[Mission Outlaws][Chicago]La Mafia, les Yakuza, et… LES OUTLAWS !!!

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MessagePosté le: Dim 25 Oct 2015 - 16:11

Chicago… Qui at-il à voir là-bas ? Tout ! Ou presque… La citée magnifique regorge de nombreuses rues larges et décorées de tant et tant de choses que le voyageur moyen s'y perd aisément. Entre le magistral et premier gratte-ciel du monde, le non moins connu "Home Insurance Building", et la demeure du plus grand truand de tous les temps : Al Capone, les visites se font facilement et bien plus longue qu'elles ne pourraient le paraître. Mais aujourd'hui les Outlaws ont reçu une toute autre mission. Derrière les vitres magistrales des bureaux qui se perdent dans les nuages, et c'est au pied même de la Trump Tower que l'équipe choisie pour cette mission doit se réunir. Le plus discrètement possible, aucun d'entre eux ne doit se faire remarquer, ou tout du moins, pour le moment.

Ce qu'ils doivent faire ? Rejoindre l"Underground". Cette partie du monde tant et si bien renfermée sur elle-même, que certains la considère comme n'étant rien d'autre qu'une chimère inscrite dans les histoires enfantines. Pourtant, oui pourtant, la pire mafia de l'univers s'y retrouve années après années. Trafics de drogues, d'armes, voir même d'être humains… Tout s'y déroule dans le plus pur et le plus sale des endroits. A peine furent-ils amenés à cet endroit maudit, où peu de curieux en sont ressortis vivant, que les scènes obscures autant que glauques apparurent devant leurs yeux.

Certains ont déjà connus et surtout, aperçu ce que l'homme pouvait faire de pire dans le monde. Désormais, ils ne pouvaient douter du fait que jusqu'à lors, rien ne les avait préparés à ce genre de spectacle. Tout autour d'eux, dans ce qui semblait être un métro abandonné et oublié par de nombreux architectes, des murs épais et humides était recouverts de tuyaux de fer, transportant sans doutes les câbles électriques qui permettaient aux lumières d'éclairer ces ténèbres recouvertes d'un argent si sale, que lui-même avait honte d'y passer de mains en mains. Des cris de douleurs se mêlaient à des rires gras et sinistres. Au détour d'une porte de métal, ils ne purent que constater ce qu'il s'y déroulait. La vente de corps ne semblait pas leur suffire, ils devaient tout autant les "essayer". Ici, le Joker pourrait y trouver son bon plaisir. La folie des hommes n'avait fondamentalement aucunes limites.

Enfin, ils aperçurent le dernier lieu, un immense dôme de cristal, dont le nom, écrit en lettre rouges sang brillait sous les néons qui plongeaient l'immensité de la création dans une froide pâleur : "Der Schlöss". Les raisons de ce nom étaient parfaitement inconnu. Peut-être que celui ou celle qui l'avait créé possédait des liens avec l'Allemagne… Mais rien n'était plus important pour les Outlaws que leur mission. S'ils étaient ici, ce n'était très certainement pas pour faire des emplettes. A moins bien entendu qu'ils soient intéressés par de nouvelles armes chimiques ou par le fait de "s'acheter" un esclave…

Tels des prédateurs devenant proies, ils furent lâchés ainsi dans ce dôme translucide, tout ici n'était que débauche et sang, tout ce qui pouvait être échangés, vendu ou volé l'était. Il était donc préférable de garder les bras près de son corps. Les assassins et autres trafiquants d'organes étaient friands de matière première bien fraîche… Ici, ils devraient trouver un moyen d'arrêter tout cela, toujours en évitant les dégâts collatéraux. Enfin… Concernant les pertes civiles bien entendu !










[HRP]Bienvenue dans la mission Outlaws. Cette dernière, se déroulera au tour par tour, je terminerais chacun de ceux-là en ajoutant de multiples informations. Pour cette première partie le but est de trouver où et surtout, comment réduire à néant toute cette joyeuse équipe de fêtards ! Faites-vous plaisir ! N'oubliez pas que chacun de vos gestes aura des conséquences sur mes réponses…[/HRP]
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MessagePosté le: Mar 10 Nov 2015 - 21:05
Chicago... Une ville à la mauvaise réputation, gangréné par la mafia et autres trafique. Pour l'instant j'attendais perché sur un toit au-dessus de l'entrée qui menait à l'ancien réseau de métro souterrain aujourd'hui abandonné et servant de zone de commerce en tout genre et bien entendu totalement illégal.

Le briefing avait été rapide et pour ma part individuel mais il était pourtant clair que nous serions plusieurs pour cette mission qui serait ma première chez les Outlaws. Lorsque j'ai annoncé à Bruce et Dick mon départ pour Chicago, ils ont tout de suite compris que ce n'était pas pour les vacances mais ils ne m'ont rien demandé. Sans doute le grand détective devait-il déjà être au courant.
J'ai alors pris la route de Chicago puis j'ai pris place au-dessus de l'entrée du souterrain attendant que l'un de mes compagnons se manifeste, hélas pour le moment seul des voyous descendaient dans le souterrain et au vu de leurs nombres, s'il y avait affrontement ça partirait dans tout les sens.

Allez... Dépêchez-vous !

J'attendais sur mon perchoir depuis pas mal de temps déjà, peut-être que mes compagnons ne viendraient pas ou étaient déjà à l'intérieur, quoi qu'il en soit ayant suffisamment attendu, j'ai sauté du toit pour atterrir devant l'entrée du tunnel quelques secondes plus tard.

- Allez, que la fête commence...

J'ai pénétré l'ouverture puis j'ai suivis le tunnel tout en restant dans l'ombre afin de rester invisible des voyous qui hantaient les lieux. Après un moment qui me parus interminable je suis arrivé sur une grande place, probablement une gare souterraine réaménagé par les gangsters et au milieu de tout cela un grand dôme de verre. La dite place était bondée, de nombreux stands d'armes, de drogues, d'esclave et j'en passe était disponible, pour faire court on pouvait acheter ici tout ce qui était illégal. Cependant mon regard s'attarda sur les inscriptions en Allemand qui était inscrit sur le dôme de verre. Des mots écrits au hasard ? Une entité Néo Nazie ? J'ai mis cette information dans un coin de mon cerveau avant de me déplacer autour de la salle tout en restant caché dans l'ombre.

Et maintenant ?

Visiblement les autres n'étaient pas encore arrivé sur les lieux ou ils s'étaient parfaitement mêlés à la foule et passait inaperçu au yeux des autres et apparemment des miens. Maintenant que j'étais sur place, il ne me restait plus qu'à attendre un petit peu histoire de voir comment la suite allait se dérouler, si mes compagnons viendraient me rejoindre ou si je devais m'occuper de tout ce petit monde tout seul chose qui si sa devait arriver, me poserait quelques difficultés.
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MessagePosté le: Ven 13 Nov 2015 - 0:49
Je n'étais pas venu dans la mission sans m'être rigoureusement préparé. J'allais vivre sans doute une journée que l'on peut qualifier de mauvaise. Toute les mafias du monde, réunies en un seul et même endroit, sombre, glauque et on ne peut plus sinistre. Les Outlaws, commandées par Maggie Sawyer, avait décidés de s'attaquer à l'un des plus grands commerce de la pègre du monde. Les Triades, les Yakuza, les mafias russes et italiennes, mais également et surtout, un commerce géré par les allemands. Après avoir traîné pendant une semaine dans des bars, à tabasser des alcoolos pour paraître bon connard devant ces criminels, j'arrivait facilement à me fondre dans la foule. Certains m'apprirent des infos, et au vu de ma violence, de ma prestance et du charisme que je dégageait, comprirent que je n'étais pas flic au premier coup d'œil et m'accordèrent leur entière confiance. Ou du moins ... Les stupéfiants avaient aidés. Ils me parlèrent de l'endroit qui chaque année accueillait les mafias, les criminels du monde entier dans une vente de drogue, d'arme, d'être humains ... Et cela ne les gênaient pas les moins du monde. Ils riaient. Et bien, je leur en donnerait une raison de rire.

Evidemment, les Outlaws m'avaient données toute les informations nécessaires. Mais leurs informations, ceux dont disposaient les fédéraux, n'étaient qu'une partie des nombreuses visions. Ce n'est pas une vision objective. Ils me fallait la vision des criminels qui gangrénaient autour, ce qu'ils pensaient de ce rassemblement. Pour eux, ceux qui tenaient ce grand commerce était les chinois où les allemands. Un risque à prendre, mais comme j'avais pas les yeux bridés je ne pouvait pas me faire passer pour un chinois. Donc, j'avais opté pour un look allemand, typique du néo nazi. Je m'étais rasé les cheveux, fais des tatouages temporaires aux deux bras " L'Allemagne aux allemands ". Une fois fin prêt, vêtu d'un pull rouge à capuche, je m'aventurais dans l'Underground.

Je passais d'abord par la Trump Tower, puis par les sous terrains dans le métro, pour apparaître devant le grand dôme de verre. Je compris alors pourquoi les gangs pensaient que le commerce était tenu par des allemand. Der Schlöss. Le Château. Quiconque avait tagué cela pensait que c'était sa propriété. Et autant ne pas se fritter avec le nouveau Klaus Barbie pour le moment. Il fallait analyser la situation. Voir comment tirer profit et ... Hmm, j'avais déjà repéré quelqu'un.

Me faufilant dans l'ombre, à l'abri des regard derrière les colonnes qui retenaient les étages du dessus, je progressais dans le couloirs quasiment désert, les autres préférant marchander sur les produits. Puis, au bout d'un moment, marchant à pas de chat, je posais une main sur l'homme costumé qui ressemblait à s'y méprendre à Batman sans armure et en t-shirt.


" Ne te laisse jamais surprendre l'ami. Ca risque de te coûter cher un jour. "

Je regarde autour de moi. Comment espérer arrêter autant de monde d'un coup ? Pourquoi pas organiser un coup de filet à l'aide du FBI, du CBI ou d'une quelconque agence gouvernementale afin que les fédéraux profitent clairement de l'arrestation de tout ces joyeux lurons ?

" Bon ... Et maintenant ? "


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MessagePosté le: Sam 14 Nov 2015 - 19:41
Me dire qu'une fin à ce trajet existait, était pour moi un soulagement. Même en étant très rapide, je pouvais déjà voir les malfrats sortir alors que le soleil commençait à se lever. Imaginer ces types faire leurs affaires sales me répugnait. J'aurais pu descendre de ma moto pour leur casser la mâchoire. Mais il aurait fallu que j'ai du temps. Et aujourd'hui, je ne l'avais pas.
Parce que je devais participer à la mission Outlaws.

Soit plusieurs heures pour aller à Chicago. Le voyage était plutôt long, mais j'avais pris des raccourcis, me permettant donc d'arriver plusieurs heures avant le rendez-vous. Merci moto tout terrain !

But de la mission : péter la gueule aux *relit la liste* mafieux, yakuzas, et gentils nazis. De quoi faire une superbe soirée ! J'adore Outlaws. Le seul groupe me permettant de péter la figure à tout ce que je déteste.

Je m'étais donc réfugiée dans un hôtel, que j'avais réservé quelques semaines avant. Je ne pensais pas être autant à l'avance, alors autant en profiter. Dans ma chambre, je tentais donc d'être méconnaissable. Étant donné que j'avais des origines siciliennes, je pouvais les utiliser pour ce déguisement. Juste un sweat, un jean, des mitaines. Je plaçais des lentilles oculaires vertes sur mes yeux (ça gratte, ces conneries) et tentait de cacher l'arbalète sous mon pull. Regardant mon tatouage pendant quelques instants, j'eus l'idée de le mettre en évidence. Personne ne savait qu'Huntress avait un tatouage de cette forme et je pouvais me faire passer une famille de mafieux. Ce que j'étais.

Il faisait bientôt nuit, l'heure approchait.
Je sortis alors de l'hôtel et décida d'aller à l'Underground à pied. Je ne voulais pas qu'on me remarque avec ma moto et je pourrais toujours la ramener si ça se corsait.
Interrogeant les petits dealers, qui visiblement adorait ce marché, ils m'indiquèrent le lieu. Mon Dieu, le Seigneur devrait les faire écraser par des camions tellement ils étaient répugnants.

J'arrivais donc dans cette cité chimère, pas si imaginaire que ça. Ce que je vis devant moi était un vrai marché, me mettant presque mal à l'aise. Je bloquais presque les muscles de mon visage, pour ne pas le montrer tout en regardant droit devant moi. Visiblement, ça marchait à merveille.

Je pouvais apercevoir au loin Nightrunner par son costume et… un mec rasé. Pourquoi il me disait quelque chose ?
En plissant les yeux, je me rendis compte de quelque chose. MERDE ! C'était censé être Roy ? Pourquoi il avait tondu ses cheveux ? C'est horriblement moche ! Pourquoi gâché un visage pareil ?

Non, en fait, mon déguisement était nul à chier…. Tout le monde allait me reconnaître….
Ce fut les pensées qui vagabondaient dans mon esprit alors que j'attendis le top départ. Je m'étais installée de l'autre côté du couloir, afin d'attaquer les futures adversaires qui pourraient être derrière les 2 justiciers.
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MessagePosté le: Dim 15 Nov 2015 - 17:22
On aurait pu dire que Shiva n'avait aucune habitude. Cela n'était pas faux, car avec sa vie de Bohème, partagée entre les grandes villes et zones de conflit du monde, il semblait que l'effet secondaire le plus criant de son immunité au décalage horaire était d'être une créature sans repères temporels fixes.

Et elle en était ainsi à prendre un petit déjeuner en fin d'après-midi, après avoir atterri à l'aéroport O'Hare de Chicago. Elle s'était perdu dans les lignes de bus, ne s'étant pas senti d'humeur à lutter dans le trafic de la métropole ou à supporter la discussion d'un chauffeur de taxi. Le bus était le parfait mélange entre l'anonymat que vous conférait le métro et les possibilités touristiques qu'une balade en taxi vous offrait.

A plus forte raison si, comme elle, vous vous trompiez de ligne, et vous retrouviez dans la proche banlieue de Chicago en fin d'après-midi, avec un soleil rasant sur le Lac Michigan sublimant les excroissances urbaines dépassant du paysage de la métropole américaine. Un décor sympathique qui aurait appelé probablement de nombreuses photos postées sur les réseaux sociaux, célébrant un talent tout relatif de photographe improvisé et crachant allègrement à la figure de tout ces proches, collègues et contacts laissés au pays, derrière leur bureau.
Lady Shiva n'avait pas envie de prendre de photos. Elle ne se sentait pas une âme de photographes et ne se perdait pas sur les réseaux sociaux. Elle n'avait plus de proches et avait pour habitude de tenter d'occire ses "collègues", comme ses "collègues" avec elle. Les charmes de la profession de tueuse professionnelle.

Du reste, elle ne s'esbaudissait plus guère sur le décor et finit son mug de café en reposant à son côté le numéro du jour d'USA Today. Elle n'étais pas vraiment d'humeur pour ce genre de choses. Non, elle se contenterait d'aller aux toilettes et de reprendre sa route. Elle posa une paire de billets sur le comptoir, avec un pourboire raisonnable, avant de se diriger vers les toilettes en maudissant intérieurement le sensationnalisme humain pour la dégoûter des quotidiens, avec leurs unes toutes entières à l'alarmisme - ou à la médiocrité, car les résultats des compétitions d'UFC féminines la faisait sourire, elle qui aurait très bien pu y participer -.

Elle y resta bien cinq minutes, sa rage intérieure passant des journalistes aux plateaux-repas des compagnies aériennes, puis aux ignobles croissants à la crème des fast-foods de terminaux d'aéroport. Ces cinq minutes furent bien solitaires, comme pouvait l'être finalement son existence. Une solitude entrecoupée d'éclats divers et variés.

Pour la clientèle du bar, cela aurait pu paraître être un éclat particulièrement salvateur : A peine sortie des toilettes, elle esquiva par réflexe un coup de crosse assez maladroit pour réceptionner d'un coup de coude au visage de l'assaillant. Le braqueur avait lâché son arme pour s'effondrer par terre, le visage ensanglanté et beuglant comme un goret.
De tout les établissements de Chicago, il avait fallu que l'on tente de braquer celui où Shiva avait choisi de se sustenter. Un mauvais calcul de la part des gangsters, mais ils devaient s'en rendre compte, maintenant. Ils étaient deux et le premier, le plus grand, était déjà à terre. Le second était plus petit, plus jeune, il hésitait. Il avait braqué son arme dans la direction de Shiva, mais elle savait d'instinct qu'il ne tirerait pas. Une mauvaise graine, mais certainement pas un criminel endurci. Probablement un cousin ou un petit frère emmené là par la contrainte, ou bien par un goût mal placé pour l'aventure.

" M'obliges pas à te ventiler, salope ! " gueula le gangster tremblotant, le regard évasif alors que celui de Shiva était dardé dans le sien comme des lames dans un billot.

Il avait proféré cela alors qu'elle marchait vers lui d'un pas on-ne-pouvait-plus décidé.

Sans même répondre à l'injure, elle posa la main sur la culasse du pistolet du gamin et l'arracha de ses mains hésitantes sans la moindre difficulté. Il la regardait toujours sans toutefois pouvoir soutenir son regard. Il tâtonnait dans une de ses poches, aussi, pour en sortir un couteau à cran d'arrêt. Il mit bien cinq secondes à le dégainer, alors qu'une Shiva à l'expression marmoréenne avait passé le pistolet du braqueur à sa ceinture.

" R-r-rends moi l'flingue ! " gémit-il en faisant sauter la lame du manche.

Peut-être profitait-il de l'absence de réponse de Shiva, ou peut-être était-il réellement courageux. La tueuse, elle, lisait plus volontiers l'emprise de la drogue et de l'alcool dans les yeux vitreux du gamin. La désinhibition.

Elle répondit à la menace en le giflant tellement fort du plat de la main qu'il partit rebondir la tête la première dans le comptoir, sous le regard aussi sidéré qu'impressionné de la clientèle et du personnel.

Imperturbable, elle le récupéra par le col et, seulement alors, ouvrit la bouche.

" Où est votre voiture ? "

" Mon nez ! V-va t'faire foutre, s-salope ! " gémit-il en réponse.

Soupir. Elle le précipita à nouveau contre le comptoir.

" Le respect, kiddo. "

Il était plus jeune que Cassandra, mais il avait le même profond irrespect, tout ne disposant pas du huitième du tiers de la moitié de début des compétences nécessaires à le soutenir ... Et il n'avait pas l'état d'esprit nécessaire de tueur. Par égard pour l'assomption qu'il puisse être raisonnable, à jeun, elle ne l'avait pas tué.

Son compagnon, par contre, l'aguerri ... Il s'était relevé. Pragmatique, Shiva dégaina le pistolet volé et l'exécuta froidement d'une balle dans la tête avant de le rengainer tout aussi adroitement et méthodiquement.

Étonnamment, le petit, horrifié, parut fut tout de suite plus coopératif. Shiva s'arrêta néanmoins pour vider son porte-monnaie des cinq ou six billets de cent dollars restants qu'elle posa sur le comptoir, l'accompagnant d'un laconique " Désolée du dérangement. " qu'elle dirigea vers la serveuse au comptoir.

Elle sortit, le gamin plaintif sous le bras, pour se voir orientée vers une Chevrolet Chevelle Malibu de 1973. Elle le mit sur le siège passager et s'installer elle-même derrière le volant. Le soleil avait déjà bien décliné, et ils croisèrent des voitures de police se ruant toute sirènes hurlantes en sens inverse, vers le diner. On vivait une époque mémorable. Une criminalité en hausse aveugle malgré une illusion de sûreté omniprésente ... Une folie poussant les gamins à la stupidité d'une vie d'illégalité à peine préparée, la tête noyée sous l'illusion de l'argent facile ... C'était bien de l'indifférence qui marquait le visage de la plus grande tueuse du monde, alors que son esprit était plongé dans ces constatations, son regard allant à droite et à gauche, avant de s'engager au vert sur l'intersection.

Elle tâtonna le tableau de bord, pour trouver un peu de matière à se changer les idées, à la radio.

" ... Les nouveaux éléments de l'enquête pencheraient plutôt vers la piste d'une ... "

Non, pas ce genre de distractions. C'était précisément ce qui l'exaspérait. Changement de station.


Mieux. Un tantinet cliché, mais mieux. Cela la rappelait aux films, à la fiction, à quelque chose d'intrinsèquement plus joyeux que le quotidien morose. Le gamin était là, à côté, il s'était calmé. Il était juste larmoyant.

" Il était proche de toi, celui que j'ai tué ? " demanda-t-elle, alors qu'ils roulaient déjà depuis plusieurs dizaines de minutes.

" Mon cousin. " avoua-t-il entre deux accès de larmes.

" Navrée. "

L'excuse était légère. Elle avait gardé le regard sur la route, ne l'avait même pas considéré. Elle-même ne le pensait pas vraiment. Juste un réflexe. La mort glissait sur elle, c'était devenu au fil des ans une notion concrète vers laquelle elle ne comprenait plus qu'on puisse avoir peur.

" C'était nécessaire. " reprit la tueuse au bout de quelques minutes, alors qu'ils rentraient dans le quartier du Loop, " Pour vivre ainsi, il ne suffit pas d'avoir une arme, il faut se forger. Ce n'est pas une solution de facilité. "

" Vous savez vraiment pas comment on vit ici, hein ? " rétorqua-t-il en tournant le visage vers elle, une lueur de défi dans un regard qui s'était repris, " J'ai pas envie de crever dans le caniveau, j'veux avoir une vie moi ! "

" Non, en effet. Je ne sais pas comment vous vivez ici. Je sais néanmoins comment je vis, et je sais que ce n'est pas une "vie" au sens où tu voudrais le concevoir. "

Sa voix était d'un calme presque dérangeant, tout entier tourné vers la conduite, alors qu'ils parvenaient au lieu indiqué par la direction des Outlaws, avec qui Shiva était tenue de collaborer.

" Tu veux une vie, kiddo ? " fait-elle en se tournant vers son passager, après s'être finalement garé à côté du trottoir, " Lâche l'espoir de devenir un criminel. Tu finiras en prison ou mort avant trente ans. Reprends les études et trouve-toi un bon job dans l'informatique, ou à Wall Street. Tu veux vraiment devenir un criminel ? Dépasse le cadre local et montre-toi plus intelligent et plus teigneux que les autres, mais attends-toi à ce que des gens comme moi te tombe dessus. "

" Et vous êtes quoi ? Un genre de super-héros ? "

La remarque arracha un sourire à l'ancienne Sifu de Bruce Wayne.

" Presque. " lâcha-t-elle avec un petit sourire malicieux, " Je suis tueuse à gages. Lady Shiva. "

Elle ouvrit la portière et mit un pied devant la Trump Tower, avant que la voix du gamin ne se fasse entendre à nouveau :

" Pourquoi est-ce que vous avez tous des noms à la con ? "

A nouveau, elle se retourna et ricana en observant son expression d'interrogation sincère.

" C'est ce qu'il se passe quand tu abandonnes l'école, kiddo : Tu hérites d'un nom à la con. J'ai été chanceuse, j'ai évité le masque. "

La tueuse ne resta pas pour observer la réaction. Elle préféra mettre le pied dans le dédale souterrain. Elle tomba sur le passeur, indiqua le mot de passe. Il souffla du nez avec une moue pleine d'appréhension face à une femme seule. Elle marcha, suivit et pénétra finalement dans ce castel aux inspirations étymologiques germaniques.

Shiva ne pouvait pas moins se soucier de la décoration ou des biens à dispositions. Officiellement, elle était persona non grata. On recourrait à elle pour toutes les sales affaires, mais officiellement, tout le monde la détestait. Ils avaient raison, puisque chacun avaient subi, à un moment ou à un autre, un assassinat sauvage de la Maître. Il n'était pas une organisation criminelle fortunée qui ne l'avait pas employé pour ruiner la journée d'une autre organisation criminelle fortunée. Elle était la Déesse de la Création et de la Destruction, un sobriquet qui n'était pas usurpé, puisque, dans le joyeux Panthéon criminel, elle était un oiseau de fort mauvais augure, tout à la fois héraut de l'Apocalypse, de la Mort ou de la Justice, selon ses allégeances de la journée.

Elle avait été Bird of Prey, aussi. Oui, elle avait été "gentille". Ils n'avaient pas aimé.

Et pourtant, contrairement à ses collègues, elle avait été directe. Elle était entrée directement.

" Putain, t'as du cran de te pointer comme ça ... "

C'était un mafieux qui avait dit ça. Un vrai. L'un de ces énervés classieux en costume sur-mesure. Il était flanqué de plusieurs hommes et tous étaient armés, dont certains avec des armes lourdes. On aurait dit qu'ils craignaient quelque chose.

" Je voudrais voir les patrons de l'Outfit, s'il-vous-plaît. "

" Et tu crois qu'on va accepter comme ça, hein ? "

Le Plan A était déjà à jeter à la poubelle. Oui, le plan A était bien "Demander poliment". Elle avait un statut et une réputation. Il aurait pu fonctionner. Le plan B était diablement plus contemporain, et il n'incluait pas plus les Outlaws. On avait infligé une équipe à une louve solitaire ... Ils devraient suivre la cadence.

Elle dégaina le pistolet volé et tira arbitrairement un coup dans la tête du mafieux de droite. Le plus éloigné. Elle se précipita ensuite dans le giron de celui qui avait refoulé la Maître avant qu'il n'ait pu dégainer son pistolet, pour s'en servir de bouclier humain face au troisième, qui tira une paire de balles de sa kalashnikov avant de recevoir en retour une copieuse douche de plomb de la part de Shiva. Elle repoussa ensuite son bouclier humain pour le laisser choir par terre et l'achever d'une balle dans la tête.

Elle fit de même avec le passeur, du reste, ce qui lui coûta sa dernière balle.

Pragmatique, elle récupéra un fusil sur l'un des cadavres et poussa la porte. Elle s'imaginait quelque chose d'assez simple, une grande salle de réunion. Elle s'imaginait que les quelques tirs entendus ne feraient que causer une panique salvatrice.

Elle ne s'attendait certes pas à un entrepôt entier transformé en supermarché du crime. Elle ne s'attendait pas à l'équivalent torturé de la Comic Con ou du Salon de l'Agriculture pour les criminels.

Et bien, tant pis. Advienne que pourra. Showtime !
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MessagePosté le: Ven 11 Déc 2015 - 6:02
Les frasques de Lady Shiva passèrent parfaitement inaperçues (pour le moment) dans cette tumulte, ce brouhaha et ce chaos pseudo organisé. Ici, la mort, le sang, les armes… C’était de la petite bière. Il faudrait plus qu’une « showoff » pour inquiéter toutes ces pointures du crime qui déambulaient ici à visage découvert sans se soucier de la loi. Quand bien même qu’elle débarquerait ici, ce serait pour y mourir. Autant en profiter et abuser jusqu’à en crever! Ce qui, ironiquement, risquait d’arriver à une partie de ces gens car les Outlaws, ne font pas dans la dentelle. Ce n’est la JLA ou la JSA ou encore les Titans, ces bouffons en costume qui jouent au petit soldat en essayant de garder tout le monde en vie. Ici c’était les ligues majeures. Tuer ou être tuer.  Le gouvernement américain avait décidé de faire le ménage et ses exterminateurs étaient les Outlaws.

L’équipe ainsi constituée  Fut dirigée par la voix acrimonieuse de leur patronne bien aimée vers un petit coin discret… Pour autant que l’on puisse trouver quoi que ce soit ici qui puisse porte cette dénomination. Nightrunner, Arsenal, Huntress, Lady Shiva… Possiblement qu’il y aurait des retardataires car comme l’ironisa la patronne « certaines personnes réussissent à arriver en retard même pour sauver le monde ». Cet endroit en retrait, un bar où l’on pratiquait aussi le stupre et la luxure était plus… « Propre » que les environs. Disons que le patron ne crachait pas dans les verres et qu’il procédait à un vrai nettoyage avec un chiffon suffisamment hygiénique pour ne pas inquiéter voire traumatiser les services sanitaires. Côté alcool, en revanche, vous aviez plus de chance de subir une combustion spontanée que de boire quelque chose de sain. De potable.

L’alcool maison ou de contrebande est tellement moins cher de toute façon. C’est dans ce lieu plus ou moins glauque que l’équipe pu glaner une information intéressante. Quelqu’un avait organisé tout ceci. Une rencontre d’une partie des plus vicieuses et des plus grandes pointures du crime des États-Unis. Plus intéressant encore, en amuse-gueule, une vente aux enchères pas comme les autres car apparemment, les secrets qui seraient mis sur la table valaient autant sinon plus qu’une petite cache d’armes. Et comme ce devait bien sûr rester le plus discret possible, toute personne portant un flingue dans un rayon d’un demi-kilomètre était au courant. Les rumeurs allaient bon train dans le bar mais comme on le sait, c’est le barman qui détient toutes les informations.  C’était une piste comme une autre à explorer surtout dans un endroit où ils n’avaient aucun allié.

C’était, bien sûr, si on leur laissait la chance de mener leur enquête.

La porte du bar s’ouvrit et entra dans ce dernier une troupe armée qui se dirigea comme un seul homme vers Lady Shiva. La plupart des consommateurs décidèrent de laisser de l’espace et de ne pas trop s’en mêler, par un réflexe élémentaire de survie. Le chef du groupe fit savoir à la demoiselle que de vouloir jouer au plus malin en butant les gardes de la porte, ce n’était pas très intelligent. Qu’attirer l’attention de la sorte dans un endroit où tout le monde était armé, c’était courir à sa perte. Et qu’elle était mieux d’avoir compris l’avertissement. Ces hommes quittèrent les lieux aussi prestement qu’ils étaient arrivés. Les Outlaws se retrouvèrent donc avec un certain nombre de pièces de puzzle pouvant être explorées : une mystérieuse vente aux enchères, un regroupement de pointures du crime dont des rivaux qui ne se tiraient pas dessus et un mystérieux organisateur dont tout le monde semblait ignorer l’identité…
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