[Star City] Il était une fois: Rencontre du troisième type (PV) (Terminé)

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MessagePosté le: Mar 14 Juin 2016 - 17:13
Il y avait des jours où Tsaritsa, le Reine des Fables, se demandait pourquoi elle quittait ce monde « imaginaire » qui était le sien pour la réalité si désespérément triviale dans laquelle vivaient les Humains. Et à chaque fois, elle contemplait son premier échec, le plus cuisant de tous, quand elle avait été bannie de sa dimension d’origine. Depuis ce jour, elle ne rêvait que de revanche et tôt ou tard, c’était inévitable, elle retournerait là-bas avec une colossale armée et mettrait à feu et à sang ce qui fut jadis son royaume. Une part d’elle se disait que depuis le temps, il était possible qu’il ne reste plus rien de ce qu’elle avait perdu mais la vengeance est un plat se conservant si longtemps qu’elle était prête à courir ce risque. Même Blanche Neige avait échoué à la vaincre. Elle était de retour, plus puissante que jamais. Ah, l’ironie…

Sans cette parvenue prétentieuse qui s’était prise pour une reine alors qu’elle n’était rien, elle aurait asservi ce monde sans jamais expérimenter tout le génie humain, toute cette créativité et ces merveilles faites par ce que ceux qui ne faisaient pas de magie appelaient « science ». Pour Tsaritsa, magie et science étaient interchangeables. Quand on en atteint les extrêmes, l’un comme l’autre fait de vous une divinité. Si elle n’avait pas été enfermée dans le livre pendant des siècles, elle n’aurait jamais pu obtenir ce dont elle disposait maintenant. Cette race inférieure avait vraiment un quelque chose de différent qui faisait que Tsaritsa hésitait à faire une conquête totale de ce monde. Priver le genre humain de son pouvoir de création serait une erreur catastrophiquement monumentale. Si elle voulait s’imposer sur eux, il faudrait que ce soit… Subtil. Très subtil même.

Pensive, elle s’installa plus confortablement sur ce confortable trône qui était le sien. Elle regarda non sans un sourire en coin sa garde d’élite qui formait deux rangées parfaite de part et d’autre de l’allée centrale et les dizaines de serviteurs s’affairant autour d’elle comme autant d’abeilles ou de fourmis travaillant pour la reine. Donc elle. D’un geste à peine perceptible, elle exigea du raisin. Un raisin vert, très acidulé et parfaitement rond qu’elle croqua avec délice. Oui… Ici tous se pliaient à sa volonté. Toute dissidence avait été depuis longtemps, très longtemps, éradiquée. Et si par malheur quelque étincelle de rébellion venait à faire surface… Ici, elle était omnipotente. C’était son histoire, son scénario et personne, non, personne, ne viendrait lui enlever ce qui lui revenait de droit. Et c’était justement pourquoi il fallait agir différemment avec les Humains.

Pour une raison qui lui échappait encore, l’espoir était impossible à anéantir chez eux. Elle avait bien sûr expérimenté, réussi à dominer complètement certains spécimens mais avec tous ces attentats et ces morts, plutôt que de se laisser abattre, les Humains devenaient de plus en plus solidaires. Elle avait affronté toute sorte d’espèces et de civilisations et elle avait même affronté une version similaire aux humains dans sa réalité d’origine mais en même temps, il y avait des différences assez marquées. Ce qui était encore plus déstabilisant c’est que les humains semblaient être une constante universelle aussi inévitable que la silice ou le carbone. C’était tout bonnement… En fait elle ne savait même pas comment qualifier adéquatement la chose, tout bien considéré. Est-ce que c’était une mauvaise chose? Une bonne chose? Pour le moment, c’était sans importance.

Se levant de son trône, elle décida d’arpenter les jardins royaux, en quête d’inspiration. Elle pourrait éliminer les sept milliards d’êtres humains sur cette planète mais… Comme dit précédemment, ce serait se priver d’une nourriture créatrice bien trop riche. Parfois, elle se demandait si elle ne devrait simplement pas rester dans son monde quelques siècles encore, se faire oublier et ressortir dans un futur plus lointain encore. Le problème étant, si jamais la race humaine venait à disparaitre, ce serait un retour sur investissement de complètement gâché. Et ça… C’était inacceptable. Oui, elle était machiavélique, au sens premier du terme. Oui, elle considérait toute vie autre que la sienne comme négligeable. Mais il fallait absolument considérer la vue d’ensemble si elle voulait réussir son plan. Il y avait plus de complexité qu’on ne pouvait le croire à tout ceci.

Ce qu’il lui fallait, en ce moment, c’était de l’inspiration. Inspiration qui bien entendu ne se trouverait pas toute seule. Il faudrait aller la chercher. Mais dans quelle ville? Gotham? Trop sombre. Metropolis? Trop… Non. Juste trop. New York? Déjà vu. Ivy Town? Trop d’anarchistes costumés en ce moment. Gateway City? Elle y avait été récemment. St-Roch? Très bof. Coast City? En ruine. Star City… Pourquoi pas. Pour planifier son prochain coup, il lui faudrait un changement de décor. Si vous voulez peindre la savane africaine. Le seul moyen de le faire réellement c’est encore de s’y rendre. Si Tsaritsa voulait des réponses, il fallait qu’elle commence par chercher. Et qui plus était, les risques de tomber sur quelqu’un la connaissant, car elle ne comptait pas assumer une forme humaine, étaient mince. En plein festival costumé d’elle ne savait quoi…

Comptez sur les Humains pour se trouver une occasion de faire la fête. C’était tout bonnement hallucinant comment ils pouvaient inventer des prétextes à tout va. Dans son monde, il n’y avait qu’une date. Le jour de l’Unification, quand elle avait uni tous les peuples sous une seule bannière, SA bannière. Pourquoi s’encombrer d’un tas de dates à retenir, c’est idiot. Simplifier la vie du petit peuple est considérablement plus intelligent. Une seule loi, la sienne, une seule volonté, la sienne, une seule déité, elle… C’est rendre service aux êtres inférieurs que de les aider à se structurer et à arrêter de s’éparpiller en vaines illusions de liberté ou de choix. Et de penser qu’un tel acte de générosité et d’humanisme est perçu par certains comme de la dictature. Ingratitude, quand tu nous tiens… Stupéfiant, oui. Mais il fallait faire avec, apparemment, c’était là son fardeau.

Donc… En pleine Star City en fête, elle déambulait au travers de la foule rassemblée pour célébrer. Sous sa forme réelle, c’était en partie de la provocation, pour se rappeler au bon souvenir de ses anciens adversaires et un caprice que de marcher au milieu de la plèbe sous l’apparence de celle qui un jour établirait le premier Empire mondial sur cette planète. En théorie, elle n’était pas supposée tuer ou faire quelque chose de désagréable mais si quelqu’un avait le malheur de faire une gaffe… Elle ne se gênerait pas pour le lui faire amèrement regretter. Elle n’avait pas la patience pour ce genre de trivialités. Elle était ici pour observer les Humains sous une forme qui était partiellement différente de la leur. Pas pour se faire embêter. Certainement pas pour se faire embêter. Une entité telle qu’elle n’a pas de temps à perdre avec les imbéciles et les gueux de ce monde.

Or donc, elle ne s’attendait pas à trouver ou à faire quelque chose en particulier. Simplement, elle voulait prendre ce que les Humains appelaient le pouls de la population. Étudier leurs réactions lors de ce genre d’événements. Et qui sait, peut-être que l’un ou l’une d’entre elle s’avèrerait d’un intérêt plus marqué et particulier que les autres, ce qui rendrait l’expérience moins pénible. Il y avait de superbes spécimens d’humanité, rares, certes, mais dont la compagnie pouvait s’avérer enrichissante. On ne parlait pas ici bien sûr de ces êtres costumés se revendiquant représenter la justice, non. Ces êtres pathétiques étaient tout simplement des anarchistes pensant avoir tous les droits alors qu’il s’agissait de serfs avec des idées de grandeur. Rares étaient ceux d’un quelconque lignage royal, de VRAIS héros au sens classique du terme. Perdue dans ses pensées, elle bouscula quelqu’un avant de revenir à la réalité…
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MessagePosté le: Ven 17 Juin 2016 - 22:44
Aujourd'hui il fait beau, le soleil est haut et brille de tout son éclat. Aujourd'hui je ne travaille pas pour Arrow ni pour Oliver. Aujourd'hui j'ai prévenu que j'allais être indisponible et ça pour une bonne raison. Aujourd'hui, c'est le rendez-vous que tout les geeks comme moi attendent, aujourd'hui c'est la Comic Con ! Et chose encore plus extra, c'est que ça se passe ici à Star City. Pas besoin de partir trop loin et rien que pour ça, je me devais de ne pas la manquer. Je n'ai pas honte de dire que je vais à ce genre de manifestation, j'assume complètement et de toute façon quand on me connait, ça n'a rien d'étonnant. Enfin bon, j'ai passé plusieurs mois à me créer ce costume et maintenant que je suis devant le miroir et prendre la pose, je le trouve plus que réaliste. Ouais pour le coup j'ai pas joué dans l'originalité mais ça me va. Au départ, j'avais pensé à Mystique, vous savez la femme à la plastique de rêve, à la peau bleue et à sa super capacité à prendre la forme de n'importe qui... Ouais sauf qu'elle, elle a un corps de rêve et moi le look combinaison moulante ça me met mal à l'aise. C'est donc tout naturellement que j'ai décidé de faire ressortir mon côté princesse et j'ai choisi de me créer la robe de Raiponce, la fille qui n'a jamais été voir le coiffeur.

Toute fière de moi et surtout hyper-excitée de me rendre au rassemblement, je quitte donc mon petit appartement pour rejoindre la grande salle. Bon, j'ai le droit à quelques regards de travers mais je m'en fiche. Oliver a le droit de se déguiser et tout les autres supers héros alors pourquoi pas moi ? Menton levé, détermination dans le regard, j'avance d'un pas rapide et décidé. Plus je m'approche plus les gens déguisés se font plus nombreux. Je me sens enfin moi et surtout je me sens comprise. J'adore tout ce qui est informatique, jeux vidéos et tout ce qui se fait à côté et quand j'en parle à ceux que ça n'intéresse pas, j'ai l'impression de passer pour une folle. D'ailleurs, j'aurais pu proposer à Jamie de venir avec moi. Tant pis.

La foule se fait de plus en plus dense, je suis obligée de tenir mes faux cheveux pour pas qu'on leur marche dessus. Il faut même que je joue des coudes pour qu'on me laisse passer. Je sors mon téléphone et je prend rapidement en photo un mec déguisé en personnage de Diablo. Bon il part un peu trop vite et la photo est un peu floue, mais tant pis. Alors que je range mon portable dans ma petite sacoche, je rentre dans quelqu'un. Lunettes en vrac, perruque de travers, j'essaye de remettre le tout en place comme je peux. Lorsque je me redresse pour faire face à la personne qui m'a bousculée, je suis étonnée et stupéfaite par le déguisement. Je suis nez à nez avec une femme dont le déguisement me fait penser à la tenue de la Reine de Coeur de Alice Aux Pays Des Merveilles. Je m'adresse à elle, avec mon plus grand sourire.

- Wow, tu as du y passer du temps là dessus !

Oui dans les Comic Con, tout le monde se tutoie, même si on ne se connait pas. J'approche doucement ma main pour aller toucher les broderies. Et puis cette collerette, quel travail ! Je sors rapidement mon téléphone et je prend la "Reine de Coeur" en photo juste avant qu'elle ne comprenne ce qu'il se passe.
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MessagePosté le: Sam 18 Juin 2016 - 4:03
Qui osait toucher à ses habits et lui parler avec autant de familiarité? Son premier réflexe aurait été de gifler cette insolente mais elle commençait à comprendre la nature de cet événement et… Elle était la Reine des Fables, non? Cette fête célébrait, au fond, ceux qui étaient passionnés de ces contes virtuels, de ces aventures vécues par ce médium qui jusqu’à récemment lui était inconnu : les jeux vidéo. Cela et les bandes dessinées il va de soi, ainsi que les films et… Toujours est-il que cet événement rendait hommage, en un sens, à tous ces personnages qu’elle utilisait à loisir pour mener ses campagnes et ses combats. Elle pouvait apprécier la chose, oui. Pas qu’elle donnerait sa bénédiction à ce genre de célébrations. Mais elle pouvait quand même y trouver une certaine forme d’intérêt, au strict minimum des minimums.

Or donc, elle regardait ce qu’elle devina être une imitation de Raiponce. Personnage qu’elle connaissait fort bien, évidemment. Oh on était loin du vrai personnage, bien évidemment mais cette jeune femme (ou tout du moins, elle semblait relativement jeune) avait bien su en tirer l’esprit global. Mieux, en tout cas, que certaines de ces « fanfictions » particulièrement perverses et dégoutantes qu’elle avait eu l’infortune d’absorber pour ajouter à son répertoire de contes. Et de penser que dans ces mêmes « fanfictions », Power Girl avait une poitrine encore plus démesurée… Mais c’était s’écarter du sujet. Le temps de vraiment prendre conscience de ce qui se passait, la blonde l’avait déjà prise en photo et Tsaritsa se retrouva avec deux choix : Être d’humeur vengeresse, ce qui risquait de poser problème au vu de la densité de la foule…

Ou alors essayer de la jouer sur une carte un quelque peu différente. Entrer dans le « jeu », prétendre être une simple personne déguisée tout en gardant certains aspects de sa personnalité. Pourquoi pas. Ce n’était pas interdit. Et puis bon. Cette jeune blonde semblait un peu moins… Comment dire… Intoxiquée par certaines substances probablement illicites consommées librement par certains participants à cet événement. Et puis n’est-elle pas là en quête de réponses (pas Raiponce. Réponses)? Il faut bien commencer quelque part. Affichant un air aussi narquois qu’hautain, elle toise de toute sa hauteur cette humaine dont la stature ne peut rivaliser avec une entité aussi puissante qu’elle. Les Humains ne se prêtent-ils pas au jeu de leur personnage, après tout? Il faut simplement faire attention à ne pas trop en faire et le tour devrait être joué.


« Jeune fille, est-ce ainsi que l’on s’adresse à une reine? Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, en revanche, je ne représente pas la Reine de Cœur dans Alice au pays des merveilles. Je suis la reine dans Blanche Neige, le conte original, celui qui pré date celui des frères Grimm. Je doute que tu connaisses et ce n’est pas vraiment important. C’est le costume et le personnage qui comptent.

Du coup, on s’incline devant une reine car tel le veut la coutume. Ou peut-être devrais-je te faire arrêter et jeter dans un donjon? Je plaisante, évidemment. Quoi qu’avec une telle chevelure, tu aurais tôt fait de t’évader. Une adaptation plutôt fidèle de Raiponce, s’il en est. Un conseil, toutefois, si tu as vraiment besoin de lunettes, il faudrait miser sur un style plus antique. Cela gâche un peut l’authenticité du costume, sinon. »
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MessagePosté le: Mar 21 Juin 2016 - 11:29
J'hausse un sourcil quand la dame déguisée se met à me parler comme une vraie Reine. Encore une qui profite de cette occasion pour compenser un manque flagrant d'autorité... Je retire rapidement ma main de la robe, on sait jamais, qu'elle aille pas hurler un "Qu'on lui coupe la tête". Mains sur les hanches, je l'écoute alors qu'elle m'explique qu'elle n'est en rien la Reine de Coeur, mais plutôt la Reine de Blanche Neige mais façon toute première version. Je fronce le nez, j'ai beau chercher je n'ai jamais entendu parler d'un conte d'avant les frères Grimm. Enfin bon, je me tais, je n'ai pas envie de la froisser étant donné qu'elle serait capable de me faire un scandale ici. Imaginez la scène, Raiponce et la Méchante Reine qui se crêpe le chignon... Ridicule.

J'écarquille les yeux quand elle me dit qu'il faut que je m'incline devant elle. Et la voilà qui part dans un délire de donjon et autres trucs pas sympas. Madame a l'air d'humeur taquine mais je sais pas, j'arrive pas à définir son caractère et ça me met mal à l'aise. Machinalement, je touche ma perruque quand elle me parle des cheveux juste avant de me dire que j'aurais du laisser tomber les lunettes pour une adaptation plus fidèle. Je hausse les épaules.

- Je sais... je n'avais plus de lentilles...

Autour de nous, les gens chantent, se prennent en photo. J'adore cette ambiance et j'ai envie d'aller m'amuser moi aussi. Je me tourne vers sa Majesté et je m'adresse à elle avec un sourire.

- Est ce que sa Majesté la Reine veut bien se donner la peine de m'accompagner ?

Je ne suis pas la seule à être intriguée par le costume et le personnages parce que rapidement, autour de nous, un groupe de curieux vient de se former et certains ont même commencé à tripoter la robe. Je me mord les lèvres, vu ce qu'elle vient de me dire, j'ai peur qu'ils passent un sale quart d'heure. Discrètement, j'essaye de leur faire signe de s'arrêter là et de ne plus rien toucher mais apparemment, je suis beaucoup moins intéressante que ma copine. Tant pis, je les aurais prévenus.
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MessagePosté le: Mar 21 Juin 2016 - 17:35
Hum… On dirait que le cerveau de la fausse Raiponce fait des heures supplémentaires pour tenter de déterminer de quel conte Tsaritsa peut bien parler ou tout du moins, elle semble avoir des questions qu’elle n’ose pas formuler. Certains humains ne sont vraiment pas doués pour dissimuler leurs émotions. Pour sa part, Tsaritsa n’est pas incommodée ou ennuyée par la chose. Ainsi sont ces êtres étranges et primitifs qui paradoxalement disposent d’une technologie complètement nouvelle et novatrice pour la Reine Des Fables. Elle parle de lentilles… Ah oui, ces fameuses lentilles de contact, oui. Il aurait été très facile pour elle d’en faire apparaitre. Nombreux sont les films ou les récits où cette invention est mentionnée. Il aurait été tellement simple de juste faire « Voilà, affaire classée. Autre chose? » Mais elle ne pouvait pas faire ça.

Pas sans attirer trop d’attention, trop de questions. Ce n’était pas exactement le but de se montrer ici parmi tous ces mortels. Elle aimait être admirée, adulée mais il y avait une limite à ne pas franchir. Une limite qu’elle s’imposait et non autrui. La nuance était subtile mais elle était bien présente. Elle allait répondre quelque chose de vaguement gentil à la blonde qui se prenait pour Raiponce (un exploit considérant son cynisme habituel) quand une petite troupe de ces gens costumés commença à s’approcher et à toucher à ses habits. Humpf. Elle détestait qu’on la touche. Ces paysans n’avaient aucun droit de poser leurs sales pattes sur elle, pas sans son autorisation exprès. Du coup… Il fallait une solution élégante et relativement discrète pour s’en débarrasser. Ce n’était pas le choix qu’il manquait, après tout. Quand on peut manipuler la réalité à sa guise…

Si elle était la reine, il était normal qu’elle ait une garde rapprochée non? Alors se basant sur le conte du petit soldat de plomb, elle fit apparaitre là où personne ne regardait deux « soldats de plomb ». Oh ils avaient l’air réels, de chair et de sang car elle s’inspirait en fait d’une des nombreuses représentations avec des gens costumés mais c’étaient tous des créatures venues d’un autre univers. Et de voir débarquer des gens en uniforme pseudo d’époque plus vrai que vrai pour escorter une reine en cosplay… Ça en jette. Juste de quoi détourner l’attention, en fait. Elle voulait passer un peu de temps avec la fausse Raiponce qui lui semblait déjà plus intéressante que les autres gueux. Elle présenta brièvement ses deux « amis » (soit John et Peter, des noms très génériques dans les contes et les récits) et donc plutôt que d’éveiller les soupçons, c’était en fait l’inverse.

À première vue c’était trois amis partis à la comicon. Ses créations étaient capables de paroles et si c’était elle mentalement qui dictait une partie du texte, c’était fluide et naturel. À moins d’être du genre paranoïaque, pourquoi s’inquièterait-on de voir des petits groupes d’amis costumés sur un même thème lors d’un tel événement? Là-bas, il y avait bien, Mario, Luigi et Yoshi, non? Et là, Luke Skywalker, Han Solo et Leia Organa. Rien d’inhabituel. Tsaritsa amena la blonde vers un stand de nourriture. Il était de coutume pour les humains de discuter en mangeant ou en buvant, de ce qu’elle avait vu. Bon, elle fit une légère gaffe en payant pour elles deux avec un billet de cent dollar (le caissier ouvrit d’ailleurs des yeux ronds car le pourboire était également somptueux) mais à moins qu’on lui pose la question, elle ne comptait pas s’étendre sur le sujet.


« Ce bretzel géant n’est pas mauvais. C’est la première fois que je viens assister à un tel événement et que j’essaie ce genre de nourriture. En général, je suis plus repas complet, pas nourriture rapide et malbouffe. Et toi, jeune Raiponce, c’est ta première euh… Comicon? Tu sembles en connaitre la faune et les coutumes, à première vue. Accepterais-tu d’être ma guide? J’aimerais m’imprégner de cette culture. »
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MessagePosté le: Dim 26 Juin 2016 - 18:38
Un peu à l'écart, je regarde le petit attroupement qui s'est fait autour de la Reine. Tout le monde est curieux de voir, de toucher et de poser des questions mais vu l'expression sur le visage de la femme, tout cette agitation n'est pas spécialement de son goût. Les bras croisés, je surveille, c'est stupide, mais je n'ai pas envie que les choses dérapent et prennent un tournure moins sympa. Je n'ai pas vraiment envie que quelqu'un me gâche ma journée de repos en fait.

Alors que je suis occupée à observer la scène, voilà que du coin de l'oeil, j'aperçois deux soldats sortis de nulle part. "John et Peter", nous rejoignent et bizarrement tout les curieux qui en ont après la Reine, se tournent dans leur direction, tout aussi curieux de découvrir leur tenues qui, là encore, ont l'air plus vraies que natures. Je ne sais pas si c'est elle qui a réalisé tout ces costumes mais en tout cas, je dois bien avouer que c'est du très bon travail. A côté, la robe sur laquelle j'ai passé pas mal de temps, fait pâle figure. Dans un coin de ma tête, je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il va falloir que je lui demande des cours et qu'elle me montre deux trois trucs.

La Reine profite de ne plus être le centre d'intérêt pour me traîner vers un stand de nourriture. Elle nous commande à manger et à boire et alors que je m'apprête à sortir de la monnaie pour payer ma part, je la vois qui sort un billet de cent dollars. J'écarquille les yeux. Si elle a les moyens d'avoir un billet de cent dollars sur elle, ça ne m'étonne même pas qu'elle ait un costume comme ça. Discrètement, je range mon petit porte monnaie, je n'ai pas envie d'être ridicule avec mes petites pièces. Elle me tend le bretzel géant et le verre de limonade et je la remercie d'un geste de la tête. Elle part en suite sur un speech bretzelique suivi de ses impressions sur l'ensemble de la manifestation. J'ai la bouche pleine de bretzel géant quand elle me demande si je suis une habituée de ce genre de chose. Je souris et je me dépêche de vider ma bouche avant de lui répondre. Vu comment elle a tiqué toute à l'heure pour la révérence, pas envie de me faire tailler en pièce pour du bretzel dans la bouche.

- Alors déjà, mon prénom c'est Felicity. Je me rend compte que je ne me suis même pas présentée et que je ne connais pas non plus votre prénom.

Mon sourire s'élargit et je répond aux questions qu'elle m'a posées quelques secondes plus tôt.

- Dés que je peux, je viens mais c'est assez rare. La plupart du temps, je suis trop prise par le travail ou alors, ça a lieu trop loin pour moi.

J'avale une gorgée de ma limonade avant de continuer.

- Pas de soucis, je serais votre guide. Posez moi toutes les questions qui vous passent par la tête et j'y répondrais. Par quoi vous voulez commencer ?
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MessagePosté le: Dim 26 Juin 2016 - 21:21
« Felicity, dis-tu? C’est un joli nom. La forme anglaise d’un prénom français, Félicie et qui veut dire heureuse ou chanceuse, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Il te va bien. Tu es une belle femme, donc chanceuse et tu sembles épanouie dans la vie donc heureuse… Du sur mesure si j’ose dire. Moi… Tu peux m’appeler Victoria. Je doute que ce soit utile de t’en donner l’origine. »

Tsaritsa regarde Felicity d’un oeil bienveillant. Il ne faut pas avoir l’air trop inquisiteur et elle n’a aucune raison de se montrer sévère avec la jeune femme. Pour le moment, elle lui est utile donc si elle venait à être désagréable, elle irait à contre-courant de ce qu’elle cherche à faire. Comme on le sait, saboter son propre travail est rarement intelligent, encore moins productif. Il y a quelque chose de différent chez cette humaine. Peut-être est-ce le fait que justement, elle semble avoir un intérêt plus prononcé pour toutes ces choses imaginaires. Peut-être parce que justement, comme elle est prête à croire ce qui n’est pas, il y a une candeur et une forme de naïveté qui ne trouve pas un tel écho ailleurs. Raison de plus pour rester à proximité de la blonde et de l’étudier un quelque peu. Rien de bien méchant, il va de soi. Enfin… Pour le moment en tout cas.

Tsaritsa est curieuse : comment Felicity se comporterait-elle si elle était projetée dans l’univers des contes et des récits imaginaires, si elle se retrouvait, au fond, dans son monde? La Reine des Fables contrôle un puissant royaume, après tout. Dans ce royaume, elle impose les lois. Le terrain de jeu par excellence, le lieu d’expérimentation parfait… Qui croit encore à Peter Pan et au royaume imaginaire, de nos jours? Plus tard. Plus tard. Tout en sirotant sa limonade, Tsaritsa pose diverses questions à Felicity. Les principales attractions, identifier certaines personnages par les cosplays des autres, un historique de la comicon en général, ses préférences en matière de divertissements multimédias… Juste assez pour dresser un portrait global, insuffisant pour attirer quelque attention que ce soit. Ce ne serait pas la première fois qu’elle fait ce genre de chose de toute façon.

Ce faisant, bien sûr, les deux femmes se retrouvent à se promener sur les lieux de l’événement et Tsaritsa joue les curieuses, achetant tel ou tel aliment proposé par les nombreux kiosques de nourriture. Elle joue un peu celle qui n’est pas du coin et qui n’est pas du genre à beaucoup sortir mais qui se découvre une affinité avec justement toute cette communauté que sont les geeks et les gamers. Ce n’est pas très difficile pour elle : on ne peut pas dire que venir d’une autre dimension, un autre monde, c’est être familier avec les environs. La visite guidée se poursuit quand soudains, Felicity s’arrête d’un coup sec, son attention attirée, non, captivée par quelque chose. Ennuyée par cet arrêt imprévu, Tsaritsa regarde. C’est une BD, le numéro un d’une publication qu’elle ne connait pas. Et dont le prix est scandaleux. Mais cela semble représenter beaucoup pour la blonde.

La Reine des Fables s’approche et écoute les murmures excités. Ah. Donc cet imprimé est une sorte de relique pour ces gens. Si elle l’achète, Felicity lui sera donc redevable et donc plus susceptible, probablement, à la manipulation. Un acheteur potentiel fait un spectacle de son examen, multipliant les « hum hum » et autres faux indicateurs d’une observation attentive. Lasse de ce petit jeu qu’elle suppose être pour marchander, elle lui arrache des mains sans ménagement la BD, sors plusieurs billets de… Nulle part (une poche intérieure dans ma robe, prétextera-t-elle) et la transaction effectuée, met son achat dans les mains de Felicity presque avec indifférence, se bornant à dire que cela devrait servir de salaire pour ses services de guide. Sous le choc, au moins trois geeks tournent de l’œil et perdent connaissance : c’est bien la première fois qu’ils voient quelqu’un agir avec autant de détachement et de « je m’en foutisme » après un gros achat…
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2016 - 10:55
La Reine me fait un compliment sur mon prénom, je ne répond pas, je me contente juste de lui sourire. J'ai toujours été fière de porter ce prénom, il résume assez bien ce que je suis et puis il n'est pas courant, tout comme moi... Je ne peux cependant pas m'arrêter de rougir quand elle me dit que je suis chanceuse parce que je suis belle et que je semble épanouie dans ma vie. C'est vrai, en ce moment, je n'ai pas à me plaindre, tout va bien. Aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle et j'espère vraiment que tout va continuer comme ça. La fameuse reine me donne ensuite son prénom et je ne suis même étonnée qu'elle s'appelle Victoria. Elle a la tête de quelqu'un qui porte un nom princier et je ne me suis pas loupée même si j'aurais plus parié sur Elizabeth. Enfin bon, une fois les présentations faites, Victoria et moi on commence à déambuler dans les travées qui parcourent tout l'espace. Il y a du monde, beaucoup de monde et je dois même quelques fois jouer des coudes pour pouvoir avancer. La Reine en profite pour me poser des questions sur les personnages qu'on croise, sur la manifestation etc et je prend le temps de lui répondre en essayant de ne pas partir dans des détails inutiles et qui pourraient lui prendre la tête.

Chose étonnante, à chaque fois qu'on passe devant un stand qui vend quelque chose à manger, Victoria s'y arrête et commande tout ce qu'elle peut. Je trouve ça un peu étrange mais je ne dis rien. Dans un coin de ma tête, je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il y a anguille sous roche, que ça sent l'embrouille mais j'essaye de ne pas penser à ça et au fait que c'est sûrement parce qu'elle ne sort pas souvent de chez elle... On continue à déambuler, je jette des coups d'oeil un peu partout jusqu'à ce que mon regard tombe sur LE truc qui fait rêver. Je m'arrête net devant le stand et sans m'en rendre vraiment compte, je fais abstraction de tout ce qui m'entoure, même de Victoria. L'objet de ma déconnexion de cerveau ? Une BD, mais attention pas n'importe laquelle. Un numéro rare, tellement rare que quand je vois le prix, je redescend immédiatement sur terre... Je pousse un soupir, encore quelque chose que je ne peux pas m'offrir. Je me tourne alors vers mon amie de la journée pour lui dire qu'on continue mais je ne la trouve pas. Ce sont des petits cris poussés par des geeks qui se trouvent devant le stand de la BD qui attirent mon attention. A peine je suis face à Victoria qu'elle me met quelque chose dans les mains. Je baisse les yeux et je manque de tomber au sol. Incrédule et sans voix, je lève les yeux vers la Reine.

- Mais mais mais.... p..p..p..p..pourquoi ?

Non loin de nous, je remarque trois personnes qui tombent dans les vapes. Victoria, elle, ne semble pas être très atteinte par tout ça et encore moins touchée par la somme qu'elle vient de donner pour m'offrir cette BD. Je jette un coup d'oeil autour de moi et je remarque quelques regards qui me fixent, envieux. Sans attendre, je plaque la BD contre moi et je la serre de toutes mes forces de peur que quelqu'un ne vienne me la voler. J'accélère le pas et je me met à la hauteur de Victoria.

- Merci...

Je suis tellement gênée que je ne sais même pas quoi lui dire à part merci...
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MessagePosté le: Jeu 30 Juin 2016 - 16:22
« La bonne question c’est : pourquoi pas. Je ne m’empêche que rarement de faire quelque chose. Et puis il est évident que tu avais un intérêt pour cet imprimé que tu tiens collé contre toi comme si toutes les personnes présentes allaient te le voler. Le fait est, Felicity, que les Humains ne sont pas immortels. Que tu… Que nous n’avons pas une éternité à vivre. Un peu de générosité ne fait pas de mal. »

Elle se serait giflée. Une inattention de sa part et elle aurait pu révéler son immortalité. Qu’elle n’était pas humaine. Un tel risque pour tenter d’expliquer à cette mortelle pourquoi elle avait posé un geste. Elle n’avait pas à se justifier. Elle appartenait à la royauté, après tout. C’était aux autres de se justifier à ses pieds et non l’inverse. Mais elle était curieuse, elle avait trouvé en Felicity un spécimen humain intéressant et elle avait envie d’expérimenter un peu. De s’amuser, comme disent les gens du petit peuple. Comme si elle avait le luxe de… Si, en fait. Elle avait tout le luxe du monde. Alors elle comptait bien en profiter et pas qu’un peu qui plus était. La réaction de l’humaine flattait son ego, l’attitude d’une mortelle recevant un cadeau d’une déesse. Oui… Elle était satisfaite, très satisfaite de son petit effet. On ne se refait pas, après tout. Eh non.

En temps normal elle aurait tenté d’influencer l’esprit de la blonde pour endormir ses soupçons mais cela ne fonctionnait, en général, qu’avec les esprits faibles. Et pour ce qu’elle suspectait de Felicity, ce n’était pas un esprit faible. Il y avait quelque chose dans le regard de cette femme qui trahissait une grande intelligence. Conséquemment, elle risquait d’être beaucoup moins ouverte à ce qu’elle pourrait percevoir comme de la trahison. Et elle avait toujours besoin d’un guide. Un événement comme la Comicon pouvait lui procurer un incroyable pouvoir. Il suffisait de savoir le cycle de ces derniers et le tour serait joué. Non, définitivement, cela valait la peine de faire un effort pour ne pas simplement juste exiger tout ce qu’elle pourrait vouloir et désirer. Et puis du reste, en tant que « Jia Tessa Surits », elle aurait besoin de contacts humains pour ses plans.

Il fallait donc détourner l’attention de Felicity. La dissuader de poser des questions. Une tâche simple en apparence… Mais pas SI simple. La blonde ne correspond pas au stéréotype de l’idiote de service tout juste bonne à impressionner par son look. Chose certaine, elle est réceptive aux compliments et semble déstabilisée par les cadeaux. À devoir deviner, Tsaritsa dirait que Felicity travaille pour des gens qui ne réalisent pas sa vraie valeur ou qui ne le lui disent pas assez. Elle peut donc jouer sur ces points de caractère et espérer encore davantage de gains. Mais la prudence est de mise : trop en faire serait inévitablement comme ne pas en faire assez et lui indiquer que quelque chose cloche. Les choses sont tellement plus simples avec les simples d’esprit…


« Si tu veux vraiment me remercier pour ce cadeau… Tu peux toujours me payer quelque chose à boire et me parler de toi. Je sais que tu t’appelles Felicity et que tu aimes les événements de type comicon mais en dehors du costume de Raiponce, qui es-tu? Si ce n’est pas trop indiscret, il va de soi. Il n’y a rien de mal à une conversation moins formelle et plus amicale entre deux inconnues, tu ne crois pas? »
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MessagePosté le: Lun 4 Juil 2016 - 22:28
Je suis tellement sous le choc de ce cadeau qu'elle vient de me faire que je ne prête même pas attention à ce que Victoria me dit. Heureusement pour elle d'ailleurs parce que si j'avais eu toute ma tête, ses mots m'auraient quelque peu parut suspects. Enfin bon, je suis tellement concentrée sur le trésor qui se trouve entre mes bras que je n'y fais même pas attention. Je ne fais pas non plus attention aux regards envieux qui me fixent et fixent la bd entre mes bras.

Avec Victoria, on se remet en route, on déambule dans les allées et j'essaye doucement de redescendre sur terre. On discute de tout et de rien, elle m'interroge encore et toujours sur les habitudes des participants à ce genre de manifestation. Je répond à toutes ses questions, sans trop me poser de questions de mon côté. Même si j'ai l'étrange sensation d'être sondée, ce qui est très désagréable, je me laisse faire et je continue de faire comme si de rien était. D'ailleurs la Reine semble s'intéresser un peu plus à moi et me pose des questions sur ma vie personnelle et professionnelle. Je tourne mon visage vers elle et je remonte mes lunettes sur mon nez, un peu étonné par toutes ses interrogations. Je n'ai pas l'habitude de parler de moi et encore moins de parler de moi à des personnes que je ne connais que depuis quelques heures. Je lui fais signe de s'arrêter et je me place juste en face d'elle.

- Et toi qui es tu ?

Je la fixe sans cligner des yeux. Je crois que j'aurais du me fier à ma première impression et passer mon chemin. Je laisse un soupir s'échapper avant de lever les yeux vers elle.

- Ecoute, j'ai la sensation que tu me passes aux rayons X et ça me plaît pas....

Je marque une pause avant de lui tendre la bd qu'elle m'a achetée un peu plus tôt.

- C'est très gentil de ta part de me l'avoir offerte mais je ne veux pas t'être redevable de quoi que ce soit et j'ai la sensation que tu attends quelque chose de moi. Ne le prend pas mal, mais je ne suis pas du genre à parler de moi à des gens que je ne connais pas depuis très longtemps...

Tant pis si elle le prend mal, tant pis si elle fait une crise d'hystérie et qu'elle m'arrache la bd des mains. J'assume tout ce que je viens de lui dire, j'assume ce que je suis.
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MessagePosté le: Mar 5 Juil 2016 - 3:55
L’humaine commence à se douter de quelque chose, à poser des questions. Et Tsaritsa lui sourit, un sourire où semble jouer, très légèrement, quelque chose qui n’est pas que de l’amusement. Et pourquoi pas, après tout? Elle lui a posé une question, non? Alors pourquoi ne pas y répondre avec ce qui est le plus improbable? La vérité. Les Humains préfèrent croire que tout n’est qu’illusion et mensonge que d’accepter ce qu’ils ne peuvent concevoir. Personne ne les verra disparaitre. Personne ne s’apercevra de ce qui s’est passé. Une défaillance technique d’une télévision non loin capte toute l’attention. Et le temps que la blonde reporte son attention sur « Victoria », elles ne sont plus sur Terre. Elles ne sont plus dans cette dimension. Felicity est dans un immense château fort médiéval, comme on en voit dans les contes de fée.

Rien à voir avec l’endroit qu’elles viennent de quitter. C’est non seulement un changement de décor mais également un changement d’atmosphère. Il y a des gardes en armure, des bannières et des armoiries et très certainement aucun équipement technologique dans les parages. Felicity voulait savoir? Soit. Elle saura. Même si elle allait tout raconter, elle ne risque pas de la retrouver. Tsaritsa n’est pas du genre à se faire traquer facilement : quand vous manipulez la réalité, il est assez difficile de vous mettre la main au collet si vous ne voulez pas qu’on vous attrape. Manque de subtilité flagrant? Peut-être bien. Mais la blonde avait demandé à savoir qui elle était. C’était bien plus amusant de voir son air ahuri et de se rendre compte que bien… Comment dire…

La curiosité est un vilain défaut. Si elle s’était abstenue de faire l’inquisitrice, si elle avait laissé sa méfiance de côté, elle ne se serait pas retrouvée dans une toile dont elle ne pouvait sortir… Ici, Tsaritsa est omnipotente. Omniprésente. Omnisciente. C’est son monde, sa dimension et les règle, elle les fixe. Assise sur son trône, dominant Felicity depuis une position surélevée, elle lui sourit et cette fois, c’est le vrai visage de la Reine des Fables qu’elle montre. Celui d’une créature, d’une entité qui n’a rien d’humain, qui a contemplé mille merveilles et mille tourments et qui se joue bien de la réalité, de l’univers et du reste. John et Peter sont là, à la base du trône, impassibles. Des créatures de contes, tout comme elle, bien qu’elle en soit la créatrice et la patronne. Felicity a demandé « Et toi qui es tu ? » et Tsaritsa lui répond tout simplement.


« Je m’appelle Tsaritsa. Tu peux t’adresser à moi sous le titre de Reine des Fables, votre majesté ou encore ma reine. Si tu préfères continuer à m’appeler Victoria, tu peux aussi le faire. Tu auras aussi remarqué, je crois, que tu n’es plus en costume de Raiponce. Ici, tu ES Raiponce. Plus de déguisement, plus de perruque : tu es l’incarnation du personnage. Ici, tu es de l’autre côté du miroir, dans les pages du conte.

Saches, jeune humaine, que te faire du mal n’a jamais été dans mon intention. Je peux être une souveraine cruelle et impitoyable mais tu as suscité mon intérêt. Automatiquement, cela te soustrait à certains désagréments que s’attirent autrement les gens trop curieux. Et si je suis curieuse, c’est parce que je trouve les Humains fascinants. Il y a chez vous une richesse et un potentiel créatif inégalé et… Est-ce que le chat a mangé ta langue, jeune Felicity? »
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MessagePosté le: Mar 5 Juil 2016 - 14:56
Ça m'apprendra à être curieuse tiens. Un de ces quatre, je vais vraiment finir par regretter de poser toutes ces questions. Sans trop que je comprenne comment et pourquoi, je me retrouve en plein milieu d'une salle du trône. En face de moi, assise dans un grand fauteuil, Victoria qui me fixe d'un air que je n'ai pas encore vu chez elle. Mais qu'est ce que je fais ici sérieusement ?! Perdue et complètement à l'ouest, j'essaye de trouver une solution à ce problème qui est tout sauf anodin. Mais je suis où ??? Mes yeux se posent sur les fameux John & Peter. Purée je m'en doutais qu'ils n'avaient rien de normal. Il n'y a qu'à les voir figés comme ils sont. Alors que je tourne sur moi même pour essayer de comprendre ce qu'il vient de m'arriver, je sursaute quand Victoria ou plutôt la Reine des Fables prend la parole.

Je me tourne vers elle et j'essaye de ne pas partir en crise de panique. Ce n'est pas le moment de perdre les pédales et de me mettre à courir, en criant, dans toute la salle du trône. D'un côté, j'ai de la chance que ça ne soit pas la Reine dans Alice au Pays des Merveilles parce que je ne pense pas que j'aurais apprécié qu'on me coupe la tête. Perplexe et les yeux dans le vide, je ne la quitte pas des yeux alors qu'elle m'explique qui elle est exactement. Je suis Raiponce ? Mais c'est quoi son problème à elle ? Pourquoi elle me fait ça ? Si c'est parce que je l'ai laissée m’offrir la bd sans rien dire, je m'excuse et elle me ramène chez moi non ? Machinalement, ma main tente de retirer la longue perruque blonde mais je me rend compte que plus je tire, plus ça me fait mal. Je baisse les yeux au sol, ils se posent sur la loooooongue chevelure blonde qui s’étend à mes pieds et alors que je tourne pour m'assurer que je ne suis en train de rêver, je me retrouve emmêlée dans tout ces cheveux.

- Pourquoi vous faites ça ? c'est parce que j'ai accepté la bd ? c'était un test ?

Non le chat n'a pas mangé ma langue. C'est juste que moi, l'accro au rationnel, je me retrouve perdue au milieu de je ne sais quel conte de fées, le genre de truc que je ne lis plus depuis mes 6 ans et le genre de truc auquel je n'ai jamais cru.

Là de suite, j'ai juste envie de lui crier "pourquoi moi ?" mais je me retiens parce que je sens qu'elle ne va pas forcément aimer.
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MessagePosté le: Mar 5 Juil 2016 - 17:36
« Tu sais que tu es très amusante, Felicity? Tu cherches un sens aux choses en ignorant ce qui est improbable. Inévitablement, ce que tu ignores te forcera à le regarder en face. Tu es ici dans mon monde, dans mon univers parce que je t’y ait invité. Parce que je te trouve intéressante, parce que tu piques ma curiosité. Tu aurais préféré que je prenne ta vie pour éviter tes questions? Allons donc. »

L’humaine est amusante, cherchant un sens logique et rationnel à quelque chose qui au fond n’en a pas. Ici, c’est le monde des contes, de l’imaginaire, de ce qui pourrait être. Plus Felicity va vouloir le nier, plus elle se retrouvera poussée dans ses derniers retranchements. Parce que la réalité, cette réalité, ne va pas se transformer pour son bon plaisir. Bien sûr que non. Les choses sont ainsi faites. Certaines choses, pour être plus exact, ne changent pas. Il faut accepter que si vous vous retrouvez à changer d’univers ou de dimensions, vos lois peuvent ne plus s’appliquer. Haut devient bas, gauche devient droite et ainsi de suite. Mais Tsaritsa pouvait être patiente. Felicity finirait par comprendre, à défaut d’accepter. Ou alors elle perdrait la raison, incapable d’appréhender ce nouveau monde. Ce n’est guère compliqué à comprendre, en fait.

Tsaritsa se lève et d’un geste négligent de la main, force le décor à changer. Elles ne sont plus dans un château, elles sont dans une salle de conférence, dans quelque chose de plus familier à Felicity. Verre et acier, ordinateurs et téléphones cellulaires, le monde moderne dans lequel elle évolue normalement. John et Peter sont maintenant habillés comme des gardiens de sécurité et Tsaritsa est habillée comme une PDG d’entreprise avec un tailleur hors de prix. La réalité est malléable ici. Si Felicity a du mal à s’acclimater à un décor qu’elle n’est pas habitué à voir, soit. Elle n’est plus Raiponce, elle est maintenant habillée comme une femme d’affaire moderne. Du Prada, à vue de nez. Les contes ont évolué, se sont modernisés et grâce aux humains, Tsaritsa a pu suivre la tendance. Pourquoi ne pas profiter de tous ces nouveaux récits ô combien intéressants? Ce serait stupide sinon.

Plus de munitions, de cordes à son arc, d’outils… Pour récupérer son trône d’origine, retourner dans son monde et reprendre ce qui lui revenait de droit, elle n’aurait pas le choix. Et puis bon, se montrer curieuse et magnanime de temps en temps, ce n’est pas un crime. Felicity est une distraction appréciable d’un quotidien autrement plutôt morne en ce moment, pour des raisons qui lui sont propres. Si elle parvient à rassurer Felicity, peut-être qu’elle obtiendra des résultats positifs. Peut-être. Rien de moins sûr. Elle ne lui voulait aucun mal, pour le moment et elle restait étonnamment calme alors qu’elle aurait dû avoir réduit au silence cette mortelle depuis un moment. Comme quoi, des fois, un peu de curiosité, bien placée, peut potentiellement rapporter gros. Rares étaient ceux à avoir rencontré la Reine des Fables et qui étaient restés en vie. C’est un fait.


« Est-ce que le décor te convient mieux? Je ne te veux aucun mal. Je ne sais pas pourquoi tu sembles croire que j’ai des intentions hostiles à ton égard. Certes, je le conçois, mon approche n’est pas des plus orthodoxes mais tu auras compris que je ne suis pas humaine. Que je ne viens pas de votre monde. Je fais ce que je peux pour m’adapter. Plus vite tu accepteras que tu n’es plus sur Terre dans ta réalité, mieux ce sera. Tu as des questions : poses les. »
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MessagePosté le: Ven 8 Juil 2016 - 14:37
Amusante ? Je suis amusante ? Tant mieux pour elle alors si je l'amuse, mais moi, ça ne me fait pas rire tout ce truc. J'ai la désagréable sensation que je viens de me faire pigeonner et je ne suis pas spécialement d'accord avec cette idée. Si je ne savais pas me tenir, ça ferait un moment que j'aurais tapé une crise d'hystérie. Pourquoi faut il que ça tombe toujours sur moi ce genre de chose ? En quoi je suis intéressante et en quoi je pique sa curiosité ? Enfin je sais ce que je vaux, là n'est pas la question, mais je ne vois pas pourquoi j'ai autant d’intérêt pour elle. Alors que Tsaritsa se lève de son fauteuil et agite légèrement la main, j'ai un mouvement de recul juste par précaution...

Sans que je comprenne comment et pourquoi, je me retrouve en tailleur très bon marché et dans une salle de conférence. D'ailleurs, j'ai la désagréable sensation d'être dans celle de l'entreprise d'Oliver. Je jette un rapide coup d'oeil à ma tenue, lunettes, tailleur, talons et queue de cheval. Hey mais c'est censé être ma journée de repos aujourd'hui ! Je soupire et je pose mon regard sur la Reine qui elle aussi, a pour le coup revêtu une tenue de PDG hors de mes moyens. Pourquoi est ce que j'ai la désagréable sensation d'être un animal dans une cage quand elle pose ses yeux sur moi... J'espère qu'elle n'a pas une vision ultra développée parce que ça va devenir carrément gênant. Je regarde autour de moi, tout est vraiment parfait, tout les détails sont là, comme la cafetière et le café qui coule. C'est vraiment perturbant tout ça... Je sursaute quand la Reine s'adresse à moi une nouvelle fois. Elle me demande si ça me convient mieux et elle ne manque pas de préciser qu'elle ne me veut pas de mal. Je me doute que si elle a le pouvoir de faire tout ça, elle peut aussi très bien me réduire à néant assez facilement, chose qu'elle n'a pas encore faite donc... Pendant qu'elle me parle, je continue de regarder autour de moi, je fais le tour et je vais même me servir du café qui m'a l'air plus vrai que nature. Je pose la tasse sur la table et je vais m'asseoir sur une chaise un peu plus loin. Je ne boirais pas, juste au cas où.

Tsaritsa finit par me demander si j'ai des questions à lui poser. En fait j'en ai des dizaines, mais je ne sais pas du tout par où je vais pouvoir commencer. Je m'enfonce dans le fauteuil et je la fixe par dessus mes lunettes.

- Qu'est ce que vous voulez de moi ? Pourquoi autant d'intérêt ?

Je parle sans cesser de la fixer. Elle est peut être Reine, mais elle a légèrement perturbé mon espace vital et ça, c'est pas cool.
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MessagePosté le: Ven 8 Juil 2016 - 21:26
« Je n’attends rien de particulier de toi. Nous étions en train de discuter à la Comicon quand tu m’as posé une question qui demandait une démonstration. Moi, je désirais discuter, apprendre à te connaitre car tu m'as approché lors de cet événement et que tu semblais désireuse de te lancer dans une interaction sociale, échanger avec quelqu’un. D’où mon intérêt. Simple, non? »

Tsaritsa avait du mal à comprendre la réaction de Felicity. Plusieurs auraient été aux anges de pouvoir vivre quelque chose d’aussi unique, de se retrouver dans un monde où les rêves peuvent devenir réalité. Pourtant, la blonde semblait plus incommodée ou intimidée qu’autre chose. Pourtant elle n’était pas son ennemie. Elle n’avait pas de raison précise d’en vouloir à Felicity. Pourquoi cette curieuse réaction, alors? Tsaritsa avait lu suffisamment d’esprits alors qu’elle était prisonnière de ce désespérant imprimé sur les taxes américaines pour savoir que les humains avaient un désespérant besoin de s’évader. De rêver. D’imaginer un futur plus brillant. Alors pourquoi était-elle visiblement en réaction à tout ceci? Décidément, cette jeune femme était encore plus curieuse qu’elle n’y paraissait aux premiers abords.

Pourquoi rejeter tout ce qui était artistique et abstrait en faveur de quelque chose de plus rationnel, certes… Mais tellement plus dépriment, tellement plus sombre? Il existait des pouvoirs, des puissances capables de l’impossible. Tsaritsa n’avait rien demandé en échange à Felicity : son but était simplement d’étudier un spécimen d’être humain plus réceptif à ce qui est fiction. Or Felicity, au final, semblait se baser sur l’antithèse de cette théorie. Pourquoi aller à la Comicon, dans ce cas, si c’était pour rejeter en bloc tout ce qui était fictif? C’était une curieuse contradiction qui intriguait grandement Tsaritsa. Et même dans un environnement plus familier, la blonde ne semblait pas davantage à son aise. Pourquoi? Il n’y avait pas de logique claire à son raisonnement. Il faudrait poser davantage de questions pour comprendre. Si Felicity collaborait, évidemment.


« Est-ce si difficile de croire qu’il puisse exister un endroit, un monde, où les barrières de la réalité ne sont pas les mêmes? Tu étais à la Comicon, un endroit où c’est l’imaginaire qui prévaut mais une fois confronté à quelque chose s’inscrivant dans tout ceci, tu le rejettes comme faux. C’est là une contradiction pourtant vide de sens. Pourquoi craindre ce que tu aimes, ne serait-ce que pour passe-temps? »

Autant elle pouvait comprendre que ces pseudos super héros, ces dissidents et ces rebelles en costume puissent rejeter une vérité comme la sienne. Qu’ils rejettent son autorité, qu’ils la voient comme l’ennemi. Des enfants avançant à tâtons dans le noir, aveugles à l’évidence et croyant à tort qu’en répandant la liberté ils aidaient le monde à devenir meilleur. Mais la liberté était sans doute le plus grand des mensonges car une cage dorée reste une cage malgré tout. La liberté n’était qu’illusion. Tous se soumettaient à des règles. Rares étaient ceux avec le courage de les transcender. Ce qu’elle faisait, au fond. Chose certaine, Felicity avait intérêt à commencer à accepter la présente situation : plus elle s’acharnait à nier, plus ce qu’elle rejetait voudrait la forcer à voir. Rien ne voulait dire que Tsaritsa empêcherait ses sujets d’agir de la sorte…
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MessagePosté le: Dim 10 Juil 2016 - 15:51
Cette rencontre me rend perplexe. Oui je suis allée vers elle dans le but de discuter, de faire connaissance mais certainement pas dans celui de me retrouver ici, dans son imaginaire où il peut m'arriver tout et n'importe quoi. Voilà pourquoi je dois être mon avenante et sociable... A chaque fois, j'ai le chic de tomber sur des personnes qui sont tout sauf normales. Assise dans mon fauteuil, je ne quitte pas les Reine des yeux, je surveille le moindre de ses faits et gestes. Elle ne me le dit pas, mais rien qu'à voir l'expression qui s'est dessinée sur son visage, je me doute qu'elle est contrariée par ma réaction. Je ne vais pas m'excuser d'avoir fait louper son plan ou ce qu'elle a en tête parce que je n'apprécie pas tellement sa manière de faire.

Je relève les yeux quand elle s'adresse à moi une nouvelle fois. Ce qu'elle dit a un sens, c'est sûr, mais il faut aussi qu'elle se mette à ma place. J'attend qu'elle finisse de me parler avant de lui répondre pour tenter de lui expliquer le pourquoi de mon malaise.

- Justement, l'imaginaire c'est bien quand ça reste dans le domaine de l’irréel. C'est le but de l'imaginaire, nous faire rêver...

Et faut qu'elle me croit, avec toutes les personnes "irréelles" que je côtoies, je suis loin d'être le genre de personne qui a du mal à croire à ce genre de choses. Je vois tellement de choses que l'irréel est en quelque sorte devenu mon pain quotidien.

- Admettons que vous n'attendez rien de moi. Je me demande quand même pourquoi ? Pourquoi faire ce genre de choses ? Je veux dire, ce n'est pas dans votre intérêt de rester cachée ?

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que j'espère vraiment qu'elle ne va pas décider de me tuer parce que j'en sais trop. Je risque de lui taper un scandale étant donné que je n'ai rien demandé de tout ça.
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MessagePosté le: Dim 10 Juil 2016 - 16:40
Encore des questions, toujours des questions, la méfiance est une saine précaution mais tout l’intérêt que Felicity a suscité est en train de grandement diminuer, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur son espérance de vie globale. Alors Tsaritsa décide qu’elle en a assez de répondre et que comme c’est son monde, elle peut faire ce qu’elle veut et qu’elle ne va pas voir son petit plaisir personnel gâché par la paranoïa mal placée d’une simple humaine, ne répondant d’aucune noble lignée en plus. Une simple paysanne s’en permettant beaucoup trop face à une reine. Une situation qu’il va, naturellement, falloir corriger. Si Felicity veut continuer à l’ennuyer, ce sera à ses risques et périls. Tsaritsa a été suffisamment patiente. D’un geste presque négligent de la main, elle fait taire Felicity. Certaines personnes sont d’une ingratitude…

« Tu comprends mal les choses, jeune Felicity. Tu es ici dans mon monde. Ici, je suis une déesse, ce monde obéit à mes moindres caprices. Ce que tu considères comme ton imaginaire est mon pain quotidien. Alors au lieu de passer des commentaires dont la pertinence est au mieux douteuse et de poser des questions à la limite de l’inutile, profites donc un peu de cette chance unique qui t’es offerte.

Je vais clarifier les choses pour que tu comprennes bien. La Justice League de ton monde et moi ne nous entendons pas. Nous nous sommes affrontés plus qu’une fois. Conséquemment je profite de rares sorties dans votre monde pour voir de nouvelles choses, sans attirer l’attention. Maintenant si tu tiens absolument que je verse dans les stéréotypes de la reine maléfique, continues avec ton actuelle inquisition. »


C’est fou quand même: essayez la manière douce et diplomatique et on vous traite pratiquement comme une criminelle. Utilisez la manière forte et tout le monde hurle au scandale. Les humains, aussi créatifs soient-ils, étaient désespérément volatiles et instables. Elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour rendre la situation moins étrange pour la blonde et cette dernière faisait par pure contradiction tout ce qu’elle pouvait pour être désagréable. Mais bon. Si elle voulait jouer cette carte, aucun problème. Tsaritsa de son côté se montrerait beaucoup moins magnanime et sympathique. Premier et dernier avertissement. D’ailleurs, pour bien faire valoir son point, elle ouvrit comme une sorte de fenêtre translucide dans les airs montrant une représentation plutôt fidèle de l’enfer, tel que conceptualisé par les humains. Si elle voulait continuer sur cette lancée…

Mais comme elle l’avait dit précédemment, Tsaritsa ne cherchait pas à faire du mal à Felicity. Elle voulait juste un peu de compagnie, discuter et pourquoi pas, faire explorer son monde à la blonde. Était-ce trop demander que de pouvoir se changer les idées un peu? L’expression de la Reine des Fables se radoucit et elle fit savoir à l’informaticienne que si c’était plus simple pour elle de rester dans un décor familier pour commencer, elle était parfaitement disposée à le faire. Ce qui n’était pas dit, cependant, c’était quand Tsaritsa renverrait Felicity dans son monde. Pour le moment, tout semblant tenir quelque part entre les mains de la blonde. Quelque chose était attendue d’elle. Quoi? Mystère. Mais une chose était bien certaine : sans la bonne volonté de Tsaritsa, elle ne sortirait pas d’ici de sitôt. Et une cage dorée reste une cage malgré tout, quoi qu’on en dise…
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MessagePosté le: Mer 13 Juil 2016 - 15:02
Oui je suis curieuse et j'assume complètement ce trait de mon caractère. Je suis curieuse et qu'importe la personne que j'ai en face de moi. Je suis curieuse même si j'ai à faire à une Reine sortie d'un conte. Je suis curieuse, oui je sais que c'est agaçant mais de là à me rendre muette, quand même ! Incapable de dire quoi que ce soit, j'écoute impuissante la Reine des Fables qui en quelque sorte me traite de fille stupide. J'hausse les sourcils, j'ai envie de lui répondre que pour quelqu'un qui comprend pas, j'ai quand même un QI assez élevé mais forcément, rien ne sort de ma bouche. J'en ai connu des personnes qui ont une très forte estime d'eux, qui ont, je pense, un sérieux complexe d’infériorité mais alors là, je dois dire que Tsaritsa tient le pompom. Alors qu'elle m'explique que le fait de la harceler de question ne va rien changer, j'écoute, les bras croisés. Quand elle vient me parler de la Ligue des Justiciers, je ne peux pas m'empêcher de pousser un soupir. Alors si je suis là, perdue dans l'imaginaire de cette folle c'est à cause des super slips ? Décidément, ils sont partout là où on ne les attend pas ceux là. Je finis par enfin pouvoir parler et je ne me gène pas pour le faire.

- Pourquoi je ne suis pas étonnée que vous me parliez de la Ligue...

J'ai envie de lui demander ce qu'ils lui ont fait mais je me retiens. Avec ce qu'elle vient de me dire, avec ce qu'elle compte faire si je continue à poser trop de questions, je sais que je ne vais pas passer les cinq prochaines minutes. Je garde donc ma question pour moi et je réfléchis quelques secondes avant de prendre la parole une nouvelle fois. Je fais en sorte de trouver les bons mots pour éviter qu'elle ne me tape une crise.

- On va où maintenant ?

Je me lève de ma chaise et je réajuste ma jupe de tailleur. Elle ne veut pas me dire ce qu'elle attend de moi ? Soit ! Je vais trouver toute seule et pour ça, je vais même me prendre à son petit jeu.
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MessagePosté le: Mer 13 Juil 2016 - 17:19
Pour la première fois depuis le début de cet échange dans le monde de Tsaritsa, la Reine des Fables avait l’air surprise. Pas dans le but de déstabiliser Felicity. Réellement et complètement surprise. Elle s’était attendue à ce que Felicity la traite de la même façon que les autres, en disant « si la Justice League ne t’aime pas, moi non plus » et pourtant non. Elle lui demandait ce qu’elles allaient visiter. Ce qu’elles allaient faire. Méfiante, elle regarda la blonde pendant un long moment, s’attendant à ce qu’elle éclate de rire avant de passer un commentaire désagréable ou assassin. Mais non. L’Humaine semblait sincère. Était-ce parce qu’elle ne portait pas la Justice League dans son cœur? Difficile à dire. Les Humains étaient plus complexes qu’autre chose, avec des envies, des besoins et des caprices particuliers ou simplement étranges.

« Tu es sérieuse? Décidément tu es pleine de surprises. Je commençais à penser que tu me voyais comme une ennemie. Que tu refusais de voir que malgré tous mes pouvoirs, je reste quelqu’un de solitaire dont les moments d’interactions sociales sont très rares. Je suis ravie que tu aies enfin vu raison. Et pour répondre à ta question, c’est davantage où TU veux aller. Je te laisse le choix. »

La Reine des Fables fait apparaitre dans l’air plusieurs sphères, comme des boules de cristal, chacune montrant un environnement différent. Dans un monde imaginaire, tout est possible alors pourquoi se limiter à une possibilité? Tous les rêves de Felicity, ces rêves hérités de l’enfance qui sommeillent en chaque adulte peuvent prendre forme, devenir réels, ici. Oh Tsaritsa n’en demeure pas moins une dangereuse psychopathe capable de tuer sur un caprice. Il serait complètement fou de faire une telle erreur. Cependant, être capable de tuer sans remords ne veut pas dire être incapable d’avoir une conversation civilisée. Ce serait quand même problématique quand elle avait à se faire passer pour des gens qui au fond n’existaient pas. La civilisation humaine n’encourageant pas le meurtre gratuit, elle était forcée de faire attention.

Mais le plus intéressant dans la présente situation c’était qu’elle laissait un choix à Felicity. Considérant qu’en général les monarques ne sont pas du genre à faire ce genre de chose, voulant diriger à tout prix, il y avait là quand même une belle ouverture de la part de Tsaritsa. Pas parfaite, bien évidemment car fondamentalement tout en revenait à elle. Elle ne faisait pas cela pour faire plaisir à Felicity, elle faisait cela parce qu’elle pouvait ainsi avoir de la compagnie plus longtemps. La blonde malgré toute son attitude rationnelle et posée devait avoir des rêves, comme tout le monde. Devait avoir de la curiosité, comme n’importe qui. Il suffisait de trouver quoi dire ou quoi lui montrer pour l’amener à se confier davantage, à mieux s’imprégner de cette nouvelle réalité qui s’offrait à elle. En partant du principe, bien sûr, que Felicity collabore.


« Tu dois bien avoir envie de faire des choses, d’expérimenter des endroits et des mondes que ta réalité ne te permet pas. Qui n’a jamais été curieux de voir comment était le monde d’un jeu vidéo? Super Mario Bros, par exemple. Ou de passer un moment en Terre du Milieu? De parcourir le vide spatial à bord d’un X-Wing ou de l’Enterprise? Ici, Felicity, les seules limites sont dans ta propre tête. »
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MessagePosté le: Sam 16 Juil 2016 - 16:07
A l'évidence, Tsaritsa ne s'attendait pas à ce que je lui demande où on va pour la suite. D'ailleurs, à sa tête, je remarque sans peine qu'elle est surprise et même si je ne laisse rien paraître, au fond de moi, je ne peux pas m'empêcher d'être fière de moi. Ne dit on pas "Soit l'ami de ton ennemi" ? Je lui souris, j'espère que je sais ce que je fais... En tout cas, pour le moment je n'en suis pas vraiment convaincue. Enfin bon, advienne que pourra comme dirait l'autre. Au final, j'apprend que c'est à moi de décider où je veux aller. Je croise les bras et je remonte mes lunettes sur mon nez. Les yeux perdus dans le vide, je réfléchis à quelques endroits qui me feraient plaisir, je pense à plein de choses. Pendant ce temps là, la Reine me propose plein d'endroits et j'avoue que tous me plaisent, mais ce n'est pas de ça que je veux. Je me racle la gorge et je prend finalement la parole pour lui dire où est ce que je souhaite aller.

- Amène moi voir ton conte. Montre moi où tu as grandi.

Depuis que je suis petite, on m'a toujours appris une chose, en apprendre un maximum sur la personne à qui on a à faire. Tant pis, si elle prend mal cette demande, tant pis si elle pique une colère.

- Je veux voir ta vie...

Je sais pertinemment que cette demande est risquée, que c'est quitte ou double. Je ne peux pas m'empêcher de flipper, je surveille la moindre de ses réactions et je suis même prête à détaler en courant si jamais il le faut et que les choses deviennent dangereuses. Avant que Tsaritsa ne réponde ou ne dise quelque chose, je lui rappelle ce qu'elle m'a dit un peu plus tôt.

- On ira voir les hobbits plus tard. Comme c'est moi qui choisis, je veux que d'abord tu me montres ton conte.
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MessagePosté le: Sam 16 Juil 2016 - 18:35
« Je ne te pensais pas cruelle et sadique, Felicity. Tu sais ou te doutes pertinemment que mon histoire ne se termine pas par elle vécut heureuse et eu beaucoup d’enfants. Non. Mon histoire est sombre, teinté de trahison, de déception et de désillusion. Mais soit. Je t’ai laissé le choix et tu as décidé de remercier ma bonté par un coup de couteau dans le dos. Je m’en souviendrai. Je n’oublies jamais.

Nous y voilà. Dans un monde idyllique aux vertes plaines et aux forêts luxuriantes. Pendant des siècles, les nations de ce monde se sont livré une guerre sans merci, entrainant dans leur sillage la mort de milliers de personnes. La notion de bien et de mal différait d’un individu à l’autre. Aucun espoir de paix, aucune négociation n’était envisageable : c’était une guerre totale de laquelle il ne pouvait y avoir qu’un vainqueur.

Et puis un jour, l’héritière d’un minuscule royaume découvrit qu’elle avait quelque chose de plus que les autres : la réalité elle-même se pliait à ses désirs. Dans un monde où l’acier et la magie avait fait s’effondrer des civilisations, elle allait pouvoir se dresser contre la folie des hommes et amener avec elle un âge d’or, un âge de paix pour le monde. Ce qu’elle fit. D’abord pour son royaume, il fallait commencer quelque part.

Famine, maladie, pauvreté, elle expérimenta dans son royaume, offrant quelque chose qui avait disparu depuis longtemps à ses sujets : l’espoir. Mais cette naïve héritière n’avait pas compté sur la cupidité, l’avarice et la jalousie des mortels. Une nuit, ils assiégèrent en masse le château royal, tuèrent ses parents et voulurent la forcer à exaucer tous leurs désirs. Réalisant que si elle voulait amener la paix, il faudrait faire la guerre…

L’héritière devenue reine fit un exemple brutal de ceux qui s’étaient rendu coupables de la mort de ses parents. Elle avait voulu donner l’espoir, appeler ce qu’il y avait de bon en tous et chacun et on la remerciait par ces actes cruels. Si c’était la peur qui les motivait, elle serait le tyran absolu. Usant de ses pouvoirs, elle balaya toute opposition sans une once de remord. Pour la première fois depuis plusieurs millénaires, le monde était uni.

Uni sous sa bannière. Impératrice suprême de son monde, elle commença le lent travail de reconstruction d’une main tout en éliminant toute dissidence de l’autre. Elle recommença le travail de jadis. Plus de famine. Plus de maladie. Plus de pauvreté. Un toit pour tous. Pendant plus d’un siècle elle travailla activement à soigner le monde, à le rendre plus beau, éliminant les imperfections dès qu’elles apparaissaient. Elle était…

Elle était une déesse au milieu des mortels. Et puis un jour, son peuple décida de commettre un déicide, argumentant qu’ils préféraient encore les injustices du monde à une souveraine éternelle qui tentait de créer une utopie, visiblement contre la volonté du monde. Ils firent des souliers en métal, les firent chauffer au rouge et les lui mirent au pied et ils la firent danser jusqu’à ce que la douleur et l’épuisement ne la tue.

Physiquement, Tsaritsa était morte. Son esprit fut banni de son monde dans un rituel magique qui tua les deux tiers de tous les êtres vivants et pendant des siècles son esprit se retrouva à errer avant d’arriver sur Terre. Et la reine se jura qu’un jour elle retournerait dans le monde qui l’avait trahi, à la tête d’une armée et qu’elle prendrait sa juste revanche et que cette fois, elle ne laisserait personne interférer dans son idéal de perfection.

Tu voulais voir, Felicity. Tu voulais savoir. Tu connais mon histoire, désormais. D’où je viens, qui j’étais et ce que j’ai cherché à faire ainsi que le prix que j’ai payé pour. Je n’ai jamais voulu qu’une chose. Honorer la mémoire et le rêve de mes parents, un idéal de paix, le désir de créer une société qui pourrait simplement s’épanouir en existant, sans avoir à se soucier des tracas du monde. Désires-tu porter un second coup de poignard ou est-ce que ta curiosité est satisfaite? »


Est-ce que Tsaritsa venait vraiment de raconter son histoire? Oui. Sa version des faits, à tout le moins. Quand bien même que Felicity allait raconter ce qu’elle avait entendu à d’éventuels super héros, sans savoir quelle était sa dimension d’origine, sans rien savoir de plus que ce que la Reine des Fables daignait révéler, comment formuler un plan d’action digne de ce nom contre elle? Et Felicity avait tout vu, plus vrai que vrai, ce que Tsaritsa avait raconté. Elle avait marché dans les rues de la ville, s’était assise sur le lit de la Reine… Elle avait tout vu aux premières loges, la jeune princesse heureuse et épanouie jusqu’à la déesse trahie et exilée. Et les dernières paroles de Tsaritsa avaient été glaciales, un avertissement à peine dissimulé pour la blonde de ne plus jamais poser de questions allant dans ce sens. Pas si elle tenait à sa vie en tout cas.
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 16:14
En quoi vouloir connaître sa vie, voir ce qu'elle a vécu est quelque chose de sadique et de cruel ? Contrairement à ce qu'elle peut penser, je n'ai pas demandé ça dans le but de la blesser. J'ai toujours été du genre méfiante et je ne suis pas du genre à donner ma confiance à n'importe qui et encore moins à une Reine qui s'amuse à me balader à droite et à gauche dans des endroits tout droit sortis de sa tête. C'est assez perturbant comme situation donc chacun son tour. Les bras croisés sur la poitrine, les yeux fixés sur Tsaritsa, je l'écoute avec attention. Silencieuse, je note chaque petit détail dans ce qu'elle me raconte. Impassible, il m'arrive pourtant de temps à autre de grimacer ou de laisser échapper une mimique de compassion. Okay elle n'a pas vécu que des choses roses, sûrement pour ça qu'elle m'a dit que je suis cruelle. D'accord, j'aurais peut être pas du la jouer comme ça mais faut qu'elle se mette à ma place, je connais rien d'elle moi !

Une fois son récit terminé, elle me demande si j'ai l'intention de lui porter un second coup de poignard dans le dos. Je hausse les sourcils, elle y va un peu fort là quand même. Je laisse échapper un soupir et je secoue la tête négativement.

- Arrêtez, vous ne me connaissez pas et je ne vous donne pas l'autorisation de me parler de la sorte.

Ouais, ça ne va sûrement pas lui plaire que je m'adresse à elle comme ça mais faut vraiment qu'elle arrête. Après tout, je n'ai rien fais que de lui poser une question alors qu'elle, elle m'a embarqué dans un de ses délires.

- Oui je vous ai posé cette question, je conçois que ça vous ait blessée mais c'est ce que font les amies pour apprendre à se connaître. Vous me dites que je suis cruelle et sadique mais vous, vous êtes quoi ? Vous m'avez embarquée ici sans même me demander la permission et pourtant je ne suis pas en train de vous insulter que je sache.

Je plisse les yeux, j'ai parlé calmement, sans m'énerver. Je ne sais pas du tout comment elle va réagir, ça se trouve elle va me piquer une crise mais tant pis. Elle est qui pour me dire que je suis quelqu'un de sadique et de cruel ? Elle me connait depuis seulement quelques heures et je ne lui donne pas la permission de me traiter de la sorte.

- Désolée que vous l'ayez mal pris mais je suis comme ça. J'ai besoin de connaître les gens avec qui je parle.
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 21:26
Hum. Peut-être effectivemment que l’humaine n’avait pas voulu être désagréable. Elle était tellement habituée à la trahison et à la manipulation qu’elle en oubliait parfois la sincérité. Souvent même. Elle arqua un sourcil. En théorie, elle aurait dû punir Felicity pour son insolence mais elle commençait à comprendre le fonctionnement particulier de cette mortelle. Elle concédait par conséquent à ne pas lui enseigner le respect d’une façon qui aurait probablement fait faire trois tour sur elle-même à la blonde. Elle se força à rester calme et posée. Elle était la Reine, c’était elle qui faisait réagir les autres, pas l’inverse. Patience, se répétait-elle. Éventuellement cette insolente paysanne lui servirait à quelque chose. Pour le moment en revanche, à part susciter l’irritation… De façon volontaire ou non, telle était la réalité.

« Soit, soit. Admettons que ce n’était pas volontaire. Tu devrais cependant mieux réfléchir à tes paroles, dans ce cas. Tu as de la chance de susciter mon intérêt. Autrement, l’envie de séparer ta tête de ton corps aurait pu me prendre et ici, je suis une déesse. Maintenant que tu me connais mieux, qu’est-ce que cela amène, au juste? Sommes-nous maintenant des amies parce que tu connais mon passé? »

N’ayant pas d’amis, il était difficile de déterminer comment les choses fonctionnaient pour les humains, comment ils définissaient leur statut social et leur cercle de connaissances. Elle était curieuse de comprendre la pensée de Felicity. Rien ne garantissait qu’elle y concevrait quelque chose, cependant, elle aurait essayé. Autant les Humains étaient magnifiquement créatifs, autant il était d’une inutile complexité par moment. Il aurait été tellement plus simple de juste utiliser ses prodigieux pouvoirs mentaux pour la soumettre à sa volonté… Mais elle s’était promis de faire un effort. Et elle le ferait parce que ce serait encore plus aisé pour elle de gagner de l’influence en ce monde en en comprenant mieux les habitants. Elle comprenait certains aspects des humains mais pas encore tous. Au moins, elle continuait d’apprendre, elle ne stagnait pas.

Que ce soit avec ses « cultistes » en tant que Hope ou ses fans en tant que Jia Tessa Surits, elle continuait d’avoir un pouvoir sur ces mortels qui allait en grandissant. Felicity était une clé pour débloquer un nouveau potentiel, une nouvelle avenue à explorer pour réussir à amasser de plus vastes ressources pour éventuellement reconquérir son monde. C’était tout ce qui avait de l’importance à ses yeux. Le reste était purement accessoire. Quand elle aurait repris le contrôle de son monde, l’humanité ne serait, au mieux, qu’une distraction amusante de temps en temps. Elle aurait deux mondes à gérer, un purement imaginaire, créé par sa volonté et un autre qu’on l’avait forcé à quitter il y avait bien trop longtemps de cela. Alors se rajouter la Terre en prime pour régner? Non merci. C’était une frivolité du moment pour elle, rien de plus.


« Dis-moi, comment fais-tu pour dire les choses sans que cela ressemble à une menace alors que ce n’est pas le cas? Parce que j’en déduis à tes réactions que tu sembles percevoir quelque chose d’hostile de ma part alors qu’il n’en est rien. Du coup, je ne peux que m’interroger sur la façon de faire. Parce que bon, ce serait dommage que tu me craignes alors que la situation ne s’y prête pas… »
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MessagePosté le: Ven 19 Aoû 2016 - 23:02
Exaspérée, je ne peux pas m'empêcher de lever les yeux au ciel. Quoi que je dis ou que je fasse, je crois, je suis même sûre qu'elle ne verra pas que je ne lui veux pas de mal. Les mains posées sur les hanches, je ne peux pas m'empêcher de lui lancer un regard qui en dit long sur mon état d'esprit. En plus de n'avoir aucune considération pour les autres, elle a le melon et généralement, c'est le genre de trait de caractère que je ne supporte pas chez les gens. J'ai tendance d'ailleurs à le leur dire mais là, oui, je préfère me taire et garder ce point de vue pour moi. Elle a peut être le melon mais elle est tout à fait capable de me faire tomber la tête. Je prend une profonde inspiration avant de répondre à ses premières questions.

- Amies, c'est un peu trop tôt pour le dire. Mais le fait que je connaisse un peu ton passé m'aide à me faire une idée sur toi et sur ton caractère... C'est ce qui aide à se faire une opinion des gens.

Encore une fois, j'espère que mes mots ne vont pas la froisser. Je n'ai pas vraiment envie que tout ça finisse en crêpage de chignon parce que je doute de m'en sortir vivante. Quelque peu anxieuse, je note la moindre de ses mimiques, de ses réactions. Si elle veut me tuer, je vais bien le voir à son visage non ? Heureusement pour moi, elle ne semble pas encline à séparer ma tête de mon corps et je ne peux pas me retenir de pousser un soupir silencieux. J'hausse un sourcil quand elle me demande comment elle doit faire pour ne pas avoir l'air de dire des menaces quand elle parle. Là pour le coup, je suis un peu prise au dépourvue parce que là encore, je n'ai pas envie qu'elle prenne mal ce que je vais lui dire. Je me racle la gorge avant de lui répondre en essayant du mieux que je peux de bien chercher mes mots.

- Essaye d'employer un ton plus amical, moins froid. Ne le prend pas mal mais à chaque fois que tu me parles, j'ai l'impression que tu vas me sauter à la gorge et tu me donnes la chaire de poule.

Bon ok j'aurais peut être du dire ça autrement mais appelons un chat un chat. A chaque fois qu'elle me parle, j'ai des frissons dans tout le corps et j'ai la sensation de me geler sur place et c'est une sensation très désagréable.

- Sois moins sèche dans tes paroles et tu verras que ça se passera beaucoup mieux.

J'ai envie de lui faire un clin d'oeil mais là encore je me retiens. Ça se trouve là d'où elle vient, c'est considéré comme une menace !
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MessagePosté le: Ven 19 Aoû 2016 - 23:27
« Je te remercies pour tes conseils, Felicity. Il est parfois difficile de s’adapter à une nouvelle culture, comme c’est le cas avec les Humains. Maintenant que j’ai une meilleure idée de la chose… Tu vois? Moins, froid, moins menaçant, moins sec. Je suis capable d’appliquer rapidement tes recommandations. Voilà qui me plait beaucoup. Peut-être que nous deviendrons des amies, au final. »

La transformation était étonnante. Une minute, la Reine des Fables avait ce ton à vous donner froid dans le dos, la suivante, c’était comme si elle avait toujours eu ce ton chaleureux, pratiquement amical. Les capacités d’adaptation de cette entité surnaturelles étaient terrifiantes et si Felicity écoutait bien, elle entendrait même les accents et les régionalismes de l’endroit où elle était née. Même dans son non verbal, la Reine des Fables semblait plus décontractée. Plus « à l’aise ». C’en était bluffant, pour ne pas dire autre chose. Le décor changea encore et cette fois, la scène s’arrêta sur une vaste chambre (probablement suffisante pour faire loger facilement au moins une dizaine de personnes et la Reine des Fables invita Felicity à s’asseoir sur le rebord d’un immense lit à baldaquins. Pourquoi une chambre? Elle s’inspirait des récits de fiction.

Dans les livres, les femmes qui veulent échanger ou qui sont proches ont souvent des discussions dans une chambre à coucher. Non, elle n’allait pas se mettre à coiffer Felicity, il y avait toujours des limites à vouloir se montrer moins menaçante. Quoi qu’il en soit, elle avait encore beaucoup à apprendre sur les humains et comme le temps ici se déroulait différemment de ce qui était perçu sur Terre, quand elle renverrait Felicity, ce serait comme si rien ne s’était passé. Jadis, le temps dans sa dimension était le même qu’ailleurs. Mais les siècles lui avait fait gagner en puissance et maintenant, sa dimension suivait les règles de sa maitresse. Les règles de Tsaritsa, la Reine des Fables. Et on se demande comment il se fait qu’elle ait un tel ego. Quand vous avez autant de pouvoir entre les mains, il arrive que ce soit symptomatique, tout simplement.


« Fort bien, il y a des progrès, je suis donc satisfaite. Tu es une bonne pédagogue, tu sais? Pour quelqu’un qui a le sentiment d’être maladroite socialement, je trouve que tu t’en sors très bien. Il me tarde de passer à la prochaine leçon. Il y a tant à apprendre sur les humains. C’est fascinant, considérant que j’ai en tête le savoir de millions de choses incroyables. Non, tu ne partiras pas d’ici de sitôt… »

Même si tout avait été dit de façon très polie, très cordiale et avec une pointe d’amusement, la sentence, car Felicity le percevrait probablement comme une sentence, venait de tomber. Telle Shéhérazade, Felicity ne quitterait ce monde hors du monde que lorsque Tsaritsa serait satisfaite. Et considérant qu’elle semblait avoir une soif inextinguible de questions… La blonde informaticienne aurait le temps de voir bien des merveilles et bien des prodiges avant de réintégrer sa dimension. Mais au moins elle peut y voir un certain avantage. Tant qu’elle reste intéressante, elle reste en vie. Et puis bon… Vous connaissez beaucoup de personnes qui reviennent de la Comicon après avoir fait un séjour dans un lieu qui défie l’imagination? Felicity garderait des souvenirs mémorables de cette première rencontre avec la Reine des Fables. En bien ou en mal? Seule la blonde sait…

Fin.
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[Star City] Il était une fois: Rencontre du troisième type (PV) (Terminé)

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