L'amour dure toujours, mais pas éternellement.

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MessagePosté le: Ven 23 Oct 2015 - 19:22
En rentrant, je commençais à sentir peu à peu à sentir l’âpre frémissement des douleurs que j’ai enduré lors de cette dure soirée. En bas de L’appartement de Maggie, sous le garage même, j’ai installé une mini bat-cave pour les fois où je devais aller chez Maggie après avoir fait mon "travail de nuit". Ce soir-là fut un de ces soirs. Je rentrais alors d’une enquête qui m’avait amené jusqu’à un groupe de malfrats bien armés, pour avoir à faire un interrogatoire forcé, puis continuer sur cette piste pour tomber sur un malabar, pour trouver un indice sur cet abruti qui me conduisit à une salle ou d’autres gus faisaient un trafic d’armes. Une soirée normale quoi. A la fin de la soirée, je comptabilisais deux fractures trois coupures dont une assez importante, une côte cassée, une balle bien placé (pour moi), des contusions, des hématomes, et une grosse envie de dormir.  Si on compte aussi la petite diarrhée que je me traine depuis deux jours, ça fait une assez bonne moyenne. Une fois dans la cave, je retirais mon costume, puis m’attelais à me soigner quelque peu. Pas spécialement pour moi, quoique la balle était plus agréable une fois dehors du bassin, mais surtout pour Maggie. A l’aide de mon savoir en médecine, tous les mauvais coups de la soirée étaient passés, les points étaient faits, les bleus partaient déjà, et ma côte se ressoudait déjà. Cela suffit pour me satisfaire. Il ne me restait plus qu’à me « préparer » pour mon rendez-vous avec la femme de ma vie, et le tour était joué. Oui, il y de quoi faire ça dans ma bat-cave, surtout celle de l’immeuble de Maggie. Alors que je montais, je sentais une douleur musculaire atroce : je commençais à avoir des courbatures, et ça, je pouvais pas le ressouder. En arrivant devant la porte, j’appuyais sur la sonnette puis je vis sur le reflet de la poignée de la porte ma mine affreuse. Je tentais de corriger cela avec un léger sourire plus propice à un rendez-vous avec ma femme. J’eus à peine le temps de réfléchir au fait qu’il était ridicule pour des mariés que d’avoir un rencard pour se voir que Maggie m’ouvrit sa porte. Le sourire sur ses lèvres s’inversa lorsqu’elle vit l’état dans lequel j’étais. Je baissait moi-même la tête pour constater les faits, les coups se voyait beaucoup.
« Mince. Dans le miroir c’était moins voyant. »
Après avoir relevé la tête, je tâchais de prendre la situation d’un angle plus léger, en rattrapant la situation :
« Tu ne veux pas me faire un bisous alors ? »
Non, elle n’avait pas l’air.
« Tu veux absolument discuter de ça ici, ou on peut le faire assis au moins s’il te plais, j’ai les jambes… en compotes, rétorquais-je pour l’énervé le moins possible. »
Toujours aucune réaction de sa part, les yeux parlaient d’eux-mêmes.
« Ou sinon on parle pas du tout… »
Vite qu’elle réagisse. Elle me fait un AVC ou quoi ?
Il fallait absolument que je noie le poisson, que je trouve un truc. Mais c’est trop dur de mentir à la femme qu’on aime. Surtout quand elle est en rogne.
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MessagePosté le: Ven 23 Oct 2015 - 20:50
Journée de merde. Encore ces enfoirés de l’hôtel de ville qui se mettaient à hurler à la mort parce que je demandais plus de budget. Vous pensez que les criminels qu’on se trimballe à Gotham se neutralisent à coup de neuf millimètres et avec des voitures de patrouille? La bonne blague. Purger la corruption de nos propres forces avait coûté des milliers voire des millions en procédures judiciaires. En matériel. En personnel. Et une fois qu’on avait enfin remit une vraie force de police sur les rails, ces connards de conseillers municipaux avaient convaincu le maire de diminuer les sommes allouées à la sécurité publique. Pire encore, il avait été mentionné que le GCPD pourrait être remplacé par une force privée. Alors j’avais sauté un plomb colossal. Les oreilles vont leur bourdonner pour les dix jours à venir tellement je les ai engueulé.

Mais avant ça, il y avait eu moi réveillée en catastrophe, encore, à cause d’une connerie du genre : il y a monsieur machin, riche citoyen de Gotham qui vient faire sa plainte et qui hurle à la mort à l’accueil et qui ne veut que parler à la commissaire. Ensuite, évidemment, pas de petit déjeuner et en arrivant au bureau, voilà que la machine à café est en panne et que le livreur pour la distributrice est malade donc pas de ravitaillement, ensuite je me suis farci les vagissements de cet affreux bébé gâté se prétendant un homme, puis la réunion à l’hôtel de ville, ensuite un de mes dossiers risquait de passer aux mains de la DEO alors je m’étais furieusement emportée face au connard en costard venu m’annoncer la nouvelle et chaque fois que je pensais qu’on ne pouvait pas me pourrir la vie davantage, on me prouvait que j’avais tort. Mais bon. Au moins, ce soir…

Et bien ce soir je voyais ma femme! La chérie de mon cœur! Ma Kate! Alors ce purgatoire prendrait fin et nous pourrions passer un bon moment ensemble. Je m’étais acheté un nouvel ensemble ma foi fort aguichant rien que pour elle, moi qui suit en général totalement indifférente vis-à-vis de la mode. C’est dans le désir que vient le plaisir et je désirais plus que tout cette soirée tranquille. Alors bon quand elle annonça sa présence à ma porte je me précipitai pour ouvrir, un grand sourire sur les lèvres… Sourire qui fit un 180 degré quasi instantané quand je découvris son état. Elle m’avait PROMIS, JURÉ que ce soir elle ne ferait pas de folies pour qu’on puisse profiter l’une de l’autre au lieu d’un rendez-vous prolongé avec la trousse de premiers soins. Elle m’avait MENTI! Déjà que la marmite était sur le bord d’exploser, là c’était vraiment de trop!

Je serrai les poings à m’en faire blanchir les jointures et je la dévisageai d’un regard assassin qui promettait tout sauf une conversation joyeuse. Je l’écoutai essayer de se dépêtrer dans ses excuses, devenant de plus en plus rouge au fur et à mesure avant de l’attraper par le bras avec assez de force pour transformer du granit en poussière. Je la trainai presque de force dans mon domicile, faisant claquer la porte et la jetant presque dans un fauteuil tellement j’étais énervée. Oui, possible que je lui ai fait mal mais moins que le coup de couteau qu’elle venait de me donner. C’était NOTRE soirée! Une de nos trop rares soirées et elle arrivait dans un état lamentable. J’aurais été moins insultée si elle était arrivée saoule ou droguée. Mais si tu penses pouvoir t’en sortir avec des excuses bidon… J’explosai, tout simplement. À un moment donné, trop c’est trop.


« Je ne ferai pas de folie Mags, Promis. C’est notre soirée ce soir Mags. Je t’aime, j’ai hâte qu’on se voit. DES CONNERIES OUI! À vue de nez tu as des fractures, des fêlures, des foulures, probablement une petite hémorragie interne et tu oses te présenter chez moi en essayant de dissimuler ce fiasco? TU ME PRENDS POUR UNE CONNE?! Je n’arrive pas à y croire. Non c’est bien pire. Je PEUX y croire!

Veux-tu bien me dire ce qui t’es passé par la tête? TAIS TOI! Je ne veux rien entendre! Tu es malade en plus, de vilains problèmes d’estomac et tu sors faire ce genre de pitrerie alors que je t’ai dit de faire attention! C’était trop te demander que de faire attention UNE FOIS dans la semaine? Tu vas répondre quand je te parles? CHUT J’AI DIT! Ça faisait pratiquement un mois qu’on ne s’étaient pas vue plus de dix minutes et tu as tout gâché! »
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MessagePosté le: Ven 23 Oct 2015 - 22:19
Depuis combien de temps  ce rendez-vous était prévu ? Des semaines. Peut-être même un mois. Et comme d’habitude, je la déçois. J’ai du mal à rester concentrer tellement ma femme est sexy quand elle s’énerve. Mais je me sens quand même coupable. Maggie n’avait pas parlé, et maintenant  c’était le festival. J’arrivais juste plus du tout à suivre ce qu’elle disait. Si j’ai appris un truc dans ma vie, c’est que dans ce genre de situation, il faut éviter d’envenimer le conflit, et pour ça, il faut pas parler. Laisser l’autre vider son sac. Et une fois que la pression est retombée, là c’est le moment de discuter, d’échanger les avis. Mais là, visiblement, elle n’avait pas eu une bonne journée, et je lui gâche sa soirée. Mais en parlant de vider le sac, il me vient un petit gargouillement dans le ventre. N’y pense pas. Pas parler. Ecouter Maggs. Concentré sur Maggs. Elle me parle de promesse, mais qu’est-ce que je suis censé faire ? Est-ce qu’elle aurait fait la même chose à ma place ?
spoiler pas classe (âmes sensibles: s'abstenir):
 

Maggs a raison, je dois être plus attentionné à son égard. Quittes à devoir laisser tomber le masque une fois de temps en temps. Mais c’est ce dont Gotham a besoin. Ou est-ce que c’est juste un prétexte pour moi ?
spoilers pas classe (âmes sensibles: s'abstenir):
 
Je n’ai fait que remettre en cause la confiance de notre mariage à cause de mes mensonges. Faut-il vraiment que je remette en cause ma parole à l’égard de celle que j’aime ?
spoilers pas classe (âmes sensibles: s'abstenir):
 
« Je crois que j’ai besoin d’aller aux toilettes»
En me levant, il m’a semblé l’avoir vu lever les yeux aux ciel et balancer quelque chose en espagnol que je n’ai pas eu le courage de déchiffrer. En allant vers les toilettes de son appartement, je passais devant son téléphone portable, posé sur un meuble. Celui-ci  s’éclaira Au moment où je passais devant. Par curiosité, je regardais peu attentivement le message. Celui-ci affichait un court message qui ressemblait de peu à « Le projet Outlaws va commencer, tiens-toi prête. » Prenant le téléphone et allant vers Maggie, je lui brandis en face et lui demanda :
« Je sais que je suis pas un modèle de confiance, mais là il me semble que tu as des choses à me dire aussi, non ? »
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MessagePosté le: Sam 24 Oct 2015 - 4:55
Elle pourrait au moins essayer de se justifier, me couper, en rajouter, m'embrasser pour me couper la parole, je ne sais pas moi! Mais non! Seuls quelques gargouillis plus ou moins subtils de son estomac viennent faire contrepoids à mon ire. C'est quand même incroyable! Espèce de rousse sexy tu ne sais pas que je te hurles dessus parce que je t'aime et que je m'en fais pour toi? Merde réagit Kate! Tu le sais que si nos positions étaient inversées je te répondrais avec autant sinon plus de mordant encore. Point de réaction, comme si c'était une gamine acceptant sa punition. Qui est la plus mature de nous deux? Elle, probablement. Elle le sait, je le sais. Je suis du type volcanique moi, je suis comme ça. Mais… Oui! Ça y est! Elle va enfin dire quelque chose! La voilà la riposte tant attendu et… Et… SÉRIEUX!? Je pense que je dois aller aux toilettes ou un truc du genre? Je vais t'étrangler Kate! Je laisse entendre une série de jurons en espéranto. Pourquoi en espéranto?

Une lubie, une fois, parce qu'on avait mis la main sur un type ne parlant QUE cette langue. Alors nécessité oblige, il avait fallu que quelqu'un se sacrifie. Ce quelqu'un... Bah ça a été moi, qui d’autre? Allez vas-y aux toilettes, je finirai de t’engueuler quand tu reviendras. Ou pas. Parce que madame se permet de fouiner sur MON téléphone portable. Non mais est-ce que je fouille dans tes affaires moi? Non! En plus d’arriver dans un état lamentable, elle fait son impolie! C’est tout bonnement scandaleux! Mais je vais vraiment me fâcher là! Je lui arrache l’appareil des mains en lui jetant un regard courroucé en lui beuglant que ce n’est pas le moment de faire la maline et d’aller se vider les intestins qu’on en finisse et de prendre le médicament que j’ai acheté pour elle pour ce genre de problème. Elle fait vraiment tout pour me mettre en rogne, c’est pas possible! Et je jure de ne plus jamais aller lui ouvrir sans avoir mon téléphone sur moi! Et qui est l’abruti qui a envoyé ça pendant ma soirée de congé?

Je réponds rapidement au message en disant que la prochaine fois qu’ils vont contre mes instructions, je leur casse la gueule. Ils ont le don de faire des trucs vachement con quand même. Envoyer le « go » pour un projet top secret comme ça, pouf, sans plus de précautions. Bon je reconnais que pour le commun des mortels ça ne veut rien dire mais la chérie de mon cœur n’est PAS le commun des mortels. Alors forcément elle se doute de quelque chose et ce serait la plus pure des hypocrisies que de lui mentir en disant « mais je ne sais pas de quoi tu parles, c’est une initiative du GCPD ». Parce qu’elle va aller vérifier si je lui vends une salade pareille. Vous ne connaissez pas Kate comme je la connais. Et puis lui mentir ce n’est pas mon style. Omettre des détails, oui. Mais mentir, non. Oh et puis merde je n’ai pas de leçons à recevoir de la principale fautive et concernée! C’est de la projection ça, elle rejette son malaise sur moi et ça c’est déloyal! Je dirais même que c’est carrément vicieux! Oh oui!

Bon je l’entends qui se prépare à sortir des toilettes, sans doute en meilleur état que tout à l’heure. Enfin j’espère. Et pour lui montrer qu’en vérité je ne lui en veux pas tant que ça et que c’est l’inquiétude qui parle plus que moi, je l’attrape et je la serre contre moi dans une douce étreinte. Maggie Sawyer, capable de douceur? Ah bien sûr mais pas avec tout le monde. Je suis comme ça moi. Je ne montre mon meilleur côté qu’à ceux qui le méritent et rares sont ceux qui ont ce privilège. Je t’aime ma Kate chérie et je déteste qu’on se dispute mais tu sais que c’est plus fort que moi. Je m’en fais pour elle comme elle s’en fait pour moi mais moi encore plus pour elle qu’elle pour moi. Sûrement ma fibre de mère protectrice qui ressort dans notre relation de couple. Je suis surprotectrice. C’est ainsi, on ne se refait pas. Et même si je pouvais je ne pense pas que je voudrais. C’est une part de qui je suis et qui fait que je ne considères pas mes subordonnés du GCPD comme « jetables ».


« Tu sais que je déteste quand on se dispute ma belle. Je tiens trop à toi pour ce genre de conneries, bordel de merde. Mais s’il te plait fais un effort. C’était NOTRE soir. Une soirée que j’attendais depuis des semaines. Je sais que c’est important pour toi de défendre la veuve et l’orphelin mais j’ai besoin de te voir plus que dix minutes par jour moi. Déjà que je ne vois presque jamais ma fille, si en plus je ne peux presque pas voir ma femme… Ce n’est pas une vie de couple ou une vie de famille ça! »
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MessagePosté le: Dim 25 Oct 2015 - 19:02
On m’a toujours appris à me taire quand on me criait dessus. Mon père en fait faisait ça. Une éducation à la militaire, forcément, implique qu’on doit assumer ses erreurs, autrement dit, il faut la fermer. J’avais commis une erreur, c’est vrai. J’en fais tout le temps. J’en ai même fais deux ce soir. Maggie avait raison de me crier dessus, peu importe si c’était par colère ou par inquiétude. Yoda disait, et je réalise maintenant à quel point il disait vrai, l’amour mène à la peur, la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance. En mettant de côté la haine, c’est à peu près ça. Quand Maggie a parlé du peu de temps qu’on passait ensemble, j’ai eu soudain envie de lui parler de mes émotions :
« Je sais que je suis pas là où tu aimerais que je sois, je sais que tu aimerais me voir avec toi plus souvent, et c’est réciproque. Chaque fois que je suis chez moi, je pense à toi. Chaque fois que je mets le masque, je pense à toi. Chaque fois que je cogne, je pense à toi. Chaque fois que j’ai mal, je pense à toi. Chaque fois que je parle à quelqu’un, c’est toi que je vois, c’est toi que j’entends. Et maintenant que je t’ai en face, je n’arrive pas à te satisfaire. Je sais que nos vies sont dures. Je sais que tu te bats tous les jours pour être respectée, pour faire respecter ta loi. Et moi je me bats tous les soirs pour enfoncer les clous que tu plantes. J’aimerais tant qu’on puisse le faire de jour. Ne plus avoir à se dire que « Bonne Nuit », mais qu’on puisse aussi se dire « Bonjour ». je veux qu’on puisse mener cette vie de famille dont tu rêves. Je veux qu’on vive ensemble. Je veux pouvoir être sûr de t’avoir avec moi chaque jour, chaque nuit pour être sûre que tu m’aime encore, même après les couleuvres que je te fais avaler. Est-ce que tu crois qu’un jour on arrivera à vivre en se faisant confiance. Je veux que notre vie soit un tango sans fin (pourquoi j’ai dit ça ?). Je veux pouvoir te redire tous les jours je t’aime. Je veux te demander en mariage chaque jour, et le jour où tu diras non, Je veux pouvoir t’aimer plus encore, pour te faire changer d’avis, te faire dire oui. Mais est-ce que tu crois qu’on arrivera à s’aimer jusqu’à devenir vieux et gâteux ? Tu crois qu’on s’aimera jusqu’à en mourir ? »
Je marquais alors un temps d’arrêt pour reprendre mon souffle. Quand je me rendis compte que le silence venait enfin de revenir, un silence différent de tout à l’heure, un de ces silences reposant, qui ne met pas mal à l’aise. Alors que je voyais Maggie respirait elle aussi, elle me parut si belle qu’une larme coula alors le long de ma joue. Prise dans l’étreinte de mon discourt, je reprenais de plus belle :
« Je veux pouvoir vivre avec toi. Peu en importe le prix. Mais est-ce que tu crois qu’on peut le faire ? Est-ce qu’on se fait assez confiance ? ça de ça dont j’ai peur. J’ai peur qu’un jour le poids de nos secrets finisse par nous engloutir. J’ai peur que ces secrets qu’on a l’une pour l’autre ne nous rendent que plus malheureuse. Et un jour, quand il faudra faire des confessions, qui voudra nous écouter, qui pourrait le faire ? Je t’ai caché des choses. Je pense qu’on s’en est suffisamment caché. Maintenant si on veut pouvoir avancer, repartir de zéro, on doit tout ce dire, à commencer par ce projet Outlaws. »
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MessagePosté le: Dim 25 Oct 2015 - 22:41
Oh non ma grande, là tu essaies d’obtenir des informations avant d’avoir obtenu mon pardon. Ça ne fonctionne pas comme ça ma belle. Tu as fait un beau discours, ça je ne le nie pas et tu m’as arraché un sourire, je te le concède. Mais si tu penses que je vais juste déballer mon sac comme ça tu te trompes. On a encore des choses à se dire et si quelqu’un doit commencer à révéler des secrets ce sera toi. Tu sais comment je fonctionne alors sois tu penses que tes larmes ont un effet magique sur moi, sois tu joues à un jeu auquel tu risques plus de perdre que de gagner. Mais bon. Nos vies respectives ne sont-elles pas remplies de risques? Je pense que si ce n’était pas le cas nous serions toutes deux bien malheureuses. Non. On ne va pas tout de suite parler des Outlaws. Nous allons en parler, oui. Mais pas  tout de suite. Pas tout de suite…

Pourquoi? Parce qu’il y a de fortes chances pour que les choses finissent en dispute. Pourquoi? Parce que j’ai décidé de combattre le feu par le feu et donc qu’il y aura des morts. Et Kate, ayant été formée par Batman, n’est pas très fan de ce genre de méthode. Mais j’ai vu trop de sang couler pour simplement continuer de suivre aveuglément un système de justice qui ne fonctionne pas. Qui n’a jamais fonctionné. Nous avons fait les lois en supposant un minimum de bonté et de bonne volonté chez ceux qui violent la loi. En vérité, c’est très rare que ce soit le cas. C’est une différence idéologique quand même majeure quand on y pense. Et si j’avais décidé de ne pas lui parler du projet Outlaws immédiatement c’est parce que je jugeais avoir besoin de préparer le terrain pour lui annoncer la chose. Et espérer, bien sûr, que tout finirait pour le mieux.


« Tu es mignonne et touchante Kate mais que je sache tu as bien plus de choses à déballer que moi. C’est presque vexant que tu insistes autant pour savoir ce qu’est le projet Outlaws alors que ce n’est pas moi qui suis ici ensanglantée et en piteux état. Non ma belle. Tu as bien plus de secrets que moi alors TU commences et si je suis satisfaite je te cracherai le morceau. Et ce n’est pas un petit morceau. »

Je l’invite à se diriger dans la partie salon des lieux histoire que nous soyons plus à l’aise pour discuter. Oui Kate je veux passer plus de temps avec toi et si tu savais ô combien ta présence m’aide à oublier. Oublier le travail, les mauvais souvenirs et les traumatismes. Pourquoi faut-il que nous parlions de sujets sérieux quand tout ce que je voulais c’était te sentir contre moi, te prendre dans mes bras et juste… Apprécier la vie. Dans une autre vie peut-être. Dans celle-là, j’ai l’impression que ça relève presque du défi ou du miracle. Mais ne t’en fais pas. Je t’ai mariée pour le meilleur et pour le pire et je ne compte pas revenir sur mon engagement. Ce n’est simplement pas mon genre. Tu me connais mieux que ça quand même. Enfin j’espère. Tu m’as quand même demandé en mariage alors que tu étais en costume de Batwoman. Ce qui n’est pas rien.

« Et puis bon tu crois vraiment que je vais gâcher toute ma soirée avec des trucs sérieux? Non. Certainement pas. On va prendre du temps pour nous, manger un morceau et après on causera. Je te rappelle que ce devait être notre soirée et je n’ai pas cuisiné pour rien. Je vais finir par croire que quelqu’un quelque part me déteste vraiment pour venir foutre en l’air la plupart de mes soirées avec toi… »
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MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2015 - 23:11
Des secrets, moi ? Elle est marrante, celle-là. Elle en sait presque plus sur moi que moi-même. Remarque, elle n’a pas tout à fait tort. J’ai fait un faux départ dès que je suis rentré dans cet immeuble. Autant repartir de rien :
« Que je te dévoile mes secrets ? Ben je t’ai déjà dit pour ma double identité…à part ça, y a pas grand-chose que tu ne saches pas sur moi. Voyons… non je vois pas. A moins que tu n’aies pas été au courant de toute les fois où on m’a mis la pression pour que je rende des services en tant que Batwoman de sorte à éviter qu’on te dévoile ma double-identité, mais maintenant que je l’ai fait moi-même je ne vois pas en quoi ça pose un problème. Sinon, j’ai installé une batcave dans le sous-sol de l’immeuble, mais à part ça, je vois pas trop ce que j’ai pu te cacher… »
Après un silence évasif, voir rêveur, j’avais envie de relancer le débat. Un débat un peu plus léger :
« Écoutes, je suis désolé de t’avoir fait un plan foireux comme ça. Je suis idiote d’avoir agi comme ça. Et on peut pas dire que j’ai trop arrangé les choses quand je suis arrivée. Mais je m’en excuse vraiment. Je peux pas te promettre que j’arrêterai de jouer au héros les nuits où on se voit parce que je sais que je tiendrais pas paroles, et la dernière chose que je veux, c’est de pas tenir une promesse que je fais. Mais je peux te faire une promesse : Je te promets que je passerai plus de temps avec toi. Qui sait, on pourrait vivre ensemble un jour, non ? Mais en tout cas, saches que si je peux rien te promettre sur ma vie de Batwoman, j’essayerais de me retenir. Je sais pas si ça vaut quelque chose pour toi après ce que je t’ai fait subir, mais je te promets de faire des efforts. Est-ce que tu crois que tu peux me pardonner? Au moins pour ce soir? »
Je regardais l’heure pleine d’espoir quant à l’avenir de mon couple pour annoncer:
« Et puis… la soirée n’est pas finie ! »
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MessagePosté le: Ven 30 Oct 2015 - 3:12
« TU AS QUOI!? » hurlais-je, soudainement frappé de stupéfaction. Elle avait construit une mini batcave? Ici?! Mais elle avait perdu la tête! Malheureuse, tu veux que tous les méchants du coin rappliquent dans le secteur? J’hallucines. Et comment j’ai pu manquer ça moi? Je suis devenue nulle ou quoi? Remarquez que ce n’est pas MON immeuble. Donc c’est le proprio qui est nul. Bordel, Kate… Tu es cinglée… Et c’est ce que j’adore chez toi. Ça et le fait que tu sois une rousse aux yeux verts. Et une badass en puissance. En fait je pourrais faire une longue liste de choses que j’aime chez toi mais on y passerait la soirée et une partie de la matinée. Alors on va éviter pour ce soir je pense. Pour un secret, c’est tout un secret en tout cas. Je m’attendais à… Enfin pas à ÇA! C’est juste… Brillant. Fou et brillant.

Après avoir réussi à remettre mes yeux dans leurs orbites et à avoir repris un air qui ne soit pas complètement abruti, j’éclatai de rire. C’était plus fort que moi, comment est-ce que je pouvais faire autrement que de partir à rire? Je n’en reviens pas. Je pensais que plus rien ne pouvait me surprendre en ce bas monde mais ça… Allez viens la que je te prenne dans mes bras, que je t’embrasse… Tu vois Kate? C’est ça que je veux vivre avec toi. Je veux pouvoir rire et sourire. Arrêter d’être la super flic, d’avoir l’air indestructible alors que je souffre de tellement de blessures. D’arrêter de devoir constamment combattre ma propre conscience pour pouvoir vivre. Je veux être une femme amoureuse qui n’a pas à faire des choix difficile. T’aimer, c’est facile. Et c’est une simplicité dont je ne me lasse pas. Tu es qui tu es et j’ai été injuste que de ne pas considérer ce que toi tu veux. Mais c’est plus fort que moi. Je m’inquiètes pour toi. Parce que je tiens à toi.


« Tu vois Kate? C’est ça. C’est ça que j’adore chez toi. Tu réussis toujours à me surprendre. À me faire me sentir bien. Tu as raison. La soirée est loin d’être finie et tu auras les réponses à tes questions mais pas tout de suite. Là je veux profiter d’un moment de bonheur avec ma femme. Et je vais même fermer mon téléphone. Personne ne va nous déranger. Tu sais pourquoi ce soir est si spécial, pas vrai?

C’est aujourd’hui que nos regards se sont croisés pour la première fois, il y a des années de cela. Pas à cette réception où nous avons dansé ensemble. J’étais juste une flic venue en renfort à Gotham et toi tu étais… Toi. Tout simplement. Une rencontre plus que brève mais regarde ce que ça a donné! Comment est-ce que je pourrais oublier ça… Qui aurais pu croire que toi, riche héritière, tu épouserais quelqu’un comme moi? »


Je savais qu’elle n’aimait pas que je me compare à elle mais comment faire autrement? À côté d’elle j’avais l’air de quoi? Elle était belle, riche, influente. Plus jeune aussi. Elle pouvait avoir qui elle voulait au fond. Je me demandais souvent ce que j’avais à lui offrir en dehors de… Moi. Qui j’étais en fait. Je veux dire… Je suis Maggie Sawyer, je sais mais en même temps, je suis une mère divorcée et pas la meilleure des mères en plus. J’ai un tempérament volcanique et une tendance prononcée à dire ce que je pense avec la délicatesse d’un bulldozer. Je peux endosser le rôle plus glamour mais je déteste ça. Enfin bon. Je suppose que je devrais apprendre à simplement apprécier les choses comme elles sont mais c’est plus fort que moi. Le doute est toujours là quelque part dans mon esprit. C’est en se remettant en question qu’on se rapproche de la perfection.
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MessagePosté le: Mer 4 Nov 2015 - 21:33
Même si la soirée avait très mal débuté, il fallait admettre que les choses ne se sont pas si mal faites. Alors que j’avais fait mon mea-culpa et qu’il avait été accepté par l’amour de ma vie, je me préparais à trouver un sujet de conversation, comme font les vrais couples. Mais je ne sais pas pourquoi, je me suis senti à l’instant au bord d’un gouffre. En face de moi ne régnait plus que le vide. Qu’allais-je bien pouvoir dire ? Étions-nous un couple normal, le genre qui peut parler de ce qu’on a fait de la journée ? Trouver un sujet de discussion qui soit intéressant. Dans ma vie, j’avais fait des tas de choses, je savais faire plein de choses, j’avais démantelé des organisations, des narcotrafiquants,  vaincus des hommes crocodiles, Affronté des armées entière, mais ça je ne savais pas faire.
C’est pas compliqué pourtant, parler des centres d’intérêts. Mais lesquels quand tes centres d’intérêts sont des internés d’asiles psychiatriques, des criminels et des mecs bizarres en costume qui se baladent la nuit ? Non, c’était au-dessus de mes forces que de simplement parler. Mais me taire était lâche. C’était me défiler face à la difficulté, c’était fuir, et si je détestais quelque chose au plus haut point, c’était les lâcheurs. Quand j’y réfléchissais, je me fit à l’idée que ça n’était pas bien compliqué. Mais quand Maggie se mit à nous comparer, j’ai eu une réaction mentale assez poussive. A dire vrai, j’aurais juste voulu bondir sur elle la saisir par les hanches lui dire d’une voix suave et sensuelle « tais-toi belle blonde » et puis l’embrasser de toute mes forces. Cette réaction me semblait excessive.
Alors je me levais juste, j’allais doucement vers elle caressait son ventre avec délicatesse puis lui dit : « tout ce que tu as à m’offrir, c’est toi, rien de plus, rien de moins », puis je l’embrassais furtivement, laissant sur ces lèvres le goût du désir, pour échanger un regard complice amoureux. Sur ce, je me retournais pour laisser Maggie continuer dans ces ouvrages. Je ne voulais pas la perturber plus que je ne l’avais fait. J’allais vers la fenêtre close alors pour l’ouvrir et apporter un air nouveau à cette pièce qui en avait besoin. Je me justifiais par un léger : « On meurt de chaud ici », puis une fois mon action exécuté, je m’en retournais sur le canapé. J’avais envie de la voir plus souvent, comme elle. J’eus alors une idée, qui aurait pu m’aider à ouvrir une conversation :
« Ça te dirais un petit cinéma ce week-end ? Il y  a des films sympas qui sont sortis cette semaine. Ça nous ferait sortir un peu, tu penses pas ? »
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MessagePosté le: Jeu 5 Nov 2015 - 0:18
En voilà une idée intéressante. Aller au cinéma. Ce serait bien de faire une petite sortie tranquille. Bon d’accord. Il y avait un risque non nul que le film soit gâché par ces fous furieux de criminels de Gotham… Et donc pour avoir la paix, nous irions au cinéma de la ville voisine. Tout simplement. Je ne comptais pas devoir abandonner mon siège et mon maïs soufflé pour aller mettre une raclée à un abruti de criminel. À un moment donné, il y a toujours des limites à ce que je veux faire quand je ne suis PAS en service. Quel film aller voir par contre? Rendu là, personnellement, je pense que j’aurais été voir un film sur les petits pois de Norvège. Du moment que j’étais avec Kate, le reste m’importait peu. Oh toi. Vilaine rousse volcanique qui fait battre mon cœur. Vendu pour un cinéma. Gotham peut se passer de moi pendant quelques heures.

Je m’absente un instant et je reviens avec nos verres. Elle a dit qu’elle avait chaud non? Moi j’aime bien cuisiner à mes heures perdues, mettre ma créativité à profit. Je nous ai fait des breuvages non alcoolisés. Pourquoi sans alcool? Parce que certains de mes plus mauvais souvenirs sont associés à une bouteille et que je ne veux pas les revisiter. Et puis du reste, je ne comprendrai jamais ces gens qui disent qu’on n’arrive à rien sans alcool. Franchement, vous pensez que ça tient la route votre histoire? J’en doute fort! Et puis bon, du pétillant, des fruits, de la couleur, le tout préparé avec amour… Je ne vois pas pourquoi ma femme n’aimerait pas. Tant de soin ont été mis dans la préparation de ces cocktails! Et puis quand on considère mes horaires de fou plus les urgences plus les imprévus, c’est un miracle que j’ai réussi à préparer quoi que ce soit!


« Tiens, goûtes, tu m’en diras des nouvelles. Pêche, comme tu aimes, que j’ai relevé avec un peu de grenadine et un peu de pétillant pour avoir des bulles. Et ton idée est géniale. Un film, toi, moi, au cinéma… Mais pas à Gotham! À coup sûr Arkham ca trouver le tour de se vider et on va se taper un film avec le Joker et Harley Quinn en avant de nous! Rien que d’y penser j’en ai presque des ulcères! »

Je ne le dirai assez mais pouvoir être un être humain normal en sa compagnie me fait tellement de bien! Là on parle comme un couple normal, de tout, de rien, de petites idées, de menus projets, d’une vie sans costume, sans uniforme, sans avoir à courir d’un bout à l’autre d’une ville qui manifestement ne veut pas être sauvée… Je m’éclipse et je reviens avec mon ordinateur portable. Tant qu’à faire quelque chose ensemble… Et pas de danger que le travail vienne nous emmerder : cet ordinateur là ne contient aucun de mes dossiers. C’est l’ordinateur que je garde pour mes temps libres. Pas de GCPD, pas de Projet Outlaws, même pas mon courriel pour les factures. Vous n’imaginez pas comme j’ai pris soin de ne rien lier aux désagréments avec cette machine. Rien ne tue plus l’ambiance qu’une mauvaise nouvelle, je vous le dis!

« On va pouvoir regarder ça ensemble. Alors dis-moi ma belle… Comme nous sommes un couple anormal, contre qui tu t’es battue aujourd’hui? Pas la peine de faire semblant, je vois bien que tu te tortures l’esprit à chercher des sujets de conversation normaux. J’apprécie le geste ma belle mais tu vas te faire sauter les neurones, à force. Alors racontes moi tout. Je t’écoute avec attention. »
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MessagePosté le: Mar 10 Nov 2015 - 22:08
J’ai toujours aimé l’art de manière générale. C’est quelque chose qui peut faire changer le comportement et les émotions d’un être humain en deux seconde. J’ai toujours trouvé impressionnante la force qu’on  les artistes de faire quelque chose de totalement subjectif et de le transformer en objet objectif. Cette force d’imagination, de création, d’invention est de loin la plus puissante que l’homme puisse contrôler. Le cinéma est de loin la forme d’art qui offre le moins d’ouverture d’esprit. Trop imagé, trop explicite. Mais c’est la toute la complexité du genre : Le cinéma doit pourvoir trouver le point d’équilibre entre une histoire intéressante qui apporte un petit quelque chose à la conscience du publique ; une interprétation proche du réelle qui puisse duper le spectateur ; une image et un son qui puisse le transporter ; mais aussi une libre interprétation de certains message. Ce genre de film doit se trouver entre le film d’auteur et le film de science-fiction. C’est le genre de chose auquel je ne fais strictement pas attention quand je choisi un film. Je fais en fonction d’un tas de critère qui ne sont pas ceux du film en lui-même. Ainsi je juge sans avoir le support adéquat. C’est généralement à l’aide du synopsis ou de la bande annonce que je découvre un film avant d’aller le voir. Alors que je repense à tout ça, je bois délicatement le cocktail que me préparé ma femme et le savoure, surprise d’un tel délice. Je n’ai pas l’habitude de soigner mon palais, mais là je dois admettre que je suis surprise. Et dans le bon sens du terme. Pas comme ces cocktails complètement moisis que je suis contrainte de boire dans les galas de charité. Non là il y a un ingrédient secret dans ce breuvage que je ne saurais décrire. Comme un goût de tendresse.
Pendant que Maggie cherchait sur son ordinateur le film adéquat pour une soirée tranquille, elle me demandait  contre qui je m’étais battu. J’avais envie de lui répondre « la routine poulette. Des gangs, des « Bangs », des Gorilles, des cure-dents, des qui partaient en vrille, des qui mangeaient leurs dents. La routine, quoi ! » Alors je répondais simplement :
« Bah…La routine, quoi ! »
Après m’être rendu compte qu’il fallait une réponse plus explicite, je poursuivais :
« Un Gang qui se forme dans le sud-est de Gotham, près du Port Adams. Ils commencent à peine leurs activité avec du trafic d’arme (de mauvaise qualité, soit-dit en passant,). Le problème, c’est qu’ils ne sont pas très loin de BlackGate. Il ne faudrait pas qu’un incident advienne. Mais maintenant, ils savent que Gotham bat des ailes la nuit, si je puis me permettre ce petit jeu de mot. Quoiqu’il en soit, tu seras tranquille pour cette nuit. »
Je ne voulais pas qu’il lui arrive malheur, surtout pas ce soir. Pas les soirs où elle me pardonne !
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MessagePosté le: Mer 11 Nov 2015 - 5:05
« ENCORE un gang qui se forme? Bon… Il va falloir augmenter les patrouilles dans ce secteur. Encore. J’hallucines. J’ai beau colmater une brèche on dirait que trois autres se font pendant que j’en répare une. C’est hallucinant quand même. Enfin bon. Je ne vais pas commencer à penser au boulot. Je suppose que la plupart de ces messieurs dames sont repartis avec des dents en moins? »

Ne pas penser au boulot. Ne pas penser au boulot. Mais en même temps attends. Si c’est un gang en train de se former, qui l’avait mis dans un pareil état? Je la regarde en fronçant les sourcils, ma question étant parfaitement lisible dans mon regard. Parce que soyons sérieux. Des truands en train de former une bande, ça n’a pas la puissance de feu pour amocher ma femme. Alors ça veut dire que forcément elle s’est frottée à autre chose. En plus Kate n’est pas une débutante. Elle mange de la purée de criminels au petit déjeuner. Alors qui? Et en même temps je savais qu’elle rechignerait à me le dire parce que quand on fait mal à ma femme, je deviens vicieuse. Ceci dit comme JE suis la flic, si je m’en vais éclater la gueule de celui qui lui a fait du mal ou que je repeints le trottoir avec son sang, je risque de finir avec un procès au cul.

Et une fois que je suis partie sur ma lancée, furax de chez furax, je ne m’arrête tout simplement pas. Et ça Kate le sait. La dernière fois qu’un abruti lui avait fait mal, elle avait dû physiquement intervenir avant que je ne défonce le crâne de l’autre à coups de poings. Et quand je dis physiquement c’est me faire une prise pour me mettre à terre et me maitriser. Ouais. Je suis une jalouse possessive quand il s’agit de ma femme. Je suis comme ça. Et là quelqu’un a fait du mal à Kate et doit payer pour ça. Et si c’est le Joker (j’en doute, la dernière fois que j’ai regardé il était hors course), je lui remettrai volontiers cinq nouvelles balles dans le torse. Et cette fois je vais m’assurer de finir le travail correctement. Histoire que ce soit permanent quoi. La chance ne lui sourira pas éternellement à ce malade mental, fou dangereux et psychopathe de service.


« Ok… Je te promets de ne pas aller faire un carnage parce que quelqu’un t’a fait du mal. Mais je veux savoir qui. Tu le sais que je tiens à toi et que je ferais n’importe quoi pour te protéger, pas vrai? J’ai juste l’impression que ce n’est pas ce nouveau groupe de truand qui en est responsable. Il faudra plus que des amateurs pour mettre la grande Batwoman au tapis. Je veux dire… Même moi j’ai du mal! »

Humour, quand tu nous tiens. Je fais une référence à notre vie privée mais je n’en dis pas plus que cela parce que ça ne vous concerne pas. Je veux amener les choses avec légèreté pour ne pas inquiéter Kate. Je n’aime pas quand elle s’inquiète. Je veux juste la rendre heureuse. C’est pour ça que je l’ai épousé, non? Parce que je veux que nous vivions des jours heureux. Plusieurs demandent qui est l’homme dans le couple. Je dis que c’est moi parce que je casse des gueules depuis plus longtemps et que même si Kate le voulait, elle ne pourrait pas avoir l’air plus garçonne que moi. Si vous aviez vu mes photos de l’époque, à Metropolis… Je pense que j’en encore quelques photos de ces années là dans un album dans ma chambre… Et traditionnellement, c’est le mâle qui défend la femelle. Même si… Nous sommes du même sexe, au fond.
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MessagePosté le: Mar 17 Nov 2015 - 20:57
Maggie avait touché un point sensible. Il est vrai qu’au grand jamais une simple bande de criminels m’aurait mise aussi mal en point. Mais c’était la triste vérité. Peut-être que je perdais la main. Ou peut-être que les criminels prenaient l’habitude. Quoiqu’il en soit, il fallait que je sois le plus honnête possible, alors que mon esprit s’embrouille tout seul.
« Écoute, ces temps-ci, je suis pas au top. C’est tout. C’est vrai que je les trouvais très agressifs. D’après mais dossiers, ce sont des immigrés ukrainiens embringués dans des gangs dès leurs arrivées. On leur lave le cerveau, et ils deviennent des fanatiques. Et devine ce qu’on leur propose au diner : de la chauve-souris. Je crois qu’il y a un qui m’a mordu, sans blague, disais-je en rigolant ! »
En m’arrêtant de ricaner, je baissais le regard, perdue, comme si j’étais partie ; cette étrange sensation où on se sent dehors de son corps à s’observer. Puis je regardais Maggie, d’un air moins rieur pour poursuivre sur un ton plus grave et sérieux :
« Mais au-delà de ça, Je suis un peu déboussolée ces temps-ci. Quand je fais quelque chose, je pense à autre chose, et je me déconcentre toute seule, et un coup qui part, je me le prends sans m’en rendre compte. Souvent je suis perdue, en publique dans des réceptions, je suis ailleurs. Je crois que je pense à toi. A nous. Et ça me fait peur, au fond. J’ai peur pour nous. La nuit, j’en rêve.  Ou Je cauchemarde plutôt. Je passe des tas de nuits blanches depuis deux semaines. Et ça fait trois jours que j’ai pas dormis. Alors des fois, j’y réfléchis à tête reposée. J’essaye de me projeter dans le futur. Et quand j’imagine des centaines de scénarii, Ils finissent pour la plupart mal. Et je me demande si je veux continuer longtemps à porter ce masque ou si je veux vivre avec toi et qu’on finisse comme deux vieilles à ruminer sur le passé. J’ai l’impression que je fais ma crise de la quarantaine avant l’heure. Mais j’ai ces questions-là sur ma langue, et tant que j’aurais pas les réponses, je ne ferais pas attention aux coups que je prendrais, je mettrais ma vie en péril parce que je pense au futur avant de penser au présent. »
Et toi Maggie, qu’est-ce que tu en penses ? Je sais parfaitement que je ne devrais pas te mêler à ça, et tu n’as surement pas envie de parler de ce genre de chose maintenant.  Mais est-ce que tu crois qu’on pourra arriver à surmonter ce genre d’évènements, cette remise en question au destin qui s’avère fatal ?
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MessagePosté le: Mar 17 Nov 2015 - 21:50
« Kate… Tu es humaine. C’est tout. Ce n’est pas la crise de la quarantaine, ce n’est pas toi qui est en train de devenir folle… Je t’aime. Tu m’aimes. Et nous ne voulons pas nous perdre. Et honnêtement? Raccrocher le masque serait une erreur. Même Gordon est revenu au GCPD. Héros un jour. Héros toujours. Nous le regretterions si nous arrêtions de sauver Gotham. Tu le sais. Je le sais. »

Je me hais. Oh que je me hais de dire de telles choses. Parce que je sais que j’ai raison. Parce que j’aurais pu mentir et la garder pour moi et moi seule. Mais une Kate malheureuse en vaut-elle la chandelle? Je préfère me faire un ulcère à m’inquiéter pour elle que de la voir triste. Bon allez. Aux grands maux les grands remèdes. Tant pis pour la soirée. Mon objectif : détendre la chérie de mon cœur au maximum. Je la prends par la main, je l’amène dans la salle de bain, je lui fait couler un bon bain moussant et bien brûlant, je lui retire ses vêtements et hop! Dans l’eau chaude et mousseuse. Tu as besoin d’attention ma belle. C’est tout. Quelque part sous ta badassitude, ton cœur de femme veut un peu de douceur, de tendresse. Ne t’en fais pas. Ce soir tu vas retrouver le sommeil. Ce soir tu dors avec moi. Je te protégerai de la noirceur de tes pensées.

Je pense que c’est là toute la beauté de notre relation, en fait. Ce désir mutuel de veiller sur l’autre. Je comprends ce que vit Kate parce que je le vis aussi. Différemment d’elle car nous ne sommes pas identiques mais je sais pertinemment de quoi elle parle. La pauvre, une chance qu’on se voyait ce soir, je la sens prête à exploser. Non l’histoire avec les Outlaws va DÉFINITIVEMENT attendre. Ce n’est pas le bon moment. Si je lui en parle maintenant ça va tuer l’ambiance, elle va revenir en mode professionnel. Et là, elle a besoin de se vider l’esprit, pas de se mettre à planifier les quinze prochaines réunions des Outlaws. Si je pouvais entrer dans ta tête et tuer tes noires pensées Kate, je le ferais. Crois-moi. Je ne veux que ton bien, je ne demande rien pour moi. Crois le ou non mais… Malgré toutes les saloperies qu’elle m’a faite, ma vie est belle. Pas rose. Mais belle.

J’ai une fille que j’adore. Des amis avec qui je m’entends super bien. Des collègues qui me respectent. Une femme qui m’aime. Jamais je ne serai capable de vraiment faire tout ce que je voudrais faire pour te protéger, pour sauver le monde. Mais j’ai vu l’espoir, Kate. Ce que la jeune génération peut faire. Je suis née à une époque où les super héros n’existaient pratiquement pas. Nous vivons dans un monde où on trouve pratiquement des écoles pour super héros. Gotham… C’est Gotham. Mais le reste des villes, le reste du monde… Je crois sincèrement que l’espoir peut pleinement revivre maintenant. Et éventuellement Kate, nous deviendrons obsolètes. Nous aurons fait notre temps. Et là, seulement là, nous pourrons regarder tout ce que nous avons accompli et se dire : superbe travail. Maintenant, la vie nous appartient. Toi et moi Kate… À jamais.


« Tu as besoin de te relaxer. Tu sais quoi? On devrait prendre une semaine de vacances. Loin de Gotham. Tu parles et c’est ton stress que j’entends. Et tu sais pourquoi tu stresses? Parce que tu es une bonne personne. Parce que tu tiens aux autres. Et ça Kate, c’est notre bénédiction et notre malédiction. Mais à la fin de la journée, tu peux encore te regarder dans le miroir et te dire : j’ai fait quelque chose de bien. »
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MessagePosté le: Dim 22 Nov 2015 - 17:36
J’apprécie vraiment l’attention que porte Maggie à mon égard. J’en rougirai si je n’avais pas appris à masquer mes émotions jusqu’à ce que ça devienne un réflexe. Il est vrai d’un bain moussant est tout ce dont j’ai besoin calme, sérénité, tranquillité. C’est quelque chose que j’adore. Presque autant que l’alcool et le son mélodique du piano. Au-dessus évidemment, il y a toi Maggie. Tu sais vraiment tout de moi. Mais contrairement à moi, elle n’est pas allée voir sur le bat-ordinateur pour savoir ce genre de choses. J’ai un peu honte au fond d’avoir à fouiller ce genre d’information sur les gens parce que je n’ai pas de mémoire.  Me plonger dans ce bain me fait le plus grand bien. Et pour moi c’est un mal. Je n’aime prendre du plaisir. Parce que c’est la première source de déconcentration. Et je ne peux me permettre de me relâcher. Ne serait-ce que l’espace d’un instant. Je ne peux pas. Mais je ne sais pas encore lutter contre un bain moussant comme ceux de Maggie. C’est un bon exercice d’entrainement de la volonté, tiens ! J’entends Maggie me parler de vacances. Je n’arrive pas à réfléchir. Mes yeux pèsent des tonnes. Je m’enfonce dans le bain. Je m’enfonce dans les ténèbres.
A mon réveil Maggie n’est plus là. L’eau n’est ni chaude ni savonneuse. Je regarde sur une horloge le temps que j’ai passé endormie. Une bonne vingtaine de minute ce sont écoulés. Je relève doucement, me sèche délicatement, me rhabille partiellement et vais vers le séjour de l’appartement. J’entends des petits bruits émaner de là-bas. Sans doute que Maggie remue des objets, je ne saurais dire lesquels. Je vais vers elle en la remerciant pour le bain. Puis je repense à sa proposition de vacances. Je ne sais pas si je supporterais l’idée de délaisser mon costume quelques jours, prendre du poids, me mettre en dangers, faire des exercices, de la remise à niveau…
Mais après tout, c’est vrai que je peux au moins m’accorder ça.
"Je repensais à ta proposition de vacances. C’est d’accord pour moi. Alors tu choisis, et je paye ?"
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MessagePosté le: Dim 22 Nov 2015 - 20:07
Kate ma chérie je te connais trop bien pour savoir que tu ne résistera pas à un bon bain moussant, comme tu ne peux résister à mon café ou aux déjeuner pleins d’amour que je te prépare. C’est ce qui fait une partie de ton charme. Je me doutais bien que tu piquerais un roupillon et je sais que tu as besoin de repos. Tu es impitoyable envers ta propre personne et parfois je me demande comment tu fais pour survivre à ce que tu t’infliges. Il y a une différence entre repousser ses limites et ce que tu te demandes. Est-ce vraiment à moi d’en juger? Je le crois, oui. Je suis ta femme après tout. C’est ma responsabilité de te tirer les oreilles quand tu fais quelque chose de mal. Et te tuer au travail, cela ne fait pas partie des saines habitudes de vie, c’est moi qui te le dis. Ces vacances nous feront du bien à toutes les deux. C’est une certitude ça.

Maintenant, où aller? Pourquoi pas là où il fait chaud et où il y a des plages, un endroit que je vais donc détester à coup sûr? On me dira mais Maggie, t’es masochiste ou quoi? Bah… Je suis allergique aux vacances alors mon idée de vacances risque de ne pas convenir au bon repos de Kate. Et puis la plage, elle va pouvoir bronzer un peu, reprendre des couleurs. Elle se néglige ma belle rousse enflammée. Et puis bon hein. Une petite plage tranquille, toutes les deux avec un petit repas en tête à tête… Rien de tel pour profiter d’un bon moment. Pendant qu’elle somnole, je vais faire des recherches et m’assurer que ce soit à des kilomètres du super criminel le plus proche. Avant de sortir de la salle de bain, je dépose un baiser sur le front de ma belle endormie. Pauvre Kate. Tu es vraiment au bout du rouleau. Je pense que je vais prendre congé demain.

Kate a besoin de moi car si je n’interviens pas, elle ne prendra pas de repos. Pourquoi je dis ça? Parce que je suis pareil. Si on ne me force pas à faire ce qui est le meilleur pour moi, je continue à n’en faire qu’à ma tête et en exiger davantage de moi. Et des vacances, elle va m’empêcher d’en faire trop et inversement. En fait c’est un plan de génie cette idée. Absorbée par mes recherches, je ne reprends conscience de ce qui m’entoure que quand Kate m’adresse la parole. Je lui souris et l’invite à s’asseoir sur mes cuisses qu’on puisse regarder ensemble et en même temps, je pourrai la serrer contre moi. Qui a besoin d’un ours en peluche quand on a une femme aussi merveilleuse que la mienne? Vous peut-être, moi, je garde ma femme. Et je viens de réaliser une chose : se trouver une destination de vacance c’est plus dur qu’élucider un meurtre, bordel de merde!


« Pour tout dire ma chérie, je ne sais pas où aller et il est hors de question que tu paies tout. Tu es peut-être riche à pisser du fric mais ce n’est pas une raison pour toujours ramasser la facture. J’ai mis des sous de côté aussi, tu sais? En fait c’est le choix de logement : un hôtel, une petite villa au bord de la mer, quelque chose de très touristique ou plus rural ou sauvage? Décisions, décisions… »

Je ne serai jamais agente de voyage ça je peux vous le garantir, c’est des plans pour me faire perdre la tête. Et je pensais que commissaire du GCPD c’était quelque chose. Tous ces hôtels, ces forfaits, ces compagnies aériennes… Comment s’y retrouver? Ce n’est pas étonnant qu’on parle de PLANIFICATION de vacances. Je pensais, à tort, qu’il suffisait d’ouvrir un guide touristique et HOP! Voilà pourquoi mes vacances, en général, se résument à une journée ou deux de congé, une visite à ma fille et une sortie avec mon enfant suivie d’une longue discussion. Du temps en famille, en quelque sorte. Je me rends compte : nos premières vacances en amoureuses… C’est clair, je suis plus motivée que jamais là! Je laisse entendre un rire joyeux avant de l’embrasser d’abord sur le bout du nez puis sur les lèvres. Ah, Kate, si tu savais comme tu me rends heureuse…
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MessagePosté le: Lun 30 Nov 2015 - 19:48
Je lis de la joie sur son visage. C’est presque communicatif. J’en souris aussi. Son visage si beau. Si doux. En m’agrippant à son cou, je lui réponds :
« Il est hors de question qu’on aille dans un lieu touristique qui grouille de vieux incontinents et de gamins instables qui courent partout. Je veux qu’on aille dans un coin perdu dans le plus bel endroit du monde, là où il ne pleut pas, où il n’y a pas d’orage, où les gens vivent sans se soucier de ce qui peuvent leur arriver la nuit, sortir boire un verre, courir sur une plage vide un matin d’hiver, où on pourrait lire, aller au cinéma, dormir, faire des crêpes ou même faire l’amour, manger un fallafel, rencontrer des gens, faire notre vie. Tu crois qu’on finira par trouver un putain d’endroit sur terre où on trouve tout ça ? »
Je pris mon téléphone, piratais la connexion – par flemme de demander le mot de passe – puis allais voir sur internet les destinations qui étaient susceptibles de proposer cette description. Et là, c’est le drame : aucun choix ne s’est offert à moi. Peut-être qu’un pays tel que la France n’était pas si mal selon mes critère. Mais c’est pays vaste, il faut savoir bien viser. Pas trop touristique, mais pas moche non plus. Ou bien carrément un bout inexploré des caraïbes. J’avais trouvé ça une fois en faisant des recherches dans ma bat-cave : un bout des caraïbe était fermé et donc inaccessible aux bateaux. De plus, la côte était fermé de côté plage aussi à cause d’une falaise mastoc qui empêchait la descente de simples mortels. Rien n’est impossible pour le couple de l’année, pensais-je. Sans que je m’en aperçoive, Maggie avait quitté ma main resté sur sa nuque fraiche, sans doute pour aller jeter un coup d’œil de son côté sur son ordinateur aussi. Je me rapprochais d’elle en lui disant :
« Crois-le ou crois-le pas, mais je crois que j’ai trouvé notre petit paradis ! »
Et je lui expliquais alors ce que je venais de trouver , et pour la première fois depuis bien longtemps, je me sentis redevenir la jeune fille que j’étais avant que ma mère ne décède.
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MessagePosté le: Lun 30 Nov 2015 - 21:36
« Alors là Kate, je suis impressionnée. Veux-tu bien me dire comment t’es tombée là-dessus par hasard? C’est brillant. Personne pour nous emmerder… Bon c’est sûr que ce n’est pas du tout social et qu’il va falloir prévoir des vivres en conséquences, en plus du fait qu’il n’y aura pas de bâtiments ou d’habitations là-bas mais… Crois le ou non je suis bonne en construction! Je te le jure! »

On pourrait aussi utiliser sa fortune et faire les paresseuses et se faire construire quelque chose dans ce petit coin de paradis mais je suis vraiment douée en construction. Enfin. Ça part de la reconstruction, bien sûr. Parce que bon hein, à Gotham, disons que vous faites plus souvent qu’autrement des rénovations et de la réparation au commissariat. Je vous jure, il y a des jours où je me dis que je suis plus employée en bâtiment que flic. Je suis tellement souvent en train de faire des rénovations qu’une fois j’ai mis mon casque de construction au lieu de ma casquette de police. C’est vous dire. Et je la vois… Bon sang, je l’ai déjà vu heureuse mais à ce point? C’est du jamais vu. Je serais un monstre de la pire espèce si je lui disais non. C’est décidé. Nous partons en vacances. Je ne sais pas encore quand mais c’est décidé, point final. Oh que oui!

Alors qu’est-ce que je fais vous allez me demander? Et bien sachez que la bonne humeur, c’est contagieux alors je prends son visage entre mes mains et je l’embrasse. Parce que bon quand je parle souvent je gesticule donc je m’étais retrouvée à faire les cent pas dans la pièce et donc il était NORMAL qu’à un moment ou à un autre je finisse devant Kate. Vous voyez? Logique élémentaire. À en boucher un coin à Sherlock Holmes. Oh je l’aime, je l’aime, je l’aime. C’est ma rousse enflammée à moi et je ne partage pas. Comment voulez-vous résister à une telle femme bon sang. Elle qui d’ordinaire arbore un air sévère, les stigmates normale d’une vie passée à combattre le crime… Je l’aime heureuse. Et je veux la rendre heureuse. Comment pourrais-je ne pas le vouloir de toute façon? Nous voulons toujours le meilleur pour les gens que nous aimons.

Ah Kate, ma belle Kate, que ne ferais-je pas pour te faire plaisir? Je veux ton bonheur. Je veux ton bien. Je veux finir mes jours avec toi. Je veux pouvoir te serrer dans mes bras, te garder contre moi dans notre grand lit et me réveiller le matin en me disant que la nuit a été magique. J’ai juré de protéger et de servir, quand je suis devenue flic. Je jure que je te protégerai tant que je le pourrai. Un voyage. Je ne peux m’empêcher de rigoler. On m’aurait dit il y a un mois que je partirais en voyage avec ma femme que j’aurais levé les yeux au ciel en demandant à la personne qui m’aurait dit ça, l’air de dire : mais t’as fumé quoi, au juste? Et même de mon point de vue, jamais je n’aurais pensé mettre mon travail de côté pour des vacances. Mais vous savez quoi? Je réalise que c’est vraiment con de rester enfermer dans son travail à se dire « si je ne le fais pas, qui le fera ».


« Est-ce que je t’ai dit que tu es la meilleure femme qu’on puisse avoir? Et si je te l’ai déjà dit, je le redis parce qu’on ne peut jamais dire ce genre de chose trop de fois. Des vacances. J’avais presque oublié ce mot. Quand veux-tu partir? Tu me dis quand et je m’arrange pour libérer mon agenda. Je suis sûr que ma fille comprendra que je sois absente pendant quelques temps. Les adolescentes, tu sais… Indépendance, tout ça… »
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MessagePosté le: Sam 19 Déc 2015 - 11:20
« En fait, disais-je, tu n’auras pas à construire. Tu pourras même te reposer là-bas. J’ai tout prévu, et une petite villa est normalement prête à nous recevoir. »
Effectivement, j’ai pris mes dispositions il y a un petit moment. J’avais fait un avant-poste pour avoir des infos sur toutes les îles du coin, des retours radios, des indices géographiques. Tout le bazar quand on est en guerre. Je l’ai camouflé en villa, et je n’ai jamais pensé que c’est endroit pouvait vraiment être un havre de paix. J’ai décidé d’en faire une résidence secondaire, pour me faire prendre des vacances un jour. J’avais tout installé : cuisine, frigo remplie à mort, enceintes Bluetooth partout dans la maison… Une baraque de riche quoi !
Finalement, je n’y suis jamais resté. Trop de travail, et le plan vacance qui était dans un coin de ma tête que je conservais avec impatience est devenu un vieux délire partit un fumée.
Peut-être pas.
Si depuis mon portable j’arrive à allumer le système électronique depuis l’appartement de Maggie, c’est qu’on a une chance d’y passer nos vacances. Je sortit alors mon téléphone, allais sur l’application, et activais l’allumage. Une mesure de détection commençait, puis le chargement prenait place. Suspense insoutenable. Le portable affichais allumage réussi. Ça marchait. A nous les vacances aux caraïbes.
« Et nous sommes officiellement en vacances, madame. Fais tes valises, on part dans dix minutes. A moins que tu ais quelque chose à régler avant de partir.  »
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MessagePosté le: Sam 19 Déc 2015 - 22:38
Euh… Dans dix minutes? Elle y allait un peu fort quand même… Mais pourquoi pas, après tout. Je sais être rapide et efficace, ça vient avec le métier, si je puis dire. Allez Maggie, grouilles toi, tu as dix minutes, c’est ce que ta chérie t’as dit non? Remarquez qu’elle a dit que si j’avais des trucs à régler, je pouvais le faire avant de partir. je n’aurais pas vraiment le choix en vrai. D’une part, il faut s’assurer que le GCPD prenne le relais pendant mon absence (oui, je pense à toi Gordon) et il va bien falloir donner des ordres clairs pour les Outlaws. Parce que oui, je n’ai pas oublié que j’ai reçu le « feu vert » pour le projet. Ce qui me fait penser que là je n’ai plus vraiment d’autre choix que d’expliquer le projet à Kate… Juste avant de partir en vacances. Hum… Je ne sais pas si c’est l’idéal mais bon. Les circonstances me forcent un peu la main.

Et c’est ce que je fais en fait. Je lui raconte tout. Ma soumission de projet au gouvernement, l’enthousiasme pour le dit projet, les ressources matérielles et financières débloquées pour l’Initiative Outlaws, nos prérogatives, le recrutement… Quand je dis tout, c’est TOUT sans exception, sans secrets… C’est ma femme après tout et comme je l’ai dit, l’honnêteté est primordiale pour le bon fonctionnement d’un couple. Je ne sais pas comment elle va réagir et si ça va pourrir nos vacances mais bon. Je ne vois pas de façon plus raisonnable de m’assurer que cette question se règle. Est-ce que j’ai peur de sa réaction? Non. Pourquoi le devrais-je? Je fais ce que j’ai à faire pour protéger Gotham, le peuple américain et si possible, le monde. On peut critiquer mon approche et mes méthodes mais pas mes intentions à moins d’être un hypocrite de la pire espèce.

Oh oui, il y en aura toujours pour me dire que non, tout le monde peut connaitre la rédemption et je ne sais quelles autres conneries aberrantes. Moi, je suis du genre à faire de la prévention. Je m’assure que le problème soit réglé avant qu’il ne se produise. Vous n’êtes pas d’accord? Je m’en fous. Je n’ai pas à me faire donner de leçon par qui que ce soit et je compte là-dedans les personnes que je respecte le plus dont Batman et Superman. Je suis une flic, pratiquement née comme tel et je crèverai comme une flic. Et moi, mon job c’est de protéger la population. Si pour y arriver je dois butter tous les Joker et autres psychopathes de ce monde, je n’ai AUCUN problème à être celle avec le sang sur les mains. Il faut bien que quelqu’un se sacrifie. Il faut toujours quelqu’un pour faire les choix difficiles que personne ne veut faire. Je suis cette personne.


« Donc voilà, tu sais tout ce qu’il y a à savoir sur ce petit secret qui te tenait tant à cœur soit moi qui veut sauver le monde. Maintenant que c’est dit, je peux donner les ordres nécessaires pour qu’on ne nous dérange pas en vacances. Nous partons toujours en vacances, n’est-ce pas? Parce que si oui, je serai de retour ici dans dix minutes top chrono ou je ne m’appelle plus Maggie Sawyer. C’est parti! »

Je me mets immédiatement au travail, remplissant ma valise avec tout ce que je juge nécessaire à mes vacances. Je suis du genre méthodique et prévoyante donc au lieu de me retrouver avec l’inénarrable valise qui déborde de choses inutiles, je me fais une valise plus petite mais davantage adapté à ce qui sera vraiment de première nécessité ou d’une véritable utilité en vacance. Je connais des gens qui partent en voyage pratiquement avec leur mobilier tant ils tiennent à leurs affaires. Ce n’est pas mon cas. Je ne suis pas très matérialiste en fait. Mais j’amène quand même une arme. Parce que je tiens à protéger ma femme et qui si jamais pour me faire royalement chier des ennuis se pointaient pendant mes vacances, je puisse être autre chose qu’un poids mort. Neuf minutes, quarante-trois secondes et sept dixièmes plus tard, je suis prête à partir…
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MessagePosté le: Mer 6 Jan 2016 - 21:57
« Eh bien… Quand je disais partir dans dix minutes, c’était une image… On pouvait partir quand tu voulais. C’était juste histoire de dire que c’était prêt pour quand tu voulais… enfin ça n’est pas grave ! Tant mieux si tu es prête ! Let’s go ! »
Plus tôt on sera partit… plus tôt on sera arrivé. Ça a l’air stupide comme ça, mais c’est vrai. Plus tôt on est arrivé, plus tôt on pourra se reposer. Et c’est pour ça qu’on y va. Je repense furtivement à ce que m’a dit Maggie sur son projet caché. Ça ne me dérange pas. Je ne peux pas la blâmer pour me l’avoir caché. Mais je lui ferais savoir en temps utile qu’elle pourra compter sur moi si elle a besoin d’aide. Pour l’instant, je ne pense pas à ça. Je pense plus à rien. Aux vacances, juste.
Ma valise est faite. Comment dire que j’ai déjà pas mal d’affaires là-bas sur place que j’ai laissée depuis… longtemps. J’espère que je n’ai pas grossie depuis ! Enfin peu importe. J’appelle un avion. Un normal. Petit. En calculant, Plymouth, la capitale d’une des îles des Antilles a une heure d’avance sur Gotham. Il est maintenant 20h32. Là-bas, il est donc 21h32. Ça sera parfait. Reste juste à savoir comment rejoindre l’avion. Question perplexe, je l’avoue. Voyons voir. On a qu’à rejoindre l’avion à l’aérodrome de Gotham. C’est le plus simple. Nous allâmes donc à l’aérodrome, prîmes l’avion, et partirent pour ces îles de paix. Arrivées au-dessus du logis je donnais un sac à dos à Maggie en lui disant :
« Tu sais, quand je te disais que la villa était inaccessible,  ça voulait partie de base-jump. »
Je mettais des lunettes spéciales pour ce genre d’opération, puis un feu  rouge s’alluma. On entendit trois crissements puis une lumière verte.
« On fait la course ? »
Puis je sautais sans attendre ma bien aimée, en direction du toit de ma villa. Dans le noir ressortaient des lumières sur le toit pour indiquer le direction à suivre, et surtout où atterrir. Il suffisait juste de viser droit.
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MessagePosté le: Jeu 7 Jan 2016 - 4:58
Je commence à me faire vieille pour ce genre de trucs. On me dira que je ne suis pas SI vieille mais je confesse que parfois, que les choses soient simples, je ne serais pas contre. Sauter en parachute pour commencer ses vacances… Pourquoi on ne pouvait pas je ne sais pas moi, se rapprocher davantage du sol en hélicoptère, un truc du genre. Un de ces jours, c’est clair qu’il va m’arriver une connerie, on dirait que j’ai le chic pour attirer ce genre d’emmerdes. Je précise que je ne le fais pas exprès. Ça je peux vous jurer que c’est vrai. Certains vont dire que c’est une évidence mais… J’aime vivre. Oh oui. Je veux profiter de mon couple et de ma vie de couple. Et oui, on peut botter des culs à la journée longue et apprécier la tranquillité, ce n’est pas SI étonnant que ça. J’aime pouvoir juste être une femme amoureuse. Bah oui quoi.

Je suis une femme mariée et je veux profiter de mon épouse. Pas dans le sens l’exploiter mais dans le sens passer du temps de qualité avec elle. Chose qui se fait de plus en plus difficile et rare ces derniers temps, ce qui ne fait rien pour arranger mon humeur. Mais bon. J’ai plus « urgent » à penser non? Je dois faire en sorte de ne pas m’écraser comme une merde ou percuter quelque chose qui risque de me causer autre chose que des petits bobos. Est-ce que j’ai déjà sauté en parachute? Oui. Est-ce une sensation que j’aime? Non. Je préfère et de loin quelque chose que je contrôle vraiment. Un mauvais coup de vent et c’est fini quoi. Kate, si je n’étais pas si concentrée à essayer de rester en vie, je pense que je te mettrais une claque derrière la tête pour m’avoir embarqué dans cette histoire. L’aspect vacance me séduit. Cette partie des opérations beaucoup moins.

L’atterrissage, sans être forcément gracieux, se passe plutôt bien. Je suis en un morceau et j’ai même réussi à atterrir sur les pieds et non pas sur le dos ou je ne sais dans quelle position improbable. Ne mentionnons pas que j’ai failli finir dans la piscine : Kate ne va pas me lâcher avec les vannes sinon. En tout cas, une chose est sûre : je suis en vie. Et c’est agréable d’être en vie. Ceci dit je me demande : ils vont faire comment pour les bagages? Un second passage de l’avion et un largage en règle répond à ma question. Comme ça. Évidemment. Encore une fois, Kate, tu ne pouvais pas choisir un endroit moins difficile d’accès? Et pour repartir on fera comment, on se catapulte dans l’avion? Non. Je ne veux pas y penser. Surtout, ne pas y penser. Je pense que c’est bien mieux de rester ignorante de la chose, ça ne pourrira pas mes vacances, je le sais, je le sens.

En tout cas ça en jette, il faut donner ça à Kate, c’était un bon choix de lieu. On sera tranquilles, pour une fois. Et comme personne ne peut nous contacter ici, zéro stress. J’ai hâte à demain : je vais pouvoir bronzer dans le maillot super sexy que j’ai acheté un jour sur un coup de tête pour ma femme. Je veux me mettre en valeur, être belle pour elle, pour cette séduisante rousse qui fait battre mon cœur. Bon ce soir c’est un peu tard, nous allons simplement passer une bonne nuit de sommeil ensemble mais demain n’est pas SI loin que ça. À peine quelques heures. J’ai l’impression d’être redevenue la cadette de police sortant de l’Académie, toute excitée de faire ses preuves, de vivre sa vie adulte… Foutue Kate. Elle serait bien capable de me faire faire toutes sortes de conneries. Je me dirige à l’intérieur et me laisse tomber sur le lit. Chaud. Confortable. J’approuves.


« Fais gaffe, je ne voudrais plus repartir si je suis trop bien ici. Ça change radicalement de Gotham, ce n’est rien de le dire. Si tu as d’autres planques du genre, je veux savoir. Je pourrais bien prendre goût à ce truc qu’on appelle vacances. Si, bien sûr, on les prend toujours ensemble. En tout cas je ne sais pas pour toi mais je vais me coucher. Pas nécessairement dormir tout de suite mais profiter du lit… »
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MessagePosté le: Ven 29 Jan 2016 - 20:34
Avec toute cette histoire, Maggie et moi étions exténuées. Une grosse nuit de sommeil s’imposait alors. Malgré le temps qu’il avait passé sans être utilisé, le lit était assez confortable. Je passais donc la nuit dans les bras de ma femme, dans ce doux lit, apaisée par la douce chaleur des caraïbes. J’étais à la fois excitée et incroyablement fatiguée, au point de m’endormir immédiatement. Cette nuit fut la plus reposante depuis bien longtemps. A mon réveil, je ne savais pas qu’elle heure il était. Je n’avais pas songé à mettre d’horloges dans le coin. Alors il allait falloir se fier à la position du soleil, se repérer dans le temps à notre manière. Ainsi je me levais. J’allais dans le salon. A peine j’arrivais dans la pièce que la maison se réveilla de manière autonome. Les volets s’ouvrirent et la lumière vive fit son apparition dans la pièce en m’éblouissant au passage. Je profitais du sommeil de ma dulcinée pour aller sur le balcon et profiter de la vue, faire du repérage. Je voyais alors qu’un étroit escalier menait vers un bout de plage désert dont le sable était blanc. L’eau quant à elle était d’un bleu turquoise ravissant. L’odeur que dégageait cette plage se frotta contre mes narines. Les sons de la plage caressèrent mes oreilles. Je profitais alors de l’instant présent. Une sorte de Carpe Diem. Avec Maggie, ça ne pouvait qu’être parfait. Et j’attendais impatiemment qu’elle se lève pour passer la plus belle semaine de ma vie.
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MessagePosté le: Ven 29 Jan 2016 - 21:35
Dormir, quel petit bonheur pervers… On ne se rend pas compte des choses quand on dort donc on ne peut pas VRAIMENT apprécier de dormir. Curieusement en revanche au réveil on est capable de dire « j’ai bien dormi ». Ah? Vraiment? En se basant sur le seul critère de ne pas avoir fait de cauchemar?  Il faudra un jour inventer le tourisme du rêve parce que la plupart du temps, je me réveille en en me souvenant pas de ce à quoi j’ai rêvé. Ou alors, des fois, je préfèrerais ne pas me rappeler. Enfin bon. Tout cela pour dire que je ne saurais qualifier ma nuit. Je dormais avec Kate et sa présence seule garda à distance des songes un peu trop perturbants à mon goût. Quand on fait un métier comme le mien, on se rend vite compte d’une chose : ça fini par jouer sur votre cerveau. Ça fini par vous infecter, comme un virus. Et c’est dangereux.

Mais là? J’étais avec ma femme sur une île perdue. Et là, maintenant, tout de suite, j’ai envie de me faire désirer, de me faire dévorer du regard par ma belle, de voir briller dans ses prunelles cette passion que nous avons l’une pour l’autre. Vous la savez tous : je hais la mode. Si je pouvais tuer la mode, je le ferais. Porte mon uniforme vingt-quatre heures sur vingt-quatre ne me dérangerait même pas. Sauf qu’un jour, dans un moment de faiblesse, je me suis dit : essayons voir ce qu’une soit disant vraie femme fait dans une boutique. Je pense que je suis ressortie traumatisée. Je veux dire… Non. Non en fait je ne vous ferai même pas le récit de cette expérience pour le moins déconcertante. Juste que je m’étais retrouvée à acheter un maillot de bain que je refuserais d’admettre posséder devant un tribunal quitte à mentir sous serment. Sexy c’est encore faible comme terme.

Attention je ne dis pas qu’il ne me va pas bien, loin de là. Ceci dit, je me connais comme je connais mon corps et quand je me suis vue dans le miroir je me suis dit : d’où sort toute cette sexualité et tout… Ça… Un uniforme de police ne met pas votre corps en valeur. Alors passer un maillot de bain qui souligne presque à l’extrême chacun de ses détails… Il m’arrive encore de me demander pourquoi je n’ai pas BRÛLÉ ce truc. Mais bon. Je l’ai amené, je l’ai enfilé et je veux susciter le désir chez ma belle, la promesse de journées où il n’y aura pas que les tropiques qui seront torrides. Elle. Moi. Pas de boulot, pas d’urgence, pas de crise à régler… J’ai trop négligé ma femme ces derniers temps et je m’en veux. On ne devrait jamais faire passer son travail avant sa femme. Mais… Je n’ai pas vraiment le choix. Même si je voudrais prétendre le contraire. Hélas…

Me voilà donc vêtue de ce maillot de bain qui en d’autres circonstances m’aurait sans doute fait rougir jusqu’au plus profond de ma moelle osseuse mais là, pour Kate? Je me sens en confiance. En contrôle. Je veux qu’elle me voit sous un tout autre jour. Qu’elle voit que je ne suis plus Maggie Sawyer la commissaire de police mais  Maggie Sawyer sa femme. Je me doutais bien qu’elle serait debout avant moi. C’est presque chronique chez elle. Je quitte la chambre et je la rejoins. Elle a de bonnes oreilles mais elle ne m’a pas entendu approcher alors je me racle la gorge et je la regarde se retourner, ses yeux s’ouvrir de surprise et mon sourire ne fait que se faire plus narquois encore. J’aurais presque envie de pouffer mais il ne faut pas. Ça gâcherait tout l’effet. Alors au lieu de faire ça, je fais un trois cent soixante sur moi-même avant de conclure avec un « tadam »…

En définitive, j’en avais bien besoin de ces vacances. Elle aussi je crois. Il faut regarder le futur avec optimisme et cette pause bien méritée me permet de retrouver un peu de foi en l’avenir, foi que j’avais commencé à perdre à force d’enchainer mauvaises nouvelles par-dessus mauvaises nouvelles. Et ça… Je le dois à la femme que j’aime. Qu’importe si Gotham reste habitée par un mal incurable. J’aurai donné mon 110% malgré tout et lorsque je prendrai ma retraite, parce que j’y ai droit bordel de merde, je pourrai regarder avec fierté tous les gestes que j’ai posé pour aider à défendre cette ville… Incluant ces vacances qui m’auront permis de récupérer mon moral pour continuer le combat. Quand je vais revenir, les criminels n’ont qu’à bien se tenir. Avec le Outlaws, on va leur botter le cul à ces criminels. Ils vont la sentir passer. Et si Kate se joint à mon projet… Alors rien ne pourra nous arrêter.

FIN
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