Seuls contre tous [PV: Lois Lane]

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MessagePosté le: Mar 29 Mar - 15:00
Les voilà, au-dessus de nous, se préparant au dernier assaut. Ils étaient trois, nous étions deux: moi et ma femme. Nous étions tous dans un sale état, tenant à peine sur nos jambes. La Forteresse de Solitude était en ruine, presque totalement détruite par les combats, seules quelques salles restaient encore utilisables. Notamment la salle permettant d'accéder à la Zone Fantôme. Tout le reste était à ciel ouvert, beaucoup d'instruments démolis par les piliers et autres éléments de constructions écroulés. Mon costume tout neuf est en lambeau, et dire qu'à l'origine, je l'avais porté pour impressionner ma Lois avec ce nouveau modèle tout noir, sans slip. Je crois qu'elle aime le noir. Il avait bien plus d'avantage que de pouvoir lui plaire, mais ça, ce serait à découvrir la prochaine fois. Pour l'instant, je devais gérer les idées de grandeur du général qui souhaitait prouver aux nouveaux arrivés à Metropolis qui était le patron. En effet, Zod était sortit de sa discrétion quand il sut que les résidents du regretté Arkham Asylum s'étaient pour certains trouvés un logement dans ma ville. Il voulait gagner la loyauté de ces potentiels soldats en éliminant le seul être capable de les arrêter tous. Ils le voulaient tous, mais lui avait l'avantage de savoir où me trouver.

"Lois, je voulais te dire que... Tu ne m'as pas encore complimenté pour ma tenue."

Pas le temps pour le baiser d'adieu non plus, Faora, Zod et Non se précipitaient sur nous depuis le ciel. Lois était bien évidemment intacte, je ne laisserais jamais l'un de ces malades toucher un seul cheveu de ma femme. Ils pouvaient mettre à mal mon chez moi, mais pas elle. Ainsi, je vins à leur rencontre, pour déplacer le combat aussi loin que possible de la journaliste. De toute façon, on avait un plan, qui impliquait que je fasse diversion pendant qu'elle irait dans la salle du portail de la prison dimensionnelle. Même si Zod et ses sbires finissaient par se rendre compte du traquenard, il serait déjà trop tard. Je me battis de toute mes forces contre les trois combattants, mais je n'étais qu'un punching ball face à eux. Leur technique, leur stratégie, leur rage... Ensemble, ils m'étaient bien trop supérieurs. Pourtant, ce n'était pas suffisant pour me faire abandonner ou me mettre à terre. Je croyais en Lois, elle réussirait forcément. Nos combats, malheureusement, provoquent d'autres dégâts qui commençaient à atteindre la salle en question. Finalement, un coup de pied m'envoya à travers le plafond en cristal, tombant près de Lois. Le général et ses soldats arrivèrent rapidement, ils étaient exactement là où nous les voulions.

"Vas- y, active le portail!"

J'utilisai l'énergie que je gardais en réserve depuis le début, pour me propulser vers eux et les disperser. Ensuite, j'attrapai le bras de Faora pour tourner sur moi- même rapidement, puis l'envoyer vers le portail.

"C'est inutile Kal- El, elle... Mais qu'est- ce qu'il se passe!? FOARA!"

La surprise de Zod me servait, je pus faire le même manège avec Non pendant que le général se lamentait. Enfin, ce fut à lui. Il résista bien plus que les autres, sa colère d'avoir été trompé augmentait sa détermination. Mais je l'avais, je m'étais bien plus économisé que lui qui s'était déjà déchaîné sur moi tout à l'heure. Je joignis mes mains et le frappai à la tête pour l'envoyer vers Lois. Mais au lieu de la heurter, le Kryptonien fut "capturé" par le portail, comme les autres.
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MessagePosté le: Mar 29 Mar - 19:21
La Forteresse de Solitude avait été dévastée par les combats. Zod avait pris d’assaut la forteresse, le refuge de Superman n’était plus que ruines et lambeaux, Clark était épuisé, mais il repoussait farouchement les attaques de Zod et de ses sbires, Faora et Non. Je levais les yeux vers la lumière qui perçait à travers les murs effondrés, je distinguais à peine les kriptoniens sur le ciel, se livrant à un combat titanesque, Clark était en difficulté, il se battait à force égale mais il était submergé par le nombre. J’étais là à le regarder et je ne pouvais rien faire pour l’aider, j’étais faible, mais il y avait pire, j’étais sa faiblesse. Et s’il tombait pour moi, quel être abjecte serais-je ? Car j’aurais causé sa chute. Je connaissais la souffrance d’un monde dépossédé d’amour. Et, pour l’avoir expérimenté, je savais qu’il n’y avait pas de vie, sans amour. Mais nous n’étions pas égaux, s’il pouvait donner sa vie pour sauver la mienne, je ne pouvais le sauver. Mais tout n’était pas perdu, Superman avait un plan, je n’avais pas sa force ni ses pouvoirs, mais je pouvais l’aider par un autre moyen.

Clark me donna le signal. Je quittai la cachette où j’étais repliée et fonçai à travers les corridors déchirés jusqu’au portail dimensionnel. Heureusement il était encore intact. J’avais peu de temps, Clark ne pourrait pas retenir Zod plus de quelques instants. Il leur faudrait moins de temps pour détruire cet endroit que n’importe quel néophyte pour parvenir à faire quelque chose avec une interface extraterrestre aussi complexe qu’une commande d’accès à une prison de l’espace dimensionnelle. Heureusement, Clark m’avait montré comment me servir du portail. Je reprogrammais la zone fantôme aussi vite que je le pouvais, j’entendais au loin la rumeur des combats, de plus en plus proche de moi, j’avais peur, mais tant que ces murs continuaient de s’écrouler, cela voulait dire qu’il était vivant. Quelque chose, plus terrible que le grondement de l’orage et le fracas de la foudre, s’abattit, les murs tremblèrent, je levai les yeux et vit Clark tomber à travers le plafond. Je refrénai mon besoin de courir vers lui, Zod arriva à sa suite et Superman me donna le signal. J’activai le portail et retins mon souffle.  

Clark se jeta en avant, il attrapa Faora et la lança à travers le vortex, elle disparut dans la zone fantôme. La disparition de Faora éveilla la fureur de Zod, mais le piège fonctionnait et sa surprise donna le temps nécessaire à Clark pour se débarrasser du second soldat de Zod. La lutte était à nouveau équilibrée, mais Zod était un adversaire redoutable et il opposait une résistance et une détermination farouche dans le combat contre Superman. Clark frappa son ennemi d’un coup puissant, le projetant dans le portail, mais alors que Zod était aspiré par le vortex, une main tendue dans ma direction émergea du portail, elle me saisit, se nouant à mon bras, la force puissante m’attira sans que je ne puisse lui opposer de résistance et je plongeai dans le néant et les ténèbres.

- SUPERMAN !


La nuit noire emporta mon cri, le silence avala la plainte, la terreur coula en moi comme si j’avais été frappée par la foudre, emportée dans la tempête. Il faisait froid, si froid, je me sentais à la fois mort et vivant, c’était comme une demi-vie. Je pris une inspiration tremblante, mes poumons se comprimèrent autour du vide, j’ouvris les yeux dans la panique, j’étais allongée, face contre terre, tout était gris, un monde sans couleur, un monde sans vie, mes doigts s’enfoncèrent dans le sol de poussière. Je me relevai prudemment, je retins mon souffle quelques instants, perdue dans la contemplation de l’immensité aride et désolée. J’inspirai faiblement. C’était un cauchemar. La terreur avait un nom :

- La Zone Fantôme… c’est vraiment pas drôle.

Grognai-je. Je vais me réveiller. Je fis quelque pas à travers le désert, avant de m’arrêter pour jeter de rage mes escarpins. Je grimaçai, contemplant la paire de talon dans le sable à quelques mètres de moi. Je soupirai et allai les ramasser.

- Je vais me réveiller, je vais me réveiller… Clark ? Superman ?

Appelai-je, le silence seul me répondit. A nouveau, j’appelai Kal’El, je voulais hurler mais je n’osais pas, qui sait ce qui pourrait entendre mon appel ici. Je frissonnai, Zod et ses soldats étaient quelques parts dans ces dunes, parmi les spectres, combien de criminels fous étaient emprisonnés dans la zone fantôme ?

- Je vais pas me réveiller…
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MessagePosté le: Mer 30 Mar - 9:44
"SUPERMAN!
- LOIS!"

J'utilisai ma super vitesse pour la rattraper, tendant la main comme si elle pouvait se détacher de mon bras, pour rattraper la seule femme que j'aimais. Elle disparaissait à jamais dans la dimension d'où on n'était pas censé revenir. Mon énergie étant au plus bas après avoir défait le gang de Krypton, ma vitesse était cruellement diminuée. Malheureusement, je saisis le vide à la place de ses doigts fins. Sa voix effrayée résonnait encore dans ma tête, alors que le portail se refermait. J'avais l'impression d'être sur le point de devenir totalement fou. Mais il y avait encore de l'espoir, je devais juste rouvrir le passage et aller la retrouver.

"Non Clark, sois plus malin que ça bon sang! Il y a mieux à faire, tu y vas et après? Vous restez coincés tous les deux, personne ne pourra jamais vous sauver!"

Je désactivai rapidement les consoles holographiques pour pouvoir réfléchir. J'avais demandé à Lois de reprogrammer la porte pour qu'elle soit capable de "capter" toute personne qui pénétrerait un certain périmètre autour d'elle, puis de les aspirer. C'était une sorte de filet invisible, doublé d'un toboggan. Je pouvais toujours inverser le processus...

"Mais non idiot! Et si Lois n'est plus à proximité? Et si c'est Zod et sa clic qui s'y trouve, ou pire encore: les deux options en même temps... Non, réfléchis mieux que ça Clark... Que ferait Batman?"

Il ouvrirait sa conscience. Son esprit se débarrasserait de ses préjugés, de ses limites, pour trouver LA solution. Celle que personne n'oserait penser, à part quelqu'un qui serait prêt à tout pour atteindre ses objectifs... Puis l'idée me vint, une idée qui me révoltait contre moi- même pour l'avoir ne serait- ce qu'imaginée, mais semblait être la seule solution sûre. J'entrai dans l'une des dernières salles encore en place, elle contenait une cabine de téléportation kryptonienne. Malgré le nom, elle ne permettait pas de déplacer les gens d'un point à un autre, pas tout à fait. Il détruisait les cellules de la personne présente à l'intérieur, et les reconstituaient à l'intérieur d'une autre cabine, en le reproduisant atome après atome. J'ai toujours trouvé ce principe assez dérangeant, c'était comme tuer une ancienne version de nous- même. Cependant, il n'y avait pas d'autre moyen à ma disposition, je devais mettre mes préoccupations éthiques de coté. Je modifiais rapidement les réglages et la constitution interne de la machine, pour me permettre d'importer des gens à l'intérieur, grâce à un bracelet. Il suffirait de le placer autour du bras de la personne qu'on voudrait téléporter pour que ses atomes soient scannés puis reproduis.

Je me scannai en premier, avant d'ouvrir le portail menant de l'autre coté. Il fallait laisser ce passage actif, pour que le signal puisse continuer de franchir l'espace et le temps. Ce n'était pas un problème, sachant qu'il n'était qu'à sens unique. Ce qui voulait dire que notre seul ticket de retour serait cette cabine que j'activerais à distance. Un deuxième bracelet dans un sac à dos, je traversai le portail. J'avais laissé ma cape, elle serait plus une gêne qu'autre chose et je n'étais plus Superman une fois dans la Zone Fantôme, mais un simple Kryptonien. Je gardai uniquement ma combinaison noire, avec le symbole de ma maison sur la poitrine. Autour de moi, il n'y avait que du sable, c'était la zone désertique de la dimension. Il n'y avait visiblement personne dans les parages, je me sentais vulnérable sans ma super vision qui me permettait de tout détecter à plusieurs kilomètres, à travers quasiment tous les obstacles existant. J'appelai ma femme, mais au lieu d'une réponse de sa part, ce fut Zod et ses sbires qui sortirent de sous terre pour se jeter sur moi.

Je m'attendais à quelque chose du genre, je les laissai me plaquer au sol à plusieurs, me débattant assez pour leur faire comprendre qu'ils devraient s'y mettre tous les trois pour m'immobiliser, avant de relâcher de l'électricité par mon costume. Celui- ci était capable d'absorber de l'énergie solaire pour me permettre de m'économiser, je ne pensais m'en servir que dans l'espace, quand je devrais rejoindre un point éloigné sans rencontre de soleil jaune. Cependant, même dans la zone fantôme, ce genre de chose ne nourrit pas mes cellules. C'était une modification que j'avais apporté personnellement quand Batman souleva l'éventualité que quelqu'un puisse ramener un soleil à l'intérieur. Bruce avait vraiment un grain, mais je n'étais pas assez fort pour ignorer ses mises en gardes. L'énergie pouvait alors être convertis en électricité. Les Kryptoniens étaient KO, je me relevai pour soulever le général par le col et prendre mon air le plus menaçant.

"Où est- elle?
- On l'a tuée! Muhahahahahaha!
- Tu mens! Je ne peux pas croire que tu éliminerais un otage potentiel, que lui as- tu réellement fait!?
- Oh mais ne t'en fais pas Kal, je t'enverrai bientôt l'y rejoindre! Crois- moi, je tiens toujours parole!"

Je fronçai les sourcils, vue son état, Zod ne devrait pas se montrer aussi sur de lui. Ce n'était pas que de l'arrogance, il préparait quelque chose... Puis je compris: des gens à lui étaient sûrement en route! Je devais bouger, rester en mouvement et ne jamais m'arrêter. Ici, on ne connaissait ni la fatigue, ni la faim, ni la soif, mais nos limites humaines oui. Courir indéfiniment était possible, à la vitesse de Flash, non. Je me mis en route, remarquant rapidement des traces d'escarpin qui s'arrêtaient. Lois avait réussi à s'échapper, elle était maintenant pieds nus. Une chose aussi qui était possible ici: la douleur et les blessures. La mort aussi, bien évidemment. Après quelques minutes de course, je l'aperçus du haut d'une dune.

"LOIS!"
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MessagePosté le: Ven 1 Avr - 10:18
- D’accord… je suis coincée avec des psychopathes de l’espace dans une prison dimensionnelle…

Je relevais la manche de ma chemise et pinçai la peau à mon poignet pour vérifier que je n’étais pas endormie. Je grimaçai. Ce n’était pas un cauchemar. C’était réel. Avant, le monde était simple. Puis tout est devenu compliqué. Ce qui a changé vraiment c’est la connaissance de notre ignorance. Nous avons brutalement pris conscience que nous n’étions rien comparé à l’immensité et qu’il y avait des forces qui pouvaient nous détruire et que nous étions aussi armés pour notre survie que des fourmis dans une fourmilière en feu. J’avais beau savoir tout ça, ça ne rendait pas cet endroit plus réel. Il régnait une ambiance de morgue dans le désert gris. Plus que le silence, c’était l’absence de vent, qui me mettait mal à l’aise, cet endroit me rendait malade. Je me sentais si seule, si fragile, effrayée.

- Allez Lois !

La solitude ici était mieux que la compagnie, ma survie dépendait de ma capacité à ne pas être trouvée, et pour garder cet avantage je devais me déplacer. Je n’avais aucune idée de la direction où je devais aller, ni de ce que je devais fuir. Zod et ses sbires étaient surement dans les parages, alors la première étape c’était de m’éloigner d’ici. En second je devais trouver un abri et j’aurais tout le temps de réfléchir à un moyen de sortir d’ici. Mon plan avait seulement une faille. Si je déplorai malheureusement mon manque de connaissances pratiques sur la prison dimensionnelle, j’avais découvert en même temps que Clark certaines de ses lois fondamentales, il n’existait aucun moyen de quitter la zone fantôme. Le portail ne s’ouvrait pas de l’intérieur, mais on pouvait l’ouvrir de l’extérieur. Clark devait actuellement chercher un moyen de me renvoyer à la Forteresse de Solitude, je devais seulement tenir le coup le temps qu’il parvienne à me ramener. J’avais l’habitude des situations difficiles, sauf que cette fois il ne pouvait pas voler à mon secours.

Je me mis en route, il n’y avait aucun moyen de se repérer dans ces dunes et il n’y avait pas d’astres ni de changements lumineux perceptibles pour le moment dans le ciel, néanmoins s’il n’y avait pas de vent, au moins le paysage ne devait pas changer à la façon d’un véritable désert comme sur Terre. Je n’avais jamais imaginé qu’un jour j’aurais cette pensée. J’aimais les étoiles, j’aimais tellement l’espace, que j’étais mariée avec un homme qui venait de l’autre côté de l’univers. Aller dans l’espace oui, épouser un extraterrestre pourquoi pas, être condamnée à mourir dans une prison dimensionnelle galactique, ce n’était pas ce que j’avais imaginé et très loin de ce que je désirais actuellement. D’habitude, je détestais avoir besoin d’être secourue, maintenant j’aurais voulu que Clark soit là. Enfin non c’était stupide de vouloir que Clark soit ici, parce que si il était là ça voulait dire qu’il n’y avait plus personne à l’extérieur pour inverser la commande et nous sortir de la zone fantôme ce qui nous condamnerait à errer éternellement ou à mourir dans cet endroit angoissant. J’espérai qu’il n’avait pas tenté de me suivre, je ne mettais pas en doute son intelligence, mais il manquait de clarté d’esprit quand j’étais menacée. C’était peut-être ce que voulait Zod, m’utiliser pour piéger Superman dans la zone fantôme, ou me tuer ici pour le faire souffrir. Je ne lui en laisserais pas la possibilité. Je tenais à ma vie et je détestais qu’on m’utilise pour blesser Clark. Je devais garder l’esprit clair et la tête froide, comme je le faisais à chaque fois que je me trouvais dans une situation qui menaçait ma vie. Sauf que la situation n’avait jamais été pire. J’échangerai cet endroit avec n’importe quel moment terrifiant que j’avais vécu dans ces dernières années.  
 
Je regardai toutes les minutes en arrière pour vérifier qu’il n’y avait pas de kryptoniens ou de criminels de l’espace ou de créatures mangeuses d’humains à ma poursuite. Je me sentais observée. J’avais développé à juste titre une espèce d’instinct proche d’une forme de paranoïa, n’importe qui à ma place serait paranoïaque. C’était mieux d’être vivant et paranoïaque qu’insouciant et mort, surtout quand vous étiez la cible préférée de tous les psychopathes de l’univers qui n’avaient pas de couilles. J’accélérai le rythme de ma marche, je savais que je ne devais pas me fatiguer, je devais économiser mes forces, mais il était très probable que Zod soit à ma poursuite. Je dois avouer que celui-ci était particulièrement obstiné et déterminé à utiliser tous les moyens pour détruire Clark, et je ne voulais pas lui en donner l’occasion. En regardant en arrière je discernai une silhouette qui courrait dans ma direction. C’était trop loin pour que je puisse clairement distinguer ce que c’était, et je n’avais aucune envie d’attendre pour le savoir. Je courrais presque, quand un cri au loin brisa le silence des dunes grises. Il était trop lointain et trop faible pour que je distingue quoique ce soit, mais j’avais clairement entendu un bruit. Je m’étais retournée dans un sursaut, je vis alors deux silhouettes émerger des dunes, ce qui rendait maintenant mes poursuivants au nombre plutôt angoissant de trois, les deux hommes qui étaient apparus étaient à mi chemin entre l’endroit où je me trouvais et la troisième silhouette. Ils se lancèrent à ma poursuite, je me mis à courir, je ne pourrais pas courir éternellement dans ce désert, je pourrais peut-être me servir des dunes pour leur échapper. Un coup d’œil derrière moi m’appris qu’ils gagnaient du terrain, je devais accélérer le rythme où ils allaient me rattraper, je finis par trébucher et glisser du haut d’une dune, je me laissai tomber jusqu’en bas, heureusement je ne m’étais pas blessée dans la chute.  
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MessagePosté le: Lun 4 Avr - 15:26
Mon appel avait eut l'effet inverse, Lois ne me reconnaissait pas. Avec un costume bleu et rouge, les choses auraient sans doute étaient différentes. Mais soit, fuis- moi et je te suis. C'est la règle entre nous, depuis le temps. Malheureusement, ce n'était pas la seule conséquence à mon cri: des prisonniers de la Zone Fantôme sortirent du sol comme Zod et ses sbires auparavant, avant de poursuivre la journaliste. D'un bond, je me retrouvai sur la pente de sables de la dune, continuant de descendre à force de bonds jusqu'à heurter les poursuivants. Mais je ne fis que tomber avec eux, roulant jusqu'en bas en essayant de ne pas me faire écraser. Ils se relevèrent avant moi, pendant que je toussais en recrachant le sable avalé. L'un resta avec moi, alors que l'autre reprit la chasse. Il me releva pour m'en coller une à la figure, me faisant tomber à nouveau. La douleur... Cette douleur, qui n'avait rien à voir avec un corps kryptonien. C'était toujours le mot "douleur" qui me venait, mais la sensation différait en subtilité. C'était plus fort en tant homme, donc moins agréable. Mon ennemi se jeta sur moi à nouveau.

Je le repoussai d'un coup de semelle, avant de me relever. Lorsqu'il revint à la charge, j'étais prêt à le recevoir. Le combat ne dura pas très longtemps, je ne frappai que les endroits qui m'assureraient de le faire assez mal pour le mettre K.O. en quelques mouvements. Je n'avais pas le temps de m'amuser, Lois avait sûrement besoin de moi. Une fois l'adversaire au sol, je repris ma course en montant la nouvelle dune, suivant les traces de pas du poursuivant aux trousses de celles de ma femme. Cependant, une fois au sommet, je n'y trouvai personne. Ni prisonnier, ni Lois, comme s'ils s'étaient évaporés. Je continuai de l'appeler encore un peu, avant de redescendre la dune pour retrouver mon adversaire évanouit. Je devais savoir où ils auraient pu l'emmener, j'étais persuadé qu'elle avait été enlevée. Je le saisis par la jambe et le trainai avec moi vers la partie la plus rocheuse de ce désert. Il y avait bien plus de chance de trouver un abri là- bas, quand dans cette mer de sable. Ensuite, je pourrais l'interroger.

Après l'équivalent de quelques heures de marche, je trouvai enfin une grotte où m'abriter. Il n'y avait pas de chauve- souris, ni quelque autre créature nocturne, pour la simple et bonne raison que cette dimension n'accueillait que des prisonniers. Mon père, en la découvrant ou inventant selon le point de vue, n'y avait rien trouvé d'autre que la désolation. C'était en cela qu'elle était adaptée à ces hauts criminels. Je jetai le dormeur dans un coin, avant de tomber au sol près de l'entrée pour examiner mon sac à la lueur du jour éternel. Mes yeux prirent alors une taille inhabituelle en comprenant l'horreur de la situation: le bracelet qui devait servir à Lois n'y était plus. La fermeture était bien fermée, ce qui voulait dire que quelqu'un l'avait subtilisé, avant de refermer. Quelqu'un comme Zod... Ce devait être tout à l'heure, quand il me tenait. Il m'avait caché ses talents de pickpocket... Deux problèmes à résoudre, et avec un peu de chance, les solutions seraient au même endroit. J'entendis mon prisonnier bouger, il se réveillait. Il était temps de se mettre au travail.
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 12:19
Je me relevai, je grimaçai en sentant la douleur, légère, dans ma cheville, j’avais peut-être sous-estimé ma chute. Le pied n’était pas foulé, mais la course allait aggraver la blessure. Essayez de fuir pieds nues… Heureusement je ne portais plus mes talons, j’avais d’ailleurs du laisser tomber mes chaussures quelque part dans le sable, je ne les retrouverai jamais, de toute façon il y avait une forte probabilité pour que je n’ai plus jamais besoin de stiletto à cent dollars. Je gravis une dune, la montée et le sable me ralentissaient, permettant à mon poursuivant de me rattraper. Il bondit sur moi et je glissai sur le côté pour lui échapper, mon pied indemne dérapa dans le sable et je tâchai de me rattraper sur mon pied fragilisé, la cheville se plia et je perdis l’équilibre. Mon assaillant en profita pour me plaquer au sol, je tombai face contre terre, le sable entra dans ma gorge, m’étouffant et m’empêchant de crier, je toussai et recrachai le sable, je poussai sur mes mains et essayai de rouler sur le côté pour m’échapper. Je parvins à me tourner de moitié, je captai dans un bref éclair le poing de mon assaillant fondre sur mon visage, je levai les mains pour me protéger, pas assez vite, la douleur me frappa, fulgurante, violente, puis le noir m’envahit, je perdis conscience.  

Je n’avais ni faim, ni soif, je ne ressentais pas de chaleur, seulement du froid, je ne sentais pas mon corps, mais je sentais le froid, à l’intérieur, pendant un moment, j’ai cru d’abord, j’ai pensé, que c’était la mort. Ai-je perdue la vie ? M’a-t-on tuée ? Les remords, le regret et la douleur envahirent mon esprit. Puis toutes mes émotions disparurent bientôt, surpassées par la colère. J’étais en colère contre moi-même, je détestai ma propre faiblesse, je me détestai parce que j’avais abandonné, je me détestai parce que j’avais blessé l’amour de ma vie. Je haïssais les gens qui nous avaient fait du mal, je haïssais ceux qui m’avaient arraché à lui, Zod, Faora, Non, et l’ordure qui m’avait touchée. Progressivement je commençais à sentir mon corps. D’abord, je sentis la douleur, elle surpassait toutes les autres sensations. Ma tête me faisait mal, j’avais l’impression que tout le côté droit de mon visage était en feu, je prenais conscience de tous les os de mon crâne, ma mâchoire était ankylosée, la douleur piquait mon nez et mon oreille, elle irradiait dans ma joue droite, l’orbite de mon œil droit me brûlait. J’avais des courbatures dans tout mon corps. Mes bras étaient tordus dans mon dos et mes mains étaient liées, tenues au dessus de ma tête, je sentais le cordage pénétrer la chair de mes poignets. Ma cheville me faisait mal, je devais avoir une entorse, mais la douleur était supportable. C’était préférable à la mort.  

Mon premier réflexe, dicté par mon instinct de survie, fut de vérifier l’intégrité et le bon fonctionnement de toutes les parties de mon corps, mais je contins l’élan de mes instincts primaux pour plutôt réfléchir à la situation où je me trouvais, j’étais attachée, les hommes du désert avaient du m’enlever, j’étais sans doute observée, je devais gagner du temps et ne pas montrer tout de suite que j’avais repris conscience. Je me rappelais avoir été poursuivie dans le désert, je me souvenais de la silhouette, elle était loin, je ne l'avais pas bien vue, mais dans mes souvenirs, elle m'était familière, il m'avait appelé, je n'avais pas bien entendu, mais dans mon souvenir, j'entendais crier mon nom, la révélation me frappa et j'avais envie de cogner ma tête contre un mur. Je devais délirer, ce n'était sans doute pas lui, j'avais du rêver et mon rêve avait du se mélanger à ma mémoire, imaginer qu'il était là, rendait sans doute l'horreur plus supportable à mon esprit. Après le cri, deux hommes avaient émergé du sol, ils s'étaient jeté après moi, l’un d’eux m’avait rattrapée, il m’avait frappée et j’avais perdu connaissance. J’avais du être enlevée, emmenée et attachée. Je n’avais aucune idée de l’endroit d’où je me trouvais, mais comme il n’y avait nulle part où aller dans la zone fantôme, me situer géographiquement m’importait peu. La question importante n’était pas où, ni vraiment quand, ma situation était tellement mauvaise que savoir quelle heure ou quel jour il était importait encore moins que le lieu. Mais qui m’avait kidnappée, combien ils étaient et en second lieu, ce qu’ils voulaient. Plus j’en apprendrais sur ceux qui me détenaient, plus j’avais de chance de sortir d’ici. Où je me trouvais était une donnée secondaire, je savais que j’étais sûrement toujours dans la zone fantôme, où Superman ne pourrait pas venir me sauver. J’étais seule et livrée à moi-même, c’était terrifiant et angoissant, mais je devais garder mon sang froid et l’esprit clair, Clark, l'homme que j'aimais, était à ma recherche, et la pensée d’être soumise à ces agresseurs me répugnait, mon caractère ni mon corps n’étaient faits pour être dominés.

Les yeux toujours clos, je prenais conscience de ce qui m’entourait, me concentrant d’abord sur l’environnement sonore. Au début, je ne discernai rien de significatif, mais c’était normal, l’ouïe humaine était moins aiguë que la vue. Mais, de la même façon que nos yeux pouvaient s’habituer à la pénombre, l’écoute s’affinait quand l’esprit était concentré. Je distinguais bientôt une respiration en plus de la mienne, à moins de cinq mètres, l’idée d’être restée inconsciente un temps indéterminé aux mains d’un criminel me dégoûta soudain. Je frémis légèrement. J’entendais plus loin quelque chose gratter le sol, comme quelqu’un qui marchait et faisait des allés retours, le son était étouffé. Je relevai aussi que je n’étais plus sur du sable, mais sans doute sur de la terre. Je devais être dans une sorte de campement, à l’extérieur du désert. La zone fantôme était vaste et les conditions difficiles devaient faciliter les alliances, mais la rareté des ressources et l’instinct de survie des prisonniers devaient faciliter la trahison, les groupes importants finissaient par s’autodétruire, les petits groupes étaient tués par les plus puissants et les plus nombreux, mais un nombre réduit facilitait la discrétion et était un gage de survie. Je devais m’attendre à un peu plus de deux gardes, mais je doutais qu’ils soient très nombreux dans le camp. De toute façon, qu’ils soient deux ou cent, je n’allais pas sortir facilement d’ici.

J’entendis du bruit, comme si quelqu’un s’était levé, pas très loin de l’endroit où j’étais attachée, puis j’entendis quelque chose marcher vers moi. Je me raidis, mon pouls s’accéléra. Je sentis la corde tirer sur mes bras, mes poignets se tordirent, je sentis les liens s’enfoncer un peu plus dans ma peau et la douleur me fit grimacer. La pression sur mes bras se relâcha légèrement. Il savait que j’étais éveillée, mais j’avais peur d’ouvrir les yeux, de le voir, de rendre tout ça réel. L’homme ramassa quelque chose par terre. Il attrapa ma mâchoire et me força a ouvrir la bouche, j’étouffai un couinement effrayé, il me parla dans une langue que je ne connaissait pas, il mit quelque chose dans ma gorge, je toussai et voulu cracher, mais il maintint ma tête levée de sorte que la terre dans ma gorge m’étouffe. Je suffoquai, au bout d’interminables secondes, il me laissa baisser la tête, je crachai la terre, je toussai pendant une longue minute. J’haletai, le souffle court, je gardai la tête baissée, j’avais peur qu’il remette de la terre dans ma gorge. Soudain, il attrapa à nouveau ma mâchoire et releva ma tête. J’ouvris les yeux, au début je ne vis rien, seulement l’ombre du visage à quelque centimètres du mien. L’endroit était plongé dans l’obscurité et j’avais l’impression que tout tournai autour de moi. A nouveau j’entendis l’homme parler, je grimaçai, j’étais capable de reconnaître une dizaine de langues, sur Terre, mais à part quelques symboles kriptoniens, ma culture en langues extraterrestres était très limitée.

Je soutins le regard de mon ravisseur. J’étudiai son visage, je reconnaissais l’homme qui m’avait attaquée dans le désert. Il était grand, la peau beige, une barde courte, ses traits étaient anguleux, il avait un visage dur, sévère. Il tenait fermement mon menton, il leva son autre main, je me raidis, je gardai ma bouche scellée. Il caressa mes lèvres avec son pouce, je grimaçai, dégoûtée, il ricana, visiblement amusé par mon expression. Vraiment il me faisait le coup du rire du méchant ? J’avais envie d’être sarcastique mais j’étais trop terrifiée pour parler. Il pouvait voir, dans le rythme rapide de mon coeur, dans ma respiration sèche, dans mes tremblements, la peur, l’angoisse. Non Lois, ne lui donne pas ta peur. C’était ce qu’ils voulaient, la peur de leurs victimes. Il posa sa main sur ma gorge et me parla à nouveau, plus fort, ses doigts se serrèrent doucement autour de mon cou.

- Je sais pas parler l’extraterrestre, vous parlez ou comprenez l’anglais ?

Répondis-je sur un ton dur, à moitié étranglée. Tu vois que tu peux être acerbe. Si ce n’était pas la réponse qu’il attendait, il parut comprendre mon problème de langage. Je ne sais pas si c’était ce que j’avais dit ou mon ton, mais il éclata de rire. Il desserra ses doigts et sa main glissa sur ma poitrine. Je frémis et grimaçai. Mon père voulait que je sois un garçon, j’étais un vrai garçon manqué, pourquoi est-ce que j’avais des seins ? Son contact me répugnait.

- Enlève tes sales mains, petit porc de l’espace en manque…

Grognai-je furieuse. Cette ordure me donnait plus envie de vomir que le goût de terre dans ma bouche. S’il ne parlait pas anglais, mon ton était suffisamment indicatif, il ricana à mon insulte. Il posa sa main sur ma joue, enfonçant ses doigts dans l’hématome. J’haletai sous la douleur. Le second garde fit irruption soudain, mettant fin provisoirement à ma torture, il parla rapidement, l’homme se releva et quitta précipitamment la pièce à sa suite, me laissant seule. C’était quoi ça ? Je ne comptais pas rester ici pour le savoir. Dès qu’ils furent sortis, je m’employai à trouver un moyen de m’enfuir. Chaque mouvement que je faisais pour me libérer semblait resserrer les cordages qui liaient mes poignets. La corde coupait dans ma peau et s’enfonçait dans ma chair. Je grimaçai sous la douleur. Je tentais de me lever, mes jambes étaient engourdies, je chancelai avant de reprendre mon équilibre. J’essayai de regarder derrière moi pour voir comment la corde était attachée. La corde passait autour d’une concrétion en pierre, je devais être dans une sorte de grotte. Mais le sol, c’était de la terre, je n’étais peut-être pas très loin de la surface. J’étudiai la caverne, elle était petite, basse de plafond, et il n’y avait qu’un seul couloir. La corde était attachée au sommet de la colonne, je ne pouvais pas lever les mains assez haut pour atteindre et défaire le nœud.  

Des bruits me parvinrent du dehors, j’entendais la rumeur d’un combat. Je doutais que les assaillants de mes kidnappeurs me veulent du bien. Je tirai sur la corde dans l’espoir de descendre l’attache assez bas pour que mes mains puissent atteindre le nœud. Les combats se turent. J’entendis des pas dans la grotte, je reculai jusqu’à que mon dos heurte la colonne en pierre derrière moi. Trois hommes firent irruptions, leurs visages m’étaient inconnus, du sang, frais, tachait leurs vêtements. Ils s’approchèrent, l’un d’eux parla, je ne reconnu pas immédiatement la langue dans laquelle il me parlait, mais je compris l’ordre dans son ton. Je me raidis quand il approcha. Il passa dans mon dos et détacha la corde. Malgré son avertissement, je tentais de fuir dès que je fus libérée. Il attrapa fermement mon poignet et me tira sèchement en arrière. Les deux autres s’emparèrent de moi, je me débattis, mais ils étaient forts, ils me tinrent pendant que le troisième attachait mes mains devant moi. Ils tirèrent sur la corde pour me forcer à avancer. Comme je m’en doutais, nous n’étions pas très loin de la surface, le couloir traversait une autre caverne aussi petite que celle où je m’étais réveillée, avant de déboucher à l’extérieur. Le groupe s’arrêta avant la sortie. A nouveau deux d’entre eux me retinrent pendant que le troisième sortait une espèce de sac en toile sombre, je me débattis, mais l’un des hommes me tint à la gorge, m’étranglant, pendant que l’autre avait passé ses bras autour de moi pour m’empêcher de bouger. Il mit le sac sur ma tête et serra le tissu autour de mon cou à l’aide d’une corde. C’était assez serré pour être dérangeant, mais pas assez pour m’étrangler, quoique ces criminels veulent, ils évitaient de me faire du mal, ils me voulaient vivante et indemne, et j’ignorai pourquoi.

Ils tirèrent sur la corde et je manquais de tomber en avant. Je ne voyais rien dans le sac et le terrain était inégal. L’un d’eux me retint par le bras et m’aida à marcher jusqu’à que j’arrive à suivre le rythme sans trébucher. Je devais marcher vite, et j’avais du mal à respirer à travers le sac. Ils parlaient entre eux, je me concentrais sur ma marche, pour ne pas trébucher, et j’essayais d’écouter et de comprendre la discussion. Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, mais les accents et les sons m’étaient familiers, j’avais déjà entendu cette langue, je percutai quand je les entendis citer le nom de Zod. C’étaient des kriptoniens. Zod avait du envoyer des soldats me chercher. Un éclaireur avait du repérer les criminels qui m’avaient enlevée, il avait du les suivre pour voir où ils m’emmenaient, puis il avait du repartir pour chercher du renfort pour attaquer le campement. Ils m’avaient bandé les yeux pour que je ne vois pas où était caché le camp des kriptoniens. J’étais incapable de m’orienter, et l’absence de vision rendait la fuite encore plus difficile, c’était intelligent.

La tête me tournait, j’avais du mal à marcher et à respirer. Je devais m’enfuir avant d’en être incapable. Plus le temps passait, plus ça serait difficile. Et toute fuite ne serait sans doute plus envisageable une fois arrivé au campement de Zod. J'avais réussi à arracher deux boutons de mon haut que j'avais jeté pendant que je marchais, au cas où Clark serait à ma recherche dans la Zone Fantôme. Le terrain changeait sous mes pieds, la terre fut remplacée par des cailloux, les pierres entaillaient mes pieds et je trébuchai sur les rochers. Ma progression fut ralentie, la corde tira sur mes poignets et cette fois je tombais en avant. J’heurtai violemment le sol. Je me coupai sur un caillou pointu. Le kriptonien tira sur la corde pour me forcer à me relever. Je pris le caillou et le cachait dans la paume de ma main. Nous nous remîmes en marche. Discrètement, j’utilisais la pointe du cailloux pour couper les liens à mes poignets, espérant que les gardes ne remarqueraient pas la pierre.
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 16:03
Le prisonnier s'éveilla près de dix minutes après que j'eus découvert le vol du bracelet. On peut dire qu'il avait pris son temps. Il regarda autour de lui, remarquant qu'il n'y avait rien ni personne. Dommage pour lui, j'étais au fond de la grotte, le sondant depuis les ténèbres, tel un dark knight bien connu, sans les oreilles pointues. L'homme ne prit pas la peine de venir vérifier qu'il était bien seul, il se dépêcha de quitter les lieux pour éviter toute mauvaise rencontre, du genre moi revenant l'achever. J'attendis qu'il prenne de la distance pour commencer à le pister, utilisant les techniques et connaissances transmises par Batman lors de ma période "humaine". Je ne comptais pas à l'époque redevenir un héros, j'étais très heureux ainsi, avec Lois qui ne savait pas encore pour ma double vie. Je n'avais plus de raison de lui en parler, je comptais enterrer mon ancienne vie.

Mais la paranoïa habituelle de Bruce ne me laissa pas en paix, pas avant d'avoir assimilé certaines aptitudes de combat et de traque. En cas de besoin, il me voulait préparé à me défendre. Sachant le nombre de fois où j'avais du sauver Lois en tant que Superman, je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Journaliste était et resterait un métier à haut risque. Au bout de l'équivalent d'une demi- heure, nous arrivâmes au camp des ravisseurs de ma femme. Le prisonnier marqua sa colère en trouvant ses amis étendus sur le sol, tous morts de manière violente et brutale. Du sang maculait le sol et leurs habitations de fortune. Je ne pouvais pas m'empêcher de compatir à son sort, du haut de mon perchoir. Il avait tout perdu, encore. Je restai toutefois accroupi, réfléchissant à ce que je pourrais bien faire, car visiblement, ils avaient emmené Lois avec eux, qui que soient les agresseurs.

Une idée me vint, mais je la rejetai aussitôt: utiliser sa rage et sa haine pour combattre les nouveaux kidnappeurs. Au vu du massacre, ils devaient être soient nombreux, soient très forts. Dans un cas comme dans l'autre, j'étais désavantagé. Mais les conséquences d'une telle alliance serait dramatiques, je n'aurais aucun moyen de l'empêcher de les tuer ou de se faire tuer. Malheureusement, le seul survivant de son clan prit en chasse les meurtriers. Je le suivis dans sa traque. Je ne pouvais pas le surveiller et sauver Lois... Pourtant, c'était clairement mon intention. Il fut bientôt sur ses ennemis, les prenant en embuscade après les avoir dépassé discrètement.  Il chuta sur les hommes en tête de file, depuis de hauts rochers.

Lois qui déchirait ses liens y parvint enfin et put prendre la fuite, venant vers moi. Je me laissai tomber depuis un rocher, slalomait entre d'autres, jusqu'à intercepter ma femme. Je ne me fis pas voir d'elle immédiatement, j'attendis qu'elle passe à côté de moi pour la saisir brusquement en masquant sa bouche avec la paume de ma main, et nous plaquer contre une paroi. Je souris malgré moi et l'embrassai avec toute la fougue dont j'étais capable. Je rompis rapidement le baiser volé.

"Écoute, je sais que nous venons à peine de nous retrouver, mais je ne peux pas les laisser le tuer... Fais- moi confiance, reste ici."

Sans attendre de réponse, je me précipitai vers les affrontements. Les Kryptoniens avaient du mal à mettre à terre leur assaillant, bien qu'il n'avait plus d'avantage flagrant, maintenant que l'effet de surprise était passé. Prenant une grosse pierre entre les mains, je bondis depuis un rocher sur un des hommes me faisant dos, avant de l'abattre sur son crâne. Il fut immédiatement assommé. L'un des deux restant fit volt- face et me frappa au visage pour me faire reculer, pendant que son allié tenait son adversaire. Ils étaient en train de le tabasser. Je me baissai brutalement pour lui balayer les jambes d'un coup sec, avant de me redresser afin de mieux lui retomber dessus. Mon genou rencontra violemment sa poitrine. Je l'assommai d'un coup de poing au visage, quand il essaya de relever la tête en tendant le cou. Son ami relâcha sa prise, permettant à son adversaire de lui mettre un coup de l'arrière de la tête contre son nez, avant de le mettre KO.

"Hey qu'est- ce que tu fais!? Ne fais pas ça, ils sont hors d'état de nuire!"

Il avait ramassé une pierre et était sur le point d'écraser le crâne des Kryptoniens avec, pour conclure sa vengeance. Il vit que je n'allais pas le laisser continuer, il me balança son projectile en plein visage. Je réussis à bouger la tête au dernier moment, pas assez vite pour éviter d'être touché à l'arcade sourcilière gauche. Le choc me fit tituber et tomber sur les fesses, alors que le sang brouillait la vue de mon oeil.

"S'il te plaît... Ne les tue pas... Ne fais pas ça..."

J'étais cloué au sol, j'essayais tout de même de me relever.
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 18:12
Patiemment j’entaillais la corde, la pierre égratignait mes mains. Pendant que je marchais, je réfléchissais à mon plan. Il n’était pas question de tenter un affrontement direct, ils étaient en supériorité numérique et ils avaient réussi à tuer deux criminels, je n’avais pas les capacités de lutter contre eux. Je devais leur fausser compagnie avant que nous n’atteignons le camp de Zod, je devais attendre le meilleur moment, une diversion serait idéale, mais plus j’attendais plus mes chances de réussite étaient nulles. Je devais tenter de fuir, c’était ma seule option. Mais privée de ma vision et retenue par la corde, je n’irai pas loin. Une fois que j’aurais coupé la corde, je devrais rapidement enlever le sac, à ce stade ils seront à ma poursuite, un obstacle sur ma route ou une erreur de direction me serait fatal. Deux marchaient devant moi, le deuxième tenait la corde, le troisième marchait derrière moi, coupant ma fuite.

J’avais presque coupé la corde quand l’assaut d’un attaquant embusqué m’offrit une diversion inespérée. Tandis que mes trois gardes étaient occupés à repousser l’assaillant à l’avant, j’avais reculé sur le chemin, j’arrachai le tissu qui masquait ma vue, enlevai la corde à mon cou puis enfin je pu libérer complètement mes poignets. La peau était violette à l’endroit où les cordes avaient été serrées, et mes mains et mes avants-bras étaient couverts d’égratignures. La réussite de mon plan tenait à sa vitesse d’exécution, je ne m’attardai pas sur mes blessures, ni sur la douleur. Je me mis à courir plus vite que ma cheville blessée me le permettait sans doute, je ne savais pas comment je pouvais encore être capable de courir, cependant la peur et l’adrénaline effaçait la douleur temporairement.

Je ne sais pas comment je pouvais me faire enlever autant de fois dans une seule journée, après Zod, les hommes du désert, puis les kriptoniens, quelque chose m’attrapa et m’immobilisa alors que je passais à proximité d’un rocher, je voulu crier mais une main sur ma bouche me fit taire. Tout se passa trop rapidement pour que je puisse saisir le visage de mon assaillant. J’essayais de me débattre, mais il me plaqua contre une paroi, avant de m’embrasser avec force. Mais c’était quoi le problème dans cette dimension ? A part que ce soit un endroit désertique et abandonné où était envoyé des criminels extraterrestres pour purger une peine sans fin sans espoir d’être libéré un jour. Soudain mon cerveau reconnu ses lèvres et j’arrêtai de me débattre, la tension quitta mon corps et  je me recroquevillai dans ses bras. Je posais ma main sur sa poitrine et caressait le symbole kriptonien sur son torse. Il rompit le baiser et s’écarta de moi. Il me dit de rester là où j’étais et disparut sans explication.

Je restai plusieurs secondes figée et choquée par l’enchaînement des événements. J’étais blessée, terrifiée et furieuse. J’avais été frappée, capturée, j’étais blessée, je m’étais enfuie, il était apparu de nulle part, m’avait embrassé et était reparti aussitôt sans me donner la moindre explication, me laissant seule.

- Clark…


Grommelai-je à voix basse. Je sorti de mon immobilité et me précipitai à sa suite. J’allais beaucoup moins vite que tout à l’heure, j’avais mal à la cheville et je ressentais le contre coup des dernières heures, la douleur et la fatigue mentale m'avaient affaibli. Lorsque j’arrivais sur les lieux des combats, la lutte était presque terminée. Les deux derniers gardes tombèrent sous les coups de l’assaillant et de Clark. J’étais restée en retrait, cachée derrière un rocher. Je vis soudain l’assaillant s’attaquer à Clark, il fut frappé par une pierre à la tête et tomba. Mon souffle se bloqua dans ma poitrine, la peur coula en moi, mais je retins mon instinct premier de courir vers Clark pour le protéger. Je voulais l’aider, je ne l’aiderai pas si je dévoilais ma présence maintenant sans aucun plan d’action. Clark était seulement sonné, il était blessé superficiellement, mais j’avais peur de ce que pouvait lui faire l’autre gars. Profitant que son adversaire était sonné, il bondit sur Clark pour le frapper. Je contournai les deux combattants puis prendre l’assaillant par surprise, ce n’était pas très fair-play d’attaquer par derrière, alors que son attention était sur Clark et qu’il ne pouvait pas me voir.

Mais franchement je me moquais de me battre à la régulière en ce moment, contre un adversaire plus fort que moi, après ce que j’avais enduré pendant ces dernières heures. Je le frappai dans le dos, il tomba et roula sur le côté, je m’écartai d’un bond pour éviter son coup de pied, il se releva et l’instant d’après il était sur moi. Je n’eus pas le temps de l’éviter, il me frappa de plein fouet, il me bouscula et je tombai au sol. Je l’agrippai, le faisant tomber avec moi, je me servais du mouvement et de son déséquilibre pour nous entraîner dans une roulade et repasser sur lui. Je le frappai au cou avec le tranchant de ma main, lui coupant la respiration, j’écrasai mon avant-bras contre sa gorge, il me repoussa et repassa au-dessus de moi, je levai mon genoux et frappai son entre jambe, un éclair de surprise puis une expression de douleur traversa son visage. J’attrapai une pierre près de moi et le frappait à la tête. Il retomba lourdement sur moi. Mon coeur cavalait dans ma poitrine, mon souffle était court, ma respiration rapide. Je repoussai le corps sur le côté pour me dégager, je sentais son coeur battre rapidement et sa poitrine se gonfler et s’abaisser sur moi, j’étais rassurée qu’il soit seulement inconscient et pas mort. Je n’avais pas l’intention de tuer qui que ce soit.  
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 19:28
"Lois, je t'aime."

Je me relevai en retrouvant mon équilibre, avant d'aller tendre la main à Lois pour la relever. Elle allait bien, j'allais bien, le plan tenait encore la route. Maintenant, je réfléchissais à la suite. Ça allait être une totale improvisation, un plan B, car le plan A était de placer le bracelet autour du poignet de ma femme, la scanner, activer le téléporteur et revenir dans la Forteresse de Solitude. Avec l'accessoire technologiquement avancé volé, il fallait réfléchir à une étape intermédiaire. Je voyais bien les blessures de Lois, sa fatigue, la faiblesse actuelle de son corps et son esprit qui donnaient l'impression d'être sur le point de se briser l'un et l'autre. Cependant, il me fallait réfléchir rationnellement, nous verrions pour les sentiments après. Ce baiser n'aurait pas du avoir lieu à ce moment- là, c'était juste plus fort que moi. Une euphorie passagère aussi intense était très difficilement contrôlable. En tout cas, rien ne m'empêcha de l'examiner rapidement des yeux et remarquer qu'elle n'était pas gravement blessée. Elle pouvait encore marcher.

"J'ai trouvé un abri, nous devons nous y rendre avant qu'ils ne se réveillent. Mais nous ne laissons pas cet homme ici avec eux, il se fera tuer à leur réveil. Je vais le trainer, essaie juste de garder le rythme, je ne peux pas imaginer ce que tu as vécu, mais je te demande de tenir encore le coup chérie."

Je m'avançai pour prendre l'homme par les chevilles, après l'avoir contourné pour remonter sa propre capuche sur la tête afin d'éviter de racler son cuir chevelu sur le sol. Un silence ordinaire s'installa durant la marche, aucun de nous ne voulait parler avant d'arriver à ce qui pourrait être un abri. Nous avions beaucoup à nous dire après tout ce temps séparé, se battant chacun de notre côté pour survivre. Je n'étais qu'à moitié soulagé, je l'aurais été sans ce contre- temps. J'avais plutôt honte de moi, arrivant tel un preux chevalier, pour au final ne donner aucun moyen de sortie. Lois devait me trouver encore plus stupide que d'habitude. Je déposai le paquet alien en faisant un petit détour, avant de reprendre mon chemin. Du moment où on quitta le champ de la dernière bataille, jusqu'à la grotte, je ne fis pas qu'avancer: je m'arrêtai de temps en temps pour effacer nos traces. Personne ne pourrait nous pister. Enfin, nous étions à la grotte, je laissai ma femme entrer en première.

"Je suis désolé Lois, j'ai perdu notre moyen de retour... Zod me l'a volé."

Je voulais tomber à genoux et souffler un peu. Pas encore, Lois, je devais savoir. Je l'emmenai au fond de la grotte, où il y avait bien plus d'espace qu'à l'entrée, puis fit convertir une partie de l'énergie emmagasinée par le costume en lumière verte et chaude. L'armure kryptonienne était capable d'absorber la même quantité d'énergie solaire que moi, soit 140 gigawatt. De quoi alimenter des États entiers. Je passai mes mains sur les blessures de Lois, lui demandant d'enlever la veste qu'elle portait en venant au pôle nord, bien qu'il ne fasse pas froid dans ma demeure kryptonienne. Elle n'avait pas grand chose, mais je ne pouvais retenir une expression marquant ma culpabilité devant les signes de ce qu'on lui avait fait subir. Je n'étais pas en colère contre les hommes qui lui avaient fait ça, je l'étais contre moi- même, le seul responsable en réalité.

"Tout... Tout est de ma faute... Je suis désolé... Lois... Je..."

J'avais du mal à parler, cette boule dans la gorge bloquait le son. Mon super souffle n'y ferait rien. Mes yeux baissés ne voulaient plus se relever, j'avais échoué, du début à la fin. Et par ma faute, Lois se trouvait dans la pire situation possible: au sein même de la prison abritant tous les ennemis des El. Je n'osais pas la regarder, tout simplement.
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MessagePosté le: Mer 6 Avr - 15:41
J’acceptai sa main et me relevai prudemment, je me tins à Clark pour ne pas vaciller, je ne voulais pas qu’il s’inquiète, j’allais bien, j’étais juste un peu choquée et perdue, mais j’allais m’en remettre. Je l’enlaçai et déposai un baiser tendre sur ses lèvres, la douceur de mon baiser tranchait avec la force et la violence du baiser qu’il m’avait donné un peu plus tôt.

- Je t’aime aussi. Que fait-on maintenant Smallville ?

Demandai-je, espiègle, je me décollai légèrement de lui. Ma question avait une vrai utilité, autre que de lui montrer que j’étais toujours moi-même et que j’allais très bien, mes tentatives pitoyable pour survivre ici avaient démontré je crois mon inaptitude fondamentale face à cet endroit. Clark connaissait mieux ce lieu et il n’était sans doute pas venu sans un plan, s’il était venu sans aucun moyen pour nous sortir d’ici, alors nous étions perdus, mais je lui faisais confiance pour nous ramener à la maison, et en attendant pour nous guider à travers cet endroit. Je lui avais toujours fait confiance, pour savoir quoi faire, pour nous garder en sécurité, pour nous ramener à la maison. Je savais qu’il pouvait ne pas y arriver. Je savais qu’il n’était pas parfait et qu’il n’était pas infaillible. Tout le monde s’attendait à qu’il le soit, ça lui faisait du mal, beaucoup de mal en ce moment, après tout ce qui s’était passé, après la destruction de Coast City. Clark possédait une force incroyable, qui n’avait rien avoir avec les pouvoirs que lui conférait le soleil jaune de la terre, il faisait preuve d’un courage extraordinaire, son coeur était merveilleux, il était rempli de pureté et de bonté. Et même si j’avais tendance à le penser parfait, je savais que même Superman pouvait échouer, qu’il pouvait être battu, malgré sa force. Ses pouvoirs étaient faillibles, mais son coeur était indéfectible. Le pouvoir ne rendait pas forcément bon, il ne transformait pas les gens en héros. Le pouvoir n’était pas l’essence de l’héroisme, c’était le courage, la bonté, l’esprit de justice, la compassion, le dévouement à aider son prochain, la droiture morale. Ce n’était pas les pouvoirs de Superman, qui définissaient Clark, c’était la pureté et la bonté de son coeur, qui le rendaient si extraordinaire.

Je posai ma tête contre son torse et respirais doucement pour apaiser mon coeur. J’hochai légèrement de la tête pour signifier que j’avais bien entendu sa réponse. J’avais envie d’être dans ses bras, de l’embrasser jusqu’à que j’oublie, de lui dire, encore et encore, que je l’aimais, de le répéter, jusqu’à que ce mot efface tous les autres, qu’il fasse disparaître la colère, la peur, la douleur.  Cependant Clark avait raison, on ne pouvait pas rester ici, nous étions ensembles, c’était l’essentiel, le reste pouvait attendre. Son inquiétude me concernant ne m’avait pas échappée, je tâchai de le rassurer :

- Ça va mieux maintenant.

Je lui souris. C’était vrai, ça allait bien mieux depuis qu’il était là, je me sentais en sécurité, sa présence m’apaisait, avec lui j’avais moins peur. Il ramassa l’homme et nous nous mîmes en chemin. Nous marchâmes longtemps en silence. Ma cheville me faisait mal mais je ne m’en plaignis pas. Je ne voulais pas être un fardeau pour Clark. Cet endroit me mettait mal à l’aise, j’étais pressée d’atteindre l’abri. Pendant le temps du voyage, j’eus tout le loisir de réfléchir à notre situation. Je savais que sans une intervention extérieure il était impossible de quitter la zone fantôme. Si Clark était ici, ça voulait dire que plus personne ne pouvait nous aider à l’extérieur. Clark pouvait être irréfléchi et impulsif quand il avait peur, mais il ne m’aurait jamais suivi jusqu’ici sans prévoir un moyen de sortir. J’étais sûre de ça. Il avait peut-être réagi dans l’urgence, mais il savait que s’il se lançait à ma poursuite il nous condamnait tous les deux. Il voulait me protéger, il ne serait pas venu s’il n’avait pas un moyen de me sortir d’ici. Mais deux choses n’allaient pas, pour l’instant Clark n’avait rien dit de son plan, quand Clark ne parlait pas, c’était qu’il y avait un problème, j’espérai le faire parler une fois à l’abri, deuxièmement, si nécessité il y avait de se cacher, c’était que nous avions besoin de temps ou que quelque chose dans le plan avait échoué.

Enfin nous arrivâmes à l’abri, j’avais l’impression que nous avions marché des heures, mais cet endroit me faisait perdre la notion du temps. Je n’aimais pas ne pas avoir de repère, ne pas avoir de contrôle sur ce qui se passait. Clark avait laissé le prisonnier quelque part en amont. Il avait aussi pris soin d’effacer nos traces jusqu’à la grotte, ce dont je lui étais reconnaissante, j’apprécierai un moment de calme et de paix sans que personne n’essaye de m’enlever, ne cherche à me tuer ou ne fasse bien pire. A ce propos, Clark après m’avoir avouée, avec un air visiblement coupable, que Zod nous avait volé notre moyen de retour, ce type s’acharnait vraiment, m’entraîna dans le fond de la grotte pour un examen de mes blessures. Je devais me préparer à ce qu’il m’interroge sur ce qui m’étais arrivée depuis que j’avais traversé le portail et je n’étais pas certaine qu’il était utile qu’il sache ce qui c’était passé dans la grotte. Je n’aimais pas et ne voulais pas lui mentir, je lui avais reproché de m’avoir caché son secret au début de notre relation, je ne voulais pas que notre mariage repose sur des mensonges, ça serait hypocrite de ma part de lui mentir. Mais j’étais incapable de faire ou de dire quoique ce soit qui le blesserait. Je savais que la vérité lui serait insupportable. Il n’avait pas besoin de connaitre les détails de ce qui c’était passé dans la grotte.

Il utilisa la technologie de son costume pour créer une lumière chaude et verte, j’étais fascinée par la lumière, c’est vrai qu’il n’avait pas eu le temps de me dire exactement ce que faisais son costume, je me doutais qu’il devait faire plus que de la lumière verte. Il me demanda d’enlever ma veste pour prendre un meilleur regard sur mes blessures, j’obéis. Il observa les marques et les bleus sur mon visage, les coupures et les écorchures sur mes mains et mes pieds, les marques de cordes sur mes poignets, il caressa mes blessures comme s’il avait voulu pouvoir les faire disparaître. J’avais conscience que je ne devais pas avoir très bonne apparence, l’expression de culpabilité et de douleur sur son visage me le confirma. Mes blessures étaient toutes superficielles mais je savais que ça l’affligerait. Il pensait qu’il en était responsable, et je ne pouvais pas le supporter. Il baissa les yeux et murmura des excuses que je pensais qu’il n’avait pas à me présenter. Ce n’était pas lui qui avait attaqué la forteresse de Solitude, ce n’était pas lui qui m’avait jetée dans le portail de la Zone Fantôme, pas lui qui m’avait enlevée, frappée, attachée et touchée. Par contre, c’était lui qui s’était jeté à ma poursuite, qui m’avait suivi là où on ne peut pas revenir, c’était lui qui m’avait trouvée, il m’avait sauvée, encore, sans lui je n’aurais jamais réussi à m’enfuir, s’il n’avait pas été là j’aurais sans doute fini par me faire recapturer, par Zod ou par des prisonniers, peu importe, ils m’auraient tué à la fin. Mais ça n’avait pas vraiment d’importance, parce que sans lui je serais morte il y a longtemps, je serais morte à bord de cet avion, s’il ne m’avait pas sauvée le jour de notre rencontre, je ne serais pas là si Superman ne m’avait pas sauvé toutes les autres fois où j’avais failli mourir. Quand il est apparu, quand nous nous sommes rencontrés, il a changé le cours de ma vie pour toujours.  

- Clark...

Murmurai-je, je posai une main sur le symbole sur sa poitrine et l’autre sur sa joue. Je l’aimais profondément, il était si important, il représentait tellement de choses, pour le monde, pour moi, avec lui, je me sentais complète, je me sentais aimée, en sécurité, protégée. J’aurais aimé être assez forte pour le protéger, pour le sauver, j’aurais aimé pouvoir faire disparaître ses peurs, je n’avais aucune force ni capacité extraordinaire, je n’avais pas de grand courage, ni aucune qualité héroïque, j’avais juste mon amour. Je n’avais jamais été très douée pour ça, exprimer mes sentiments, Clark m’avait appris à ouvrir mon coeur. Il révélait toujours le meilleur des gens. Il m’avait appris à aimer, il m’avait appris la douceur, la patience. Je déplaçai ma paume sur sa poitrine, je suivis la courbe de son épaule, descendis le long de son bras et pris doucement sa main dans la mienne.

- Non, écoute moi, tu n’as pas à me présenter d’excuse, parce que tu n’es pas responsable, ni de notre présence dans cet endroit, ni que Zod ai volé notre moyen de retour, ni de mes blessures. Je vais bien, je n’ai presque rien, ce sont juste des égratignures. Je t’aime.

Mon ton mélangeai la douceur avec une certaine sévérité. J’avais besoin de faire comprendre à Clark que ce n’était pas sa faute. C’était Zod le responsable, c’était à cause de lui qu’on était ici et qu’on était coincé à présent. Si j’avais pas été attirée à travers le portail, je n’aurais pas été attaquée dans le désert, si j’avais réussi à me battre, à m’échapper, je ne me serais pas faite enlever. Si j’avais réussi à m’enfuir dans la grotte, je n’aurais pas été enlevée par les hommes de Zod. Si je m’étais plus débattue, peut-être que j’aurais pu empêcher ce qui s’était passé dans la grotte. C’était ma faute. Pas la sienne.  
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MessagePosté le: Mer 6 Avr - 18:01
J'eus un court frisson qui parcouru tout la surface de ma peau à la mention de mon prénom, Lois était la seule à me faire cet effet à chaque fois. Je me sentais Clark Kent à ses côtés, un mari et le futur père de ses enfants. Elle m'accordait le bénéfice du doute, beaucoup de secondes chances, un amour et une confiance inconditionnels. Dieu sait à quel point je lui faisais du mal indirectement. Mais elle ne m'avait jamais laissé tomber, je ne pouvais aimer personne d'autre en ce monde aussi intensément qu'elle. Dès que je sentis sa main chaleureuse sur mon torse, mon visage se leva immédiatement pour regarder ses yeux pénétrants. Je n'y voyais rien d'autre que l'amour, pas de reproche, pas de peur, pas d'angoisse... Juste ses sentiments envers moi, les plus forts en ce monde. Face à cela, même un homme d'acier se plie facilement.

L'autre main se posant sur ma joue me parut me brûler, comme si ses doigts étaient en fer, chauffés à blanc. Ce n'était pas désagréable, elle me vidait l'esprit de tous les noeuds. Je me sentais en paix, dans la quiétude de cette grotte, entouré d'une lumière dont mon costume était la seule source, comme si nous étions seuls en ce monde. J'avais oublié à quel point j'aimais l'avoir pour moi seul. Elle n'avait jamais été vraiment douée pour exprimer ses sentiments, mais je les voyais, c'était bien suffisant à mes yeux. Les mots n'avaient pas vraiment d'importance à ce stade de notre relation, et je ne parle pas en terme de temps. Nous ne formions pas une seule entité, nous étions deux éléments d'une même pièce. Les deux seules composantes utiles, qui pouvaient se raccommoder au reste, sans jamais se séparer complètement. Et s'il m'arrivait de m'éloigner, je revenais toujours vers elle. Elle n'était plus seulement mon monde, elle était mon univers.

Sa main se déplaça gracieusement sur mon corps, suivant mes muscles, traçant mes bras, se logeant dans ma main qui lui appartenait bien plus qu'à moi- même. Je pressais ses doigts fins dans les miens, pris d'un désir ardent à son égard. Je ne m'étais plus sentit aussi... Passionné depuis un moment. Certains disent que la peur est un très bon aphrodisiaque, vu les frayeurs que nous nous étions faits au cours de ce dernier jour, l'effet ne pouvait qu'être décuplé. Comme toujours, elle ne me reprocha rien, utilisant les mots justes pour me rassurer. Dans ces mots, j'y trouvais un certain réconfort, en tout cas bien assez pour ne pas lui demander ce qui lui était arriver depuis notre séparation. J'avais bien d'autres choses en tête en ce moment, un sourire amoureux se dessina sur mes lèvres pour le prouver.

"Je ne sais pas comment tu fais Lois Lane- Kent, mais j'ai l'impression de me culpabiliser pour rien quand je te parle."

Je l'attirai doucement contre moi sans lâcher sa main, appuyant doucement contre son dos, au niveau de sa taille, avec ma main libre. Mon corps se détendait, l'étreinte relâchait toute la pression sur mon dos et mes hanches. J'étais comme libéré d'un carcan emprisonnant mon buste. Je la laissai relever sa tête au bout de cinq minutes et l'embrassai délicatement, mais plus longuement que nos précédents baisers. Pour tout dire, il ne semblait plus s'arrêter, la tension relâchée me laissa voir une ouverture pour une énième union entre nous. Contrairement aux idées reçues, j'étais le genre de personne à apprécier le moment présent, le seul qui avait une réelle importance. Batman voyait bien plus loin que moi, qui n'essayait d'agir que dans le but d'obtenir des résultats immédiats. Cette fois, je nous savais en vie, dans une certaine sécurité, surtout en vie, alors...

Pourquoi pas? Je retirai les quelques vêtements restant de Lois et la laissai faire de même avec le mien, avant de conclure cette première "journée" dans la Zone Fantôme par un renouvellement physique de notre amour. Quelques heures plus tard, j'étais hors de mon costume qui brillait toujours, profitant de ces quelques instants de calme avant la nouvelle tempête, en regardant le plafond cabossé. Je ne m'étais jamais senti aussi vivant, ou alors, lors de ma période "sans pouvoirs surhumains". Et encore, je n'étais pas encore le mari de Lois, bien que des sentiments envers moi, de sa part, commençaient à naître.
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 13:23

Je souris, quand il me fixait, quand je plongeais dans son regard, j’oubliai, j’oubliai le monde, j’oubliai tout, l’univers entier disparaissait dans ces orbes bleus. J’étais à la maison, quand je regardais dans ses yeux. J’étais chez moi, avec lui. Qu’importe l’espace et le temps. Quand nous étions nous, j’étais moi. Quand j’étais avec lui, nous étions tout. Rien d’autre à ce moment n’était important. J’oubliai, j’oubliai la zone fantôme, j’oubliai Zod, j’oubliai la douleur, la peur que j’avais ressentie, quand j’étais seule, quand j’avais fui, quand je m’étais réveillée dans la grotte. J’oubliai que la plus part du temps, on avait une vie compliquée, que je pouvais le perdre, que tout ça pouvait brutalement s’arrêter, que nous pouvions mourir. Mais j’oubliai, l’espace et le temps se réduisaient dans un interstice infime, rempli par nos corps, par sa présence. Je voyais le monde dans ses yeux. L’univers se réduisait à son corps et au mien, et à la distance qui nous séparait. Pour lui, j’aurais traversé l’univers. J’aurais franchi la distance, pour juste un moment en sa présence.  

J’inhalai doucement quand il prononça mon nom, l’entendre le dire, à chaque fois, je me sentais submergée, d’amour, de fierté, de quiétude et de bonheur. Je portais son nom, j’étais sienne, je lui appartenais, j’aimais Clark Kent, Superman, Kal-El… Un léger tremblement traversa mon corps, sa main poussa doucement contre mon dos, je me laissais aller contre lui, reposant ma tête sur son torse, j’exhalai un soupire, savourant sa présence, la sensation de chaleur qui émanait de son corps, sa douceur, le contact de sa main dans la mienne et dans mon dos. Je le sentis se détendre contre moi, la tension quitter son corps. Je passais mon autre main autour de son cou, caressant tendrement sa nuque avec mon pouce. Il était là. Quand il me tenait dans ses bras, le monde disparaissait, il ne restait plus que lui, plus que moi, il était mon univers. Je voulais que ce moment dure encore, je ne voulais pas revenir dans cette grotte, je voulais rester là, dans l’espace de ses bras, l’interstice de sa présence.

- Clark…


Soufflai-je en relevant la tête. Il posa ses lèvres sur les miennes, son goût, son odeur, envahirent ma bouche, son baiser envahit mon corps. Il m’embrassa, si tendrement, si doucement, je voulais bien être condamnée à l’éternité, si ce baiser se transformait en temps. Notre étreinte se prolongea sur le sol, doucement, tendrement, nous unîmes nos corps, nos âmes se mêlèrent, le temps et l’espace s’étiraient à l’infini.

- Tu es mon monde…


Murmurai-je doucement, un long moment plus tard, alors que nous reposions nus sur le sol de la caverne. Les yeux clos, ma tête reposait sur sa poitrine, j’écoutais son cœur battre. Il n’y avait pas son plus doux, plus joyeux, que celui de son cœur. Je souris doucement, soupirant du sentiment d’allégresse, d'amour et de plaisir qui me remplissait quand il était là, quand il me tenait dans ses bras. Je savais que ce moment allait prendre fin, que nous allions retourner dans la grotte, que quand nous nous réveillerons, nous serions toujours dans la zone fantôme, mais je n’avais pas peur, parce qu'il était là, je ne craignais ni mal ni douleur.

Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi.
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 17:21
Dans un moment comme celui- là, j'étais certain que tout irait bien. Il nous manquait un élément clef pour notre retour sur Terre, mais tout me poussait à rester optimiste quant à nos chances de le récupérer. Ma main caresse doucement le bras de Lois, restant ainsi sa tête contre mon torse durant un long moment que j'aurais voulu faire durer bien plus longtemps encore. Mais un bruit étrange à l'entrée attire mon attention, me forçant à repousser doucement ma femme et nous couper dans notre sentiment de plénitude. Je remets ma combinaison rapidement, avant de me diriger vers l'entrée, après avoir demandé à la journaliste de rester là où elle est. Les ténèbres insondables de la grotte la protégeront. J'avançais prudemment à la lumière de l'extérieur, quand un homme apparut brusquement devant moi. Je le reconnaissais: c'était le dernier de son clan, celui que j'avais abandonné non- loin. Il s'était rappelé le chemin de retour malgré tout, je n'avais pas prévu cette éventualité. J'imaginais plutôt qu'il s'en irait, n'ayant plus d'allié dans cette dimension impitoyable, pour s'en faire d'autres.

Ma surprise fut complète en découvrant que je ne m'étais pas totalement trompé à son sujet: il cherchait bel et bien de nouveaux alliés. Nous, Lois et moi. Je sentis cette dernière se rapprocher depuis l'intérieur de notre abri, afin d'écouter la conversation, sûrement. Sa curiosité légendaire qui l'aurait tué un bon nombre de fois si je n'intervenais pas... L'homme se nommait Ravkazar, un pirate condamné pour avoir participé au siège de Krypton par bon nombre de vaisseaux pirates de l'espace venus le piller en faisant une alliance temporaire. Beaucoup d'entre eux moururent dans la bataille, le reste fut enfermé dans la Zone Fantôme pour l'éternité. Les membres de son groupes tués quelques heures plus tôt étaient les derniers membre de son équipage de départ, il était maintenant bel et bien seul. Il demandait une extraction de la prison dimensionnelle, en échange de son aide dans notre tentative de fuite. En effet, Zod avait déjà fait tourner l'information qu'il possédait un moyen de sortir de la Zone Fantôme, mais qu'il lui fallait les Kent en vie.

Nos têtes étaient mise à prix, en échange de notre capture, le vainqueur pourra bénéficier du ticket de retour avec le général. Ravkazar voulait plutôt nous aider à sortir, car il nous était redevable. De plus, il voudrait bénéficier de ce ticket de sortie, même s'il devrait vivre dans une prison ordinaire une fois dehors. La Zone Fantôme lui serait mortelle et il n'était qu'un jeune effronté à l'époque de son emprisonnement. Toutes ces explications furent dîtes sans interruption, je lui demandai de m'attendre dehors, avant d'emmener Lois au fond de la grotte.

"Qu'est-ce que t'en dis? Tu crois qu'on peut se fier à lui? J'ai pas l'impression qu'il mente, mais ça pourrait être un piège... Je ne veux pas prendre une telle décision pour nous deux, on en souffrirait tous les deux."
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MessagePosté le: Dim 10 Avr - 3:28
Je m’éloignai à regret de Clark lorsqu’il me repoussa doucement. Retour à la réalité. Malheureusement cet endroit était toujours aussi réel. Je me levai après lui alors qu’il était déjà entrain d’enfiler son costume, je tâtonnais pour trouver mes vêtements et m’habillai à mon tour.

- Qu’est-ce qui se passe ?


Demandai-je faiblement. Considérant qu’il n’y avait rien ici à part des cailloux et des prisonniers, la réponse était plutôt évidente. Il me demanda de rester cachée au fond de la grotte pendant qu’il allait vérifier le bruit à l’extérieur. J’avais peur, je ne craignais pas qu’on s’en prenne à nous, pas seulement, Clark était capable de se battre même sans ses super-capacités, mais il était vulnérable sans ses pouvoirs, ce n’était pas la première fois qu’il se trouvait dans une situation inconfortable mais c’était inhabituel, je m’inquiétais pour lui. Au bout de trente secondes interminables, n’y tenant plus, je suivis la galerie qui menait à l’extérieur. Je fus soulagée d’entendre Clark parler et pas se battre. Je m’arrêtai à porté de voix et restais cachée dans l’ombre pour écouter la conversation entre Clark et l’extraterrestre.

Alors ce Ravkazar était l’allié du prisonnier qui m’avait capturée, et maintenant il voulait s’allier à nous contre Zod. Clark lui prêtait plus de confiance que moi, je me méfiais de Ravkazar. Mais avions nous le choix ? Nous n’y arriverions pas tous seuls. Et bientôt ces collines allaient grouiller d’ennemis à la solde de Zod. Mais comment savoir que Ravkazar disait la vérité et qu’il n’allait pas nous livrer à Zod dès que nous serions arrivé au camp ? Il avait un mobile de vengeance et personne de sensé ne devrait prêter sa confiance à quelqu’un comme Zod, mais il pouvait très bien jouer double jeu. Clark m’avait entraînée dans le fond de la grotte pour parler de la proposition de Ravkazar.

- Je ne sais pas. Son histoire tient la route, mais il pourrait aussi jouer un double jeu... Il a essayé de m’enlever Clark, je ne lui fais pas confiance.

J’arpentai la caverne, les bras croisés, en réfléchissant. Évidemment je ne pouvais pas dire à Clark ce qui s’était passé dans la grotte. Je ne savais pas exactement pourquoi le groupe de pirates m’avait enlevée, mais ce qui s’était passé était suffisamment univoque pour que ça suffisse à éclairer leurs intentions. Heureusement l’attaque des kriptoniens y avait mis fin. Je ne pouvais pas imaginer sinon ce qui se serait passé. Je m’arrêtai et regardai l’endroit où devait se trouver Clark, à l’autre bout de la caverne, les ténèbres le cachaient de ma vue et me cachaient de la sienne. Je soupirai et avançai dans sa direction.

- Mais nous n’avons pas vraiment le choix…

Soufflai-je les bras toujours croisés, montrant clairement dans ma posture mon désaccord, pourtant j’allais me plier à son avis. Non pas parce que je faisais confiance à Ravkazar, mais parce que j’avais confiance en Clark. Même si j’allais souvent contre lui, il avait généralement raison. Et il suffisait de voir que je me mettais en danger et risquais ma vie à chaque fois que je faisais quelque chose qu’il ne voulait pas que je fasse.  

- Tu sais toujours ce qu’il faut faire, je te fais confiance, si tu penses qu’on peut se fier à lui, alors je suivrais ton avis.


Mon instinct me disait de ne pas faire confiance à Ravkazar, je pouvais me tromper, cet endroit me rendait paranoiaque, mais je préférai pécher par excès de méfiance, plutôt que par excès de prudence. Mais pour le moment, il avait besoin de nous et nous avions besoin de lui. Ça me déplaisait, mais on n’avait pas le choix. Mon instinct pouvait se tromper, mais pas mon sens de l’observation, si Ravkazar mentait, quelque chose finirait par le trahir.
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MessagePosté le: Lun 11 Avr - 13:29
Je fronçai les sourcils, il y avait autre chose que l'enlèvement qui la dérangeait chez lui, mais Lois ne voulait rien m'en dire. Un simple kidnapping ne devrait pas lui donner tant de méfiance, sachant qu'il était sûrement motivé par le bien de son clan. Ou ce n'était que son intuition habituel qui lui intimait de se méfier, ce qui ne serait pas étonnant dans ce contexte. Lois semblait assez préoccupée, et pourtant, elle était prête à me faire confiance. Si je me trompais et que ce choix la mettrait en danger, je ne me le pardonnerais jamais. Nous n'étions pas totalement démunis non plus, pas avec ce costume convertisseur d'énergie. Cette carte ne serait pas une surprise pour Zod, mais de quoi le mettre sur les nerfs. Je posai mes mains sur les épaules de Lois, avant de déposer un baiser tendre sur son front.

"J'ai aussi confiance en ton jugement, nous allons rester prudent. J'ai une idée, mais nous n'allons pas tout révéler à notre ami."

Voilà comment je me retrouvai aux pieds du général en personne, genoux au sol plus précisément, les mains attachés dans le dos. Mon visage n'exprimait que de la rancune envers celui qui m'avait capturé: notre ami Ravkazar. Ce n'était évidemment qu'un stratagème, faisant croire aux Kryptoniens que j'étais bien entre leurs mains. Aucun d'eux ne pouvait imaginer une seconde qu'un prisonnier de la Zone fantôme voudrait s'allier au descendant de ses juges, surtout le fils du scientifique à l'origine même de cette dimension. Sans compter les blessures de parts et d'autres de mon corps, dues à toutes les luttes précédentes qui laissaient croire à un violent combat avant ma capture. Les Kryptoniens évitaient de me toucher ou de trop s'approcher, se rappelant la décharge qui les avait paralysé. C'était la partie la plus facile de mon plan. La plus compliquée se déroulait en même temps que celle- ci. En effet, Lois étant d'accord pour utiliser l'ancien pirate, je lui fis part de sa mission à elle: récupérer le bracelet.

J'étais certain que si Rakvkazar demandait une rencontre en lieu neutre, Zod ne se douterait pas du piège. Il pensait que son bienfaiteur était juste prudent, puisqu'il pourrait être une cible facile au milieu de leur camp. Le connaissant, le général ne viendrait pas avec le bracelet, au cas où ce serait une embuscade car malgré tout, il restait un fin stratège qui devait penser à tout. Ou presque. Nous étions au sommet d'une dune, à la lisière du désert de sable, à quelques minutes de marche du portail dimensionnelle. Je devais gagner un maximum de temps pour les recherches de Lois. Pour se faire, Ravkazar entama une longue histoire sur la capture, à la demande du général. Mais à cause d'une contradiction dans son histoire, Zod compris au bout de deux minutes qu'elle était inventée. Je détruisis alors mon entrave qui était mal attachée, et combattis les trois Kryptoniens avec l'aide de mon allié du moment. Soudain, mon bracelet vibra, signe que quelqu'un d'autre avait placé son jumeau à son poignet. Espérons que c'était Lois.

Où pouvait donc bien être ce bracelet ou plutôt, où avais- je envoyé Lois? Au portail. L'idée me vint en repensant au fait que Zod ne pouvait pas envoyer plus de deux personnes avec les bracelets. Il devait planifier d'apparaître dans la Forteresse avec quelqu'un d'autre, puis de reprogrammer le portail pour laisser passer ses amis. J'avais alors supposé qu'il cacherait le bracelet près du portail, dans le sable, pour qu'il puisse mettre son plan à exécution assez rapidement. Ce n'était pas la meilleure idée que de baser son plan sur une hypothèse de ce genre, mais j'avais un plan de secours au cas où je me trompais. Visiblement, je n'aurais pas besoin d'y recourir.

"On y va!"

Ravkazar comprit le signal et ferma les yeux, ainsi que moi, alors que je libérais un flash lumineux à l'aide de mon costume. Ensuite, je pris la fuite en sa compagnie, rejoignant le portail. J'aurais pu nous téléporter Lois et moi depuis l'activation de son bracelet, mais j'avais promis au pirate de le sortir de là aussi s'il nous aidait, et je ne le pourrais que s'il était à côté du portail avant les Kryptoniens. Quelques minutes plus tard, j'arrivai à destination, espérant tomber sur une Lois soulagée et parée de son plus magnifique ticket de sortie.
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MessagePosté le: Mer 13 Avr - 13:34
Je gravis une dune et m’arrêtai en haut, je jetai un coup d’oeil derrière mon épaule, mon regard balaya l’étendue immobile, vide et silencieuse du désert. Je retournai mon regard devant moi et m’élançai en avant, je me laissai glisser jusqu’en bas de la colline. Comment allais-je retrouver le portail ? Et si le bracelet n’était pas là ? Cet endroit me mettait mal à l’aise, je me sentais observée, poursuivie, en danger. Fréquemment, je jetai des regards derrière moi, craignant que des kryptoniens soient à mes trousses, ou je ne sais quoi, des pirates, des bandits, la zone fantôme ne manquait pas d’ennemis. Et si Zod avait envoyé des gens au portail ? Toutes ces dunes étaient pareilles. J’avais l’impression de tourner en rond dans le désert. La zone fantôme me faisait perdre la notion du temps, je ne savais pas depuis combien de temps j’étais partie, Clark avait besoin que je retrouve mon chemin, mais comment ? Tout se ressemblait. Je dévalai une autre dune, je m’arrêtai en bas et tombai dans le sable. Merde, je retrouverai jamais ce portail et la douleur irradiait tout le bas de ma jambe, j’avais sans doute aggravé ma blessure, non sans rire... Je me redressai, fébrile, je me remis à courir, mes pieds nus s’enfonçaient dans le sable, je trébuchai sur quelque chose et manquai de tomber. Je m’arrêtai, chancelante, le souffle court. Je regardai en arrière à l’endroit où j’avais failli tomber, il y avait quelque chose dans le sable, quelque chose dépassait du sable. Je tombai à genoux et entrepris d’écarter le sable. Je me mis à rire en comprenant ce que j’avais trouvé. c’était une de mes chaussures, c’était une de mes chaussures, je les avais perdu dans le désert, je n’étais plus très loin. Je pris la chaussure et me remis debout, je regardai autour de moi, je cherchai un signe familier, quelque chose qui pourrait m’indiquer une direction. Je couru jusqu’au sommet d’une dune, cet endroit, ça m’était familier. J’étais tombée, j’étais tombée ici, j’avais laissé tombé une de mes chaussures en bas, je fouillai dans le sol et trouvai l’autre chaussure enterrée.

C’était ici. Le portail était quelque part dans cet endroit. Je dévalai la pente et couru droit devant. Le portail était à une dizaine de minutes à pied de la dune, un peu moins en courant. Je le vis soudain, alors que je gravissais une pente, j’aperçus au loin une forme humanoide. Je m’allongeai dans le sable au sommet de la dune. C’était sûrement un garde de Zod. La bonne nouvelle c’est que le portail et le bracelet devaient être ici. La mauvaise c’était qu’ils étaient gardé. Je me mordis la lèvre, je n’avais pas le choix, j’allais devoir l’affronter. Les kryptoniens, même privés du soleil jaune, étaient des adversaires redoutables. Au moins ce n’était pas les deux lieutenants de Zod, je ne pensais pas avoir de chance contre eux. Je scrutai la mer de sable gris. Était-il tout seul ou y en avait-il d’autres cachés dans les dunes ? Je pouvais probablement m’en sortir contre un seul adversaire, mais je n’avais aucune chance s’ils étaient plusieurs. Bon, eh bien, si quelqu’un arrive, on improvisera. Je glissai au bas de la dune, il n’y avait pas vraiment d’endroits où se cacher ni pour avancer à couvert, mais tant que je n’avait été repérée je devrais être discrète, une fois que le combat serait engagé, je devrais faire vite, il y avait peut-être d’autres kryptoniens pas loin. Dès que j’en aurais l’occasion, je devrais récupérer le bracelet. J’avais un plan. Enfin, une stratégie. C’était plus une idée. J’allais suivre mon instinct…

Je contournai la colline par le flanc nord afin d’arriver sur le côté de la zone. Le portail était à l’ouest, dans une lande encerclée de dunes. J’avançai prudemment et regardai là où auparavant j’avais aperçu la silhouette. Je grimaçai, il n’y était plus. Un éclair de peur me traversa, avant que je ne capte un mouvement à la périphérie de mon œil. Je plongeai sur le côté pour éviter l’attaque. Je me redressai et reculai, mon assaillant se jeta sur moi, je me penchai pour passer sous ses bras et le ceinturai à la taille, les pieds plantés dans le sable j’essayai de le déstabiliser et de le faire tomber, mais ma blessure à la cheville rendait mon appui fragile, il me renversa et je chutai au sol. Il se rua sur moi pour me frapper. J’avais comme une impression de déjà vu, je levai les bras pour protéger mon visage, quelque chose dans l’univers avait rendu physiologiquement semblable les habitants de Krypton et de la Terre, je ne sais pourquoi, mais ça m’arrangeait. Je levai mon genoux et le frappai dans l’entre jambe, ça commençait à être redondant, mais c’était toujours aussi efficace. J’essayai de me dégager en roulant sur le côté mais il me plaqua au sol, face contre terre. Il attrapa mes cheveux et tira ma tête en arrière. Je poussai sur mes bras pour me redresser et le frapper le plus fort possible avec mon dos afin de le repousser. Puis je lui donnai un coup de coude dans la poitrine. Je parvins à me retourner à moitié, j’attrapai une poignet de sable que je lui lançai en plein visage, il ne voulait pas me lâcher, soit, j’attrapai ses avant bras et l’entraînai pour qu’il tombe en avant, je me servais du mouvement et utilisai mon pied indemne pour faire levier contre son ventre et le repousser au-dessus de moi. Je me remis debout, j’étais essoufflée, mais je n’avais pas encore fini. Il se releva, je mis mon pied valide en arrière, pris appui sur ma cheville blessée, il s’élança, je pivotai de sorte à faire passer ma jambe d’appui à l’arrière, je levai l’autre jambe et le frappai à la tête, j’enchaînai en lui donnant un coup de pied dans la poitrine. Le coup à la tête l’avait sonné, j’en profitai, je me jetai en avant, joignant mes mains et le frappai une troisième fois à la poitrine. Je le renversai et il tomba. Je tombai sur lui et appuyai mon genoux sur sa poitrine pour l’empêcher de se relever. Il redressa la tête je lui donnais un coup de poing au visage, il retomba.

Je soupirai, soulagée. Je me relevai et m’éloignai du corps inconscient. J’avais mal, j’étais mentalement épuisée, j’espérai qu’il n’allait pas se réveiller avant qu’on ne soit parti, je ne pensais pas être capable de combattre à nouveau, j’avais pris des coups, j’avais mal dans tout le corps, j’étais mentalement épuisée et la douleur dans ma cheville était passée du stade de supportable à atrocement douloureux. Je titubai sur quelques mètres, je finis par tomber sur le sable, je me mis à creuser.

- Où est-il…

Finalement je finis par le trouver. Mes doigts attrapèrent quelque chose en métal, je dégageai le bracelet enterré sous le sable. Je l’ouvris et le passai à mon poignet. Je sentis des larmes froides sur mes joues, je ne m’étais pas rendue compte que je m’étais mise à pleurer. J’essuyai mon visage avec ma manche. Je me relevai pour aller voir le prisonnier, il était toujours inconscient, je n’avais plus qu’à attendre ici et à le surveiller. J’aperçus mes chaussures un peu plus loin, je les avais fait tomber près de la dune, je souris, avec un peu de chance je pourrais avoir à nouveau besoin de stiletto à cent dollars. Je les récupérai puis allai m’asseoir sur la dune afin de pouvoir surveiller le désert et le prisonnier. Clark allait revenir, je devais l’attendre au portail. C’était le plan. Mais s’il ne venait pas ? Non, je lui faisais confiance, il allait venir. Mais Ravkazar aurait pu le trahir. Et si ils étaient trop nombreux et qu’il ne parvenait pas à vaincre Zod ? Si il ne pouvait pas revenir ? Si il lui arrivait quelque chose, si il était blessé ? J’essayai de repousser les pensées anxiogène mais c’était difficile ici et dans cet endroit.

Au bout de longues et interminables minutes je finis enfin par remarquer deux silhouettes qui progressaient au loin. Je fus soulagée de voir Clark, et Ravkazar. Je me relevai et descendis jusqu’à eux. Je me jetai au cou de Clark, je passai ma main dans ses cheveux et posai ma tête contre son épaule, je tremblais, je ressentais un étrange sentiment de fébrilité, d’angoisse, de peur et de joie.
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MessagePosté le: Sam 16 Avr - 12:38
"Tu n'avais jamais prévu de te rendre, n'est-ce pas Kal-El?
- Non.
- Où allons- nous?
- Au portail.
- Et ton humaine?
- Lois nous y attend.
- Elle a fait le chemin depuis le camp de Zod...?
- Elle n'y a jamais été."

Ravkazar semblait légèrement vexé que je lui ai menti, mais vue le risque qu'il représentait en terme de loyauté d'après Lois, j'avais préféré lui donner une autre version du plan. Un sourire comblé effaça l'ai air inquiet que j'affichais depuis notre fuite, en voyant ma femme se précipiter vers moi avec autant d'en train. C'était bon signe, elle allait bien. Sans compter qu'elle portait bel et bien le bracelet, nous étions sauvés. Je la réceptionnai en tournant rapidement sur moi- même pour nous empêcher de tomber à cause du poids de son saut, avant de lui voler un baiser. Sa tête se posa ensuite sur mon épaule et ses mains se baladèrent dans mes cheveux en bataille, alors que nous profitions mutuellement de notre étreinte. Son corps tremblait, mais je savais que ce n'était pas très grave. Elle irait bientôt bien, quand nous renterions chez nous. Le silence et l'intimité du moment fut interrompu par le raclement de gorge de notre allié. Je souris d'amusement en me détachant de Lois, lui prenant la main pour remonter la pente, comme nous le faisions toujours, quand il s'agissait du sens métaphorique du terme. Le portail était encore là, comme prévu. Je passai rapidement sur le corps inconscient d'un Kryptonien, Lois me surprendrait toujours...

Après avoir réexpliqué le plan qui consistait à revenir sur Terre, reprogrammer rapidement le portail pour laisser passer une seule personne, puis refermer, j'activai le téléporteur. Une lumière vive telle une aura enveloppa Lois pour scanner ses cellules, puis nous tombâmes en poussières, pour réapparaître dans une cabine. Sans attendre, je rejoignis la salle du projecteur de la zone fantôme, quand un spectacle des plus inquiétants me cloua sur place: un homme entouré de bandelettes tel une momie était en train de bricoler mes machines. Quand il me remarqua, il se retourna en cessant ses activités.

"Kal-El... Tu arrives juste à temps pour le grand final et ma victoire!"

Je sortis enfin de mon mutisme en entendant sa voix, car elle me semblait très familière... Alors que je ne connaissais absolument pas cet homme. Quand un être possédant une mémoire parfaite en tout point affirmait ne pas reconnaître quelqu'un, il était très rare qu'il se trompe. Rare, mais pas impossible.

"Qui es- tu!? Comment tu es arrivé ici!?
- Je m'appelle Xa- Du, je suis le premier prisonnier de la Zone Fantôme et ennemi des El! Le portail que tu as bêtement laissé ouvert m'a permis de sortir. J'attendais une telle occasion depuis des lustres, ma combinaison de ma propre conception ma permit de palier au problème du sens unique du passage."

Xa- Du actionna une manette -que je n'avais jamais vu- qui créa une onde de lumière assez forte, puis des tremblements dans toute la forteresse. J'espérais que Lois ne serait pas attirée dans la salle, ce n'était pas le moment de la mettre de nouveau en danger. Avant que je ne bouge, Xa- Du tira de ses mains des rayons énergétiques qui me frappèrent à la poitrine, me propulsant contre un mur, avant de retomber lourdement au sol totalement hors de combat. Le Soleil ne m'avait pas encore totalement rendu mon invulnérabilité, j'en eus juste assez pour ne pas en mourir.

"Je m'en vais Kal- El, rejoindre le monde où ton père m'a exilé. Mais j'emporte tout son travail avec moi et m'en servirait pour te détruire!"

Il actionna une autre commande qui causa une grosse explosion qui détruisit tous les éléments de la pièce. Il ne restait plus aucun moyen de rejoindre ou de quitter la Zone Fantôme, à part le portail que Xa-Du emprunta pour disparaître. Le portail se referma aussitôt. Un autre tremblement eut lieu, cette fois- ci, dans le monde entier. Toute la Terre vibra durant quelques secondes, de manière totalement perceptible par tous, car Xa-Du créait une anomalie qui liait à présent la Zone Fantôme à la Terre. Et quelque chose me disait que ce n'était que le début des ennuis. Malheureusement, on ne pouvait ni poursuivre le criminel, ni connaître ses plans. Et Ravkazar était maintenant définitivement coincé là- bas, c'était tout du moins ce que je croyais.
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