[Mictlan] "Même les morts ne peuvent dormir en paix" [PV Atlee/Razorsharp]

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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2016 - 16:53

Lourd, putain ce que je pouvais me sentir lourd. Mes oreilles percevaient à peine les tintements de la machine qui devait me tenir encore en vie. Il me fallut plusieurs essais avant de réussir à ouvrir les yeux. Ca faisait mal. Mon corps entier me faisait mal. Nom de dieu John, ils ont fini par te faire passer l'arme à gauche on dirait. Le plafond haut et blanc, la lumière percée par les rideaux de lames blanchâtres, l'odeur d'éther et de produits chimique me brûlais les narines. Fais chier. Un hosto… Comme si j'avais que ça à faire. Avec les autres enfoirés de cornus qui m'attendaient de l'autre côté, si je claquais, j'étais bon pour une immortalité de souffrances et autres joyeusetés. Mon sang était en train de bouillir quand un grand type en blouse blanche entra. Ma vue revenait lentement mais sûrement, si j'avais eu une tronche pareille je me serais tiré une balle. Lunettes rondes, sourire sadique, bordel. J'étais dans un de ces énièmes films bien pourris qui se voulaient pouvoir faire peur à n'importe qui ou quoi ? En fait non, sa voix était bel et bien là. Et quelques explications plus tard, je su que j'étais quasiment de l'autre côté de la porte. Je lui souris à pleines dents ; de ce sourire amusé qui énervait tant de monde.

- Vous savez ce qu'il me manque le plus ? Une clope. C'est pas comme si j'allais pouvoir rester encore en vie longtemps si ? Alors soyez sympa, une clope, juste une dernière histoire de fêter dignement le fait que je vais crever.

Il hocha la tête de gauche à droite, me fixa, se recula, et alla fouiller dans mes affaires. La caresse de la clope entre mes lèvres me fit me souvenir à quel point c'était bon. Cette odeur de brûlé, la nicotine qui pénétrait mon corps, le goût acre de la fumée me brûlant les poumons encore un peu plus me fit tousser. Fait chier ! Mes bras étaient douloureux. D'après lui, j'avais perdu pas mal de sang, et un de mes poumons n'allait pas tarder à éclater. Allongé comme une merde dans un putain de lit d'hôpital. Alors c'est comme ça que j'allais crever. C'était donc de cette manière que John Constantine se retrouverait en enfer ! Hé hé ! Je riais intérieurement. Le snob, Ellie, l'autre empaffé de cornu, et tous les autres seront bien plus content de me voir que moi. Une seule chose me faisais plaisir, le fait que de cette manière, je pourrais expier mes fautes. Chas', Zatanna, Maggie, Rae, Jen… Excusez-moi tous… Mais là, c'était trop pour moi. J'en pouvais plus.

- Soyez sympa doc', fermez les volets et laissez-moi claquer en paix. Pas de curé, pas de larmes, juste moi et ma clope. Ou à la limite une petite infirmière un peu chaude pour me tenir compagnie ne serait pas de refus !

Ma gorge extirpa des tréfonds de mon corps une gerbe de sang et de bile. Ca brûlait ! Merde ! Ce que j'avais mal. Mais bon, il fini par se casser, les dernières volontés d'un mourant sont les seuls trucs qu'un doc' digne de ce nom est censé respecter non ? Crétin… Prenant ma clope entre mon index et mon majeur, je soufflais la fumée vers le haut. Ma voix tremblante s'adressa à ce qui s'était pointé dans la chambre et qui s'y cachait depuis quelques heures déjà. Bien avant que je ne me réveille, je l'avais déjà senti. Différent d'un démon ou d'un ange, c'était un truc bizarre. Le genre qui ne vous veut pas forcément que du bien.

- T'es qui ? Si tu t'es pointé ici, c'est pas pour tailler une bavette avec un mourant, sinon tu m'aurais déjà fauché. Sort de ta planque. J'aime pas parler à un mur.

Mes yeux s'écarquillèrent tellement que j'en eu mal aux paupières. Mais qu'est-ce que c'était que ce truc ?! Ils étaient si gros… Sans déconner… C'était des seins ça ? La forme m'apparu une poignée de secondes avant de disparaître à nouveau. Les rideaux qui entrecoupaient encore la lumière du jour se fermèrent à plusieurs reprises. Je dus me frotter les yeux car je commençait à perdre la boule, qu'est-ce que l'autre geekette de Razor pouvait bien foutre ici ? Avant même que je ne lui dise de dégager, je perdis connaissance…


***

Je poussais un léger gémissement, la caresse du soleil sur mon visage, l'air frais emportant les odeurs de blés et d'orge alentours. Le nord d'Edimbourg m'apparu alors. Et même si je l'aurais voulu, jamais je n'aurais pu croire à un paysage pareil. Mes mains plongés dans l'herbe verte, un moulin à vent à quelques mètres à peine de moi et, juste à côté, allongée sur le sol, la brunette… Merde. J'étais mort, enfin, je pensais l'être, même si niveau déco, l'enfer avait fait de sacrés frais de rénovation apparemment. Mes pieds plantés dans le sol, le dos droit, je fouillais mes poches à la recherche de mes clopes. Bingo ! Mon paquet était toujours là. Vu que la mignonne se la faisait à la belle aux bois dormants… Mes doigts créèrent une légère flamme qui me permit de fumer. Sentant bouger à côté de moi, je fixais l'horizon.

- Bien dormi ma jolie ? Me demande pas où on est, j'en sais foutrement rien, ça ressemble à la côte Est de l'Ecosse… Mais c'est pas l'Ecosse.
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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2016 - 23:27
Quand elle avait réalisé la gravité de l'état de John, Razor avait quitté en quatrième vitesse le débrief des Outlaws pour venir ici. Après tout, John avait été son coéquipier et...

... l'idée qu'un collègue passe l'arme à gauche, seul, lui semblait être une horreur absolue.

Rae s'était projetée : le vieux dégueu qu'était John ne devait avoir aucune famille, il devait être terrorisé à l'idée de rejoindre le néant et... peut-être que Razor pourrait apaiser ses souffrances en lui tenant la main ou en étant juste là.

C'était du moins la vision naïve des choses de la vie (et de la mort) qu'elle avait.

Quand elle arriva à l'hosto, les urgentistes l'avaient déjà mis dans une chambre, seul. Ça ne pouvait signifier qu'un truc : John allait mourir. La chambre seule c'était pour les VIP ou les gens blindés aux as. Là... Ils voulaient qu'il meurt à l'abri des regards des voisins, au calme...

... Rae refréna un sanglot et se dit qu'elle était une grande fille, qu'elle pouvait affronter tout ça et...

... elle franchit le seuil de sa chambre et le vit : John avait l'air d'être vraiment la dernière feuille du rouleau de PQ, les joues creusées et les yeux exorbités, même endormi. Il semblait l'expression même de la souffrance silencieuse des gens qui n'avaient même plus la force de se plaindre...

... l'odeur lui prenait le nez, l'odeur de ce qui rodait, prête à couper le fil de l'existence de Constantine... Cette odeur qui rendait le masque à oxygène si répugnant : comme si ce masque, une fois revêtu, ne pouvait que signifier la dernière étape du grand voyage...

Rae n'osa pas s'approcher. N'osa pas parler.. N'osa pas bouger. Elle se mit dans un coin de la pièce, raide comme un piquet et refréna un sanglot : elle n'était pas à la hauteur, elle ne voulait pas qu'il meurt, elle ne voulait pas le voir crever, elle...

... elle ne voulait pas détourner le regard.

Elle ne dit rien au passage du médecin.

Elle laissa John savourer sa clope.

Quand ce dernier l'aperçut et l'interpella, c'était comme si elle avait été appelée depuis l'au-delà. Elle voulut répondre. Elle...

*
**

... se redressa en sursaut ! John venait de la réveiller. Elle bondit sur ses pieds et regarda autour d'elle : un moulin à vent, un champ de blé...

... où était-elle ?

Elle avait les deux pieds dans l'herbe la plus verte qu'elle ait jamais vu. Et...

"Zohn ?" lança-t-elle avec son nez pété, depuis le coup de tête de Joe Public.

"Zohn ? D'édais bas mort ?"

Elle se gratta la tête et essaya de rendre cohérentes ses pensées : elle avait affronté Joe Public et John était en train de mourir, ça c'était cohérent... mais que venait foutre ce décor campagnard dans le drame ambiant ?

Son cerveau s'était-il mis en sécurité, confronté à l'horreur de la mort atroce de John ?

John était-il une projection de l'esprit de Rae qui voulait s'en souvenir comme ça et pas autrement ?

Ou bien était-elle elle-même une construction mentale d'un cerveau en train de s'éteindre... celui de John ?

Voulant tout de même s'assurer de la réalité de son environnement, Rae pinça fortement la joue de John et lui demanda :

"Z'est guoi zes gonneries ? Du devrais bas redourner à l'hozdo ?"
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2016 - 4:07
Maintenant c’était un grand champ. Elle ne savait plus quand, c’était une île tropicale et avant ça, la montagne et la neige. Elle ne comprenait pas pourquoi elle était là, comment les choses fonctionnaient ici ou encore combien de temps s’était écoulé depuis qu’elle était arrivée ici mais bon. Il fallait rester optimiste! Atlee se promenait joyeusement dans ce nouveau décor. Elle l’aurait été beaucoup moins (joyeuse), si elle avait su qu’en vérité elle n’était pas Atlee mais une partie d’Atlee, qui avait atterri ici à cause de la torture brutale et violente de la Citizenry. Certes, les forces d’Astarte avaient usé essentiellement de drogues et autres procédés pour que le corps reste intact mais l’esprit d’Atlee était une chose fragile et une part d’elle s’était retrouvée ici, sans trop qu’elle s’en rende compte ou ne sache pourquoi. Autrement dit…

Quand ils avaient fait d’elle Gaia, Atlee, la gentille, douce et naïve Atlee s’était retrouvée ici. Ce qu’il y avait de bon et d’attachant chez cette boule d’énergie intraterrestre s’était retrouvé à errer de décor en décor, sans personne à qui parler alors la Stratanne s’était inventé des amis imaginaires pour combler sa solitude. Ce n’était pas exactement sain d’esprit mais entre être un peu fofolle et perdre la tête… Correction. On ne peut pas devenir deux fois ce qu’on est déjà. Fofolle, entendons-nous. Elle n’était pas folle cette petite. Enfin… Pas à sa connaissance. Bref, elle était en train de se promener dans ce nouvel environnement quand elle aperçut quelque chose d’incroyable : non seulement un moulin, comme elle en avait déjà vu en Hollande mais également… DES GENS! Alors ça c’était trop génial, c’était la première fois qu’il y avait des bâtiments et des gens!

Elle se mit donc à courir de toute la vitesse et la robustesse de ses jambes vers ces nouveaux venus, agitant les bras comme un moulin à vent épileptique et en essayant d’attirer leur attention avec des « youhou » et des « coucou ». À peine essoufflée malgré sa course folle, elle s’arrêta à peu près à trente centimètres de l’homme et de la jeune femme, les yeux brillants d’excitation. Des gens! Enfin! Comment être bien sûr? Tout d’abord, elle tendit le doigt vers John Constantine avant de toucher la joue de l’Anglais du bout de l’index. C’était apparemment bel et bien un être humain. La femme maintenant? En s’approchant, elle trébucha contre un caillou et au lieu de toucher la joue de Rae, elle se retrouva à enfoncer le bout de son doigt dans le sein gauche de la brune. Ah bon bah ils ont l’air vrai. Les gens. Pas les seins de Rae. Enfin si mais…

Bref. Pour faire bonne figure, elle se pinça. Non, elle ne rêvait pas, manifestement. Alors… Que fait une Atlee qui a été seule pendant longtemps et qui rencontre des gens? À part les faire flipper, évidemment? Mais c’est évident, vous la connaissez cette petite! Elle parle, bien sûr! Avant que quiconque ne puisse dire quoi que ce soit, le raz de marée verbal commença, un flot ininterrompu de paroles où Atlee racontait, grosso modo, tout ce qu’elle avait vu, entendu, senti, goûté, entendu et touché depuis qu’elle était arrivée ici, allant presque jusqu’à décrire le moindre grain de sable tellement cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas échangé avec un autre être vivant. Elle n’avait même pas vu un moustique! Des plantes, oui, mais aucun animal. Et bien évidemment, elle ne s’était pas présentée, tellement elle était partit sur sa lancée… Du grand Atlee.


« Oh! Oh! C’est vrai! Moi c’est Terra! Je suis une super héroïne et l’élue de mon peuple, Strata. Mais là j’essaie surtout de comprendre ou je suis car je m’ennuie de ma meilleure amie au monde. Vous la connaissez peut-être, elle s’appelle Power Girl et c’est la plus intelligente, la plus gentille, la plus belle et la plus extra des amies qu’on puisse avoir! Et c’est où ici? Pourquoi il n’y a personne? Enfin il y a vous maintenant mais… »
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2016 - 17:19

Il fallait que je remettre les choses en place. J'étais, ou je suis encore, j'en sais plus rien, mourant. Allongé sur un lit d'hôpital avec des tubes qui me rentrait dans le nez. Une paire de seins énormes sont apparu, puis on disparu en trois secondes, puis j'ai vu la brunette dans ma chambre. Ensuite, le noir le plus complet. Maintenant, je me retrouve ici, dans ce qui ressemble à une copie de très mauvaise qualité d'Edimbourg. Qu'on se foute de moi c'est une chose. Mais on ne touche pas à mes souvenirs. En fait… Je suis mort, et l'autre là, qui dort encore comme un bébé bourré, s'est faite embarquée dans la foulée ? Non… Ca ne tient pas la route cette histoire. Il y a autre chose en fait. Ca pue l'arnaque, le démon, et la merde ! Oui… Surtout la merde. La fumée de ma clope faisait trembler les images qui passaient devant mes yeux, putain de démons de merde ! Tous pareils ! J'aurais droit à quoi ? Après le boucher de l'autre cornu, ça serait quoi ? La bonne à tout faire du barbu d'en haut qui viendrait me torcher les fesses ? Je me frottais les yeux nonchalamment alors que la brunette me parlait.

- On est à l'hosto… Enfin, physiquement si j'en crois le fait que t'arrive à me pincer. J'suis pas plus mort que toi ma jolie. En plus, si on était devenus des spectres, tu serais passée à travers. Vu comme ça…

Un sourire pervers traversa mon visage, et l'idée qui m'avait traversée l'esprit sembla passer de mon cerveau au sien à une telle vitesse que je cru pouvoir la voir me faire signe. Une baffe bien sanglante n'allait pas tarder à terminer sa course sur ma joue, mais bon, j'en avait rien à foutre. Il fallait trouver une explication cohérente. Avec tout ce que j'avais déjà pu voir, la compréhension du monde devenait aussi opaque que la boite crânienne d'une certaine blondasse en lycra blanc. J'entendis un craquement sinistre à côté de moi. Le nez de la brunette venait de remettre en place, et elle pourrait ENFIN parler convenablement. Bordel ! Mais on était où là ? L'enfer puait le démon à vingt bornes à la ronde, quand au paradis… On va dire que je n'y suis pas le bienvenue non plus.

Pour savoir à peu près où je me situais, il fallait que j'étudie l'endroit. Du maïs en Ecosse… Pourquoi pas. Mais autant que ça ? J'en doutais. Pareil, le moulin à vent, je m'en souvenais de celui là. On s'y vautrait régulièrement en fumant de l'herbe à l'époque, avant Londres, avant… Ce qu'il s'est passé… Toutefois, en regardant le moulin je vis une chose qui n'allait pas. Il tournait à l'inverse du vent. Je sentais la caresse de l'air ambiant qui portait des odeurs agréables et délicates de coquelicots et de jonquilles, mais les ailes allaient dans le sens contraire. Mon index se pointa vers le bâtiment de pierre, et alors que j'allais ouvrir la bouche, le même doigt, mais provenant d'une main féminine se planta dans ma joue, me stoppant net. Ca commençait à devenir le lieu à la mode ici. Après quelques passes et un pelotage dans les règles, qui me rendis, je l'avoue, assez jaloux.


- Tu parle toujours autant ?

La question con. Elle avait parlée de string-girl. La blondasse aux obus si gros que je me demandais toujours comment elle faisait pour ne pas pencher vers l'avant. Une copine à superslip encore… ENCORE ! Ma guigne légendaire me poursuivais une nouvelle fois dirait-on. Sa présence "assurait" au moins une chose. Personne n'était mort. Enfin, pas techniquement. Je me tournais vers Rae et m'adressa à elle non sans garder un œil sur le double D qui venait d'arriver.

- Le moulin à vent, regarde comment il tourne. Ce n'est pas étrange de le voir aller dans le sens inverse du vent ? Je crois savoir où on est, et si c'est le cas, nous ne sommes qu'au début des emmerdes… Et il y en a neuf à passer en tout…

Neuf mondes. Neuf putain de mondes avant de se retrouver devant un type qui passait le plus clair de son temps à massacrer les mecs dans mon genre. S'il voulait un sacrifice humain, on lui donnera le double D… Vu le niveau du QI, ça ne sera pas vraiment une grande perte.
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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2016 - 21:02
Razor sursauta tout en essayant de corriger sa déviation nasale avec deux doigts. Ça craqua, elle gémit et elle cessa de parler du pif : point à la ligne.

En fait, non. Ce n'était pas si simple : Rae n'avait aucune connaissance en anatomie mais elle était quasi-sure que ce n'était pas - normalement - aussi simple que ça de se remettre du cartilage en place. Ne serait-ce que parce que c'était du cartilage et pas de l'os.

Elle était perplexe.

Et puis John était censé être à l'article de la mort et là, il semblait péter la forme. Plus de toux sordide, plus de glaviot ensanglanté, plus de trouble à la respiration.

C'était quoi cet endroit ? Le fruit de l'hallucination de John ou de la sienne ? John était-il si puissant comme magicien qu'à l'article de la mort il était encore capable de projeter des illusions aussi convaincantes ?

"Une projection astrale ?" tenta Rae pour expliquer leur situation présente. "Comme quand je me plonge dans le cyberspace avec un casque de réalité virtuelle ?"

Si John, son truc c'était les démons et autres horreurs de ce genre, elle, elle se sentait plus samouraï de la toile... Chacun ses petites passions !

L'arrivée d'Atlee-le-moulin-à-paroles, au pied du moulin à vent, fit l'effet d'une tornade. Elle toucha John. Elle toucha les seins (par accident) de Razor. Et prononça un nombre surhumain de paroles qui glissèrent sur Rae comme autant de gouttes d'eau sur les plumes d'un canard... Pas que Rae n'était pas de bonne composition mais... elle était préoccupée par autre chose que la nouvelle arrivante. Après tout, elle semblait venir de leur monde (la référence à Power Girl), elle serait même de "Strata" (?), ce qui ferait d'elle une... Stratocaster ?

Et visiblement, elle avait passé pas mal de temps ici, quelle que soit la réalité de l'endroit qui se cachait derrière cet adverbe...

Razor demanda à Atlee une précision qui lui semblait d'importance :

"Tu es là depuis combien de temps au juste ? Et tu dis bien que t'as rien vu de plus évoluée qu'une plante verte ?"

Rae s'assit pour digérer la nouvelle qui lui tombait sur le coin de la gueule. Visiblement, Atlee, avait roulé sa bosse dans les parages et... il n'y avait personne. En gros, si elle ne se bougeait pas les fesses pour sortir de ce cauchemar, elle se retrouverait à faire des enfants avec John ou bien ce serait Atlee. Ou toutes les deux. Ou elles tueraient John, devenues à moitié folles. Et ça finirait en trip tribal et cannibale...

... Razor se ressaisit : le flot de ses pensées n'aidait en rien. Il fallait mettre de l'ordre dans tout cela. Et vite.

"Moi c'est Rae et lui c'est John et... euh..."

En fait, elle ne voulait pas faire flipper la nouvelle en lui en disant trop mais...

"John est un magicien. J'suis sure qu'il sait exactement où l'on est et comment rentrer chez nous..."

D'ailleurs, il parlait des ailes du moulin qui tournaient dans le mauvais sens... Rae écarquilla les yeux pour mieux observer le phénomène et... le remarqua : effectivement, les lois de la physique semblaient être légèrement différentes ici, ce qui finissait d'accréditer la thèse sur laquelle tout le monde semblait d'accord : décidément, ce n'était pas le Kansas ici !

"John ? Neuf mondes, pourquoi neuf mondes ?"

La tension de Rae augmenta d'un cran : cela ne lui disait rien qui vaille. Un truc magique ou démoniaque. Un truc qui sentait le soufre ou l'encens, c'est à dire pas bon du tout...

"Et j'imagine que par mondes t'entends pas "mondes" au sens des mondes de Super Mario ?"

Si elle n'était pas déjà assise, elle le ferait. Aussi se contenta-t-elle de prendre sa tête entre ses mains et de gémir :

"On est où... Et c'est quoi les emmerdes ?"

Avant de conclure :

"C'est genre des emmerdes de proportion humaines ou bien de proportions bibliques ?
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MessagePosté le: Jeu 9 Juin 2016 - 4:30
Hum… Ils étaient bizarre ces gens, surtout l’homme du groupe. La jeune femme avait l’air sympathique bien que nerveuse et perdue et elle semblait plus encline à la conversation que l’autre donc c’est sur elle qu’Atlee porta son attention, la dévisageant curieusement de ses grands yeux violets. Et quand Atlee vous regarde de ses grands yeux violets… Et bien le gris de vos existences semble s’atténuer au moins un peu. Et puis bon hein, pourquoi tout le monde semblait inquiet? Que le moulin tourne dans un sens ou dans l’autre, il moud le grain et fonctionne, non? Peut-être que les moulins étaient comme les cuves de toilette. Elle avait vu dans un documentaire que tout dépendamment de l’hémisphère, le liquide tournait dans un sens ou dans l’autre. C’était typique des gens de la surface, s’en faire avec un rien pour rien de rien… Eh oui.

Après bon hein. Il fallait répondre aux questions et elle commença par celle de John, expliquant en beaucoup trop de mots qu’elle adorait échanger avec les autres, que c’était toujours super enrichissant et tout puis à Rae en lui faisant savoir qu’elle ne savait pas du tout depuis combien de temps elle était là, énumérant plutôt les différents décors dans lesquels elle s’était retrouvé avant de poser une question à la Atlee : qu’est-ce que ça fait que le moulin tourne dans le mauvais sens? Elle comprenait que ce n’était pas normal mais rien n’était normal en ce monde, les gens devraient le savoir, il y avait des extraterrestres et des magiciens se baladant dans la population! Ou alors peut-être que le moulin était là pour faire joli et qu’en vérité il était alimenté à l’électricité pour faire croire qu’il était fonctionnel. Et quand Atlee se perdait dans ses théories…


« Mais bon c’est pas grave ça, maintenant j’ai un copain et une copine pour me tenir compagnie! On est des copains non? On est là tous les trois, dans une aventure comme dans les films et les romans! Et vous en faites pas, je sais me battre, je suis une super héroïne, je vous protégerai. Si c’est John le magicien, il est un peu comme Gandalf non? Du coup Rae ce serait comme Arwen et moi je suis qui? »

Évidemment, Atlee n’avait pas compris qu’elle puisse se retrouver prochainement dans un danger mortel. L’absence de tout danger depuis le début de ce curieux périple vraisemblablement hors du temps lui laissait à croire que bien… Peut-être que ce serait simplement quelque chose de plus ou moins normal, juste très tranquille. Pour essayer de rassurer Rae qui semblait nerveuse voire paniquée, elle décida de lui faire un énorme câlin parce que c’est ce qu’elle faisait pour rassurer les gens. Rappelons que cette partie d’Atlee qui était dans cet endroit étrange était sa partie douce et naïve, séparée de sa psyché à cause des manigances de la Citizenry. Atlee en tant que personne pleine et entière aurait pu bénéficier de la maturité qu’elle avait gagnée au fil du temps…

Mais pas cet aspect d’elle, plutôt rose bonbon. En fait, pour être exact, on parle de la Atlee telle qu’elle était en arrivant à la surface, curieuse d’en comprendre le fonctionnement et donc elle laissa derrière elle John et Rae pour aller explorer ce curieux moulin qui tournait à l’envers. Si on ne la surveillait pas, il était évident qu’elle allait finir par déclencher une catastrophe et si John ne semblait pas du genre à s’inquiéter d’autrui, il devait quand même avoir quelque part une miette de décence qui faisait qu’il ne laisserait pas la Stratanne seule dans un monde manifestement plus traitre qu’il en avait l’air. Ou alors Rae. Et puis bon, Atlee avait ses mauvais côtés mais c’était une chic fille et une alliée loyale. Si jamais il fallait se sacrifier pour autrui, elle serait au premier rang. Elle était une super héroïne après tout, c’était aussi un peu son travail!
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MessagePosté le: Ven 10 Juin 2016 - 16:48

Effectivement, le temps semblait s'écouler d'une manière bien étrange ici. Ce que je craignais n'était autre que ce qui était. Sans savoir pourquoi, je m'étais retrouvé bazardé ici avec la brunette, et une gamine aux seins surdimensionnés mais au QI ne dépassant pas celui d'un plat de moules-frites pas cuites. Même si je n'avais jamais mit les pieds ici, je savais très bien où on s'était retrouvés. Par contre, le pourquoi l'autre idiote y était… Ca c'était encore opaque comme réponse. Les Enfers. Mais pas celles de l'autre cornu ou façon Dante Alighieri, hein. Non… Ca aurait été trop beau. Putain ! J'étais maudit, je l'accorde, mais il fallait vraiment que je le sois au point de me retrouver ici. Peu d'infos décrivaient cette partie de l'enfer Aztèque. Au moins, une chose allait se dérouler convenablement, je connaissais le chemin le plus court pour aller au "Centre" de ce monde. Enfin, si je pouvais déjà appeler ce truc un monde. Depuis toutes ces années, les paradoxes s'étaient mués en connaissances, et le savoir… En pintes de Guiness !

- Nous sommes dans le Mictlan. Les Enfers Aztèques si tu préfère. Me demande pas leurs noms, mais je sais qu'il en existe neuf. Nous sommes arrivés dans le premier. (Je tirais une bouffée sur ma cigarette avant de reprendre.) Emmerdes du genre sacrifices humains et toutes les joyeusetés dans le genre.

Le moulin tournait dans un sens, la super-brunette dans l'autre. Parler autant devait tenir du record du monde, c'était pas possible ! Ses explications me laissèrent froid. Rien à en tirer. Même pas une info utile, rien de rien. Apparemment, le fait qu'elle se soit retrouvée ici avait du endommagé le peu de neurones qui faisaient connexion dans son cerveau. Voilà qui était rassurant. Maintenant elle prenait la brunette dans ses bras… Ca semblait plus grave que prévu finalement. Du moment qu'elle ne tentait rien avec moi, elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Je ne pouvais pas, et surtout, je ne voulais pas m'emmerder avec des sentiments ici. Le fait était acquis que tant qu'on resterait dans cette partie du Mictlan, nos esprits resteraient loin des griffes de quoique ce soit d'imaginable. Faire comme si de rien n'était, ne pas montrer sa peur, bordel… J'allais finir par vomir si mon estomac continuait à se contracter autant. Et puis bon, éjecter des aliments que je n'ai plus depuis longtemps, ça risque de plus me faire morfler qu'autre chose…

Je tendis une oreille à demi attentive aux propos de plus en plus incohérents de la double D, et QUOI ?! J'avais une gueule à me balader avec un drap blanc, une canne et une barbe façon vieux druide gaulois ? Je faillis faire tomber ma clope sur le sol en entendant ça. Par contre, le fait qu'elle connaissait ces films – car oui, il m'arrivait aussi de m'intéresser au 7ème Art –, démontrait que sa présence ici était assez récente. De toutes façons, si ça en aurait été autrement, elle serait déjà passée de l'autre côté.


- Gollum… Ca t'irais bien.

Ma réplique était cinglante et elle ne comprendrais peut-être pas la corrélation entre elle et ce personnage, pourtant elle était bel et bien là. Comme dans tous problèmes, il fallait bien se coltiner un truc chiant et complètement taré qui faisait tout et n'importe quoi… D'ailleurs, quand on parle conneries. Malgré la distance, je ne pouvais me résigner à ne pas réagir. Je ramassais une pierre qui se trouvait à mes pieds, et la jeta sur le crâne de l'autre imbécile heureuse. Son cerveau atrophié n'avait pas du remarquer les changements dans l'espace lorsqu'elle s'approcha du moulin… La magie, c'était mon délire, pas le sien.

- Encore un pas, et tu te noie ma jolie. Je pense que tu pourras flotter quelques minutes avec tes bouées mais… Il doit bien y avoir deux trois bestioles au fond de l'eau qui t'aideront à plonger.

Remontant la colline qui surplombait l'endroit, je réfléchissais aux raisons qui avaient faites que nous étions ici. En théorie, lorsqu'une magie est à l'œuvre, il faut un moyen de déclencher ça, un fer de lance, un sort quelconque, une invocation mystique… Une putain de merde de démon à la con ! J'enrageais un peu plus à chacun de mes pas, tentant de plus en plus de contenir ma colère alors que mon regard se posa sur la vallée en contrebas. Sur Terre, en lieu de place, se situait la magnifique périphérie d'Edimbourg. Ses maisons aux toits bruns, ses "land" verts, et au loin, le "Fleuve Noir"… Malheureusement, et la magie aidant, ce n'était qu'une immense et impénétrable étendue d'eau sombre. Quelque chose bougea à la surface. Mais j'étais encore trop loin pour savoir ce que c'était. Tout en jetant ma clope je me mis à marcher dans la direction de l'étendue obscure. Les deux minettes me suivraient de toutes façons, l'une étant bien trop stupide pour rester seule, et l'autre tremblait comme une feuille au vent.

Finalement, en descendant, je me retrouvais entourés par un immense champ de maïs. C'était bien la première fois que la nature poussait d'une manière aussi expansive. Aucunes possibilités de faire marche-arrière au vu que ce qui se trouvait auparavant derrière moi se trouvait être désormais la même chose qui ce qui m'entourait. Concernant les deux mignonnes… Elles trouveraient bien un moyen de passer. Moi j'avançais en m'allumant une clope, le nez en l'air, et le visage parfaitement désabusé. Mort pour mort, j'avais déjà bien emmerdé le monde rien qu'avec ma présence. En plus, ce n'était pas quelques épis de maïs qui allaient me poser problème si ?

Le temps s'écoulait d'une manière très étrange. Parfois, j'avais l'impression que la nuit venait de tomber, et pourtant j'y voyais comme en plein jour. Et vice-versa. Si je n'aurais pas connu les délices de l'autre-monde, ou tout du moins une partie, la peur aurait eu raison de moi. D'ailleurs, en parlant de peur, je me demandais où en étaient les deux autres. Parties ensemble ou non, je craignais devoir aller les aider. La première étape était passée. Plus que huit…

Devant moi, une plage de coquillages multicolores étincelaient. M'asseyant sur ces derniers, je fixais l'horizon, attendant patiemment que mes compagnes d'infortunes daignent sortir du labyrinthe de maïs. Si elles venaient à se laisser aller à la peur, "on" viendrait les chercher. Mon inquiétude se dirigea involontairement vers Rae… Double D ne risquait rien… Sa stupidité la protégeant de la peur. Néanmoins, la geekette était, tout comme moi, une simple humaine.


"Advienne que pourra John, advienne que pourra."

Se parler à soi-même, ou comment tenter de se rassurer...
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MessagePosté le: Sam 11 Juin 2016 - 10:45
Rae croisa les bras en signe de désapprobation : John n'était vraiment pas sympa avec Terra. Certes, la nouvelle arrivée semblait partiellement démente ou tout simplement légèrement attardée mais... Elle était dans la même galère qu'eux deux !

Sans compter que contrairement à John, elle n'avait certainement aucune responsabilité dans leur sort présent...

La brunette encaissa les nouvelles successives en frissonnant : les Enfers mais pas l'Enfer sympa-avec-les-flammes... L'Enfer aztèque !

Du haut de son inculture crasse, Rae visualisait des types en slips à plumes qui sacrifiaient des gens en leur arrachant le cœur à mains nues... et ça c'était pour le versant "humain" des aztèques !

Qui savait donc quel genre d'abominations pouvaient peupler leurs Enfers...

John. John savait. Et John ne disait rien.

Et John indiqua, grossièrement, à Terra qu'il valait mieux ne pas aller dans la direction qu'elle avait choisi. Parce qu'en fait sous sa pelure d'ours mal léché, John, il avait un cœur, du moins suffisamment pour empêcher que Terra ne se tue toute seule comme une grande (même si Rae subodorait que Terre pourrait dire un truc du genre "Mourir ? Chic ! J'ai encore jamais essayé !").

Il ne restait donc plus qu'à suivre John en silence. Montant au sommet de la colline, Rae découvrit les eaux sombres qui se trouvaient dans la vallée. Quelque chose au fond de son estomac se noua à la pensée que c'était dans cette direction qu'ils allaient aller. Et John confirma le sens de la marche.

C'était donc en silence qu'elle suivit John. Descendant la colline, puis se retrouvant dans un grand champ de maïs aux dimensions extravagantes et à l'allure de labyrinthe végétal.

Le temps s'écoulait étrangement. Alors qu'elle n'avait pas la sensation (ni la fatigue qui aurait du accompagner cette sensation) d'avoir marché pendant des jours, le soleil était tantôt haut dans le ciel, tantôt bas, la nuit succédait au jour et le jour à la nuit...

Leurs repères spatio-temporels étaient bouleversés et il n'y avait toujours nulle trace de présence humaine.

La chose qui avait bougé à la surface de l'étendue d'eau - chose qu'elle avait cru apercevoir depuis le sommet de la colline - l'inquiétait au plus haut point. Mais elle n'en dit rien.

Arrivée sur la plage, au bord de l'étendue d'eau sombre, Rae imita John et s'assit lourdement sur les coquillages. Elle lâcha sèchement :

"Soit plus sympa avec Terra, par pitié. On est dans la même galère et je suis quasi-sure qu'elle n'y est pour rien, contrairement à toi..."

Elle avala sa salive et ajouta :

"Et puis tu vas nous faire le guide touristique ! C'est quoi cette étendue d'eau ? C'est quoi le truc que j'ai cru voir en haut de la colline ? C'est quoi les us et coutumes du pays ? On fait comment pour s'en sortir vivants ? Et..."

Rae marqua une pause avant de conclure :

"... t'as fichu quoi pour nous condamner à l'Enfer ? T'as chanté une petite chanson aztèque pour supplier le Dieu des Enfers de nous y envoyer ou quoi ?"

Elle était un peu fâchée à vrai dire et parlait un poil fort de sa voix agacée...
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MessagePosté le: Sam 11 Juin 2016 - 20:42
À Strata, la religion n’existe pas, pas plus que les cultes ou assimilable. La philosophie de ce peuple la plus proche d’un Paradis ou d’un Enfer tient dans une de leur pensée philosophique : quand nous mourrons, nous retournons à la terre. Mais c’est une métaphore, pour expliquer, en un sens, qu’à la base, tout part d’un élément, d’une petite chose pour faire un être et que même mort, on continue à contribuer d’une façon ou d’une autre au cycle des choses. La théologie… Non. Du tout. De la philosophie, oui, une forme de spiritualité, d’accord mais le reste… C’est pour cette raison qu’Atlee n’était pas du tout inquiète de ce qui se passait, n’était pas effrayée et très certainement pas intimidée par l’endroit. Les démons? Connait pas. Comme John était désagréable avec elle, elle décida de rester près de Rae. Logique, en un sens.

Et donc, quand John la compara à Gollum, elle réfléchit un instant avant de faire une imitation plutôt convaincante de la voix de personnage, remplaçant l’emblématique « Gollum! Gollum! » par « Terra! Terra! » parce que c’était, à ses yeux, plus drôle. C’était un préjugé courant, de la prendre pour une idiote sans savoir que sous cet extérieur naïf et joyeux se cachait une redoutable combattante à la maturité plus grande qu’elle ne le laissait paraitre. Si le danger pointait le bout de son nez, elle serait en première ligne pour défendre les autres. Ceci dit, quand John lui lança le caillou, ce dernier n’atteignit jamais sa cible. Balancer un élément minéral à la géokinésiste la plus puissante qui soit, c’est comme lancer un glaçon à Mr. Freeze. Pas super malin.

Du coup, le caillou repartit en sens inverse, touchant John au torse et Atlee le regarda avec un sourire amusé sur le visage. Pas besoin d’être méchant avec elle, elle comprenait très bien quand on lui parlait. Elle était naïve, pas idiote. Quand le trio arriva sur la plage, elle reconnut tout de suite l’endroit. Elle s’était déjà retrouvée ici et il avait aussi la montagne avec de la neige après. Ou ailleurs, à bien y penser, c’était compliqué de se retrouver ici. Elle regardait un peu partout, se demandant ce qui semblait inquiéter Rae et John. D’accord, certaines parties de l’endroit étaient sombres et un peu effrayantes mais bon quand vous venez d’un endroit où vous faites du surf avec les vers de lave, vous n’êtes pas impressionné aussi facilement que cela par tout et n’importe quoi. Tout dépend encore de quoi. Nutella… Divine invention humaine digne de louanges…


« De quoi vous avez peur, au juste? D’accord, les lieux sont un peu bizarres mais il n’y a rien de menaçant ici. À part le machin dans l’eau. Et puis si c’est de la faute de John si nous sommes ici, ce qui est étrange parce que je ne le connais pas, il faut qu’on travaille ensemble pour sortir. Et si on faisait un tour de table pour identifier les forces de chacun, ça aiderait à calmer le jeu, non? T’en fais pas Rae… »

Atlee prit la main de Rae dans la sienne dans un geste probablement futile pour la rassurer. On lui avait appris que les contacts physiques étaient importants et que c’est par ces mêmes contacts qu’on peut atténuer le stress et la peur chez les autres. Après tout, elle n’était pas la plus grande câlineuse de ce côté-ci de la sousface pour rien. Ce n’était pas un mal, non? John bien… Qu’il se trouve du réconfort tout seul. De toute façon il ne semblait pas inquiet outre mesure alors… Elle allait investir ses efforts où il le fallait, tout simplement. Elle semblait sympathique, Rae. Nerveuse, d’accord, mais sympathique. Et ça c’était bien. Elle ne comprenait pas tout à leur histoire mais bon. La force fait le nombre, tout ça, à eux trois, ils s’en sortiraient, c’était sûr et certain! Il suffisait d’y croire, c’était un effort de volonté. En tout cas ça marchait pour elle!
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MessagePosté le: Lun 13 Juin 2016 - 15:33

Comment ne pas être étonné de voir un cailloux vous revenir en pleine face alors que vous venez de le lancer sur une brunette arborant un double D ? En étant un sorcier comme moi… Habitué à voir toutes sortes de choses que la science ne pouvait expliquer. Une télékinésiste ? Peut-être bien, peut-être pas. Une chose pouvait être rassurante quand même, si ses pouvoirs fonctionnaient dans ce monde, ceux de Rae le serait aussi. Quand à moi, je n'userais des miens que si je n'avais vraiment pas d'autres choix. Il faut toujours garder le meilleur pour la fin. Surtout quand le meilleur c'est moi ! Et puis bon, je savais un peu près ce qui nous attendrait au bout. Ce ne serait pas une mince affaire que de ressortir d'ici, mais pas impossible.

Je m'étais finalement retrouvé sur le bord de la plage, le cul planté à même le sol, attendant que les deux minettes n'arrivent. Et ce fut, comme je le pensais, la brunette qui arriva en première. Après s'être assit à mes côtés, elle commença à me balancer un sermon façon curé de village. Même si, à force d'entendre les autres me considérer comme étant le responsable de tous les maux du monde, je n'en avais plus rien à faire, je restais perplexe quand au bien fondé des paroles de la brunette. Bien entendu que c'était de ma faute. De qui d'autre ? Etais-je le seul qui s'amusait avec des incantations magiques et qui invoquait des démons et autres cornus dans le genre ? Bien sûr… On ne parlera pas de l'autre démon qui parlais en vers, ni même de superslip qui avait ouvert une brèche dans une zone qui servait de prison à ses super-potes. Seul John Constantine était le mal incarné sur Terre. L'idée même que l'on puisse me voir comme ça me fit sourire. Ils étaient amusant, tous autant les uns que les autres, à croire qu'ils connaissaient tout sur moi et sur le monde qui les entouraient. Je tirais sur ma clope en écoutant le flot ininterrompu de questions dont j'ignorais les réponses. Tout en me contentant de hocher la tête, mimant ainsi un potentiel intérêt aux divagations de la brunette, je levais les mains au ciel, paumes vers le haut, en haussant les épaules.


- Je crois que c'est d'avoir égorgé un poulet enroulé dans du bacon un soir de pleine lune qui a dut déplaire aux Aztèques… Le poulet c'est sacré chez eux ! A moins que ce ne soit l'histoire du nain unijambiste qui ne les as pas fait rire. Vas savoir.

Niaiseries pathétiques. Heureusement que double D avait un corps à se damner… Ironie quand tu me tiens. Car pour le reste, ce n'était pas une flèche. Ses questions, autant que ses réactions eurent, à mon encontre, que la volonté que volonté que je m'étende sur les coquillages afin de fixer le ciel qui n'arrêtait pas de changer de couleurs. Au loin, j'entendais le gros truc tout moche pousser des cris. Cerbère étaient aux Enfers Grecs, ce que cette espèce de sale bestiole était aux Aztèques. Charabia à la con… Je les laissais parler entre elles, coupant mon esprit du monde où nous étions et tentant de fouiller dans mon cerveau baigné par le Brandy et le Gin tonic afin de trouver un moyen de sortir d'ici.

Les muscles de mes bras finirent par tirer tellement que je décroisa mes mains, et ma tête heurta les coquillages. BORDEL ! Cette idée était aussi aberrante que lumineuse ! Si j'avais encore une fois raison, et je doutais que ce ne soit pas le cas, double D nous sauverais la "vie". Sautant sur mes pieds, je pris un coquillage et le jeta dans l'étendue d'eau. Pas d'onde sur sa surface lorsqu'il s'enfonça dans les profondeurs, mais une réaction de la part de la grosse bestiole qui s'approcha de nous. Mon cerveau avait absorbé tellement d'informations que certains se mélangeaient, mais une en particulier me revint en tête. Le Mictlan possédait neufs mondes distincts, dans chacun d'entre eux, une "épreuve" était imposée aux âmes des défunts avant d'arriver au pied du trône. La première était la traversée du champ de maïs. A en croire la manière dont on avait réussi à le traverser, les autres ne seraient pas non plus trop difficiles… Mais avec ma chance, ça serait bien trop beau pour être vrai…


- Dis-moi ma jolie, tu pourrais utiliser tes "pouvoirs de super-héroïne" pour jeter quelques coquillages dans l'eau… J'ai dans l'idée que notre copain là-bas serait capable de nous rejoindre si tu le faisais. Rae, on se fait la même qu'avec G.I. Joe, ça te tente ?

Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres avec que j'allumais une énième clope. Cette histoire m'amusait beaucoup. En plus, j'avais hâte de me casser d'ici. On commençait à être pas mal à vouloir traverser. Et même si les deux brunettes l'ignoraient, d'ici peu, elles verraient réellement ce à quoi ressemblait les Enfers. Bien heureux les ignorants car le royaume des cieux leur est ouvert… Ou un truc dans le genre. Putain, si je commençais à citer ce bouquin, ce n'était pas que la damnation éternelle que je risquais, mais un remake de Sodome et Gomorrhe !    
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MessagePosté le: Jeu 16 Juin 2016 - 21:52
Les paroles de John et de Terra, dans un premier temps, rebondirent sur Rae à la manière de gouttes d'eau sur les plumes d'un canard...

Son attention était, en fait, plutôt entièrement captivée par...

... le truc qui était dans l'eau. Le monstre. L'abomination.

Indescriptible. Indicible. Innommable.

Et ses alliés étaient là, en train de deviser tranquillement.

John parce que c'était un blasé né et que ce petit séjour dans ce lieu maudit, même des Aztèques, était comme une promenade digestive pour lui (en même temps, John était auparavant en train de crever).

Terra parce que... Elle n'avait qu'un seul hémisphère cérébral en état de marche ?

Rae se maudit elle-même d'avoir eu cette vilaine pensée mais...

... si on lui enlevait la possibilité de râler et de grogner et de pester...

... elle devrait se rendre à l'évidence : cette chose abominable qui était dans l'eau et qui criait (Ces cris ! L'horreur... L'horreur...) était le passage obligé pour rentrer chez elle.

Rae blêmit et reprit un câlin entre les bras de Terra. Peut-être n'était-elle pas aussi courageuse qu'elle le devrait mais ce qui l'attendait, devant elle, la chose, ne pouvait signifier que sa mort et sa damnation.

Comme si l'idée de son propre anéantissement était en train de prendre consistance en ce moment-même, comme si, son existence n'allait plus s'étendre que pour quelques minutes, tout au plus, que Rae aurait voulu faire durer des siècles...

"J'sais pas pour vous, les gars, mais je le sens mal..." lâcha-t-elle en se dégageant des bras de Terra, dans un dernier effort pour braver la mort.

"John, OK, on suit ton plan... Quel qu'il soit... Je te prêterai main forte"

Même si l'épisode auquel John faisait mention n'avait pas été le moment le plus glorieux de cette même journée...

Soudain, elle crut comprendre et fut estomaquée par ce qu'elle crut comprendre : John allait-il essayer de se faire passer pour un "démon" plus puissant que la chose inconnue pour pouvoir tromper cette dernière ?

Rae déglutit bizarrement : elle venait de le réaliser pour de bon... Elle était foutue. Ça ne faisait aucun pli. Foutue en compagnie d'une fille qui allait trouver ça amusant et rafraîchissant de se faire dévorer pour l'éternité par les milles mâchoires de Petzacocoatl, "la mort qui rampe", ou un nom du genre... et en compagnie de John Constantine, le plus grand traîne-savate que la Terre ait jamais porté !
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MessagePosté le: Ven 17 Juin 2016 - 4:57
« Mais tu sais, Rae, faut pas montrer que tu as peur, si tu as peur. Ce gros truc doit être un peu comme les animaux sauvages. S’il sent que tu as peur, il s’en prendra à toi. Mais si tu lui fais croire qu’il ne t’intimide pas, c’est lui qui va avoir peur de toi. Et puis faut pas s’en faire, John, il a l’air de savoir ce qu’il fait, il faut juste suivre son plan et ça va aller. Rien de plus simple, non? Moi je dis que oui. »

Oh? On avait besoin d’une super héroïne et donc on avait besoin d’elle. L’irascible monsieur malcommode avait besoin qu’elle attire l’attention de la bestiole dans l’eau. D’accord. Pas de problème. Mais la télékinésie, ce n’était pas son truc. Elle était géokinésiste. Le monde minéral, pas les coquillages. Du coup oui, elle ferait ce qu’on lui demandait mais avec quelque chose qu’elle maitrisait. Ce qui était plus logique, quand on y pense. Plusieurs y auraient vu là un geste de folie, risquer volontairement sa vie… Mais c’était un peu beaucoup son travail, en même temps. Un super héros qui ne risque pas sa vie ne fait pas bien son travail. Un super héros, c’est en première ligne et ça se bat pour protéger les faibles et les innocents. Et on ne plaisante pas avec ces choses-là, bon. Enfin… Certainement pas Atlee, oh ça jamais. Même pas en rêve.

Donc… Elle s’approcha un peu, fit léviter plusieurs petits cailloux qu’elle envoya dans l’eau pour attirer l’attention de la vilaine bestiole sans doute moche et pas belle. Pourquoi aurait-elle peur, ça ne rimait à rien. C’est elle qui combat, justement, la peur. Terra, super héroïne et élue de Strata. C’était sa mission ça, de combattre le mal. Alors elle ne comptait pas faiblir et tourner les talons. Ça jamais. Si les deux autres surtout Rae, avaient des doutes quant à leur survie, dans la tête de la jeune femme, il n’y en avait aucun. Si elle était ici, c’était sans doute dans un but précis. Elle ne comprenait pas encore pourquoi mais c’était forcément parce que ses talents particuliers devaient servir au nom du bien ou de ce qui était bien. À quoi ça rimait de se retrouver aux enfers, aztèques qui plus était? C’était un test ou quelque chose de similaire, forcément.

C’était la seule explication logique. En tout cas elle avait fait ce qu’on lui demandait et maintenant il fallait attendre. Attendre la suite des instructions données par John qui semblait être le seul à savoir quoi faire pour sortir d’ici et donc attendre que la grosse bestiole arrive jusqu’ici et pointe le bout de son vilain nez. En tout cas, elle, brutaliser du méchant, ça ne la dérangeait pas. Elle faisait cela sur une base relativement régulière. Pour Atlee, la violence n’était pas une solution sauf s’il s’agissait de brutaliser du méchant. Dans cette optique, c’était acceptable. Pas forcément souhaité mais acceptable. Atlee ayant une façon de penser un peu spécial, ce n’était pas étonnant qu’elle soit parfois difficile à suivre. Elle était juste… Comme ça. On ne se refait pas, comme on dit. En tout cas, à voir l’attitude de John, lui, il n’était pas près de changer.


« Et quand on aura attiré la bestiole, on fait quoi? Est-ce qu’elle a un point faible, est-ce qu’on va devoir combattre, résoudre une énigme ou faire une épreuve? Parce que bon hein, ça n’a l’air de rien mais on ne va pas l’emporter facilement juste avec la stratégie de jeter des cailloux dans l’eau pour attirer son attention. Est-ce que tu pourrais donner des détails, John? Je pense que ça aiderait un peu à rassurer Rae. »
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MessagePosté le: Dim 19 Juin 2016 - 20:29

Rester assis au bord de l'eau obscure. Les fesses plantées dans les coquillages et observer le ciel au loin. Ca aurait pu être une carte postale, enfin, si ça n'aurait pas été le Mictlan et moi. D'un côté, je voyais la brunette qui tremblait comme une feuille au vent, et de l'autre, Double D qui continuait à aller et venir béatement. Je me disais qu'à la longue, elle finirait peut-être par soigner son manque de cervelle, ou pas. Ca m'importait assez peu, pour ne pas dire pas du tout. Pour le moment, il fallait que je trouve un véritable plan pour traverser ce truc ignoble. Les coquillages que j'avais lancé dans l'eau n'étaient jamais remonté à la surface. Chose normale en théorie. Seulement en théorie. A vrai dire, le fait que parle du G.I. Joe à la brunette n'avait été qu'une excuse pour la calmer un peu. Avoir la trouille est une chose, faire des conneries par peur, en est une autre. On était là où la peur était notre pire ennemie. Non pas que je ne craignais pas d'y rester, je faisais juste ce qu'il fallait pour ne pas y penser. Le plus souvent possible.

Apparemment les coquillages, quoiqu'étant des minéraux à la base, n'étaient pas du tout au goût de l'andouille aux gros seins. Elle les avaient trouvés où ces cailloux ? C'était une plage, et derrière nous un champ de maïs… Bref, je me frottais les yeux, dépité alors qu'elle se mettait à lancer les pierres dans l'eau. Le plus étrange dans sa manière fut qu'elle n'émettait pas de cris façon "petit, petit, petit !" Dans l'optique d'inviter la créature à se rapprocher. En plus, elle me demandait de donner des détails ? Je souris. Quels détails ? Je n'avais AUCUN putain de plan pour traverser. On y allait "au petit bonheur la chance". Mais bon, si c'était pour rassurer la brunette, je pouvait bien faire un entorse à ma règle…


- Ce truc semble attiré par les ondes qui se trouvent dans l'eau. Au moment où elle se rapproche, on s'occupe d'elle, et on traverse. C'est aussi simple que ça.

Je ne pouvais pas leur dire que cette idée était aussi foireuse que suicidaire. Car, ironie du sort, nous étions déjà dans le royaume des morts. Alors que les cris que poussait la bestiole s'intensifiaient et se rapprochaient, je tendis les bras, croisant les doigts et les fit craquer. Coincé entre mon pouce et mon index, le nœud de ma cravate remonta, resserrant légèrement le col de ma chemise. Me voilà paré pour m'occuper de ce truc qui se trouvait enfin devant nous. C'était… Comme décrire ça. Moche ? Ouais, le terme exact c'était ça : moche ! Les enfers recelaient des trucs ignobles, démoniaques, affreux, puants, j'en passe et pas des meilleurs, mais lui, ou elle, les battaient tous. Si on arrivait à passer de l'autre côté, je doute qu'un psy ne croirait à notre histoire, et surtout, notre rencontre avec le truc-très-moche-qui-a-plein-de-dents. Il sortit sa tête de l'eau, le liquide noirâtre s'écoulait entre ses poils-écailles-plumes, un mélange entre tout ça, et sa gueule béante me dévoila une chose que jamais je n'aurais pu imaginer voir un jour. Amusant.

Son corps, à la fois translucide et coloré, paraissait briller de milles feux, à moins que ce ne soit son haleine qui puait le rat crevé et le cadavre en pleine décomposition qui me faisais voir ça. Tout autour de nous, les âmes errantes s'avançaient et posaient le pied sur le liquide avant de s'enfoncer dans les tréfonds de l'enfer. Pas de bol pour nous. On était pas totalement mort. Pas encore. Tout en le toisant de ma hauteur, qui n'était en fait que la moitié de la taille de sa tête, je m'allumais une clope. La fumée monta jusqu'à ses naseaux, ou tout du moins les deux orifices noir qui perçaient des deux côtés sa tête ; et tandis qu'il poussa un hurlement puissant sur moi, qui manque d'éteindre ma clope d'ailleurs, je restais planté devant lui. Mes yeux se plantèrent sur le fond de sa gorge. Bingo ! Ce que j'aimais avoir raison. Je me retournais et m'adressa aux deux mignonnes.


- C'est par là qu'on…

Gobé aussi facilement qu'un œuf, je n'eu pas le temps de finir ma phrase. Le truc-très-moche-qui-a-plein-de-dents m'avala avec une facilité déconcertante. Tant pis pour moi, je passerais de l'autre côté plus facilement. Mon idée principale était simple, on l'assommait, on entrait dans sa gueule et bonjour la troisième partie du Mictlan. Maintenant, c'était aux deux brunettes de comprendre la fin de ma phrase. Elles auraient sans doute l'envie de se venger, ou alors celle de s'en prendre à ce truc. C'était des grandes filles après tout. Quand à moi, je venais d'atterrir sur la montagne qu'on avait vu depuis la plage. Gluant et puant le mort, les clopes trempées, je secouais mes mains tout en essuyant tant bien que mal le liquide digestif qui s'attaquait encore à certaines parties de ma veste. Des restes de fantômes et autres démons… Sur la peau, ça ne faisait rien. L'autre grand moche devait servir de nettoyeur pour les âmes salies par leurs actes. Tout en attendant l'arrivée de mes "camarades", je dessinais quelques symboles sur le sol. Ces runes de protection serviraient plus tard. La neige tombait à gros flocons, et le froid semblait vouloir m'enlacer dans ses bras charmant. Désolé mon grand, mais je préfère les femmes au corps chaud et tremblant.
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MessagePosté le: Mer 22 Juin 2016 - 17:33
Si seulement cela avait été une bête sauvage...

Un tigre ou un rhinocéros ou un loup ou un truc du règne animal...

Rae aurait préféré se frotter à n'importe quel mammifère enragé et belliqueux. Un ours polaire affamé. Une maman lion se sentant en danger.

Et là... elle aurait pu essayer de contrôler sa peur et de faire semblant d'être plus courageuse qu'elle ne l'était.

Et là... Terra aurait eu raison. Sauf que Rae ne savait pas trop de quel asile pour super-héros en perte de contact avec la réalité Terra s'était évadée mais... Ce truc. Cette bête...

... était immense, indicible et abominable.

Rien à voir avec une hyène sauvage ou avec un blaireau agressif.

Il s'agissait de la digne représentante des enfers aztèques.

Donc, un truc là pour faire peur aux morts eux-mêmes.

Et au fur et à mesure qu'elle s'approchait du rivage de cet endroit étrange, elle gagnait en taille et en horreur... L'odeur aurait pu tuer Rae à elle seule si la jeune femme n'était pas elle-même trop effrayée pour y faire attention.

Il fallait faire confiance à John. John savait quoi faire. John aurait un plan.

Et d'ailleurs Constantine, l'emmerdeur cosmique, était en train de machiner le nœud de se cravate pour mieux braver la créature qui le considérait de son immense mâchoire translucide...

Allait-il réciter un passage d'un grimoire maudit et écrit avec du sang sur du parchemin humain ?

Allait-il faire des gestes cabalistiques et pointer la direction que l'on ne doit pas montrer ?

Ou bien entonner une petite chanson aztèque ?

Rae admirait le courage de cet homme que finalement elle avait suivi jusqu'en enfer... Elle se redressa en considérant que John était le dernier rempart entre elles et l'horreur. Elle...

John venait de se faire gober. D'un seul coup. Comme un sushi avarié.

Et maintenant, il n'y avait plus de rempart entre elles et le monstre...

Rae trembla un peu plus et perdit de sa confiance nouvellement gagnée : John les avait abandonné et avait préféré se suicider plutôt que de se battre pour elles...

Et Petzacocoatl le cloaque qui marche (Rae ne voulait pas se faire dévorer par un truc sans nom... Aussi elle l'avait baptisé du premier nom qui lui était venu à l'esprit...) ouvrit bien grandes ses impressionnantes mâchoires...

Rae voulut se tourner vers Terra et lu dire qu'elle aurait aimé mieux la connaitre quand une pensée traversa son esprit...

... John aurait pu survivre à une explosion nucléaire. Même au bout du rouleau, il ne s'était pas laissé crever dans cet hôpital sinistre. Une telle soif de vivre ne pouvait vouloir dire qu'un truc... John ne s'était pas suicidé et...

"C'est par là qu'on doit... sortir !" réalisa à voix haute Rae en désignant la gueule du monstre.

Jonas et le grand poisson. Il s'était fait, lui aussi, avaler, après tout. Et avait survécu.

Et Rae, qui n'avait plus peur, se jeta entre les mâchoires de Petzococoatl, remettant son destin entre des mains qui n'étaient pas les siennes, pour qui elle ne représentait certes rien mais...

... elle atterrit de l'autre côté, le nez dans la neige et une substance corrosive s'attaquant gentiment à ses vêtements.

Rae redressa le nez et s'épousseta rapidement pour tenter de se débarrasser des sucs gastriques de la bête. Et vit John...

"La prochaine fois, tu nous préviens à l'avance avant de nous faire un coup pareil ? J'imagine que c'est ton truc pour faire grimper les filles aux rideaux mais là... J'suis juste pas d'humeur"

La brunette se redressa sur ses pattes et contempla l'endroit où ils étaient, tout en frissonnant.

"Bordel, on est où là encore ?"
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MessagePosté le: Mer 22 Juin 2016 - 21:40
Atlee était prête à combattre, à sacrifier sa vie pour que John et Rae puisse vivre. C’était un part du « métier ». Et elle en comprenait les risques. Elle avait vécu quand même pas mal d’aventures, parfois juste particulières, d’autres fois carrément flippantes. Elle n’avait jamais remis en question ce qu’elle devait faire parce qu’à ses yeux, c’était juste… Ainsi que fonctionnaient les choses. Elle avait donc combattu sa part de méchants, récolté des blessures, avait accumulé quelques regrets, avait sauvé la veuve et l’orphelin… Des choses jugées « normales » pour les super héros, au fond. Elle avait dû intervenir aux quatre coins du monde, elle avait affronté des menaces que le commun des mortels n’aurait jamais voulu croire possible…Mais jamais elle n’avait dû sauter dans la gueule ouverte d’un gros monstre. Jamais.

Alors du coup, quand John fut avalé, son premier réflexe fut de le venger et de protéger Rae mais avant même d’avoir pu faire le moindre usage de son pouvoir… Et bien l’autre jeune femme lui fit part d’une des plus étranges observations qui soit. Et quand on considère qu’Atlee est probablement une championne olympique en matière d’étrange… Il fallait vraiment faire fort pour réussir à la surprendre. Sauter dans la gueule du monstre? Mais c’était anti héroïque. Atlee la digérée, ce n’était pas très glorieux comme titre de super héroïne. Mais bon hein. Si la sortie était par là et que les autres s’y rendaient, elle devait y aller aussi, ne serait-ce que pour les protéger. Continuer à les protéger en fait. Ça et le fait que rester seule, c’est moche. Très moche même. Enfin bon, elle n’allait pas juste se jeter comme ça, pouf, dans le gueule du monstre.

Non, en fait elle se couvrit d’une armure de roche et elle sauta ensuite, se retrouvant donc à s’enfoncer plus que les autres dans la neige mais sans être attaquée par les acides digestifs de la bestiole. Atlee étant Atlee, elle poussa une exclamation de surprise dans le genre « De la neige! Yeah!!! » avant de se jeter sur le dos et de faire un ange puis de se relever. Peut-être qu’ils pourraient même faire un bonhomme de neige! Ou pas, en fait. L’un semblait blasé, l’autre beaucoup trop sur les nerfs. Les humains avaient vraiment de gros problèmes de stress, apparemment. Profiter des petites choses de la vie, c’était hors de propos, ça? Enfin bon hein, ce n’était pas exactement dans ses cordes, la thérapie de groupe. Aurla, sa guérisseuse personnelle, aurait sans doute été plus efficace pour cette tâche. Mais bon. Aurla n’était pas là donc en cas d’urgence il y avait… Elle.


« Dites, vous allez avoir froid tous les deux! Nous, Stratans, sommes moins sensibles à la température. S’il y a un noyau terrestre, je peux faire remonter des roches chaudes pour vous réchauffer un peu ou juste faire fondre de la neige. Ou faire un gros dôme de roche pour vous protéger des intempéries, je peux faire aussi. Parce que bon, je suppose qu’il doit y avoir des gros monstres ici aussi, non? »

À problème simple, solution simple. Pour se protéger des intempéries, il fallait un abri. Et un abri qui bouge, c’est éviter de rester sur place et se faire bêtement attaquer par une force supérieure en nombre. Avec John pour les guider, Atlee pour maintenir une protection où le froid n’entrerait pas et Rae pour… Euh… Le… Le support moral? Ça ne pouvait que bien aller, non? Elle ne comprenait toujours pas où était le problème ici. À part un environnement qui se modifiait souvent… Il n’y avait pas grand-chose de spécial. Enfin si un gros monstre mais pour elle, c’était plutôt commun. Il y a d’énormes bestioles qui vivent sous terre, après tout. Certes, celles des enfers aztèques étaient plus moche (et bien plus malodorantes, c’était abominable) mais bon… Il fallait bien faire avec si elle voulait comprendre comment sortir d’ici. Curieux endroit…
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MessagePosté le: Sam 25 Juin 2016 - 15:55

Pour faire grimper les filels aux rideaux j'avais bien d'autres moyens que celui de me faire gober par un truc si moche qu'il me faisais étrangement penser à l'équipe des superslip au grand complet. Ou mieux encore, à ce à quoi ils viendraient à ressembler si l'envie leur en prenait de se reproduire… Brrr… L'idée malsaine et l'image d'une rare violence qui venait de me passer dans l'esprit. M'enfin, ce n'était pas le cas, pour le moment tout du moins. Bon, maintenant qu'on était de l'autre côté de ce truc liquide et dangereux, j'en profitais pour observer les environs. Hell ! C'était beau quand même. Rien à voir avec le royaume de l'autre cornu et de ses potes. Des montagnes à perte de vue, mais surtout, en contrebas se trouvait une sorte de rivière grise. Si je me souvenais bien de ce qui était écrit dans le "Codex de Florence", nous venions d'arriver dans le troisième enfer. Voir même dans les trois suivants au vu de ce qu'il se passait autour de nous. La neige était bel et bien présente, et le vent qui s'engouffrait dans mon trench me repoussait vers l'arrière.

Avancer, encore et toujours. Ce n'est pas comme si nous n'avions pas autre chose à faire ensuite… Tout en me tournant vers Rae – qui soit dit en passant était bien plus charmante avec une partie de sa tenue rongée par le liquide du truc-tout-moche – je lui fis comprendre qu'elle devrait avoir à faire à bien pire qu'une bestiole gigantesque et pleine de dents. Ce vent n'était pas normal. De toutes façons, ici, rien ne l'était, donc… Une puissante magie noire était à l'œuvre. Je commençais à croire que l'entièreté des esprits malsains de l'empire Aztèque se réunissaient ici. Sans que je m'y attende, une gifle mémorable éclata contre ma joue. De grands yeux sombres me toisèrent de leur hauteur. Petite, ses cheveux noirs de jais ondulaient dans le vent à la manière de serpents dotés d'une volonté qui leur était propre.

Ce visage grave et enfantin je le connaissais que trop bien. Il représentait mon plus grand échec, la pire erreur de ma vie et celle que je ne me pardonnerais jamais. Bordel… Alors ici aussi il fallait affronter ça. Cette souffrance. Ce sentiment que l'on n'osait nommer que dans un murmure… Le remord. Et elle se tenait là, juste devant moi. Dans cette robe légère et blanche, tâchée de ton propre sang. Ses yeux m'insultaient, sa bouche restait pourtant close. Mes poings se serrèrent. Une tristesse sans limite coulait dans mes veines et les larmes manquèrent de couler. Néanmoins, ce ne pouvait être elle… Et je projeta mon poing gauche vers l'avant, lui assénant le coup le plus violent que je n'avais jamais donné à quiconque. Je souffrais de mes erreurs. De sa disparition. Toutes celles et ceux qui étaient morts par ma faute m'encerclaient. Je ne pouvais plus bouger. Mais putain ! J'étais John Constantine. Cette souffrance était ma force. "Ce qui ne te tue pas te rends plus fort", qu'ils disaient. Pourtant, pour ma part, ça me rendais de plus en plus inflexible. Mon regard se posa sur le corps de cette fillette dont l'âme fut salit par deux fois. Du sang vermeil coula de la commissure de ses lèvres et tout en s'essuyant avec le dos de sa main elle se releva. Desserrant enfin mes poings, et calmant ma colère, je m'allumais une clope.


- Dégage. Si tu ne veux pas que je devienne méchant, dégage ! Ce putain de vent n'est rien comparé à elle. Quoique tu veuilles, tu ne l'auras pas. Alors fais-moi plaisir et va te faire foutre !

Après avoir tiré plusieurs bouffées sur ma cigarette, je crachais ma fumée sur eux. Eux qui, par le passé, furent mes amis, ma famille. Même ce connard que je devais appeler "père". Ouais. Même cet enfoiré de première avait eu le courage de se pointer. De la magie noire hein… Peuh ! Qu'ils ailles se faire foutre une bonne fois pour toute. La clope entre les dents, ma main droite se leva, et les doigts écartés je fis ce que je savais faire de mieux.

- Fiat lux !

Un halo de lumière entoura ma main, et, grandissant de plus en plus, fit disparaître les âmes errantes des défunts qui me pourchassaient depuis leur départ. Ce qui fut le plus étrange, alors que son corps se faisait dévorer par la sphère blanche, j'entraperçu un sourire sur ses lèvres. Comme si elle venait d'être libérée. Tout en lui rendant, je compris que tout ceci n'était rien de plus qu'une conneries de simulacre de toutes celles et ceux qui étaient morts par notre faute. Et ils disparurent. Me laissant seul, les pieds fichés dans un sol recouvert de pierres grises. Instinctivement, je me retournais. Elles étaient encore là-haut. Très certainement à affronter leurs propres morts. Portant ma clope au niveau de mes yeux, je me sentis mieux. Apaisé peut-être. Cette petite sinécure dans le Mictlan avait ses bons côtés finalement.

- Elles sauront me retrouver…

Avançant pas après pas, sifflotant un air qu'il parlait d'une femme à la cuisse légère et à la poitrine voluptueuse, je m'engouffrais dans la suite des évènements. Quoiqu'elles affrontaient à leur tour, Rae et Double D devraient s'en sortir seules. Ce n'est pas comme si le fait d'être aidé nous sauvait de tout non plus. L'acceptation passait déjà par une volonté propre. Même si ce n'était pas facile. Même si c'était douloureux. Putain, je me mettais à pleurer maintenant. Il ne manquait plus que ça. On se reprend, le chemin est encore long… Posant ma main au dessus de mes yeux, et même si ça ne servait pas à grande chose ici, je vis au loin trois bannière d'un rouge cramoisi flottant au vent, fichés sur des poteaux de bois. Alors voilà la prochaine étape. Le sacrifice.
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2016 - 9:08
Se dandinant d'un pied sur l'autre dans la neige, cruellement mordue par le souffle de ce vent surnaturel, se frottant les jambes et les bras pour dégager cette fichue substance corrosive qui lui bouffait ses vêtements, Rae...

... plissa les yeux et grogna quand elle comprit qu'ils n'étaient pas sortis d'affaire.

Que cette montagne et cette neige et ce vent ne signifiaient absolument pas la fin de leurs ennuis ou le commencement d'un timide retour à la réalité mais plutôt...

... qu'ils allaient plonger plus bas (haut ? profond ? en avant ? à droite ? Elle n'avait aucune cartographie, même mentale, des Enfers aztèques... autant celui de Dante semblait se terminer - à son vague souvenir - par un Lucifer géant qui bouffe pour l'éternité les traîtres à leur Dieu, autant elle n'avait toujours aucune idée d'où le Mictlan allait les mener... Surtout que John se gardait bien de leur en parler, ce qui n'était pas non plus pour la rassurer !), toujours plus bas...

Claquant des dents, elle lança à Atlee :

"J'suis pas sure que les règles physiques fonctionnent comme chez nous ici... Et j'veux pas savoir ce que tu pourrais éventuellement faire remonter à la surface dans ce monde étrange ! Le froid, c'est un truc que je peux comprendre... Alors je préfère un péril connu à un péril inconnu mais..."

Elle tenta un sourire à Atlee.

"Merci, c'est gentil de ta part"

Pendant qu'elle causait, Rae s'aperçut que John était en train de converser tout seul, de décocher des coups dans le vide, de faire des doigts d'honneur au vent...

Avait-il perdu le peu de raison qu'il conservait encore ? Allait-il finir par se baver dessus et à vouloir montrer son sexe aux passants en échange de quelques pièces, d'un bout de sandwich ou d'une bière ?

Rae se crispa. Un souffle se fit ressentir derrière son épaule. Elle comprit bien que cette haleine chargée ne pouvait être celle de Terra et que le souffle était trop grave et caverneux pour être honnête...

John disparut de ses préoccupations. Tout comme Terra. Il ne restait plus que le souffle.

Elle se retourna. Il s'agissait d'un grand bonhomme qui portait le même uniforme que Rae. Il avait une queue de cheval et l'air contrarié.

Rae se sentit défaillir en voyant cette grande ombre au-dessus d'elle...

"Megabyter ?" lança-t-elle en reconnaissant son défunt ami, mort sous les balles d'un mafieux, le jour même où Rae avait été croquée par le parasite alien qui avait changé sa vie à tout jamais...

Il avait l'air fâché. Fâché d'être mort et de voir celle qui avait été son chef et pour qui il avait (volontairement) servi de bouclier humain encore en vie. Ces balles qu'il avait pris pour elle, il semblait vouloir les lui rendre...

Une larme perla au coin de l’œil de Rae quand elle aperçut qu'il n'était pas seul...

En uniforme orange de prisonnière se trouvait Rebecca, la fille qui lui avait expliqué comment la taule ça marchait lors de son arrivée, avec qui elle avait bien sympathisé pendant plusieurs mois et...

... qu'un jour elle avait retrouvé pendue avec le cordon de la télévision dans la salle de loisirs, une notification de refus de libération conditionnelle à la main...

Et Rebecca qui avait décidé de sortir coûte que coûte de prison mais qui n'avait pu y arriver qu'en s'enlevant sa propre vie lui en voulait, à elle, d'avoir dealé avec les keufs pour se débarrasser d'une conditionnelle que Rebecca n'avait même pas pu avoir...

Rae était estomaquée, émue aux larmes...

Et puis, elle ferma les yeux et ferma son esprit aux apparitions. Ils étaient morts, et alors ?

Megabyter s'était pris une balle pour la sauver elle. Il était mort en héros, était-ce sa faute à elle ? Le lui avait-elle demandé ? Elle était... reconnaissante, bien sur. Mais... Megabyter n'avait pas du réfléchir que le type appuierait sur la détente.

Elle ne culpabiliserait pas pour lui. Elle ne tenait pas le pistolet après tout. Et la suite de sa soirée à elle n'avait guère plus été agréable : se faire mordre au sang par l'alien et avoir le corps en feu et la sensation de mourir par empoisonnement c'était une croix à porter...

Elle ne culpabiliserait pas non plus pour Rebecca. Elle lui était reconnaissante pour l'avoir aidé à prendre ses marques à la taule. Mais elle ne lui avait jamais parlé de ses demandes de libération. Elle ne savait pas non plus qu'elle était au bout du rouleau. Peut-être que si elle avait été moins préoccupée par son sort (mais Rae était terrorisée par la taule et pleurait chaque nuit sa liberté [par sa faute] perdue)...

Mais avec des peut-être, on ne pouvait que se laisser bouffer par le remord. Et avec des peut-être on n'avançait pas.

Elle se contenta de fermer les yeux et de dire à ses deux seules apparitions (alors que John semblait se battre contre une armée)...

"Merci"

Et en rouvrant les yeux, elle vit que son épreuve était terminée. Essuyant ses yeux humides, elle se mit à cavaler en direction de Constantine et aperçut les bannières cramoisies qui ne voulaient certainement pas dire grand chose de bon...

Rejoignant John et voyant que le Grand Méchant John avait les yeux un peu rouges, elle lui prit la main et lui sourit :

"T'inquiète John, je suis là..."
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2016 - 17:49
Peut-être était-ce parce qu’Atlee, comme le supposait Constantine, était cliniquement conne. Peut-être était-ce parce que les Stratans, n’étant pas une espèce avec une religion et une théologie étaient affectés différemment par les enfers des autres. Peut-être était-ce parce qu’aux yeux d’Atlee, personne n’était jamais mort par sa faute. Certes, elle ne pouvait pas savoir sur quoi se basait les illusions des deux autres… Simplement dans son cas, elle n’était pas affectée de la même façon. Si l’épreuve était d’affronter la mort de quelque chose… Atlee ne sachant pas que ce qui se trouvait ici était ce qu’il y avait de meilleur en elle et que là-haut, à la surface, son corps était utilisé par des forces obscures pour faire le mal, elle ne souffrait donc pas de la culpabilité qu’elle vivrait inévitablement en réintégrant son corps et la réalité.

Du coup, elle fut confrontée à ce qui lui faisait le plus peur. La solitude. Les Stratans sont une société où tous sont inclus. Où tous sont les bienvenus. Où tous sont importants. Personne n’était laissé derrière et si jamais un enfant perdait ses parents, c’est tout Strata qui l’adoptait. Jamais un Stratan n’était laissé seul, isolé, abandonné. Et ce qui avait le plus traumatisé Atlee lors de ses premiers contacts avec la surface, c’était justement cela. Le fait que l’on pouvait « juste » se retrouver seul, sans personne et que c’était considéré comme « normal ». Il n’y avait rien de « normal » dans de telles pratiques : c’était impensable, contre-nature pour la super héroïne. Elle ne comprenait ce trait de caractère des humains. Alors ici, loin des siens, aux prises avec des choses qu’elle ne savait pas vraiment appréhender, la solitude commença à peser sur elle. Lourdement qui plus est.

C’était comme avoir un manteau en plomb rempli de boules de pétanque et qu’on vous disait : va nager, maintenant. Vous ne voulez pas vous y risquer car vous savez que vous risquez de couler. Pourtant… plus Atlee se concentrait sur cet écrasant sentiment de solitude, plus elle contre cette idée. Elle avait tout un peuple derrière elle. Une meilleure amie au monde et des gens comme Rik et Divine. Elle n’était pas seule, en fait. Elle était loin des siens et des visions de sa vie à Strata s’offrirent à ses yeux dans le but de la tourmenter mais Atlee était beaucoup plus résiliente qu’on pourrait le penser. Oui, sa famille lui manquait, tout comme ses amis. C’était indéniable. Mais c’était en pensant à eux qu’elle trouvait sa force. C’est en restant concentrant sur qui ils étaient, sur ce qu’ils représentaient pour elle, qu’elle était en mesure de continuer à honorer leurs idéaux.

Ainsi, elle ne subit pas le même traumatisme que John ou Rae et en plus, elle en sortit plus résolument déterminée encore à en finir avec cet endroit. Elle ne savait pas comment elle était arrivée ici mais elle comptait bien trouver un moyen de sortir. Quelque part par-là (et le « là » étant ici très général) se trouvait la sortie et elle voulait bien manger son costume si elle abandonnait avant de s’y rendre. Elle rejoignit ses deux compagnons d’infortune, un grand sourire sur le visage, contrastant avec leurs airs un peu défaits. Bon, il faudrait encore une dose de câlins pour tout le monde et c’est ce qu’elle fit. Le contact humain était quelque chose d’ancré dans la culture des Stratans. Elle se doutait que les deux Humains y réagiraient peut-être différemment mais bon. Au moins elle aurait essayé de les rassurer. De leur offrir un peu de chaleur « humaine » et de réconfort.


« On va s’en sortir. On est rendu loin quand même, non? Alors du coup… Ça veut dire qu’on est plus malins qu’eux. C’est quand même étrange comme endroit, il n’y a pas ça dans notre culture, les enfers. Dis John, tu connais ça toi les enfers, tout ça… Si on sort de l’enfer aztèque, est-ce que ça veut dire qu’on peut atterrir dans d’autres enfers en… Revenant, si on veut? Je ne comprends toujours pas comment on est tous arrivés ici. L’enfer c’est pour les morts à ce qu’on dit… »
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MessagePosté le: Dim 14 Aoû 2016 - 13:34

Comment je devais réagir ? Ou plutôt, à quelle réaction Rae s'attendait-elle en me prenant la main ? Ce n'était pas de réconfort dont j'avais besoin, mais d'un scotch de 35 ans d'âge, d'une clope, et d'une bonne nuit de sommeil… Voilà tout ce dont j'avais réellement besoin. Etre mort ne signifiait pas grand-chose pour moi. Tous s'accordaient à dire que le jour où je passerais l'arme à gauche ça serait le bordel aux Enfers. Et plus je m'éloignais de ma mortalité, plus ils étaient content. Alors pourquoi me retrouver ici ? Je n'en savais rien. Ou plutôt, je devrais dire que j'en avais une idée de plus en plus concrète. D'après mes souvenirs, il y avait eu une chose bien particulière ici. Ce genre de trucs qui change l'humanité, ou même, qui lui donne vie. Pourtant, je me demandais encore comment et surtout pourquoi c'était pour ma gueule. M'envoyer ici c'était comme proposer à un pornocrate de venir s'installer chez Double D ! C'est du suicide prémédité ! Je laissais cette métaphore de côté, et continuais à marcher, les pierres grises rencontrant les semelles de mes chaussures à chacun de mes pas, les craquements sinistres que j'entendis soudainement me firent m'arrêter. Des os. Alors voilà la montagne aux sacrifices…

La voix de Double D transperça le silence, vu le visage naïf et presque innocent de cette dernière, elle n'avait pas dut avoir grand-chose à se reprocher celle-ci. D'un certain côté, je ne pouvais qu'admirer, dans le sens large du terme bien entendu, son détachement vis-à-vis du monde qui l'entourait. Peut-être était-ce la solution. Peut-être pas. Je souris. Elle démontrait une capacité – potentiellement innée – à la bêtise lorsqu'elle posait des questions. Ma clope quitta mes lèvres et je me mis à lui expliquer assez sobrement la présence des Enfers et leur utilité dans le monde.


- S'en sortir ? Peut-être pas. Mais non. Il ne nous sera pas possible de revenir ici. Pas plus qu'ailleurs. Les Enfers furent créées pour "purifier" les âmes des maudits, des déchus, et de tous ceux qui ont fait de "vilaines choses" durant leur période sur Terre. Vu comme tu es naïve, tu ne risqueras rien. (Je jetais ma clope loin de moi et commença à monter sur la pente escarpée qui se présentait désormais à nous.) Les Morts sont morts, point. Ce sont leurs âmes qui viennent ici. Pas leurs cadavres. Tu crève, tu deviens de la bouffe pour les vers. Mais ton âme, ta putain d'âme est immortelle.

Bordel de merde ! Ce que cette pente était chiante à monter. J'étais à peine arrivé à la moitié que mes poumons m'intimais de m'arrêter. Encore quelques mètres, et ils auraient tenté de sauter hors de ma cage thoracique avec valises et tongs aux pieds. Si j'y regardais bien, même ici je commençais à ressentir les effets de la merde qui me bouffait de l'intérieur. Plaquant mes mains sur ma poitrine, je tombais à genoux sur le sol rocailleux. Putain… Aussi dingue que ça pouvait le paraître, je sentais que mon corps était en train de morfler sérieusement. Claquer ici, ça en aurait été ironique. John Constantine, le plus grand connard de l'univers, mort dans le Mictlan ! Ah ben voyons… Les deux minettes auraient pu en profiter pour faire un film, "Week-end chez Constantine" par exemple. Ce n'est pas comme si tu avais le temps de dire des conneries John… Lève-toi et avance.

- Toi, j'en sais rien. Tu es peut-être morte, et tu l'ignore, Rae s'est faite embarquée alors qu'on est venu me chercher. Et moi… Je suis en train de claquer sur un lit d'hôpital. Ca répond à tes questions ma jolie ?

Qu'est-ce que j'en avais à foutre en fait des raisons ? On était ici. Point. Les bannières rouges sang flottaient dans le vent alors qu'on s'en rapprochait de plus en plus. Allez, plus que quelques dizaines de pas et le toit du Mictlan était à notre portée. Une vague de puissance me frappa en pleine face, me repoussant vers l'arrière. Des yeux vides, un sourire amusé, une canne au corps noueux, et ce pommeau… Alors le voilà, celui qui était venu me chercher. S'il s'attendait à ce que j'expie mes fautes, il pouvait bien aller se faire foutre. Plutôt crever que de trouver des excuses à mes actes. Je n'étais pas parfait, certes, mais tout ce que je faisais, l'était en mon âme et conscience. Ou presque. Arrivé en haut en premier, je ne pu retenir un sourire et une boutade. Chose qu'il sembla apprécier. Qui était-il ? Je n'en savais rien. Mais sa peau pâle, ses traits remplis de sagesse me firent comprendre que je n'avais pas en face de moi le maître du Mictlan, mais quelqu'un d'autre, le genre de type bien puissant qu'on envoie lorsque personne d'autre ne veut faire le sale boulot. Si la blondinette aurait été là, je ne doute pas une minute qu'elle aurait eu le culot de lui proposer de signer un contrat avec les Outlaws…


- Sharp Raelene. Stratane Atlee. Constantine John.

Sa voix était puissante et chargée d'une étrange sensation. Des démons, des anges, des dieux… Et maintenant ça ! C'était le bouquet, qu'il sache qui on était ne m'étonnais pas vraiment. Par contre, la manière dont il avait prononcé nos noms me fit frémir. Ne pas montrer sa peur, rester calme et droit. Tour à tour, il plongea son regard vide et blanc dans le nôtre, tour à tour, il pointa l'ignoble tête de serpent qui servait de pommeau à sa canne dans notre direction. Puis il rouvrit la bouche, avec toujours dans sa voix ce petit quelque chose qui me semblait être commun.

- L'ignorance est mère de sûreté. Certaines paroles ne peuvent être entendues que par un cœur pur. Alors que les actes ne sont vus que par l'aveugle qui regarde avec son cœur.

Il parlait par énigmes lui aussi ? Non mais franchement… C'était pathologique chez les types qui ont une canne ? Par contre, il devait se tromper de cible, je ne me prenais pas pour un rongeur volant moi. Aucun besoin de compenser une trouille stupide par un complet en vinyle façon sado-maso !

- Mais encore ? (Je m'allumais une clope calmement, tentant de faire bonne figure.) Ce n'est pas que je n'aime pas tailler une bavette avec vous mais… On est un peu pressés actuellement.

Il s'approcha de moi. Je sentais la moindre parcelle de mon corps trembler. Non pas de cette peur que j'avais ressenti le jour de ma rencontre avec le Roi des Vampires, mais une de celle qui, indicible, me prenais aux tripes, et qui ne faisait qu'augmenter à chacun de ses mouvements dans ma direction. Même si j'avais eu, ne serait-ce que l'idée de fuir, je ne l'aurais pas pu. Mon cerveau lui-même tremblait, c'était aussi douloureux qu'étonnant de ressentir une chose pareille. Qui était-il ? Et surtout, qu'est-ce qu'il attendait de moi ? D'elles ? Tendant sa main dans ma direction, alors qu'il venait de s'arrêter, il ouvrit ses doigts et me présenta une lame courbe, de bonne taille, faite entièrement d'os. Hum… Je crois savoir où on était, sur la montagne du sacrifice…

- Constantine John. Tu dois choisir le sacrifice. Tel est la règle du Pacoecoetlacaya. Quel sera ton choix ? Sharp Raelene ? Stratane Atlee ?

Alors voilà, on y était arrivé. Pour sortir d'ici je devais choisir laquelle des deux devait mourir de ma main. Mais il me prenait vraiment pour un con ou quoi ? Son visage impassible me faisait comprendre que chacune de mes pensées lui était aussi limpide que l'eau d'un lac. Donc même si je voulais la lui faire à l'envers, il s'en rendrait compte. Je n'avais pas le choix. Il fallait que je choisisse entre les deux. Rae ou Double D ? Double D ou Rae… Si je n'avais pas le choix…

- Mon choix est fait. Et ça sera…

Retournant la lame vers moi, je la plantais en plein ventre. Tant qu'à faire un sacrifice autant que ce soit celui de quelqu'un qui ne manquerait à personne n'est-ce pas ? Rae avait des amis, une famille, une vie… Double D était une de ces superslips qui passait son temps à sauver des vies. Elle pourrait encore servir… Et puis bon, la lame qui venait de me rentrer dans le bide n'était rien d'autre qu'une manière d'accélérer ma propre mort non ? Qui regrettait John Constantine au final ? Mon enfoiré de géniteur ? Ma sœur qui vivait avec son abruti de mari ? La nièce que je ne voyais jamais? Ou pire encore, la fille que j'avais eu et qui me rejetais un peu plus chaque jour ? Peuh ! Mon corps tomba sur le sol et je souris. Ce que c'était bon de se voir crever en fait. Oh les jolies couleurs qui flottaient au dessus de ma tête. Je n'étais pas un héros, j'étais le plus grand enfoiré que la Terre n'ait jamais porté. Il fallait bien que ça se termine comme ça un jour ou l'autre non ? Ci-gît John Constantine, homo-magie, maître des arts occultes et surtout, SURTOUT connard intemporel !

L'arrière de mon crâne toucha les pierres froides, je sentais mon sang qui s'écoulait de la plaie béante que j'avais volontairement faite. Les morsures du froid prenaient de plus en plus mon corps à partie. Alors voilà, c'était comme ça la mort ? Où était le grand cornu maintenant ? Lui qui n'attendait que ça pour m'embarquer et me faire souffrir milles morts jusqu'à la fin des temps… Héhé, jusqu'au bout j'aurais fait chier mon monde. Je pouvais être fier d'être moi. Ouais ! Je pouvais l'être. Il me manquait qu'une chose…


- File-moi une clope mon grand. J'ai pas envie de crever sans en avoir fumé une dernière…
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2016 - 14:15
Songeuse comme elle ne l'avait jamais été, Rae avançait à la suite de John et aux côtés d'Atlee dans une géographie de plus en plus déroutante, bien au-delà des frontières de la connaissance humaine.

Elle ne tressaillit qu'à peine quand elle réalisa qu'elle marchait sur un tapis d'os broyés et qu'elle grimpait littéralement sur une colline composée des ossements blanchis des défunts (ou du rêve de ces mêmes ossements ?).

Elle écouta la leçon de Constantine sur les Enfers, alors qu'il répondait à Terra. Ainsi pour lui, c'était eux-mêmes qui s'y envoyaient ? Le corps meurt et l'âme va où elle se sent appeler. Et elle cherche à se purifier.

Bref, elle va aux Enfers pour y être punie et elle en sera même reconnaissante...

Cela bouleversait toute la cosmologie naïve et personnelle de Razor : l'Enfer ce n'était jamais pour les salauds mais seulement pour ceux qui pensaient le mériter.

Le seul Enfer était personnel.

Alors pourquoi la version glauque et aztèque ? Que foutaient-ils ici ? Quel sens à tout cela ?

Mais l'approche des bannières cramoisies et l'apparition de l'homme (mais en était-il un ?) blanc à la canne et à la lame détournèrent Razor de ses préoccupations.

Cette épreuve était de loin la plus terrifiante de toutes. La créature de l'étendue d'eau noire était abominable et horrifique. La traversée des remords lui avait meurtri le cœur. Mais là...

... elle tomba à genoux, en signe d'impuissance face à la puissance dégagée par l'apparition. John avait le couteau sacrificiel entre les mains et des larmes inondèrent les joues et le visage de Rae. Elle était arrivée jusqu'au bout de ses forces, le Toit du Mictlan était la fin de la route. Le boyau d'épines qui menait à la seule destination vers laquelle tendait toute vie : la mort. Et contemplant, John et le couteau, le couteau et John, elle comprit qu'un sacrifice aurait lieu et que nul bouc providentiel ne surgirait d'un buisson d'épines pour sauver Isaac des mains d'Abraham, nul Ange de l’Éternel ne viendrait arrêter le bras qui tenait l'arme avant que celui-ci ne tranche sa gorge...

Et John tomba au sol. Il avait tranché à la manière d'Alexandre de Macédoine. Pour satisfaire à la volonté divine sans pour autant renier ce qu'il faisait de lui. Pour courber - en apparence - l'échine devant les connards divins tout en leur faisant un doigt d'honneur.

Et John se vidait de son sang et le Dieu parut plus petit, comme effacé par la mort imminente d'un seul homme... John...

Rae se rua sur lui, en pleurs, poussant des cris d'hystériques. Pourquoi parcourir autant de chemins pour qu'au final la mort vienne prendre les êtres chers ? Alors dans ce cas, ne vaudrait-il pas mieux s'asseoir sur une pierre et rêver sa vie en attendant que la faucheuse ne se radine ? A quoi bon monter sur le Toit des Enfers pour y mourir ?

Mais la clope au bec, avec la vision des Cieux pour horizon, lumineux miroirs de cet ici-bas cauchemardesque, véritable promesse pour un au-delà qui chante, John voulait être...

Et serrant d'un bras un John mourant, Rae fouillait frénétiquement de sa main libre les poches de son ami, à la recherche de son précieux briquet et de ses foutues cigarettes...
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2016 - 17:00
Un test. C’était forcément un test. Elle comprenait la vie et la mort, le bien et le mal, le noir et le blanc. Mais elle ne comprenait pas les coutumes des aztèques ni pourquoi elle s’était retrouvée ici. Elle n’était même pas morte et quoi que fusse ce qu’elle était, elle ne pouvait avoir consciemment décidé de venir ici. Comment aurait-elle pu décider de venir en un endroit dont elle n’avait aucune connaissance? Elle avait du mal à comprendre toutes ces histoires de religions (christianisme, islam et judaïsme, elle avait beaucoup plus de facilité avec l’hindouisme et le bouddhisme) alors se concentrer sur des religions encore plus anciennes et mortes? Qu’on lui donne une chance, bon sang! Alors non, il était impossible qu’elle soit arrivée ici de façon volontaire ou inconsciente. Il y avait un truc. Forcément. Une solution. Une astuce.

John Constantine ne pouvait pas être « simplement » en train de mourir. Jusqu’ici, tout avait été une série d’épreuves. La mort ne pouvait être la finalité des choses. Il n’y aurait pas de logique à tout ceci autrement. Il avait fallu se jeter dans la gueule du monstre pour avancer, braver des éléments difficile de son passé (pas elle, les autres) pour continuer donc là, devant cette histoire de sacrifices… Et si John avait eu tout faux? Cette chose demandait un sacrifice et présentait deux choix. Rae ou elle. John avait vu un troisième choix. Lui. Refuser n’était pas possible… Mais il y avait un quatrième choix. Un quatrième choix que seul quelqu’un de complètement fou ferait… Ou alors quelqu’un qui ne comprend pas le monde comme le commun des mortels. Ce qui était le cas de la Stratane. Peut-être qu’elle avait tort dans son raisonnement. Rien n’était moins certains.

Elle regarda Rae se précipiter au chevet de John pour lui donner une « dernière » cigarette et elle se retint de dire que le tabac, ce n’était pas bon pour la santé. Elle ne voulait pas froisser la jeune femme ou choquer les deux Humains avec ses propos. Souvent, elle voulait bien faire et les gens avaient des réactions hostiles à son encontre. Elle avait appris à identifier les moments où elle pouvait intervenir ou non. Là ce n’était clairement pas le bon temps. Ceci dit, elle récupéra quand même le couteau en os et l’étudia avec attention, comme s’il avait des secrets à lui révéler. Aux premiers abords on aurait pu se dire : mais elle est insensible à la mort imminente de John Constantine! Certains auraient probablement applaudit mais bon. Là n’est pas le point ou la question. L’arme avait l’air si réelle, pourtant, entre ses mains… Elle en sentait le poids.

Et tout d’un coup, d’un mouvement fluide, elle venait de lancer dans la poitrine de l’intrus bizarre qui avait donné le couteau à John. C’était plus un lancer chanceux que d’avoir mis dans le mille (ou tout du moins, elle vit clairement la lame s’enfoncer, impossible de dire si elle avait vraiment touché quelque chose) et cela venait tester la théorie de « pourquoi sacrifier un de nous quand clairement, il y a un méchant dans la pièce ». John et Rae n’étaient pas parfaits, d’accord. Mais ici, c’est les enfers et il n’y a rien de bon en enfer. Donc, s’il n’y a rien de bon en enfer, on ne sacrifie pas les gentils qui s’y égarent. Atlee avait été élevée, formée, conditionnée pour combattre le mal. Elle comprenait la noblesse du sacrifice mais elle comprenait aussi que son devoir était de protéger les gens. Qui avait le plus de fautes à expier entre un démon et un humain?


« John a choisi de se sacrifier, moi je choisis de te sacrifier toi pour le sauver lui. Une vie contre une vie, c’est votre façon de faire, non? »
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 - 18:53

Petit à petit, je sentais mes muscles se raidir. D'abord, mes extrémités perdirent leurs sens. Le toucher… Bordel, ce que ça faisait bizarre de se sentir aussi lourd qu'un poids mort. Mes pieds semblaient vouloir s'envoler tellement leur présence disparaissait. Chaque parcelle de mon cerveau m'envoyait des signaux de douleur. Lentement mais sûrement j'étais en train de claquer. Je ne pouvais m'empêcher de sourire en pensant à tous ces enfoirés qui espéraient me buter. Sacré doigt que je venais de leur faire pour le coup ! Allez tous vous faire foutre, et bien profondément… Je toussais, du sang éclata de ma bouche et dégoulina sur ma joue. Souvenirs de mon passage à Gotham, s'enfoncer une lame dans le ventre, ça revenait un peu à se faire bouffer par un crabe finalement. Même si là, ça allait plus vite. Vraiment beaucoup plus vite. Et je sentais la présence de l'autre empaffé aux yeux vide non loin de moi, ses deux billes blanches qui m'observaient subtilement, sans mot dire. Et ma clope ? Sale con ! Elle est où ? La brunette… Rae… Voilà c'était ça son nom, putain mon cerveau me lâchais de plus en plus. Son odeur, la chaleur de son corps. Il fallait que je claque ici pour qu'elle se serre contre moi ? Si oui, je l'aurais fait plus tôt en fait ! Quoique… Si ça aurait été double D, j'aurais été bien plus heureux. Quel homme ne rêvait pas de mourir étouffé entre ces deux énormes trucs ? Franchement !

Si seulement ma gorge ne se remplissait pas de ce liquide visqueux et rouge, je ne me serais pas fait prié pour lui dire de la fermer. Mourir sous les cris et les hurlements stridents d'une femme… Ce n'était pas bon pour mes oreilles ça, quoique mes sens partaient les uns après les autres. Ma bouche devenait pâteuse, le goût me quittait, plus que trois… Mon instinct était encore là. Une clope se glissa entre mes lèvres, je sentis le goût âcre et ignoble de la nicotine. Plus le craquement de la pierre qui alluma la flamme de ma dernière clope. Enfin quelqu'un qui me comprenais. Mourir, ouais, mais avec classe. Entre deux bouffées, je fixais les couleurs qui dansaient devant mes yeux, ma vue se troublait et je fini par fermer les yeux. Tremblant, ma main se porta jusqu'à mes lèvres, je dus m'y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à virer ma clope.


- Putain… Ce qu'il… Faut pas faire… Pour être… Proche d'une femme…

Puis le monde tourna, et puis plus rien, une ombre se fixa sur mes pupilles. Voilà donc à quoi ressemblait la mort. Pas de lumière blanche au bout d'un tunnel, juste un truc noir… Je toussais une dernière fois avant de me sentir quitter mon enveloppe charnelle. Bah ! J'aurais bien vécu, du sang de démon, des aventures à la con, des femmes magnifiques à mes côtés le matin au réveil… Ouais… J'avais bien vécu…

**
*

Aussi étrange que ça l'était, je voyais la scène qui était devant moi. Mort ? Je pense que je l'étais, mais pourtant j'étais là, enfin… Je voyais ce qu'il se passait. Même pour moi ça dépassait l'entendement… Je le vis lever sa main, deux doigts en l'air, et l'homme qui m'avait offert le couteau arrêta la lame en plein vol. Double D avait tenté de le tuer pour quoi faire ? Me venger ? Une superslip ayant une mentalité pareille… C'est rare, je dois bien l'avouer. Il reprit la lame par le manche, et la fit disparaître en refermant la main. Personnellement, je ne pouvais pas intervenir, comme si j'étais au cinéma, devant un film et que, assis confortablement, je mangeais du pop-corn en attendant la suite. D'un visage impassible aux yeux blancs, il se mua en une sorte de forme lumineuse aussi blanche que de la neige. Ca par contre, je connaissais. Seuls quelques créatures en étaient capables… Des Dieux…

Comme je ne pouvais rien faire d'autre que d'observer et attendre, je fouillais mes poches, me sorti une clope et regardais la scène sans rien dire. En y réfléchissant bien, parler n'aurait servit à rien. Rae tenait encore mon cadavre. Merde ! J'étais pâle quand même ! Bon d'accord… J'étais mort… Mais bon, il ne faut pas abuser si ? Une clope, un film avec deux filles pas trop mal, quoi de mieux pour passer son dimanche après-midi. Le sol trembla et le halo disparu. Une faille apparue et mon cadavre tomba dedans. NON MAIS MERDE ! Un peu de respect pour moi quoi ! Pour le coup, j'avais vu des trucs moches, des démons atroces, des prostituées avec des pommes d'Adam grosses comme mon poing, mais jamais encore de bestiole pareille ! Il était… Majestueux, je ne pouvais le dire autrement. Quoique particulièrement bizarre. Le rejeton d'un serpent et d'un poulet mutant… Il avait tout du reptile qui s'était envoyé en l'air avec un piaf… Des ailes et des plumes ! Je me souvenais maintenant de son nom. Il était "celui qui avait ramené les ossements des humains"… Quetzacoatl ! Sa voix sifflait, et il était posé sur une sorte de stèle de pierres brunes. Partout autour de lui, de l'herbe se mit à pousser à grande vitesse.



- Le sacrifice fut noble. D'un cœur humaniste aux tréfonds d'une âme maudite. Il fut noble.

Je le vit se dérouler, et ce que j'étais devenu – car fantôme ou pas j'étais bien là – fut attiré par sa prestance. Mes pieds obéissaient à leur propre volonté, et ma clope jetée au loin. Bordel ! Qu'on me foute la paix une bonne fois pour toute ! Mort ou pas ! Le corps du serpent à plumes s'enroula autour de moi, il déploya ses ailes – pour un serpent, c'est des plus étrange – et je me sentis revenir dans mon corps. Revenir d'entre les morts c'est une chose, mais le faire avec classe, c'en était une autre. Et qui d'autre que moi pouvait le faire ? Personne ! Alors que son étreinte se relâcha, je m'avançais, m'allumant une clope au passage, et, souriant comme si rien n'était arrivé, lâcha une vanne bien sentie aux deux femmes.

- Vous en faites une tête, quelqu'un est mort ou quoi ?

Quetzacoatl me laissa tranquille quelques instant avant que sa voix ne stoppa la moindre parole de quiconque lui faisait face. Le monde s'était changé, un champ de fleurs nous entouraient désormais, et, tel un roi, il y trônait, me fixant comme si je n'étais qu'un insecte méprisable, une merde. Superslip devait l'avoir eu comme mentor…

- John Constantine ton choix fut celui d'un homme dont le cœur est pur et noble. Tu mérites de retourner au Royaume des vivants.

Je manquais de m'étouffer quand il prononça les mots "pur" et "noble" en parlant de moi. Ma réputation venait d'en prendre un coup avec ce con.

- Stratane Atlee, ton esprit s'était perdu ici, désormais, tu seras à nouveau unique. Prends cette offrande, elle sera la clef de ta libération. (Une plume multicolore se détacha de ses ailes et tomba lentement devant Double D.) Sharp Raelene, tu es la porteuse de vie. Détache-toi du monde des morts, et tu accepteras la liberté de ta propre compassion.

Sa tête se baissa à notre hauteur, il fallait dire qu'un serpent – même avec des plumes – de plus de seize pieds de haut, c'est grand. Il s'adressa une dernière fois à nous. Sans parler, son esprit ne faisait plus qu'un avec le nôtre. Une violente douleur me frappa dans la poitrine. Se faire soigner par un Dieu, aussi puissant soit-il, c'est douloureux ! Ce qui devenait une habitude fut que je retrouvais une nouvelle fois par terre, inanimé… Avant de tomber, je le vis me saluer, ou plutôt, sa langue fourchue le fit avant que je ne me réveille dans mon lit d'hôpital… Rae était là, les bras croisés sur le lit et la tête posée sur le matelas.

- A défaut d'hôpital, la prochaine fois on prendra une chambre à l'hôtel…

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MessagePosté le: Lun 29 Aoû 2016 - 20:22
Et elle se réveilla...

Groggy, la bouche pâteuse et les yeux encore embrumés (et embués) des restes d'un mauvais rêve...

*
* *

... dans celui-ci, il y avait un Serpent à Plumes et une faille dans le sol et un homme blanc qui était devenu une lumière tellement vive que l'on ne pouvait la contempler de face.

Il y avait aussi une fille un peu bizarre mais dévouée, un vieil anglais qui sentait le cendrier froid et qui avait l'air d'être la dernière feuille du rouleau de papier-toilette et puis elle, Rae.

C'était un drôle de cauchemar ou un rêve sinistre mais ça continuerait toujours à la hanter. Toujours. Toujours. Toujours.

Car le sacrifice avait eu lieu et Abraham avait sauvé Isaac et le Bouc en se poignardant lui-même... Il s'agissait maintenant de voir si l'Ange de l’Éternel allait remplir sa part du marché !

Il était évident qu'elles étaient impuissantes contre la créature et Atlee en fit les frais : c'était comme si sa tentative pour "sacrifier" l'être surnaturel était non avenue. Aurait-elle voulu assécher les océans en les buvant qu'elle serait arrivée au même résultat !

Car face aux pouvoirs de la Terre, du Ciel et des Enfers, les talents que pouvaient déployer des méta-humains comme elles n'étaient... rien.

Et le flash de lumière arriva et le tremblement de terre et la terre qui s'ouvrit et...

... le Serpent à Plumes, majestueux et terrible, promesse d'une renaissance et il s'adressait à eux trois individuellement...

... une épreuve avait été traversée. Et ils avaient réussi.

Et tout irait bien.

Pour Terra.

Pour John.

Et pour elle.

Rae sentit en elle une force qui n'était pas là auparavant. Elle se sentit comme si elle avait été purgée du poison infect ultra-terrestre qui coulait dans ses veines. Comme si ses pêchés avaient été lavés et que dorénavant elle pourrait mener une vie plus conforme à sa nature, laissant au loin les fausses idoles qu'étaient les possessions terrestres et les paradis artificiels...

... un serpent venait d'éclore dans son esprit et s'envola dans les cieux majestueux de son paradis mental.

Comme un singe dans la paume de Bouddha. Voilà ce qu'elle était. Et cette pensée lui fit du bien...

*
* *

... et c'est après être descendue tout en bas, et avoir confronté son Satan, que Razor se réveilla à l'hôpital...

"John ?" hasarda-t-elle en découvrant le visage de l'anglais. Et il était apaisé mais vivant. Comme libéré de son foutu crabe qui aurait du normalement l'emporter ce soir. Et des larmes de joie coulèrent sur les joues de Rae et elle aurait voulu prendre John dans ses bras et le serrer très fort, et peut-être même que c'est ce qu'elle ferait quand même !

Et plus jamais rien ne serait comme avant.
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû 2016 - 21:32
Un serpent avec des plumes. Ça alors! Oubliez tout ce qui venait de se passer, la fixation du moment dans la tête d’Atlee c’était d’avoir une des plumes du serpent. Parce que bon, Rik refuserait de la croire si elle lui racontait une chose pareille, Divine baillerait probablement avant de retourner à cette stupide émission de lutte où les gens faisaient semblant de se donner des coups et Power Girl lui sourirait en disant qu’elle avait dû faire un beau rêve. À Strata, tout le monde l’aurait cru. Il y avait là-bas des vers de lave. Des vers de lave! De gigantesques serpents faits de ce qui ressemble à du magma! Alors un serpent avec des plumes… Pourquoi pas, carrément. Les gens de la surface étaient désespérants, par moment. Mais revenons-en aux enfers aztèques. Elle ne comprenait pas trop ce qui se passait mais John semblait à nouveau vivant. Euh…

Ce n’était pas exactement normal ça, non? En tout cas l’autre femme, Rae, semblait contente et donc Atlee était contente aussi et elle sautilla sur place, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Et puis bon, si les gens gentils reviennent à la vie, qui était-elle pour protester ou contester la chose? En tant que super héroïne c’était son rôle sauver la vie des gens alors… Une vie de plus, elle ne pouvait qu’être en faveur. Pas besoin de comprendre quelque chose pour l’apprécier. C’est que « discovery channel » avait failli tuer Atlee en expliquant comment les arcs-en-ciel fonctionnaient véritablement. Il lui avait bien fallu une semaine pour s’en remettre et d’accepter qu’il n’y a pas de chaudron d’or au bout de… Enfin bref. Ne venons pas briser la magie du moment avec des explications scientifiques. La science, c’est génial. Mais pas là, maintenant, tout de suite.

Et quelle ne fut pas sa surprise quand elle reçut une plume du serpent à plume! Elle ne comprenait pas ce que « désormais, tu seras à nouveau unique. Prends cette offrande, elle sera la clef de ta libération. » voulait dire mais… Elle avait une plume géante provenant d’une créature mythique (ou d’un dieu pour être exact) venu des enfers aztèques! On s’en fout de ce que ça veut dire! En tout cas ce n’était pas ce qui prédominait dans l’esprit de la Stratane en ce moment. Elle écouta vaguement la suite des autres et avant que tout le monde se fasse renvoyer… Quelque part… Elle fit quand même un énorme câlin à John et à Rae. Elle aurait câliné le serpent mais… Il était bien trop énorme! Et la suite… Elle se retrouva sans trop comprendre pourquoi brièvement à se regarder elle en train de dessiner dans sa chambre à l’appartement de Power Girl puis… Comment dire…

En elle, comme si elle se rattachait avec quelque chose et ensuite, elle était toujours là mais c’était comme si elle avait d’autres pensées en tête. Atlee était en train de dessiner quand une plume multicolore géante se retrouva sur son bureau et elle eut soudainement l’impression qu’elle venait de faire quelque chose de trop cool. Quoi? Ça lui revenait tranquillement. Elle était toute seule à l’appart pour le moment mais elle en aurait des choses à raconter pendant le souper. Karen était à Star Labs, Rik était en guerre contre les prix scandaleux de la boucherie du coin et Divine… Faisait les affaires que Divine fait quand elle n’est pas à l’appartement. Des « divineries », si on veut. Karen rentra en premier et elle se fit presque agresser par un moulin à parole surexcité. Elle ne savait toujours pas ce que le serpent à plumes avait voulu dire mais… Elle était effectivement revenue en force, cette petite…
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû 2016 - 22:24

Alors je n'avais pas rêvé ? J'étais bel et bien vivant… Instinctivement, je me tâtais le torse, plus aucune douleur, rien de rien. Mes poumons inspiraient et expiraient l'air sans soucis. Ok, je n'avais pas envie d'aller courir un marathon pour tester mes aptitudes retrouvées, néanmoins… C'était rassurant. Pour se dire qu'on était en un seul morceau, plus rongé par une espèce de sale bestiole qui vous détruisait jusqu'à la moelle. Il fallait que je m'en grille une pour fêter ça ! Une bonne douzaine même ! Allez, soyons fou ! Un parquet entier ne me fera pas de mal. Pas pour le moyen en fait. Merde ! Mes clopes n'étaient pas là, mais dans mon trench, pendu juste en face de moi. Chacun de mes membres me faisaient un mal de chien, sans compter que le poids de la brunette appuyait sur les draps du lit d'hôpital. Elle fini par lever la tête, me fixa avec ses grands yeux et prononça mon nom.

- Jusqu'au bout de la clope !

Sans que je n'eu le temps de faire quoique ce soit, elle me sauta au cou. Elle sera tant et si bien que j'entendis mes vertèbres craquer. J'étouffais un cri de douleur alors qu'elle relâchait son étreinte. Etais-je le seul à avoir compris, ou plutôt, à me souvenir de tout ce qu'il s'était passé ou quoi ? C'en était peut-être mieux ainsi finalement. Double D avait du retourner dans sa petite vie de superslip en puissance, Rae rentrerait chez elle, libre de toutes souffrance. Quand à moi… Je quitterais ma chambre dans un meilleur état que je n'y étais entré. En vie. Ouais, c'est ça le pied. Pouvoir se dire qu'on est en vie. Chienne de vie, certes, mais vivant quand même. John Constantine n'était pas homme à claquer aussi facilement. Aucun démon, vampire, superslip, ou quoique ce soit d'autre ne m'aurait à l'usure. Rien de rien !

Après quelques échanges rhétoriques entre la brunette et moi, elle fini par partir. J'en profitais pour me lever, attraper mes habits et les enfiler. Mes mains fouillèrent les poches de mon trench à la recherche de mes précieuses clopes. A peine la fenêtre de ma chambre s'ouvrit que l'odeur du tabac me monta au nez. Putain ! Ce que c'était bon ! Appuyé sur le rebord de la fenêtre, je contemplais le parking en contrebas. Rae y passa alors, et tout en me faisant signe de la main, fini par disparaître de mon champ de vision. Bon et maintenant ? Retourner à l'appartement, reprendre ma vie avant qu'autre chose ne refasse surface ? C'est ça…

Je n'avais plus rien à faire ici, alors autant rentrer. En plus, la route était longue jusqu'à ce que je puisse trouver un moyen d'appeler Chas'. Demander au standard de l'hôpital ? Même pas en rêve. Déjà qu'il allait vouloir me faire la peau… Ca devenait une habitude pour moi que de crever et de revenir à la vie en lui faisant croire l'inverse. Les adieux ce n'était pas ma tasse de thé. Plongeant les mains dans les poches, je sentis quelque chose. Sortant cet objet, je reconnu le couteau que je m'étais moi-même planté dans le ventre. Un mélange d'effroi et d'étonnement me traversa le dos. Hum… Drôle de cadeau en fait. Alors que je passais les portes automatiques, une voix me salua, me souhaitant une bonne journée. Toutefois, ce qui me fit m'arrêter ne fut pas tant la voix, ni même son intonation, mais une chose bien particulière… Le fait que mon nom fut prononcé… John Constantine. Tout en m'allumant une clope, je levais les épaules, signe que je m'en fichais éperdument. Je savais qu'il était là, qu'il le serait toujours, et que je n'aurais pas de seconde chance. Putain ! Encore un qui allait me faire chier !


- Bonne journée à vous aussi Doc…


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