[SVM2] On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi. (PV John Constantine)

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MessagePosté le: Dim 1 Nov 2015 - 19:51
Pour briser efficacement un adversaire, il faut s’attaquer à ses croyances. Éradiquer ses symboles. Anéantir ce qui lui donne de l’espoir. Pour plusieurs, la sécurité est dans la religion. Il est tellement plus aisé de s’en remettre à une instance supérieure. La Citizenry n’étant pas encore prête à attaquer la Terre, Astarte avait décidé d’employer de nouvelles tactiques pour son arsenal. Aujourd’hui, elle allait attaquer ce petit pays appelé Vatican, centre d’une foi religieuse très prononcée. Si ce fameux « Dieu » dont les fidèles de ce curieux culte vantaient les louanges existait vraiment, il interviendrait pour protéger ceux qui lui dévouaient corps et âme. Autrement, le chaos et la confusion ainsi générés seraient autant d’éléments positifs pour sa campagne de terreur et ses plans. Dans un cas comme dans l’autre, elle avait tout à y gagner.

L’opération avait été minutieusement planifiée et aucun détail n’avait été laissé au hasard. Pour la peine, elle avait volontairement tenu dans l’ignorance la Ligue des Assassins et s’était assurée qu’Adeza ne lâcherait pas d’une semelle Talia Al Ghul. Elle avait le sentiment que la maitresse des assassins rechignait à honorer les termes de leur alliance aussi quelques précautions supplémentaires n’étaient pas de trop. Qui plus était, cette opération étant en préparation bien avant de faire ce partenariat avec la Ligue, tous les documents et communiqués étaient dans le dialecte de la Citizenry et Astarte avait fait tous les efforts possibles pour que toute référence à la chose soit dans un langage inconnu des Terriens. Talia Al Ghul réaliserait qu’elle n’était pas aussi infaillible qu’elle le croyait. Que la Citizenry pouvait faire des plans d’envergure dans le secret complet.

Elle était donc arrivée à Rome dans la plus grande illégalité et encore une fois la technologie de la Citizenry lui avait servi à changer de visage. Ainsi, même si par quelque malchance on capturait son image, personne ne serait en mesure de retrouver quelqu’un qui au fond n’existait pas. La technologie humaine ne faisant pas le poids avec celle de l’Impératrice du Serpent d’Argent, elle se retrouva bien vite en train d’infiltrer son objectif soit la Basilique Saint-Pierre. Le Pape, ce curieux chef de culte, devait donner un important discours devant ses fidèles ce soir-là et le bâtiment en lui-même était considéré comme le plus important de toute une foi. Rien n’avait été laissé au hasard. Pour le moment, elle n’avait pas été détectée. Cela ne durerait pas éternellement et elle le savait. Quand il faudrait tuer, le temps ne serait plus à la subtilité. Loin de là.

Pour preuve, elle arriva dans une zone étroitement surveillée, ce qui impliquerait de se salir les mains. Chose qu’elle ne redoutait pas, évidemment. Elle était Astarte. Six secondes plus tard, les gardes de la porte gisaient sans vie. Pas le temps de trafiquer les caméras. Elle enjamba les cadavres un peu avant qu’une alarme ne se mette à sonner. La panique gagna les touristes présents mais l’Impératrice du Serpent d’Argent restait impassible. Que ces êtres faibles tentent de la stopper. Ils trépasseraient tous avant d’avoir réussir à ne serait-ce que commencer à l’essouffler. Abattant sans distinction personnel de sécurité comme simples membres du personnel, elle avait un objectif en tête. Quiconque se mettait entre elle et cet objectif le paierait de sa vie. Une porte s’ouvrit un peu plus loin et un homme qui n’était pas habillé comme les autres en sorti.


« Je suppose que tu n’est pas Dieu. Pourtant tu te mets en travers de mon chemin. »
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MessagePosté le: Sam 14 Nov 2015 - 18:36

Oh mais quelle joie que de devoir être ici. Le ciel est bleu les oiseaux chantonnent une douce mélodie si… Merde ! Ca me gonfle. Le Vatican, les prêtres et leurs vêpres… S'ils savaient à quel point leurs histoires ne servaient à rien. Gabriel et ses potes ont bien d'autres choses à penser que de les écouter. Et il ne faut pas croire non plus tout ce qu'on dit. Ils n'entendent que ce qu'ils veulent. La preuve en est que sinon je ne serais pas autant poursuivit par des démons. M'enfin, l'avantage de l'Italie, c'est surtout les femmes, elles sont toutes magnifiques. Cheveux noirs ébène, courbes affriolantes. Sauf les nonnes qui errent à la mode fantôme des McGrégor ! J'ai donc fini par arriver en temps et en heure. L'avion s'était posé à Rome, et de là, après une location de voiture, j'ai réussi à trouver mon chemin jusque dans le Saint du Saint. Ironie quand tu nous tiens n'est-ce pas ! Les murs blancs et sacrément bien décorés sont de tous les côtés. Quel fric claqué comme ça, sans limites. Au moins, ce n'est pas ceux qui vivent ici qui ont à se plaindre de mourir de faim. Quand je vois les bures qu'ils portent, et surtout le ventre mal dégrossi qui se trouve en dessous… C'en est presque désolant. Bon, j'ai d'autres choses à faire que de perdre mon temps à les regarder passer à côté de moi.

J'avoue bien que ma tenue fait tourner des regards. A croire qu'ils n'ont jamais vu un mec "So British" avec un trench-coat brun et une clope à la bouche. Comment ça "interdiction de fumer dans l'enceinte des bâtiments" ? Pas le choix de ranger le paquet bien au chaud dans ma poche intérieure. Leurs camarades en rouge et blanc, casqués et armés n'ont pas l'air des plus commodes. Dans tous les cas, ils ont des goûts qui laissent à désirer ici. Que des tableaux et des crucifix de tous les côtés. Au moins, il faut que je vois le bon côté des choses on va dire. Pas de démons, de fantômes ou d'âmes en peine. MIRACLE ! Je vais peut-être finir par trouver un endroit où passer mes prochaines vacances. Ok, c'était une blague. Pas de vacances pour moi.

Je regarde le nom du type qui m'a contacté il y a bien des années. Mgr Garvan. Vu le nom du type, ça doit encore être un grabataire bien désagréable qui passe son temps le nez dans les livres et qui ronchonne comme pas permis. Ou pas. Les mains dans les poches, je remonte les couloirs dont les murs sont tous recouverts de scènes de la bible. Ce bouquin épais comme un pavé et que Gabriel me jette souvent à la figure en me disant de le lire. Il va finir par me rendre dingue ce type. Négligemment je passe une main dans ma tignasse blonde et hirsute au moment ou passe une nonne qui n'a pas encore prononcé ses vœux. Mignonne cette petite. Elle a à peine la vingtaine mais est déjà rentré dans les ordres… Quel gâchis ! Que font les parents ? Je lui souris à pleines dents et ses joues, encore roses, passent au vermeil éclatant. Celle qui l'accompagne, façon marâtre de Cendrillon me fusille du regard. Ma réponse ? Un haussement d'épaules. Que veut-elle que je dise ? Je ne peux me retenir de craquer devant un aussi joli minois, tout aussi nonne soit-il.

Une tripoté de couloirs et de portes ouvertes au hasard plus tard – et tout autant de remontrances en Italien plus tard –, je me retrouve enfin face à celui que je suis venu voir. Cheveux long oscillant entre du blond très clair et de l'argenté, une bure brune sombre, et des yeux bleus. Voilà donc Mgr Garvan, un des meilleurs exorcistes du continent. J'avoue avoir eu quelques soucis avec des démons de première et seconde catégorie ces derniers temps. Un petit coup de main et quelques infos de plus ne seraient pas un mal. On fini par s'assoir dans la bibliothèque du Vatican. L'endroit est sympa, pas mal de bouquins et de parchemins. Faudrait que je vois à les lire un de ces jours. Il doit y avoir pas mal d'infos sur le Premier Déchu et ses comparses dedans. Le vin de cérémonie sera pour un autre jour apparemment. De l'eau, il a fait vœux de pénitence vis-à-vis de l'alcool ou quoi ? Bon, faites mauvaise fortune bon cœur paraît-il… Je le remercie et je bois sans soif.

Ce que le temps peut paraître long lorsque la discussion tourne autour de leur religion. Au moins, même si plusieurs heures se sont écoulées, j'en ai apprit assez pour contrer quelques démons de plus. Juste une chose me chiffonne, pourquoi est-ce que cette carte de visite s'est "malencontreusement" retrouvée sur mon bureau ? Gabriel doit ENCORE y être pour quelque chose. Le moine fini par prendre congé de moi et file à la prière de "je-ne-sais-quoi". D'ailleurs à peine j'avais passé les portes de la bibliothèque que les cloches se sont misent à sonner comme des folles. De deux choses l'une, soit c'était mon imagination, soit il y avait bien une sirène qui hurlait en prime. Voila que les gardes courraient dans tous les sens, des portes se fermaient à mon passage, satanés curés… Ils auraient eu peur de leur ombre si elle se serait mise à bouger toute seule ! Mais… J'étais seul maintenant ! A peine j'eu le temps de prononcer cette phrase intérieurement que ma Silk Cut était déjà entre mes lèvres et allumée.

Qu'il était bon de nourrir son cancer avec du bon vieux tabac Anglais. Faudrait que je pense à renforcer ma cirrhose aussi tient. Un ou deux verres de Brandy ne me feraient pas de mal comme je dis si souvent à Chas'. Et… Je suis perdu. Enfin, si tant est que je puisse l'être un jour. Je tourne la poignée d'une porte, oui, c'est comme ça aussi qu'on les ouvre dans le Vatican. Bingo ! Une demi-douzaine de cadavre encasqués étalés sur le sol, une ombre qui se tient devant moi, et en plus ça parle ! Vu ce qui en émane, c'est pas un démon. Alors autant éviter de l'énervée immédiatement. Quoique.


- Si c'est moi, j'ai juste décidé de passer chez le coiffeur et de troquer ma dégaine habituelle contre une bien plus sympa ! Ça te plaît ?
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MessagePosté le: Sam 14 Nov 2015 - 23:49
« Non. »

Un homme donc. Et apparemment, il ne faisait pas partie des forces de ce pitoyable territoire. Sa pathétique tentative d’humour la laissa de marbre et elle ne lui accorda même pas un regard courroucé. Elle se contenta de le pousser violemment sur le côté et d’avancer, lui laissant cependant le loisir de réaliser qu’un explosif de forte puissance avait été posé dans les escaliers et qu’il allait détonner dans la seconde. Que ce pitoyable mâle retourne se cacher. Elle avait une mission à accomplir. Elle n’avait pas de temps à perdre avec une telle nuisance. Elle ne savait pas qui il était, encore moins pourquoi il était là mais elle ne comptait pas perdre son temps. Mieux, il pourrait servir de bouc émissaire s’il s’entêtait à rester et qu’il essayait d’interférer. Tout était une question de circonstances et la Citizenry savait y faire dans ce domaine.

Elle reprit donc son avancée, ouvrant porte après porte et éliminant les occupants de la pièce. C’en était devenu presque mécanique. Trop peu opposaient ne serait-ce qu’une once de résistance. Elle venait d’exécuter froidement un homme vêtu de rouge quand quelqu’un lui tira dessus. Dans le dos. En lâche. La balle ne l’affecta pas le moins du monde. Elle était une amazone à la base, « améliorée » par les soins de l’ancien leadership de la Citizenry. C’est à peine si elle sentit quelque chose. Non. C’était le principe. Déjà qu’elle n’avait aucune estime ou respect pour les mâles, il était absolument inadmissible de descendre encore plus bas dans une échelle où ils étaient déjà pratiquement au sol. Elle se retourna lentement pour laisser à cet insecte le temps de bien réaliser son erreur et quand elle darda sur lui ce regard froid et sans âme…


« Répugnant. Non seulement tu es un lâche mais en plus tu ne contrôles pas ta vessie. Te tuer serais tellement simple mais ce serait gaspiller des forces sur un être bien trop pathétique. Rends-toi service. Insères le canon de ton arme dans ta bouche et tires. Ce sera moins embarrassant pour toi comme mort. Autrement, je te promets que tes descendants auront honte de toi pour les dix prochaines générations. »

Sans surprise, le lâche préféra se donner la mort et Astarte reporta son attention sur la mission en cours. Ou tu du moins, elle allait le faire quand l’homme de tout à l’heure se manifesta à nouveau. C’est qu’il s’avérait agaçant celui-là. Lui offrant un regard chargé d’une part égale d’hostilité et de venin, elle se demandait à quel jeu il voulait bien jouer. Elle l’avait laissé vivre une fois. Elle ne se montrerait pas si généreuse deux fois. Il ne fallait quand même pas compter sur un miracle! Elle le dévisagea longuement, attendant qu’il prenne la fuite mais l’intimidation ne semblait pas fonctionner sur ce mâle-là. Hum. Ce serait bien une première. Soit il était fou, soit il disposait de cartes qu’il n’avait pas encore joué. Chose certaine, il n’avait pas l’air… Comme les autres. Et cette variable inconnue la dérangeait grandement.

« Je t’ai laissé vivre une fois. Je ne le referai pas une seconde fois. Pourquoi ne pas avoir saisi ta chance? Manifestement ce n’est pas ton combat. Alors pourquoi rester? Il n’y a rien d’intelligent à la bravoure. C’est simplement une façon de mourir plus vite. Et stupidement de surcroit. Tu veux vraiment te mettre entre moi et mon objectif? Tu vas vite réaliser toute l’étendue de ton erreur, mâle. »
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MessagePosté le: Lun 16 Nov 2015 - 22:27

Outch ! Elle avait de la force mais aucun sens de l'humour. Même pas un semblant de sourire, rien du tout. Par contre, elle n'avait pas les pouvoirs d'un démons, mais au niveau de la mentalité… Elle y mettait du sien la demoiselle. Une bombe qui ne tarderait pas à m'embarquer de l'autre côté. Ce n'est pas comme si j'étais vraiment pressé d'aller voir le Premier Déchu hein. Je sais que Gabriel m'avait promis une potentielle rédemption mais bon… Les anges sont tous les même, ils parlent, mais n'agissent que très rarement. Et merde ! Une bombe, des curés, et moi là au milieu… Ca aurait pu faire le titre d'un très mauvais film de série B. Ou pire encore, un porno Suédois de très mauvais goût. Je n'avais pas d'autres choix que d'éviter de partir si je ne voulais pas finir en morceaux. Chas' ne craignait rien. Ou presque. Merde à la fin, c'est pas comme si ça devait me concerner leurs histoires…

- האַלטן צייַט (haltn tsayt)*

Le temps s'arrêta, ou plutôt la bombe. Le symbole que j'avais dessiné rapidement dans les airs, une rune slave, possédait un pouvoir assez puissant pour stopper ce genre de choses. J'en devais une à Mgr. Garvan… Après ça, ni l'un ni l'autre ne devrait autre chose au second. Fallait-il encore que je la retrouve. Une grue pareille ça ne doit pas avancer très vite quand même. Vu le nombre de cadavres qu'elle laissait derrière elle, je n'aurais pas vraiment grand chose à craindre des gardes. Sauf s'ils venaient à se relever et à marcher les bras tendus vers l'avant. Tiens, ça me fait penser à un certain comique qui m'a payé un verre il n'y a pas si longtemps et qui apprécie – plus que de coutume –, d'égorger des poulets.

Emprunter les couloirs qui serpentaient à travers les bâtiments, éviter les gardes encore en vie qui courraient dans tous les sens, où étaient donc les porteurs de clefs en acier et les présentateurs télé quand on avait besoin d'eux ? Quelques mètres plus tard, et une clope fumé au détour d'un arrêt devant une fenêtre qui donnait sur le parc du Vatican, je me retrouvais non loin de ma très agréable compagne. Tout du moins, elle ne laissait rien au hasard celle-là. La détonation qui monta à mes oreilles me fit serrer les dents de colère. Par les dieux, c'en était pas fini d'utiliser ce genre d'armes non ? Avec les démons au moins, il y avait des effets de lumière, des flammes, ce genre de choses. Les humains étaient vraiment limités dans leurs capacités… Enfin, il fallait dire aussi qu'ils n'étaient pas aidés par les autres d'en haut. Encore moins ici on dirait.

Tourner la poignée ronde et chromé délicatement, d-é-l-i-c-a-t-e-m-e-n-t ! Et merde ! C'est pas possible ! Ils ne connaissent pas l'huile ici ? Se fracassant contre le mur, la masse de bois décoré de dorures fit un vacarme assourdissant. Maintenant, tout le monde savait que j'étais ici. Le regard aussi sombre que les ténèbres de la femme plongea dans le sien. Comme si une capuche m'empêchais de voir à travers et de sentir ses yeux se poser sur moi. Elle me jaugeait, de la tête aux pieds, des pieds à la tête… Jusqu'à finir par parler de cette voix froide et monocorde. C'était censé être de l'intimidation ? Qu'elle se frotte à un des démons majeurs de Karanda, et là ! Elle saurait ce que c'est que de se retrouver face à un truc tellement moche que rien qu'à son odeur on a envie de fuir. Ou de vomir, tout dépend du moment et du repas de midi en fait.


- Je ne suis pas du genre brave ni chanceux à vrai dire. Plutôt du style à pourrir de l'intérieur ma jolie. (Je m'allumais une clope, histoire de l'agacer et de bien lui démontrer que, malgré son envie de me faire fuir, elle n'arriverait à rien.) Et puis de toutes façons, tu n'es même pas capable de me tuer je pari.

Ah, la fumée d'une clope au petit matin, il n'y avait rien de meilleur, sauf peut-être l'odeur du napalm au même moment de la journée. Des petits cercles, de beaux cercles bien rond et gris qui s'envolaient dans les airs tels des oiseaux sous un air mélancolique et à la fois rageur digne des meilleurs groupes de punk. Du mien en fait. Bon, elle attendait quoi ? Qu'il gèle en enfer ? Il ne faudrait pas oublier que ma dette envers Garvan ne m'offrirait pas le salut, mais Gabriel risquait d'apprécier un minimum quand même.

- Mâle ? Tu es une sorte d'amazone façon tueuse en série ? Et tu en as fait quoi de ton fouet magique ?





*Sort lancé en Yiddish, traduit littéralement par "arrêt du temps".
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MessagePosté le: Mar 17 Nov 2015 - 1:47
Il faut lui donner cela. Il n’a pas peur. Il ne semble pas intimider. Et elle sait que l’explosif n’a pas détonné sur minuteur. En revanche, après avoir appuyé sur la télécommande, l’explosion tant attendue se fait entendre. Le sort a figé le temps donc le chronomètre. Il n’empêche pas une activation directe. Avec les escaliers en miettes, plus de renfort possible par cet accès. Elle l’écoute parler, subit sans broncher sa pathétique tentative d’humour et ne bronche pas. Ne cille pas. Elle se contente de poser sur lui un regard froid. Glacial. Et elle attend qu’il finisse sa tirade. Une chose est sûr. Il continuera d’interférer. Elle ne sait pas pourquoi il insiste. Pourquoi il provoque. Son attitude ne suit pas un schéma logique. Il peut parler par bravade mais il ne peut espérer la vaincre. Par contre, elle tique quand il la traite d’amazone. Elle? Plus jamais.

La réaction a été presque imperceptible même pour les yeux entrainés de John Constantine. Elle n’est plus une amazone depuis longtemps. Elle est devenue bien plus que cela. Elle est meilleure. Supérieure. Infiniment plus. Wonder Woman a gagné par chance. Parce qu’Astarte a voulu la traiter en égal. Plus jamais elle ne refera pareille erreur. De toute façon, elle n’a plus de fille à perdre pour lui apprendre la plus dur des leçons soit la perte de son unique enfant. Hum… Ce mâle va le payer très cher d’avoir osé ramener ces souvenirs à la mémoire de l’Impératrice du Serpent d’Argent. Peut-être qu’il a raison et qu’elle ne peut pas le tuer. Mais elle peut le faire souffrir, de cela elle est certaine. Tout le monde a un seuil de tolérance à la douleur. Il suffit de le briser et elle est devenue experte en la matière. Des millénaires de rigoureux entrainement.


« Stupide mâle. Je ne suis pas une de ces créatures pathétiques et faibles que sont les amazones. Et pourquoi s’encombrer d’un fouet si c’est pour ressembler à une dominatrice en armure comme Wonder Woman? Tu m’ennuies. Je pense que je vais te tuer en dernier. Tu offriras un défi plus intéressant que ces êtres pathétiques qui prient un dieu qui n’existe pas et qui ne les sauvera pas. »

Ceci dit, le garder pour la fin ne semble pas exclure de lui tirer dessus avant de se jeter sur lui pour lui défoncer le crâne. Et avec pareille vitesse, si la force est au diapason de cette dernière, ce poing qui arrive à vitesse grand V ne fera aucun bien. Mais c’est de peu d’importance pour Astarte, ce n’est pas elle qui va encaisser le coup. Et si elle le manque, elle va pulvériser la surface qui se prendra le coup à la place. Ça fait toujours son petit effet. Les gens sont toujours surpris quand ils réalisent son caractère surhumain. Quoi qu’à voir ce curieux mâle il ne semble pas facile à impressionner. Tant mieux. Ou tant pis. C’est sans importance. Ce qui compte c’est de réussir la mission. Tout le reste est purement accessoire. Ainsi fonctionne la Citizenry. Elle en est la plus haute représentante et elle dirige par l’exemple comme tout chef se devrait de faire.

Une part d’elle s’interroge cependant. Qui est cet homme et pourquoi est-il là? Pourquoi est-ce qu’il lui parle au lieu d’engager les hostilités? Il a l’air… Blasé de la vie. Or quelqu’un qui serait à ce point désabusé ne viendrait pas rencontrer ces idiots en curieuses tenues qui semblent plus occupés à prier pour leur vie qu’à faire quelque chose de constructif. Il n’empêche. C’est un mâle et comme tout mâle, c’est un inférieur, tout juste bon à la reproduction… Et encore. C’est presque amusant de voir un être si faible essayer de jouer au dur. Ce n’est pas comme s’il avait une chance face à la Citizenry. Encore moins contre elle. S’il est chanceux et résistant, elle le balancera d’une fenêtre et il s’en sortira miraculeusement. Autrement, il périra par son manque d’une constitution plus robuste. Ce n’est pas SON problème. Qu’il commence par esquiver ou encaisser les balles et le coup…
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[SVM2] On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi. (PV John Constantine)

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