Lois Day [PV:Lois]

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MessagePosté le: Mer 27 Avr - 13:51
Ma mère était surnommée "Les doigts de fée" par certaines de nos voisines, à cause de son don pour la couture qui avait donné l'idée à certains amis de la famille de lui offrir une machine à coudre en cadeau de mariage. Mon père était un virtuose du football américain. D'après son coach au lycée, il n'avait pas son pareil. Devinez qui a hérité de ces deux dons... Oui, moi. Lorsque je cousais pour Lana, lors de nos jeux, sa mère déclara innocemment que j'étais bien le fils de Martha. L'entraineur au lycée, qui était le même que mon père, m'avait désigné comme digne fils de celui- ci. Je fus assez ennuyé de leur apprendre que j'avais été adopté. Malgré tout, je restais leur enfant, l'objet de leur affection inconditionnelle, à jamais.

Ma mère avait cousu les dernières versions de mon costume, avant que je ne mette au point une armure kryptonienne qui me recouvrait sur demande. En effet, il me suffisait de poser le tissu à l’effigie de ma famille sur mon torse et d'attendre que les cellules prennent forme. Seuls les kryptoniens étaient reconnus par cette biotechnologie. Cette fois, j'allais fabriquer quelque chose pour un humain, Lois plus exactement. Ce serait une partie de son cadeau d'anniversaire. Les autres parties viendraient par la suite.


***

"ça te plaît?"

Dis- je avec un grand sourire satisfait devant Lois portant le costume que je lui avais fabriqué.



Je me retournai pour prendre une seringue posée sur la table, puis appuyer le bout de l'aiguille contre sa veine.

"N'oublie pas, ça ne durera que 24h. Je ne l'ai jamais testé sur un humain, sois prudent."

J'enfonçai l'aiguille et appuyai sur le poussoir pour faire glisser le liquide dans son vaisseau sanguin. Les effets devraient être immédiats, elle allait ressentir une grande puissance la parcourir, puis elle s'y habituera. Le problème avec ce genre de sérum, c'est qu'ils peuvent rapidement devenir une drogue. Mais j'avais assez confiance en Lois pour savoir qu'elle ne deviendrait pas accro à cette sensation de pouvoir. Des humains avaient viré de bord pour moins que ça, devenant des véritables monstres au service de leur égo, prétextant être supérieur aux autres et donc, ayant tous les droits sur eux. Ou en tout cas, ils s'offraient le privilège de n'être pas condamnable pour tous les crimes qu'ils commettaient. Être né avec ces dons se révélaient, dans ce cas, être un véritable avantage. La nature m'ayant fait ainsi, ils étaient naturels pour moi. Lois pourrait avoir l'impression de devenir quelqu'un d'autre, il fallait qu'elle se focalise sur ce qu'elle était vraiment au fond d'elle: une personne bien. Des idées sordides sur la manière d'utiliser ses pouvoirs pourraient lui passer par la tête, malgré elle.

"Tu te sens bien chérie? Essaies d'utiliser une de tes capacités pour voir, évite tout de même de détruire notre appartement..."

Je me souvenais avoir brisé mon berceau en bois d'un coup de pied étant enfant, espérons qu'elle aurait plus de maîtrise.
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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 0:15
Je fixais mon reflet dans le miroir, contemplant chaque partie de mon corps moulé dans le costume jaune et bleu frappé d’un S doré. Je glissai mes doigts sur la surface lisse du tissu, la matière était comme une seconde peau, c’était étrange, je me sentais à la fois légère et lourde, dévêtue dans ce justaucorps, encombrée par ses épaulières, fière du symbole, effrayée par son poids. Mais j’étais trop heureuse pour me sentir anxieuse, j’aimais me costumer, j’aimais ce costume, j’aimais que Clark l’ait fait pour moi, et j’aimais déjà beaucoup mon cadeau d’anniversaire avant même de l’avoir mis en pratique. Je fis un tour sur moi-même, m’émerveillant de l’effet du costume sur mon corps quand je bougeai, la cape courte pourpre qui claquait dans l’air dans mon dos, je terminai mon tour face à Clark, me hissant sur la pointe pour déposer un baiser sur ses lèvres.    

- C’est exaltant…

Répondis-je en contemplant le reflet dans le miroir avant de me retourner à nouveau pour regarder Clark, je sautillai légèrement sur mes pieds dans le mouvement. Il se retourna pour attraper une seringue, j’enlevai un de mes gants et remontai la manche pour libérer le creux de mon coude, il réitéra ses avertissements à me montrer prudente, je répondis par un hochement de tête un peu timide, j’étais exaltée mais pas assez stupide pour ne pas éprouver un soupçon de peur, mais j’avais confiance en lui, quoiqu’il arrive. Et il ne me ferait pas ce cadeau si lui n’avait pas confiance en moi. Je bronchai à peine à la sensation de l’aiguille dans ma peau, j’expulsai un soupir fragile en sentant le liquide se répandre dans mon bras.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, Clark m’avait expliqué, mais les mots ne suffisaient pas à décrire ce genre de sensations, même l’expérimenter ne rendait pas ces descriptions plus réels. Force, pouvoir, puissance, rien ne pouvait rendre dans ma langue la démesure des sensations déroutantes qui m’envahissaient. Un mot, grec, hubris. Excès, démesure, orgueil impérieux et impétueux, pulsion, instinct, soif. Comment un homme pouvait posséder un tel pouvoir ? Sans doute pas un homme. Mon regard fixait toujours l’endroit où l’aiguille avait pénétré la peau, je pouvait voir la déchirure de mon épiderme se résorber, de minuscules gouttelettes de sang tachetaient ma peau, mon bras était recouvert de petites bosses claires, j’avais la chair de pouls, je sentais le sang pulser dans les veines au creux de mon bras, mon cœur battait plus vite, je me demandais si c’était normal, mais je n’étais pas inquiète, j’avais déjà constaté que j’avais sa capacité de régénération. La voix douce de Clark me surpris et je redressai la tête dans un mouvement vif pour tourner mon regard vers lui. J’avais passé des heures à contempler ces yeux, pourtant, j’avais l’impression de ne jamais les avoir vraiment vu, leur bleu était plus intense que la mer et que le ciel et le noir de ses pupilles était captivant. Je suppose qu’il devait être habitué à ça, comment Clark pouvait-il être habitué à ça ?

- Ça va… c’est comme enlever des lunettes…


Répondis-je sarcastique quand son visage s’effaça, où plutôt, c’était comme si je voyais à travers, je pouvais voir les os et les veines sous sa peau, à la place du bleu de ses yeux je voyais ses globes oculaires, enfoncés dans deux orbites, relié au cerveau par des fils, je pouvais voir tout son crâne, le courant électrique dans son cerveau, le sang qui coulait, je relevai ma main devant mes yeux, et le dessin de mon propre squelette se superposa à l’image du squelette de Clark, je pouvais voir les os, le dessin des ligaments, les nerfs, c’était comme si je pouvais voir à travers les limites visibles, je pouvais tout sentir. C’était comme si mon environnement sensoriel explosait. Je sentais des odeurs, des parfums insoupçonnés, je découvrais l’odeur puissante de Clark que je croyais connaître, et ma propre odeur que j’ignorai, je voulais respirer l’odeur épicée de Clark encore et encore, absorber complètement son parfum au point de le connaître par coeur, je sentais les odeurs de la ville, acide, âcre, des odeurs de cendres et de métal, et j’entendais les bruits, partout. Les sons se déversaient en moi sans que je puisse en cesser l’afflux, j’entendais tout, ils parlaient tous en même temps, les voix s’entremêlaient, j’entendais les mots mais j’étais incapable de les comprendre, il y avait des explosions sonores, des bruits stridents, des alarmes, des klaxonnes, les bruits de la rue couvraient les voix mais je pouvais toujours les entendre.

C’était à la fois fascinant et terrifiant, Clark me l’avait expliqué, mais l’expérimenter était si différent, comment pouvait-il s’habituer à ça ? Je sais qu’il le contrôlait, mais que ça n’avait pas toujours était le cas, je comprenais à quel point ça avait pu lui faire peur quand il était enfant.  J’étais saturée d’informations, je me sentais ivre, mais forte, comme si je ne pouvais pas perdre l’équilibre, alors que mon esprit chancelait, mon corps était solide, tellement fort, je voulais expérimenter cette force, je voulais réaliser cette puissance potentielle, je le désirai, puissamment, instinctivement, comme une impulsion profonde en moi. Comment Clark pouvait gérer de pareilles pulsions ? La surinformation sensorielle disparue alors que j’avais reporté mon attention sur les sensations de mon corps et sur les désirs qu’éveillaient ses nouvelles capacités, temporaires me répétai-je comme pour ne pas oublier, ne pas oublier ce que Clark m’avait dit, il m’avait mis en garde. Je devais être très prudente avec ces pouvoirs et les instincts qu’ils éveillaient.

- Je pouvais tout voir et tout entendre… mais j'étais incapable de me concentrer sur l'information, c'était comme si tout explosait... comment je contrôle les super-sens ?


Demandai-je, j’avais terriblement envie d’apprendre à voler, mais je devais d’abord apprendre à marcher, il m’apparaissait maintenant que j’aurais besoin d’apprendre quelques bases avant de pouvoir faire un home run et il fallait vraiment que j’arrête avec les métaphores sur le base-ball. Je croyais connaître ses pouvoirs, mais jusque là j’en ignorai toute l’étendue et sa réelle puissance, je savais que c’était dangereux, je devais d’abord apprendre à contrôler ça.    
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MessagePosté le: Ven 24 Juin - 16:37
Je posai délicatement mes mains sur les épaules de Lois qui s'examinait, en tenue, devant le miroir. Je la regardais aussi, subjugué par la beauté qu'elle dégageait en ce moment, avec un sourire ravi devant son expression tout aussi ravi. La tenue lui va à ravir! Je ne pouvais m'empêcher de déposer un tendre baiser sur ses cheveux, avant de reculer pour la laisser tourner joyeusement sur elle- même en s'admirant. J'adorais quand ma femme était dans cet état, un côté plus pétillant de sa personnalité ressortait. Je ris doucement devant tant de joie, recevant en pleine figure le parfum se dégageant de ses cheveux lorsqu'ils fouettèrent l'air.

Mon sourire s'agrandit contre ses lèvres, alors qu'elle m'embrassait furtivement, sous le coup de l'émotion. Je me sentais plus en confiance, Lois savait se montrer rassurante, même si elle ne faisait qu'exprimer ce qu'elle ressentait vraiment. A savoir que cette journée de fête commençait déjà à lui plaire. Je la lui avais réservée, bien que je ne comptais pas ignorer mes obligations envers les personnes en danger. D'où le fait de lui avoir offert ce cadeau- là en particulier: c'était un parfait compromis entre une journée entière dédiée à l'amour de ma vie et continuer à porter secours aux innocents. En faire ma coéquipière une journée entière était ce que je pouvais rêver de mieux.

"Et tu n'as encore rien vu!"

Répondis- je lorsqu'elle exprima enfin à haute voix ce qu'elle ressentait à porter une tenue de super- héroïne, avant que je ne lui inocule finalement la substance qui modifia sa physionomie humaine, pour la rendre kryptonienne. Pour me rassurer, je lui avais redonné quelques avertissements, juste avant de planter l'aiguille. Son hochement de tête, bien que timide, me suffit. Alors que le sérum faisait effet dans son organisme, Lois redressa la tête pour plonger ses jolis yeux violets dans les miens. Son expression me surprit et m'amusait, ma femme me regardait comme si elle me voyait pour la première fois depuis longtemps.

"Je vois ce que tu veux dire: c'est comme voir en couleur, après avoir passé ta vie entière à voir en noir et blanc."

Ajoutai- je à la description assez juste de mon épouse. Je souris toutefois d'amusement, comprenant la référence qu'elle faisait à propos des lunettes. Lois eut finalement un moment d'absence, à parcourir l'ensemble de ses sens qui s'éveillaient peu à peu, à un niveau jamais atteint par l'homme. Elle revint rapidement à moi pour demander conseil, ses sens continuaient de jouer au yoyo.

"Le secret d'une bonne maîtrise est la concentration. Commence par le touché, c'est le plus simple à maîtriser."

J'attrapai sa main gantée et la pressai dans la mienne, et cette fois, sans contenir ma force, ni l'écraser non plus. C'était un véritable soulagement, de ne pas avoir à me contrôler.

"Lie tes sens à ce touché et focalise- toi sur le moment présent, ici et maintenant. Focalise- toi seulement sur ce que tu veux."

J'attirai Lois contre moi et l'enlaçai en plongeant mes yeux amants dans les siens, espérant qu'elle verrait enfin mes pupilles et non plus à travers ma chaire et mes os.

"J'imagine une bulle autour de moi que je réduis et amplifie à volonté, selon mes envies. Tu fais partie de ma bulle maintenant, mais si je le voulais, je pourrais ne pas te voir, ni t'entendre, ni te sentir, même à cette distance."

Je la relâchai et me dirigeai vers la fenêtre, attendant qu'elle me rejoigne quand elle serait prête à s'envoler.
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 17:41
Les couleurs étaient plus intenses, les sons plus nets, mes sensations étaient plus précises, plus profondes, je me sentais vivante, le monde était plus dense, ces sensations étaient extraordinaires. Clark prit ma main et je concentrai mon attention sur lui et sur son contact. Sa poignée avait toujours été ferme, mais il retenait sa force avec les humains, à présent je sentais sa force, sans retenue, et je sentais aussi ma propre force. Tandis que j’analysais ce contact, je notais dans un coin de mon cerveau que si je disposais à présent de la même force qu’un organisme kryptonien exposé au soleil jaune je devais faire attention à ne pas causer de dégâts et à ne blesser personne. Je n’avais jamais imaginé à quel point ses pouvoirs lui demandaient une telle abnégation, pareil contrôle.

Ça devait être effrayant, c’était effrayant et je devrais être effrayée, mais avec Clark je me sentais sûre, j’avais confiance en lui, son calme, sa maîtrise, sa confiance et sa force m’inspiraient, je me sentais stable, solide, en sa présence. Ce n’était pas comme si je n’avais plus aucune craintes, je n’étais pas effrayée par grand-chose, j’étais Lois Lane, solide, forte, des nerfs d’acier, têtue, j’étais capable de combattre mes peurs. Cependant, parfois il m’arrivait d’avoir peur, même avec lui, même si jamais je ne laissais transparaître ma peur, dire que rien ne m’effrayait serait mentir. J’avais peur souvent, pour lui, pour nous deux, à chaque fois qu’il partait, combattre d’innombrables et puissants ennemis, j’avais tellement peur, mais il réalisait l’impossible, il était si fort, que même si j’avais peur, je pensais qu’il ne pouvait pas perdre. Jusqu’à qu’il meurt une première fois dans mes bras. Je ne fais plus de cauchemars depuis que je suis enfant, mais cette crainte, parce que je l’ai vécu, est bien pire que les plus terrifiants des cauchemars, bien pires que de contempler les plus sombres abysses, les océans noirs et sibyllins de la mort et du néant.

Je fermai mon esprit, m’astreignant à faire taire tous les bruits, toutes les pensées tonitruantes qui s’agitaient dans la tempêtes de mes sens et de mes réflexions. Yeux clos, je cherchai à focaliser toute mon attention sur le contact, j’étais submergée par la sensation de chaleur, par la douceur et la force qu’il y avait dans sa paume. Je sentis Clark m’attirer doucement contre lui, je m’abandonnai dans la douceur infinie de cette étreinte, comme à chaque fois qu’il me prenait dans ses bras, qu’il m’enlaçait, m’embrassait, je sentais le monde disparaître comme si la terre se dérobait. Les bruits parasites s’effacèrent, je levai la tête, ouvrant les yeux, toutes mes pensées oubliées, seuls les battements de nos deux cœurs raisonnaient à présent, je lui souris tendrement, je baissai les yeux et regardais nos deux mains entrelacées, je caressais aussi délicatement que ma force nouvelle me le permettait sa paume avec mon pouce.  

Il me relâcha après un moment, soudain j’étais effrayée, coupée de son contact, j’avais peur d’être à nouveau submergée par les messages sensoriels, j’essayai de me concentrer sur ce qu’il m’avait expliqué, et imaginais une bulle autour de moi et dans laquelle lui aussi se trouvait. Pas moyen qu’il quitte ma bulle, pas quand moi aussi je pouvais voler et courir à sa vitesse. Il s’était posté près de la fenêtre, je m’avançai jusqu’à me tenir à ses côtés près du rebord.

- Laisse moi-deviner, c’est le moment où je suis sensée me jeter dans le vide et ne pas m’écraser sur le sol...

Plaisantai-je, ma boutade cachait mal mon anxiété, j’étais si impatiente de voler, mais je me sentais effrayée en même temps, comme si je m’apprêtais à sauter dans le vide, en fait c'était exactement ce qui allait se passer. J’étais capable de voler, en théorie, mais la pratique était tout autre chose. Dans le pire des cas, normalement, je ne risquais rien, c’était plutôt pour les immeubles et pour le bitume et les voitures et les gens en bas que je m’inquiétais si jamais je m’écrasais dans le sol. Je regardai la ville en-dessous.  

- Clark, c’est...

Je me rapprochai du rebord. Je contemplais la ville, j’avais toujours eu un regard aiguisé sur les choses, mais jamais je ne l’avais regardée comme cela. Je regardai entre la terre et le ciel, je pensais à quel point le monde était immense, puis je détournai mon regard et mes pensées vers le ciel et les galaxies, l’univers au-delà des étendues sombres de l’espace et contemplais le champ infini d’étoiles, je me sentais infini en ce moment, j’étais ouverte à un monde infini de possibilités, de directions. Soudain, je n’avais plus peur. Je n’avais aucune idée de comment faire et ça n’avait pas la moindre importance. Je voulais découvrir ce monde, sentir ces parfums inconnus, je voulais voir ces paysages aux couleurs que je n’avais jamais vu, entendre le chant des étoiles et ces mélodies qui retentissaient dans le ciel qui resplendissaient d’éclats et de lumière. Je fermai les yeux, respirant l’air, goûtant la fraîcheur de l’aube qui colorait l’horizon du matin calme, je sentais la vie, là-bas, les sons en sourdines, j’entendais des milliers de cœurs qui battaient.

Je me laissai tomber. Je pensais que la chute serait moins effrayante, parce que je savais que je ne risquais pas de mourir en heurtant le sol et parce que j’étais sensée voler, mais en réalité, c’était comme se jeter dans le vide, c’était comme tomber, une chute lente, inexorable, une course vers le sol, une course avec le temps, contre l’air, contre l’apesanteur qui m’attirait sans que je ne puisse m’échapper de la Terre. Pendant quelques longues secondes j’étais terrifiée. Je sentis l’adrénaline et la peur déferler à travers tout mon corps j’étais électrisée, j’ai hurlé, puis, je suis remontée, je suis montée plus haut que le toit des immeubles, mon hurlement s’est transformé en clameur victorieuse, j’ai traversé les nuages, j’ai continué, de plus en plus haut.  
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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 16:31
"Je savais bien que tu comprendrais."

Dis- je avec un sourire amusé sur les lèvres, en réponse à sa boutade. Il m'avait fallu plus de vingt ans pour savoir voler, je n'étais même pas au courant d'une telle capacité avant de l'avoir découverte. Il n'y avait pas vraiment de mode d'emploi pour la lévitation, certains le faisaient dès le début, instinctivement. D'autres avaient besoin de se retrouver dans la bonne situation. Son anxiété était légitime, j'essayai de la rassurer en posant ma main sur sa tête, avant de la laisser glisser sur ses cheveux à l'arrière de son crâne, la laissant délicatement posée sur sa nuque.

"Je sais chérie, mais tout ira bien. Je te rattraperai, quoi qu'il arrive."

Je ne parlais pas seulement de son saut dans le vide, bien évidemment. Mais de toute notre vie, celle que nous avions et celle que nous aurions. Elle pouvait toujours compter sur moi, j'espérais que ce serait suffisant pour continuer à obtenir sa parfaite confiance. Loïs se pencha pour regarder en bas, elle faisait des yeux de chien battu que je ne lui connaissais pas, augmentant mon amusement. Finalement, elle se laissa tomber de la fenêtre, tombant à une vitesse vertigineuse. Malgré tout, c'était beaucoup trop lent pour moi qui pouvait atteindre la vitesse du son en une fraction de seconde. Avant même que le bout de son joli nez ne frôle le sol, je la tiendrais par la taille.

"Allez... Tu peux le faire..."

Lois remonta bien vite, sous mes yeux plein de fierté. Elle passa vivement devant moi, continuant de monter toujours plus haut. Sa cape claquait dans l'air. Je la suivis sans attendre.

"Une nouvelle héroïne est née!"

Dis-je en la rejoignant. Je volais à côté d'elle, à la même vitesse, profitant de cet instant où nous étions sur la même longueur d'onde, à tous les niveaux. Nous fîmes une belle boucle que nous traçâmes à même les nuages, puis plusieurs long looping à travers les cieux de la stratosphère. Je ne me rendis pas compte tout de suite que je riais, excité et heureux dans ce vol synchronisé. C'était comme sentir nos coeurs battre d'une même impulsion. Comme si nous avions un seul et même coeur, une seule et même volonté. Ma main se saisit de la sienne en prenant de la vitesse, l'autre poing tendu vers l'avant en recherchant plus de sensation. J'étais avec elle, j'étais à elle, et c'était tout ce qui comptait en ce moment. Nous formions véritablement un tout.
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MessagePosté le: Mar 5 Juil - 13:45
Je filai à travers les nuages, ma cape claquait dans mon dos, le vent emmêlait mes cheveux, je sentais les courants aériens et l’air autour de moi était comme une seconde peau. Ma vision était rétrécie avec la vitesse, mais si je me concentrai, je pouvais voir un détail sur la surface de la terre alors que je volais à plusieurs centaines de mètres d’altitudes. Je sentis un courant d’air sur mon côté et tournai la tête pour apercevoir Clark volant à côté de moi. Je suivis sa trajectoire, il m’entraîna dans une boucle, puis nous fîmes plusieurs cercles et looping. Il me suffisait de calquer ses mouvements et de rester sur sa vitesse, cependant si accélérer ne semblait pas poser trop de difficultés, je ne savais pas comment on ralentissait. J’entendis Clark rire, je me joignis à son rire, l’excitation avait complètement emporté sur la peur, je criais d’exaltation et de joie, il prit ma main et nos doigts s’emmêlèrent, nous accélérâmes, nous montâmes, plus haut et plus loin. Je finis par ralentir, je n’étais pas vraiment immobile, mon corps tournai très lentement sur lui-même, je ne me rendais pas compte que je lévitais, je levai mes yeux vers les étoiles. Depuis la terre, les étoiles ressemblaient comme si elles avaient été épinglées sur un plafond. Mais depuis ici, elles étaient à la fois lointaines et proches, je pouvais voir un détail sur la surface de la lune et observer une éruption solaire et quand je concentrai mon regard sur l’espace, je pouvais voir les roches et les poussières.

- Jusqu’où est-ce que tu es allé ?


Lui-demandai-je, sans détacher mes yeux du ciel abyssal. J’aimais l’espace, j’aurais aimé l’explorer, dommage que ces pouvoirs ne duraient qu’une journée. Mais ça me laissai largement le temps d’explorer le monde, et peut-être aussi la lune. J’écoutai sa réponse, puis nous redescendîmes, nous perdîmes de l’altitude, et nous nous rapprochâmes de la terre, d’ici nous voyions toute la côte est des États-Unis, je pouvais me concentrer sur chaque chose, voir le moindre détail, je pouvais voir à travers chaque murs, chaque maison, bâtiment, je pouvais voir une personne en particulier, seules quelques rares zones d’ombres échappaient à ma vision, sans doute elle devait être bloquée par du plomb. A nouveau j’étais déstabilisée par l’acuité de mes sens. Je pris la main de Clark et fermai les yeux, me concentrant sur son contact et imaginai une bulle autour de nous, je rouvris les yeux, mon regard embrassa le rebord déchiqueté et courbé de la côte et la mer scintillante, les immeubles et les maisons étaient des points aussi petits que des insectes vus d’ici. D’aussi haut et d’aussi loin, on pouvait facilement oublier ce qu’il y avait à la surface si on gardait constamment une vision d’ensemble sans alterner avec une attention particulière.

- Alors, où va-t-on ?


Demandai-je, me retournant vers Clark. Je perçus alors un bruit, assez fort pour transpercer ma bulle, je fronçai les sourcils et me concentrai sur le son inhabituel.
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MessagePosté le: Lun 11 Juil - 20:14
Enfin une bonne journée effectuée et toujours plus d'information a traiter,a classifié, a gérer et a placer selon les degrés de l'importance, Toujours Cat qui veut que je lui trouve des milliardaires a interviewé. Toujours Lombard a pleuré sur ses notes trop salées alors qu'il s'occupe du sport, toujours ses réunions avec l'équipe d'encadrement, les appellent des loufoques, des mécontents, des gens influents et puissants qui apprécient ou dénigrent la vision journalistique et le traitement des informations. Une journée bien remplie a gueulé sur les stagiaires et les ceux qui veulent se faire quelques sous pour l'été en me vendant leur photographie. Bref, la journée de Perry White votre rédacteur en chef préféré... Oui et combien de café aujourd'hui ? Une dizaine avec une pose pour regarder la ville vue des fenêtres de mon bureau. J'aime ma ville et je suis fière que Superman et d'autre la protège et quoi quand disent les jaloux, les médisants, les suprématismes. On a de la chance de les avoirs que ferions-nous seule face des extraterrestres hostile ou des méta humains criminels ? Comme je le répète à mon staff les supers héros ne remplace pas nos forces de police ou des secours médicaux, ils les complètent.

L'ascenseur me laissa au troisième sous sol du parking ou ce je m'étirai et me dirigeai vers ma voiture. Il est temps de retrouver ma tendre femme et notre chien Bolide III  . Je m'approchai de la place qui m'était réservée et monta dans prêt à mettre le moteur en marche au doux ronronnement .Tien a propos de ma voiture  je vous explique  elle date de 1956 .
Cette voiture faisait partie de la gamme Buick Roadmaster et était disponible uniquement en version décapotable une seule Skylark 1953 hardtop a été produite. Les Skylark étaient le modèle de Buick le plus dispendieux cette année-là et coûtait 5 000 Dolars. Tous les équipements qui étaient alors en option sur les autres modèles Buick étaient standard sur la Skylark, sauf la climatisation qui n'est pas apparue dans les Buick décapotables avant 1956. L'unique Skylark hardtop en était équipée. L'équipement standard comprenait notamment : la direction et les freins assistés, la transmission automatique Twin Turbine Dynaflow, les vitres, antenne et siège à commande assistée, une radio AM avec recherche de stations, un système électrique 12V, des roues Kelsey-Hayes à rayons, un moteur V8 322 pouces cubent avec carburateur 4 corps d'une puissance de 188 chevaux.

Voilà, on est parti. Une fois sorti du souterrain, je remarquai que le ciel était couvert, mais ils ne pleuvaient pas... Pas encore, je pouvais donc rester en décapotable bien sûr, je respecte le code de la route et je ne risque pas de faire des excès de vitesse à cause des bouchons. Mais plus loin dans une vingtaine de minutes, la circulation deviendra plus fluide il suffit d'être patient. J'allumai la radio et tombai sur une chanson des années 80 du disco Italien la Dolce Vita par Ryan Paris un classique pas a dire.

It's our last night together with our love again
Another light before we drown in darkness
Say you'll never leave me now
Say you're gonna love me now
We made it down in the Dolce Vita
Wipe all your fears away

Je me dirige vers West River et le pont de Clinton dans quelques minutes, nous allons sortir de la ville. Tout est normal, je suis fatigué, mais je pense à une bonne douche. Un bisou à ma femme, un bon repas et regarder la Télévision ensemble coté a cote sur notre sofa avec Bolide III a nos pieds et a ronfler puis un autre bisou et direction le lit et a demain Perry. Dix minutes plus tard le pont fut enfin franchi est là la circulation n'était vraiment souple pas de soucis à se faire encore trente minutes et enfin la maison dans la banlieue résidentielle. Devant moi un car scolaire jaune qui ramenai les petits des écoles et derrière une Porsche jaune qui roule, elle trait vite sans grande préoccupation pour les autres. Je lui fis des signes enfin de l'inciter à se modérer, mais peut après la voiture se place à côté de moi ses vitres son teinté noir, je ne vois pas son visage. Puis soudainement sans raison, il me percute


"Il est fou !"

Dis-je en essayant de maîtriser mon véhicule, mais l'autre me percute de nouveau et cette fois si ma voiture glisse dangereusement sur le bas coté ce gars est malade ou quoi ? J'ai dû l'énerver et son ego à pas apprécié et il se venge. Un troisième percute encore plus violente puis une quatrième, je réalise que cet homme veut me tuer ou me blesser que se passe-t-il donc dans son cerveau de malade névrosé ? Je dérape, J'accélère  pour lui échapper. Mais que peut faire la tortue contre le lièvre. Chaque fois, mon volant m'échappe des mains.

Et l'inévitable se produit ma Buick quitte définitivement la route et fonce vers un poteau de ligne de haute tension le choc est terrible, je hurle de terreur, la vitre explose et tout est douleur dans ma tête et mon corps, je vois rouge, j'ai du sang dans les yeux où il coule de mon front ? Le poteau commence à se fendre et tombe heureusement sur le côté, mais pas deux des câbles détachés qui se déchaîne comme des serpents envoyant un puissant voltage dans les herbes, ils zigzaguent à ce point que l'un deux va toucher le moteur et alors incendie et boum fini le Perry . Mes gestes sont paralysés, j'essaye de tourner vaguement m'a tête pour voir plus haut des voitures a l"arrêts et des gens qui gesticule ou utilise leur portables ...Je n'en puits plus ma dernière pensé et pour mon épouse.  

*Mon dieu que va-t-elle devenir ?*

Puis le monde fut ténèbres et oublie
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 14:01
J'étais sur le point de répondre à la question de Loïs, quand je la sentis tout à coup distante. Ses oreilles étaient tendues autre part, quelque chose avait attiré son attention.

"Qu'est- ce qu'il y a?"

Dis- je les sourcils froncés d'inquiétude. Puis je compris ce qui retenait autant son attention en étendant mes sens. J'avais une si grande habitude de renforcer ma bulle, que le son même du carambolage qui avait eu lieu ne m'avait pas atteint, trop concentré sur mon environnement immédiat. Sans attendre, je me dirigeai vers les sons étranges provenant d'une route lointaine de Metropolis, à côté du pont de Clinton. Il y avait eu ce qui semblait être un accident de la route, bien qu'il y avait des signes de bien plus qu'un simple accident. La voiture était sortie de la route, comme si le conducteur avait perdu le contrôle de son véhicule en pleine route. Des traces de pneus étaient encore visible sur la chaussée, mais aussi, des traces d'impact sur un côté et l'arrière de la voiture, qui n'avait rien avoir avec le choc contre le poteau électrique. Mais ce n'était pas le moment d'analyser la scène, il fallait trouver les dangers immédiats, pour pouvoir sécuriser tout le monde.

Ce qui attira immédiatement mon attention fut les câbles coupés qui couraient dans tous les sens, au risque de toucher quelqu'un ou la voiture accidentée. Personne ne semblait les avoir remarqué, les gens s'approchaient sans s'en préoccuper. Personne non plus ne réalisait que la voiture pourrait prendre feu à n'importe quel moment et alors, il y aurait plus de mort que prévu.

"Lois, va secourir le passager, je m'occupe du reste."

Je me rapprochai donc des câbles dansant et les saisis sans grande précaution, à part celle de maintenir la victime de l'accident et les témoins hors de tout danger. Les chocs électriques ne me faisaient pas grand chose, à part ceux provenant de la magie. Bien que j'évitais de toucher directement les zones étincelantes, car si je ne ressentais pas la douleur causées par la foudre, je restais un aussi bon conducteur que tout le monde. J'ordonnai aux spectateurs de s'éloigner au maximum, au mieux de rentrer chez eux avant que ça ne dérape vraiment. J'allai remettre les câbles en place, les ressoudant ensemble avec ma vision thermique, avant de tourner la tête vers une voiture qui allait beaucoup trop vite, en quittant les lieux. Cette voiture aux vitres tintées étaient beaucoup trop suspecte pour la laisser filer, je la rattrapai bien vite plus tard. Sa plaque d'immatriculation était inscrite dans ma tête, je devais d'abord m'assurer que tout allait bien pour l'accidenté. J'atterris donc aux côtés de Lois qui devait avoir sorti et éloigné l'homme du véhicule. Les gens s'éparpillaient déjà, il ne resta bientôt plus que nous.

"Perry White!?"

J'étais étonné de le retrouver au coeur d'un simple accident de voiture, lui qui était connu pour sa prudence et sa modération au volant. Il n'avait pas l'air dans son état normal, le choc de la collision lui donnait un air méconnaissable. Mais il était vivant, et toujours conscient.
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MessagePosté le: Mar 16 Aoû - 22:11
Je plongeai vers le sol, mes yeux se rétrécirent, je fouillai du regard les environs, je repérais une colonne de fumée au loin sur la route, une voiture était sortie du chemin, près du pont Clinton, elle avait fini par s’écraser dans un poteau électrique qui s’était brisé, les câbles étaient rompus, ils dansaient comme des chiens fous, des serpents menaçants. Je sentis le vent se déplacer à côté de moi, je jetai un coup d’œil sur le côté et vis Clark passer devant moi, j’accélérai pour le suivre. Alors que nous approchions, il m’ordonna d’aller porter secours au passager. Je me dirigeai vers la voiture, j’avais encore du mal avec la vitesse, et je n’avais pas encore essayé d’autres pouvoirs comme la super force, je pris une inspiration profonde pour me calmer.

Je m’écrasai, sans mal, à quelques mètres de la voiture. Je me déplaçai rapidement, prêtant à peine attention aux câbles, je savais qu’ils ne me feraient rien, mais le savoir n’empêchait pas la peur. La foule amassée sur la route me rendait anxieuse, mais je balayai ces inquiétudes, pour me concentrer sur la victime, ignorant les autres bruits. J’agrippai la portière, le métal était malléable, il céda facilement sous mes doigts. J’arrachai la porte, je me figeai en découvrant un Perry White inconscient dans le siège conducteur. Mon souffle se pris dans ma gorge, mes yeux bougèrent avant mes mains, se déplaçant frénétiquement, notant tous les signes de blessures sur son corps, il avait plusieurs entailles, du sang s’écoulait d’une coupure profonde sur son front. Etait-il mort ? Non, j’entendais un battement inégal dans sa poitrine.

Soudain son visage s’effaça, je pouvais voir à travers sa chair, comme avec Clark, son squelette se superposait avec son visage et ma vision oscillait n’arrivant pas à fixer mon attention. Il était blessé, mais son cœur battait dans sa poitrine, le sang coulait dans ses veines. Il était vivant. Je devais réagir. J’essayai de réfléchir, d’analyser de façon rationnelle la situation, pour savoir ce que je devais faire, mais mon cerveau était soudainement envahi par du brouillard, je n’arrivai pas à penser, il y avait soudainement beaucoup de bruits. J’avais peur, j’étais pétrifiée par la peur, j’avais peur qu’il meurt, j’avais peur qu’il meurt si je ne faisais rien, j’avais peur qu’il meurt si je le déplaçais, je ne savais pas ce que je devais faire. J’entrouvris les lèvres, je voulais appeler Clark, lui dire de venir m’aider, mais aucun son ne sorti.

Mon hésitation ne dura que quelques instants, à peine un battement d’aile, mais il me sembla qu’il me fallut une éternité pour me déplacer à nouveau. Je saisis avec une délicatesse infinie son poignet. A nouveau je sentis le sang couler à travers son corps. J’expirai doucement, je fermai les yeux, le temps de cligner des paupières, je me concentrai sur le contact dans ma main, je fis taire les bruits. Je rouvris les yeux, je fixai son visage, ses paupières closes, je vis ses yeux se déplacer sous les paupières. Je pris une autre inspiration. Sans lâcher sa main je trouvai avec mon autre main la fixation de la ceinture et l’arrachai. Une fois détaché je fis glisser le corps dans mes bras et le soulevai du siège, il était aussi léger qu’une poupée de chiffon, c’était étrangement effrayant, plus que de tordre le métal, je ne voulais pas blesser Perry, il était comme un père pour moi. Je tournai le cou, regardant si l’extérieur du véhicule était sûr, Clark avait sécurisé les câbles. Je tirai le corps hors de la carcasse, me courbant pour le protéger avec mon corps. Je me déplaçai rapidement, tout en prêtant attention à ne pas blesser Perry, je nous éloignai de plusieurs mètres de la voiture et posai doucement le corps dans l’herbe. Je détachai ma cape et la pliai pour la glisser sous sa tête.

- Perry ? Perry White ? Vous m’entendez ? Je suis ici...


Appelai-je doucement. J’appelai Superman un peu plus fort. Je l’entendis se poser près de moi. Il avait l’air aussi surpris que moi, bien qu’il ne semblait pas autant effrayé mais il avait appris à faire preuve d’une certaine retenue quand il était Superman, en découvrant que le chauffard n’était autre que Perry. Que s’était-il passé ? Je reculai légèrement, sans lâcher la main que je tenais toujours dans la mienne, pour laisser la place à Clark. J’étais à peu près certaine que Perry me reconnaîtrait s’il me voyait, il valait mieux laisser faire Superman.
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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 21:44
Il n'était en fait qu'à demi-conscient, Perry semblait bien trop troublé pour faire attention aux détails, comme le fait que ce soit Lois en super costume qui lui ait sauvé la vie et lui tenait la main en ce moment. Je vis dans son trouble l'occasion de rectifier le tir, les secours ne tardèrent pas à se faire entendre plusieurs centaines de mètres plus loin, se rapprochant à grande vitesse.

"Récupère ta cape, on s'en va."

Dis-je sans une once d'autorité dans la voix, avec une douceur extrême pour éviter de la faire sortir de ses gongs. Il serait facile pour elle de se méprendre, ayant sûrement des émotions assez fortes en ce moment devant l'état de l'un de ses amis.

"Les secours vont s'occuper de lui, on devrait se dépêcher de nous en aller tant que nous le pouvons."

Ceci dit, j'attends que Lois récupère sa cape en la remplaçant par un quelconque substitue sous le rédacteur en chef, avant de m'envoler. Cet incident n'en restera pas là.

"Attends- moi là quelques secondes s'il te plaît."

Demandai-je à ma femme à quelques dizaines de centaines de mètres au-dessus du sol, avant de partir récupérer les responsables de l'accident ainsi que le véhicule, pour les livrer tout cuit à la police.

"De rien! Et bonne journée messieurs dames!"

Je revins retrouver ma femme 60 secondes exactement après l'avoir laissée. En chemin, je rencontrai Steel qui fut étonné de me voir seul, je l'avais mis au courant à propos de l'anniversaire ensemble. Je lui expliquai alors les circonstances m'ayant amené à quitté mon épouse provisoire, à quoi il répondit que j'étais au bord du divorce... Il m'ordonna de quitter Metropolis pour le moment, le héros en armure comptait me rendre service en s'occupant de tout à ma place. Je le remerciai de sa générosité par une accolade, avant de m'en aller retrouver Lois.

"Désolé pour l'attente, un vieil ami vient de nous jeter hors de la ville... Tu es prête pour une virée à travers les Etats-Unis?"

Je pris alors la direction de l'ouest, passant par New-York.
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