Il était une fois: L'épée qui se voulait aussi puissante que la plume (PV) (Terminé)

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MessagePosté le: Lun 13 Juin - 18:12
La foule est fébrile. Elle attend un discours. Elle attend que l’oratrice prenne la parole. Tous sont ici pour l’entendre livrer un message d’espoir. Tous sont ici en espérant être aujourd’hui parmi ceux qui pourront bénéficier de ses prodigieux pouvoirs. Tous sont, sans le savoir, un vaste réseau de pions sur un échiquier dont les frontières ne sont pas clairement définies. Celle qui se présente devant eux, celle qui accompli des miracles les voit comme de simples outils à exploiter. Tsaritsa, la Reine des Fables, sous une énième apparence, se fait celle qui change le sort des gens infortunés de ce monde. Quand on peut manipuler la réalité elle-même, soigner les gens, régler des handicaps, faire apparaitre de l’argent… Les livres, les films et le reste sont si riches de scénarios miraculeux. Il suffit de savoir puiser dedans, se servir, s’en servir.



Hope, Celle qui donne l'espoir... Et qui le reprend avec les intérêts

Elle se savait surveillée, bien sûr. Les agences de renseignement et les super héros aiment fouiner. Aiment penser que le mal est partout. Dans ce rôle qu’elle joue, elle est par contre irréprochable. C’est l’avantage de savoir porter de nombreux masques. La culture humaine, si riche, lui a permis d’intégrer des dizaines de nouveaux archétypes. Et de penser que cette espèce si primitive et arriérée est passée des châteaux forts aux grandes tours en verre… Tant de nouveaux éléments à intégrer à ses propres fables. Encore une minute. Elle peut faire languir ses fidèles. Quand elle se présentera sur cette scène improvisée, ce sera comme si une superstar de rock venait de faire son entrée, tout simplement. Ah, ce sentiment de supériorité quand tant de gens dépendent de vous… Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains ou de plus simplement retrousser ses manches.

C’est bien le défaut des dirigeants actuels. Ils donnent des ordres mais ne s’impliquent pas. Ils ne veulent pas avoir le sang de ceux qu’ils font tuer sur les bras. Cela n’a jamais incommodé Tsaritsa qui a toujours été du genre à se dire que la chose bien faite est plus importante que tout, donc le faire soi-même, sans déléguer la tâche. C’est ce qu’elle se dit en se présentant à ses fidèles qui deviennent presque hystériques en la voyant. Elle salut la foule, esquisse une révérence polie et prend place derrière le micro. Elle va donner à son public ce qu’il demande. Un miracle. Quelque chose d’extraordinaire. C’est la simplicité du personnage qui séduit les masses. Elle n’est pas richement vêtue, n’arrive pas dans un véhicule hors de prix, elle ne dispose pas de dizaines de gardes du corps… Elle est au fond, comme eux. Quelqu’un d’ordinaire… Mais avec un petit plus.


« Un sage a dit : la pureté est la quête de l’ignorant mais elle nous servira à tous dans le cas présent. Ce qu’il voulait dire, c’est que la pureté est une illusion creuse qu’on ne peut atteindre, comme la perfection. Mais nous avons besoin de croire en quelque chose pour avancer. L’important donc, c’est de croire en quelque chose. Moi, je crois que c’est notre devoir d’agir pour le bien du plus grand nombre. »

La foule boit ses paroles et lui accorde toute son attention. Elle, elle quitte la scène pour se promener au milieu de tous ces gens qui espèrent. Elle cherche le prochain miraculé. La prochaine personne qu’elle va « sauver ». Hum… Elle s’approche d’un couple avec ses trois enfants, vêtus de haillons et en s’inspirant des vêtements dans un film familial de l’année dernière, elle transforme ce qui est usé et laid en quelque chose de neuf et beau. C’est un tour extrêmement simple quand on peut altérer la réalité. Mais justement, c’est en procédant de la sorte, en créant un effet crescendo qu’on finit par arriver au point le plus haut et à vraiment laisser une marque, une impression. Elle continue de se promener, repère un vieil homme avec une fracture qui ne s’est jamais ressoudée correctement et elle le remet sur pied. Guérir est si simple. Faire souffrir…

Durablement, il va de soi. Ça c’est plus compliqué. Finalement, elle se rend auprès d’une mère et de sa fille, une enfant pâle et triste, aveugle, la pauvre. Elle passe sa main devant les yeux de la petite et cette dernière peut maintenant voir le monde, plus seulement l’entendre. Tous ces tours, tous ces prodiges… Ce sont des banalités pour Tsaritsa. Conjurer des êtres, voilà qui est plus difficile. Ou faire déborder le monde des contes dans le monde réel. Mais ces trois petits trucs? Il faut ce qu’il faut pour s’assurer l’admiration et la loyauté des gens. Il faut ce qu’il faut pour détourner l’attention. Que ce soit à New York, À Gotham, à Metropolis ou ici, à Gateway City où elle a choisi de faire son apparition, c’est le même principe. Le même schéma. Les gens ont désespérément besoin de croire et ils ont besoin de plus que juste des costumés de service.


« Quand j’ai découvert mes pouvoirs, j’ai eu peur. Peur parce que je savais que je ne serais plus jamais comme les autres. Peur d’être persécutée parce que j’étais différente. J’avais peur de tout perdre ce que j’avais accompli. Et quand ils sont venus, quand ils ont assassiné ma famille, brûlé notre maison et détruit ma vie, je me suis rendu compte que cette épreuve marquait en fait un renouveau. Je n’ai pas sombré.

J’ai compris que plus je chercherais à me cacher, plus la peur ferait son œuvre, amenant avec elle la souffrance. Vous devez chérir ce qui est différent car ce qui est différent vous rend plus fort. Ce qui est différent vous permet de voir au-delà de vos propres limites. Tous ici, vous avez été négligé par le système, par la société. Vous êtes différents mais certainement pas inutiles. Vous devez trouver en vous la force de briller. »


Pendant une bonne heure encore, elle continue à discourir, s’occupant de ce fait de la foule de gens qui s’est rassemblée, posant un petit geste pour les aider. Évidemment, c’est très relatif de dire petit geste quand vous venez de rendre la vue à quelqu’un mais bon. La foule est fébrile, pratiquement surexcitée par ce qu’elle voit et entend. Quand elle a commencé ce petit jeu, le mot clic #espoirpourtous est devenu le plus utilisé du réseau pendant une bonne journée. Et enfin, quand elle termine, elle a pu repérer trois agents infiltrés du gouvernement, une quinzaine de faux croyants, des sceptiques qui vont repartir en se demandant comment ce qu’ils ont vu est possible et une dizaine de simples profiteurs. Qu’ils la croient naïve et idéaliste. Ils ne font qu’entrer davantage dans son jeu. Ils sont là où elle le voulait sur l’échiquier, tout simplement.

Cette « activité » terminée, elle quitte les lieux et rejoint les artères plus passantes. Ce théâtre à l’abandon est un bon endroit pour discourir mais pas pour s’y attarder. Entre son rôle en tant que Jia Tessa Surrits et son rôle de Hope, celle qui donne l’espoir et ses plans divers et variés, on pourrait s’attendre à ce que son emploi du temps lui offre peu de distractions mais c’est faux. Là, elle va profiter d’un petit moment de détente dans un restaurant local. Cette ville, c’est la ville de Wonder Woman, à ce qu’on prétend. C’est quand même amusant de savoir qu’elle est ici (sous une autre apparence) sans que celle qui la considère comme une ennemie ne le sache. Qu’importe. Elle pousse la porte d’un petit restaurant Italien, rentre… Et captive aussitôt tous les regards. Les privilèges de la royauté… Comment résister à une telle beauté?
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MessagePosté le: Sam 25 Juin - 17:35
Libby s'était toujours méfiée des gens qui n'étaient que dans l'illusion du langage et dans sa manipulation : une belle voix et des paroles ailées ne devaient jamais tout faire et encore moins faire oublier le fond des propos tenus.

Elle était allergique à l'exaltation des foules en délire et aux grands rassemblements au sein desquels l'individu abdiquait sa volonté au bénéfice d'un collectif créé de toutes pièces.

Et Libby abhorrait les discours anti-système où l'orateur se positionnait - en tant que détenteur d'une vérité absolue - au-dessus de la masse, flattant dans le mauvais sens du poil le public pour lui faire comprendre, à lui qui ne pouvait être composé que des damnés de la Terre, qu'un jour viendrait où il serait appelé à dominer le Monde...

Elle en avait entendu des leaders-nés déclencher l'hystérie des foules et elle avait vu où tout cela les avait mené.

Et cette "Hope" (pseudonyme ou avertissement ironique ?) paraissait combiner tous les facteurs de danger possibles et imaginables : une voix puissante et habile, un discours simple et qui avait le mérite de valoriser les fidèles et des pouvoirs de guérisseuse.

C'étaient cela les leviers avec lesquels elle arriverait à soulever le monde !

Et il ne manquait plus qu'elle se proclame prophétesse de son propre groupe religieux pour que ses nombreux partisans ne basculent avec elle...

Il est donc évident que Liberty se devait de se renseigner sur le degré de dangerosité de cette Miss Hope de manière à déterminer la conduite à prendre à son égard.

Elle prit attache avec ses bureaux et fit jouer sa carte de presse (même si elle était officiellement retraitée depuis de nombreuses décennies) pour solliciter une interview avec sa cible. On lui indiqua qu'elle se trouverait aujourd'hui à Gateway City... Libby s'y rendit sur le champ par le premier avion.

Dans la journée elle assista, en tenue civile, et sans piper mot au discours et à la séance d'imposition des mains de Miss Hope.

L'enthousiasme de la foule était tel que le point de rupture était proche. Bientôt, elle n'aurait plus qu'à ordonner à ses partisans de marcher sur Washington pour qu'ils le fassent... Et ça, elle voulait l'éviter à tout prix.

Mais il est vrai que Miss Hope était parfaitement fascinante : sa personne dégageait un magnétisme incroyable et ce n'est qu'au prix d'un effort mental conséquent que Libby continua à se persuader que Hope était un danger pour la démocratie et la liberté, valeurs qu'elle mettait au dessus de tout autre !

Le discours de Hope ne marqua pas plus que ça Liberty et elle comprit rapidement pourquoi : seule la forme avait une quelconque importance, le fond aucune... On ne cherchait pas à la convaincre par la raison, on cherchait - à l'aide d'une berceuse - à endormir ses soupçons et sa vigilance, à elle et à tous les autres partisans présents dans la salle...

Une fois le rassemblement terminé, Libby suivit sa cible jusqu'au restaurant où cette dernière venait d'entrer. Elle écrasa sa cigarette et retrouva sa carte de presse dans son sac, avant de pousser la porte de l'établissement et de se diriger vers Hope.

"Madame Hope ?" lança-t-elle en arborant un sourire de façade, tout en montrant sa carte de presse. "Elizabeth Lawrence. Je suis journaliste freelance et j'aimerai - si possible - que vous puissiez m'accorder un entretien, maintenant ou à un autre moment fixé à votre convenance. J'ai appelé vos bureaux dans la matinée et on m'a dit que je pourrais vous trouver à Gateway City..."

Elle ajouta, dans un élan de sincérité :

"Votre représentation était incroyable et stupéfiante ! Où avez-vous appris à parler comme cela ?"
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MessagePosté le: Sam 25 Juin - 22:23
« Comme s’il fallait une carte de presse pour pouvoir me parler. Je suis étonnée que mon personnel ne vous l’a pas mentionné… Je manque à mes manières, prenez place. Vos compliments font plaisir à entendre mais je n’en suis pas à ma première interview. En général, cela commence ainsi : vous flattez mon égo pour entrer dans mes bonnes grâces et hop, le coup de couteau dans le dos. »

Tsaritsa, ou plutôt Hope, offre un sourire amusé à la journaliste. Son ton est doux, calme, posé. Si elle est irritée par la présence de « Elizabeth Lawrence », si c’est là son vrai nom, elle n’en laisse rien paraitre. Ce ne serait pas la première fois que des profiteurs tentent de se faire passer pour des gens qu’ils ne sont pas. Des abuseurs qui veulent « une démonstration gratuite pour croire ensuite ». Des fouineurs qui se croient subtils et qui se pensent enquêteurs de l’extrême. Non, elle reste calme, maitresse d’elle-même car c’est elle la Reine. Certes, aux échecs, le roi est la pièce la plus importante. C’est aussi la pièce la plus faible. C’est entre les mains de la reine que se trouve le vrai pouvoir. C’est un fait, quoi qu’on en dise. Le triomphe de la femme dans un jeu aussi ancien. En ce moment, c’est elle, Tsaritsa, qui a entre ses mains le plus de cartes.

On peut toutefois remarquer qu’elle n’a pas été hostile avec « Elizabeth ». Elle est polie, cordiale, calme, posée… Quand on connait les sautes d’humeur de la Reine des Fables, c’est se demander à quel jeu elle joue. Pour Tsaritsa, que l’humaine soit curieuse ne la dérange pas. Tous essaient de la percer à jour. Tous ont échoués. Ils voient ce qu’ils veulent voir sans chercher plus loin. Ils ne veulent pas comprendre tous les terribles sacrifices qu’elle a dû faire. Tout ce qu’elle a vécu et enduré. Ce que c’est que d’être seule au sommet, de perdre son royaume et de voir tout son travail détruit par des ingrats. Mais bon. Ici, en ce moment, elle n’est pas Tsaritsa. Elle est Hope. Celle qui donne espoir aux gens. Elle fera un effort pour être sympathique et ne pas causer plus de remous qu’il n’en faut. Ces gueux costumés auraient tôt fait de rappliquer en force.


« Mais partons du principe que vous êtes sincère. J’ai appris à parler avant d’apprendre à marcher, prétendait ma mère. Allez savoir si c’est vrai. Il n’existe aucun moyen de le savoir, de revenir en arrière. Dites-moi, Elizabeth, pourquoi cet intérêt pour moi? Êtes-vous de ceux qui veulent absolument trouver le scandale pour détruire ma réputation, prouver que je suis une dangereuse criminelle? Non. Évidemment.

Si c’était le cas, vous ne me le diriez pas. Regardez autour de vous. Ce que vous voyez a été en grande partie basé sur le mensonge. La vérité est devenue une denrée extrêmement rare. Mais si vous voulez amuser vos lecteurs, vous pourrez leur dire que petite fille, je rêvais d’être la reine du monde. Certaines veulent être actrices, danseuses, vétérinaires… Je voulais le monde pour pouvoir jouer sans jamais être punie. »


Ce qui est amusant c’est que c’est parfaitement vrai. La Reine des Fables a eu des parents, des membres de la royauté et effectivement, elle voulait devenir reine de son monde. Elle n’a en rien menti : ce n’est pas sa faute si d’autres assument qu’elle parle de CE monde. Elle n’a jamais rien dit qui définisse avec précision la chose après tout. Elle a toujours trouvé amusant de dire la vérité mais une vérité qui est interprétée de la mauvaise façon par les gens en face d’elle. Elle prend une gorgée d’eau, apportée entre temps par le serveur, histoire de prendre une courte pause pour bien détailler la femme en face d’elle. Hum… À quel jeu est-ce qu’elle peut bien être en train de jouer? Mystère. Chose certaine, il y a quelque chose de particulier chez elle. Un je ne sais quoi de plus que les autres. Un redoutable intellect, peut-être. Qu’importe. Elle finira par le savoir.

« Et vous, ô curieuse inconnue, que vouliez-vous être étant plus jeune? Vous voulez des réponses, moi aussi. Vous avez un intérêt pour moi, je vous retourne la politesse en m’intéressant à vous. Et ne vous en faites pas pour le repas, c’est moi qui offre. J’allais manger, de toute façon, ce sera moins embêtant que moi qui mange et vous qui regardez. Et puis n’est-ce pas là la moindre des choses que de donner à manger à ceux qui ont faim? »
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MessagePosté le: Ven 1 Juil - 21:09
Libby ne se fit pas prier pour prendre place à table avec Hope. Et elle plongea ses yeux dans les siens pour tenter de deviner le tigre qui se tapissait derrière ce regard pénétrant...

"Ce n'était pas nécessairement un compliment mais une simple constatation" répliqua l'ex-journaliste. "Votre show est, effectivement, stupéfiant et personne ne pourra dire - sérieusement - le contraire... Mais de là à savoir s'il s'agit d'un compliment, vous vous avancez quelque peu..."

Cela avait été dit avec le sourire mais Liberty était préoccupée. Voilà. Elle était assise avec sa cible. Et elle allait partager le repas du tigre. Mais après ?

Hope était inquiétante et rien dans son discours n'était là pour faire taire ses soupçons.

Des phrases bidons à coloration semi-religieuses...

Un passé mythique et idéalisé...

Un soupçon de victimisation...

Le tout emballé dans une personne dégageant un charisme proprement animal. Liberty en avait la chair de poule : Hope l'avouait elle-même, petite-fille déjà, elle voulait dominer le monde...

Mais alors, si ses soupçons se confirmaient, qu'allait-elle faire ? Décharger le contenu d'un pistolet sur la Führerin ? Révéler la vérité à la face du monde ?

Mais qui l'écouterait ? Qui la croirait ? Les gens ne la prendraient-ils pas pour une vieille marteau aigrie qui avait fini par perdre totalement la raison ?

Mais les voix & les vérités à l'usage des foules manipulables avaient toujours tendance, avec l'effet du temps, à se transformer en brouillard & en cendres... Si Liberty ne voulait pas que des gens soient engloutis à l'avenir par la même nuit qui avait fini par ensevelir tant d'existence il y a de ça plus de 70 ans, elle allait devoir agir.

Libby se crispa sur sa chaise et fit signe au serveur de lui apporter de quoi grignoter et une demi-bouteille de vin.

Puis, elle se lança :

"Je voulais que mes parents soient fiers de moi... Je crois que c'est ce que sincèrement je voulais..."

Libby se détendit quelque peu.

"Bien sur, je suis également passée par bon nombre de phases... Élever des chevaux, devenir danseuse étoile... Ce genre de choses, comme vous le disiez..."

Elle avala sa salive et goûta au vin rouge que le serveur venait d'apporter.

"Mais... Les petites filles ont aussi des rêves différents... Devenir princesse, avoir sa cour et régenter son monde..."

Libby plissa les yeux et fit un sourire carnassier à Hope.

"Sauf que quand on est haute comme trois pommes, en fait de cour on a seulement ses poupées et ses peluches..."

Elle leva son verre pour porter un toast :

"Ma cour est limitée à mes quelques lecteurs... La votre est bien plus grande !"

Avalant le contenu de son verre, Libby constata :

"Je crois que vous êtes en passe de réaliser votre rêve de petite fille... Le Monde est à vous, non ?"

Elle eut un petit rire sonore :

"J'oubliais que vous vouliez jouer - en plus - sans jamais être punie... Et j'ai l'impression que beaucoup de gens - à vous entendre - souhaiterait vous rogner les ailes, je me trompe ?"

L'ex-journaliste jaugea son adversaire un instant avant de terminer :

"Vos pouvoirs de guérisseuse, c'est pas commun... Vous guérissez tout et tout le monde, alors ?"

Et si Hope finissait par se prendre pour le Christ, ce serait Liberty qui lui enfoncerait les clous dans sa chair...
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MessagePosté le: Ven 1 Juil - 23:01
« Un rêve de jeune fille n’est pas forcé de se concrétiser. Je ne suis ni messie, ni élue de je ne sais quoi ni la future reine du monde. Oui, je peux faire des choses que le commun des mortels ne peut pas faire mais je fais d’abord et avant tout honneur à mon nom. Hope. Espoir. Et de nous deux, je vous trouve bien modeste. C’est vous la journaliste avec le pouvoir donc de l’information. Pas moi. »

Tsaritsa offre un sourire amusé à la journaliste. Elle n’est nullement intimidé, ne se sent pas sur la défensive et dans ce jeu de l’esprit avec la journaliste, érige ses défenses de la gauche et déploie ses soldats de la droite. Le commentaire sur le journalisme n’est pas anodin. Une enquête fédérale avait révélé quelques temps plus tôt les manigances de plusieurs médias pour mousser ventes et côtes d’écoute en utilisant de fausses informations pour susciter peur, colère voire instabilité au sein de la population. Tant qu’à se faire lancer des dards, autant retourner la pareille, non? L’humaine l’amusait. Elle est douée à ce jeu. Elle utilise plusieurs angles d’attaque pour arriver à lui arracher une réaction. Au vu de ce qu’elle avait observé de cette curieuse espèce c’était une tactique des plus efficaces. Mais elle n’était pas humaine, n’est-ce pas? Non.

Tsaritsa était un être de magie venu d’une autre dimension. À ce jeu, il faudrait plus que quelques provocations verbales pour lui faire perdre son calme. Elle restait parfaitement en contrôle mais elle ne se faisait pas d’idées sur la résilience de son « adversaire ». Elizabeth Lawrence était une intéressante énigme pour elle. Il y avait plus à ce qu’elle voyait, n’est-ce pas? Pourquoi elle disait cela? Parce que l’humaine n’était pas affectée par les charmes qu’elle utilisait. Ce qui voulait dire un esprit robuste et fort ou une nature qui n’était pas simplement humaine. Et au vu du nombre de créatures, d’extraterrestres d’anomalies, d’entités et de mutants sur cette planète… Rien n’était impossible. Il fallait juste qu’elle amène l’autre à faire une erreur avant elle et s’exposer. Si tant était le fait qu’elle était plus qu’une simple humaine, il va de soi. C’était possible…


« Et oui, certaines personnes veulent me rogner les ailes comme vous dites. Mais est-ce que je m’en formalise? Pas le moins du monde. Quant à soigner les gens, je soigne sans discernement. Riche, pauvre, petit, grand, homme, femme… Peu m’importe. J’ai un don qui peut aider : je m’en sers. Pourquoi, vous auriez besoin que je vous soigne de quelque chose? Si tel est le cas, aucun problème, je le ferai. »

Voyez ce soupçon de lassitude savamment saupoudré. Comme quoi elle en avait assez de toujours passer au microscope à cause d’esprits trop inquisiteurs ou trop curieux. Cet air un quelque peu assombri par la réalité qu’on ne veut pas vous laisser être qui vous êtes parce que vous êtes différent. Tout est une question de quoi faire et quand le faire. Tout est une question de donner l’impression d’abaisser ses défenses pour mieux frapper quand l’autre plonge pour la brèche. Il restait à voir si la journaliste allait mordre à l’hameçon ou avancer ses propres pièces de façon à contourner le piège. Pour sa part, Tsaritsa mangeait tranquillement, vision immaculée s’il en était, sans faire ni miettes ni taches. Un ensemble de gestes parfaitement maitrisés qui pouvaient trahir un grand, trop grand contrôle de soi. Restait à voir comment Elizabeth interpréterait les choses.
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MessagePosté le: Mer 6 Juil - 19:08
"Le pouvoir n'est jamais le problème" commença Liberty. "On peut avoir autant de pouvoir que l'on veut - que l'on soit journaliste ou méta-humaine - quel est le mal ?"

Elle eut un petit rire sonore et se resservit un verre, qu'elle fit tourner, une fois rempli, devant son nez à la manière d'une spécialiste de la vigne et du vin...

"Vous savez, le VÉRITABLE problème, c'est la déontologie du pouvoir, son éthique... Exercer son pouvoir de manière à servir le bien c'est une bonne chose. Parce que le pouvoir implique de grandes responsabilités... Vous savez, comme on dit, noblesse oblige !"

Liberty marqua une pause pour mieux observer la réaction de son interlocutrice. Elle essayait de la provoquer quelque peu, de voir si elle allait abandonner l'armure et la carapace ou non...

Elle poursuivit d'un ton guilleret :

"Imaginons quelqu'un avec vos pouvoirs et votre apparence : vous êtes plutôt mignonne et vous avez l'air sympathique, vous avez une belle voix et vous savez guérir les corps, sinon les âmes..."

Libby baissa les yeux et ajouta, comme en aparté :

"Personnellement, je n'ai pas besoin de vos talents... et je me méfie toujours des services dont on ne donne pas le prix de prime abord... J'ai toujours peur de me retrouver débitrice et insolvable..."

Elle reprit un peu de vin et étendit ses jambes sous la table. Libby paraissait physiquement se détendre mais sa concentration mentale venait d'atteindre son paroxysme.

"Bref, ce quelqu'un dont je parlais... Qui l'empêcherait de créer sa propre secte ? Qui l'empêcherait de créer un culte autour de sa personne ?"

Libby, détendue par la consommation de ce merveilleux spiritueux, eut un sourire carnassier à l'attention de Hope :

"Et c'est là que la presse se doit d'intervenir... Vous me suivez ? Je ne conçois pas mon métier comme une manière de vendre du papier journal ou de me faire une gloire... Je me vois comme un contre-pouvoir. Pour démystifier les choses à destination du public... Nous faisons - peut-être - du monde un endroit où le Merveilleux ne règne guère... Mais nous essayons de faire en sorte que le monde ne connaisse plus jamais certains périls..."

L'héroïne blonde rougit et s'excusa d'une voix étonnamment sincère :

"Je vous prie de bien vouloir m'excuser... Le vin perturbe mon esprit : je dois vous paraître terriblement cynique et aigrie, mais..."

... elle était juste trop méfiante et trop expérimentée pour croire les gens sur leur simple bonne mine...

"... excusez-moi par avance de vous poser la question, mais pourquoi ces rassemblements ? Pourquoi ces discours ? Je suis déjà allée chez un médecin, j'ai déjà été soignée mais jamais un praticien ne s'est senti obligé de me tenir de pareils propos !"

Un nouveau sourire à destination de Hope. Un sourire qui aurait pu vouloir dire "Et toc ma grande, réponds donc un peu à ça pour voir..." si Libby avait été plus triviale...
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MessagePosté le: Jeu 7 Juil - 3:52
Oh le joli mouvement que voilà sur l’échiquier. Bien joué, mademoiselle la journaliste, bien joué… Mais comme toute personne habituée à ce jeu, c’est qu’on se doit d’avoir une parade aux pires scénarios ou au moins une ou deux bottes secrètes de son cru. Ce ne serait pas la première fois qu’on essayait de la pousser à faire une gaffe et à se trahir, à révéler qu’elle était bien plus que ce qu’elle prétendait. Et une personne avec un ego comme le sien devait être très prudent pour éviter de se faire avoir… Remarquez qu’elle avait eu des décennies pour apprendre à mieux gérer tout ceci. Et puis la partie étant fort intéressante, ce serait dommage de l’écourter prématurément à cause d’un tempérament un peu trop volatile… Non. La carte de la patience et de la prudence était de mise. Elle savait quoi dire et comment le dire.

Dans le cas présent, c’était une tentative habile de la mettre sur la défensive mais le fait était qu’elle n’était pas née de la dernière pluie. Un être pluricentenaire comme elle n’allait pas se faire avoir par une créature mortelle à l’espérance de vie si éphémère, aussi douée fut-elle. Enfin… Dans la théorie. Dans la pratique… Tout était encore à jouer, évidemment. Un sourire amusé s’étendit sur le visage de « Hope » quelque chose de doux et son regard pétillait d’un amusement à peine dissimulé. Non, décidément, cette journaliste l’amusait bien plus que les hordes d’abrutis suffisants qui pensaient avoir le scoop du siècle parce qu’ils se prenaient pour les plus grands alors qu’ils n’étaient rien. Bien essayé, le coup de l’alcool. Faire comme si on a des facultés diminuées pour endormir la méfiance de l’opposition… Bien joué. Mais pas assez bien joué.


« Amusant exercice de réflexion s’il en est. Je vous répondrai que dans cette situation hypothétique, pourquoi se créer une secte ou un culte? Automatiquement, on vous traitera de marginal. D’illuminé. La logique recommanderait de faire comme un certain monsieur Trump et d’exporter son narcissisme, son ego et sa folie en politique. Plus de visibilité. Plus de gens naïfs à influencer. Que des avantages.

Imaginons maintenant une journaliste. Pleine de préjugés, annonçant de façon fort orgueilleuse qu’elle veut empêcher certaines choses, pour le moment sans nom, de se répéter. En vérité, vous avez là une dangereuse manipulatrice de l’information qui ruine et vilipende toute personne qui n’entre pas dans ses critères comme étant quelqu’un de confiance. Quelqu’un comme elle. Je ne nomme personne, bien entendu. »


Si elle veut jouer au jeu des accusations à peine voilées, elle a trouvé à qui parler. Comme si « Hope » avait peur de se frotter à une journaliste, aussi habile soit-elle. Adoptant son air le plus innocent et le plus angélique, elle observe les réactions de sa vis-à-vis. Va-t-elle feindre une réaction agressive à mettre sur le compte de l’alcool? Va-t-elle encaisser le coup sans broncher? Ou va-t-elle révéler sa vraie nature et le jeu continuera, avec de nouvelles règles et de nouveaux paramètres? Inconnu, quand tu nous tiens… Mais l’occasion est trop belle pour ne pas s’amuser. L’occasion est trop belle pour ne pas affronter dans une joute de l’esprit une femme avec un tel intellect et une telle vivacité d’esprit. Cette humaine n’est clairement pas comme les autres.

« C’est donc le rôle de gens comme moi d’éduquer ce genre de personnage qui déforme faits et réalité pour son propre compte et éviter que de l’ignorance naisse la haine, l’intolérance et toutes ces valeurs qui ont jadis causé tant de souffrance. Et vous êtes toute excusée. Il en faudra plus pour m’incommoder. Mettez, de votre côté, mon observation un brin sarcastique sur le compte de la fatigue.

Il vous faut de saines habitudes de vie si vous voulez utiliser vos pouvoirs sans trop vous épuiser. Et votre médecin n’essaie pas de motiver ceux à qui on a refusé une vraie chance dans la vie. Il est trop occupé à se prostituer auprès des compagnies pharmaceutiques pour avoir plus d’argent. Je pourrais vous demander pourquoi en tant que journaliste, vous ne motivez pas vos lecteurs à mordre dans la vie à pleine dents. Ah j’oubliais. Les mauvaises nouvelles sont vos bonnes nouvelles… »
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MessagePosté le: Dim 10 Juil - 20:23
Liberty eut un petit rire sonore et baissa la tête, amusée...

Hope était forte et avait su construire une carapace aussi imprenable qu'une forteresse. Tout cela tournait à la joute verbale, au jeu d'esprit... et sur ce terrain, Liberty n'était certainement pas la meilleure des deux !

Pour autant, elle ne s'avouerait pas aussi facilement vaincue...

"Ce n'est pas parce que certains médecins sont à la botte des compagnies pharmaceutiques ou que certains journalistes se complaisent dans la désinformation et l'entretien d'une terreur permanente chez les gens qu'il ne faut plus ni médecins, ni journalistes..." commença-t-elle.

Libby reprit son calme et constata, ensuite, d'une voix calme :

"Comme je l'ai déjà dit, le problème n'est pas le pouvoir mais sa déontologie..."

Elle marque une pause. Pour éviter de finir échec et mat, elle allait jeter par terre plateau et pièces... comme Alexandre le Grand qui se retrouverait sur le point de perdre au Roi des jeux !

Remplissant à nouveau son verre, elle reprit d'une voix dépourvue de toute émotion :

"Je ne suis plus journaliste depuis bien longtemps. Je ne compte pas écrire un article sur vous. Et je dois admettre que je ne suis rassurée par aucun de vos propos..."

Elle but une gorgée et poursuivit calmement :

"Pour le moment je n'arrive pas - et pardonnez-moi d'être aussi impolie - à déterminer si vous croyez réellement en votre baratin ou si vous avez la volonté de manipuler les masses et de les façonner à votre convenance. Je ne sais pas si vous serez néfaste pour votre semblable par stupidité, l'enfer étant toujours pavé de bonnes intentions, ou par cupidité ou orgueil..."

Liberty posa son verre et conclut :

"Mais j'imagine qu'à vos yeux personne n'est votre égal, je me trompe ?"

Elle s'approcha et fixa Hope dans les yeux.

"Pourquoi ces meetings, Hope ? Pourquoi ce besoin compulsif de parler à la foule ?" ajouta-t-elle en parlant très distinctement.
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MessagePosté le: Dim 10 Juil - 22:23
Ah… Son adversaire abandonnait la subtilité pour un assaut plus direct, plus frontal. Intéressant changement de stratégie qui voulait dire que l’humaine reconnaissait s’être engagée sur un terrain glissant où elle risquait l’échec plus qu’autre chose. Et des insultes, maintenant? Même plus voilées, même plus subtiles… Fort bien si elle voulait changer de tactique mais cela ne voulait pas dire qu’elle était forcée de la suivre dans cette direction. En fait, pourquoi ne pas la provoquer davantage, la pousser un peu plus à bout? Autant voir ce que cette « Elizabeth Lawrence » avait dans le ventre. Et maintenant, en plus, elle n’était plus journaliste? Mais c’est que c’était follement amusant tout d’un coup, toute cette histoire. Quel terreau fertile pour la provocation… Les possibilités étaient nombreuses, trop nombreuses même. Quel dommage…

« Oh allons, mademoiselle Lawrence. Des insultes maintenant? Il y a des façons plus dignes de perdre une joute verbale. Utilisons contre vous votre propre raisonnement : ce n’est pas parce que certains individus dotés de grands pouvoirs en abusent qu’il ne faut plus d’individus dotés de grands pouvoirs. Le nombre de sophismes et de commentaires démagogiques que vous pouvez proférer… »

« Hope » ne cache plus son amusement. En fait, si elle utilise la même stratégie que précédemment, pour les éventuelles oreilles indiscrètes, son regard lui est beaucoup plus révélateur. La demoiselle s’amuse bien trop aux dépens de la « journaliste » pour que ce soit honnête. Il y a quelque chose dans ce regard qui semble dire « attrapes-moi si tu peux », comme une provocation. Mais tout ceci est calculé, pensé, réfléchi. Le but est de faire perdre patience à l’humaine et l’amener soit à une réaction physique, comme un coup ou carrément à battre en retraite. Les Humains sont si amusants à briser… Quoi que « Elizabeth » est plus coriace que la moyenne. Un bon point pour elle, ça. Mais est-ce que ce sera suffisant pour marquer des points voire carrément l’emporter? Et pourquoi ne pas pousser le bouchon plus loin?

« Ah, mademoiselle Lawrence, je m’avoue vaincue. Vous m’avez percé à jour! Je compte créer un Empire Mondiale à ma gloire, le Quatrième Reich! Heil moi! Je suis une vile lessiveuse de cerveau qui veut se créer une armée d’esclave docile pour conquérir le monde à l’aide de ses fidèles lieutenants, Minus et Cortex. Arrêtez moi, faites votre devoir patriotique et américain avant qu’il ne soit trop tard! »

« Hope » éclate ensuite de rire. Pour une oreille non avertie, c’est un rire amusé, musical, quelque chose de sincère et de spontané. Mais pour la « journaliste », il y a une autre couche à ce rire : quelque chose de provocateur, de méprisant. Quelque chose qui pourrait tant la conforter dans ses soupçons que la faire douter : est-ce que « Hope » est simplement trop douée avec les mots ou est-ce que c’est trop exagéré pour que ce soit réel et sérieux? Manifestement, « Elizabeth » ne veut pas la voir comme autre chose qu’une dangereuse criminelle. Pourquoi ne pas alimenter ce sentiment irrationnel pour ensuite la faire passer pour une folle et une déséquilibrée? Ce ne serait pas la première fois, encore moins la dernière qu’elle ferait un coup pareil. Oh que non.

« C’est ce que vous voudriez que je vous dise, pas vrai? Que j’acquiesce à votre délire paranoïaque qui vous fait imaginer que je suis l’ennemi alors que je n’ai rien dit ni fait pour mériter cette étiquette? Et ce simplement parce que je cherche à inspirer ce qu’il y a de bons chez les gens et que je soigne gratuitement? Soit dit sans vous vexer, VOUS auriez besoin de vous faire soigner, ma pauvre.

Pourquoi ces meetings? Pourquoi parler à ces foules? Au risque de me répéter, je veux inspirer ce qu’il y a de bon chez mon prochain. Votre méfiance vient-elle de vos échecs personnels, de la simple jalousie plus que d’un doute raisonnable? Et je me demande pourquoi je vous parle encore, vous avez menti et manipulé mon personnel en prétendant être journaliste. Qui est la méchante dans l’histoire, madame la fourbe? »
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MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 12:35
"Je suis née il y a de ça 96 ans, très chère... et j'ai grandi dans une époque troublée, époque où j'ai pu constater le pouvoir des belles paroles et des belles voix sur les hommes..."

Le ton de la voix était froid, voir glacial.

"En 96 ans de vie, j'ai pu observer des orateurs, des gourous, des politiciens aux discours simplistes...  Tous. Je dit bien tous avait une idée derrière la tête et cette idée n'a jamais été - ô grand jamais - de vouloir élever l'homme et de le rendre autonome..."

Elle avala sa salive, un rien fébrile.

"Ou alors cette autonomie était toujours réclamée contre quelqu'un, un tiers exclu... et ça finissait toujours en massacres"

Libby marqua une pause et exposa son programme :

"Je n'ai que faire de battre le fer oralement avec vous. A ce jeu, vous êtes la plus forte. Je voulais vous approcher pour savoir à quoi m'en tenir. Peut-être suis-je juste une vieille femme désabusée et cynique mais... vous êtes dangereuse. Et vous vous retrouverez à faire, un jour ou l'autre, l'oeuvre du Diable"

La lèvre supérieure de Libby frémit un micro-instant avant qu'elle n'ajoute, sèchement :

"Ironisez si vous le souhaitez sur mes propos. Ce ne sera qu'un exemple de plus du loup qui joue à se faire passer pour l'agneau dans la bergerie. Et retenez bien mes paroles : votre exaltation aura raison de vos fidèles... Peut-être que ce n'est pas votre but, je veux bien vous accorder le bénéfice du doute sur ce point, mais c'est ce qui arrivera, aussi sur que je me tiens devant vous !"

Libby se leva et dévisagea, une fois de plus, Hope pour tenter de découvrir ce qui se cachait sous son armure imprenable.

"J'ai menti et manipulé mais mon âme est en paix. Je n'ai besoin ni de fidèles, ni de croyants... Ma foi est intime et je ne réponds que de mes propres actes"

Elle reposa sa serviette qu'elle tenait toujours, ses doigts crispés dessus, sur la table.

"Vos démonstrations sont ostentatoires et populistes. Vous parlez de faille intime, de jalousie ? Je vais être franche avec vous... Je suis une vieille alcoolique qui vit toujours dans une époque révolue, époque qui lui a ravi son père et son innocence. Cela constitue l'alpha et l'omega de mon être. Il n'y a plus grand chose dans ce monde pour moi. J'ai du mal parfois à le comprendre ou à me servir de mon téléphone mais..."

Alors que la pause s'éternisait, un sourire apparut sur le visage de Liberty, un sourire narquois.

"Je ne veux pas être guérie, ni sauvée. J'accepte mes faiblesses... Et vous ? Vous qui voulez connaître la vérité des âmes, me révélerez-vous la votre ?"
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MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 14:23
« Vous pouvez supposer, vous pouvez accepter de vous enfermer derrière votre vision unique et sans compromis des choses, cela vous regarde. Et très franchement, je vous plains. Toute joie de vivre, toute cette douce naïveté qui permet à l’être humain de croire que rien n’est insurmontable… Vous n’avez plus de cœur ou s’il en reste quelque chose, il doit ressembler à un pruneau sec. »

Une tactique plus agressive comme le faisait la pseudo journaliste avait pour effet, en général, de mettre en colère. C’était elle la Reine et cette gueuse commençait à lui tomber sur le système. Alors pourquoi ne pas canaliser une partie de cette colère dans une réponse assassine? Inévitablement des gens commenceraient à regarder dans leur direction et « Hope » n’était peut-être pas aussi connue que les grands super héros mais sa réputation avait commencée à se répandre. Elle comptait bien garder le plus longtemps possible une réputation sans tache. Ou enfin, sans vraie tache fondée sur quelque chose de concret. Il y avait des choses que la fausse journaliste avait dit qui pouvait tellement bien être exploitées… Elle haussa un quelque peu la voix, juste assez pour qu’un curieux puisse entendre relativement distinctement.

« Non mais est-ce que vous vous entendez parler? L’œuvre du diable, mon âme est en paix, ma foi est intime et je ne réponds que de mes propres actes, il n'y a plus grand chose dans ce monde pour moi… Donc au fond, vous êtes un peu comme ces fanatiques extrémistes qui avant de se faire exploser ou de tuer des gens vont sortir des inepties du genre comme quoi ils ont la seule vraie foi et que leurs actions sont justes?

Vous ne voulez pas ponctuer le tout d’un salut célèbre en Allemagne à une certaine époque pour bien enfoncer le clou dans le cercueil de votre rhétorique abjecte et dangereuse? Oh, est-ce que j’aurais touché un nerf sensible? Vous avez dit vous-même tricher et manipuler. Vous vous cachez derrière des paroles qui ne convainquent que vous. Qu’est-ce que vous avez apporté de bon à votre prochain, VOUS? »


La fausse journaliste, cette Elizabeth Lawrence l’avait dit elle-même : Je n'ai que faire de battre le fer oralement avec vous. A ce jeu, vous êtes la plus forte. Et Tsaritsa comptait bien utiliser cet arsenal contre cette femme, la pousser à bout et ce qu’elle voulait, c’était une réaction physique. Appuyez sur les bons boutons, titillez la bonne corde sensible et n’importe quel Humain fini par céder et se laisse aller à un geste regrettable. Une gifle, un coup de poing, un crachat au visage… Son but était de faire sortir l’autre de ses gonds. Si c’était Elizabeth qui mettait le premier coup, alors « Hope » pouvait invoquer toutes les raisons du monde pour avoir le beau rôle. Tsaritsa était redoutable à ce jeu. Elle se retenait d’afficher un sourire provocateur mais au fond d’elle, elle jubilait. Il y avait bien longtemps qu’elle ne s’était pas autant amusée…

Tout était une question de pousser l’autre dans ses derniers retranchements. Et pourquoi ne pas augmenter la mise? Tsaritsa avait dans son arsenal de pouvoir le contrôle mental. Non, elle ne voulait pas transformer la fausse journaliste en pantin mais elle pouvait quand même se servir de ce pouvoir pour de la suggestion mentale ou juste exacerber un sentiment. Ce serait quelque chose de très subtil, juste pour donner la petite poussée nécessaire pour cette réaction physique tant désirée… Si une poussée était vraiment nécessaire. Quelque chose de trop évident risquait de mettre la puce à l’oreille d’ « Elizabeth ». Mais si c’est subtil et insidieux, en partant du principe qu’elle puisse avoir un mental hors du commun, c’est plus difficile de faire le lien entre les deux. C’est que les mots de « Hope » n’étaient pas trempés dans le miel… Chose certaine, l’Humaine était mieux de céder : sa patience commençait à manquer…
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MessagePosté le: Sam 16 Juil - 9:17
La première vague d'insultes ne troubla guère Libby... Elle se connaissait mieux que Hope ne le pensait... Le pruneau sec, le cœur ratatiné et en lambeaux, tout cela, elle en était parfaitement et pleinement consciente... C'était un coup d'épée dans l'eau et, un peu plus, Libby en aurait ri !

Mais c'était sans compter la suite...

"Ma foi en Jésus-Christ est ce qui fait ma force. Ne confondez pas l'Eglise politique et l'Eglise spirituelle. Etre portée par l'amour de Dieu, ce n'est pas abdiquer toute conscience... et vous me faites dire bien des choses que je n'ai pas dites..." répliqua sèchement Libby.

Le tout en ne répondant réellement à AUCUNE des questions posées par l'héroïne blonde. Elle ne devait d'ailleurs pas perdre de vue l'objectif. Elle...

Sa voix se brisa dans sa gorge. Hope avait dépassé les bornes. Hope...

... elle en tremblait, sa main accrocha la nappe et manqua de tout flanquer - par nervosité - par terre.

La comparer. Elle. Aux monstres qui avaient parcouru l'Europe. En se prenant pour des Dieux. Réduisant en cendres leurs innombrables victimes. Les transportant dans leurs trains de mort. Pour les envoyer se faire engloutir par la nuit.

C'en était trop.

"Comment osez-vous ? COMMENT OSEZ-VOUS ?" hurla-t-elle, hors d'elle, dans le restaurant.

Elle était debout. Elle venait de crier et de se donner en spectacle. Les gens se retournaient pour voir, puis rapportaient à leur voisin ce qu'ils venaient d'observer. Dans quelques instants, le serveur allait venir et lui demander de s'asseoir ou bien de quitter son établissement. Elle avait perdu son calme, elle...

Et le visage de son interlocutrice était celui que prendrait Satan lui-même s'il venait à s'incarner en cet instant présent...

Elle avait perdu. Elle s'était énervée. Elle...

"Je... Je..." reprit-elle, bégayante, tremblante...

Elle s'assit brusquement, une sourde pression s'exerçant sur son esprit. Il fallait qu'elle se calme... Il fallait...

La colère montait en elle. Elle voulait poser ses mains sur le cou délicat de Hope et serrer. Elle voulait faire disparaître ce sourire méprisant de son visage. Elle voulait la frapper, encore et encore, jusqu'à ce que ses poings - eux-mêmes - se mettent à saigner... Elle...

Libbby savait que ce n'était pas elle. Elle avait crié. Elle s'était mise en colère. Mais il y avait plus.

Elle prit une grande inspiration et ferma les yeux. Elle se visualisa, étant jeune, traversant à la nage la Manche sous les rafales des Stukas allemands... Accomplissant par sa volonté de fer un exploit comme elle n'en avait jamais réalisé.

Sa vie n'était pas si insignifiante. Elle avait accompli des choses. Combattu pour le bien. Noué des amitiés. Aimé. Eu une magnifique et brillante fille.

Et si sa vie était pour sa plus grande partie derrière elle, pour autant elle pouvait puiser dans ses souvenirs les ressources mentales pour lutter contre cette vague de colère.

Les yeux embués de larmes, les mains crispées sur la nappe, Libby put enfin se calmer et sourire.

"Je... Je ne me mettrai pas outre mesure en colère. Elle est mauvaise conseillère pour, nous, les humains. Comme la haine."

Ses mains se détendirent. Elle poursuivit :

"Je m'excuse de nous avoir fait perdre notre temps. Je suis d'une naïveté à toute épreuve, finalement, en ayant pu penser percer une carapace aussi finement ciselée. Néanmoins..."

Libby se laissa aller en arrière sur son siège.

"Votre discours est creux. Formel. Il n'y a rien dedans. Les humains, Miss Hope..."

Et elle commença à se lever, avec la ferme intention de quitter la salle.

"Les humains, Miss Hope, ont des faiblesses et c'est ce qui les rend humains. Je suis une alcoolique, cynique et désabusée. Je le sais. J'ai perdu mon calme, je le regrette... Mais vous ?"

L'héroïne blonde posa un regard désabusé et triste sur son interlocutrice :

"Vous êtes en représentation perpétuelle. Vous ne cherchez pas à partager avec vos semblables, vous cherchez à vous imposer... En guérissant, certes... Mais à vous imposer tout de même. Vous voulez connaître les âmes des gens sans jamais rien révéler de la vôtre..."

Marquant une pause pour bien observer Hope, Libby ajouta :

"Je vous plains, Miss Hope. Sincèrement. L'ivresse et l'aveuglement des sommets ne produisent jamais rien de bon"

Liberty eut un petit sourire et conclut :

"Merci pour le dîner, je n'ai certes rien mangé mais j'ai beaucoup appris..."
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MessagePosté le: Sam 16 Juil - 17:43
« Vous pouvez vous convaincre tant qu’il vous plaira, cela m’est égal. Gardez vos œillères et votre étroitesse d’esprit. Mon discours est formel et creux? Le vôtre est démagogique et d’un paternalisme primaire et rétrograde. Vous vous prenez pour plus que vous n’êtes : je n’ai rien à vous prouver ni de compte à vous rendre. Ce n’est pas moi qui me donne en spectacle par-dessus le marché. »

« Hope » fit signe au serveur de s’approcher pour payer la note. Elle laissa un généreux pourboire, offrit un superbe sourire et reporta son attention sur cette dame d’un âge vénérable mais qui ne le faisait clairement pas. Quelque chose lui disait que ce ne serait pas la dernière fois qu’elles se verraient. Oh que non. Elle n’était pas stupide, la Tsaritsa. Les chances que cette femme la laisse véritablement tranquille frôlaient le zéro. À l’entendre et à analyser son attitude, il y avait une chance sur deux pour qu’elle soit une super héroïne en civil (cette planète en contenait trop à son goût) ou quelqu’un qui en connaissait personnellement et qui ferait en sorte qu’on la surveille. Qu’importe. Ils pouvaient essayer de la percer à jour et ils échoueraient comme tous ceux à s’y être risqué avant eux. Ce ne serait pas la première fois, encore moins la dernière.

Elle se leva ensuite gracieusement et normalement, elle aurait probablement serré la main de cette femme par politesse. Ceci dit, elle n’en avait nullement envie en ce moment. Alors elle se contenta d’une révérence polie, teintée d’une ironie discrète qui passerait inaperçue aux yeux des autres Humains présents. Elle avait eu sa victoire, aussi petite et passagère soit-elle sur cette enquiquineuse qui voulait la percer à jour. Non seulement l’autre avait dû passer pour une folle caractérielle mais en plus, il ne faudrait pas grand temps avant que des gens qui connaissaient « Hope » ne viennent prendre sa défense. C’était le problème quand vous vous attaquez à quelqu’un de connu, fusse sa réputation moins importante que certains grands noms.


« Vous savez, vous m’avez inspiré. Je parlerai de vous lors de mon prochain rassemblement. De ces âmes en peine qui préfèrent garder en eux ce terrible poison plutôt que d’accepter la guérison. Je serai bonne joueuse, je parlerai d’un courage mal placé mais qui vous a permis d’affronter l’adversité. Au revoir, mademoiselle. J’ai l’impression que nous nous reverrons, d’une façon ou d’une autre. »

Sur ces paroles, Tsaritsa quitta les lieux et « Hope » retourna parmi les siens, ceux qui gravitaient autour d’elle pour l’assister avec la préparation de ses apparitions publiques et le reste. Qu’elle essaie donc, cette fouineuse, de venir lui causer des ennuis là où elle était la plus forte. Ce n’en serait que plus drôle. Oh mais elle garderait un œil sur la blonde. Elle ne connaissait bien évidemment pas tous les acteurs et les actrices dans la défense de ce monde, que ce soit idéologiquement ou plus « physiquement » mais elle avait commencé à implanter dans la tête de ses partisans la consigne de toujours rester à l’affut et donc de « rapporter » le nom ou les identités des gens endossant soit le costume ou le masque ou prenant le micro pour un travail similaire. Entre une identité en tant que PDG d’un Empire médiatique et « Hope », elle commençait à en savoir suffisamment pour planifier plus à fond sa vengeance…
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MessagePosté le: Sam 16 Juil - 22:17
Liberty, le visage fermé et les mâchoires crispées, regarda sans broncher la sortie de l'artiste... C'était toujours aussi bien fait, pertinent et juste par moments, excessifs par d'autres mais...

... l'héroïne blonde aurait menti en disant que tout cela ne la touchait pas. Peut-être avait-elle trop le sens de sa prétendue supériorité morale pour tolérer d'être remise ainsi à sa place ? Peut-être...

... ou bien avait-elle oublié qu'en dépit de son âge et de son expérience, elle n'était pas de taille à affronter tout le monde, qu'il y avait encore des adversaires hors de portée ?

... et Miss Hope était peut-être de ceux-là...

Elle l'observa alors qu'elle quittait la scène, telle une diva en recherche permanente d'un public...

... car si c'était bel et bien Liberty qui s'était donnée en spectacle aujourd'hui, l'accro des spotlights c'était la guérisseuse !

Et Libby, alors qu'elle se servit un nouveau verre - désireuse de ne pas gâcher une si bonne bouteille - se prit à considérer que les orfèvres du verbe et de la parole ne pouvaient être pris en défaut sur leur propre terrain. Et cela, on le savait depuis l'antiquité... Le pire sophiste serait toujours suffisamment talentueux pour faire passer n'importe quel médecin pour le dernier des ignorants...

... et tant pis si c'était au péril de la santé et de la vie du malade !

Liberty plissa les yeux en se disant qu'avec de tels adversaires les mots sont des grenades et qu'il ne sert à rien de leur parler. Il faut les ignorer ou les réduire au silence. Le Gauleiter de Berlin, le petit Caporal de Braunau, en étaient de bons exemples...

... si les hommes de bien avaient fermé leurs oreilles et armé leur bras quand il était encore temps des millions d'hommes, de femmes et d'enfants n'auraient pas été réduits en cendres.

Mais peut-être que l'esprit de Libby divaguait encore dans un passé dont elle n'avait pas su se défaire...

... mais, alors qu'elle savourait son dernier verre de vin, le dernier de la bouteille, elle réalisa et éclata de rire : Hope n'avait fait qu'être sur la défensive pendant toute leur conversation ! Et elle n'avait en aucune façon répondu à la moindre question digne d'intérêt !

Et ça, ce n'était jamais bon signe !
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MessagePosté le: Dim 17 Juil - 8:11
ÉPILOGUE


La salle est pleine à craquer. Hope a annoncé qu’elle avait un important message à passer et ses fans, que certains pourraient appeler à tort des fidèles. Évidemment, la jeune femme dément toute allégation de culte ou assimilable et d’un point de vue juridique, effectivement, il n’y a rien d’anormal de ce côté. Il n’est pas illégal, aux États-Unis, de discourir, de livrer un message à un groupe de personnes et d’échanger avec ces derniers. Et puis du reste, quand en plus vous guérissez les gens dont des amis ou des membres de la famille de gens influents… Disons simplement que les enquêtes ou les questions ont tendance à se volatiliser ou à connaitre une fin plutôt rapide. Pour l’événement, elle a loué à même ses fonds personnels un énorme amphithéâtre et une partie de son message sera aussi retransmis en direct sur le net.

C’est une première. En général, Hope vise un petit nombre de personnes, a un auditoire plus modeste en taille et se « borne » à livrer par écrit sur son blog l’essentiel du message qu’elle a passé. Il y a un début à tout, comme le dit l’expression populaire ou alors on peut aussi penser à des circonstances exceptionnelles. Un ou l’autre, ce rassemblement n’est pas une affaire de hasard : il s’est forcément passé quelque chose et la spéculation va bon train chez les fans. Ils sont curieux, évidemment, de savoir ce qu’Hope a à leur dire. Quand elle entre sur scène, elle est accueillie par un tonnerre d’applaudissements. Elle salue la foule, sourit, s’installe et demande le silence. Et le public obéissant se tait, accordant la parole à Hope sans même se poser la moindre question. Ils sont venus l’entendre, après tout, c’est pour cette raison qu’ils sont tous ici ce soir.


« On fait parfois des rencontres dans la vie qui vous marquent. Et aujourd’hui, je veux vous parler d’une âme en peine qui mérite toute notre sympathie : une ex journaliste dont je tairai le nom. Pour les besoins de la cause nous l’appellerons Ela. Ne pas croire en une cause, en une chose n’est pas un mal en soi. Mais quand sous le masque d’une soi-disant rectitude morale se cache les sophismes et la démagogie…

Nous ne pouvons que nous demander jusqu’où la désillusion de nos semblables peut aller et jusqu’où une personne peut se convaincre d’être dans le vrai alors que c’est tout le contraire. À une époque où les écrits et les paroles peuvent se retrouver instantanément aux quatre coins de la planète, nous ne pouvons que faire preuve de davantage de compassion pour faire contrepoids à ce genre de pensées. Aussi… »


Oh oui. « Hope » parle bel et bien d’Elizabeth Lawrence et elle espèce que cette dernière écoute ce qu’elle dit. Elle n’est pas dans la pièce parce qu’elle a donné des consignes strictes pour lui faire interdire l’accès mais c’est un clin d’œil plutôt provocateur qu’elle fait à l’Humaine. La blonde a voulu la provoquer, l’attaquer sur son terrain de jeu et maintenant elle va dresser entre elles deux un rempart humain dévoué et dédié à sa cause. Le discours de Hope se poursuit encore une bonne heure, avec comme d’habitude le soin et la guérison de gens dans l’assistance. Tsaritsa n’est pas du genre à se laisser faire et elle aime utiliser une multitude de pions pour mener ses batailles. Mais elle est bonne joueuse malgré tout. Elle est prêt à accorder un round deux à cette Elizabeth Lawrence. Mais la prochaine fois? Elle sortira la grosse artillerie…

Fin.
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