Patriot Games

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MessagePosté le: Mer 27 Avr 2016 - 19:40
Deadshot avait été contacté via le canal habituel. Un simple rendez-vous lui avait été donné dans, Crime Alley, une ruelle sombre située dans le pire quartier de Gotham à 5h30 du matin...

Les rues étaient vides, à l'exception des camions poubelles qui commençaient leur tournée et de quelques âmes solitaires qui rentraient, en rasant les murs, chez elles.

Sur place, personne de visible. Mais le meilleur tueur à gages de Gotham ne pouvait passer outre la respiration quelque peu haletante qui se faisait entendre dans la benne à ordures la plus proche.

Le couvercle s'ouvrit et une montagne de muscles en sortit.

Patriot Games 0704b

"J'imagine que ça te surprend, mec ? Un grand gaillard comme moi qui se cache dans une poubelle ? Hum... Mais faut prendre des précautions quand on donne des rendez-vous dans ce genre de quartier"

Il avait l'élocution rapide et un peu pâteuse, de celle qu'ont les drogués ou les fanatiques. Certains pourraient même dire que ce type n'avait pas l'air d'être le couteau le plus affûté du tiroir ou qu'il lui manquait quelques cartes dans le jeu...

"J'ai été envoyé pour te donner les détails de ta mission top-secrète, mon gars. Et si t'es aussi bon que tu le prétends et qu'on le dit ça sera une promenade digestive pour toi..."

L'homme tendit à Deadshot une enveloppe kraft qui contenait divers documents.

"Pour ton édification mon gars. Les fumiers qui sont identifiés dans ce document sont un groupe de terroristes communistes qui ont volé à mon employeur - et au tien, si t'acceptes la mission - des données informatiques sensibles. Tu trouveras tout ce qu'on sait sur eux, c'est à dire essentiellement leurs habitudes, leur nom de code et une description sommaire de chacun d'entre eux"

Il avala sa salive et enchaîna :

"Tu les trouves. Tu récupères les informations que mon Boss veut. Et après tu les butes comme les chiens galeux collectivistes qu'ils sont... Hum, ça devrait pas te poser problème, gars, vu que personne de sain d'esprit - comme toi ou moi - ne souhaiterait vivre un jour dans un kolkhoze !"

L'inconnu ajouta :

"Moi c'est Joe Public et ça sera moi qu'il faudra informer du résultat de la mission. Y a également 100.000 dollars dans l'enveloppe. T'en auras autant après avoir récupéré les données informatiques et buté les 3 enfoirés... Pour les retrouver, y a toutes les pistes dans le tas de documents dans l'enveloppe"

Il marqua une pause, se recoiffa avec un peigne qu'il sortit de la poche de son blouson, et demanda avec un grand sourire :

"Alors, grand, t'es partant ? Hein, ça va être fun de bosser pour les gentils, non ?"

*
*  *

Et pendant ce temps là, dans un autre coin de Gotham, Razorsharp profitait d'une grasse mâtinée dans la piaule de son mec... Elle venait d'ouvrir un œil, puis l'autre, et regardait son copain dormir... Tout était tranquille. Une journée parfaite pour ne pas se lever !
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr 2016 - 0:04
5h30 du matin, Crime Alley. Voilà déjà vingt minutes que j'attends avec ma tenue sur le dos. Hier, dans la soirée, des types m'ont contacté pour me donner rendez vous dans cette ruelle à cette heure là. Apparemment, ils ont un contrat pour moi. Je suis venu en avance pour m'assurer que ça ne soit pas un piège pour m'attraper. A Gotham, on est jamais trop prudent. Mais il n'y avait rien, ni sur les toits, ni dans la ruelle. Enfin si, il y avait une chose étrange : un type dans une poubelle. Je l'entends à sa respiration, amplifiée par les capteurs de mon casque. Il était là avant même que j'arrive. Si ça se trouve, ça n'est qu'un sans abri qui dort dans cette benne pour être à l'abri du froid. J'hésite à aller jeter un coup d'œil mais rien ne me dit qu'il n'en profitera pas pour se jeter sur moi et m'enfoncer une lame dans la gorge. Alors j'attends. Ca ne me dérange pas d'attendre, j'ai l'habitude. Je suis déjà resté plusieurs heures allongé au même endroit dans la même position dans le seul but d'attendre le moment opportun pour atteindre ma cible. Donc je vais rester ici. Et si ces mystérieux commanditaires ne viennent pas au rendez vous, je partirais. Ca n'est pas moi qui est demandé à voir quelqu'un après tout.  

Finalement, le couvercle de la benne s'ouvre et un type assez musclé en sort. Un blond dans une étrange tenue, un autre illuminé … Sans hésiter, il m'adresse la parole. Il m'explique qu'il était caché par mesure de sécurité. Il parle vite et articule peu, comme si il était sous crack. Voilà que des junkies veulent me filer des contrats maintenant … Je le laisse parler vu que je ne suis pas du genre bavard et qu'il semble être tout le contraire. Il me dit qu'il a été envoyé comme intermédiaire, me flattant au passage. Je ne réagis pas à ça et me contente de prendre l'enveloppe qu'il me tend. Je l'ouvre et en sors les documents tandis qu'il m'explique en quoi consiste le boulot. C'est une histoire de vol de données informatiques par des mecs voulant sauver la planète des méchants capitalistes, bref des types qui ne manqueront à personne. Je regarde rapidement les documents. J'ai des dossiers détaillés sur les types à abattre. Bref, c'est simple, je récupère leur données et je bute les méchants communistes. Je range les papiers dans l'enveloppe, j'étudierais tout ça plus tard. Je plie l'enveloppe que je range dans l'une de mes poches vides et refixe mon regard sur l'armoire à glace dont j'apprends le nom la seconde d'après, un nom bidon, à l'image de ce type … Il finit par parler du paiement. Son patron doit savoir comme ça marche. Pas d'argent, pas de mort. J'apprend que j'ai déjà 100 000 dollars et que je recevrais la deuxième moitié une fois le travail fait. 200 000 dollars pour trois pauvres types, c'est que les données doivent être importantes, surtout si c'est à moi qu'ils font appel. Ca n'est pas les assassins qui manquent à Gotham en plus.  

Je le regarde se recoiffer avec son grand sourire d'idiot. Il me demande avec un enthousiasme presque enfantin mais surtout exaspérant si j'accepte le boulot. Et d'une voix froide, je lui réponds :  

"Tu diras à ton patron que j'accepte de contrat. Je vous recontacterais quand j'aurais terminé."

Et juste après avoir fini de parler, j'avance et lui passe à coté pour partir de là. J'ai passé assez de temps avec cet imbécile. Je dois dire que son sourire niais commençait presque à m'ennuyer. Bref, maintenant, j'ai un contrat à remplir et pas une seconde à perdre.  

Je mets une dizaine de minutes pour revenir à l'appartement qui me sert de planque à Gotham. C'est un petit appartement miteux au dernier étage d'une immeuble. Je le loue sous un faux nom et paye tout en liquide, aucune trace d'un prolifique tueur à gage en somme. J'ai le strict minimum pour y vivre, je n'ai pas besoin d'un grand confort pour vivre. Après tout, un lit est un lit. Et puis, ça me fait plus de place pour y mettre mon arsenal. Je traverse le salon, pose mon casque sur le bureau et m'assoit devant celui-ci, posant les documents que m'a fourni l'armoire à glace. J'ai trois mec à abattre et largement assez d'informations sur eux pour écrire leur biographie. Photos, noms, pseudonymes, emplois, habitudes, etc … Ce sont tous des petits voyous qui font partie d'une organisation inconnue qui se planquerait dans les quartiers pourris de Gotham. Ce vol de données, ça doit être leur premier gros coup et ça va surement être le dernier. J'ai jamais entendu parler de ces mecs et dans trois jours, plus personne en entendra parler. Et je vais m'occuper du premier d'entre eux aujourd'hui.  

14h, une grand soleil illumine Gotham. Moi, je suis accroupi sur le toit d'un immeuble, un fusil de précision entre les mains, braqué vers un bar miteux en contrebas. Ma première cible se trouve dans ce bar. C'est un type qui se fait appeler Sam. Drôle d'ironie pour un communiste. Il serait le leader de la bande mais il a plus l'air d'un alcoolique notoire que d'un leader charismatique. Ca fait déjà une heure qu'il est dans ce bar. J'attends qu'ils ressortent pour lui coller une balle entre les deux yeux. Je préfère attendre un peu plus longtemps et m'assurer que c'est bien lui. Je pourrais aussi rentrer dans le bar et le refroidir sans perdre de temps mais ça manque de professionnalisme à mon gout. Je suis là pour abattre un homme, pas pour amuser la galerie. Il ne me reste plus qu'à attendre qu'il sorte. J'espère qu'il ne va pas mettre longtemps, j'ai deux autres noms à rayer de ma liste.
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr 2016 - 18:27
Alors que Deadshot attend que "Sam" sorte du bar pour le refroidir, il se remémore machinalement le contenu de l'enveloppe remise par Joe Public. S'y trouvaient en effet :

- 100.000 € dolllars en bons du trésor

- des agrandissements photo des images de vidéo-surveillance de 2 des pirates : l'un d'eux est "Sam", l'autre un jeune noir avec un fort embonpoint

- les empreintes digitales de "Sam", alias Samuel Willis, un type né voilà 35 ans et plusieurs fois condamné (et incarcéré) pour vol, trafic de stupéfiants, escroquerie, recel de biens volés mais... rien en lien avec la sécurité informatique

- un bref résumé du déroulé de l'action : il y a 10 jours, vers minuit, une société de sécurité (aucun détail n'est donné pour identifier la boîte) a fait l'objet d'un piratage particulièrement audacieux. Deux malfrats sont arrivés dans une camionnette volée (qui a été retrouvée et qui est placée sous scellés, pour l'heure, par la Police) qu'ils ont garé sur un parking non loin de la société. L'enceinte a été escaladée à l'aide de lances-grappins, puis les deux individus ont réussi à accéder au hall de la société en déverrouillant, à l'aide d'un appareil à ce jour non identifié, la porte à fermeture magnétique. C'est sur cette porte qu'une empreinte de pouce appartenant à "Sam" a pu être récupérée pour analyse. Là, le jeune noir s'est connecté sur l'un des ordinateurs du hall d'accueil, pendant que "Sam" faisait le guet. Il a visiblement utilisé un virus particulièrement destructeur vu qu'en quelques secondes le jeune noir, qui utilise comme pseudonyme "Hackrat", a désactivé toutes les protections de TOUT le réseau informatique de la société. Là, un hacker à distance, agissant sous le sobriquet de "ChannelMan", à pris le relais pour télécharger des données (le rapport n'indique pas de quoi il s'agissait) sur un serveur à l'étranger (qui n'a pu être identifié) et détruire l'original de ces mêmes données sur les serveurs de la société. L'ensemble de l'opération a duré très exactement 8 minutes et 23 secondes. Toutes les caméras de vidéo-surveillance ont été effacées, à l'exception de celle qui a pu les filmer et qu'ils ont - vraisemblablement - oublié

- des notes manuscrites révélant les habitudes de "Sam" et indiquant qu'Hackrat est déjà connu pour divers piratages culottés, il y a de cela quelques années... Piratages qu'il avait réalisé avec d'autres hackers connus sous les noms de Channelman et de Razorsharp. Les identités réelles qui se cacheraient sous ces sobriquets ne sont pas données, en revanche. L'auteur pense juste que la Police doit les connaître, éventuellement, et qu'en tout état de cause des renseignements complémentaires peuvent être obtenus par Sam ou par la communauté des hackers...

Finalement, Sam s'était décidé à sortir du bar, le cheveux hirsute et sale et la démarche peu assurée. Il fouilla les poches de son imperméable pourri et en sortit un paquet de clopes et un briquet. Regardant à droite et à gauche, comme s'il n'avait pas la conscience tranquille, il s'alluma une cigarette, tira une bouffée nerveuse dessus et fit jaillir son téléphone à clapet d'une autre poche de l'imperméable.

"Ouais, Hack, c'est Sam. J'ai mon fric quand, bordel ?"

*
*  *

Rae avait décidé de se prendre une petite semaine de congés des Outlaws. Elle avait prévenu la Boss en prétendant qu'elle avait chopé la grippe et qu'elle se faisait porter pâle pour les prochains jours. Il y avait peu de chance que Boss Sawyer ait pu avaler ce bobard mais...

... elle avait néanmoins accepté de lui foutre la paix quelques jours, que Rae mettait à contribution pour ne rien faire, pour traîner en pyjama la plus grande partie du jour et pour passer le reste du temps au lit avec Hack.

Le téléphone de son mec vibra. Hack décrocha, entendit ce que son interlocuteur avait à dire et répliqua un poil courroucé :

"Ecoute Sam... On peut pas te payer tout de suite... Parce que... Euh... Je peux pas trop te parler mais..."

Rae l'écoutait, l'air fâchée : dans quoi s'était-il fourré encore ?

"La came qu'on a récupéré, on peut pas la vendre. C'est de la dynamite et... On trouvera ton blé mais pas comme ça"
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr 2016 - 21:40
A travers la lunette de mon fusil, je vois la porte du bar s'ouvrir une fois de plus. Mais cette fois, c'est le fameux Sam. Il a la même démarche lourde et la même tenue crasseuse que les autres mais c'est bien sa tête sous cheveux ressemblant plus un du tas de foin avec du fumier qu'à des cheveux. Je remarque à sa démarche qu'il a plus d'alcool dans le sang qu'en arrivant. Il sort de son vieux manteau un briquet et un paquet de cigarettes. Il n'arrête pas de regarder autour de lui, il est nerveux. Je vois même ces mains légèrement trembler. Il sort une cigarette du paquet, l'allume et tire une longue bouffée. Il est peut être au courant qu'un tueur est à ses trousses. Malheureusement pour lui, mon fusil est braque sur lui en ce moment même. Je le regarde une dernière fois à travers la lunette avant de viser son cœur. Je fais glisser ma main sur la détente et me prépare à tirer. Je suis calme, ma respiration est au minimum et mes muscles totalement immobiles. Il sera mort sans même s'en rendre compte. Je commence doucement à appuyer sur la détente quand sa main passe dans ma ligne de mire, un téléphone dans cette dernière. Je relâche la détente et enlève mon doigt. Je déporte ma visée sur son visage. Il téléphone à quelqu'un. Avec un peu de chance …  

Changement de plan. C'est peut être l'un de ses complices au téléphone. Le tuer immédiatement les alerterait sur le champ et ne me faciliterait pas la tache. Je pourrais attendre qu'il finisse de téléphoner pour l'abattre mais une autre idée m'a traversé la tête. Mort, il me sera inutile mais vivant, c'est autre chose. Je pose mon fusil au sol et me dirige vers l'escalier de secours. Je viendrais récupérer mon arme quand j'en aurais fini avec lui. Je descends le vieil escalier métallique et me retrouve dans une ruelle juste en face du bar. Sam est toujours au même endroit, son téléphone fixé sur son oreille. J'attends dans l'ombre qu'il raccroche. C'est fait … Il range son téléphone et enfourne ses mains dans les poches de son imperméable. Il regarde encore une fois autour de lui et part d'un pas rapide. Je sors de la ruelle et le suis. Je marche légèrement plus vite que lui. Je traverse la rue et me rapproche inexorablement de lui. Les autres personnes présentes me remarquent mais détournent toutes le regard, certains changent même de trottoir pour ne pas me croiser. La tenue, ça impressionne toujours. Je me rapproche doucement de lui, dix mètres, puis cinq, puis quatre, puis trois … Il se retournent et me voit. J'arrive à lire la peur sur son visage, qui se mélange à de la panique et à sa nervosité. Malheureusement pour lui, ce léger ralentissement me permet de l'attraper. Je fonce sur lui, lui saisit le bras droit, le passe dans son dos et le pousse dans la ruelle adjacente. Je m'enfonce avec lui dans la ruelle, mon bras libre pointant mon arme dans son dos, puis je le plaque contre violement contre un mur. Il pousse un léger cri de douleur.  

" J'ai mon arme braquée sur ton dos. Un geste et tu ne marcheras plus jamais de ta vie. "  

Il ravale bruyamment sa salive mais n'oppose aucune résistance. Il était déjà nerveux mais maintenant, il doit savoir qu'il ne lui reste plus que quelques minutes à vivre. J'espère pour lui qu'il va bien les utiliser.  

" Je sais que tes potes et toi avaient volé des données sensibles à une grosse société. Et c'est moi qu'on envoie réparer les pots cassés. Dis moi où vit celui qui se fait appeler "Hackrat" et je verrais ce que je fais de toi. Et fais le vite si tu ne veux pas découvrir quelles parties de ton corps font les plus mal une fois truffées de plomb. "

J'ai beau le menacer, je ne suis pas un adepte de la torture, je n'aime pas ça. Je suis assassin, pas boucher. Tuer n'est pas un jeu pour moi et faire souffrir encore moins. Mais si c'est le seul moyen pour moi d'obtenir les informations que je cherche, je suis prêt à le faire. Mais quelque chose me dit que ça ne sera pas utile.  

" C'est bon, je vais parler, je vais parler ! "

Je l'écoute me dire où ce Hackrat vit. Sa voix est chancelante, il bégaie. C'est aussi insupportable que l'enthousiasme du type de ce matin. Mais j'ai l'adresse, c'est-ce qui compte. Je relâche son bras et recule d'un pas. Le dénommé Sam se laisse tomber à genoux et tient le bras avec lequel je l'immobilisais. Il ne se retourne pas vers moi. Peut être a-t-il peur de croiser mon regard. Peu importe. Je lève mon bras, pointe mon arme en direction de sa tête et tire sans même hésiter. Sam tombe lourdement sur l'asphalte et son sang se répand et une grande flaque. Il est mort sur le coup, sans rien sentir ni rien entendre, loin des douleurs dont je lui avais parlé. En voilà un de moins. Maintenant, au tour de Hackrat.  

Ce type, Hackrat, c'est l'un des hackers du groupe. Il a surement les données que je cherche ainsi que l'identité du troisième membre de la bande. Je sais à quoi il ressemble mais rien de plus. Maintenant, grâce à notre ami commun Sam, j'ai son adresse et c'est l'endroit où je vais. Soit je le trouve directement là bas et je le mijote sur place soit il n'y est pas et je l'attends pour une embuscade. Dans les deux cas de figure, il meurt, impeccable. En route maintenant.  

J'atteins son immeuble sans encombre. J'ai soigneusement évité les grandes rues de la ville pour ne pas attirer l'attention. Me voilà face à son immeuble. J'entre dans le bâtiment et vais jusqu'à son appartement. J'arrive devant sa porte, je toque. Je ne sais même pas si il est là ou pas. Mais je serais rapidement fixé. Hackrat … encore un pseudo bizarre …
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 11:38
Une fois la conversation téléphonique terminée avec "Sam", Hackrat se retourna vers Rae.

"Tu sais ma loute, faut que je te dise un truc..."

Patriot Games 1691122-razorsharp_hackrat

Rae péta un câble, d'abord, quand Hack lui expliqua qu'il avait fait une "passe" informatique particulièrement audacieuse, du genre de celles qu'ils faisaient du bon vieux temps de leur groupe de Hackers...

La jeune femme s'était rangée du bon côté de la loi maintenant. Alors, les prises de risque inconsidérées de son mec la foutaient en rogne. Surtout que le pire restait à venir...

Hack expliqua que pour lui prêter main forte il avait recruté "Sam", un escroc / toxico pas vraiment fiable et pas vraiment connu pour fermer sa gueule...

... et surtout qui voulait sa part du fric.

"Sauf, que du fric, ma puce, y en a pas. Ce qu'on a chopé, on peut pas le vendre... On..."

Il fondit en larmes et expliqua à Rae pourquoi c'était invendable. Elle, elle dut s'asseoir tellement c'était énorme ce qu'ils avaient réussi à choper. Et même que c'était plus de la dynamite. Et même que là, ils étaient GRAVE dans la mouise jusqu'au coup...

Elle consola Hack et ils se réconcilièrent sur l'oreiller.

*
*  *

Plus tard - alors que l'assassin surnommé Deadshot était en route vers leur appartement - Hackrat décida de rappeler "Sam".

Et ce dernier ne répondit pas.

Ce qui était très louche car "Sam" vivait collé à son téléphone. Il était même capable de le décrocher pendant qu'il était en train de chourer un truc ou de faire un cambriolage. Surtout quand "Sam" a besoin de fric et que son débiteur le rappelle...

Ce n'était pas normal.

"Rae, bébé... Faut que je te dise : au cas où il m'arrive un malheur..."

Hack était blême.

"Chut, dis pas de bêtises mon lapin..." tenta de le rassurer Rae.

Hack voulut quand même poursuivre :

"C'est Channelman qui a les données..."

Le jeune noir remonta sa manche et fit apparaître le terminal informatique qu'il portait à l'avant-bras, son ordibras.

"Si je meurs et que mes signes vitaux disparaissent, ce sera le signal pour Channelman de balancer toutes les données à la presse..."

On toqua à la porte.

Hack déglutit bizarrement et alla ouvrir la porte.

Un type en armure se trouvait sur le palier.

Rae brailla quelque chose et transforma son bras en une lame métallique qui grandissait à vitesse grand V et se dirigeait droit sur la poitrine de Deadshot. Rae savait que sa lame était capable de percer le béton et la plupart des métaux... Hack, quant à lui, se jeta au sol et pria :

"PITEMETUEZPASPITIEMETUEZPAS"
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 18:50
Je suis le meilleur tireur qui existe et je suis en train d'attendre devant la porte d'un appartement miteux pour refroidir un rat en manque de sensation forte. Et on me paie plusieurs milliers de dollars pour ça. Ces données doivent être vraiment importantes parce que les cibles sont des blagues. Sam, c'était un alcoolique paranoïaque sans une once de courage. J'ai jamais vu un type balancé ces potes aussi vite. On devrait me remercier d'avoir buter un déchet pareil. Et maintenant, Hackrat. D'après les photos, ce type ne devrait pas être plus dangereux qu'une fillette de sept ans. Même Zoé serait plus apte à se défendre que lui. C'est l'un des hackers de la bande donc je vais devoir lui aussi le faire parler. Et vu comment le gros bras a tout lâché, je m'attends à rencontrer peu de résistance de la part de ce type. Tant mieux, ça me facilitera le boulot.

J'attends deux minutes devant la porte, peut être trois. Puis des pas se font entendre de l'autre coté. Et dire que si il n'y avait pas les données à récupérer, je pourrais juste tirer à travers la porte et repartir d'ici sur le champ. Je recule d'un pas et vise en direction de la porte, à l'endroit où devrait apparaitre sa tête. Tirer dans le cœur est plus sur pour le tuer mais la tête, ça impressionne toujours. La porte s'ouvre et Hackrat, aussi corpulent que sur les photos, apparait. Il se jeta directement au sol, son pseudo devenant tout de suite bien plus approprié. Mais à ma grande surprise, une fille était derrière lui. Je n'avais pas prévu ça. Et encore moins le fait qu'elle puisse transformer son bras en une grande lame de métal qui fonça droit vers moi. Je fais un mouvement sur le coté et esquive la lame de peu, qui se trouve à seulement quelques centimètres de mon torse. Une métahumaine donc. Je ne fais plus attention au pleurnichard qui me supplie de ne pas le tuer et vise désormais la jeune femme, prêt à faire feu au moindre geste de sa part.

" Un mouvement de plus et je te colle une balle en pleine tête. C'est pour lui que je suis venu, pas pour toi. Alors je te laisse une chance de partir d'ici et de ne plus jamais y revenir. Hackrat et moi devons discuter. "

Je reste concentré sur la fille. Hackrat ne représente aucun danger contrairement à elle. Mais elle ne m'inspire aucune crainte. Une balle file bien plus vite qu'une lame, elle sera morte avant d'avoir fait le moindre mouvement. Je dois juste me montrer prudent, je ne connais pas toutes ces capacités.

" Je suis là pour récupérer les données que tu as volé. Soit tu me les donnes tout de suite et tout ira bien, soit je te fais sauter les doigts un par un jusqu'à ce que tu parles. Et si les doigts ne suffisent pas, j'imagine que tu as bien d'autres trucs à plomber. C'est à toi de voir. "

La menace a fonctionné sur Sam, alors sur lui, j'imagine que ça sera encore plus efficace. Il est déjà à deux doigts de se pisser dessus. Par contre, sa copine la métahumaine risque de poser problème si elle oppose plus de résistance. Enfin, une balle dans le tête devrait résoudre ce problème de manière radicale. Je n'ai plus qu'à attendre que la pleurnicheuse parle désormais, enfin, si il arrive à se remettre de ses émotions …
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MessagePosté le: Dim 1 Mai 2016 - 10:01
Bordel, il était rapide lui. Diablement rapide.

C'était le genre de pensées qui traversaient l'esprit de Rae alors qu'elle était là, un genou à terre, en pyjama, le bras droit transformé en lame et pointé juste à côté du type qui était venu pour les refroidir...

Il l'avait esquivé. Mince.

Et là, ils n'avaient plus qu'à crever.

Merci Hack.

Elle serra les dents et émit un son qui ressemblait à s'y méprendre à un grognement. Elle était échec et mat. Hack était échec et mat. Et...

Hack venait de pisser dans son froc et ne pouvait pas calmer ses larmes. Il faut dire que tout reposait sur ses épaules à lui et il devait un poil se sentir responsable de la mort imminente de sa copine et de lui-même...

... parce que bon, même s'il lui avait proposé de quitter les lieux sans heurts, il y avait fort à parier que l'assassin la descendrait dès qu'elle aurait baissé sa garde. Et puis, elle ne se voyait guère laisser Hack tout seul. Le type venait quand même de dire qu'il allait torturer à mort son mec pour obtenir ses foutus données.

Et Hack qui continuait à brailler "METUEPASMETUEPASPITIEEEEMETUEPASPASMOIPASMOI..."

Et il pouvait en avoir pour des heures comme ça...

Rae s'essaya à jouer les dures et lança :

"Mon pote, si tu savais ce que c'est tes données, je suis sure que tu nous laisserais les détruire... Ton Boss doit être un sacré enfoiré pour avoir fabriqué ce truc et..."

Mais bon, vouloir prendre un assassin par les sentiments n'était pas réellement l'idée du siècle...

... et c'est à ce moment que Channelman, le dernier des 3 voleurs, fit son apparition... sur l'écran de télévision qui s'alluma tout seul.

Patriot Games 1691124-channelman_razorsharp_hackrat

"Salut mon pote ! Moi c'est Channelman et là t'es en train de menacer deux très bons amis à moi... Si tu déposes pas tes armes dans les secondes à venir, je BALANCE les données précieuses de ton employeur sur toutes les chaînes de télévision... Fox News comprise ! Et à mon avis, avant d'être arrêté, ton Boss, voudra certainement t'en loger une entre les deux yeux..."

Razor sourit. Sacré Channelman... Elle précisa :

"Channelman est un méta-humain dont le corps a été détruit et qui vit à l'état de conscience active sur les réseaux... Télé, radio, internet... Tu peux pas le détruire mais lui peut mettre à exécution ce qu'il propose de faire. Et vu ce que c'est, ces foutues données, on va foutre une merde cosmique si on les met en accès libre... Ce que ton Boss voudra certainement pas"

Elle avala sa salive et ajouta :

"Alors, on fait quoi ? On se la joue façon "Duel au soleil" ou alors on discute ?"
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MessagePosté le: Dim 1 Mai 2016 - 22:56
Si je pouvais coller une balle dans le crane de cette vermine, je le ferais sur le champ. Depuis qu'il est par terre, il me supplie de ne pas le tuer et ça commence à me taper sur les nerfs. Malheureusement, il a des informations que je dois récupérer et mort, il ne pourra pas parler. Je vais donc devoir attendre qu'il se décide à cracher le morceau. Je me demande si il serait plus apte à parler avec une balle dans la rotule. Sa copine, toujours le bras tendu vers moi, la lame à seulement quelques centimètres de ma gorge, quelques centimètres me séparant de la mort. Il en faut malheureusement plus pour m'impressionner. Mais elle semble vouloir jouer les héros, en me disant que ces données sont la preuves que mon employeur est véreux, qu'il faut les détruire et je ne sais quoi. Je pense qu'une mise au point s'impose.

" Je me fiche de ce que ces données peuvent contenir. On m'a payé pour les récupérer, rien de plus. Leur contenu, c'est pas mon problème. Maintenant, file d'ici avant de je change d'avis. Et toi, le pleurnichard, ferme la ! "

Non seulement il pleure comme un enfant à qui on a volé sa sucette mais en plus il s'est pissé dessus. Comment ces types ont-ils pu voler des données sans se faire prendre ?

Soudainement, la télévision au fond de la pièce s'alluma toute seule. Et encore plus surprenant, un type était en train de me parler à travers. Channelman … Voilà ma troisième cible. Visiblement le petit malin de la bande. Il est en train de négocier, me disant que si je ne dépose pas les armes, il est prêt à lâcher les données sur toutes les chaines d'informations, de quoi contrarier mon employeur. J'aurais bien aimé le refroidir avec une salve de balle dans le ventre mais je doute que tirer sur un écran de télévision soit efficace. La fille m'explique que ce type est un métahumain qui vit dans les réseaux, donc sans corps physique. Bordel, comment je suis censé le tuer celui là, en flinguant toutes les télévisions de cette ville ?

Bon, je ne vais pas laisser un écran de télévision et une mutante en pyjama me dicter ce que je dois faire. Il est temps de le faire comprendre qu'ils n'ont pas n'importe qui en face d'eux.

" Ce qu'on fait dépend de ton ami la télévision. A lui de voir si il est prêt à sacrifier ses très bons amis contre ces données. Parce que si il balance les données, toi et le pleurnichard êtes mort à la seconde même. Alors pour vous, le seul moyen de voir le soleil se coucher ce soir est que je reparte d'ici avec les données. "

Je marque un léger temps de pause avant de reprendre.

" Je vous laisse le choix. Soit Hackrat se lève, va me chercher les données et je pars d'ici sans grabuge, soit j'ouvre le feu et vous mourrez dans la seconde qui suit. "

Je devrais refuser ce genre de contrat où il s'agit de récupérer des trucs. Je suis assassin après tout, pas facteur. Surtout quand les informations les plus importantes sont manquantes. Ma cible que je connais le plus est surement déjà exsangue …

Bref, je dois rester concentré, surtout maintenant. Mon viseur a toujours la métahumaine en vue et mon bras droit est toujours tendu vers elle, mon arme prête à ouvrir le feu. Hackrat est toujours par terre en train de chialer et Channelman a toujours son sourire de tête à claque. Il ne reste plus qu'à attendre de voir si leur instinct de survie a toujours l'ascendant sur leur manque d'intelligence.
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MessagePosté le: Mer 4 Mai 2016 - 16:19
Pendant quelques secondes, Rae demeura silencieuse... Comment se sortir de ce mauvais pas ? A vrai dire, plus le temps filait, moins elle en avait la moindre idée...

Très clairement, l'assassin posait une alternative : lui donner ou ne pas lui donner les fichiers informatiques qu'il souhaitait récupérer.

La jeune hackeuse envisagea la première branche de l'alternative : il y avait de très fortes chances qu'une fois les fichiers remis, leur ami inconnu leur loge à tous une balle dans la tête... Ce n'était donc pas une solution acceptable.

La seconde branche de l'alternative était un peu plus réjouissante... en apparence. Il y avait peu de chance que le tueur remballe son matériel et se tire, en cas de refus. Il essaierait très certainement d'insister et si, a priori, Channelman ne pouvait être menacé ou faire l'objet de dégâts physiques, tel n'était pas le cas de Rae ou d'Hackrat.

En même temps, l'assassin n'avait pas non plus une marge de manœuvre énorme : comme c'était Channelman qui menait la danse, ce dernier avait toujours la possibilité de balancer les données sur le net et de foutre en l'air l'assassin et son célèbre patron... Au passage, Razor et Hackrat perdraient leurs vies mais...

... ces données étaient certainement plus importantes que leur existence (quoi que puisse y objecter Rae) : Channelman, rationnellement, ne pourrait que les diffuser s'il était mis au pied du mur.

L'assassin était lui-même dans une impasse, tout comme le trio d'hackeurs.

Bref, c'était pour le coup la guerre des nerfs : qui allait flancher en premier ? L'assassin ou eux ? Etant précisé que la victoire totale de l'assassin semblait impossible, là où il restait toujours à Rae la possibilité d'être plus rapide que leur agresseur et de le maîtriser avant que celui-ci ne tue qui que ce soit...

... pari très risqué qui constituait, en fait, leur seul et unique chance de voir le jour se lever à nouveau.

Razor prit une grande inspiration et s'apprêta à rétracter brusquement sa lame pour la faire jaillir de toute sa puissance à travers la poitrine de leur assaillants. En espérant être plus belle et rapide qu'une balle...

"Eh Terminator ! J'ai trouvé un moyen de régler PACIFIQUEMENT notre différent, sans effusion de sang inutile. Je ne vais pas diffuser les données sur le net mais sur le seul écran de cette seule télévision" lança l'image de Channelman sur l'écran de la télé.

Rae se détendit quelques instants. Avant de jouer sa vie sur un seul et unique coup de dé, elle pouvait se permettre d'écouter ce que son ami désincarné proposait comme solution...

"Je sais que tu es un assassin sanguinaire dépourvu de toute conscience et prêt à tout pour honorer tes contrats jusqu'au bout mais... Regarde un peu ça ! Mon pote !"

Et en lieu et place du portrait de Channelman, une présentation vidéo apparut sur l'écran.

Cela traitait d'un projet appelé "REX 1984 / version 54.32".

Il s'agissait en fait de la dernière mouture du plan REX 1984 qui, sous certaines conditions (et notamment d'attaques terroristes d'envergure sur le territoire américain), autorisait le transfert de la totalité des pouvoirs aux autorités militaires, ainsi que la mise en détention dans des camps de prisonniers situés sur le territoire américain de tout élément déclaré comme subversif.

La version qui est explicitée sur la vidéo est le résultat du travail d'un certain B. Eric Blairman, un homme politique d'extrême droite, chargé par le Département d'Etat de réactualiser REX 1984.

Outre, les éléments de base (comme l'ouverture de camps d'internement sur le territoire américain), Blairman a essentiellement travaillé sur la notion d'éléments subversifs (en y incluant tout membre et leader d'un certain nombre d'organisations radicales ou non, pacifistes ou non, ... Les critères d'inclusion permettrait de détenir jusqu'à 5 millions d'américains ! Sans compter, la mise en détention de TOUS les étrangers présents sur le sol américain) et sur un dispositif technique permettant de pirater tout signal (radio, télévisuel, internet) pour y intégrer des données subliminales : le tout pour conditionner la population américaine à signaler tout élément subversif (gauchiste, religieux, syndicaliste...) auprès des autorités de police et pour lui apprendre à respecter les "vraies" valeurs chères à Blairman.

La vidéo décrit précisément comment construire des antennes suffisamment puissantes pour pouvoir émettre de tels signaux. Et explique qu'une antenne a été construite à titre expérimental dans une bourgade proche de Gotham.

Par ailleurs, la vidéo se termine sur le fait que Blairman lui-même a laissé des consignes pour utiliser cette technologie, non pas dans le cadre de REX 1984, mais pour DECLENCHER les conditions permettant la mise en oeuvre de REX 1984...

Pour résumer : Blairman, qui est indirectement le Boss de Deadshot, veut déclencher une guerre civile aux USA pour permettre la mise en place de ses brillantes idées.

Il est inutile de préciser que Blairman a du pognon dans un certain nombre d'industries, notamment celles qui fabriquent de l'armement et les fameuses antennes.

La vidéo s'arrêtait là.

Hack ne disait rien et tremblait comme une feuille. Et Rae.. Rae prit la parole :

"Ton patron est un enfoiré ! C'est dans ce monde là que t'as envie de vivre ? J'suis sure que t'as déjà fait plein de trucs dégueulasses mais là ! Ça bat le pompon !"
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MessagePosté le: Ven 6 Mai 2016 - 1:00
Quelle situation de merde … C'est dur à croire mais ils m'ont coincé. Je ne vais pas pouvoir réussir entièrement le contrat. Channelman est impossible à tuer pour quelqu'un comme moi et il ne semble pas prêt à échanger les données contre la vie de ses camarades. Je n'ai pas d'autres choix que de trouver un compromis pour limiter la casse.

Et trouver un compromis dans cette situation, ça semble difficile, voir impossible. La tension est à son comble. Je n'ai pas de problème à garder la tête froide, j'ai connu pire comme situation. Hackrat, c'est tout le contraire. Il pleure toujours pour sa vie au point que je ne serais même pas étonné de l'entendre appeler sa mère. La fille semble essayé de garder son calme mais elle est tendue, ça se voit. Plus le temps passe, plus elle risque de perdre ce calme et de faire quelque chose de dangereux, autant pour moi que pour elle. Channelman est le seul parmi à eux à oser mener la danse, surement parce qu'il est invincible. Mais depuis quelques minutes, il était devenu bien silencieux à l'instar de nous tous. Je ne sais pas à quoi ils pensent, mais ce dont je suis sur, c'est que rien ne va plus vite que mes balles et c'est la seule chose que j'ai besoin de savoir si ça dégénère.

C'est la télévision qui brise le silence. Channelman la contrôle toujours et cette fois, il m'annonce que pour éviter toute mort inutile, il va me montrer ce que contiennent les données sur cet écran. Il commence à comprendre que je n'hésiterais pas à tuer ces amis si il continue sur ce chemin. Maintenant, il faudrait lui faire comprendre que m'appeler "mon pote" ne me fera pas éprouver plus d'empathie pour lui. Mais je reste silencieux tandis que son image disparait et que les données se mettent à défiler sur l'écran. Je commence à lire tout ça et … Bordel, c'est quoi ce truc ? Un plan pour transformer les Etats-Unis en dictature à coup de militaires au pouvoir et de camps de concentration. Il y a un paquet d'informations là-dessus, en plus de plan pour construire des sortes d'antennes géantes. Mais le plus intéressant, c'est la fin. Il y a des instructions sur comment déclencher ça. Il semblerait que mon employeur veuille prendre le contrôle de ce pays et si il le fait, ça sera notamment grâce à moi si je récupère ces données. En temps normal, j'en aurais rien à faire de tout ça. Ils peuvent ouvrir autant de camps de concentration qu'ils veulent, je peux toujours partir de ce pays et aller ailleurs, en Russie par exemple. Mais là, c'est différent.

Là, il y a Zoé. J'ai toujours tout fait pour la mettre en sécurité et un plan comme ça, ça ruinerait sa vie. Je ne pourrais pas fuir avec elle, nous ne pouvons pas vivre ensemble. Je ne peux pas laisser un homme lui prendre sa vie. Qu'il me mette dans un camp, j'en ai rien à foutre, qu'ils transforment ce pays en dictature, ça ne m'importe pas plus. Mais qu'on fasse ça à ma fille, je ne le permettrais pas.

La métahumaine prend la parole à son tour, me tirant de mes pensées. Elle me dit à quel point tout ça c'est horrible. Mais moi, je me fiche du monde dans lequel je vis. Mais je ne me fiche pas du monde dans lequel Zoé vit. Et ils ne devront leur salut qu'à elle, sans jamais qu'ils ne le sachent.

" Très bien … Channelman, tu peux garder les données. Mais elles ne devront jamais réapparaitre et tu ne feras plus de vague, sinon, je viendrais tuer ta copine. Voilà le compromis. "

Je fais une pause et détourne mon regard vers la rat larmoyant recroquevillé à mes pieds.

" Malheureusement pour vous, j'ai toujours un contrat à honorer. "

Je tends mon bras droit vers lui et ouvre le feu. Un coup de feu part, lui traversant le torse en passant par le cœur. Il finit enfin par arrêter de gémir, dire qu'il a fallu le tuer pour ça. J'en serais presque content. Mon regard retourne se poser sur ces deux amis encore en vie.

" Un dernier conseil, restez loin de cette histoire et de Blairman. "

Et à peine ma phrase terminée, je me mets à marcher pour partir d'ici. Enfin je m'en vais, il était temps. Pour une fois, j'ai envie de rentrer chez moi. J'ai même envie de prendre mon téléphone et d'appeler ma fille, prendre de ces nouvelles, savoir si elle va bien. Je crois bien que cette affaire m'a un peu remué. Mais j'ai d'autre chose à faire avant ça. Je dois retrouver le dénommé Joe. Lui et moi devons discuter. Je suis persuadé qu'il sera heureux de me dire où je pourrais trouver ce fameux Blairman …
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MessagePosté le: Ven 6 Mai 2016 - 18:13
Pourquoi avait-il fait ça ?

Pourquoi avait-il tué Hack, alors que ce dernier le suppliait de ne pas le faire, qu'il n'était pas armé et qu'en plus personne ne le menaçait ?

Les arguments de Channelman avaient fait mouche mais pas suffisamment pour sauver leur compagnon de route, pour sauver celui avec qui elle avait partagé un petit déjeuner au lit quelques heures auparavant...

Rae crut que son monde allait s'arrêter quand la balle explosa le cœur de son homme. Passé le choc initial (où la mort de Hack était comme un mur infranchissable qui venait d'apparaître de nulle part : personne ne s'y était attendu et son caractère sournois, brutal et irrévocable, en faisait toute l'horreur...), les larmes se mirent à couler frénétiquement sur le visage déformé par la rage de Rae. Il fallait que cet assassin paye ! Et elle allait le faire payer sur le champ.

La jeune femme se redressa et commença à faire grandir ses lames. Elle allait l'écharper. Le découper jusqu'à ce qu'il soit mort. Et si elle avait pu déchirer son âme en 1000 morceaux et lui faire passer tout ce qu'il avait jamais aimé au fil moléculaire,elle l'aurait fait et même bien pire encore...

Le visage de Channelman apparut sur l'écran de son ordibras. L'homme numérique agita les bras et lui fit signe que, non, ce n'était pas comme ça qu'il fallait faire...

... alors Rae tomba à genoux, puis se recroquevilla en position fœtale, le corps maculé par le sang de Hack...

*
**

Deadshot pouvait s'estimer satisfait : les deux hackers ne lui avaient pas filé le train. Il avait pu exécuter du mieux qu'il était possible de le faire le contrat.

Retrouver Joe Public fut finalement assez simple. Un message l'attendait à l'endroit habituel. Et là encore, un rendez-vous fut fixé à Crime Alley à 5 heures du matin.

L'assassin était tout seul sur place : la benne qui avait contenu la dernière fois Joe Public était vide de toute ordure blonde et bodybuildée.

Le téléphone de Deadshot vibra. Il avait un nouveau SMS. En le regardant, il vit que le texte était le suivant :

"T'ES BAISE MON POTE !"

Et c'était signé Channelman...

Depuis la rue, une voiture noire et un fourgon blindé s'arrêtèrent brusquement dans l'allée pour en boucher la sortie. Deadshot avait pu, au préalable, mémoriser les lieux : de l'autre côté, l'allée était bouchée par un mur lisse de 3 mètres de haut. Il y avait également un escalier de secours le long de la façade d'un immeuble à seulement 2 mètres du sol...

De la voiture, descendirent Joe Public et un homme que Deadshot ne reconnut pas...

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Joe lança :

"Fumier de traitre ! Viens prendre le salaire de ta forfaiture !"

Et il arma les poings et se mit en garde, comme s'il voulait en découdre sur le champ.

L'autre ne disait rien et observait fixement Deadshot.

Quant au fourgon... 6 agents du SWAT, casqués et équipés de gilets pare-balles et de pistolets mitrailleurs, en descendirent en file indienne et se positionnèrent sur toute la largeur de l'allée.

Un dernier homme, un type avec des lunettes, un chapeau mou et un imperméable émergea tranquillement du fourgon, un flingue dans une main et une plaque officielle dans l'autre.

"Vous en savez trop, Monsieur l'Assassin... Vous êtes sur ma liste, aussi je vous prie de monter gentiment dans le véhicule... Aujourd'hui sera le dernier jour que vous passerez sur cette planète en tant qu'homme libre..."

Sur la plaque, il y avait marqué en toute lettre : "REX 1984 - Sécurité Intérieure".
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MessagePosté le: Jeu 12 Mai 2016 - 23:27
Cinq heures du matin … Comme hier. Quand hier soir, après avoir en avoir terminé avec mon contrat comme je le pouvais, je me suis rendu de nouveau dans la ruelle pour y trouver un mot accroché sur la benne à ordure me donnant rendez vous à cette heure là. Comme hier, je suis venu plutôt inspecter l'endroit pour ne pas tomber dans un traquenard. La situation risque d'être moins détendu qu'hier au vu de comment s'est déroulé ma mission. Mais je vois mal ce Joe me donner du fil à retordre, en espérant que ça soit lui qui vienne …

Soudainement, mon téléphone vibre. Je le sors de ma poche pour le consulter : "T'ES BAISE MON POTE !" Signé Channelman. On dirait qu'il n'a pas apprécié que je tue son ami. Je me demande ce qu'il me réserve comme surprise. Et sans prévenir, un voiture et un fourgon s'arrête devant la ruelle. Les véhicules sont banalisés, comme ceux des fédéraux … C'est quoi ce bordel ? Deux hommes descendent de la voiture. Je reconnais Joe mais l'autre, aucune idée de qui il peut être. Il ressemble à Joe, mais avec moins de muscle mais plus de sadisme, typiquement le genre d'homme qui va sortir un couteau et faire quelques moulinets avec avant que je lui colle une balle. Joe a quant à lui perdu son sourire d'imbécile. Il est plus hargneux qu'hier, il me lance des insultes et se met en garde, comme si il espérait que j'allais venir pour me battre avec lui. Puis six agents de SWAT descendent du fourgon, en tenue complète et arme à la main. Il reste en retrait, me bloquant la sortie de la ruelle. Et finalement, un dernier type débarque. Lunette de soleil, chapeau, imperméable, voilà inspecteur cliché. Il a sa plaque dans sa main gauche et son flingue dans sa main droite. Peut être croit il qu'à la vue de ces deux choses, je vais gentiment déposer les armes et me jeter à leur pied pour implorer leur clémence. Il se met entre Joe et l'autre blond et commence à parler, m'annonçant que je dois les suivre parce que soit disant j'en sais trop. Donc Channelman m'a balancé. Au moins, je suis fixé. Maintenant que tout est clair de mon coté, je vais devoir éclaircir la situation pour eux …

Neuf hommes contre un seul. Pour beaucoup, ça serait un combat perdu d'avance. Mais je suis l'un des meilleurs assassins de la planète et le meilleur tireur. Il suffit d'analyser tout les paramètres et d'adapter la stratégie adéquate. Je connais parfaitement leurs équipements. Les agents du SWAT ont des MP5, 9mm, trente balles dans le chargeur. Ma tenue devrait pourvoir arrêter les balles tapant sur les renforcements, comme mon casque ou mes épaules. Mais je ne pourrais pas résister à un tir soutenu, une balle finirait forcement par transpercer ma tenue pour venir toucher un organe vital. L'agent a lui un Glock 22, redoutable mais pas pour moi. Je vais rapidement m'en débarasser. Les agents du SWAT sont derrière et ne me tiennent pas en joug. Comme ils ne tireront pas en premier, je vais avoir l'avantage de la surprise. Et puis ils vont devoir attendre que les trois hommes devant s'écartent pour ne pas risquer de dommages collatéraux. Par contre, ils ont des gilets pare balle et des casques et je ne dispose que de mes armes au poignet avec vingt balles dans le chargeur. J'ai pas assez de puissance de feu pour simplement tirer dans le tas. Mais ils ne sont pas parfaitement protégés, il existe des points faibles évident, je sais où tirer. Il ne reste qu'un détail à régler : ma couverture. Si je reste ici à découvert, je risque d'essuyer des tirs, il va donc me falloir un abri. Je balaie la ruelle du regard … la benne à ordure. Je reporte mon regard sur eux, ils attendent toujours. Il est temps de passer à l'action.

Je lève mes deux bras, l'un en direction de Joe et l'autre en direction de l'agent. Les deux tirs partent immédiatement. Le premier touche Joe à la cheville, le faisant s'effondrer par terre en lui arrachant un cri de douleur et le deuxième touche l'agent au poignet droit. Son arme tombe au sol tandis que lui tombe à genoux, son autre main venant saisir son poignet ensanglanté. Pendant ce temps, les agents du SWAT ont à peine réagi et me mettent en joug alors que l'autre homme mystérieux s'écarte pour leur laisser le champ libre. Alors que le premier coup de feu de leur coté part, j'exécute une roulade pour aller derrière la benne. Une véritable pluie de plomb s'abat contre cette benne qui me sert de couverture de fortune. J'arrive tant bien que mal à la faire pivoter pour qu'elle soit plus efficace. Pendant plusieurs secondes, les balles volent dans la ruelle. Beaucoup heurtent le métal de la benne, lui arrachant des crissements métalliques, d'autres s'écrasent contre le bitume de la ruelle ou les parois des immeubles et certaines volent même loin au dessus de ma tête pour venir s'encastrer dans le mur derrière. Puis le barrage de feu finit par s'arrêter. Certains ont du vider leur chargeur, je dois profiter de ce temps mort. Je me relève brusquement, mes armes braqués vers eux, mon viseur se baladant sur leur corps à la recherche d'une faille. Je tire à trois reprises, une fois dans l'intérieur du coude de l'un d'eux, l'empêchant d'utiliser correctement son arme, une fois dans le tibias d'un d'autres, le faisant tomber au sol et une dernière fois en plein dans les lunettes d'encore un autre, le tuant sur le coup. Puis je me rebaisse alors que les tirs reprennent. J'en ai neutralisé deux et tué un, plus que trois. Joe et l'agent sont toujours au sol, hors jeu à cause de leur blessures, et le dernier type attend toujours derrière les membres du SWAT. C'est de loin lui qui m'inquiète le plus car il est le seul à m'être totalement inconnu. Je ne sais pas à quoi m'attendre avec lui et c'est-ce que j'aime le moins. Mais je m'occuperai de lui après avoir neutraliser tout les agents du SWAT.

Alors qu'il canarde toujours la benne, tout en restant accroupi, je vais sur le coté de la benne pour avoir deux d'entre eux dans ma ligne de mire, le troisième étant caché par la poubelle. J'ouvre le feu, tirant cinq balles pour chacun. Certaines heurtent leurs armes pour les déstabiliser tandis que l'une d'elle passe dans la jonction entre le gilet pare-balle et le reste de la tenue pour se loger dans le cou de l'un d'eux alors que son camarade s'en prend une dans chaque épaule. Un mort de plus et un autre à terre. Le viseur de mon casque arrive à faire la différence, et couplé à mes compétences, je ne rate aucun tir. Le dernier encore debout a arrêté de tirer. Deux possibilités, soit il examine ses camarades, dont deux sont morts et trois autres sont quasiment incapables d'utiliser une arme, soit il vient me déloger. J'ai encore vingt cinq balles à tirer, largement assez pour le tuer. Alors je me relève et l'aperçois en même temps que lui. Nous tirons tout les deux. Mes trois balles le heurtent au crane, dont une traversant lui aussi ses lunettes le tuant sur le coup. Mais lui aussi arrive à me toucher, heureusement pour moi à l'épaule. Mon armure encaisse le choc et stoppe net la balle. Bilan, trois agents morts, trois autres au sol, Joe et le fédéral eux aussi blessés et le mystérieux type toujours en retrait. Moi, aucune blessure et encore dix balles dans chacune de mes armes. Je m'avance vers eux, sortant de ma planque.

" Maintenant on peut discuter. Et vous allez commencer par me dire qui vous envoie. "
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MessagePosté le: Sam 14 Mai 2016 - 8:13
Deadshot avait été manifestement sous-estimé par les hommes du SWAT ! Résultat des courses : trois y avaient laissé leur peau, tandis que les autres se tordaient au sol, gémissant de douleur...

"On te parlera jamais Popov !" lança Joe Public en crachant un glaviot en direction de l'assassin. "Et tu n'arriveras jamais à transformer l'Amérique en Kolkhoze !" ajouta-t-il tout en se tenant la cheville.

Le chef de la petite bande grogna à l'attention de Joe, tout en continuant à tenir son poignet qui faisait un drôle d'angle.

"M. Public, vous êtes un imbécile... Servez-vous de votre pouvoir, nom de Dieu !"

Joe eut l'air, l'espace d'un instant, plus idiot que d'habitude puis crispa les mâchoires, comme s'il était constipé et qu'il souffrait sur le pot. Au-delà du caractère saugrenu des mimiques de la montagne de muscles, Deadshot comprit que quelque chose était en train de se passer...

... les muscles de Joe étaient en train de gonfler : l'homme devenait plus gros d'un coup, comme si sa concentration intense lui permettait de se nourrir à une source extérieure et cette source...

... n'était nulle autre que Deadshot lui-même ! L'assassin se sentit soudainement faible, très faible... Ses jambes semblaient vouloir se dérober sous ses pieds... Il eut la furieuse envie de baisser les armes, de s'effondrer au sol et de fermer les yeux...

Joe ricana :

"Alors, la Danseuse Etoile du Bolchoï ? On fait plus la maline ?"

Et il partit dans un rire gras avant de se relever, de mettre son mauvais pied à terre et... d'écraser une larme car il avait toujours la cheville blessée !

L'inspecteur soupira et s'adressa au dernier type, celui qui était demeuré en retrait :

"Gabby, je crois qu'il est temps d'intervenir, vous ne trouvez pas ?"

L'autre acquiesça silencieusement et... entreprit de se multiplier. Il n'était plus seul : il y avait à ses côtés, une dizaine de copies conformes de lui-même ! Et profitant de la faiblesse de Deadshot, Gabby et ses copies se ruèrent sur l'assassin et le rouèrent de coups pour certains, pendant que d'autres le maintenaient...

... finalement, les Gabby transportèrent Deadshot jusqu'à Joe qui, saisissant l'armure de l'assassin à pleines mains la lui arracha, révélant de la peau dénudée. L'inspecteur fit un petit signe de la tête à l'un des Gabby qui enfonça l'aiguille d'une seringue dans la peau de Floyd et poussa le piston...

... quelques instants plus tard, Deadshot sombrait dans l'inconscience !

*
*  *

"... et il sera évidemment déstructurant psychologiquement pour le prisonnier de s'apercevoir que son œil a été retiré de son orbite sans - et le mot est souligné par l'auteur - avoir endommagé le nerf optique. En effet, incapable de détourner le regard ou de fermer l’œil, dorénavant privé de toute paupière, l'individu soumis à la question..."

Deadshot était en train d'émerger d'un drôle de brouillard. Son corps était fourbu et il entendait la voix monocorde de l'inspecteur qu'il avait blessé lire un texte... Mais quel drôle de texte !

"... ne pourra qu'observer, impuissant et forcé, le spectacle du scalpel de l'interrogateur qui mutile - par exemple - ses organes génitaux..."

L'assassin ouvrit les yeux. Il était dans une pièce sombre. Les mains attachées au dossier d'un chaise métallique, les jambes entravées aux pieds de cette même chaise. Les nœuds étaient solides.

L'inspecteur ferma le livre, brutalement.

"J'apprécie énormément le manuel de notre ami Richard Krousher. Il a ouvert à la CIA et aux autres agences de renseignement de ce pays de nouvelles perspectives en matière de méthodes corporelles d'investigation..."

Il ricana. Deadshot remarqua qu'il ne tenait le livre que d'une seule main, l'autre étant immobilisé par une attelle et un important bandage. Il ajouta :

"De torture si vous préférez !"

C'est à ce moment que Deadshot remarqua que dans un coin de la pièce, à environ 2 mètres de là où il était, se trouvait Joe Public, assis à côté d'un plateau...

Sur le plateau se trouvaient différents instruments : un scalpel, un couteau cranté, une scie à métaux, ainsi que différents instruments tranchants que Deadshot ne reconnut pas de là où il était, un générateur d'électricité...

C'était clair : Deadshot allait être soumis à la "question".

L'assassin remarqua de même qu'il était vraisemblablement nu. Ses kidnappeurs lui avait retiré tous ses vêtements, soit pour s'assurer qu'il n'avait aucune arme de dissimulée, soit pour tenter de prendre l'ascendant psychologique sur l'assassin.

L'inspecteur reprit :

"Nous avons été informé de votre véritable identité, M. l'Assassin. Nous savons tout de vous ou presque ! Et pour le reste, dans peu de temps nous saurons où est votre fille et nous la retrouverons et lui mettront une balle dans la tête !"

Joe sortit un énorme flingue de son blouson et le montra ostensiblement à Deadshot.

Son acolyte poursuivit :

"Nous avons été renseignés sur votre compte et nous avons été correctement renseignés..."

Il garda une pause rhétorique, posa son livre à côté du plateau et sortit un carnet de sa poche dont il entreprit de lire des extraits.

"... Deadshot, l'assassin ultime. Véritable nom : Igor Molotov. 38 ans. Né à Moscou de parents cadres du parti communiste. A développé un communisme fanatique à la chute du bloc soviétique, notamment en voyant ses parents sombrer dans la misère et devant recourir à divers expédients (comme le marché noir) pour survivre. A suivi un entraînement de choc dans l'armée russe et a même été volontaire pour se battre en Tchétchénie. Le tout pour devenir le meilleur dans sa partie. Puis, Molotov est rentré en fraude aux USA et est réapparu sous l'identité de Deadshot, espérant par des assassinats audacieux attirer l'attention de notre organisation. Pour l'infiltrer, la noyauter et la détruire !"

L'inspecteur ferma son carnet, furieux et gifla de sa main valide Floyd.

"Parce que vous avez toujours eu la haine de notre beau pays, le tenant pour responsable de l'effondrement de l'URSS et de la misère de vos parents !"

Joe ricana un peu plus fort, avant que l'inspecteur ne lui intime le silence. Ce dernier lança à Deadshot :

"Je vous donne une seule chance d'avouer : donnez-nous le nom de vos commanditaires et des autres espions russes présents sur le Territoire Américain, ainsi que leur adresse et nous n'aurons pas à vous torturer à mort et nous ne tuerons pas votre fille ! Nous vous donnerons même une seconde chance..."

L'inspecteur sourit et ajouta, sous les rires grotesques de Joe Public :

"... après vous avoir reconditionné bien sur, c'est à dire lobotomisé et castré. Là, nous vous engagerons dans notre organisation !"
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MessagePosté le: Sam 14 Mai 2016 - 21:16
C'est une vraie bande de bras cassés qui git à mes pieds. Sur neuf hommes, huit sont au sol, dont trois morts. Les autres sont tous blessés et certains ne s'en remettront pas si ils ne sont pas pris en charge rapidement. La prochaine fois, ils y réfléchiront à deux fois avant de s'en prendre à un tueur de mon calibre, enfin, si il y a une prochaine fois pour eux …

Pour Joe, ça semble de moins en moins sur. Cet abruti me lance des insultes habituellement réservés aux communistes. Je ne suis même pas sur que lui-même comprenne pourquoi il dit ça. Mais je ne suis pas le seul qui semble exaspérer par ce déchet. L'agent au poignet éclaté l'insulte à son tour avant de lui ordonner d'utiliser son pouvoir. Son pouvoir ?

Bordel, de quoi il parle ? Mon regard retourne sur Joe qui semble concentré. Et ses muscles commence à gonfler comme si il venait du prendre du Venin. Cet idiot était en train de se transformer en véritable montagne de muscle. Et quant à moi, je sens mes forces s'échapper. Mes genoux commence à avoir du mal à supporter mon poids, mes bras se relâchent, je suis à deux doigts de m'effondrer au sol. C'est comme si Joe se nourrissait de mon énergie pour grandir. J'ai même du mal à entendre ce qu'il me dit. Néanmoins, il semble toujours aussi idiot. Mais malheureusement pour moi, leur tour de passe-passe n'est pas terminé.

L'inspecteur s'adresse au mystérieux individu toujours en retrait, lui disant d'intervenir. Et sans un mot, il commence à se dédoubler. Rapidement, une dizaine de clone de lui se retrouve à ses cotés. Les clones ne tardent pas à se ruer sur moi, toujours impuissant. Je ne peux même pas lever les bras pour déverser un déluge de plomb sur eux. Je ne peux que les regarder se jeter sur moi, m'immobiliser et me passer à tabac. Les coups pleuvent, ils se déchainent sur moi comme si je n'étais qu'une poupée de chiffon. Ma tenue me permet d'encaisser bien plus que ce que je pourrais mais malheureusement, elle ne me rend pas invincible. Les coups finissent par s'arrêter alors que je suis au bout de souffle et à deux doigts de sombrer dans l'inconscience. Les clones me trainent jusqu'à Joe qui m'arrache une partie de mon armure avec une force inouïe et insoupçonnée. Je me retrouve le torse totalement nu, la carcasse de mon armure gisant à quelques mètres de moi, me laissant totalement vulnérable. Je m'attends un prendre un coup de Joe, un coup assez puissant pour me terrasser. Une fois de plus, j'ai le sentiment d'être au porte de la mort. C'est un instant que j'attends depuis si longtemps, un instant qu'on m'a volé tellement de fois. Peut être que cette fois sera la bonne. Je ne m'imaginais pas mourir comme d'une telle manière mais si c'est ainsi que ça doit se terminer, alors je suis prêt à en finir. Je ferme les yeux et patiente jusqu'au moment fatidique. Mais je ne reçois pas de coup, ni même de balle, rien de tout ça. A la place, je sens un aiguille s'enfoncer dans ma chair, dans l'une de mes artères.


***

Mon crane … Putain de migraine … C'est quoi ce foutoir encore ? J'entends cette voix. C'est celle de l'inspecteur. Je ne comprends pas ce qu'il dit. Mes yeux s'ouvrent doucement, je reviens dans le monde des vivants. Je ne suis pas mort, pas cette fois … Alors où suis-je ? Je relève la tête et vois l'agent, un livre à la main, l'autre dans une attelle. Moi, j'ai l'air d'être encore entier. Mes membres sont engourdis mais tous là. Je reprends mes esprits. Je sens des nœuds au niveau de mes poignets et de mes chevilles. J'essaie de bouger mais je n'y arrive pas, les nœuds sont beaucoup trop serrés. L'inspecteur referme brusquement le livre. Je n'ai pas écouté la lecture. Il me parle d'un homme que je ne connais pas et que je n'ai pas envie de connaitre. A ce moment là, la seule chose que je veux, c'est les buter et me barrer d'ici. Le truc, c'est que je suis attaché sur cette chaine totalement nu. Je balaie la pièce du regard. A une poignée de mètres de là, Joe me regarde, assis à coté d'un plateau sur lequel sont posés tout un tas d'outils différents. Des outils de torture … Je ne sais pas ce qu'ils veulent me faire mais je n'aime pas ça. Je me suis déjà fait torturer une fois dans ma vie et ce n'est pas vraiment le moment que j'aimerais revivre. L'inspecteur reprend. Il m'annonce qu'ils ont découvert ma véritable identité. Comme si c'était un secret … Et il parle de ma fille, de lui coller une balle dans la tête. En une seconde, le sang me monte à la tête, le simple fait qu'il parle de ma fille me fait l'effet d'une droite en pleine mâchoire.

" Si vous touchez à un seul de ses cheveux, je vous promets que je vous tuerais, tous jusqu'au dernier. "

Il ne répond même pas. Il se contente de poser le livre sur le plateau et de sortir un carnet de sa poche. Il l'ouvre et commence à en lire le contenu. Ca parle de moi, le truc, c'est que rien de tout ça n'est vrai. Je ne m'appelle pas Igor Molotov et je ne suis pas né à Moscow. C'est un ramassis de connerie. Et pourtant, il continue sa logorrhée, enchainant les inepties. Je ne sais pas d'où il sort tout ça mais si c'est leur source qui s'occupe de retrouver Zoe, elle est à l'abri … Je n'écoute même plus ce qu'il dit, fatigué de tout ça. Il referme le carnet et, sans que je m'y attende, m'administre une gifle avec sa main valide. Je vais lui faire bouffer son carnet. Il continue à me raconter ses idioties alors que Joe rit comme l'abruti qu'il est. L'inspecteur le fait taire avant de continuer. Il me demande le nom de mes commanditaires et des espions russes aux Etats-Unis en me menaçant de me torturer et de tuer ma fille. Ensuite, il me dit qu'il compte me lobotomiser et me castrer pour faire de moi leur soldat …

A ce moment précis, j'enrage. Je n'ai qu'une envie, c'est de trouer de part en part ces deux illuminés. Ces mecs sont tarés et juste pour avoir menacer ma fille, il mérite de mourir de mes mains. Je fixe l'inspecteur dans les yeux, dévisageant ce malade. Ce n'est qu'une question de temps avant que les rôles s'inversent. Je dois juste trouver comment me libérer.

Et soudainement, un éclair de génie me traverse. Channelman … il m'a envoyé un message juste avant leur arrivée. Si c'était lui qui avait balancé toutes ces fausses informations. Ca expliquerait beaucoup de choses. Néanmoins, comment savent ils pour ma fille ? Personne ne sait pour elle, elle n'apparait dans aucun dossier, rien ne la relie à moi. Peut être ont-ils bluffé ? Bref, je dois impérativement rester concentré. Surtout maintenant que j'ai une idée.


" Ok, je vais parler. La tête de notre organisation se trouve ici même, à Gotham. Je ne connais pas son vrai nom mais je sais où il se planque. Si vous le trouvez, vous pourrez remonter jusqu'à n'importe quel agent du réseau. Je peux vous conduire jusqu'à lui. "

J'espère avoir eu l'air convaincant. Je n'ai pas l'habitude de faire dans le théâtrale, alors j'espère que ça suffira pour qu'ils mordent à l'hameçon. Et si ce n'est pas le cas, je suis bon pour une séance de torture …
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MessagePosté le: Ven 20 Mai 2016 - 23:53
L'inspecteur réfléchit un instant, pendant lequel il pesa le pour et le contre : fallait-il tout de même torturer l'assassin pour vérifier sa sincérité ou pouvait-on lui faire confiance, sans cela ? A quel point les idéaux communistes lui serviraient-ils de rempart contre la "question" dans sa forme la plus physique ?

Le scalpel démangeait l'inspecteur qui avait envie d'une bonne vieille boucherie des familles pour se venger de sa main en compote...

Il médita l'idée et croisa le regard de cet abruti de Joe Public. Il ne fallait pas qu'il sombre dans le fanatisme comme lui. Non. Lui, il était un professionnel, il ne tomberait pas dans la même haine primaire qui animait le géant blond.

L'inspecteur se leva, se racla la gorge et conclut :

"M. l'assassin, vous comprenez bien que vous n'êtes pas en position - ici - de négocier. Ici, c'est nulle part. Et vous n'en sortirez jamais. Du moins, pas sans que nous ne vous ayons préalablement rendu plus pur entre les oreilles et entre..."

Il eut un sourire mauvais.

"... les jambes"

En fait, l'inspecteur avait besoin d'un café. Et de réfléchir. C'était tentant de penser que Deadshot était capable de vendre aussi vite ses commanditaires. Mais... d'un autre côté, tout cela fleurait bon le piège...

Il fallait trancher la question de savoir si, oui ou non, Deadshot était avant tout un communiste puis en second lieu un mercenaire, ou bien l'inverse.

Si le communiste en Deadshot l'emportait sur le mercenaire, leur ami assassin se foutait de leur gueule... Et il faudrait le torturer à mort et exploser la cervelle de Natasha, sa fille de 4 ans. Et là, l'inspecteur serait plus rassuré s'il avait déjà sous sa garde la gamine... Cela pourrait être un intéressant moyen de pression pour s'assurer de la docilité de ce type qui avait, quelques heures auparavant, fait la preuve de son extrême dangerosité.

Si en revanche, le mercenaire était plus fort que la pourriture bolchévique... Eh bien, là, l'inspecteur pourrait rapidement trouver un terrain d'entente et les instruments de torture s'avéreraient inutiles... Peut être même qu'il pourrait demander à Deadshot de liquider Joe Public avant de prendre la place de ce dernier.

Il regarda une dernière fois Deadshot, sans trop savoir si tout cela était du lard ou du cochon.

"Je vous laisse réfléchir, M. l'assassin. Et quand je reviendrais, peut-être, que vous nous donnerez tout de go vos commanditaires... En attendant, je vous laisse en compagnie de M. Public..."

Et il sortit, laissant Floyd avec Joe qui l'observait d'un air distrait.

"Tu sais, Popov. Je pourrais être chez moi en train de faire du vélo d'appartement ou de la muscu et au lieu de ça, je dois vérifier que tu meurs pas tout de suite ou que tu te fasses pas pipi dessus..."

Joe ricana grassement, avant de se lever et de déposer une bassine métallique, dont les bords rouillés avaient l'air d'être tranchants, entre les jambes de l'assassin.

"Tu vois, comme ça, si t'as besoin de démouler un cake ou de te vider la vessie, tu peux. Tu pourras pas dire qu'en Amérique, on n'est pas sympas avec les cosaques sanguinaires dans ton genre !"

Et tout en se bidonnant, il alla farfouiller dans un placard et en sortit un petit téléviseur portatif qu'il posa au fond de la pièce sur une chaise.

"Ça te gène, Popov, que je regarde la téloche ? Y'a les Experts Miami..."

Et Joe Public poussa le bouton du téléviseur.

Patriot Games David-caruso-csi-miami

Et sur l'écran Floyd reconnut David Caruso et les autres acteurs des Experts - Miami... Si Joe suivait religieusement ce qui se passait à l'écran, Floyd n'en voyait que des bribes... C'était une enquête pas intéressante et tirée par les cheveux, sur un crime atroce, avec tout un tas d'acteurs interchangeables les uns avec les autres et au milieu... Il y avait David Caruso alias Horatio Caine qui avait l'air d'avoir un manche à balai profondément logé dans le fondement et...

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"Salut, Horatio, ça farte ?" lança dans la télévision un visage qui était très familier à Floyd car il s'agissait de celui de Channelman, le hacker désincarné.

Channelman pinça les fesses d'Horatio, qui avait l'air toujours aussi coincé.

"Allez, pète un coup mon pote, t'es tendu comme un string" ajouta Channelman, avant de faire un clin d’œil en direction des spectateurs. "Je crois avoir trouvé qui a fait le coup... Ne serait-ce pas un gros facho qui souhaite ouvrir des camps de concentration aux USA ? Hein ? Mon pote ? T'en dis quoi ? Ou alors t'es bête comme seul un prof de sport peut l'être ?"

Channelman partit dans un rire sonore. Quant à Joe : lui, il comprenait plus rien ce qui se passait dans la téloche. Il se leva comme un timbré et commença à s'approcher de la télé, tournant le dos à Floyd.

"T'as quoi contre les profs de sport ? Hein, tête de nœud ? Faut des profs pour faire du sport ! Parce que sans prof de sport, ben t'as que des têtes avec des tous petits bras ! Espèce de... De tête sans bras !"

Joe insultait la télé et y mettait des tartes dedans. Et... il ne faisait plus du tout attention à Floyd.
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MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016 - 21:07
" Alors Lawton, t'as pas tes petits flingues pour te défendre cette fois. On va enfin pouvoir s'amuser. "

Et le premier coup part. Son poing vient s'écraser contre ma mâchoire. Ma tête pivote d'un quart de tour tandis que la chaise sur laquelle je suis ligoté tangue. Je sais que je vais passer un mauvais quart d'heure, ces types vont s'en donner à cœur joie pour me faire payer ce que j'ai fait. Mon crime : avoir abattu une dizaine de leur pote. Ces gars étaient membres d'une bande de délinquants qui essayé de terroriser les bas quartiers de Gotham. Je les ai liquidé un par un, sauf ces trois là qui pourrissaient à Blackgate, protégés par ces épais murs qui me retiennent désormais prisonnier. Evidemment, ils ont rapidement su que c'était moi qui avait tué toute leur bande, faire parler de moi était le but. Eux n'étaient que des victimes parmi tant d'autres mais pour eux, j'étais l'ennemi numéro un. Et maintenant que je suis en prison, ils en profitent pour mener leur vendetta.

Et à Blackgate, ça n'est pas chose compliqué. Ici, la sécurité sert à s'assurer que personne ne rentre ou ne sorte, mais la sécurité des détenus, c'est secondaire. Alors ces types n'ont pas eu peur de me tomber dessus pour venir m'attacher ici et me faire la peau.

Le deuxième coup m'arrive en plein dans le ventre. Puis un troisième dans la tête. L'un de ses camarades s'avance vers moi visiblement pour le remplacer. Et les coups continuent de s'enchainer. Je sens du sang couler de mon nez et je commence à avoir le gout de mon propre sang dans la bouche.


" Alors, il est passé où le tueur ? Il est où Deadshot ? "


J'aimerai lui faire ravaler sa fierté en même temps que ses dents mais ils se sont assurés que je ne puisse pas me détacher. J'ai l'impression de voir ma fin déjà approcher, ma carrière à peine commencé. Mais non … Au moment où un nouveau coup allait cogner mon crane, la porte s'ouvre violemment et des gardes de la prison entre, matraque à la main. L'un d'eux hurlent sur mes bourreaux puis ils commencent à les frapper à coup de matraque. Les types finissent rapidement par terre, se tenant les cotes sous les coups hargneux des gardes, content d'avoir une excuse pour se défouler. Puis ils viennent me détacher. Ils m'attrapent par les bras et me trainent hors de la pièce, me sauvant d'une misérable mort.

***

Il semble réfléchir. Est-ce qu'il réfléchit à ce que je lui ai dit ou à ce qu'il compte me retirer en premier. J'ai les yeux rivés sur lui. Après de longues minutes, il se racle la gorge puis il me fait comprendre que mes chances d'échapper à la séance de torture sont faibles. Génial … Il fait une pause avant de reprendre pour me dire qu'il me laisse un peu de temps pour réfléchir. Puis il quitte la pièce, me laissant en tête à tête avec l'autre abruti … Le voilà seul avec moi, plus personne pour lui dire de la fermer. Alors il en profite pour faire des blagues ne faisant rire que lui. Il me met une bassine devant la chaise, au cas où j'ai besoin … Puis il sort une télévision qu'il allume, me demandant sans se soucier de ma réponse si ça me gène.

Je n'y prête pas attention, cherchant plutôt un moyen de me tirer de là. Mais rien … Je suis solidement attaché, complétement nu. Il n'y a rien à ma portée pour me m'aider à me libérer et ça m'étonnerait que Joe soit assez idiot pour se laisser convaincre par moi. Mon seul échappatoire, c'est les convaincre que je les mènerai à mes inexistants alliés communistes.

Et sans prévenir, une voix familière surgit de la télé. Je relève la tête et regarde l'écran pour y voir la tête de Channelman. C'est lui qui m'a livré à eux avec ce ramassis de conneries sur les communistes. En un sens, ça me rassure car cela veut surement dire qu'ils n'ont rien sur ma fille et qu'elle est donc en sécurité. Mais ça n'empêche pas l'être numérique de se foutre de moi tandis que Joe s'agite, incapable de comprendre ce qui se passe. Il se met à insulter l'écran de télé alors que de mon coté, je reste silencieux. M'énerver contre lui ne m'aidera pas à sortir d'ici. J'aurais tout le temps de lui faire payer quand je serais sorti d'ici.

Et soudainement, la porte de la pièce s'ouvre, je tourne la tête vers elle, regardant l'individu rentrant dans la pièce …
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MessagePosté le: Jeu 26 Mai 2016 - 22:49
Il s'agissait tout simplement de la relève : un type en armure de combat mais tête nue. Vraisemblablement un flic du SWAT ou un truc du même goût. Deadshot pouvait observer avec attention son équipement : un tonfa, des menottes, un gros pistolet pas du tout silencieux et une bombe lacrymogène.

Le flic échangea trois banalités avec Joe Public. Ce dernier grogna : son épisode des Experts - Miami n'était pas encore terminé. Mais il finit néanmoins par se lever et quitter la pièce...

... il ne restait plus que le flic, Deadshot et la télé...

"Alors mon p'tit Horatio" lança Channelman à son partenaire, David Caruso. "Tu serais pas en train de rien glander là, la nouille et les fesses à l'air ? Hum ? Tu serais pas un peu adepte de tout ça, sans blague ?"

Horatio avait l'air toujours aussi pourri à l'écran, à jouer constamment avec ses lunettes de soleil. Comme si, en fait, les Experts - Miami piraté par Channelman ou pas, c'était toujours aussi naze...

"J'veux dire, Horatio, t'es pas censé être un genre d'assassin suprême, non ? Alors, bon, tu dois être capable de t'en sortir par toi même, non ? J'veux dire si on te file un coup de pouce..."

Et d'un seul coup, le flic prit une décharge électrique impressionnante et s'effondra sur la chaise de Deadshot : visiblement, Channelman avait réussi à le faire griller grâce à son smartphone. D'ailleurs ça dégageait une odeur de cochon brûlé...

"Bon t'as plus de gardien, mon pote. Je crois qu'il serait peut être temps de te libérer, non ?" lança Channelman, sarcastique.

Et en effet la situation n'était pas grandiose, vu de l'extérieur : Deadshot était toujours à poil, avec un type mort et calciné sur les genoux... Il fallait que ça change ! Et vite !
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MessagePosté le: Sam 18 Juin 2016 - 23:05
Je me demande ce que foutent des membres du SWAT ici. Les flics bossent pas pour les agences gouvernementales normalement, encore moins pour celle qui veulent transformer le pays en goulag géant. J'imagine qu'il y a des affaires de corruption là dessous. Mais ça, c'est bon pour Batman. Tout ce qui m'intéresse, c'est sortir d'ici. Et ça, pour le moment, c'est pas gagner. J'ai maintenant un type en armure et bien armé qui vient prendre la relève. C'est en râlant que Joe quitte la pièce. Au moins, je n'ai pas à faire face à un métahumain. Le nouveau garde s'avance vers moi quand une décharge électrique vint s'abattre sur lui, le grillant sur place. Le cadavre rôti s'effondre sur ma chaise, la faisant basculer en arrière et moi avec. J'entends l'une des mes mains craquer tandis qu'une vive douleur remonte à travers mon bras. Je viens de me déboiter le poignée gauche et j'ai un flic mort avachi sur moi. La situation n'est pas la meilleure que j'ai connu mais ça progresse. Je n'ai désormais plus de garde. Je me poserais bien la question de comment ce flic a reçu une telle décharge mais j'ai bien d'autres occupations pour me préoccuper de ça.

J'entends toujours la télé brailler en fond mais je n'y fais plus vraiment attention. Je suis plus concentré sur le fait de me libérer de là et étonnement, mon poignet en vrac m'arrange. J'essaie tant bien que mal de le passer à travers la corde et au bout d'un moment, j'arrive à l'enlever, me libérant finalement les mains. Je pousse le cadavre et me défait les pieds. Me voilà enfin libre. Maintenant, je vais devoir retrouver mon équipement. Je regarde le cadavre du policier. Tout l'équipement est encore intact … Alors je commence à lui enlever son armure pour l'enfiler à sa place. Je prends également ses armes. Voilà qui va me rendre la tache plus simple. Je prends le tonfa dans ma main droite, m'avance vers la télévision et envoie un grand coup en plein dedans. L'arme traverse l'écran, provoquant un bruit mélangeant crépitement et verre brisé. C'est fou le bien que ça peut faire. Et finalement je quitte la pièce avant que quelqu'un d'autre ne vienne.

J'arpente de long couloirs qui se ressemble tous depuis de longues minutes. La lumière aseptisée des néons éclairent ces longs corridors que rien ne distinguent. Je passe devant un bon nombre de portes donnant toutes sur des salles vides ou alors verrouillées. Aucune trace de mon équipement pour le moment. Et du coté de la sécurité, je n'ai croisé que deux gardes qui ne m'ont rien demandé. Tant que je ne recroise pas l'un des méta ou l'agent spécial, je ne risque normalement rien. Mais je préfère ne pas m'attarder ici. Je ne sais pas ce que lieu peut encore cacher et je n'ai pas vraiment envie de le savoir. Je veux juste retrouver ceux qui m'ont fait ça et les faire payer. J'ai une réputation à tenir après tout.
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MessagePosté le: Mer 22 Juin 2016 - 18:07
Grimé en agent du SWAT, planqué derrière le casque à la visière rabattue, Deadshot pouvait progresser incognito dans les couloirs du complexe. Les quelques patrouilles de deux gardes chacune qu'il put croiser ne firent - invariablement - nullement attention à lui.

Visiblement, il suffisait d'avoir l'air de rouler pour cette organisation secrète et d'être dans leurs locaux pour que l'on vous fiche la paix...

En fouillant dans les poches du garde, Deadshot pu trouver un pass magnétique ainsi que la clé d'un vestiaire et un smartphone grillé : ce dernier était complètement cramé et il semblait bien que c'était grâce à cet appareil que le type était mort...

... a force de marcher, Deadshot fut interpellé par un autre garde casqué.

"Hey Bob, t'as fini ton service ?"

L'inconnu n'attendit pas que "Bob" réponde et ajouta :

"Tu viens, j'ai ton pognon pour le poker de l'autre soir à te payer..."

En pénétrant dans la salle à la suite de l'inconnu, Floyd constata qu'il se trouvait dans un vestiaire avec des casiers numérotés (la clé qui était en sa possession portait le numéro 17). L'inconnu avait défait son ceinturon sur lequel se trouvaient son pistolet, le tonfa et les menottes. Il posa son ceinturon dans le casier et farfouilla dans celui-ci tout en continuant à causer à Floyd :

"Sacré poker, quand même ! T'as une vraie chance de cocu, mec... J'veux dire sortir un carré d'as en une seule main, j'ai jamais vu ça ! Hein... Surtout que j'en avais une paire, d'as, j'veux dire... Enfin, tant pis pour ma gueule, on aurait mieux fait pour moi de continuer à jouer au strip-poker..."

Pendant que le type déblatérait, Floyd remarqua que de l'une des cabines de douche sortait tout habillé (en armure et avec le casque à la visière rabattue) le plus petit et le plus malingre agent du SWAT qu'il ait jamais vu. Il semblait flotter dans ses vêtements...

*
* *

Rae avait pu pénétrer dans le complexe grâce à la localisation donnée - bien contre son gré - par Deadshot. Pirater son téléphone avait été un jeu d'enfant. Channelman n'avait plus eu qu'à balancer un dossier bidon sur Deadshot sur le portail de la CIA. Et attendre que le poisson morde à l'hameçon...

Là, il avait pu se synchroniser avec les téléphones de Joe Public et de l'agent de REX 1984 et les suivre jusqu'à la base...

Rae venait d'y pénétrer par un conduit d'aération, profitant que Channelman s'occupe des systèmes de sécurité. Arrivant dans le vestiaire des hommes, elle avait du maîtriser un premier garde qu'elle avait enfermé dans une cabine de douche. Puis, elle avait pris ses vêtements - qui n'étaient pas réellement à sa taille - et là, elle se trouvait nez à nez avec deux agents...
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