Ce soir, il va pleuvoir... [PV Maggie Sawyer / Tula]

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MessagePosté le: Lun 9 Nov - 13:18


Il était désormais plus que temps de remettre les choses en place. Tula avait fait une erreur que son Roi avait encore du mal à accepter. Pourtant, il ne doutait pas une minute du fait que ses actes furent avancés dans une optique bien différente. Les humains possédaient pourtant une politique bien différente des Atlantes, et pour lui, tout comme pour elle, être un sang-mêlé n'arrangeait rien. Sous couvert d'un appel de Batman, Arthur s'était rendu au phare qui l'avait vu grandir. Au pied de ce dernier, il retrouva l'homme chauve-souris. Face à l'océan, il apprécia l'odeur des embruns alors que les vagues éclataient contre les roches, laissant s'écouler avec douceur contre leurs parois une écume blanche comme neige. La lune était bien haute ce soir là, son image se reflétait dans la mer d'ébène, projetant ainsi un symbole de tristesse autant que d'espoir.

Un frôlement, rapidement suivit par un air glacial caressa les flancs nus d'Arthur. Il n'en avait rien à faire actuellement de se présenter torse nu ou pas. Batman, ou Bruce, lorsqu'il ne portait pas le masque, connaissait depuis des années le Roi d'Atlantis. Malgré leurs divergences de points de vue, ils restèrent pourtant assez proche. Ses choix concernant le fait de s'être éloigné de la Ligue ne le regardait aucunement. Et en cela, Batman le savait. Ni l'un ni l'autre n'en parlerait par ailleurs. La voix d'Arthur salua le Chevalier Noir et après avoir parlé de nouveau des raisons qui l'avaient poussé à venir ici, ils se décidèrent à prendre une décision des plus difficile.


- Ainsi donc, les Outlaws sont à nouveau en place… Et tu pense que Tula pourrait en faire partie ?

Acquiesçant, le regard laiteux ne quittait pourtant pas l'étendu d'eau. Un long et incongru silence s'installa alors entre eux. Ils restèrent ainsi, sans dire un mot, à observer les vagues aller et venir dans une danse sinistre et mélancolique. Un sourire se dessina sur les lèvres du Roi des Sept Mers, sa sœur possédait une force et une agilité que personne sur Terre n'avait encore connu. Si son intégration à cette équipe lui offrait une potentielle rédemption, alors il ne pourrait refuser cela. Sa faute, si tant est que son acte puisse être considéré comme tel, n'en était plus une à ses yeux.

- J'irais la voir. Je te laisse contacter celui ou celle qui s'occupe d'eux… Je pense être le seul à être capable de la faire accepter. Bruce… Merci pour elle.

Tout à son habitude, l'homme en noir disparu sans un bruit, laissant Aquaman pensif. Son retour à Atlantis avait permis de nombreuses avancées quand au peuple, et surtout, à leur manière de penser. Ils étaient désormais libres, et ne semblaient pas encore, ne serait-ce qu'entrevoir ce qu'il adviendrait de la cité dans plusieurs années. Mera contenait actuellement plusieurs attaques de Xebel, et ses principaux généraux l'avait accompagnée. Seule une poignée d'aristocrates aussi vicieux que vindicatifs étaient encore en place. Ainsi, il ne pouvait quitter son peuple éternellement. Il se rendrait donc à Belle-Rêve à l'aube. Tula devrait accepter de gré ou de force. Une Atlante ne méritait pas de finir derrière les barreaux d'une prison humaine.

C'en était presque une insulte pour elle qui les surnommaient les "surfaciens". Plongeant jusqu'à Atlantis, Arthur réfléchit à ce qu'il avait encore à faire avant son départ. Il ne quitterait le Royaume que quelques heures, une journée tout au plus, mais il avait tant à faire encore pour permettre aux Atlantes de vivre heureux… Trop de choses et si peu de temps. Les stigmates des rois ancestraux restaient encore et toujours inscrits au fer rouge dans les esprits Atlantes. Mais son choix avait été fait, il était le protecteur des océans, et le serait à jamais.


***

D'épais nuages noirs démontraient l'arrivée imminente d'un orage puissant. Trônant sur la colline surplombant la prison de Belle-Rêve, Arthur attendait patiemment l'arrivée de celle qui engagerait Tula. Car oui, c'était une femme. Batman ne lui avait rien précisé sur qui, ou comment elle était. Pas même un nom. Rien. Bras croisés sur le torse, ses doigts tapotant ses muscles de manière mécanique, symbole d'une impatience grandissante. Son regard quand à lui, se perdait bien au-delà des hauts murs fortifiés de la prison. Derrière cet amas de béton et de fer, quelque part dans une cellule humidifiée, se trouvait sa sœur. Son arrogance lui avait joué des tours, et une fois encore elle le payait. Encore quelques minutes d'attentes et ils se reverrait. Il était vraiment temps pour elle de sortir d'ici. Vraiment temps.
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MessagePosté le: Lun 9 Nov - 14:07
Qui c’est qui se retrouve encore avec une mission idiote? C’est Maggie. Parce que manifestement je n’ai que ça à faire de mon temps, aller libérer une raciste xénophobe de prison pour la recruter dans les Outlaws. Joie et bonheur. Faisant partie de la royauté atlante en plus. Non vraiment c’est sûr qu’elle va obéir aux ordres que je vais lui donner avec la meilleure des volontés, qu’elle va se soumettre à mon autorité dans un esprit de rédemption et de réhabilitation sociale. Des conneries oui. Et je l’avais dit à Batman que ce n’était pas une bonne idée. Et une rousse en plus. Elles ont toutes un tempérament volcanique. Enfin. Kate a un tempérament volcanique. Alors… Cette Tula avait vraiment très, très, très, très peu de bons points qui puisse me donner envie de la recruter. Qu’est-ce que j’en ai à faire de son caractère surhumain, moi?

Mais ce fin et rusé renard qu’était Batman me posa la question qui tue : et si c’était ta fille derrière les barreaux et que tu avais une chance de la faire libérer en toute légalité, même si les conditions de cette libération ne lui plairont pas, le ferais-tu? Évidemment que je le ferais. Je serais capable des pires crimes pour sauver ma fille. C’était un coup de cochon de la part de Batman mais en même temps, il en faut pas mal pour convaincre Maggie Sawyer. Et en plus, j’étais probablement la seule à pouvoir sortir cette atlante de prison. Ça n’avait l’air de rien mais j’avais suffisamment d’influence face à tous les corps de police de ce pays pour qu’on fasse pratiquement mes quatre volontés. Ok peut-être pas à ce point mais si Maggie Sawyer disait : je la prend sous ma charge, on allait me la donner. Mais que les choses soient claires : elle aurait un sacré contrat à honorer.

Non parce que déjà que je dois surveiller un Red Lantern et une poignée d’excités… Oh ils sont tous attachants et ce sont des professionnels à 1200%. Mon équipe est la meilleure, tout simplement. Et je ne dis pas ça par vantardise. Mais il a fallu que je travaille fort pour fédérer tout ce beau monde et encore, c’est un travail de tous les instants. Ce qui m’embête c’est qu’à mon avis cette recrue précise a trop de mauvais points pour vraiment valoir l’investissement. Et ce roi de l’Atlantide va m’en devoir une et on va mettre les choses au clair très vite. D’ailleurs en arrivant en voiture, je le vois là où nous devions nous rencontrer. Tant mieux. Et s’il s’attend à se faire servir du « votre majesté », il va être déçu. Je suis comme mes Outlaws. Je ne suis pas du genre à faire dans la dentelle, loin de là. Je ne serais pas leur patronne adorée autrement.


« Bon c’est toi qui a convaincu Batman de faire sortir la terroriste de prison? Maggie Sawyer, chef des Outlaws. Alors écoutes moi bien parce que je ne suis pas du genre à m’encombrer des politesses d’usage. Elle fait une connerie. UNE connerie. Et j’ai assez de puissance de feu dans mon équipe pour te la faire ramener en cendres dans une boite d’allumettes. Je ne fais pas la charité, je dirige un groupe d’élite. Et c’est top secret, en passant. Compris?

J’espère que tu as des meilleurs arguments de Batman. Lui au moins il a mon respect et c’est uniquement pour ça que je suis ici. Ta terroriste est xénophobe, raciste et elle appartient à la royauté. Et elle est rousse. Donc tout un tempérament. On s’entend pour dire que ce ne sont pas des arguments en sa faveur pour bosser dans une équipe où le taux de tolérance pour les conneries frôle le zéro absolu, pas vrai? Alors vas-y, convainc moi. »
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov - 15:09

D'une terre à une autre, tout pouvait changer. Les océans, quand à eux, n'enviaient aucunement leurs frères. Ils étaient tous uniques en leur sein et Tula en faisait ainsi donc partie intégrante. Une enfant de sang-mêlé, un croisement entre deux peuples dont la guerre éternelle se perdait dans les confins de l'existence même des hommes. cela n'était pourtant en rien une des raisons pour lesquelles Arthur avait parlé à Batman. D'autres choses parvenaient à ses oreilles en ce moment. De nombreux complots à son égard, et sans compter sur quelques arrivistes désireux de le "bouter" hors du trône afin de prendre sa place. Tula n'était pas une simple Atlante, elle était devenue depuis son retour à Atlantis le seul et unique Commandant de ses armées. Tous les hommes lui obéissaient sans dire mot. Ils respectaient sa droiture et surtout, oui surtout, le fait que pour elle, le trône passait avant sa propre vie.

Les crissements de pneus sur l'herbe humide firent tourner la tête d'Arthur. Une voiture noire, aux vitre fumée, parfaite pour passer inaperçue, venait de s'arrêter à sa hauteur. Sans même bouger un œil, il se contenta d'attendre avec lassitude de voir à qui il allait avoir à faire. La porte s'ouvrit et une chevelure blonde, coupée court s'extirpa de l'obscurité du véhicule. Un visage aussi fin et délicat que grave planta un regard froid et direct dans le sien. Une femme. A peine fut-elle sortie qu'elle s'approcha de lui avec une aura de fureur. De sa hauteur, il la dépassait d'une bonne tête et demi, néanmoins, elle ne se dérangea pas pour lui parler avec toute la froideur accumulée par les neiges éternelles des plus hautes montagnes.

A sa manière, elle se mit à décrire Tula dans les grandes lignes. Tout en se présentant, elle mit les choses au clair. Certes, sa sœur n'était pas une enfant de cœur, pas plus que lui, et bon nombre de ses défauts lui avait joué des tours. Ce dernier en l'occurrence la poussa à dépasser les limites que lui-même s'était un jour fixé. Orm avait fait une erreur, et il l'avait payé. Par sa faute nombreux furent les humains à ne plus voir la lumière du jour. Mais ses actes ne regardaient que ce dernier, aucunement Tula ou le reste d'Atlantis. Qui plus est, pour la description, elle aurait pu rajouter arrogante, frondeuse, et respectueuse au possible. Le fait que dans son cœur coulait ce "sang bleu" fit grincer des dents Arthur. Il n'avait pas choisi de reprendre le trône, pas plus qu'elle d'ailleurs. Mais si cela était à refaire, alors… Sa décision serait la plus simple possible.

Bien entendu, le prix en valait la chandelle, Arthur se serait rendu à Belle-Rêve et l'aurait libérée lui-même si cela aurait servit à quelque chose. Etre admirable et sauver quelqu'un n'empruntait que très rarement ce chemin de traverse. Sa place de Roi d'Atlantis n'arrangeait rien. Cette fois, il devrait la jouer bien plus finement. A la différence de certains membres de la Ligue, il ne pouvait pas foncer dans le mur et tout fracasser avec une masse. Malgré les réticences de bon nombre des scientifiques Atlantes, le fait même qu'il devait offrir quelque chose en échange de son aide allait de soi. Des plans, et de l'armement Atlante. Malheureusement pour les humains, leurs volontés principales étant la guerre et la violence, Arthur mit plusieurs jours avant de se décider. Si Batman lui faisait confiance, alors il devait en faire de même.


- Tula donnerait sa vie pour le trône. Son respect à mon égard n'a pas de limites. Je peux lui faire accepter vos principes et vos ordres. C'est une tête brûlée, il n'y a aucuns doutes là-dessus. Mais elle est droite et franche dans ses actes.

Sa main se porta à sa ceinture, et alors que sa tête scruta le rouleau de papier enfermé dans un tube de plastique parfaitement étanche, Arthur le tendit à Maggie. Tous les muscles de son bras se contractaient, il attendait simplement qu'elle prenne cette offre pour lui expliquer ce que le dit tube renfermait. Cela fait, sa voix monta une nouvelle fois dans les airs. Au loin, le tonnerre commençait à gronder. Quelques éclairs zébrèrent le ciel obscur. L'orage ne tarderait pas à éclater à Belle-Rêve.

- Vous trouverez dans ces documents une partie de la technologie Atlante. Trois plus exactement. Le premier est un système de respiration aquatique ; je suppose que ce sont les deux autres points qui vous seront plus utiles. Une arme de poing à choc électrique, la seconde utilise les ondes sonores. Si vous voulez être convaincu du fait que ma sœur compte pour moi, vous pouvez désormais l'être. Aucun être humain n'a jamais eu le droit de poser les yeux sur ces informations. Aucun.

Voilà qui était fait. Le choses étaient désormais misent en place. La technologie Atlante était bien plus avancée que celle concrétisée par les humains. Deux armes pareilles… Si elles tombaient entre des mains mal avisées… Seraient capable de tuer n'importe qui. Mais parfois, il faut tenter la confiance afin de mieux la concrétiser. De plus, la liberté de Tula était en jeu.  
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MessagePosté le: Jeu 12 Nov - 20:37
Il était mieux d’être certain de ce qu’il avançait concernant la prisonnière parce que sinon ça allait barder et pas qu’un peu. Je mettais ma réputation sur la table bordel! Et pas que ça, on me demandait de libérer une terroriste. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait, ce ne serait pas lui qui serait en train de donner les ordres et qui devrait gérer ladite terroriste. Et puis bon hein je n’allais pas constamment répéter et marteler à cette atlante « C’est moi la patronne, c’est ton roi qui l’a dit. Ta gueule et écoutes. » Ce n’est pas une garderie que je gère, c’est une équipe d’élite. Je ne remets pas en cause ses compétences. Je remets en cause ses vraies motivations. Parce qu’il l’a clairement dit. Elle donnerait sa vie pour le trône. Pas pour la cause des Outlaws. Et la différence était loin, très loin d’être mince ou sans répercussions éventuelles.

Quant à cette histoire de technologie atlante, c’est bien beau mais on n’achète pas mon intégrité. C’est même presque insultant. Je crois comprendre le geste mais en temps ça a plus l’air d’un pot de vin qu’autre chose. Et offrir un pot de vin à une policière loyale et intègre, ce n’est pas une bonne idée. Vraiment pas. Si vous pensez qu’on n’a jamais essayé de me corrompre… Vous vous trompez. Je ramasse le tube malgré tout. Ça peut toujours servir. Il s’agit de ne pas perdre les papiers en cours de route car j’ai dans l’idée que ce ne sont pas des jouets ou des armes d’autodéfense. Loin, très loin de là. Il va falloir mettre ça sous clé et s’assurer que personne n’y ait accès sans mon autorisation. Et ce sous peine de sévères sanctions. Et je suis très calée en sanctions draconiennes. Je suis flic après tout, ne l’oublions pas. On connait très bien ça nous, la discipline.


« Je suis mieux de ne pas le regretter parce que je te jure que ça va barder autrement. On a un proverbe nous les humains qui dit : rien n’est plus terrible que la colère d’une femme. Et je ne fais pas exception à la règle. Allez montes. On y va. Je suis mieux de ne pas le regretter et je SAIS que je me répète. Ma générosité me perdra un de ces jours, c’est sûr. Batman m’en doit une et TU m’en dois une. »

Quelques instants plus tard ma voiture est garée à l’intérieur des murs de la prison et mon badge tout autant que ma réputation nous ouvre toutes les portes. Le directeur de la prison en personne vient m’accueillir et se répand en compliments à mon égard. Le mec à mes côtés est peut-être le roi de l’Atlantide mais ici, j’ai plus que gagné ma réputation. Et même si je vois clairement qu’il n’est pas exactement d’accord, le directeur acquiesce malgré tout à ma demande de faire libérer la prisonnière que je suis venue récupérer. Je vais lui annoncer moi-même la nouvelle et les conditions de son recrutement. Nous nous enfonçons au cœur de la prison et une fois devant la cellule, je demande qu’on nous laisse seul avant d’entrer avec Aquaman. Sans perdre de temps, je m’adresse à la prisonnière sans autre forme de procès. Pas de temps à perdre.

« Que les choses soient bien claires, ce n’était pas mon idée mais la sienne. Maintenant tu travailles pour moi. Ton roi te le confirmeras et si tu veux jouer à la finaude et que tu n’obéis pas aux ordres, ce n’est pas moi mais lui qui va te ramener en cellule par la peau du cul. Et c’est une condition non négociable de notre accord, ça. Et il y en a une autre te concernant ma jolie. Les Outlaws sont des professionnels.

Alors ton racisme, ta xénophobie et ton attitude de merde, tu te la mets bien profond dans le cul et tu l’oublies. Si je te dis saute, tu me dis à quelle hauteur et si je te dis de foncer tu fonces. Il va me falloir plus que la parole d’un roi et des joujoux atlantes pour que tu sortes de ces murs. Je veux entendre de ta bouche que tu vas honorer les termes que j’ai dictés à ton souverain et qu’il a accepté. »
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MessagePosté le: Ven 13 Nov - 12:26
Tula était au calme, elle était revenue dans les bonnes grâces des gardiens qui l’avaient sortie de l’isolement ou « quartier disciplinaire , sauf qu’elle avait toujours été tres polie envers eux … Envers les autres détenus c’était plus compliqué, certains avaient su par un magnifique bouche a oreille qu’elle avait réussi a s’infiltrer et a exfiltrer un prisonnier sans ou presque se faire repérer. Depuis bon nombre désiraient connaitre ses méthodes, sauf qu’elle ne parlait pas avec les …personnes présentes à part, vaguement, à un avocat concernant sa peine et sa possible réduction. Pour cela elle devait coopérer en donnant ses complices et ses méthodes. Elle ne donnerait jamais Murk et Swatt mais il restait sa façon de faire qu’elle avait promis d’expliquer dans les grandes largeurs de ce fait elle pouvait espérer une peine pas trop lourde d’environ 25 à 35 ans avec une remise en liberté conditionnelle pour bonne conduite à un tiers de sa peine. Neuf ans à tirer, ce n’était pas grand-chose au final pour la liberté de son demi-frère. La rouquine savait que ce dernier ne ferait pas l’idiotie de la rechercher et le roi ne s’abaisserait pas à vendre l’intégrité des atlantes pour elle.

Tula était donc résignée et attendait un procès en bonne et due forme elle ne minimiserait rien dans ses activité et ne voulait pas que l’avocat désigné d’office la dépeigne comme une jeune fille qui ce serait perdue, qui aurait fait cela par amour filial ou que savait elle …

La rousse était donc tranquillement dans sa cellule à attendre le couvre-feu une livre a la main. En fait elle regardait plus les caractères qu’elle ne lisait vraiment. Les livres en atlante étaient déjà suffisamment rares même chez elle, alors à la surface …

Mais sa douce routine s’éloignait alors qu’arrivaient les gros sabots d’une blonde au regard de murène. Derrière son roi était présent mais il n’y avait que cette surfacienne qui s’adressait à elle. D’un ton n’admettant aucune réplique elle l’insulta puis l’ordonna et enfin l’informa que son roi avait marchandé (et sans aucun doute bradé) des cadeaux atlantes.

Un signe de bonne volonté, ou de soumission, ce n’était pas sûr.

Elle leva un regard torve vers la surfacienne et posa son livre ouvert de façon a retrouver la page de caractères informes … avec un peu de chance elle comprendrait enfin le rapport avec la femme s’échappant d’un voilier en feu de la couverture. Tula se leva et s’étira un peu, elle n’avait pas reçu de visite a part la première nuit il fallait qu’elle profite

« Mon avocat, m’a conseillé de rester en cellule, pour maintenir de bonnes relations entre nos peuples »

Une petite pause, elle n’adresse aucun regard a son roi qui n’a pas parlé.

« Je compte l’écouter »

Sur ces mots enfin elle reprend sa place dans son lit, sans leur adresser un regard.
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MessagePosté le: Sam 14 Nov - 15:56

Arthur avait désormais à faire non plus à une forte tête, mais à deux. Maggie d'un côté des barreaux, Tula de l'autre. Leur entrée fut bien plus aisée que prévu. Apparemment, son rang dans la police lui avait ouvert bien plus que des portes. Bon nombre de gardiens baissèrent les yeux devant cette femme au visage sombre et fier. Chacun de ses pas était calculé, millimétré. Plus les cellules passaient, plus les prisonniers se faisaient silencieux. Par endroit, Aquaman en reconnu certains. Des ennemis récurrent de la Ligue, et quelques méta-humains dont les pouvoirs avaient bien trop souvent mit en péril des centaines de milliers d'innocents. D'un seul coup de poing, il aurait été capable de mettre fin à leurs méfaits, et indirectement, à leurs vies. Cela dit, ce ne pouvait être lui le juge et le bourreau. La politique terrestre avait beau être "particulière", la plupart du temps – ou presque – elle se trouvait être juste.

Couloirs après couloirs, et une multitudes de portes plus tard, ils parvinrent enfin à l'enceinte de Belle-Rêve qui, craintes avérées en sus, n'était autre que celle où les plus dangereux se voyaient enfermés. De ce que Batman lui avait expliqué, Tula s'était rendue d'elle-même aux autorités humaines. Une bonne chose au final. Son caractère explosif n'aurait eu qu'une incidence bien plus douloureuse pour ses geôliers si elle se s'était pas présentée de son propre chef. Déçu ? Arthur l'était oui. Mais il avait compris son geste. Arrivés à leur destination, ils s'arrêtèrent devant une petite pièce d'à peine quelques mètres carrés. Sordide et humide à la fois. Ils avaient tout de même eu le courage, ou la folie de lui offrir un minimum d'eau pour sa survie. D'ailleurs, la pluie battait son plein à l'extérieur. Les gouttes frappaient les briques translucides à travers lesquelles la lumière peinait à pénétré dans la cellule.

Les échanges furent tendus et disgracieux. D'un côté, une lionne aux cheveux d'or feulait ses paroles qui ne désiraient aucunement de réponse négative. En face d'elle, bien plus fière qu'une chimère sous un soleil d'été, la voix caverneuse et profonde, Tula lui rendit la pareille en quelques mots à peine. Ses yeux étaient vide, dénués de cette fougue qu'Arthur lui connaissait pourtant depuis tant d'années. Son enfermement avait fait d'elle un oiseau aux ailes brisées. Assise à nouveau sur un lit de fortune, à l'opposé direct de la porte de fer et de barreaux, nuls mots ne fusa entre les deux Atlantes. La pression des océans monta dans le cœur d'Arthur. Il ne pouvait laisser sa sœur périr lentement mais sûrement dans ce sordide et ô combien déméritant couloir remplis d'être plus sombres que la nuit elle-même.


- Tula. Que crois-tu pouvoir faire en restant ici ? Penses-tu réellement que ce sont les désirs de notre frère ?

S'approchant de la porte, il plaça une main contre les barreaux et commença à en serrer un. Chacun de ses doigts se contractant jusqu'à ce que le morceau de fer se brise à la façon d'un verre que l'on faisait tomber sur le sol. Hors de lui, le Roi d'Atlantis se devait d'utiliser une notion qui lui manquait bien trop souvent, la diplomatie. Ses paroles tout autant que les mots qu'il utilisait n'étaient guères les mieux adaptés, mais ils provenaient tous de son cœur. Il continua à s'adresser à elle.

- Protéger Atlantis et le Trône. Sauvegarder le peuple Atlante et le Royaume, n'est-ce pas là les principes même de ta vie ma sœur ? Nous ne sommes pas des surfaciens, pas plus que des Atlantes pure souche, néanmoins, nous voulons autant l'un que l'autre protéger notre peuple.

Arthur ferma les yeux et se retint de lui hurler dessus, l'intimant d'obéir aux ordres de son Roi. Ce n'était pas ce qu'il désirait d'elle. Tula avait besoin d'une raison d'être, ses actes, tout aussi stupides furent-ils, étaient portés par ses croyances, ses espoirs, et ses craintes. Cela il le savait, malheureusement pour les deux Atlantes, ni l'un ni l'autre accepterait de l'avouer au second. Il laissa tomber la poudre de métal qui se trouvait entre ses doigts et recula de quelques pas. Plongeant son regard océan dans celui de sa sœur, il lui parla une dernière fois.

- Ce choix t'appartiens Tula. Protéger Atlantis en rejoignant les Outlaws, en suivant les traces de nos ancêtres, ou rester enfermer ici jusqu'à la fin de tes jours. Tu es celle qui commande les armées Atlantes. Insaisissable comme les marées, digne enfant des océans. Telle a toujours été celle dont je suis fier d'appeler ma sœur.

Derrière un visage fermé et des traits froid, Arthur n'avait jamais été un être doté d'une diplomatie immense. Ce soir, il pleuvait dehors. Une pluie fine et douloureuse, elle n'était autre que les larmes qui ne coulait pas sur les joues d'Arthur, mais celles de son cœur. Pourtant, ce n'était plus à lui de juger, ici, il n'était plus le Roi, mais un simple visiteur. Ils étaient égaux.
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MessagePosté le: Sam 14 Nov - 16:27
« Touchant, vraiment mais ma participation dans cette histoire n’inclus pas de te laisser bousiller une propriété du gouvernement. Attends toi à recevoir la facture pour ton coup de sang mon grand. Roi ou pas, la loi ici ce n’est pas toi, c’est moi. C’est nous. Et on va mettre les choses au clair tout de suite : si vous continuez à me faire perdre mon temps, moi je m’en vais. Non vraiment J’ADORE perdre mon temps.

Hum… Qui suis-je déjà? Ah oui. La commissaire de police de la ville la plus dangereuse du monde. Non allez-y avec vos discussions stériles, ce n’est pas comme si les habitants de Gotham se souciaient d’être blessés ou de mourir pour vos conneries. Ou comme si les opérations des Outlaws se trouvaient privées de leur principale maitre d’œuvre. Allez-y, un soap atlante ça va être de toute beauté, j’ai tout mon temps. »


J’hallucine. Je me suis trimballé le cul jusqu’ici pour assister à ce spectacle pathétique : la rousse qui essaie de se la jouer résignée et repentie et l’autre qui nous fait sa crisette en bousillant une propriété du gouvernement. Mais je vous en prie les poissons, faites-moi perdre mon temps. Là mon ton est plutôt calme. Froid, certes. Dégoulinant de sarcasmes, certes. Mais relativement calme. Mais je peux vous garantir d’un truc. Si je passe en DEFCON 1 (Degré d’Enquiquinement Fatal Concomitant aux Ondes Négatives), roi ou pas je vais lui péter le plomb de la décennie. Je DÉTESTE perdre mon temps avec des futilités et si ce n’avait été de Batman, je ne serais certainement pas ici. Qu’elle croupisse dans sa cellule en attendant une éventuelle libération. Les candidats pour rejoindre les Outlaws ne manquent pas. Loin de là.

Et puis bordel de merde, c’est quoi cette comédie? « Oh ouais bah Tula elle est prête à mourir pour le trône ». Oui bah ma jolie tête de merlan frit, on a dû se tromper de cellule hein parce que la demoiselle a l’air de s’en foutre pas mal de toi. Et tes secrets atlantes tu te les rouleras bien serrés et le les insèrera bien profondément ou je pense. Moi les dépressifs, je n’en veux pas dans mon équipe. Un bon Outlaw est explosif, volatile, capable de bien se classer dans un concours d’engueulade avec sa patronne et il obéit au ordre. Ce n’est pas un type apathique qui sert des imbécilités comme cette prisonnière. On dit de ne jamais se fier à la première impression mais là, la seconde est mieux d’être VACHEMENT mieux parce que sinon, pas d’accord. Le petit poisson restera dans son bocal. Si c’est ça le commandant des armées d’Atlantis, il est beau leur leadership.

En beau pétard donc je laisse les deux comiques discuter et je décide d’aller me chercher un café (parce que bon, mille ans de calme sur une île déserte avec Kate ce n’est pas une option) avant de les noyer tous les deux dans la sauce tartare. Les gardes me regardent d’un air surpris mais les éclairs qui me sortent des yeux sont suffisamment convaincants pour qu’ils ne posent pas de questions. Sage décision. Foutus Atlantes. Ils me foutent la rage et toutes ces références pourries aux poissons me donnent une furieuse envie de fish and chips. Et merde voilà que j’ai faim là. Et la bouffe de prison c’est immonde. Ils me font perdre mon temps, ils me mettent en rogne et ils me donnent faim : mais ces Atlantes n’ont aucun respect bon sang! Ça se la joue distingués, raffinés et… ET MERDE! Là j’ai envie de sushis! Mais ils font exprès de me pourrir ma journée!?
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MessagePosté le: Lun 14 Déc - 3:44
Ne croyez pas que Tula, princesse Atlante était du genre agressive. Pour ses pairs elle était calme et réfléchie. L’entrainement qu’elle avait reçu dès son plus jeune âge avait gommé les aspects les plus …. désagréables ou difficiles d’une personnalité. Pourtant, parfois, des traces de son véritable caractère se révèlent lorsqu’on la pousse à bout ou qu’on tire sur la corde sensible.

Sa famille est un thème qui a le don de faire ressortir ses aspects gommés par l’entrainement et de faire surface.

Quand Arthur parle de leur frère commun, l’éclat dans ses yeux revient, celui qui faisait trembler Garth et les membres de son équipe (… mais pas pour les mêmes raisons).Elle se tourne et regarde son interlocuteur droit dans les yeux, alors que la furie surfacienne continue d’éructer, Tula ne lui accorde même pas un regard.

- Nous serions tous les deux bien présomptueux de spéculer sur les réelles pensées et les désirs de notre frère.


Elle se contient encore, garde fermement la bride de ses sentiments comme le précédent roi le lui avait inculqué. Mais elle sent que si ce blond de frère autoproclamé continue sur cette voie , elle ne pourra se retenir et laissera déferler une longue diatribe.

Ce n’est pas ce que la rousse désire.

Tula voit bien qu’Orin lui aussi se retient lui aussi de faire esclandre il n’y a qu’a voir ce pauvre barreau qui c’est vaillamment sacrifié pour tenir le tempérament de son roi. Mais lui non plus ne se contient pas très bien. La femme s’en va et c’est tant mieux, Tula n’est pas violente par plaisir, mais avec ce genre de …d’individu elle pourrait se laisser prendre au jeu.
Une fois la furie partie l’ancienne Aquagirl se relève, elle n’a plus besoin de tourner autour du pot.

- Que crois-tu que je fasse ? Les surfaciens veulent du sang pour ce qu’il s’est passé et il est de mon devoir de protéger mes frères à tout prix.

C’est un coup bas, ça la demie sœur en est consciente, elle sait qu’Arthur n’a jamais aimé ce fait la concernant. Mais également qu’il peut le comprendre à defaut de l’accepter. Pourtant quelque chose la taraude, une phrase que la furie a prononcé l’agace profondément.

Et ce ne sont pas ses remarques supposant une xénophobie, après tout les humains sont effectivement inferieurs.

- La surfacienne vulgaire a parlé de joujoux atlantes … que lui a tu offert mon frère ?

Son regard se fait inquisiteur, en fait elle recherche dans le visage de son vis-à-vis toute expression qui pourrait signifier un mensonge. Elle ne s’offusquera même pas s’il lui en fait.
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MessagePosté le: Dim 21 Fév - 16:24
Ultimement, je ne saurai probablement jamais ce que ces deux-là se sont dit mais je sais une chose : les joujoux atlantes ont fini dans l’arsenal des Outlaws. Une recrue un peu indisciplinée, du matériel de pointe… Et tout ce qu’il avait fallu c’était ma signature pour autoriser sa remise en liberté. Un bien petit prix à payer pour nous permettre de dégoter une technologie qui allait en faire baver aux criminels. Parfois, il faut savoir faire des choix à la morale discutable pour pouvoir faire avancer la cause que l’on défend : dans mon cas, protéger le monde des criminels. Je dis le monde mais mon focus se fait principalement sur les États-Unis. Forcément, c’est le pays dans lequel je suis. J’ai l’air de diriger ces clowns en collants de la Justice League ou ces ados qui se pensent cools et branchés des Titans? Et bien non. Je gère ceux qui font le sale travail.

Et le sale travail ça implique de bosser avec un Red Lantern, un mage pervers, une atlante rousse et toute une ribambelle d’individus que vous ne voulez PAS présenter à votre famille et à vos amis. Ça implique de savoir appuyer sur la détente quand les autres ne veulent pas le faire et ça implique d’accepter d’être le méchant de l’histoire si tout foire. Mais ça je l’ai accepté depuis longtemps. De toute façon, même en tant que flic, nous avons toujours le mauvais rôle : vous n’avez pas empêché ceci et vous n’avez pas protégé cela. Oui bah là, avec les moyens à ma disposition, on va en faire du grabuge chez les criminels. Bulldozer Sawyer va leur montrer ce que c’est que de se retrouver face à des gens qui veulent VRAIMENT défendre la veuve et l’orphelin. Ce n’est pas en foutant ces abrutis de criminels en prison qu’on règle les problèmes. C’est en les buttant.

On me dira que c’est une curieuse activité de couple que d’avoir recruté pour la peine ma propre femme mais Kate est comme moi : elle est prête à se salir les mains. Elle est prête à faire pas ce qui est bien mais ce qui est nécessaire. Et Tula, je le crois, saura faire de même. Sa première loyauté est à Atlantide et à son roi mais cet accord que nous avons me donne une mesure de contrôle sur elle. Elle me sera fort utile. C’est une guerrière. Et c’est de cela dont les Outlaws ont besoin. Pas de plus de bureaucrates. Les bureaucrates c’est bon pour le gouvernement. Pas pour la guerre contre le crime. Les criminels vont juste se trouver un avocat véreux pour alourdir encore plus la paperasse et ça trainera tellement que… Voilà quoi. Le temps qu’on les condamne ils seront morts de vieillesse. Il faut donc une alternative plus… Agressive. C’est ma vision des choses en tout cas.

Bref. J’ai maintenant Tula dans mon équipe. De la technologie Atlante et leur roi a une dette envers moi. Et Batman aussi probablement. Parce que c’est mon nom et ma réputation qui ont rendu la chose possible. J’aime collectionner les faveurs, on ne sait jamais quand ça va servir. Et quand votre ennemi vient pratiquement en quantité infinie… C’est pratique d’avoir des gens pour vous épauler. Quand je vais rentrer à Newark ce soir, je pourrai faire un rapport complet à notre mystérieux commanditaire. Il sera bien content d’ailleurs. Les Outlaws prennent forme. Nous tissons des liens, nous développons notre arsenal… Le tout en combattant le crime. Un jour, un jour, je pourrai faire ce que je rêve de faire depuis si longtemps… Mettre une balle dans la tête du Joker. Ce sera probablement le moment de triomphe des Outlaws…
FIN
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Ce soir, il va pleuvoir... [PV Maggie Sawyer / Tula]

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