You Want Play ? :) feat. Maggie

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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2016 - 16:35
Il est 11h00 quand je pousse la porte du commissariat de Gotham. Ce matin, pour une fois, je ne suis pas à mon poste habituel. J'ai rendez vous avec Maggie Sawyer, la commissaire. Tailleur classe, cheveux relevés, lunettes sur le nez et badge bien en évidence, je m'approche du comptoir quand je suis attirée par un cri de désespoir. Je me tourne vers la source de ce cri venu tout droit du coeur et je fixe, amusée, un policier plutôt jeune, qui semble s'acharner sur un ordinateur. Alors soit il vient d'entrer dans le métier et il se fait bizuter soit c'est encore un de ces abrutis qui n'a pas encore compris qu'un ordinateur ça se traite avec respect. Je plisse les yeux et après quelques secondes je déduis que c'est sûrement un subtil mélange entre mes deux hypothèses. Je pousse un soupir et je lève les yeux au ciel avant de me diriger vers l'agent qui a l'air au bord de la crise de panique.

- Bonjour, je suis....

Voyant qu'il ne m'écoute pas, j'abandonne les formules de politesse et de présentation. Je m'appuie sur le comptoir et je tapote des doigts pour attirer son attention. Au bout de quelques secondes, voyant que le monsieur ne réagit toujours pas, je tapote un peu plus fort. Il finit par lever ses yeux vers moi et je lui adresse mon plus beau sourire.

- Vous savez ce n'est pas en lui tapant dessus qu'il va faire ce que vous lui demandez.

D'un geste de la tête je désigne l'ordinateur qui doit être âgé d'une bonne dizaine d'années maintenant. Le policier fronce les sourcils avant de me répondre, sèchement.

"Si vous êtes venu pour me faire la morale, vous pouvez faire demi-tour." Il donne un énième coup sur le moniteur. "Allez ! tu vas marcher saloperie !"

Interloquée, j'ouvre la bouche. Je fronce les sourcils à mon tour et je fais le tour du comptoir alors qu'on m'ordonne de faire demi tour si je ne veux pas finir derrière les barreaux. Je n'écoute pas et une fois devant l'ordinateur je tire la chaise du policier avant de me placer devant l'ordinateur. Alors que je me fais insultée, mes doigts tapotent plutôt vite sur le clavier et en quelques secondes le problème est résolu. Je me redresse, les mains posées sur les hanches et je me tourne vers le policier qui balade son regard entre la machine et moi, incrédule.

- La prochaine fois, ne lui tapez pas dessus, vous verrez ça fonctionnera mieux.

Je lui fais un clin d'oeil et je vais reprendre ma place de l'autre côté.

- Maintenant, est ce qu'il serait possible de m'indiquer où se trouve le bureau du commissaire Sawyer s'il vous plait.

Le policier m'indique le chemin et je me met en route vers le bureau de Maggie. Je ne met pas longtemps avant de le trouver. Une fois face à la porte, je réajuste mes lunettes et je tape à la porte.

- Faut vraiment que je lui dise de faire changer tout ces ordinateurs...
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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2016 - 18:45
Vous savez, j’ai plusieurs surnoms. Le Bulldozer Sawyer. Badass Sawyer. Ou encore un qui me fait toujours rigoler : Vuvuzela Sawyer. Vous savez, les trompettes en plastique? On me donne ce surnom parce que quand je beugle, je beugle. Vous allez m’entendre, même si vous êtes sourd. Et là, mon invitée de la journée peut suivre la conversation comme si elle était dans la pièce. Vous me connaissez : mes relations avec la mairie n’ont jamais été bonnes. Jamais. Moi je vois des investissements. Eux voient des dépenses. Ils voient dans les coupures des économies, je vois ça comme un suicide administratif. Vous voyez? Comme chien et chat. Et ce n’est pas près de s’arranger. Pas tant qu’ils seront désespérément aussi cons, c’est clair et net ça. De quoi est-ce qu’il est question cette fois? Et bien d’ordinateurs, justement. Encore.

« Comment ça, plus les fonds pour de nouveaux ordinateurs? Y a un conservateur de musée qui a demandé s’il pouvait acheter le lot entier pour le classer dans la catégorie antiquité hors de prix et un mec du gouvernement est venu pour dire que ces mêmes cochonneries appartiennent maintenant au patrimoine nationale! On envoie nos communiqués en langage dinosaure, le latin c’est encore trop récent pour ces merdes!

Je me fous de savoir d’où vient l’argent. Il y a des fortunes en argent sale et confisqué : que ça vienne de vos poches corrompues ou de celles des criminels, je m’en fous : il nous faut une nouvelle infrastructure informatique, POINT FINAL. Déjà qu’il a fallu que je fasse des miracles pour que vous nous fournissiez des meilleurs téléphones portables… Ah c’est sur ce ton que vous le prenez? PARFAIT! Je vous aurai prévenu! »


Moi, je ne sais pas que Felicity est arrivé mais si cette dernière regarde dans le couloir, elle va voir qu’un tas de flics ont suivi la discussion avec attention et qu’il y a pas mal d’argent qui change de mains. C’est pratiquement devenu un running gag. Les p’tits gars parient sur : est-ce que je vais juste hurler jusqu’à ce que, de peur, ils coupent la ligne à l’autre bout ou est-ce que je leur raccroche la ligne au nez, comme je viens de le faire, faisant des efforts démesurés pour ne pas juste fracasser le combiné du téléphone. En revanche, j’appuie à tout rompre sur le bouton de l’intercom, ordonnant que dès que Felicity Smoak arrive, elle soit escorté avec le plus grand professionnalisme jusqu’à mon bureau et que je ne tolèrerai aucune bavure. Le « QUOI!? » que je hurle a dû être entendu jusqu’à Metropolis et la réprimande qui suit fait trembler les troupes.

Ils ne sont pas fautifs, attention. Mais ils savent que quand je fais un exemple, je fais tout un exemple. Et même si Felicity Smoak est rendu à la porte de mon bureau, il doit y avoir une douzaine de flics qui se précipitent pour tenter de faire comme s’ils avaient escorté la blonde jusqu’ici. Mieux vaut se rendre ridicule devant une civile que de subir le courroux de la patronne. Toute cette agitation devant mon bureau me fait hausser un sourcil et donc je me lève et vais ouvrir la porte. Mon expression mécontente se transforme en un sourire poli en me rendant compte que mon invitée est déjà arrivée. Elle a probablement tout entendu, ce qui ne me surprendrait même pas. Tant pis. Qu’est-ce que j’en ai à faire, au juste? Je suis une femme de caractère et je m’assume entièrement. Et puis ce n’est pas sur ELLE que je hurle de toute façon. Là je suis en tout point la flic parfaite.


« Mademoiselle Smoak! Désolée de ne put avoir vous accueillir personnellement. Vous avez fait bon voyage, j’espère? En ces temps de… Réorganisation des budgets… Des institutions comme le GCPD ont besoin plus que jamais de gens comme vous, capables de faire des miracles avec trois fois rien. Entrez, je vous en prie. Café et beigne? C’est un stéréotype de flic mais… Disons que ça bouche un coin. »
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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2016 - 22:24
Je frappe une première fois, pas de réponse. J'attend quelques secondes et alors que je m'apprête à frapper une seconde fois à la porte du bureau, j'entend des cris. Oui oui, des cris. Pas ceux de quelqu'un à qui il arrive quelque chose mais plutôt ceux de quelqu'un qui n'est pas content et qui a besoin d'évacuer un trop plein de colère. Du coup, je décide de ne pas taper une nouvelle fois. Je fais demi tour et je vais m'adosser au mur en attendant que la tempête se calme. Mes doigts tapotent sur mon attaché case et je jette un nouveau coup d'oeil sur ma montre. Si ça continue, je vais devoir remettre à plus tard le piratage d'une ligne téléphonique promis à Oliver... Je pousse un soupir et mes yeux se mettent à se balader dans le couloir. La scène qui se joue à présent est à mourir de rire. Enfin, c'est ce que je pense mais je ne sais pas si Sawyer serait du même avis. Il y a une bonne dizaine d'agents de police qui se trouve dans le même couloir que moi. Tous écoutent leur chef hurler, tous se regardent l'air pas vraiment surpris. Mais ce n'est pas ça le plus étonnant. Le plus étonnant c'est que je vois passer des billets de mains en mains et que je ne met pas vraiment longtemps avant de comprendre que la plupart d'entre eux sont en train de parier sur ce qui se passe dans le bureau. Je suis même prête à mettre ma main à couper qu'ils sont en train de parier sur la durée de l'appel. Un policier se tourne vers moi et agite une feuille de papier blanc pour me faire comprendre que si j'en ai envie, je peux parier moi aussi. Je lui fais signe que ça ne m'intéresse pas parce que de toute façon, je sais déjà qu'elle a raccroché mais ça, je le garde pour moi.

Alors que je pense que le cas de ces hommes est désespéré, sans que j'ai le temps de vraiment comprendre ce qu'il se passe, je me retrouver encerclée, oui encerclée, par une nuée de fonctionnaires aux visages crispés. Je hausse un sourcil, quelque peu étonnée par ce changement de situation et surtout de comportement. Un peu à l'étroi au milieu de tout ce raffut, je dois jouer les contortionnistes pour réussir à m'extirper de ce piège. Je suis devant la porte, en train de remettre une mèche de cheveux en place lorsque la commissaire ouvre la porte de son bureau. Je lui adresse un sourire et je ne traîne pas pour entrer dans la pièce, laissant derrière moi le groupe de policiers. Une fois la porte refermée, je pousse un soupir de soulagement. Je tend la main vers celle de Maggie et je la serre.

- Bonjour Commissaire. Ne vous en faites pour le voyage, j'ai eu la permission de prendre un jet de l'entreprise.

C'est sûr que niveau transport, il y a beaucoup plus inconfortable. Je pose ma sacoche au pied du bureau et je répond négativement lorsque Maggie me demande si je veux boir ou manger quelque chose. Je crois les bras sur ma poitrine et je réajuste une nouvelle fois mes lunettes avant de désigner la porte d'un signe de la tête.

- Ils sont toujours comme ça vos hommes ?

En fait, je crois que ce genre de comportement est une généralité. Ceux de Star City sont à peut près du même genre que leurs collègues de Gotham. Je souris et je me frotte les mains.

- Alors, qu'est ce que je peux faire pour vous ? Si vous m'avez faite venir c'est qu'il y a quelque chose d'important je suppose.

Les énigmes, je commence à m'y habituer maintenant. Depuis le temps que je travaille pour l'archer vert, j'ai appris à vivre et à travailler avec tout ce côté "mystère".
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MessagePosté le: Sam 2 Avr 2016 - 4:25
Est-ce que mes subordonnés sont toujours comme ils sont aujourd'hui? Oui. C'est leur façon d'évacuer le stress. S'emporter après les civils, je n'approuve pas mais les paris, tout ça… C'est pour ne pas craquer. Pour tenir le coup, ils vont essayer de se changer les esprits avec des choses simples. Ils pensent que je ne suis pas au courant de ce genre de choses, des surnoms et du reste? Je suis commissaire de police. Je sais ce que tout mes subordonnés font. Ça vient avec l'emploi.Ça fait partie des qualités d'un bon chef que de toujours savoir ce qui se passe pour empêcher les drames avant qu'ils ne se produisent. Mais la consultante spéciale que j'ai fait venir n'est pas ici pour une leçon de gestion du personnel, pas vrai? Je me contente de lui faire un sourire qui se traduit par « si seulement vous saviez ». Je ne me moque pas.

« Disons seulement que si c'est ce qui leur permet de ne pas tomber en dépression ou de se tirer d'une balle, je suis prête à tolérer certaines excentricités. En revanche, pour ne pas prendre trop de votre temps, je vous propose d'entrer dans le vif du sujet. Les installations informatiques du GCPD sont vétustes. D'un autre âge. Et donc vulnérables au piratage informatique. Vous imaginez bien le problème. »

Oliver m'a assuré que cette jeune femme est non seulement extrêmement douée mais en plus très vive d'esprit. Je lui fais la conversation, oui. Mais ce que je suis en train de lui dire, le plus subtilement possible, c'est qu'on nous écoute. Et je veux savoir QUI. J'aurais bien demandé conseil à Rae mais Felicity est une femme respectable, elle. Elle peut se tenir en société sans avoir l'air complètement hors de son élément. Alors… Je la garde en stand-by. Si vous imaginez les bruits de couloir que ça ferait si on me voyait avec quelqu’un avec un casier… Bref. Je sais que nous sommes écoutés. Est-ce qu’on peut nous voir, je ne sais pas. Mais je sais que je n’utilise plus mon ordi pour les choses importantes. C’est peut-être un peu suspect mais bon. J’essaie de limiter les dégâts. Mais c’est clair qu’il y a un problème avec le système. Mais à qui profite le crime?

« Évidemment, avec les restrictions budgétaires de notre bienveillante administration municipale, je dois tenter de trouver un moyen de moderniser nos infrastructures avec le moins de dépenses possibles. D’où ma décision de faire appel à une spécialiste de votre calibre. Dans le pire des cas, je pigerai à même mes finances pour couvrir les frais pour votre expertise. Il faut toujours se montrer prévoyante. »

Traduction : si tu es capable d’opérer avec notre matériel de merde, tant mieux. Sinon dis-moi discrètement ce qu’il te faut et les Outlaws vont te l’avoir dans l’heure qui vient. Je ne suis pas tout à fait certaine qu’Oliver lui ait vraiment tout dit à propos de nous et je n’ai pas vraiment envie d’entrainer cette femme qui me semble fort sympathique et professionnelle dans un bordel monstre. C’est un peu ma façon de la tester, aussi. Tous les Outlaws ont appris ou apprennent à devoir travailler avec l’imprévu et sur une base sacrément plus régulière qu’on ne le croit. Je me verse une tasse de café et une odeur entêtante de cette boisson face à laquelle je dois faire une addiction se répand dans la pièce. Et pourquoi ne pas compléter avec une roussette française? Maudites soient ces succulentes pâtisseries! Oh et puis merde. Je mange ce que je veux, bon!

« Vous m’avez été chaudement recommandé, mademoiselle Smoak. J’espère vraiment que vous allez pouvoir trouver une solution à ce problème de logistique. Et si c'est faire insulte à votre talent, vous m’en verrez profondément désolée, il va de soi. Ceci étant dit, j’avoue que je ne savais plus vers qui me tourner, je serai bien honnête. Ce n’est pas comme si les programmeurs, techniciens et informaticiens de génie poussaient dans les arbres… »
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MessagePosté le: Sam 2 Avr 2016 - 15:10
Je ramène une mèche de cheveux en arrière tout en fixant Maggie. Lorsque Oliver m'a demandé de venir lui donner un coup de main, je savais déjà que c'était pour régler une petit soucis d'écoute. Il n'y a pas besoin d'avoir un QI au dessus de la normale pour comprendre ce qu'elle me dit. En même temps, vu les vieilles machines dont ils disposent, même un hacker en couche culottes a la capacité de pirater tout le réseau. Je me pince les lèvres et je me lève de ma chaise pour aller jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Je viens que très rarement ici et je comprend vite pour quoi. Les buildings sont trop hauts, le temps est presque toujours maussade et ça se me déprime. En parlant de buildings trop hauts, je fais mon maximum pour ne pas regarder en bas. Si je le fais, je vais faire une crise de panique et ce n'est pas vraiment le moment pour céder à une des mes phobies. Je croise les bras sur ma poitrine et je me tourne vers la commissaire. D'un geste de la tête je lui fais comprendre que j'ai bien compris son message.

- Je suis votre homme ! Enfin je veux dire votre femme... enfin vous m'avez comprise.

Je m'approche du bureau et je sors le matériel nécessaire pour ma petite opération. Je m'installe sur le fauteuil de Maggie sans même lui demander l'autorisation. J'allume son ordinateur et je grimace en entendant le bruit que fait ce dernier au moment de se démarrer.

- Va vraiment falloir que je demande à Oliver de vous dépanner...

Cette remarque est plus pour moi que pour Maggie mais je ne me rend pas vraiment compte que je viens de la dire à voix haute. Mes doigts tapotent sur le bureau en attendant que l'ordinateur se lance enfin. Pendant ce temps, je sors une clef usb de la poche de ma sacoche et je l'agite devant la commissaire, sourire aux lèvres.

- Avec ça, je vais pouvoir faire tout redémarrer sans aucun soucis.

Je n'en dis pas plus, je suis sûre qu'elle a très bien compris ce que je veux lui faire comprendre. Je n'en dis pas plus mais j’attrape un bout de papier et un stylo pour lui griffonner un mot, histoire qu'on ne comprenne pas ce que je compte faire.

"Me montrer pièce serveur svp"

Ce que je compte faire est simple. Une fois que je me serais occupée de l'ordinateur de Maggie, je compte m'occuper du serveur du commissariat pour pouvoir y installer pare-feu etc et ainsi empêcher que ça se produise une nouvelle fois. Avec un peu de chance, je vais peut être même réussir à remonter jusqu'à une possible adresse IP même si je pense bien qu'elle risque de ne pas nous donner grand chose comme information. L'ordinateur a enfin terminé de se lancer et j'insère sans tarder la clef usb. Une fois la chose faite, j’attrape ma tablette et mes doigts se mettent à tapoter sur l'écran de cette dernière.

- Voyons voir ce que tu as dans le ventre...

En peu de temps, je me retrouve à l'intérieur du pc de Maggie. Et je ne peux pas m'empêcher de hausser les sourcils. Avant de dire quelque chose, je désactive le virus permettant de tout écouter. Une fois chose faite, je m'adresse à Maggie sans pour autant me tourner vers elle.

- Celui qui a fait ça est un bon... Seulement ce qu'il ne sait pas encore, c'est que je suis meilleure que lui.

Sourire ravi sur le visage je m'attaque à la suite du programme.

- Depuis quand vous vous êtes rendu compte de ça ?
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MessagePosté le: Sam 2 Avr 2016 - 18:10
Elle est douée. Je l'aime bien cette petite. Enfin. Petite pas si petite. Et aimer mais pas au sens que vous pensez. Je suis mariée et ma femme peut être très possessive quand elle le veut. Disons plutôt apprécier. J'apprécie beaucoup cette petite pas si petite. Je ne sais pas exactement ce qu'elle a fait parce que je ne suis clairement pas de niveau pour me mesurer à elle. Chose certaine, déjà, mon ordinateur se met à faire moins de bruit et je jurerais qu'il est plus rapide. Je regarde l'ordinateur puis je la regarde, une fois, deux fois, trois fois avant de laisser paraître un grand sourire. Et moi qui avait abandonné tout espoir de voir cette antiquité fonctionner un jour avec sa vitesse d'antan. Bon, on me dira que ce n'est pas tellement plus mais… C'est toujours un gain. Sa question en tout cas, me fait ricaner. Comment j'ai su, au juste? Et bien…

 « C'est plutôt amusant comme histoire, en fait.J'ai dit à voix haute un jour dans mon bureau que j'étais sacrément tentée par un sandwich viande fumée d'un de mes restaurants préféré. N'ayant pas le temps de manger en dehors du bureau la plupart du temps, je me le suis fait livrer. Jusque là, c'est plutôt anodin, non? Pas tant que ça en fait. Parce que de un, quand on me livre, c'est toujours selon les mêmes délais.

Entre cinq et sept minutes, sans faute. Toutes les fois depuis plus de trois ans. Et là? On était rendu à quinze minutes bien comptées. Du coup j'appelle le restaurant qui me dit qu'ils n'ont jamais reçu ma commande… Mais un de leur livreur est là avec une commande à mon nom. Je lui ai offert un bracelet de l'amitié. Double. En métal. Une belle paire de menottes. Le sandwich? Empoisonné. Le mec? Un faux livreur.

Je ne crois pas au hasard ou aux coïncidences. Alors j'ai fait des tests. Des mots de passe devenus inopérants. Des réflexions à voix haute sur des interventions possibles. Et pas que dans mon bureau. Un peu partout dans le bâtiment. Mon ordinateur est le plus durement touché en revanche. Il y a trop de choses qui se disent dans les bureaux réguliers pour faire transiter discrètement un paquet de fichiers audio. »


Ce genre de choses n'arrive qu'à moi, on dirait. Mais en même temps j'ai choisi de devenir flic. Je suis habituée au danger. Mais je dois avouer que certains sont foutrement créatifs pour tenter de me butter. Un tentative d'assassinat au sandwich piégé, c'est nouveau ça. Enfin, à l'époque ça l'était. Je ne sais pas quel « tour de magie » elle a mit en place pour ne pas faire paniquer notre fouineur mais j'espère qu'on va le coincer. Je veux savoir pour qui il travaille. Elle peut bien s'asseoir dans mon fauteuil si c'est pour faire un travail aussi excellent. Pour, c'est facile. Pour moi, pas du tout. Comme elle aurait sans doute beaucoup de mal à s'en sortir avec l'équipement anti-émeute si elle devait un jour s'en servir. Moi? Donnez moi une matraque et un bouclier et je suis une forteresse sur pattes. À chacun ses forces et ses faiblesses, c'est ce que je dis.

Enfin bon. Direction la salle des serveurs. Évidemment, restrictions budgétaires obligent, c'est un fourneau cette pièce. L'aération laisse profondément à désirer. J'ai argumenté à plus d'une reprise sur les effets néfastes d'une telle pièce mal climatisée mais… On ne m'écoute pas quand je parle. C'est un grand classique.Je lui offrirais bien un ventilateur portable pour rendre ce périple moins désagréable mais ça aussi, on se fait refuser d'avoir de quoi rendre les conditions de travail plus agréables pour le personnel. À la mairie, en revanche, c'est le luxe du luxe. Je ne vais pas m'étendre sur les aberrations et les idioties de nos élus municipaux. Je vais faire mon possible pour faire le plus avec… Le moins, au fond. Je suis rendue championne là-dedans. Et puis bon je ne vais pas non plus abuser de la fortune de ma femme pour régler nos problèmes de budget, quand même.


 « Bienvenue au sauna. Pas besoin de t'expliquer pourquoi on l'appelle comme ça. Tu voulais la salle des des serveurs, nous y voilà. En revanche, je ne peux pas vraiment t'en dire plus sur qui est en charge de la maintenance parce que, comme tu t'en doutes, ils ont tout donné au privé.Alors il faudrait contacter la compagnie qui va sans doute nous dire qu'ils sont innocents, se plaindre au conseil de ville, etc., etc. »
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MessagePosté le: Lun 4 Avr 2016 - 10:26
Assise dans le fauteuil de Maggie, je continue de tapoter sur ma tablette et de farfouiller dans les entrailles de son pc pour voir si il y autre chose qui me semble suspect. En tout cas, le mec qui a fait ça, savait très bien ce qu'il faisait. Je me pince les lèvres, concentrée. Mes yeux parcourent les algorithmes informatiques en long, en large et en travers alors que la commissaire me raconte comment elle s'est rendue compte de tout ça. Ces mecs ne manquent vraiment pas d'imagination mais là, je dois avouer que le coup du sandwich je me serais faite avoir. Je me tourne vers elle alors que je laisse ma tablette scanner le pc. Je fixe Maggie, les yeux grand ouverts.

- Ces mecs ne manquent pas d'imagination. Inutile de vous demander si vous avez des ennemis vu votre travail.

Effectivement, ça serait une question plus qu'inutile. D'après ce que je sais, Maggie est une très bonne flic et elle fait parfaitement bien son travail. Il me semble donc logique que des ennemis, elle en ait à chaque coin de rue. Ma tablette bipe, signalant qu'elle vient de finir l'analyse. Je fais pivoter le fauteuil et je regarde l'écran de cette dernière avant de pousser un cri de joie.

- Bingo ! Je t'ai trouvé !

Un sourire jusqu'aux oreilles habille mon visage et j'ai les yeux qui pétillent, comme ceux d'un gamin qui vient de découvrir ses cadeaux un matin de Noel. Certains hommes disent qu'il faut mettre le paquet pour faire plaisir à une femme, moi j'ai tendance à leur répondre qu'il me faut juste un bon virus à débusquer pour que je sois heureuse. Je me frotte les mains, fière de mon coup, avant de reprendre mes manipulations.

- Je peux déjà vous dire une chose, le type qui veut votre mort a fait venir quelqu'un ici. Ce virus a été installé directement dans le réseau du commissariat et on ne peut le faire que depuis le bâtiment...

Je me lève du fauteuil avant d'attraper ma tablette et ma clef usb. Je me tourne vers Maggie, peut être qu'elle se souvient de quelque chose. On se met alors en route vers la pièce où se trouvent les serveurs. La petite remarque sur la chaleur dans la pièce me fait sourire. Cette chaleur ne me dérange pas, elle ne m'empêche pas de faire mon travail. Je retire simplement la veste de mon tailleur et en quelques secondes, d'un simple coup d'oeil je trouve l'endroit qui m'intéresse dans la pièce. Sans même demander à Maggie, je lui donne ma veste avant d'aller m'agenouiller devant une des grosses machines.

- Inutile de leur demander, ce ne sont pas eux. Ce sont de simples informaticiens et ce que cette personne a fait, c'est du pur génie informatique. Sans vouloir me vanter, je pense que vous avez bien fait de faire appel à moi.

Sans attendre, je branche ma clef et j'active ma tablette. Il me faut un peu plus de temps que pour le pc, mais j'arrive sans soucis à rentrer dans le serveur et ce que j'y vois me laisse perplexe. Des logiciels espions partout, un vrai nid à fouines. Je me tourne vers Maggie.

- Finalement, je veux bien un café. Ça va prendre un peu plus de temps que prévu.

Je n'écoute même pas sa réponse. Je retire mes escarpins et je m'assois à même le sol pour être plus à l'aise. Si j'avais su, j'aurais mis un pantalon aujourd'hui.
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MessagePosté le: Lun 4 Avr 2016 - 17:18
Bon bah… La demoiselle ultra classe vient de s’asseoir comme ça, par terre, sans siège ni rien. Je dirais que rendu là elle n’est pas amoureuse de son travail, elle a des relations charnelles avec. Cet ensemble qu’elle porte ne doit pas être donné en plus. Et comme je me dis que l’enfoiré qui a fait le coup pourrait se rendre compte que son travail est en train d’être défait et qu’il pourrait vouloir régler le problème à la source (les gens sont prodigieusement cons alors…), je fais poster un flic à l’entrée de la salle des serveurs. En fait, je suis entrée dans la pièce principale et j’ai dit : « Bon, qui aimerait avoir une tasse de café provenant de ma réserve personnelle? » C’est tout juste s’ils ne se sont pas marchés dessus pour se ruer vers moi en se désignant volontaires. Pour la petite histoire sur mon café, ça vaut le coup d’être entendu.

Kate est venue un jour au commissariat. C’était un peu avant que je ne parvienne à obtenir des fonds pour améliorer le café et la cafétéria, en fait. Et bon, pour être poli, comme j’étais en réunion, un de mes subordonnés lui a offert une tasse de café. J’ai été accueillie en sortant de la réunion par une Kate au teint verdâtre et nauséeux qui me pousse et qui court vomir aux toilettes. À sa défense, il faut dire que c’était probablement le pire café au monde cette merde et que suite à ça, la femme de ma vie m’a offert une trousse de survie remplie des meilleurs cafés au monde. Oui, on a amélioré les choses depuis mais mon café est toujours le meilleur. Alors si j’en offre une tasse, ils vont se battre pour l’avoir. Finalement, je choisis un homme de confiance, formé par Jim Gordon et qui a servi sous mes ordres directs pendant quelques opérations. William Perkins, un policier loyal et intègre. Il la mérite sa tasse de café, c’est moi qui vous le dit.

En attendant, je retourne à mon bureau chercher les beignes, le café et une bouteille d’eau de mon mini frigo juste au cas où. En revenant vers la salle des serveurs, Perkins me dit qu’elle est vraiment bizarre cette femme, qu’elle parle aux machines comme si c’était des personnes… Je lui fais remarquer qu’entre le génie et la folie il n’y a qu’un pas avant de lui mettre une tasse de café dans les mains qui lui fera oublier toutes ses inquiétudes. Je retourne auprès de Felicity qui est exactement là où je l’ai laissé : en pleine bataille virtuelle avec je ne sais combien de virus. Il faudra vraiment que je remercie Oliver de m’avoir recommandé cette jeune femme. Indigo et Razor protègent nos systèmes à la base. Pour le moment ces systèmes reposent entre les mains de Felicity Smoak. Ce n’est pas l’honneur du siècle mais c’est quand même toute une responsabilité.


« Alors, vous vous en sortez? Je dois avouer que je me dis parfois que nos forces de l’ordre sont complètement dépassées par cette nouvelle génération de délits : les cybercrimes. Je dis ça comme ça mais… Vous êtes bonne pédagogue? Parce qu’il va vraiment falloir que quelqu’un enseigne à tous ces flics comment se servir correctement d’un ordinateur et surtout comment être plus réactif en cas de pépin.

Je dis ça parce qu’on ne va pas se leurrer : z’êtes vachement balèze. Et je dis ça pour vous mais vous voudriez pas un coussin? C’est une salle de serveurs, pas un plancher avec tapis donc ça doit être raide pour le postérieur. Tant qu’à travailler, autant le faire dans des conditions décentes non? On est civilisés ici, quoi qu’en dise les médias. Perkins? Tu peux envoyer Johnson récupérer un des coussins dans la salle d’attente s’il te plait? »
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MessagePosté le: Mar 12 Avr 2016 - 17:05
Assise par terre, je pianote à grande vitesse sur l'écran de ma tablette. Je ne me préoccupe même plus de ce qui m'entoure ni même de Maggie. Le type qui a foutu ça ici a fait du on boulot et si je perd trop de temps à retirer un de ses virus, un autre vient prendre sa place quasiment instantanément. L'informatique c'est un jeu de patience et même si je peux me vantr d'en avoir, j'avoue que là, en à peine 3 minutes, ce virus commence déjà à jouer avec mes nerfs. Le regard fix sur l'écran, je souffle pour retirer une mèche de cheveux qui vient de tomber devant mes yeux. Derrière moi, je sens le regard de la commissaire détailler le moindre de mes gestes mais je ne bouge pas, je ne réagis pas. Ça ne me pose pas de soucis qu'on regarde ce que je fais, tant qu'on ne me dit pas ce que je dois faire. Après tout, le génie de l'informatique dans cette pièce c'est moi et personne d'autre.

Maggie ne tarde pas à me demander si je m'en sors. Je ne me tourne pas vers elle mais je lui répond tout en continuant de pianoter sur la tablette.

- Je vais le prendre à son propre piège... On va voir qui est le plus malin...

Ces mots sont plus pour moi que pour Maggie mais ça répond à sa question. Lorsqu'elle me demande si je suis bon pédagogue, je me tourne vers elle, sourire sur le visage.

- Oh, moi je vais survire, mais concernant vos hommes, je ne sais pas si ils vont être capables de me suivre 5 minutes.

Mes yeux se reposent sur la tablette et je continue mes manipulations. Au bout de quelques minutes, je pousse un cri de joie. Je viens de détruire un premier virus et je sais maintenant que le reste n'est plus qu'une question de temps. Je me pince les lèvres, concentrée sur ma tâche. A nouveau, Maggie prend la parole en me demandant si je n'ai pas envie d'un coussin pour pouvoir m'installer un peu plus confortablement. Je hoche la tête mais sans rien dire. Je ne fais même pas attention à ce qu'elle dit à un de ses hommes. Il ne me faut pas longtemps pour détruire un nouveau logiciel et là, j'ai du mal à croire ce que je vois. Je vérifie même plusieurs fois avant de me tourner vers Maggie pour lui dire ce que je viens de trouver. Je lui fais signe de s'approcher avant de lui murmurer quelque chose.

- Celui qui a fait ça... il travaille ici...

Comme quoi, tout ses hommes ne sont pas des billes en informatique. Il y en a au moins un dans le tas qui est plus doué que ses collègues.

- Vous venez pas de me dire qu'ils ne savent pas se servir d'un pc ?

La situation aurait très bien pu être marrante si les choses se passaient différemment, mais là, je me dis qu'il est sûrement préférable que je ne ris pas de la situation.
[HJ: Désolée pour le retard, j'ai eu un soucis avec mon pc =/]
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MessagePosté le: Mar 12 Avr 2016 - 19:07
Je fronce les sourcils. Comment ça l’enfoiré qui a fait ça bosse pour moi? Bon je ne dis pas que tous mes flics sont nuls en informatique, ce n’est pas exactement ce que j’ai affirmé mais la plupart, avec des systèmes aussi désuets, peinent à accomplir leur boulot. Il n’est pas exclu qu’il y ait un petit malin doublé d’un pourri dans le lot. Ce n’est pas impossible. Et quand je lui mettrai la main au collet je me chargerai personnellement de l’étrangler. Comment ça trop brutal? Ce salopard a mis nos systèmes en danger et il a essayé de me tuer. Ou de me faire tuer. Alors ce n’est que lui rendre la monnaie de sa pièce, tout simplement. Je ne vous pas où est le problème d’un bon vieux œil pour œil dent pour dent. La loi de la jungle c’est encore, en théorie, la toute première des lois en existence. Au lieu d’exploser de colère, je lâche un mot. Un seul. Qui.

Je veux savoir qui est responsable et si possible pour qui il travaille. Plus j’aurais de cartes en main avant de l’interroger, mieux ce sera. Je sais très bien qu’en tant que flic, il faut s’attendre à avoir des fruits pourris dans son panier. Cependant, le GCPD Central a toujours été ma fierté. C’est ici que nous avons les éléments les plus loyaux qui soient. Je pensais sincèrement que c’était encore le cas, que la corruption de nos forces avait été plus ou moins limitée à nos installations en périphérie mais… Il semblerait que non. Le cœur a été touché. Et je compte faire toute une purge, je peux vous le garantir. S’il a agi seul, tant mieux. S’ils sont plusieurs à être impliqués… Ils vont tous tomber comme un château de cartes. Je ne vais pas les rater. Ça c’est une certitude. Je vais faire un bel exemple qui servira de mise en garde à ceux qui voudraient s’y risquer à l’avenir.

La question maintenant c’est comment appréhender ce salopard. S’il est moindrement à ses affaires, il SAIT que son travail a été défait. S’il est encore sur place, jamais je ne croirai qu’il va être assez con pour tenter de fuir. De toute façon, il peut bien essayer : j’ai avisé discrètement le MCU de surveiller les accès et de ne laisser personne sortir. Je sais que ce traitre n’est pas au MCU. Gordon et moi avons trié personnellement chaque candidat. Ce qui veut dire que c’est probablement un vestige de notre ancien commissaire. Un pourri qui aura passé entre les mailles du filet. La question à se poser maintenant c’est que pourrait-il faire pour essayer de se monnayer un échange. Les gens agissent de façon irrationnelle quand la guillotine menace de leur sectionner le cou. Et dans le cas de notre traitre, il doit suer des hectolitres au strict minimum.


« On comment on le chope ce salaud? Il va savoir que t’as bousillé son plan. Il ne peut pas fuir, j’ai des gens qui surveillent physiquement les points d’accès. Du coup, est-ce qu’il pourrait faire un sale tour depuis son poste? En partant du principe qu’il a utilisé son propre poste. Je suis ouverte aux suggestions. À moins que je ne lui tende un piège. C’est risqué mais ça peut le faire. Si t’es volontaire, bien sûr. Écoutes bien.

J’annonce que le GCPD Central est sous quarantaine le temps de neutraliser une attaque informatique et qu’on cherche physiquement le traitre. C’est grand le GCPD Central. Du coup on fait mine de ne pas surveiller trop trop la salle des serveurs, le traitre essaie de t’éliminer et surprise, le piège se déclenche et on le choppe. Les gens sont cons. Un type qui n’a pas pensé à un plan B est un abruti et de ce que tu me dis, il n’en avait pas… »
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MessagePosté le: Ven 15 Avr 2016 - 18:06
Alors, vu la tête et l'expression qui s'affiche sur le visage de la commissaire, je comprend assez vite qu'elle ne s'attendait pas du tout à ce que je lui sorte une information comme ça. Je grimace et je souffle sur mèche qui vient de tomber devant mes lunettes. Je ne fais plus aucun commentaire, je la laisse encaisser l'information et je continue mes manipulations. J'ai bon espoir en ce qui concerne la découverte de l'identité du hacker mais là encore, je ne dis rien, je garde ça pour moi. Près de moi, du coin de l'oeil, j'observe Maggie qui semble à deux doigts de vouloir cogner le premier qui va se présenter et franchement, je n'ai pas envie que ce soit moi qui trinque.

Les yeux baissés sur l'écran de ma tablette, je souris une nouvelle fois quand je réussis à désactiver un énième virus. Je relève la tête quand j'entend la voix de Maggie. Elle veut attraper le mec qui a fait ça, mais je ne suis pas vraiment d'accord avec le plan qu'elle veut mettre sur pieds. Je me lève et je me tourne vers elle, l'air sérieux.

- Ne faites pas d'annonce. Ce n'est pas la peine. Je veux dire, il est déjà au courant que je suis en train de réduire son plan à néant...

Je plisse les yeux quelques secondes avant de remonter les lunettes sur mon nez. Ce que je vais dire ne va pas plaire à Maggie, mais tant pis.

- Vous et vos hommes devez quitter le secteur des serveurs... Il va venir vérifier ce qui cloche, j'en suis sûre.

Avec ma méthode, on a plus de chances de l’attraper sans qu'il ne se pose trop de questions. Une fois qu'il sera ici et qu'il commencera à devenir trop insistant, je ferais appel à la commissaire pour qu'elle l'arrête.

- Il ne me connaît pas, il n'aura pas peur de moi et il sera beaucoup moins méfiant que si vous faites une annonce...

Comme l'a dit Maggie, le bâtiment est grand et vu ses talents, je suis sûre qu'il va réussir à s'échapper si jamais il entend ce genre d'annonce.
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MessagePosté le: Ven 15 Avr 2016 - 19:37
Mouais. Si elle veut risquer sa peau, soit. Mais si elle se fait trouer la peau, je n’endosse pas la responsabilité. Je veux dire, si c’était mon plan, ok. C’est MON plan. Donc j’assume les risques allant avec. Mais là c’est SON plan donc ELLE assume les risques. On verra bien ce que ça donne dans le grand ordre des choses. Je fais signe à mon agent de retourner à son poste. Tant qu’à arrêter un pourri, je vais le faire moi-même. J’annonce que je retourne à mon propre bureau (sait-on jamais si le traitre traine dans le coin) et je lance à distance un petit enregistrement que j’ai mis au point avec des gens considérablement plus calés que moi en matière de technologie. Essentiellement, se basant sur ma façon de mener mes journées, un programme imite les bruits de mon quotidien, y compris mes hurlements colériques. Classe, non? Bah si.

Et comme mon bureau est toujours fermé, personne ne va entrer pour vérifier. Je suis donc en embuscade pas bien loin. Si cet enfoiré veut jouer au plus malin, je vais le démolir personnellement et s’il résiste je lui colle une balle dans chaque genou pour lui apprendre à faire le malin. Je ne suis pas du genre à m’emmerder avec les salopards qui se croient au-dessus des lois. Je pourrais descendre un criminel dans le hall du GCPD Central et tout le monde dirait que c’est l’autre qui m’a attaqué. J’exagère un peu mais avec ce qu’on se trimballe comme clientèle, parfois, mieux vaut invoquer résistance à arrestation que de courir après les avocats. Je veux dire, ce n’est pas comme si le Joker était du genre à être fair play quand on l’arrête. Depuis que je lui ai collé cinq balles dans le torse, je me sens beaucoup plus motivée à leur rendre la monnaie de leur pièce.

Mais je m’égare. Nous parlons ici d’un traitre et je suppose d’un méchant sans trop d’envergure. S’il était vraiment intelligent, il ne se serait pas attaqué au lieu où il travaille et il aurait pensé à un plan B. Là il n’y a pas de plan B parce que si c’était le cas, il aurait agi depuis un moment déjà. Je me demande bien qui c’est. Je suis presque curieuse de le découvrir. Et considérant qu’en ce moment j’ai des envies de meurtre, ça tiens pratiquement du prodige tiens… Patience Maggie. Tu vas l’avoir ce salaud. Justement, j’entends un échange de voix entre Felicity et le traitre. Je suis cachée dans un tout petit local de maintenance, juste à côté. Comme de fait, il commence à se montrer insistant et comme il fait dos à la porte, je m’approche tout doucement, silencieusement. Quand il menace Felicity de son arme, je passe à l’action. Une vraie guerrière, voilà ce que je suis.

Le temps de dire « GCPD » le mec est sur le cul, désarmé, une épaule disloquée et en train de chialer comme une merde. Girl Power! Tu vas voir mon grand que ton calvaire ne fait que commencer. Il me regarde avec de grands yeux, sachant foutrement qu’il est dans la merde. Neil Errington. Un proche cousin de Randolph Errington, une des pires pourritures de la mairie. L’influence de ton oncle ne te sauvera pas le cul mon mignon. Tu es à moi et je vais t’en faire baver. Tous les avocats de cette ville ne seront pas suffisants pour te faire libérer. Bien jouer, madame l’informaticienne. Cette petite merde, ça fait un sacré moment que je cherche un moyen de m’en débarrasser. Si je n’étais pas mariée, je l’embrasserais là, maintenant, tout de suite, la Felicity. Mais je suis mariée et Kate me tuerait si elle savait. Ce serait tout aussi réciproque si c’était son cas.


« Neil Errington… Espèce de sale petite merde puante qui pète plus haut que le trou. Alors comme ça, on se la joue pirate informatique sur les heures de bureau? Madame Smoak, vous venez de me donner un cadeau de Noël en avance. Et tu pensais faire quoi, abruti, abattre une civile en plein QG du GCPD? Ou tu comptais en plus abuser physiquement d’elle dans un de nos locaux. Sois sans craintes mon gaillard : tu vas les voir de très près nos cellules… »
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MessagePosté le: Lun 18 Avr 2016 - 14:03
Si Oliver entend ce que je viens de dire, je suis quasiment sûre que je vais me faire engueuler. Il n'aime pas que je prenne des risques inutiles et là, avec cette histoire, c'est complètement ce que je suis en train de faire. D'accord, ce n'est pas comme si je suis seule, il y a Maggie et ses collègues mais pour moi qui suis plus habituée à rester derrière mon ordinateur, cette petite dose d'adrénaline a quelque chose de grisant et je dois bien m'avouer que ça a quelque chose de plaisant. Une fois que Maggie a pris connaissance de ce que je compte faire pour piéger leur hacker, je me rend compte que si le mec est armé, les choses peuvent mal tourner.

Je ne me rend pas compte que Maggie a quitté la pièce. Ce n'est que quand je me retourne pour lui dire, pour la prier de ne pas s'éloigner de trop que je vois que je suis à présent toute seule dans la salle des serveurs. Je retourne donc à ma tâche tout en essayant de penser à autre chose qu'à ce mec qui peut très bien être un fou furieux.

- Okay Felicity... On se concentre... Ce type est un hacker, pas un tueur en série.

En tout cas, je prie très fort pour qu'il soit doué seulement avec les ordinateurs et pas dans le dépeçage de corps humain. Je me racle la gorge pour me remettre les idées en place et je poursuis ce pour quoi je suis venue ici. Je commence tout juste à me calmer quand je sens la présence de quelqu'un juste derrière moi. Je fais comme si de rien était et je continue quand une voix grave m'arrive aux oreilles et me fait frissonner.

- Vous faites quoi là ?

Je me redresse et je me tourne vers l'inconnu. Je ne lâche pas ma tablette et je reste en place, entre les serveurs et lui, même si je sais que si il veut passer, ce n'est pas moi qui vais pouvoir l'en empêcher.

- Je met de l'ordre dans vos affaires monsieur. Monsieur comment d'ailleurs ?

A ce moment là, je fais la maline, mais lorsque je le vois pointer son arme sur moi, je suis à deux doigts de tout lâcher pour sortir de là en courant. Je fais un pas en arrière et je heurte le serveur. Prise au piège au milieu des serveurs... quelle ironie. Derrière le type, j'aperçois Maggie et lorsque cette dernière entre enfin en action, je ne peux pas m'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Je la laisse faire son petit numéro et une fois qu'elle a remis le fameux Neil à ses collègues, je me sens un peu plus sereine.

- Pfiou la prochaine fois j'y réfléchirais  deux fois avant de proposer ce genre de plan.

Je tapote quelques trucs sur ma tablette et je me tourne vers la commissaire, fière de moi.

- Et voilà le travail. Vos serveurs sont sécurisés et croyez moi, le seul moyen de les pirater c'est d'être meilleur que moi et sans vouloir me vanter, je ne crois pas que ça existe.

Sourire aux lèvres, je remonte mes lunettes.
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MessagePosté le: Lun 18 Avr 2016 - 14:56
« De ça je ne serais pas certaine madame Smoak. J’ai des… Comment dire… Alliées un peu spéciaux qui se feraient une joie de vous montrer qu’elles peuvent prétendre au titre également. Une plus que l’autre d’ailleurs. Oliver a dû vous en glisser un mot d’ailleurs. En tout cas, ce petit test m’a convaincu. Votre candidature est acceptée et j’ai bien hâte de vous voir sur le terrain. »

Maggie, peux-tu être plus cryptique? Oui je pourrais mais je lui confirme que maintenant elle est des nôtres. Elle fait partie des Outlaws. Quand Oliver m’a parlé de cette jeune femme, je lui ai dit que je lui faisais confiance. Donc, il fallait que je la teste… Ce que je viens de faire. Rien de tout ceci est un coup monté. C’était une vraie situation avec un vrai problème. Le seul paramètre sous mon contrôle c’est que moi, je pouvais envoyer le SWAT pour la protéger en cas de pépin. Mais la menace était bien réelle et botter le cul de cet enfoiré de Neil Errington, c’était vraiment, vraiment, vraiment très plaisant. Et je peux bien dire ce que je veux : je porte sur moi un petit gadget offert par… Je ne peux pas dire son nom ici mais qui me permet d’avoir ce genre de conversations quand il n’y a pas d’oreilles indiscrètes pour le moment.

Ce gadget est un brouilleur hautement sophistiqué. Et des petits malins il n’y en a pas parce que le GCPD Central est bien trop occupé à parler du coup de cochon de ce salaud d’Errington. J’invite Felicity à me suivre, nous retournons vers mon bureau. Je vais l’amener dans une installation des Outlaws qui se trouve sous le GCPD Central. Un cadeau de ma femme. C’est toujours classe les passages secrets et le reste parce que bon, il me fallait bien un moyen de quitter mon bureau et d’y revenir en toute discrétion. Les opérations des Outlaws ne vont pas se commander toutes seules. C’est un fait connu que je suis à la tête de l’Initiative GCU, autorisée par le gouvernement fédéral. Sur le papier, je travaille avec les services de police de notre pays pour les améliorer et développer une force d’élite pour traquer les menaces nécessitant plus de muscles que le SWAT.

Les Outlaws, en revanche? Personne n’est au courant sauf… Les Outlaws. Et une poignée de personnes à Washington D.C., évidemment. Une fois que nous empruntons l’ascenseur caché, le décor change du tout au tout. Adieu ressources désuètes du GCPD, bienvenue dans le futur. Considérant que les Outlaws utilisent du matériel technologique de pointe (fourni à leur insu par de nombreuses compagnies high tech), Felicity va se sentir beaucoup plus dans son élément. On ne travaille pas avec n’importe quoi, nous. Et si elle n’a pas les yeux qui brillent comme ceux d’un gamin le jour de Noël, c’est qu’elle est de mauvaise foi. Nous finissons dans mon bureau, avec des écrans tactiles et de quoi faire passer ce qu’on voit dans les séries policières pour des dactylos poussiéreuses. Je l’invite à s’asseoir. Bienvenue dans mon monde, Felicity Smoak…


« Bienvenue chez les Outlaws, mademoiselle Smoak. En fait on va laisser tomber les formalités. Tu m’appelles Maggie, Mags, chef ou boss. Au choix. Et ici on se tutoie. Je suis peut-être la patronne mais je vais sur le terrain comme le reste des troupes. Le plus souvent possible. Ça fait enrager ma femme et ma fille mais ça c’est un autre débat entièrement. Je suppose que tu as des questions alors… Vas-y je t’écouter. »
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MessagePosté le: Ven 29 Avr 2016 - 23:17
J'hausse un sourcil quand Maggie me parle d'une ou plusieurs personnes qui seraient capables de me battre au jeu de l'informatique et je dois bien avouer que sur le coup, je me sens piquer dans mon ego. Je ne dis rien et j'ai un peu de mal à comprendre quand elle me dit que ma candidature est acceptée. Je me souviens que Oliver m'a vaguement parlé de quelque chose, d'une petite structure un peu particulière mais je n'en sais pas plus et avec tout ça, ma curiosité vient d'être titillée. Je suis assez impatiente de connaître la suite et la tournure que prend se soit disant rendez-vous est en train d'avoir raison de moi. La pipelette que je suis se garde bien de dire ce qu'elle pense de tout ça et je me contente de suivre Maggie jusqu'à son bureau.

Une fois la porte franchie et refermée, la commissaire peut lire dans mon regard que je suis plus qu'impatiente de connaître la suite des événements. J'ai envie de savoir dans quoi je me suis engagée et surtout pourquoi elle m'a dit que ma candidature est acceptée. Je m'apprête à lui demander ce qu'elle attend de moi quand je vois un passage secret s'ouvrir directement dans son bureau. La bouche grand ouverte, incrédule, j'assiste à la scène sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. En fait, même si les supers héros ça me connaît, je ne sais pas si je dois partir de se bureau en courant ou alors si je dois suivre Maggie je ne sais où... Mon coeur me dit de suivre mais mon cerveau, pourtant très intelligent, m'ordonne de fuir. Debout sans bouger, à fixer l'ouverture dans le bureau je pousse un long soupir qui en dit assez sur mon état d'esprit actuel. Je déglutis et je décide donc de suivre Maggie dans les entrailles de la terre ou plutôt du GCPD Central de Gotham.

- Dites, vous n'allez pas m'enlever ou me faire des choses bizarres hein ?

Le bruit de nos pas résonnent alors que nous descendons les escaliers. J'essaye de me rassurer, de me dire que Maggie est quelqu'un de bien et que Oliver ne traînerait jamais avec des fous furieux, mais rien ne m'aide, surtout pas le silence de la commissaire qui a l'air plutôt pressée de me montrer sa grotte secrète.

Au bout de plusieurs minutes que je trouve interminables, on arrive enfin dans une grande pièce mais quand je dis grande, le mot ne suffit pas. Je jette un rapide coup d'oeil et je suis inévitablement attirée par le matériel haute technologie qui décore la pièce avec goût. Je ne peux pas retenir un cri limite hystérique quand je repère les machines.

- Va falloir m'expliquer pourquoi vous n'avez pas ces beaux bébés en haut.

J'essaye de ne pas virer complètement folle mais c'est plus fort que moi. Quand il y a de la bonne machinerie, je perd mes moyens et je peux vite devenir gaga. Mon attention est déviée par Maggie qui m'invite à m'asseoir face à elle. C'est avec soin que j'écoute ce qu'elle me dit et quand elle prononce le nom de cette fameuse confrérie, je ne peux pas m'empêcher de pousser une exclamation.

- Alors c'est ça les Outlaws !!! Je sais enfin de quoi Oliver et Speedy parlent.

J'affiche un sourire et je remonte mes lunettes avant de reprendre mon sérieux.

- Commissaire.. Euh Maggie.... Boss ! En quoi ça consiste exactement les Outlaws ?
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 0:47
Ils ont tous la même réaction à un moment ou à un autre, les futurs Outlaws. Ils voient quelque chose qui les intéresse, qui pique leur intérêt et ils se rendent compte que mazette, ils ont bien fait de s’engager. Armurerie, équipement de haute technologie voire le mini bar, tout le monde y trouve son compte. Cette équipe a été conçue dans un seul but : fournir aux meilleurs spécialistes le meilleur matériel. Quand vous entrez en guerre avec le crime, vous devez vous arranger pour avoir le plus d’avance possible sur vos adversaires qui un, ne jouent pas dans les règles et deux, trouvent le moyen d’être particulièrement vicelards. C’est parfois hallucinant. Pourquoi risquer la vie de mes agents inutilement pour des questions de budget? Quand vous avez la bénédiction du gouvernement ainsi que des alliés puissants et riches (dont ma femme)…

Vous ne vous en privez pas. Je veux que le monde soit plus sain. Plus sécuritaire. Peu m’importe si le criminel est un politicien pourri ou un psychopathe. Je veux que quand mes gars débarquent pour le chopper ce soit « game over » pour l’enfoiré avant même de débarquer de la voiture. Je veux des gens de talent. Je veux des gens exceptionnels. Je recrute ceux qui sont de vrais diamants bruts, non taillés et qui méritent d’avoir toute une chance. Que voulez-vous. Je suis un peu sentimentale sur ce point. Moi je crois que parfois, il faut savoir regarder au-delà du passif criminel pour voir ce qui peut servir le bien du plus grand nombre et notre système de justice… Même si la justice des Outlaws est élastique et variable. Que voulez-vous. Il faut savoir s’adapter aux zones grises de la loi et savoir en tirer profit pour mieux triompher de votre gibier. Et quel gibier!


« Ces beaux bébés ne sont pas en haut parce que ce que tu vois ici appartient aux Outlaws et accessoirement au département de la sécurité intérieure. Ce qui se trouve dans le commissariat a été fourni par l’administration corrompue de cette ville pourrie et je préfère encore me faire poser une paire de couilles pour qu’on me les cloue sur une porte que de laisser ce matos entre les mains de ces enfoirés de la mairie.

Les Outlaws, maintenant. Nés de l’Initiative GCU, créée par moi, les Outlaws sont une unité d’élite mandatée par le gouvernement fédéral pour traquer et éliminer le crime avec toute la force nécessaire, létale ou non. Notre mandat est très vaste et nos missions dignes de films d’action. C’est bien payé mais aussi dangereux car c’est rare que nos adversaires soient des tendres. Évidemment, nous avons besoin de spécialistes. »


Je lui jette un regard insistant. Et oui ma grande c’est de toi dont je parle! Tu as l’étoffe pour faire partie du groupe et en plus, tu peux opérer légalement, là où une partie de mes agents ne peut pas. Et puis tu connais déjà deux des nôtres alors ce n’est pas comme si tu vas te ramasser en terrain inconnu. Et le plus beau de tout? Elle peut continuer à mener sa vie tranquille, jusqu’à ce qu’on l’appelle pour une mission. Vous pensez vraiment que je séquestre mes agents en attendant que le clairon sonne? Allons donc. Ces gens ont des vies et ce serait franchement con de jouer à l’armée et de tuer le potentiel de ces messieurs dames. Ce sont des artistes et les artistes ont besoin de liberté pour créer. Certains artistes, comme John, en revanche, prennent un peu trop de liberté à mon goût et… Bon allez, va le regarder l’ordinateur ou tu vas exploser sur place d’excitation…
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 15:25
J'écoute Maggie qui me parle des Outlaws et de ce qu'ils font mais je ne peux pas m'empêcher de jeter des coups d'oeil vers les ordinateurs dernière génération qu'ils ont à leur disposition. J'ai une envie folle d'aller y jeter un coup d'oeil et ça doit se voir parce que je suis comme une puce sur ma chaise. Je me tourne vers Maggie et je hausse les épaules.

- Le danger, je m'y suis un peu habituée en fait... En travaillant pour Green Arrow, on va dire que je ne me suis pas fait que des amis.

Je souris et je pose mes mains à plat sur le bureau de la "Boss".

- Si vous cherchez une spécialiste en informatique je suis votre homme enfin votre femme... euh la personne qu'il vous faut !

Je marque un temps de pause, je souffle et je reprend avant de passer pour une hystérique.

- Par contre, si ce n'est pas ce que vous voulez, ça sera sans moi. Ne comptez pas sur moi pour aller botter les derrières de tout ces petits vilains.

J'ai déjà donné avec Oliver et je dois dire que même si j'aime avoir des poussées d'adrénaline, le terrain ce n'est pas quelque chose que j'affectionne. Je préfère laisser ça aux gens qui sont taillés pour et qui n'ont pas peur de foncer dans le tas quand il le faut. Moi, je suis plus heureuse derrière mes ordinateurs et à la surveillance.

- SI je bosse pour vous, ça va changer quoi pour moi ? Enfin je veux dire à part un bon salaire etc...

Et puis il faut que je réfléchisse au côté Oliver. Est ce qu'il va être d'accord que je rejoigne sa secte ? Le connaissant, je suis sûre qu'il va me faire une crise. Je souris intérieurement en me disant que comme d'habitude, j'allais avoir raison de lui et qu'il allait baisser les bras face à mon entêtement légendaire. J'ai toujours raison et il le sait. Ne tenant plus, d'un signe de tête je demande à Maggie si je peux aller toucher un de ces petits bijoux et cette dernière me répond par l'affirmative. Pas besoin de me le dire deux fois. Ni une ni deux, je me lève de ma chaise et je vais m’installer bien confortablement dans le fauteuil. La matériel me rappelle celui que j'ai à disposition pour filer un coup de main aux archers. Je me frotte les mains et sans me tourner vers Maggie, sourire aux lèvres, je lui pose une dernière question.

- Quand est ce que je commence ?
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 17:48
Regardez la. Une vrai gamine. C’est fou comme les gens retombent vite en enfance quand vous les exposez à ce qui les fascine. Ce n’est pas un mal, encore moins un crime mais ça m’a toujours amusé. Ses commentaires bien que simple expriment un enthousiasme et un sens de « je sais qui je suis et ce que je peux apporter alors tu fais avec ou je te zutte » très prononcé. Pas d’inquiétude, mademoiselle la super informaticienne, tu vas rester bien en sécurité au fond de nos lignes pendant que d’autres se font taper dessus. La force de frappe c’est bien mais je commence à être de plus en plus intéressée par ce concept qu’est la cyberguerre. Avec Indigo, Rae et maintenant Felicity dans l’équipe, je suis bien obligée de commencer à me renseigner activement sur le sujet. Sinon je vais vraiment prendre du retard sur le combat moderne.

Elle veut savoir ce que ça va changer pour elle d’être chez les Outlaws. Honnêtement, si elle bosse déjà avec Oliver… Pas grand-chose. Enfin… Il y a toute une gamme d’avantages gouvernementaux côté assurances et tout le bataclan mais à part une certaine forme d’immunité… Non je ne vois pas. Et avoir accès à du matériel sophistiqué. Et botter des culs avec plus de badassitude que Terminator. Note à moi-même, préparer une brochure de recrutement qui explique clairement et distinctement ce qu’être Outlaws peut apporter. Parce que je ne vais pas me répéter éternellement bon sang. En fait elle est en train de jouer avec un de mes ordinateurs non? Alors elle va trouver le communiqué officiel du Département de la Sécurité Intérieure et donc je ne me casserai pas la tête à expliquer. Maggie des fois tu es juste trop géniale pour le commun des mortels.

Quant à savoir quand elle commence… Là. Maintenant. Tout de suite. En fait si on veut entrer dans les détails techniques, elle a commencé à bosser pour moi quand elle a mis le pied dans notre base située sous le GCPD. Bosser pour les Outlaws veut dire continuer à vivre sa vie mais en portant plus attention aux détails susceptibles de nous intéresser. Et puis bon, Oliver a dû lui en toucher un mot ou deux non? Considérant que c’est lui qui m’a parlé de la jeune blonde… Qu’importe. Qu’importe. Ce n’est pas important. Je lui laisse encore quelques minutes pour jouer avec l’ordinateur et ensuite on abordera les choses sérieuses. Enfin. Ce qu’il reste à aborder de choses sérieuses. Je ne vais pas non plus la noyer sous les informations quand même, ce serait un petit peu beaucoup con. Bon. Attendons… Mouais. Allez ça devrait être bon là. On va pouvoir causer.


« Alors, tu t’amuses bien? Super. Parce que bon pour répondre à la question de tu commences, quand, tu as déjà commencé. Tu penses que j’amène tout et n’importe qui ici? Allons donc. Techniquement cet endroit n’existe pas alors… Tu fais partie du groupe. Tu es l’une de nos trois spécialistes en informatique. Les deux autres sont Razorsharp, qui est plus pirate informatique et Indigo, une femme machine.

Au vu de ton expertise, je pensais mettre ton intellect à profit plus en recherche et développement pour optimiser nos systèmes. En plus, comme toi tu peux te promener en société sans attirer l’attention, si on a besoin d’aller bidouiller un système informatique de façon discrète, tu es la plus qualifiée pour le boulot. Parce que bon hein. Indigo a la peau de la couleur de son nom et Razorsharp, se faire passer pour une technicienne d’une boîte branchée… »
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MessagePosté le: Dim 8 Mai 2016 - 14:32
Maggie me fait savoir que j'ai déjà commencé, que je suis en sorte une VIP puisque seuls les membres de son organisation secrète ont le droit de venir ici. J'esquisse un sourire, ravie de se nouveau statut. Je suis la troisième spécialiste informatique de l'équipe et je hausse un sourcil quand elle me donne le nom des deux autres. Trois femmes... J'espère que ça ne va pas tourner au crêpage de chignon. J'ai toujours eu du mal à travailler avec des femmes parce qu'il y a toujours quelque chose pour créer des tensions mais bon, je n'ai pas vraiment le choix, il va falloir que j'accepte de bosser avec elles.

La commissaire me fait savoir exactement ce qu'elle attend de moi. Je lève les yeux de l'ordinateur et je l'écoute avec soin. Tout ce qu'elle me demande de faire, je l'ai déjà fait et je dois même avouer que je peux le faire les yeux fermés. Finalement, je suis celle qui peut passer le plus facilement inaperçue et ça, ça me plait. On a beau être trois à assurer dans le même domaine, je suis la seule qui peut pirater quelque chose directement à la source sans pour autant me faire repérer. Je fais pivoter le fauteuil pour lui faire face et je me lève d'un coup avant de replacer mes lunettes sur mon nez.

- Ça me va ! Tant qu'on ne m'empêche pas de faire mon boulot....

Je hausse un sourcil avant de poursuivre.

- Elles sont du genre féroce les deux autres ? Non parce que je n'ai pas envie que ça devienne combat de catch dans la boue pour savoir qui est la meilleur hein...

J'attrape mes affaires avant de m'approcher de Maggie. Je lui tend la main, un sourire aux lèvres.

- C'est avec plaisir que je signe. Vous pouvez compter sur moi.

Si Oliver n'est pas d'accord, tant pis. Je sais ce que je veux faire, je suis assez grande pour décider. De toute façon, ça ne va pas spécialement me changer la vie puisque c'est exactement ce que je fais pour Green Arrow. Alors un peu plus ou un peu moins, moi ça me va tant qu'on me laisse pianoter sur un ordinateur sans venir vérifier que je fais bien les choses. Je décide de mettre fin à ce rendez-vous un peu spécial.

- Ce n'est pas que je m'ennuie mais je dois y aller. J'ai du travail si vous voyez ce que je veux dire.

J'adresse un clin d'oeil à Maggie et je la suis alors qu'on remonte à la surface. Elle me raccompagne à l'entrée du commissariat et je la salue une dernière fois avant de prendre la direction de l'aéroport où un jet m'attend pour rentrer à Star City.
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MessagePosté le: Dim 8 Mai 2016 - 21:08
Un autre recrutement de fait, une Outlaw de plus dans les rangs. Ça fait plaisir à voir. Je suis très satisfaite de la proposition d’Oliver. Felicity semble avoir autant de talent que de motivation, ce qui est important dans notre métier. On ne se frotte pas aux pires crapules juste avec de la bonne volonté et la foi en l’être humain. Il faut beaucoup de courage et de détermination. Elle va vite s’intégrer dans l’équipe, je le sens. Et évidemment, je comprends qu’elle a une vie en dehors des Outlaws donc nous reprenons le chemin en sens inverse et nous revoilà dans mon bureau, comme si de rien n’était. Après tout, ce serait étrange de la faire partir par la « vraie » sortie des installations. Comment justifier que l’experte en informatique a disparu du bâtiment? Ils ne sont pas idiots mes p’tits gars et le GCPD est rempli de policiers de talent.

« Bon, je sais que c’est cruel de te séparer de ce super matos mais je peux difficilement te faire passer par la porte d’entrée du commissariat avec un super ordinateur sans attirer l’attention. Je ne vais quand même pas te faire sortir par la sortie secrète, pas vrai? Je vais dire quoi aux collègues, que tu t’es téléporté? Alors tu fais un câlin à l’ordi et on y va. J’ai vraiment hâte de te voir à l’œuvre en tout cas. »

Alors croyez-moi. Si Felicity Smoak ne repasse pas par le bureau d’accueil, ils vont s’en rendre compte. Je n’aime pas mentir aux troupes alors on ne va pas faire exprès de devoir le faire, tout simplement. La confiance, ça se gagne lentement et ça se perd très vite. Si vous ne le saviez pas, je me demande sous quelle roche vous vivez parce que c’est effectivement le cas. En guise de conclusion à cette rencontre, j’offre un gentil sourire à Felicity et je lui serre la main. Allez, filez jeune fille et retournez à Star City. Mes salutations au maire et à miss Dearden au passage. Moi… Eh bien moi j’ai un flic pourri à interroger et je vais y prendre grand plaisir. J’en ai brisé des plus coriaces de ce petit merdeux qui pense que sa fortune va le sauver. J’ai des petites nouvelles pour toi : ce ne sera pas le cas. Ta famille ne te sauvera pas.

« Encore merci pour le coup de main, mademoiselle Smoak et j’espère que nous aurons éventuellement la chance de voir à nouveau votre talent à l’œuvre. Le réseau informatique du GCPD n’est pas plus moderne qu’avant mais grâce à votre intervention, il se porte bien mieux. Et en plus nous avons mis fin grâce à vos soins à une brèche de sécurité dans nos installations. Votre réputation est bien méritée. »

Je la regardai s’en aller avec le sentiment de la chose bien faite. Je l’aime bien celle-là. Elle est dynamique, elle est allumée, elle est talentueuse… Il a de la chance Oliver d’avoir Felicity dans les parages. J’ai bien hâte de la voir à l’œuvre. Les criminels n’ont qu’à bien se tenir parce que ça va faire mal. Une fois Felicity partit, je retourne à mon bureau puis dans l’avant-poste des Outlaws et je contacte notre commanditaire pour lui faire part des résultats du recrutement. Notre petite famille dysfonctionnelle grandit. Et une fille en plus. C’est bien ça. On n’a pas assez de représentantes du sexe féminin dans nos super équipes. Et pourtant, rien n’est plus dangereux qu’une femme en colère, c’est bien connu. Mon rapport terminé, je me permets un petit sourire. Non, vraiment, les criminels ne savent pas ce qui va leur tomber dessus. Vraiment pas…
Fin.
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