Still Counting (War Cry ?!) [PV Maggie Sawyer]

Invité

MessagePosté le: Mar 2 Fév 2016 - 21:27

Bordel… Pourquoi j'avais accepté cette invitation au final ? Je me posait encore la question. La dernière fois que j'avais mit les pieds ici c'était… Heu… Jamais en fait. Newark… Neo Arc… La nouvelle arche. Maggie n'avait rien de commun avec cet empafé de Noé. Sauf peut-être ce plaisir presque maladif de vouloir perpétuellement tout contrôler. Sauf moi bien entendu. Cette femme me frustrait comme pas possible. On avait tellement de points communs en plus. Le premier étant le fait que l'un et l'autre on aimait les femmes. Ca devait être certainement pour cette raison qu'elle repoussait mes avances les unes après les autres. Oui… Ca devait être à cause de ça. Maintenant il fallait rejoindre ce patelin pluvieux et pourri. Sous un certain angle, et avec une cataracte pas possible, Newark aurait presque pu ressembler à Oxford. Presque ! Les prostituées en plus, et les étudiantes en chaleur en moins. Ok… Il n'y avait pas grande différence. Peut-être le tarif.

Un taxi m'amena de l'aéroport jusqu'au centre-ville. De la flotte, des gens qui tiraient la tronche… C'était bel et bien les USA, il n'y avait pas de questions à se poser. Je ne pouvais même pas imaginer à quel point mon Angleterre natale aurait pu me manquer à ce moment précis. Sauf que, bien entendu, je m'en fichais comme de mon premier exorcisme… Quoique non… On va éviter de parler ça. Lorsque je remercia le chauffeur du taxi, en le payant plus que grassement – cet enfoiré ayant au préalable augmenté les tarifs en me voyant -, ce crétin de premier ordre se moqua de mon accent "so british"… Jaloux va. Nous sommes vos ancêtres quand même. Alors un peu de respect !

Je remontais le col de mon trench de part et d'autre de mon visage et fixait le bâtiment qui répondait à l'adresse donnée par le courrier. Envoyé par avion, il avait fini par atterrir chez Chas'. Maggie m'invitais, pour ne pas dire m'ordonnait de me pointer ici le plus rapidement possible. Je ne doutais pas une minute qu'elle l'avait fait car elle s'était décidée à changer de bord et voulait passer une folle nuit d'amour en ma compagnie… Son poing vengeur ayant eu raison de mon faciès lors de notre dernière, et bien violente, rencontre. Je m'approchais de la porte d'entrée, trempé jusqu'aux os, et même plus d'ailleurs. Si j'aurais encore eu mon âme, je suis persuadé qu'elle-même se serait vue humide.

Pas de sonnette, juste un judas et une énorme poignée accrochée à la porte. Elle se le faisait façon château du moyen-âge ou quoi ? Tout portait à croire que Maggie affectionnait les chaînes, fouets, et autres joyeusetés dans le genre. Frappant à plusieurs reprises, trois pour être précis, je me retournais et regardais ce qui se présentait non loin. Un bâtiment délabré, un receleur d'après ce qui restait de la pancarte, et… OUAH ! Je n'y croyais pas mes yeux, c'était Lucy Macdall qui passait de l'autre côté de la rue. Il n'y avait pas à en douter, ça débordait tellement de son chemisier que personne ne pouvait se tromper. J'avoue ne pas être très fan de ce genre de "films". Car je ne considère pas cela comme faisant partie intégrante du 7ème art… Mais ça occupe de temps en temps…

Au moment où j'allais m'approcher d'elle, mon instinct se mit à hurler comme un loup sous la pleine lune. Quelque chose plus que quelqu'un m'attrapa par le bras et me tira en arrière. La clope que je venais de m'allumer tomba sur les marches détrempées et s'éteignit aussitôt. Non mais gâcher une Silk Cut quoi ! Ca ne se fait pas !


- Maggie… La prochaine fois que tu me fais gâcher une clope, je m'occupe de tes fondements… Compris ma belle ? Bon alors, que t'arrive t-il ? Tu as un démon dans ta salle de bain ce coup-ci ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Mer 3 Fév 2016 - 0:50
Vous savez ce qui est toujours compliqué pour peu de choses? Le recrutement. Il fut un temps jadis, c'était d'une simplicité : nom, prénom, adresse, on regardait la casier judiciaire, des broutilles du genre et hop! Engagé. Mais ce n'est plus comme ça! Il faut vérifier les affiliations politiques, vérifier si le candidat a des liens avec des terroristes présumés, s'assurer qu'il ne soit pas allé visiter une ferme dans les quatorze derniers jours… C'est un cauchemar! Alors ajoutez à ce puzzle un projet comme l'Initiative GCU et les Outlaws et vous avez de quoi vous arracher les cheveux pour une éternité et demi. C'est épouvantable. Notre mystérieux commanditaire se moque bien de ce genre de détails. Il se contente de financer. Mais à Washington D. C.? C'est une autre histoire. EUX veulent la batterie de tests, de questions et je ne sais trop quelles conneries encore. Ridicule, je vous le dis! Et assurément contre productif parce que moi j’essaie juste de faire la chasse aux criminels, merde!

Je n'essaie pas de constituer le prochain gouvernement je veux aller casser des gueules et nettoyer les rues de ces pourritures et cette racaille qui l'infeste. C'est simple à comprendre, non de non! Mais pas pour ces messieurs dames qui sont plus préoccupés par un sondage idiot que par la réalité. Aux grands maux les grands remèdes : j'allais recruter le candidat de l'Enfer. Non. Pas le Diable en personne, bande d'idiots. Je parle d'un type tellement je m'en foutiste que ces damnés bureaucrates vont me foutre la paix pour le prochain millénaire et demi. C'est déloyal, c'est vicieux et c'est sadique mais je combat un feu de paille au lance-flamme moi. Autant s'assurer qu'ils ne recommencent plus. Je peux vous assurer d'une chose : la prochaine fois, ils vont se contenter de mettre la mention « approuvée » sur le formulaire que je leur tendrai sans poser de questions. De qui est-ce que je peux bien parler? Mais de John, bien sûr. C'est un Britannique mais moi j'aime le flegme anglais. Le mec ne stresse jamais.

Alors je lui ai envoyé une lettre où j'ai essayé d'être gentille et polie : sans succès. La dernière fois qu'il était venu aux États-Unis, j'avais failli l'arrêter pour tout un tas de raisons impliquant lui qui essaie de me séduire comme comme le pire des dragueurs. Comme je n'ai ni patience ni sens de l'humour pour ce genre d'individu, je lui avais collé mon poing sur la gueule avant de lui faire comprendre en détachant les syllabes de chaque mot que je n,allais pas hésiter à lui passer les menottes et que s'il trouvait ça excitant, c'est parce qu'il était le pire des tarés et des masochistes. Mais la vie a le don de faire dérailler les plans les mieux construits et l'arrivée inopinée d'un incube ou assimilable en maraude avait fait en sorte que ses services avaient été soudainement requis. Encore à ce jour je me demande si ce n'était pas un pote à lui qui lui en devait une, juste pour s'en tirer patte blanche et sans constat d'infraction. Je ne peux rien prouver. Il boit, il fume et il est horripilant mais ce n'est pas encore un crime. Hélas.

En fait non. Pas hélas. Un de spires crimes, c'est la connerie. Et John, ce n'est pas un con. Qui plus est, je vais avoir besoin de son point de vue complètement déjanté pour pouvoir continuer à faire opérer les Outlaws au maximum de leurs capacités. Il ne fera pas l'unanimité. D'accord. Mais c'est encore moi la patronne et… Le sagouin! Il est déjà là! Je me rue à la porte, l'ouvre à la volée et je l'attrape par le bras et le tire à l'intérieur sans ménagement. Bah quoi, il s’attendait peut-être à des fleurs et le tapis rouge? Et bien non. Pas du tout. On est chez les Outlaws ici, pas chez les cheerleaders. Je l'écoute râler un bon coup avant de lui jeter un de ces regards, le « paralyseur de recrues ». Ça ne marchera pas avec lui mais je m'en fous : j'éclate de rire parce que je suis sincèrement contente de le voir. Sacré John. Malgré tous tes défauts… Tu es beaucoup plus supportable que bien des gens que je connais, à commencer par ces ordures de bureaucrates qui me pourrissent la vie.On va bien s'amuser, tu vas voir...


 « Est-ce que j'ai l'air de me soucier de tes clopes? Non. C'est une habitude dégoûtante de toute façon. Je le sais. J'étais fumeuse.De toute façon tu ne me feras rien parce que tu sais que je te démolirais la face avant même que tu aies fini d'amorcer ton mouvement. Ça fait plaisir de te voir John. Tu seras l'instrument de ma vengeance face à la bureaucratie en plus d'être une addition de choix pour les Oultaws… Dont bien sûr tu n'as jamais entendu parler parce que c'est classé confidentiel. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Mer 3 Fév 2016 - 23:20

J'avais donc les fesses à même le sol, trempé qui plus est, et la vue en contreplongée sur une espèce de blonde dégénérée du bulbe qui parlait le plus souvent avec ses poings et son flingue, et n'utilisant sa langue que pour la coller dans la bouche d'une rouquine désabusée. Alors qu'elle se mit à rire à gorge déployée, j'ai jamais compris cette expression, je m'allumais une nouvelle clope. Super… Mon briquet avait prit l'eau, et pas moyen de l'utiliser. Maggie savait un peu près ce dont j'étais capable, à grands maux, grands remèdes ! Mes doigts claquèrent et une flammèche alluma ma cigarette. Tirant quelques bouffées à pleins poumons, je prends énormément soin de mon crabe de compagnie, je recrachais la fumée en de larges cercles. Clope entre les lèvres, cravate de travers et trench humide, je me relevais en écoutant déblatérer l'autre blondinette.

Mais quel gâchis ! Certes, ce n'était plus non plus une première fraicheur, mais quand même quoi… Maggie Sawyer avait une chose que jamais je ne pourrais toucher, ni même avoir. Malgré tous nos points communs. De quoi est-ce qu'elle parlait encore ? Bureaucratie ? Outlaws ? Vengeance ? Je me grattais le menton tout en prenant un air intéressé, voir circonspect. Un des deux. Me contentant de la dévisager la tête penchée d'un côté, puis de l'autre. Mes doigts finirent par prendre ma clope et je m'adressais à elle.


- Tu me prends pour un cowboy ? J'avoue avoir une classe folle avec un gilet à franges, mais tu me connais depuis assez longtemps pour le savoir… Je tire bien moins vite que mon ombre…

Je passais à côté d'elle tout en furetant ça et là. Cette maison sentait l'arnaque à plein nez. Pas de magie mais autre chose planait dans l'air. De l'encens ? Maggie avait bien changée si elle commençait à allumer des cierges dans sa maison. Et pourquoi Newark ? Pourquoi pas la Californie ? Miami Beach… Les bikinis, les… Tiens, étrange ça ! Je m'approchais d'une bibliothèque dont la porte était encore entrebâillée, et y entrais sans faire attention à la blonde. Que vois-je sur la table ? De l'alcool ! Et du bon vu la robe mordoré du liquide. Deux verres se trouvaient encore sur la table. Voilà un accueil chaleureux. Rien à faire qu'elle soit d'accord ou pas, je n'allais tout de même pas laisser une si bonne bouteille à l'air libre non plus !

D'un pas rapide et en esquivant la table basse, je m'affalais sur le fauteuil qui faisait face à la porte que je venais d'emprunter. Toujours pouvoir surveiller les entrées potentielles. Même si les démons, eux, ne passent que très rarement par la porte pour venir dire bonjour. Attrapant le goulot de la bouteille d'une main et après avoir fini de fumer, j'attrapais un verre et commença à me servir.


- Maintenant que je suis totalement prêt à t'écouter, lance-toi ! Pourquoi voulais-tu que je vienne aussi vite au juste ? Pas mauvais ce whisky. Mes respects à ton caviste.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Jeu 4 Fév 2016 - 1:34
John tu es né con et tu crèveras con. Je ne veux pas en faire un cowboy, bon sang! Je veux qu'il m'aide à casser des gueules, qu'il séduise la veuve et l'orphelin et qu'il soit une teigne pour ces enfoirés de bureaucrates. Je vais en faire l'instrument de ma vengeance! Et accessoirement, on reproche aux Outlaws d'être trop sérieux. Avec un mec comme John dans les rangs, ils vont ravaler leurs préjugés de merde. Ça et en plus on manque d'experts en magie dans cette équipe. Donnez moi un ennemi et un flingue, je lui troues la peau et on en parle plus. Mais ces enflures surnaturelles qui refusent de crever même quand on les crible de balles? Ça c'est une autre histoire entièrement. Il me faut les bons outils pour le bon travail.Est-ce qu'on a déjà demandé à Michel-Ange de prendre du ciment au lieu du marbre pour créer? Non.

On me demande de créer une équipe, on me demande de faire le ménage, je vais aller chercher les spécialistes qui s'imposent.Après si le sacrifice à faire c'est ma cave d'alcools fins, des dépenses annexes pour du tabac et peut-être devoir dissuader les collègues des différents services de police de l'arrêter pour tentative de charme sur femmes aggravées, c'est un bien petit prix à payer pour son expertise. Ah et cerise sur le gâteau, il sait que je ne coucherai jamais avec lui donc je suis en grande partie à l'abri de son attitude de pseudo séducteur. C'est un bonus que je prends n'importe quand. Il le sait que je vais le frapper s'il insiste. Même si j'étais hétéro, il serait le dernier être vivant avec lequel j'aurais envie de passer une nuit. John c'est… John. Ça se suffit à soi-même. On ne va pas entrer dans les détails.On ne va surtout pas entrer dans les détails je vous le garantis.

En tout cas mon piège marche. Ce fouineur invétéré ne manque pas de débarquer dans la bibliothèque et de remarquer les deux verres et la bouteille… Et le fauteuil que j'ai préparé pour son arrivé. Il ne peut pas résister ce saligaud : le voilà en train de se servir sans permission. Remarquez qu'il neigera en Enfer quand ce ersatz de Britannique demande quoi que ce soit. Mais soyez sans crainte. Il va marcher au pas comme les autres ou alors je vais lui enseigner la discipline à grands coups de pied au cul C'est moi qui vous le dis. Pour le moment il fait le malin mais quand il aura signé le contrat, et il le signera je vous le garantis, il fera comme les autres et ne lira pas les petits caractères. Qui de nos jours le fait de toute façon? C'est justement toute la beauté sadique du piège. Vous voyez? Moi aussi je peux jouer salaud quand je le veux. Ou quand c'est nécessaire.

Je le regarde prendre ses aises et je me dis que j'ai déjà 50% du travail de fait. Il aime la boisson, il est confortablement installé… Il ne va pas tarder à baisser sa garde et ce sera le moment de lui faire ma proposition. Je ne prétends pas avoir un doctorat en John mais je connais suffisamment l'animal pour comprendre comment il fonctionne. Tu penses que tu as l'avantage mais en vérité mon grand, tu as encore une fois sous-estimé la femme en face de toi. Tu te penses toujours le meilleur mais… Il y a des plus fortes têtes que la tienne. Tu ne veux pas le reconnaître ou alors à moitié mais c'est la plus stricte des réalités. Encore que ce fouteur de trouble pourrait argumenter je suppose des heures durant sur la malléabilité de la réalité.Il déteste avoir tort ou il adore contester. Au choix. Dans un cas comme dans l'autre c'est moi qui vais gagner à ce petit jeu.


 « Mais vas-y, fais comme chez toi, ce n'est pas comme si c'était un entretien d'embauche. Ça se dit Britannique et ça a les manières d'un Texan! Je t'offre un job. Je veux que tu bosses pour moi pour une organisation dont le mandat est de casser à gueule à tout ce qui pourri nos chères sociétés. Tu entres dans la catégorie des emmerdeurs de première mais tu es sympa un minimum et surtout, tu es compétent. Ça te dit? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Ven 5 Fév 2016 - 10:35

Ce qui est quand même fantastique avec l'être humain en général, n'est autre que le fait que du moment que l'on va dans son sens il croit forcément tenir les rênes de la discussion. Maggie était peut-être nettement plus intelligente que la moyenne habituelle, mais elle ne dérogeait pas à la règle. Et comme j'étais une pourriture de première, je prenais un malin plaisir à jouer sur ce tableau. Mais bon, faire croire aux autres ce qu'ils veulent, parfois, c'est fatiguant. Parfois. Pourtant, je ne pouvais m'en empêcher. J'étais ainsi fait. Au moins, avec les démons on savait immédiatement ce qu'ils voulaient, détruire, dominer le monde, ce genre de choses. Pour le moment, je continuais de siroter cet alcool de qualité, c'en était plus qu'agréable de pouvoir enfin trouver quelque chose de potable dans ce monde. Ma clope fini par se consumer d'elle-même et je gardais pourtant les restes à mes lèvres, sale habitude, certes, mais habitude délicate à chasser. Je remettais ma cravate tant bien que mal en place sur mon torse, j'avoue ne jamais avoir réellement prit soin de mon apparence, bien loin de là d'ailleurs, mais bon, plus Maggie croyait m'avoir, mieux c'était pour moi.

Nous étions, d'une manière purement métaphorique, les deux pions d'un échiquiers géant. Elle se déplaçais de manière à me "prendre", et mettre mon joueur "échec et mat". C'était ce qu'elle croyait. Un bon joueur avait plusieurs coups d'avance, mais un très bon joueur, comme moi au final, n'en avait qu'un, mais c'était le bon. Cette discussion allait fatalement terminer sur une proposition stupide, voir une arrestation, comme toujours. Il fallait que j'utilise mon cerveau pour me dépêtrer de cette histoire. J'allais bien trouver un moyen d'éviter toutes ses histoires à la con… Et nous y voilà finalement, elle me proposait son idée. Taper sur quelqu'un… Non merci. Etre un enfant de cœur façon Brain Dead non merci. J'en avais déjà eu assez de ces trucs sans avoir à fracasser quelqu'un sans raisons. Et puis la violence… C'était plutôt pour moi les coups, et pour les autres le sourire gras et amusé.

Posant mes talons sur la table basse, je souris à Maggie. Pas ce sourire jovial, mais un truc bien mauvais histoire de voir sa réaction. J'avais déjà mon idée en tête pour la faire hurler à la mort. Elle me voulait ? Elle voulait le meilleur des meilleurs ? Et le plus modeste sorcier du monde ? Alors il fallait qu'elle démontre un intérêt un peu plus important. Apparemment, elle avait du oublier qui j'étais. Magicien, sorcier, maître des arts occultes, oui ; fracasseur, tueur, casseur de gueules, non… Il me fallait autre chose, d'autres raisons. Pour faire le "bien", il y avait Superslip et co. Je n'étais pas de cette trempe là.


- Et si je refuse ? J'ai déjà assez à faire avec tous ces démons et autres joyeusetés. Les anges, je m'en carre l'œil… Mais pourquoi moi ? Tu as quoi contre moi Maggie ? Si tu me vois vraiment comme un de tes confrères, tu te trompe ma jolie.

Je fouillais dans la poche de ma chemise, en sortit mon paquet de Silk Cut, et après quelques tours de passe-passe, fini par allumer une clope. La fumée qui sortait de ma bouche donnait raison au dernier médecin que j'avais sauvé. J'allais en mourir. Bof, ça ou autre chose… Je levais les yeux au ciel, façon de parler.

- Un mec comme moi pour frapper quelqu'un, embauche plutôt des gros bras comme la team spandex. Je n'utilise pas la violence pour calmer les gens… Ne l'oublie jamais Maggie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Ven 5 Fév 2016 - 15:47
Je savais que ce salopard fumeur de clopes allait me faire un sale coup. C’est automatique : c’est Constantine. Alors du coup… Quoi, au juste? Je lui pète un câble en lui hurlant dessus? Bien sûr que non c’est exactement ce qu’il veut. Il veut me provoquer, il veut me faire réagir. Mais je ne tomberai pas dans le panneau. Il pense que c’est la première tête forte à faire partie des Outlaws? Ils s’y essaient pratiquement tous. La différence avec Constantine, c’est que la plupart ont un sacré casier alors j’ai un potentiel de négociation plus important. Mais au final? S’il pense pouvoir me déstabiliser en jouant les fortes têtes, il se trompe. Et je me fous de ses excuses à la con. Nous sommes les Outlaws. Les pourris, on les démolit. En les frappant, en tirant dessus, en utilisant des pouvoirs étranges : le but c’est de faire le ménage. Tout simplement.

Alors très sincèrement, s’il veut se penser unique en son genre, s’il veut jouer les fortes têtes, libre à lui. J’en ai vu d’autres et quand vous aurez dû faire face à la faune criminelle de Gotham autant de fois que moi, j’en viendrais presque à souhaiter des démons et autres trucs pour me changer les idées. Je suis d’ailleurs surpris que la ville n’en soit pas infestée, avec toute cette énergie négative qui nous pourrit la vie. Mais je m’égare. Nous en étions à John qui veut faire le malin et moi qui lui répond le plus calmement du monde sans même une seconde de réflexion ou d’hésitation. Désolée mais ton coup de bluff vient de tomber à l’eau mon éthylique invité. Ce mec n’est pas humain, c’est une éponge à alcool. Si on veut ressortir les clichés, il a soit du sang irlandais, soit du sang écossais. Au choix. Quoi que… Constantine en kilt… Je crois que je vais vomir…


« Quoi tu refuses Pas de problème. Tu sors. Tu peux même garder la bouteille, c’est cadeau. Allez, vire ton cul de mon manoir, j’ai du boulot. Je me trouverai un autre expert en magie et en trucs débiles du même genre. Quoi? Tu t’attendais à une crise de diva peut-être? Grandis un peu John. Je suis commissaire de Gotham. Je passe mes journées avec des gens qui ne collaborent pas. »

John… Nous nous sommes rencontrés avant que je ne rencontre Kate. Avant que je ne finisse à Gotham. Du temps où j’étais au SCU à Metropolis. C’était une autre Maggie à une autre époque. Contrairement à toi, éternel adolescent (sexe, alcool et clopes), certains d’entre nous finissent par devenir adultes. Il ne veut pas bah… Rien à foutre. Il se pense unique, certes. Il n’y a qu’un enfoiré dans son genre. Mais il n’est pas le seul spécialiste pour les machins étranges et bizarres. Je veux dire, juste comme ça, je pourrais discrètement demander des trucs aux Marvel, nous avons un petit historique eux et moi. J’ai plus de jugeote qu’il ne semble le croire. Et quand je lui ai dit que j’avais du travail, je vais clairement lui montrer que je ne plaisante pas. Je sors mon portable, j’aboie un ordre et une porte dérobée s’ouvre dans la bibliothèque.

Un jeune homme en sort, les lunettes, les taches de rousseur et tout et il me tend un pad électronique avec ma liste de problèmes du jour à régler. ENCORE de la paperasse. L’ennemi numéro un de notre nation ce n’est pas un criminel X, c’est cette bureaucratie plus lourde qu’un autobus rempli de lutteurs sumo! Je pense que je vais me créer une application qui va signer automatiquement pour moi… Mais encore là si cette invention tombe entre de mauvaises mains… Je commence ma lecture et le jeune homme me fait remarquer qu’il y a un homme en train de boire mon alcool. C’est à peine si je lève les yeux pour lui dire : prends en de la graine gamin. Ce mec-là a plus de classe dans sa narine gauche que la moitié de ces enfoirés de bureaucrates à Washington D.C. Est-ce que je viens de complimenter John Constantine? Putain que c’est grave, vieillir…
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Sam 6 Fév 2016 - 20:35

Mais… Mais… MAIS ! Maggie n'avait pas marché dans mon histoire, elle avait couru si vite que je ne l'avais même pas vue passer. Je savais que je pouvais être convainquant mais quand même ! Les femmes, toutes les mêmes, il suffisait de toucher leur égo afin qu'elles se retrouvent désarçonnées. Pour moi, cette histoire ne changeait en rien mes plans de base. Il me fallait un pied à terre dans les parages. New York c'est bien, mais un peu trop exposé. Même si Chas' possédait une bicoque pas trop mal dans les beaux quartiers, elle restait quand même plutôt insalubre, et pour mes recherches… Il y avait mieux quand même que du vieux parquet moisi et des murs qui s'effritaient. Garder la bouteille ? Ma foi… En voilà une idée comme elle était bonne. J'adorais ce whisky et j'ai été bien élevé, on ne doit jamais refuser un cadeau, et encore moins s'il s'agissait d'alcool. Ca par contre, ça venait de mon alcoolique de père… On va éviter de penser à ce type, rien que d'imaginer son visage ça me met dans une colère noire.

Oh mais que voilà une vilaine crise de nerf digne d'une pucelle de 15 ans ! Je portais le verre à nouveau rempli à ma bouche, au moins, elle ne verrait pas mon sourire qui manquait à chaque seconde d'éclater en un rire tonitruant. La clope dans une main, le verre dans l'autre… Il ne manquait plus qu'une jolie et avenante jeune femme et… J'aurais eu un goût du paradis. Certaines personnes ne peuvent s'y rendre, il ne faut surtout pas l'oublier. Le karma, tout ça, tout ça… J'étais anglais après tout, et rien que ça me valait à coup sûr un aller simple pour les enfers. Y retrouver tous les démons que j'y avais envoyé… Je me passais discrètement le pouce sur le menton tout en fumant, ils ne seraient pas forcément très enjoués de m'y voir. Mais ce n'était pas encore le cas. Heureusement.

Quelques secondes plus tard et un ordre balancé dans un cellulaire par la belle blonde, j'ai le droit à la visite d'un de ses soi-disant subordonnés. Je comprenais mieux maintenant pourquoi elle avait besoin de moi. C'était quoi ce type ? Geekboy ? Oliver ? L'ange qui protège les roux ? Un peu de sérieux John, un peu de sérieux me dis-je dans mon for intérieur. Je posais le verre sur la table basse et éteignait ma cigarette entre deux doigts. De toutes façons, vu l'état de ces derniers, je ne risquais plus rien. Pour rajouter à la théâtralité de ma future tirade, je passais mes mains dans mes cheveux, et relevais la tête, lentement, très lentement.


- Maggie, charmante Maggie… Comprends-tu au moins à quel jeu nous jouons ? Tu es vraiment décidée à m'avoir à tes côtés ? Alors pourquoi pas, mais… Et oui, il y a toujours un mais… Primo, pas de contrat. Secundo, tu ne m'appelle que lorsque tu as des soucis avec des démons ou autres. Tertio, si l'envie t'en prend de me demander de butter quelqu'un… C'est non immédiatement.

Prenant mon verre en main, je le tendis dans la direction du rouquin aussi serré dans sa chemise bas-de-gamme, que s'il se retenait de se lâcher devant la reine. Sans baisser mon bras, je tournais la tête vers lui et lui sourit.

- Tu n'aurais pas des glaçons gamin ? Tonton John à soif ! Et puis… Il faut bien trinquer à la santé de ta patronne n'est-ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Sam 6 Fév 2016 - 22:21
Intéressant. Un entre deux. Il ne serait pas un Outlaws avec le contrat et tout mais il acceptait de m’aider malgré tout. Une sorte de consultant. Bon voilà. J’ai l’impression de regarder le mentaliste ou élémentaire. Les consultants sont à la mode dans les séries policières en ce moment et apparemment cela a donné lieu à une mode où tout le monde devient soudainement expert en quelque chose. Foutus civils, ils veulent toujours vivre la tête dans les nuages, c’est pas possible. Dans le cas de John en revanche c’est pas pareil. Lui c’est un VRAI expert. Je peux accepter ses conditions. Je suis déçue, je ne le cache pas et je ne me le cache pas. J’aurais voulu une participation plus active de sa part. En même temps… C’est John. Je comprends parfaitement qu’il veuille conserver son indépendance. Même si ça me nuit plus qu’autre chose en fait.

Je sais que je ne suis pas nécessairement la personne avec laquelle il est le plus facile à travailler mais quand même : je ne suis pas un monstre, un bourreau ou assimilable. Et ça, nous le savons tous les deux. John Constantine comme consultant. Quand mes supérieurs vont apprendre que j’ai tenté de le recruter de façon formelle, ils vont avoir une attaque et rien que cette pensée m’arrache un sourire vicieux. J’aurais tellement voulu leur faire ce coup de cochon. Mais bon. On ne peut pas tout avoir dans la vie hein? Au moins nous allons nous séparer en bons termes. Et justement, puisqu’il parle de démons et tout… Il va peut-être pouvoir m’être utile. Lui filer un petit dossier quoi. Un endroit hanté, figurez-vous. Un bâtiment, pour être exact et je compte bien m’en servir pour procéder à l’expansion de la liste d’endroits où les Outlaws opèrent. Le truc…

Je ne vais pas envoyer mes gars dans un endroit où l’on a recensé plus d’une trentaine de disparitions étranges et le double en phénomènes inexpliqués. Les flics en charge du dossier je les connais. Ce sont des gens fiables, intègres, jamais ils n’auraient fabriqué une histoire pareille. Si John pensait que j’allais juste dire « ok » et le renvoyer à ses occupations… Et bien non. Et pendant que Elias Baxter (c’est le nom du rouquin avec le pad) regarde Constantine avec de grands yeux et en demandant stupidement « de la glace » avec un air abruti, je claque des doigts pour le ramener à la réalité en lui disant d’aller chercher la glace et le dossier concernant Seattle. Et il est mieux de se grouiller, ma patience a atteint ses limites il y a plus de dix ans de cela. Sinon je vous garantis que ça va gueuler. On ne fait pas attendre John quand il est question d’alcool.

Il finit par revenir avec la glace et le dossier que je jette sur la table à proximité de Constantine. Bah quoi mon pote, j’ai accepté ton offre, faut bosser maintenant. Pas de contrat, c’est une affaire bizarre et il n’aura besoin de buter personne. Ça répond à toutes ses conditions. Je suis trop géniale. Des fois, il m’arrive de me demander pourquoi, géniale comme je suis, je ne deviens pas présidente de ce foutu pays. Alors je pense une seconde au conseil de ville de Gotham et je me dis : plutôt mourir. Mais je suis vachement douée dans ce que je fais alors je m’en contente. Tu ne t’attendais pas à te ramasser avec du boulot si vite, pas vrai John? Ne jamais sous-estimer Maggie Sawyer, tu devrais le savoir depuis le temps. Remarquez que bon, hein, il pourrait techniquement refuser mais ce serait se comporter en rustre. Or les Britanniques sont supposés être les parfaits gentlemen..


« Pas de contrat? Check. Ne pas butter les gens? Check. Ne te solliciter que pour les cas bizarres? Check. Tu as ta première affaire, John Constantine, consultant pour les Outlaws. Ne me remercie pas, c’est de bon cœur, je suis comme ça moi, attentionnée pour ceux qui bossent pour moi. Ce serait con de ne pas vous garder occupés pas vrai? Et Baxter, tu pourrais arrêter de dévisager John comme s’il allait te mordre, t’a jamais vu un Britannique ou quoi? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Dim 7 Fév 2016 - 19:55

Commissaire Sawyer… Ca donnait presque envie de continuer à la charrier. Mais j'avais bien d'autres choses à faire avant d'en prendre le temps. Un autre jour peut-être. Son second semblait ne pas m'aimer, sa manière de me regarder me faisais sourire de plus en plus. Le vilain petit bonhomme à sa maman. J'étais presque persuadé qu'il n'avait jamais vu de femme nue de sa vie de rouquin ! Je le plaignais intérieurement, quel dommage quand même d'arriver à la trentaine sans avoir goûté au doux nectar qu'est la gent féminine. Comme ma proposition semblait avoir portée ses fruits dans le cerveau de la blondinette, j'en profiterais un de ces jours pour l'amener quelque part où il pourrait se déniaiser. Il était si serré dans son costume trois-pièces qu'il m'en faisait mal aux encolures. Si on lui aurait mit les pieds dans un pot de terre cuite, il aurait pu faire une charmante plante verte. Quoique le soucis est que je n'en prend jamais assez soin, même les cactus finissent par crever avec moi.

Pas très dégourdit par contre le gamin, il ne comprenait pas quand on lui parlait ou quoi ? De la glace ! G-L-A-C-E ! Ce n'était pas encore trop dur à comprendre pourtant, si ? Enfin, Maggie poussa une telle gueulante que le vit trembler dans ses mocassins. Pour être plus précis avec moi-même, elle claqua des doigts, gueuler pour elle revenait le plus souvent à coller une balle dans les valseuses des hommes qui lui manquait de respect… Ma fierté d'homme avait donc profité d'un chargeur vide… Quand aux mocassins… C'en était simplement le genre de la maison pour un type aussi guindé. Même en Angleterre on évitait ce genre de tenue vestimentaire. Dans les quartiers dans lesquels je passe le plus clair de mon temps tout du moins. Et ce ne sont pas les pires, bon d'accord, pas tout le temps.

Le bruit des glaçon revint à mes oreilles. Mon crabe serait des plus heureux que d'être encore un peu nourri. Concrètement, il n'y avait que mon foie que je surprenais de temps à autres… En buvant de l'eau. Prenant deux glaçons que je disposais tranquillement au fond de mon verre, je portais ce dernier au plus près de mon regard. Imitant un diamantaire de ma connaissance, je les faisais tourner dans le fond du cristal. Le verre était bien froid, magistral ! Mon whisky n'en serait que meilleur ! Par contre, le dossier qui claqua sur la table basse aurait pu me faire sursauter. Si je n'aurais pas été moi. Je laissais la peur aux autres, ce n'était pas comme si je pouvais prendre le temps de ressentir ce sentiment. Format habituel, et alors que quelques feuilles sortent de la pochette d'un brun clair, mon œil est attiré par une photo un peu particulière. Ma main glissa vers cette dernière et je la prenais entre deux doigts, sirotant mon whisky et écoutant déblatérer Maggie.

Dossier Seattle, rien de plus d'écrit l'étiquette de couverture. Mais cette marque je la connaissais que trop bien. La photo présentait un reste de tissus sur le sol, brûlé par endroits, et d'un rouge vermeil vraiment superbe. A croire que les démons étaient comme les taureaux – selon la croyance populaire qui s'avère être fausse mais bon –, attirés par le rouge. Je souris en avalant mon verre d'un trait et me leva dans la foulée. Maggie était contente de notre arrangement, mais elle ne me ficherais pas la paix tant que cette histoire ne serait pas terminée. Alors que je m'approchais de Baxter je me planta devant lui, mon haleine reflétant le whisky de 30 ans d'âge à pleines narines. Mes mains bien plantées au fond de mes poches, je le fixais vaguement, et je me décidais à lui parler.


- J'ai connu un médecin un jour, il avait un chien prénommé Baxter. Une brave bête, mais totalement sociopathe. Il m'aimait bien… Le chien, pas le maître. Ton histoire pour Seattle sera réglée dans moins de 3 jours Maggie. Et si je ne tiens pas les délais, la prochaine fois, c'est moi qui te paie un verre.

Sans même que le dit Baxter ne comprenne pourquoi je lui racontait cela, je quittais la pièce en levant la main droite, seul signe de salutation que je faisais à quiconque restait derrière moi. Quand à Maggie, ce dossier allait être bien plus facile que prévu, même pour un début. Une incantation plus tard, et le pseudo démon de seconde zone retournerait chez lui. Ces sales gosses qui avaient trop regardé la télé arrivaient parfois à en invoquer certains. Heureusement qu'ils n'étaient jamais très puissants. Passé le pas de la porte, j'allumais une énième clope, le ciel était toujours couvert, mais la pluie avait cessée de tomber. Remontant mon col de part et d'autre de mes joues, je descendis les quelques marches et traversa la route, il me fallait un moyen de quitter Newark. Bordel… Ce que je détestais le New Jersey…






[HRP]Voilà, c'est fini pour moi. Merci Maggie, RP avec toi est toujours un réel plaisir. En plus, j'ai adoré ta manière de réagir face à moi. A très bientôt en mission j'espère ma blondasse préférée ! Razz [/HRP]
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Lun 8 Fév 2016 - 0:21
Ah ça je peux te garantir que tu vas me devoir plus qu’un verre mon bonhomme si tu finis le boulot en retard. Une bouteille. Non. Un minibar, rien que pour t’emmerder. Quoi que dans le jeu de qui emmerde qui… Il faut dire qu’il est doué ce salaud. Je suppose que c’est un peu pour ça que je fais appel à lui parce que c’est un cynique désabusé et que forcément, nos deux personnalités se rendre dedans comme deux autos tamponneuses. Ah je suis convaincue qu’il serait du genre à sortir un commentaire du genre « c’est tellement juvénile comme allusion » rien que pour me faire bien chier. Mais je ne tombe pas dans ce genre de piège moi, monsieur. Alors je garde cette observation pour moi mais je ne peux m’empêcher de pousser un soupir d’agacement. Baxter, bordel, on dirait que tu viens de mordre dans deux douzaines de citrons!

Je veux bien comprendre que ce soit difficile pour lui d’imaginer que quelqu’un puisse me parler d’une telle façon et vivre mais bon hein. Ce n’est quand même pas de ma faute s’il n’a aucune imagination. Ce n’est pas comme si j’avais autorité suprême sur la planète. Est-ce que mon titre c’est maitresse de l’univers? Non. C’est commissaire de Gotham et responsable de l’Initiative GCU. Je suis entourée de personnes incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. C’est désespérant à la fin. Ils pourraient au moins faire un effort mais non. J’ai l’impression d’être souffleur au théâtre à toujours quoi leur dire et quoi faire. Au moins avec John, il est capable de se débrouiller tout seul une fois qu’on lui a donné une mission. S’il fallait que je dise à Baxter de garder le fort… Je n’ose imaginer ce qui se passerait. Je parie sur la crise cardiaque, pourquoi pas.


« T’es mieux de te grouiller, je compte installer un avant-poste des Outlaws là-bas alors tu comprends un peu l’urgence de la situation. Les gars ne veulent pas s’installer dans un bâtiment hanté. Il y a des superstitions et il y a ce qu’on ne peut pas butter avec un flingue. Enfin bon. J’attends ton rapport et… BAXTER! Fermes ta bouche tu vas finir par avaler une chauve-souris ou une merde du genre! »

Sur ces paroles pleines de sagesse je mets John à la porte (je m’assure qu’il sorte sans avoir emporté une bouteille de plus avec lui pour être exact, foutu alcolo) et une fois que je suis bien certain qu’il est partit et tout, je retourne à l’intérieur, à mes dossiers, à ma paperasse et aux emmerdements du quotidien. Je vous jure, je préférais et de loin me farcir l’attitude irrévérencieuse de John que de retourner à ces imbécilités qui n’en finissent plus de finir. Du bout des lèvres, Baxter ose me demander si j’avais sincèrement pensé à recruter John Constantine pour les Outlaws. Non mais de quoi je me mêle? Est-ce que je lui ai demandé de me donner son avis? Non. Alors qu’il se tienne tranquille dans son coin et point final. Qui prend les décisions ici? C’est Maggie Sawyer et… C’EST MOI ÇA! Pas lui. Alors qu’il se tienne tranquille ou je vais le calmer.

Je ne le dirai jamais devant John mais ça m’a fait du bien de le revoir. Je ne le dirai jamais devant John non plus mais il est parti avec une bouteille sur lequel cet enfoiré du gouvernement avait un œil. Alors il me rend doublement service et il ne le sait même pas. Qui utilise qui, monsieur le malin? La tronche que ce salaud va faire quand il me dira « par le plus grand des hasards, mademoiselle Sawyer, vous n’auriez pas un petit alcool pour me désaltérer? » Non seulement je pourrai lui dire : désolé mais de un on ne boit pas au travail et de deux je ne l’ai plus, c’est John Constantine qui l’ai… Je peux voir la scène dans ma tête, ce sera grandiose. Cet air déconfit puis hautain parce qu’il va vouloir des explications, sachant qu’il m’a clairement fait comprendre qu’il avait un faible pour cette bouteille…Inévitablement il va me dire que c’est inacceptable et je pourrai lui hurler… TA GUEULE C’EST MAGIQUE!
Revenir en haut Aller en bas
 

Still Counting (War Cry ?!) [PV Maggie Sawyer]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Retour à la maison ! [Pv : Maggie Sawyer]
» [Flashback]Premier mariage gay de Gotham ! [Pv : Maggie Sawyer]
» Maggie Sawyer : Carnet d'une Inspectrice.
» Maggie Furey - Aurian - Les artefacts du pouvoir 1
» 17 again [Maggie O'Donnell]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DC Earth - Forum RPG Comics :: La Terre :: Ailleurs :: Amérique du nord-