Un produit rare sur le marché 'feat Lois Lane)

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MessagePosté le: Lun 20 Juin 2016 - 12:54


Vous ne pouvez pas vous imaginer comme il est difficile de trouver des bons produits en ville à prix défiant toute concurrence, et quand on a trouvé enfin la perle rare, le fournisseur de confiance qui vous vend ses produits issus directement de l'agriculture biologique sans pesticides ni engrais illicites, vous ne le lâchez plus, quitte à faire plus de 150 km toutes les semaines pour vous approvisionner !
C'est pourquoi, tous les vendredis matin, j'enfourchais ma bécane équipée de sacoches surdimensionnées et je me rendais dans la banlieue sud de Métropolis pour faire mon petit marché de fruits et légumes de saison, prenant le risque d'y tomber sur une vieille connaissance qui y régnait en maître absolue, Superman ... Mais je doutais qu'il me repère ou me reconnaisse du premier coup d'oeil car il me connaissait avec une tignasse rousse et des yeux rouges que j'avais pris la précaution de dissimuler sous une teinture et des lentilles marron dès mon arrivée en amérique et en particulier à New-York.
Mon patron m'avait cependant demandé la raison de ce changement de couleur, pour les cheveux, car j'avais omis de teindre mes sourcils qui étaient resté d'un roux blonds flamboyant et je lui avait servi une histoire de complexe qui me collait depuis l'enfance et l'école où j'avais été la soit disant tête de turc de mes petits camarades jusqu'à l'université ... Il avait avalé mon histoire, un doute encore à l'esprit, mais mes états de service impeccables dans sa brasserie lui firent oublier ses doutes. Mes yeux, par contre, c'était autre chose ... Porter des lentilles, ce n'était pas mon truc, et régulièrement je devais les ôter pour mettre des lunettes assez fumées pour cacher la rougeur de mes iris et de mes prunelles. J'avais essayé les bleues, les vertes, les noisettes, et finalement, seules les marron foncées parvenaient à masquer efficacement cette différence oculaire. J'étais donc brun au yeux marron au lieu de roux au yeux de pourpre, ressemblant au commun des mortels de loin. restait un dernier point qui pouvait mettre les chiens de chasse de mon père sur ma piste à part quelques exploits musculaire ou énergétiques, mon odeur. Pour tromper leur flair, je n'oubliais jamais de mettre aux endroits stratégiques quelques gouttes d'un mélange astucieux de vanille, patchouli et cannelle qui devrait les mettre en erreur.

J'arrivais donc au marché du vendredi, garais ma bécane toujours au même endroit et remontais les allées mes sacoches sur l'épaule jusqu'à mon détaillant/grossiste préféré originaire d'un petit village de la cambrousse, et ce depuis un bon moment. D'habitude, je marchais en toute quiétude, confiant de mon déguisement et saluant les habitués comme moi, m'arrêtant devant l'étal de la jolie Marion, vendeuse de fromages de chèvres de son état, qui me vendait quelques uns de ses crottins toujours avec le sourire et que je draguais plus ou moins ouvertement au passage. Ma commande était déjà prête et emballée, mais je préférais revenir après pour les prendre pour ne pas gâter les reste avec leur fumet. Quelques banalités badines plus tard, j'arrivais donc à ma destination principale, mais un sentiment étrange m'avait envahis depuis la crémière sans que j'en sache le pourquoi. Je m'étais retourné plusieurs fois, scrutant la foule sans rien y trouver ... Curieux ... Mes sacoches pleines, les fromages par dessus, je repris le chemin de New-York avec ce sentiment de la proie sentant le chasseur tout proche, et ça ne m'était pas agréable, pas du tout ... Je me faisais peut être des idées ? De toute façon, une fois dans ma cuisine,tout cela s'effaça comme par magie ...

Le vendredi suivant, même rituel, même petit parcours dans le marché, même gens souriant qui viennent me toper la main ou me la serrer amicalement, et même sentiment qui s'installe, mais dès mon arrivée. Quelqu'un me suivait j'en étais convaincu ... Je quittais Marion un peu plus vite que de coutume, ce qui lui fit naître une barre sur le front de contrariété, et au lieu de marcher droit à l'autre, je prenais une contre allée, passais derrière les étals caché par les bâches et attendis. Quelqu'un avait pressé le pas à ma suite, une femme, et je la vis plus ou moins passer devant moi dissimulé derrière la toile cirée. Elle avait fait à peine quelques pas que je sortais de ma cachette et la rattrapais, la saisissant par l'épaule pour la faire pivoter de force :

Je peux savoir pourquoi vous me suivez ? je sais que je suis beau gosse mais quand mêmmm ... Demandais je sur le ton de la plaisanterie, mais l'humour se coinça dans ma gorge quand je reconnus ma suiveuse ... Lois Lane ! Elle avait coupé ses cheveux, et ses traits étaient moins poupons que la dernière fois que nous nous étions rencontrés, mais c'était bien elle, l'appareil qu'elle tenait faisait fois aussi ... Journaliste un jour, journaliste toujours ... Je regardais à droite et à gauche à la va vite, puis la tirais en arrière entre les étals ... Personne de doit savoir. Chuchotais je Comment m'avez vous retrouvé ? Qui d'autre est au courant ? Parlez ! Je ne pouvais éviter de hausser le ton, et une impression monta d'un coup en moi que je n'avais pas ressentie depuis un bon moment ... Les lentilles s'irisèrent de vermillon ... Il fallait que je me calme, surtout que je serrais ses épaules entre mes mains un peu trop fort ... Je soupirais, faisant des efforts incalculables pour me recentrer, et desserrais mon étreinte ... Désolé ... m'excusais je en la lâchant.


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MessagePosté le: Ven 1 Juil 2016 - 4:28
Il faisait sombre, j’entendais un bourdonnement régulier, j’étais à nouveau dans la zone grise, je me tenais sur le haut d’une dune, puis je tombai et je glissai jusqu’en bas, quand je me redressai, trois silhouettes massives se tenaient là où j’étais, je ne pouvais pas voir leurs visages, mais je savais que l’un d’eux était Clark, le second était l’homme qui m’avait capturée, et le dernier était Zod. Je me mettais à courir, mais c’était comme dans un rêve, j’avais beau courir, je n’arrivai pas à avancer, le bourdonnement s’intensifiait, je trébuchai et je tombai, j’avais du mal à respirer, j’avais l’impression d’étouffer, le bourdonnement devint plus fort, je me redressai et vis une silhouette obscure au-dessus de moi.

Je me réveillai en sursaut, mes yeux volèrent autour de la pièce plongée dans la pénombre, les rayons pâles du soleil filtraient à travers les stores, éclairant faiblement la chambre à coucher. Je regardai la place vide dans le lit à côté de moi. Je faisais des rêves sur la Zone Fantôme toutes les nuits depuis que nous étions rentrés, ça ne faisait que trois jours, j’espérai que les rêves allaient bientôt passer. Au moins Clark n’assistait pas à ça, je ne voulais pas qu’il s’inquiète. Est-ce qu’il avait dormi ici cette nuit ? Nous ne nous étions presque pas croisés les deux derniers jours, pour cause, les combats avec Zod et avec Xa-Du avaient laissé la Forteresse en ruines, ah et oui, une espèce de momie de l’espace s’était échappée de la Zone Fantôme pendant que Clark et moi y étions piégés, à cause de Zod toujours, et Xa-Du était non seulement puissant mais il avait aussi décidé de mener une vendetta contre les El qui l’avaient emprisonnés, il avait aussi trouvé le moyen de contrôler le portail de la Zone Fantôme, non seulement mais aussi d’empêcher Clark de s’en servir, il avait provoqué une anomalie et maintenant la Zone Fantôme était reliée à la Terre.

J’attrapai l’oreille de Clark et le serrai contre ma poitrine avec un bras, je tournai mécaniquement le bouton du réveil matin sur off avec ma main libre puis enlaçai l’oreiller avec les deux bras, je baissai la tête et respirai l’odeur du tissu. Je poussai un soupire et me déplaçai sur le rebord du lit. Je me glissai sur le sol, prenant garde en me levant, ma cheville était encore un peu fragile, et il était hors de question que j’utilise des béquilles, j’allai en trébuchant jusqu’à la salle de bain. La lumière m’aveugla et je dus cligner plusieurs fois des yeux pour m’habituer aux néons. J’attrapai la brosse à dent et commençai à me brosser les dents machinalement, je cessai brusquement quand je croisai mon reflet dans le miroir de la salle de bain. Mon visage était aussi gris que mes rêves, mes traits étaient tirés, mes yeux étaient enfoncés et sombres, l’ombre violette sur le côté de mon visage commençait à s’estomper, le bleu sur ma joue était devenu brun, le contour de mon œil était passé du pourpre au jaune maladif, mais la paupière était encore très enflée, bien que le gonflement avait beaucoup diminué, et la peau était d’un rouge cramoisie. J’espérais que Clark n’avait pas trop de problèmes de son côté, mais j’étais en-même temps heureuse qu’il soit absent. Je me rinçai la bouche puis le visage et allai prendre une douche chaude.

J’enfilai des vêtements amples à manche longues pour cacher les marques qui étaient entrain de disparaître autour des poignets, je maquillai du mieux que je pouvais les blessures sur mon visage et allai vers la cuisine dans l’espoir de me réveiller avec du café. Une note qui n’était pas là la veille était accrochée sur le frigo :
« Pense à manger. Je t’aime.
PS : Le café ne compte pas comme de la nourriture
 »
Je souris et secouai la tête en soupirant, je préparai du café puis allait chercher de la nourriture dans le frigo, je fronçai le nez en sentant l’odeur du fromage, j’observai le contenu du frigo et haussai un sourcil, on avait plus de légumes, enfin sauf si on considère le fenouil comme un légume, ni de fruits d’ailleurs, et l’odeur du fromage me rendait nauséeuse, il fallait que je sorte d’ici. Clark m’avait convaincu de travailler à la maison quelques jours, on avait raconté à Perry que j’avais eu un accident de voiture, Farmboy était inquiet que je n’aggrave certaines de mes blessures, j’avais rappelé à Clark que je n’étais pas tombée en courant après un article, mais en dégringolant d’une dune en essayant d’échapper à des criminels dans une prison interdimensionnelle. J’aimais aussi avoir une vie normale des fois. Mais ma version de la normalité ne souffrait pas ce genre d’inconvénient comme une cheville tordue et j’étais peut-être têtue je comprenais que je perdrai plus de temps si j’aggravai ma blessure en ne me ménageant pas. Alors j’avais fini par accepter sa vision des choses.

Je refermai la porte du frigo, je me versai du café, soufflait à peine sur la tasse et bus une gorgée, le liquide me brûla, j’étouffai, je recrachai dans l’évier et toussai. Bien, je devenais folle, il fallait que je sorte. J’avais envisagé d’aller au Planet, très mauvaise idée, j’y avais été le lendemain de notre retour, j’avais à peine franchi les portes de l’ascenseur que Perry m’avait renvoyé chez moi. Le frigo était à moitié vide, j’avais envie d’un bon café et de prendre l’air, et le vendredi il y avait un très bon marché, la perspective de faire les courses me paraissait étonnamment réjouissante, preuve qu’il fallait que je sorte d’ici. J’étais prête en dix minutes, j’avais pris mon sac à main, chaussé des baskets, à quoi cela servait-il de sauver ces magnifiques escarpins si j’étais obligée de porter ces choses, j’étais très bien dans des talons, j’avais mis une pair de lunette de soleil et j’avais caché ma tête sous un chapeau.

Il était encore tôt, j’avais mis une quinzaine de minutes à faire mes courses et j’étais prête à m’en aller, avant je décidai de prendre un café et de faire une balade dans le marché. Je savourai mon café en me promenant dans les allées. Je m’intéressai bien plus aux gens qu’aux légumes, et présentement je m’intéressais à des gens qui s’intéressaient aux légumes, je trouvais fascinant les personnes qui étaient captivées par des choses qui au mieux m’arrachaient un reniflement ou un haussement de sourcil. C’était un spectacle étonnant, observer toute cette animation, cette vie qui fourmillait, tous ces visages comme autant de paysage, toutes ces histoires derrière chaque personne unique. Se mêlaient dans les allées les curieux et les commerçants, les restaurateurs à l’intérêt professionnel terminaient à cette heure leur récolte, tandis que les allées se remplissaient d’étudiants, de familles, les enfants étaient ennuyés, d’autres jouaient entre les étales, les mères grondaient. Il y avait aussi des solitaires, comme moi, des promeneurs, des voyageurs, qui s’égaraient, se perdaient dans la contemplation des tomates et des crottins de chèvres, et finissaient par fusionner avec les bocaux à anchois et les aubergines, je repérai une haute figure qui me faisait dos, quelques mètres en avant, je souris. Mes yeux s’étrécirent quand il se retourna, je me détournai tranquillement, faisant mine de m’intéresser à un vendeur d’épices, du coin de l’œil, je suivis son mouvement.

Je parvins à le suivre sans qu’il me repère, me déplaçant tranquillement dans les allées, prenant souvent des passages secondaires et détournés pour ne pas attirer son attention sur moi. Il s’était retourné à quelques reprises et j’avais cru un moment qu’il m’avait aperçu, mais soit il était étonnamment distrait soit j’étais meilleure que je ne le pensais. C’était peut-être la chance d’un jour, je devrais mieux employer ce talent provisoire à suivre quelqu’un comme Luthor que le premier venu. Mon inconnu semblait au premier abord plutôt commun, mais quelque chose, je ne sais quoi, m’intriguait réellement sans que je ne puisse dire ce que c’était. Quelque chose dans son visage m’était connu. Cachée derrière un étale je parvins à prendre une photo de sa silhouette et une autre de son visage alors qu’il était arrêté devant un marchand. Je devais être devenue folle sans nulle doute pour me lancer à la poursuite d’un inconnu au milieu du marché sud de Metropolis. Je le suivis jusqu’à qu’il s’en aille, dès qu’il fut parti je sortis un calepin et notai toutes les informations que je pouvais, je ne sais pas si tout ceci allait me mener quelque part mais j’avais justement besoin de m’occuper et cet inconnu avait éveillé bien plus que ma curiosité, il avait fait naître des soupçons en moi, le soupçon était le sel des sensations d’un reporter. Mon quotidien manquait cruellement de mystères intéressants…

De retour à la maison je mettais les photos que j’avais prises sur l’ordinateur et en fis aussi un tirage papier. J’enregistrais aussi mes notes sur un fichier, j’avais relevé la date du jour, l’heure à laquelle il est parti et une approximation de son horaire d’arrivée, des indications sur les déplacements qu’il avait suivi, à qui il avait parlé, sa tenue, ses caractéristiques physiques, la marque et la couleur de sa moto et là où elle était garée. C’était factuel et ça ne me menait nulle part, pour l’instant, mais le moindre détail le plus anodin pouvait aider plus tard, si quelqu’un d’autre était là, au hasard ma sœur, elle dirait sûrement que je me mêle seulement de la vie des gens pour rendre la mienne intéressante ou un truc dans ce style. Je suppose que ça serait ironique. Pour ces jours-ci, ça pourrait être vrai, je m’ennuyai à mourir. Non pas que je préférai la Zone Fantôme au repos forcé… mais je ne sais pas ce qui était pire entre ça et les sujets que me confiait Perry. Il était inquiet, je comprenais, mais qu’est-ce qui était pire un Perry White inquiet ? Ou une Lois Lane ennuyée ?

Lundi ma cheville allait beaucoup mieux, je n’avais pratiquement plus mal et mon visage aussi avait presque guéri, le maquillage cachait habilement les derniers vestiges de la Zone Fantôme et son souvenir ne hantait plus mes nuits, je fis encore quelques rêves dans les semaines qui suivirent, mais ils finirent par disparaître. Un soir dans la semaine, j’étais encore dans mon bureau, il était près de 23 heures, je n’avais aucune idée d’où se trouvait Clark en ce moment, il n’avait toujours pas réussi à régler son problème et je n’avais aucun moyen de l’aider, c’était frustrant et je me plongeai dans mon enquête pour me changer les idées. Je regardai encore la photo que j’avais prise du mystérieux inconnu, je l’avais baptisé John Doe pour l’instant. Plus je regardai ces photos, plus j’avais l’impression que quelque chose m’échappait et moins j’avais le sentiment de m’approcher de comprendre ce que c’était. J’étais persuadée d’avoir déjà vu son visage, je l’avais comparé à des tas d’autres photos mais je n’avais rien trouvé qui concordait. Finalement, un soir, alors que je regardai différentes photographies, je songeai à quelque chose.

J’avais regardé dans toutes les archives photographiques que nous possédions, sauf peut-être quelque part. J’ouvrai un tiroir fermé à clé et sortait une boite, elle contenait d’anciennes photos de la JLA, c’était des portraits très personnels, ce n’était pas des photos de super-héros, c’était les amis de Clark. Par mesure de précaution elles étaient cachées dans mon bureau et pas dans le sien. Je les regardai une par une, je reconnaissais la plus part des personnes qui étaient dessus, je n’étais pas la meilleure journaliste du monde et mariée à l’un des plus puissants super-héros de la planète pour rien. Je m’arrêtai sur une photo de groupe, on y voyait bien sûre Superman, à côté de Batman, je souris en voyant Flash, nous nous étions déjà rencontrés, dans de bonnes et de moins bonnes circonstances, comme je l’avais interviewé l’année passée, je gardai un très bon souvenirs de cette rencontre, nous nous étions recroisé récemment quand j’avais été enlevée par the Key avec Iris West à la Saint Valentin, j’en gardai une mémoire beaucoup moins agréable… A côté de Flash se tenait un des Green Lantern, je repérai aussi J’onn J’onnz sur la droite du groupe et en arrière plan on discernait Wonder Woman et un autre homme de profil. Je ne voyais pas bien son visage, la carrure correspondait mais pas ses cheveux.

Je plaçai la photo sur le côté et continuai de chercher. Je finis par trouver une photographie avec l’homme et Wonder Woman où cette fois on distinguait bien mieux son visage. L’homme était de face, il souriait à l’appareil, Diana le regardait en coin, les bras croisés, sa posture retranscrivait l’autorité, mais le sourire en coin et la malice au fond de son regard trahissait son affection et l’euphorie d’un moment qui appartenait au passé. Orion ? Je superposai les deux images, les cheveux et les yeux étaient différents, mais les deux visages se ressemblaient. Que ferait Orion au milieu d’un marché en banlieue ? Cela était-il inconcevable alors que j’étais mariée moi-même à Clark Kent, reporter du Daily Planet, originaire du Kansas et qui a grandi dans une ferme, alias Superman, un des plus grand héros de la planète, et qui était un extraterrestre dont les parents l’avaient envoyé sur la Terre depuis l’autre bout de l’univers pour le sauver de la destruction de son monde ? Je suppose que je pouvais imaginer Orion comme ça… Mais la couleur des cheveux et des yeux ? Je n’étais même pas certaine que c’étaient les mêmes personnes, j’avais été sûre de le reconnaître, mais maintenant je pensais que j’avais très bien pu me tromper et confondre cet inconnu avec un super-héros que je connaissais assez peu et que j’avais rencontré seulement une fois dans des circonstances qui m’avaient plus marqué que notre rencontre en elle-même.

Je voulais demander son avis à Clark, mais je n’eus pas le temps d’en discuter avec lui, ou plutôt il n’était pas là, il traquait Xa-Du pour refermer le portail et l’empêcher de libérer d’autres super criminels de la prison dimensionnelle. Finalement je décidai de retourner vendredi au marché pour éclaircir mes soupçons et découvrir de quoi il en retournait, je n’aimais pas les énigmes irrésolus, quelque soit le niveau de l’énigme ou l’utilité de la résoudre, j’avertis tout de même Clark. Cette fois je le pistai dès son arrivée, j’avais attendu dans un endroit d’où je pouvais voir sa moto arriver sans qu’il ne puisse lui-même me voir. Il était à l’heure, donc c’était un client régulier, un client de quoi Lois de fromages de chèvre ? Il fallait vraiment que je laisse ce gars tranquille, mais pas tant que j’en aurais pas le cœur net. Je le suivis, c’était assez facile, il refaisait le même trajet. Soudain, après avoir passé l’étale des fromages où je l’avais aperçu en premier, il bifurqua dans une contre allée, je pressai le pas et le cherchai des yeux, mais je ne le voyais plus nulle part, les étales étaient cachés à ma vue par des bâches, il m’avait perdu. Je pouvais le suivre dans la petite allée, mais c’était une mauvaise idée s’il m’avait repéré, sinon je pouvais prendre un autre chemin et essayé de le rattraper plus tard, ou alors retourner à sa moto… Je décidai de contourner pour le retrouver plus loin. Mais à peine avais-je fais quelques pas après avoir passé le passage, vide quand j’y jetai un coup d’œil rapide en passant devant, qu’on m’agrippa par les épaules. Je restais calme, je reconnus l’inconnu, qui ne l’étais plus tellement maintenant, lui aussi sembla me reconnaître après un moment, il m’attira dans la petite allée, il avait resserré sa prise sur mes épaules, j’étais plutôt résistante, jusqu’à un certain point, je grimaçai sous la douleur et essayai de me dégager, mais il était beaucoup trop fort.

- Tu me lâches je parle ?


Proposai-je agacée, en regardant ses pupilles de près je vis la membranes des lentilles qu’il portait, je notai la coloration légèrement rouge qu’avaient pris ses yeux, j’ignorai à quoi c’était du ou ce que ça voulait dire, mais j’espérai qu’il faisait toujours parti des gars biens. Il desserra sa prise sur mes épaules, je soupirai doucement, il me lâcha finalement en s’excusant. Je croisai les bras devant moi. Comme il attendait toujours que je réponde à ses questions, je fis un geste pour désigner le marché :

- Je vous ai vu ici la semaine dernière. Je n’étais pas sûre de ce que j’avais vu.

J’étais consciente que c’était tout à fait bizarre et stupide, j’avais aussi ma part de fautes dans cette histoire, pour l’avoir suivi, traqué de la sorte, mais je trouvai sa réaction exagérée. Mais au moins ça expliquait les lentilles et la teinture. Bien j’avais avancé, je savais qui était mon inconnu, maintenant je voulais savoir pourquoi il se cachait. Son comportement était étrange.

- Il n’y a que lui qui est au courant…


Dis-je, en parlant de Clark. Si Orion ne me faisais pas confiance, j’espérai qu’il faisait confiance en Superman. Mon dieu j’avais une brillante carrière de journaliste et j’étais mariée à Clark, je connaissais des secrets, beaucoup de secrets, et je n’avais jamais trahi Clark et je ne le trahirai jamais, je n’en avais jamais parlé, pas même à mes amis, certainement pas à ma famille de toute façon, sauf à Martha, sa mère, c’était la seule. Je savais très bien quelle réputation on me donnait, mais je n’étais pas une chasseuse de scoop, impitoyable et prête à tout, j’étais prête à tout, mais j’avais une intégrité journalistique, dont ceux qui me critiquaient faisaient peu preuve, et plus important, j’aimais et je respectais mon mari, j’avais gardé le secret de Clark, je l’avais protégé, je n’avais jamais divulgué aucune information qui n’était pas destinée à l’être, ni sur Superman, ni sur ce que je savais de la JLA et de ses membres, il devrait mieux savoir.

- On ferait bien d’aller parler ailleurs...


Chuchotai-je en regardant autour de nous, ce n’était pas l’endroit pour avoir des discussions comme celles-ci.
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MessagePosté le: Ven 1 Juil 2016 - 12:37


Je savais que je prenais un risque en venant chercher mes produits ici, mais je pensais qu'après avoir changé ma couleur de cheveux et mis des lentilles colorées, je pouvais être tranquille ... Comme je me trompais ... Lois Lane m'avait débusqué ... Cela ne m'étonnait que très peu en seconde réflexion, cette terrienne était perspicace et observatrice et qui plus est me connaissait déjà. C'était le destin qui l'avait fait mettre sur mes traces, une rencontre fortuite et malheureuse pour moi ... C'était donc elle que j'avais senti vendredi dernier, mon instinct ne m'avait pas trompé, on m'avait donc bien suivi et je n'étais plus étonné de n'avoir rien détecté en sachant maintenant que c'était d'elle que j'étais la proie.
Je l'avais lâché, et je la regardais, détaillant ses traits au mieux tant nous étions proche, plus proche que nous n'avions pu l'être autrefois. Elle avait grandi et vieilli, un peu, ses traits étaient tirés et des traces subsistaient sur ses pommettes de coups reçu il n'y a pas très longtemps. Elle avait maigri aussi, moins pulpeuse qu'avant la belle, mais plus femme aussi. Supertruc avait de la chance vraiment de l'avoir trouvé, et de la garder !
D'ailleurs, je ne fus qu'à peine surpris quand elle m'avoua que "lui" était au courant, ce qui ne m'empêcha pas de blêmir tout de même. Après cinq années de vie anonyme en relative sécurité, me voilà démasqué et avec deux personnes qui me furent chères, enfin, qui comptèrent un peu plus pour moi que la moyenne, et qui de fait étaient en danger autant que moi ... Je pensais déjà à disparaître à nouveau, à changer de ville, d'état, de pays, persuadé maintenant que si Kent était au parfum, il n'aurait de cesse de me débusquer à nouveau, quitte à se faire aider par d'autre au besoin ... Je ne voulais pas ça ... Maudire mon père n'était qu'une faible consolation ...
IL est déjà au courant ? Vraiment ?    Mon désappointement et ma contrariété devaient certainement transparaître sur mon visage, mais avec eux, ma colère s'était évaporée et la lueur rougeâtre derrière mes lentilles avait disparu, laissant place à cette couleur orangée vers laquelle ils tendaient depuis quelques temps déjà.
J'étais en fait complètement démoralisé, mes épaules tombant sous le coup de cette émotion bizarre. Je n'avais aucune envie de changer de vie maintenant, celle que je m'étais bâtie me convenant parfaitement, m'aidant de plus à faire reculer de plus en plus cet aspect sombre qui sommeillait encore en moi, la preuve encore à l'instant. J'étais comme un malade atteint d'une affection grave dont la rémission venait de prendre fin.
Il y a des bureaux là bas plus loin pour les transactions des grossistes, ils sont insonorisés et on ne nous dérangera pas ... Venez ... Je la faisais passer devant moi, la guidant du plat de la main dans le creux de ses reins. Revenu dans une des allées du grand marché, au milieu d'une foule plus ou moins compacte, je prenais la tête de notre duo et ouvrait le chemin comme un brise-glace fendrait la banquise, regardant régulièrement derrière moi si elle suivait et si on ne nous suivait pas, répondant distraitement aux saluts qui fusaient des étals, ajoutant quelques mots parfois, passant commande au besoin pour ne pas éveiller de soupçons inconsidérés, mais ne ralentissant pas l'allure. Je crus déceler un claudiquement chez Lois à un moment, et une fatigue inhabituelle, mais la voyant tenir bon le rythme, je continuais.
Enfin, j'arrivais devant la suite de bureaux dont les lampes au dessus des portes indiquaient si ils étaient occupés ou non. On ne dérange pas une transaction comme ça ... A cette heure, ils étaient tous libres, ou presque, deux étaient encore occupés, mais les rumeurs disaient que c'était plutôt des couples légitimes ou non qui usaient de ces espaces privatifs afin d'assouvir quelques besoins subits. J'y croyais à peine, riant grassement quand l'un ou l'autre y faisait allusion.
En ouvrant la porte puis en la refermant derrière nous et en pressant l'interrupteur qui allumerait la fameuse lampe dehors, j'y pensais soudain. Une onde de chaleur gênée me parcourut un instant aussitôt remplacée par le froid glacial de l'angoisse alors que d'autres préoccupations plus sérieuses prenaient la place de ces légèretés. Cela ne m'empêcha pas d'avoir un maigre sourire en pensant à la tête de l'Autre si il venait à apprendre que nous avions usé de ce box ... Les rumeurs de marché vont vite, très vite ...
Il y avait encore de l'eau, des jus de fruits et du café dans le bol toujours fumant dans l'appareil.
Vous voulez quelque chose ? demandais je en m'en servant une tasse. Vous ... Tu devrais t'asseoir, tu n'as pas l'air dans ton assiette ... Je gagnais du temps sur l'inévitable, cherchant à expliquer l'inexplicable. Il fallait qu'elle lâche le morceau, ou plutôt non, qu'elle ne le lâche pas, à qui que ce soit ...
J'aurais préféré qu'IL ne le sache pas. Ni personne d'autre d'ailleurs. En temps normal, je devrais m'assurer de ton silence et dégager d'ici au plus vite, mais ... Je peux pas faire ça à une vieille amie même si elle est "mackée" avec le pire des héros en collants ... Je souriais en buvant ma tasse, debout, accoudé sur le meuble haut où étaient disposés les collations. Mes yeux se plissaient à cette bonne blague par dessus mon gobelet.
Tous ceux qui savent sont en grand danger, si grand que même ton chéri n'est pas assez puissant pour y survivre longtemps ... C'est pour ça que depuis 5 ans je me cache ... IL ne devrait pas savoir, ni lui ni un autre, et surtout pas ELLE, Diana ne pourra pas s'empêcher de mettre son nez dans cette affaire... Vous êtes sans doute surveillés en plus ...




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MessagePosté le: Mar 5 Juil 2016 - 18:02
Il parut presque effrayé quand je lui ai dit que Clark savait que je l’avais vu ici. Avait-il peur ? Qu’il ne me fasse pas confiance était une chose, j’étais terrienne, humaine, et journaliste, mais à l’inverse il n’y avait personne de plus digne de confiance que Clark et lui et Superman avaient été amis, pourquoi devrait-il avoir peur que Superman soit au courant ? Ça le contrariait visiblement, que je sache et qu’il soit au courant, peut-être aurais-je du attendre de parler à Orion avant de mettre Clark au parfum. Mais après les différentes épreuves que nous avions traversé, et vu les conséquences que ça pouvait avoir quand nous nous mentions et que nous nous cachions des choses, nous avions décidé d’être honnêtes et de ne rien cacher l’un pour l’autre.

Clark réalisait des choses extraordinaires mais il se battait aussi contre des forces et il se trouvait aux prises à des situations très dangereuses auxquelles je ne pouvais rien et dont lui seul et quelques rares personnes sur cette terre pouvaient faire face. Mais si le monde était au bord de l’apocalypse je crois que j’avais le droit de savoir. Nous avions eu un argument après la destruction de Coast City, je comprenais qu’il avait du réagir dans l’urgence et qu’il n’avait pas le temps de m’expliquer ce qui se passait alors que nous étions au bord que notre monde soit détruit, mais je n’avais pas aimé comment il avait agis. Évidemment mes reproches paraissaient toujours ridicules aux vues des situations et des événements.

Dans l’autre sens, ma curiosité, ma perspicacité et mon implication et mon engagement envers mon travail de journaliste me mettait souvent dans des situations dangereuses et je ne serais plus en vie sans l'intervention de Superman qui m'avait sauvée de nombreuses fois. Ce n’était pas comme si je disais tout à Clark, je lui avait caché ce qui s’était passé quand j’étais retenue prisonnière dans la grotte, et je lui avais caché mes cauchemars, mais c’était des choses sans conséquences, nous n’étions plus piégé dans la zone fantôme, j’avais eu de la chance de m’en sortir avec seulement quelques égratignures, nous n’étions plus là-bas et je n’étais plus dans cette grotte. Je ne pouvais pas toujours anticiper le danger, mais j’avais promis de dire à Clark quand j’allais faire quelque chose ou quand je sentais qu’une situation devenait dangereuse, comme suivre quelqu’un en filature ou espionner un entrepôt.

Je revins à Orion, bien sûre je ne pensais pas qu’il me ferait du mal, je ne lui faisais pas exactement confiance non plus et je ne pouvais pas vraiment lui reprocher de ne pas me faire confiance, j’étais surprise seulement par sa peur et ne comprenais pas pourquoi Orion aurait des raisons de craindre mon époux, je soupçonnais qu’il cachait quelque chose, le soupçon et le mystère attisaient ma curiosité, mais j’étais aussi inquiète pour Orion. Il m’indiqua des box plus loin où nous serions tranquille. Il me poussa hors de l’allée puis il passa devant, je le suivis, il surveillait régulièrement que j’étais toujours derrière lui, il continuait d’agir normalement donnant le change auprès des commerçants, comme lorsque je l’avais suivi, il jouait un rôle. Je marchais rapidement derrière lui, ma cheville tirait un peu et mon épaule était endolorie mais je n’y prêtais pas attention, je gardai une démarche et une attitude naturelle, si c’était important pour lui, j’observai ce qu’il y avait autour de moi, je regardai les gens et les étales.

Nous trouvâmes un bureau inoccupé et Orion nous fit entrer à l’intérieur, il referma la porte, je haussai un sourcil perplexe en le voyant légèrement rougir. Je pensais alors à la situation présente, un homme et une femme enfermés dans un box destiné aux transactions au milieu du marché. Un sourire amusé réchauffa l’expression de froideur sur mon visage. Il se servit du café et me demanda ce que je voulais.

- Je ne veux rien merci.

Répondis-je, consciente qu’il essayait de gagner du temps. Il me fit ensuite une remarque sur mon état et à nouveau je haussai un sourcil et mon nez se fronça légèrement, je croisai mes bras sur ma poitrine sur la défensive. Je ne savais pas si sa remarque portait sur mon état de fatigue, Je dormais mal et j’étais fatiguée depuis notre retour, sur mes blessures, elles étaient bien moins visibles mais les marques n’avaient pas tout à fait disparu et je les avais dissimulé sous du maquillage, ou sur ma blessure à la cheville, elle n’était pas encore tout à fait guérie et je boitais encore un peu. J’essayai de garder au moins l’illusion de la normalité pour protéger Clark, et j’essayais de lui cacher mon état du mieux que je pouvais, je ne voulais pas qu’il se le reproche, il avait tendance à penser que tout était de sa faute, et je ne voulais pas non plus qu’il s’inquiète pour ça alors qu’il avait des problèmes autrement plus importants que de culpabiliser sur ce qui s’était passé dans la zone fantôme et qui était de la responsabilité de Zod, et de la mienne pour m’être laissée capturer aussi facilement. Je ne savais pas pourquoi ça me contrariait qu’Orion ait vu quelque chose. J’avais déjà été enlevée et blessée par le passé, ce n’était pas la première fois que je me retrouvais dans une situation dangereuse et ça ne me faisait pas peur, et Orion savait quel genre de vie je menais et qui était mon époux.

- Je préfère rester debout.

Éludai-je. J’étais tendue, je soupirai doucement en essayant de me détendre, Orion était debout et je préférai ne pas m’asseoir, j’ignorai la douleur légère et la pulsation dans ma jambe. Je me tenais droite, les bras croisés, au milieu de la pièce et face à lui. Je grimaçai un peu cependant en sentant le tiraillement désagréable dans ma cheville. Je sourcillai à sa remarque suivante, qu’entendait-il par s’assurer de mon silence ? J’étudiai son expression, il souriait doucement visiblement amusé par quelque chose, sans doute par sa dernière plaisanterie sur Clark qui m’avait au mieux arrachée un haussement de sourcil.

- J’espère que tu ne t’es pas reconverti en assassin pour t’assurer du silence des gens…

Plaisantai-je, le badinage léger de mon ton était nuancé par la note froide de ma voix qui donnait cet arrière goût cynique caractéristique. Il poursuivit en me mettant en garde, je plissai légèrement les yeux, je n’aimais pas vraiment les menaces de quelques sortes. De l’extérieur on aurait dit une théorie du complot farfelue mais c’était Orion et j’étais Lois Lane, il n’y avait que ma sécurité que je prenais à la légère et je considérais la menace dont me parlait Orion très sérieusement.

- Si c’est ce que tu veux je lui dirai de ne pas s’en mêler et de ne pas parler de toi à Diana ni aux autres. Je doute qu’il ait eu le temps déjà de le faire, il a été très occupé dernièrement… Mais, te cacher ne te ressemble pas et il peut t’aider.

En tout cas j’avais l’impression que ça ne lui ressemblait pas mais le connaissais-je vraiment ? Le connaissais-je suffisamment ? Je passai sous silence le conflit entre Superman et Batman et les divergences au sein de la JLA et ne parlai pas non plus de notre ingérence actuelle de la zone fantôme dont le super-vilain Xa-Du était actuellement le seul à pouvoir utiliser le portail de n’importe quel endroit de la planète, qui n’était qu’un des problèmes auxquels il faisait face. Je l’interrogeai plutôt sur la nature du danger mystérieux qui nous guettait. De quoi Orion se cachait-il ?

- Maintenant pourquoi toutes ces mises en garde Orion ? Qu’est-ce qui nous menace et pourquoi on serait surveillé ?


Je devais lui faire me dire ce qu’il cachait d’une façon où d’une autre. Je serais peut-être la seule à savoir, s’il disparaissait en franchissant cette porte. Je respecterai son choix s’il voulait que je garde le silence, mais s’il courrait un danger et que nous étions menacé, et que j’étais la seule à le savoir, à pouvoir agir, alors je ferai tout ce que je pourrais.
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MessagePosté le: Mer 6 Juil 2016 - 10:16
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Lois Lane était bien comme lui, et ses attitudes me faisaient l'effet de me retrouver devant lui à l'instant, devant un double féminin aussi horripilant du moins. Pour mon malheur, elle était plus perspicace, moins obtuse mais tenace, des qualités qu'elle avait aiguisées au fil du temps de par sa profession. Je savais qu'elle ne lâcherait pas le morceau, entêtée comme elle était, c'était trop tard et je n'étais pas un assassin comme elle semblait le supposer à l'instant, même si je me cachais depuis cinq longues années d'ici, je n'en avais pas moins gardé un peu d'honneur.

Je reposais mon gobelet sur le meuble, me tournant à demi pour éviter qu'elle ne puisse lire sur mes traits ce qui me passait par la tête. Oui, je préfère que personne ne sache, vous serez avertis bien assez tôt quand le bal commencera et vous y attendre ne fera que vous distraire d'autres dangers moins important mais tout aussi mortels

Filer maintenant par cette porte et disparaître encore ? Une alternative, mais je ne doutais pas qu'elle avertirait son grand brun dans l'heure et même les autres, faisant courir du coup la rumeur de ma présence effective ici sur terre. Je ne donnais pas deux jours pour que mon père pose le pied sur ce sol et commence l'invasion systématique alors que pour l'instant, il n'avait que des doutes et ses espions cherchaient dans tout l'univers ma trace.

Cinq années de silence seraient anéanties en quelques heures si je passais cette porte sans rien dire ... Je devais me livrer, et je soupirais vaincu, mes épaules tombant sous le coup de la résignation. Vaincu par une humaine à l'oeil et la mémoire acérés, quelle honte !

Je lui refais face, refaisant bonne figure, le ton de la plaisanterie aux lèvres bien que en mon fort intérieur ce soit un désastre émotionnel.
Disons que c'est une vieille histoire de famille qui sort du cadre familial ... Une vieille histoire de prophétie aussi, aussi idiote qu'inévitable, et l'ambition démesurée d'un père et d'un roi, sa folie aussi ...

Résumer, divulguer un peu sans pour autant livrer toute l'affaire. La connaissance est parfois plus dangereuse que l'ignorance, et dans le cas de Lois, et du mien, savoir et faire savoir était signer l'arrêt de mort d'un très grand nombre. Sans m'en apercevoir, mon ton devenait grave obscur alors que des ombres passaient sur mon visage. Tristesse, crainte, haine lorsque je prononçais les mots "père" et "roi".
Tu sais ce que je suis et  qui est mon père , non ?  Disons qu'il cherche quelque chose et que le seul obstacle qu'un oracle lui a révélé, c'est moi, donc, il veut ma peau et anéantira tous ceux qui se mettrons sur son chemin, y compris ton Clark, y compris ... Les autres.
Il me cherche et ses espions surveillent tous les endroits où je suis allé, tous les anciens alliés ou ennemis. Je ne suis pas devenu un assassin, mais une ombre dans l'obscurité et c'est mieux ainsi ...

Et tu viens de braquer une lampe torche sur moi qui va attirer tous les moustiques qui sont dans le coin


En fait, je ne savais pas si elle connaissait ma genèse autant que je le supposais. Diana, elle, savait, et comprendrait, mais justement, c'était ce qui était le plus grand danger pour elle ... Quand à SuperMan, d'après la rumeur, il avait déjà assez de ses propres soucis pour ajouter les miens actuellement.
Il sera toujours bien assez tôt pour ça ... Dis je pour moi même en réponse à mes propres pensées. Je relevais les yeux et redécouvrais Lois devant moi, j'avais oublié sa présence, tellement habitué maintenant à débattre seul de ce genres de sujets.

Mon père ne cherchera jamais son noble fils dans une cuisine et le jour venu, je le recevrai avec une poêle dans la main, ça le distraira assez pour que vous lui mettiez la pâtée, mais faudra aller vite, je risque pas de faire long feu ...

Humour et dérision, mes armes contre le désespoir, contre ce côté trop humain que m'avaient inculqués les nouveaux dieux de New-Genesis, à moi, le fils de l'ennemi.

Donc tu vois, pas de quoi s'affoler ni alerter la Ligue ou qui que soit d'autre ... Je peux gérer ... Et si tu veux m'aider, tu dis rien, pour l'instant ... Qui voulais je convaincre là ? Elle ou Moi. Bonne question ...



Foncer dans le tas et parler après si c'est encore possible, telle est ma devise !
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(merci à John Constantine pour cet avatar)
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