voulais, ce qui n'est pas le cas, il serait très dangereux de me lancer dans une tache d'assassinat ici. Astarte est décontracté, mais reste tout de même sur ses gardes. Une cible comme le leader de la Citizenry demande une préparation avancée, il ne s'agit pas d'un pauvre ministre ou d'un membre véreux de la mafia de Gotham. Tout ça pour dire qu'Adeza n'a pas de soucis à se faire, un assassinat n'est pas au programme du jour. À la place, je préfère entamer la discussion pour briser le long silence qui s'est installé depuis un moment tout en indiquant d'un signe de la main à mon invitée du jour qu'elle pouvait se rasseoir si elle le souhaitait.

" Cette petite t'aime vraiment Astarte. Je dirais même plus, elle a une grande affection et un grand respect pour ta personne. Ses yeux emplis d'inquiétude et son pas lent en sont la preuve irréfutable. Sans compter qu'elle était sur le point de m'égorger il y a quelques minutes si tu ne l'avais pas arrêté. "

Je ne lui dis pas, mais il y a comme un instinct maternel qui se dégage de l'Impératrice quand il s'agit d'Adeza. Quand elle la regarde, quand elle lui parle, tous les petits gestes que pourrait faire une mère à sa fille, mais bien évidemment, bien dissimulés derrière l'épaisse carapace du Commandant Suprême de la Citizenry. Astarte m'a plusieurs fois évoqué le destin tragique de sa fille, mais cela n'enlève en aucun cas l'instinct maternel d'une femme. J'aime à penser que par le passé, Astarte et moi aurions peut-être était de très bonnes amies, pas simplement alliées si certains événements de nos vies respectives n'avaient pas était aussi dramatiques. Une question reste néanmoins en suspend dans mon esprit. Une question qui pourrait donner à cette réunion une fin plus précipitée que prévu. Mais ne pas connaître ses alliés est un danger, je me dois de poser cette question. Je me saisis du pichet ainsi que de deux gobelets en bois et sers un verre d'eau-de-vie à ma camarade puis pousse son gobelet dans sa direction tout en me jetant à l'eau.

" Astarte... Tu as parlé à plusieurs reprises ta fille qui a connu une triste fin durant nos rencontres, mais qui est le père de cet enfant ? "
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MessagePosté le: Mar 13 Oct 2015 - 15:30
Évidemment qu’Adeza était très protectrice de son Impératrice. Elle avait été formée pour ça. Astarte savait aussi que comme elle considérait Adeza comme sa fille adoptive, sa garde du corps avait commencé lentement mais sûrement à endosser le rôle. Ce n’était probablement pas conscient, considérant que ce qui était du registre des bons sentiments était sauvagement exécuté dès qu’un membre de la Citizenry était en mesure de tuer. Ceci étant dit par contre, malgré les tentatives les plus extrêmes de la Citizenry, il subsistait quand même toujours un vestige de ces affreux sentiments. Preuve étant, Astarte avait perdu sa fille à cause de ce détestable fragment. Elle ne le dirait jamais même sous la torture mais elle s’en faisait plus pour Adeza que n’importe qui d’autre dans la Citizenry. Elle préférait encore manger du verre pilé.

Talia Al Ghul était une fine observatrice et Astarte ne pouvait que respecter davantage cette humaine qui avait plus en commun avec les siens que cette espèce rose et mollassonne tout juste bonne à se faire massacrer. C’était d’ailleurs pratiquement une torture que de ne pas simplement déployer sa flotte pour détruire depuis l’espace cette planète de primitifs (plus primitifs que la Citizenry, cela s’entend) mais elle s’était juré de détruire les humains à l’aide de leurs propres faiblesses. Un travail qui demandait une patience qu’elle n’avait jamais eu et qu’elle se trouvait forcée de développer des siècles d’existence plus tard. Dire que cela lui déplaisait aurait été sous-estimer les choses de façon colossale. Elle avait hâte d’en finir une fois pour toute et de pouvoir reprendre la destruction de l’univers où elle l’avait laissé et… NON! Elle n’avait pas OSÉ?!

N’importe qui d’autre que Talia se serait retrouvé pendu avec ses propres entrailles pour avoir osé poser une telle question et pendant un long moment, Astarte resta parfaitement immobile, parfaitement silencieuse, mobilisant l’intégralité de son contrôle de soi pour ne pas éviscérer à mains nues Talia avant de lui faire avaler son cœur encore palpitant. Pas un son. Pas une expression mais la maitresse des assassins ne pouvait ignorer le fait qu’elle avait touché un point sensible et que seul le respect naissant de l’Impératrice du Serpent d’Argent la gardait en vie. Si Adeza s’était encore trouvée dans la pièce, ordre ou non, elle aurait tué Talia pour cet affront. C’était une bonne chose donc qu’elle ne soit plus présente. Il dû s’écouler une bonne minute avant qu’Astarte ne reprenne la parole. Et malgré tout son contrôle, il était clair qu’elle répondait avec réticence.


« Je ne connais pas son nom et je ne me souviens plus à quoi il ressemble. Les mâles sont pour nous comme du bétail reproducteur. Les tests fait sur ce que nous avions sous la main le désignait comme étant particulièrement hors norme et malgré plusieurs tentatives pour concevoir un enfant et autant d’échec, c’est le seul qui est parvenu à réaliser cet exploit. Je suis une amazone à la base. Biologie différente.

Enfin. J’étais une amazone avant de finir au sein de la Citizenry et de devenir autre chose. Theana n’a jamais connu son père et je ne me suis jamais attachée. Il est mort comme tous les autres quand il a cessé d’être utile. Soit dès que nous avons eu la confirmation que l’insémination avait fonctionné. Pourquoi cette question? Tu pensais que j’avais pu avoir du respect ou de l’affection pour un mâle? Ne sois pas ridicule. »
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MessagePosté le: Ven 16 Oct 2015 - 11:10
Astarte m'indique qu'elle ne boit pas en repoussant le verre que je lui avais proposé. Je bois donc le sien puis me ressers tout en écoutant cette dernière. Derrière cette carapace de Commandant Suprême intraitable de la Citizenry se cache une tout autre femme, une femme mystérieuse que j'ai par-dessus-tout envie de connaitre. Mais le fait est que la carapace est encore solide, elle se craquelle un petit peu plus a chaque rencontre entre nos deux partis, mais à ce rythme-là, je serais morte avant d'en savoir plus. Il va falloir être bien plus direct, quitte à mettre en rogne mon invitée.  

De l'affection pour un mâle ? Oh non. Le but de ma question n'était clairement pas celui-là. J'ai très bien compris que seule la petite Theana avait eu un jour le droit à l'affection de l'Impératrice. Bien que, peut-être, cet homme aurait pu bénéficier d'un peu de respect pour avoir réussi à enfanter une amazone... Mais je garderais cette réflexion dans mon esprit, ce serait une mort assurée que de se lancer avec de tels dires face à Astarte. Mon esprit est tourné plutôt vers d'autres termes sortant de la bouche de mon interlocutrice.


" J’étais une amazone avant de finir au sein de la Citizenry et de devenir autre chose "

Là ! Devenir autre chose ! L'alcool commence à être abondant dans mon sang, mais je suis tout de même encore en mesure de bien analyser les paroles de la personne en face de moi. J'avoue que son plan de détruire cette Terre ne me plaît guère. En ce qui me concerne, j'ai réussi à négocier un pacte avec la Citizenry mais si on pouvait éviter d'en arriver là, cela m'arrangerait. C'est cette "autre chose" qui menace la Planète Bleue d'une destruction atroce. Si par miracle, je parvenais à faire revenir la Astarte du passé, celle qui n'est pas devenus "autre chose", peut-être qu'elle reverrait ses plans de destruction.  

" Tu sais Astarte, quelle que soit la situation à affronter, nous avons toujours le choix. Ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes. "

Bien évidemment, ce ne sont pas de telles paroles qui feront revenir une Astarte plus humaine qu'actuellement, mais si je considère que ces paroles sont maintenant insérées profondément dans son subconscient, peut-être qu'elles m'aideront le jour où je déciderais de continuer à travailler l'Impératrice dans ce sens-là. Je n'ai aucune affection pour les Terriens, hormis un seul, mais partir en conquête de la galaxie avec la Citizenry n'a jamais était au programme de la Ligue des Ombres. Je m'y plierais s'il le faut, mais s'il y a une infime possibilité de l'éviter, je le ferais. 

Si Adeza était encore présente et consciente de ce que je m'apprête a demander à son supérieur, ma carotide coulerait déjà abondamment sur la table pour se mélanger avec l'alcool. Les risques sont grands, mais il faut que je sois directe pour ne pas faire une simple fissure dans cette coquille, il faut y créer une ouverture. Je pose ma main sur le revolver caché sous la table et ouvre la bouche pour ce qui pourrait bien être mes dernières paroles.


" Je vais jouer franc-jeu et être direct avec toi Astarte. Selon moi, ton aversion pour la gente masculine est un point faible que tu te dois d'éliminer. Tu as toutes tes raisons pour les détester, j'ai très bien compris cela, mais le fait est qu'en ne prenant que des femmes dans ton armée, tu te prives d'une armée qui pourrait être plus grande encore. Mais plus important encore, avec cet état d'esprit, tu te prives de l'éventualité de vivre ta vie pleinement et qui sait... "

J'hésite quelques secondes et me lance finalement.

" ... D'avoir une nouvelle fois, un enfant à chérir. Ne jamais dire jamais... "
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MessagePosté le: Ven 16 Oct 2015 - 14:55
Aux premières paroles de Talia, Astarte eu un reniflement dédaigneux. La philosophie bon marché et les conseils pseudo sages, elle n’en avait que faire. Elle avait trop entendu de mensonges ou de fausses promesses dans sa vie pour y croire encore. Elle aurait pu lui sortir une autre perle de sagesse du même genre. Ce sont les événements qui changent les gens et non l’inverse. Talia pouvait débiter toutes les âneries qu’elle voulait, le choix était parfois une valeur illusoire. Trop souvent même. Se dire qu’on avait toujours le choix c’était admettre de ne pas savoir voir la réalité en face. Quand on avait abusé d’elle physiquement, se battre n’avait pas été un choix. La mort n’avait pas été un choix. Se résigner non plus. Subir avait été la seule possibilité. Elle avait vite comprit la Seule Vérité : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Quand elle osa lui dire comment elle devrait gérer ses opérations en étendant son recrutement aux hommes, Astarte darda sur Talia un regard si venimeux qu’il aurait pu décimer sans mal les populations combinées de la Chine et de l’Inde. Elle lui fit savoir d’un ton dangereusement calme que la Citizenry comptait des millions d’individus et des milliers de vaisseaux et que les mâles étaient parfaitement à leur place en tant que vulgaire bétail, que la Citizenry se portait à merveille et très certainement pas grâce aux conseils hérétiques d’une assassin humaine sans aucune connaissance des principes fondamentaux d’une puissance qui avait réduit en cendres et dévasté plus de mondes qu’elle ne pouvait le suspecter. Elle ajouta qu’elle ne disait pas à Talia comment gérer ses assassins et qu’elle s’attendait à un comportement aussi réciproque que professionnel.

Mais quand elle osa aborder la question qu’elle puisse enfanter à nouveau, arrachant les sutures d’une plaie qui ne se refermerait jamais, Talia dépassa la mince ligne qui faisait qu’Astarte endurait ses fantaisies sans trop réagir. D’un mouvement vif, elle transforma la table en débris pour pouvoir ensuite fondre sur Talia, la plaquer au sol et armer son poing, le regard emplit d’une seule envie : faire couler le sang. Le sang de Talia Al Ghul. Ce n’était pas une simple plaie dans laquelle la maitresse des assassins avait décidé de jouer. C’était une plaie infectée et horriblement douloureuse car il y subsistait un corps étranger. Dit plus simplement, Astarte avait mis la mort de sa fille sur l’influence corruptrice de Wonder Woman, ce qui faisait que la blessure était cela. Quelque chose qui au fond ne faisait qu’alimenter ce penchant destructeur chez Astarte.

Une blessure, donc. Mais ce corps étranger qui l’avait infecté, c’était ce qu’il restait « d’humain » en Astarte. La mère qui s’en voulait d’avoir transformé sa progéniture en monstre pour ensuite l’abattre comme un animal. Et en ce moment, les vestiges de ce que fut jadis Astarte luttaient contre ce qu’elle était devenu ce qui fit qu’au lieu de défoncer le crâne de Talia, le poing de l’Impératrice du serpent d’argent défonça le sol à une poignée de millimètres du visage de la maitresse des assassin, avec une telle proximité qu’elle en sentit le déplacement d’air. Oh oui, elle tenait toujours Talia par la gorge et elle la gardait plaquée au sol mais cette insoutenable pression qui l’étouffait s’était beaucoup relâchée. Pendant un infime moment, quelque chose d’autres avait été perceptible derrière le masque inhumain d’Astarte avant de disparaitre tout aussi rapidement.


« Tu joues à un jeu dangereux, Talia Al Ghul. Très dangereux. Alors je vais te donner un conseil. Ne parles pas de choses que tu ne connais pas, que tu ne peux pas comprendre. Je punis sans distinction l’incompétence et la stupidité. Alors ne soit pas stupide et tu continueras de vivre. Je préfèrerais encore me faire arracher les organes reproducteurs que de connaitre à nouveau la douleur de mon plus grand échec.

Tu ne peux pas savoir ce que c’est que de ne plus avoir d’espoir, d’en apercevoir une lueur pour ensuite te rendre compte que tu croyais avoir tout perdu déjà mais que non, non, on peut encore défoncer le fond du baril et s’enfoncer davantage. Et je te souhaite de rester éternellement ignorante sur le sujet. Bats toi pour ton fils et rappelles toi ceci. Médites dessus si tu veux espérer comprendre une fraction de ma personne. Aucune mère ne devrait avoir à enterrer son enfant. »
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MessagePosté le: Mar 20 Oct 2015 - 12:09
Comment je me suis retrouvée dans une telle position ? Comment la carapace de l'Impératrice s'est elle fissuré plus que quelques secondes cette fois-ci ? Cela tient en trois étapes audacieuses mais néanmoins très dangereuses. Premièrement, prendre son courage à deux mains, ou au moins d'une main pour se saisir de son revolver de l'autre. Deuxièmement, attaquer avec une question anodine et enfin, enchaîner avec la question personnelle qui brisera ce calme dont sait faire preuve le Commandant Suprême de la Citizenry.

Je me devais de savoir, je me devais d'apercevoir le vrai visage d'Astarte et maintenant, je le vois. Étant plus jeune, mon entraînement m'a permis à contrôler la peur. Cependant, cette dernière a surement pu être entrevue l'espace de quelques secondes sur mon visage. Une peur que je n'ai pas ressentie depuis des lustres. Ses yeux sont remplis de rage, c'est donc à cela que ressemble la vraie Astarte. La Astarte blessée et pas encore soignée. Je serais presque triste pour elle, d'ailleurs, je le suis, mais, il fallait que je connaisse cette profonde blessure. Pendant un court instant, il m'est donné d'apercevoir une lutte dans l'esprit d'Astarte, un combat entre ces deux personnalités, l'une essayant de prendre la place de l'autre. Aurais-je étais trop loin ? À cet instant, deux de mes assassins entrent dans la pièce pour se ruer sur l'Impératrice.


" Reculer bande d'imbéciles ! Je ne vous ai jamais dit de rentrer à ce que je sache alors repartez d'où vous venez et laissez-nous. " Les deux hommes hésitant longuement à sortir, je deviens plus insistante.
" C'est un ordre ! "

Quel duo d'inconscient ces deux-là ! Astarte aurait brisé le cou de mes deux hommes d'un revers de main. J'aurais perdu deux de mes unités stupidement sur ce coup-là si je les avais laissé faire. Et heureusement que Adeza n'a pas vu cette scène. Dans le cas contraire, je ne donnais pas cher de ma peau. L'étreinte sur ma gorge se desserre, mais elle est encore étouffante. Je pose ma main sur celle posée sur mon cou et sors difficilement ce qui pourrait être mes dernières paroles.

" Enfin, je fais connaissance de la vraie Astarte ! Mon but n'était en aucun cas de remuer le couteau dans la plaie, mais plutôt de te montrer que cette carapace que tu t'es forgée n'est peut-être pas aussi solide que tu le pensais et qu'elle pourrait finalement plus dangereuse pour toi que l'acceptation de la douleur. Je sais pertinemment que tu pourrais me tuer sur le coup, mais ce serait perdre une alliée et je ne pense pas que tu en es beaucoup à te mettre sous la dent ces derniers temps. "

La clé est là ! La clé de la non-destruction de la planète est surement dans l'acceptation de ce qui lui est arrivé. Si je parviens à faire en sorte qu'Astarte oublie cette carapace, je pourrais faire d'une pierre deux coups. Récupérer mon fils et empêcher ce sort tragique prévu par la Citizenry pour la planète Terre. J'ai vu dans ces yeux, Astarte n'est pas foncièrement méchante sous cette carapace, elle a surtout vécu des choses difficiles qui l'ont changé. Si je peux faire revenir cette personne parmi nous, il y a une chance...
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MessagePosté le: Mar 20 Oct 2015 - 16:39
Si Talia eut à renvoyer ses assassins, Astarte dû empêcher Adeza de commettre un triple meurtre. Ayant détecté que les signes vitaux de l’impératrice s’étaient affolés, elle avait brusquement rebroussé chemin pour lui porter aide et assistance quand elle avait vu deux assassins entrer dans la pièce, trois autres se préparant à faire de même. Elle avait immédiatement engagé le combat, au corps à corps. Pas le temps pour les armes. Une bataille en règle se déroulait devant la porte de la maitresse des assassins et connaissant la garde du corps, à moins de séparer l’intégralité de ses membres dont sa tête de son corps, elle se battrait jusqu’à son dernier souffle. D’où l’intervention d’Astarte qui lui ordonna de désengager le combat. C’est pratique d’avoir un appareil de communication au bras. Ça évite les incidents diplomatiques.

Ceci étant dit, si elle avait donné l’ordre à Adeza de cesser de s’en prendre aux assassins de Talia, tout n’était pas rose bonbon non plus. Elle avait toujours envie de faire passer la trachée de la maitresse des assassins d’une structure en trois dimensions à une structure en deux dimensions, ne serait-ce que pour pouvoir lui dire quelque chose du genre « et ça, c’est dur à avaler? » Personne ne se jouait d’elle de la sorte et le fait qu’elle soit son allié la gardait en vie pour le moment. Si elle continuait de pousser les limites de sa chance, le facteur désagréable dépasserait celui de l’utilité et ce serait une fin brutale à une combinaison autrement gagnante. L’Impératrice du Serpent d’Argent n’était pas connue pour sa pitié ou sa clémence. C’était le contraire, en fait. Lâchant pour de bon Talia Al Ghul, Astarte se redressa pour la toiser de son regard redevenu neutre.


« Ne t’inquiètes pas. Quand j’aurai détruit la source de cette douleur soit cette planète maudite, il n’y aura plus de problème. C’est comme ça qu’on fait dans la Citizenry. Ce qui pose problème est systématiquement éliminé. Et cette planète me pose tout un problème. On ne peut pas changer son passé, d’accord. Mais on peut en anéantir les vestiges de façon définitive par contre. Ce que je compte faire. »

Si Talia espérait qu’Astarte allait soudainement se ramollir et abandonner son plan de destruction de la terre, c’était raté. Il faudrait plus que de la provocation et de l’audace pour réussir un coup pareil. Cette planète lui avait pris sa vie, son clan, sa famille. Elle lui avait volé ses rêves, ses espoirs, ses aspirations. Elle lui avait ensuite volé sa vengeance, sa fille et cette minuscule flamme souhaitant une vie meilleure. Alors non. Elle ne laisserait pas tomber ce vaste plan qu’elle avait mis en place simplement parce que Talia n’avait pas le cran de commettre un génocide planétaire. Si Talia insistait trop en ce sens, encore une fois, l’utilité deviendrait nuisance et serait de facto éliminée. Astarte avait été jusqu’à présent d’une rare clémence. Trop peut-être considérant que la maitresse des assassins ne semblait pas réaliser ô combien elle était chanceuse.

« C’est presque amusant. Pendant un instant j’ai eu l’impression que tu avais en tête de me dissuader de détruire cette planète. Ce serait futile car la Citizenry suit depuis des dizaines de siècles le même schéma. Et je ne compte pas le changer. Sur ce point ma décision est finale. Chose certaine tu joues avec le feu Talia Al Ghul. Un conseil d’une alliée à une alliée. Tu ne sais pas avec quel brasier tu joues. Cesses. »
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MessagePosté le: Mer 28 Oct 2015 - 20:56
Laissant échapper un toussotement lors du relâchement de la pression exercé sur mon cou par Astarte, je prends conscience que je suis allé me jeter dans la gueule du loup, dans un danger des plus risqués qui aurait très bien pu me coûter plus qu'une table fendue en deux et un carrelage à refaire. Tandis que je me relève difficilement, j'aurais surement le droit à un hématome dans le bas du dos mais quelques gouttes du Puit de Lazare feront l'affaire pour remédier à cela, l'Impératrice s'adresse à moi avec un ton confiant. Un ton souvent trop confiant à mon goût. Astarte est puissante, bien plus puissante que moi, mais cela ne la place guère en position de force. Pour moi, l'Impératrice n'est qu'une opportunité de plus pour parvenir à récupérer mon petit Damian. Bien avant notre rencontre, ma priorité était déjà celle-ci et s'il le fallait, je continuerais dans ce sens en solitaire.

" Cesse donc tes menaces Astarte, ça ne marchera guère avec moi. Et tu ne peux pas m'en vouloir d'en savoir plus sur mon allié, tu fais de même en me collant Adeza dans les pattes. "

Elle voit clair dans mon jeu. Ce jeu qui a pour finalité de parvenir à récupérer mon fils des griffes de la chauve-souris tout en réussissant à épargner un sort funeste à cette planète. À l'évocation de ce plan par Astarte, je fais mine de ne pas comprendre, un visage impassible, mais il est vrai que je suis fébrile intérieurement. Cette femme n'est pas stupide. Depuis le jour où cette "mission" m'est venue à l'esprit, je n'ai de cesse que de penser ce qui se passerait si Astarte venait à découvrir mon double jeu. La nuit, je fais des rêves qui paraissent si réels que cela pourrait être pris pour des prémonitions. Dans ces derniers, je récupère mon fils, mais l'Impératrice découvre l'entourloupe et me tranche la gorge devant les yeux de ma progéniture. Un événement qui, je l'espère, n'arrivera jamais. Néanmoins, cela me hante de plus en plus et c'est pourquoi je cherche à en savoir plus concernant mon invitée du soir. Je tends la main à Astarte et prononce quelques mots.

" Astarte, il est clair que désormais cette réunion virulente arrive à son terme. Je crois que la prochaine fois que nous nous reverrons, ce sera le jour de l'opération "

Après ce qu'il s'est passé, elle pourrait très bien décider de s'en aller sans me serrer la main et finalement, je ne lui en voudrais pas plus que ça. Je joue un jeu dangereux, mais pour mon fils, je risquerais bien plus que ma propre vie...
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MessagePosté le: Mer 28 Oct 2015 - 22:24
« Je ne menace jamais, Talia Al Ghul. Je dis les choses comme je les perçois et les interprètes. Libre à toi de leur donner le sens qui te plait. Tu me reproches de te forcer à endurer la présence d’Adeza. Tu ne disais pas la même chose quand elle t’a sauvé la vie et au risque de me répéter, je n’ai aucun problème à être suivi par tes assassins. Contrairement à toi, je n’ai rien à cacher, moi. »

Est-ce qu’Astarte disait cela parce qu’elle savait que Talia jouait double jeu ou était-ce une mise en garde voilée ou encore une pure coïncidence? Difficile à dire. Et en fait c’était le pire chez Astarte, ce qu’elle ne disait pas. L’Impératrice avait dit et répété qu’elle ne souhaitait à aucune mère d’endurer ce qu’elle avait enduré mais rien n’indiquait qu’elle ne se livrerait pas à un infanticide pour punir la maitresse des assassins en cas de trahison. Il était vrai qu’elle n’avait rien à cacher et c’était tout aussi effrayant parce que justement, même en jouant à jeu découvert, Astarte réussissait à gagner. La preuve étant, elle se tenait devant Talia et son corps portait quand même relativement peu de cicatrices. De mauvaises langues diraient que c’était parce qu’elle n’avait pas réellement goûté au combat mais Talia non plus n’en avait pas beaucoup.

Ce qui veut dire qu’Astarte se battait et gagnait. Les cicatrices, ce sont les souvenirs d’erreurs qui ont fait que votre adversaire vous a touché. Ni plus ni moins. Peu de personnes avaient réussi à la blesser, donc. Aboyant un ordre, Adeza retourna se poster aux côtés de Talia, ignorant les débris de la table et les dégâts causés par l’accès de colère de sa supérieure. Ce n’est pas parce qu’elle n’était pas physiquement là qu’elle n’était pas au courant de ce qui s’était dit. Et il était clair que dorénavant, elle surveillerait avec encore plus d’attention la maitresse des assassins. L’Impératrice avait ordonné la destruction de la Terre. Si Talia et ses hommes désiraient revenir contre la volonté d’Astarte… Et bien dans ce cas, la Citizenry pouvait aussi travailler sur une opération secondaire pour contraindre l’humaine à honorer sa part du contrat. Tout simplement.

Astarte serra donc la main de Talia sans plus d’hésitation. Pour elle, le plan suivait son cours avec quelques écarts de temps en temps mais sans plus de problèmes. Talia avait fait une grave erreur en jouant cette main. Si elle avait des doutes sur le fait que l’humaine tenterait d’aller contre ses intérêts, elle en était désormais certaine. Qu’importe. Qu’elle continue de penser qu’elle avait l’avantage, qu’Astarte n’était pas assez maline pour deviner les pensées de l’assassin. Ils finissaient tous par faire cette erreur, la prendre pour une grosse brute trop sûre d’elle. Et la dernière fois… Bien… La Citizenry avait connu une rupture brutale avec sa façon de fonctionner et la Citizenry s’était retrouvée dominée par les femmes. Ils se méfiaient tous de son physique, de ce qu’elle pouvait faire en puissance brute. Jamais de son intellect. Jamais.


« Soit. Mes troupes seront prêtes au combat, prêtes à assister tes assassins. L’ennemi ne saura jamais ce qui lui sera tombé dessus et ils réaliseront bien trop tard l’étendu de notre opération. Ton fils te sera rendu. Et ensuite bien… Nous verrons ce que vaut la parole de la légendaire Talia Al Ghul, quand la Citizenry aura accompli sa part du marché. J’ai bien hâte de voir. Très hâte même. »

Tournant les talons et n’attendant ni escorte ni guide, Astarte retourna à la surface et après une courte marche, un appareil appartenant à la Citizenry se posa pour la récupérer. Elle donna ses ordres à Adeza de réitérer à Talia Al Ghul qu’elle est en droit d’envoyer une assassin pour surveiller ses agissements, comme garantie supplémentaire de leur alliance. Elle alla ensuite s’asseoir à l’arrière de l’appareil, loin de la pilote et elle réfléchit à cette rencontre avec Talia Al Ghul. Tant de souvenirs ont été dérangés du sommeil dans lesquels elle les avait plongé. Et si au final, une fois la Terre détruite, la douleur refusait de mourir, que ce soit quelque chose qui la suivrait éternellement? Des années de souffrance... Elle devait finir d’effacer son passé pour sécuriser son futur. Poussant un long soupir, il se passa ensuite quelque chose d’impensable.

Une larme solitaire s’écrasa sur le sol de l’appareil.
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