Une Question de respect [Question]

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MessagePosté le: Dim 26 Juin 2016 - 13:37
Gotham City. Un quartier à l'architecture gothique, à une heure avancée de la nuit.
La majorité des citoyens s'est réfugiée dans la chaleur du foyer, autant pour retrouver leurs proches que pour se protéger des menaces qui continuent de rôder entre les immenses tours de la cité. Même si l'action du Chevalier Noir et de ses alliés est parvenue à pacifier, relativement, les milieux criminels, les habitants savent qu'il vaut mieux ne pas traîner, quand le jour disparaît.
A minima, les ombres des immenses créations architecturales terrifient aisément les esprits fatigués ou rongés par les soucis du quotidien.


Une Question de respect [Question] Gotham03

Dans l'ensemble de ces structures, un immeuble spécifique a attiré l'attention d'un homme ce soir en visite dans cette ville.
Simon Lacroix, dit Komodo, n'aime guère Gotham City. Même du temps où Robert Queen l'emmenait en voyage dans le monde entier, il n'a jamais apprécié l'ambiance de cette ville, sa dangerosité, et la mentalité de ses habitants. S'il voue une véritable haine contre Star City, du fait des liens entre la famille Queen et cette dernière, il ne serait pas contre rayer entièrement la cité des Wayne avec quelques armes bien choisies.

L'archer s'est cependant fait violence, en venant ici grâce aux capacités financières de son entreprise, Stellmore International, puis en enfilant le costume qu'il utilise dans ses activités moins publiques, et bien sûr plus brutales.
Evoluant discrètement entre les tours de Gotham City, il arrive au bout de quelques instants sur l'immeuble qui l'intéresse. Il vérifie si la fenêtre choisie n'est pas piégée, l'ouvre en la brisant, et pénètre à l'intérieur.


"Monsieur Kryp... cible atteinte. Nous passons en mode silence."

Simon n'obtient aucune réponse, signe que son assistant a compris. Ce dernier ne l'a pas suivi ici, ayant eu pour mission de s'occuper d'Emiko. Il continue néanmoins de l'aider à distance, notamment en utilisant les satellites de Stellmore International pour vérifier que la chambre de location où il se trouve est bien vide, quand il y entre.
Il découvre devant lui la "décoration" choisie par le locataire actuel - celui qu'il est venu chercher. Celui qui s'est fait connaître sous le nom de Question.


L’immeuble donne sur une de ces avenues sombres cerclées de grandes tours gothiques qui structure Gotham . Mal éclairé, insalubre, repère de proxénètes et de mafieux notoire, le bâtiment est victime des bruits de sirènes de police et d'ambulance qui passent plus bas, quand les troubles sonores ne viennent pas de l'intérieur, avec des locataires qui s’envoient leur rancœurs de mariage raté à la figure.

L'appartement de Question est au sixième étage, très petit, fonctionnel, ayant pour but de faire des économies. L'occupant a poussé le mobilier derrière le bar qui est censé figurer la cuisine, pour pouvoir étaler sa documentation sur la moquette. Seuls restent le matelas, posé à même le sol et encombré de dossier, et un bureau occupé par un ordinateur, des tasses de cafés vides, un cendrier, et un poste de radio. Quelques disques divers posé dessus, la plupart de blues, le reste de Boys Band divers avec certains titres entourés aux marqueurs rouges et des annotations bizarres. Si rien de personnel n'est affiché, il y a en revanche une grandes quantité d'articles de journaux punaisée au mur, et connectés les uns aux autres par un inquiétant réseaux de fils rouges.
Description personnelle de Question.

Komodo, toujours caché derrière son masque reptilien, évolue lentement dans cette étrange atmosphère - avant d'entendre des pas grincer sur le sol du couloir.
Par instinct, il se précipite sur le côté et roule dans la pièce, pour se cacher dans une des ombres des angles de la pièce. La porte s'ouvre, révélant une allure bien connue pour les habitants et criminels de Hub City. Question rentre chez lui, et va certainement chercher si quelqu'un est passé chez lui en son absence - sa réputation de paranoïaque est bien connue dans les milieux.
Au bout de quelques secondes, l'archer décide de sauter le pas, et s'avance. Il apparaît dans la lumière blafarde de la nuit, l'arc levé, la corde bandée, la flèche parfaitement placée pour être tirée. Il s'arrête finalement à quelques mètres de Question, le vise, et prend lentement la parole, d'une voix lourde et autoritaire.


"Bonsoir. Nous avons toutes les raisons de nous haïr et de nous affronter, et je ne doute pas que nous y arrivons un jour - mais ce jour n'est pas encore venu. Car j'ai des informations à délivrer sur un groupe qui tente de modifier et contrôler le monde depuis des décennies, et j'envisage de les faire tomber."

L'archer recule un peu plus sa main, et tend un peu plus sa corde.

"Bien sûr, nous pouvons nous écharper et nous affronter vainement, comme vos petits camarades aiment tant le faire. Mais nous pouvons également être un peu plus matures, et agir de concert contre une plus grosse menace... non ?"
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MessagePosté le: Lun 27 Juin 2016 - 14:39

« No I can't stop loving you, No I won't stop loving you... », fredonna Victor d'un ton léger, scrutant obsessionnellement chaque fenêtre d'immeubler. «...Why should I ...Loving you...» Des dealers le regardaient bizarrement. Il s'en occuperait demain, avec le masque et les cheveux noirs.

Les rabas de son imper' relevés, c'est après avoir fait deux allé-retours inutiles dans le métro pour s'assurer qu'on ne le suivait pas qu'il foula le paillasson miteux de son immeuble. Il y avait une odeur d'urine canine. «....Loving you...We took a taxi... » continua t'il joyeusement.
La concierge, Elisabeth Crown, 72 ans, lui lança un regard haineux en voyant son état. Arcade sourcilière détruite qui n’arrêtait pas de saigner, lèvre inférieur explosée, et en enlevant la peau artificielle, tout c'était rouvert et aggravé, déteignant sur sa seule chemise propre.

Néanmoins elle ne fit aucun commentaire. Elle se contenta de lui désigner un panneau ou figurait la liste des occupants qui n'avaient pas encore payé leur loyer. Son nom était en tête, à coté d'un dessin de tête de mort. Tout en continuant de chantonner et en verifiant nerveusement que personne n'était caché derrière les colonnes , Victor acquiesça. « Well, I could say everything's alright, And I could pretend and say goodbye... » De toute façons, il avait fouiller les relevés de banques de la dame -remplis d'irrégularités- et comptait les envoyés anonymement au fisc dès qu'il aurait trouvé une nouvelle planque, en même temps que les photos de trois des locataires -deux dealers et un proxénète- au GCPD.  «...Cause I can't stop loving you... »

    -Et arrêtez de saigner partout, s'agaça t'elle quand il s'engagea dans l’escalier de secours. Vous pensez être le seul à avoir du mal à boucler le mois ? C'est pas vous acheter une boite de pansement qui va vous mettre sur la paille que je sache. La prochaine fois, que vous vous vider sur ma moquette, je vous fous dehors.

«...Loving you... »


***

Il traversa le couloir vide. Arrivé sur le pallier, il déverrouilla les trois serrures qu'il avait fait installé. « Well I could say everything's alright, And I could pretend and say goodbye...» Les yeux plissés, vérifiant machinalement que personne ne l'observait, il rentra dans son appartement. Il n'alluma pas la lumière, pour ne pas indiquer qu'il était rentré chez lui à d'éventuels observateurs, et il s’apprêtait à tout verrouiller quand un courant d'air glacial lui piqua la nuque. Tout ses muscles se contractèrent et il sentit un noeud se former dans son ventre.  Quelqu'un avait cassé la fenêtre -50 dollars....- et était entré. «...But it would be lying... »

Sortant doucement son masque de sa poche, Question continua de fredonner comme s'il n'avait rien remarqué, et le fixa d'un geste précis. Intérieurement, il n'était plus qu'un flot de théories anxieuses. Peut être les mafieux de la semaine dernière? Ceux de la semaine d'avant? Qu'est ce qu'il avait pu être con.

«.... Cause I can't stop loving you... »


Poursuivant son fredonnement -sur un ton, il faut bien l'admettre, peu juste-, il verrouilla sa porte, posa les dossiers dans un tas organisé et attrapa, lentement, le poing américain qu'il avait dans sa poche. «...Why should I ? Loving you...» Il se concentra sur sa respiration pour calmer la crise d'angoisse qui était en train de venir, puis se retourna violemment , avant de se figer et de reculer d'un pas.

Il avait une flèche braqué sur lui, et derrière la flèche, un arché tout en muscle, vaguement éclairé par la lumière de la vitre cassé. Il reconnut Komodo. Les deux hommes se fixèrent dans la pénombre, et Question lâcha le point américain en éssayant de retenir ses pulsions vioentes. Vu la carrure de l'homme et ce qu'il savait de son entraînement, une attaque frontale serait inutile et très douloureuse. Il fallait qu'il réfléchisse. Il desserra sa cravate d'une main tremblante. Si ce tas de haine avait eut accès à tous les documents entassés ici, Question devait l'étrangler. Il avait tout un tas de papier retraçant les activités d'Arrow, et des révélations sur des complots cachés. Des années d'investigations gâchées. Les nerfs de question était en train de le lacher, comme l'avait fait son sens communs quelques années plus tôt. L'archer pris la parole tandis que Question se demandait s'il aurait le temps d'attraper l'un des bouts de vers et de le planter dans sa jugulaire.

Le langage corporelle de Komodo s'accordait avec son discours : il n'était pas là pour l'éliminer, saccager des preuves  ou récupérer un disque dur. Question demeurait suspicieux, tendus, sur ces gardes et près à balancer toutes les erreurs fiscales de l'entreprise de Lacroix au fisc, mais tout danger immédiat était écarté. Il avait juste besoin d'une cigarette. Ses orbites dénués d'yeux se levèrent vers Komodo. Un silence tendu s'en suivit.

-Tes ambitions altruistes me ravissent au plus au point, finit il par commenter en contournant l'archer. Puisque tu n'as pas été envoyé par une autorité supérieur dirigeant le monde dans l'ombre, je vais aller vers mon frigo sans que tu n’abîmes ma migraineuse tête sans visage. Ok?

Sa voix était  atténuée par son masque et donnait l'impression qu'il était toujours en train de dire des choses confidentielles. Question se dirigea vers son surgélateur et mis des glaçons dans un bout de tissus qu'il plaqua contre son arcade sourcilière. Oui il n'avait malheureusement pas le charmant réflexe des vrais durs de laisser leurs "égratinures" à l'air libre en croisant les doights pour que ça ne s'infecte pas, il avait besoin de concentration. Il fouilla dans un tiroir et avala deux médicament sans sans eau. Puis, il se tourna vers Komodo et enchaîna avec sa voix étrange, d'un ton entre moquerie et amertume.

-A moins qu'en incurable naif que je suis, je me sois trompé et que ce ne soit  pas un soudain regain d'intérêt pour ton prochain qui te motive mais une énième vendetta personnelle.

Il fixa Komodo et hocha la tête alors que l'archer n'avait pas eu le temps de répondre. Dehors un bruit de sirène de police retentit.

-Et bien sur c'est ça, murmura il pour lui même. Tu es sans doutes l'un des individus les plus haineux et rancunier au monde que j'ai fiché. Mais bref.  Laisse moi deviner...une organisation qu'un rationnel business man comme Simon Lacroix pense vraie et qui intéresse Komodo....Organisation forcément lié à Arrow, tu ne vis que pour lui c'en est presque romantique... Et ancienne sinon les neard que tu sous-exploite dans ton entreprise  l'aurait trouvé et tu ne serais pas venu brisé une fenêtre... qui va me coûter 50 dollar à remplacer pour récupérer ma caution au passage et a venir écraser avec tes pieds boueux mon dossier sur l'affaire Bertineli, ajouta d'un ton faussement poli Question en baissant la tete vers la paperasse sur laquelle l'archer avait posé ses pieds.

Savoir son identité connue de Question ne devrait pas étonner outre-mesure Komodo, le sans-visage ayant une fâcheuse tendance à ficher tout les super-héros qu'il connaissait. Tout en se grattant nerveusement Question laissa ses non-yeux filer sur les multiples articles de journaux punaisé au mur, tout en regardant régulièrement par la fenêtre à la recherche d'une quelconque menace. Un long moment s'écoula avant qu'il ne désigne un article sur un témoignage de pécheur, qui n'avait en apparence rien à voir avec l'organisation concernée.

-... Les Outsiders ? Chuchota t'il.

Il observa la réaction de l'archer et hocha nerveusement la tête pour lui même, ayant apparemment trouvé dans l'allure renfermée de Komodo la réponse à sa question.

Question s'assit sur sa chaise de bureau ne faisant plus attention à voir si  Komodo était toujours occupés à bander l'arc ou non, accaparé par ses pensées. Il avait besoin d'un café, mais il cachait des dossiers importants derrière la cafetière, et il était hors de Question que le robin des bois du mal les voient. Il pressa ses mains sur ses tempes. Une ambulance passa plus bas, projetant par intermittence de grand flash de lumière qui rendaient la pièce inquiétante. Question devait faire un choix. Ou aider le mégalomane rancunier, intelligent et dangereux qu'était Komodo mais démanteler une organisation dont personne à part lui et l'archer ne croirait à l'existence, ou laisser Komodo l’obsessionnelle s'user sur une organisation que son impulsivité lui empêcherait sans doutes de maîtriser et laissant ainsi un break bienvenu à Green Arrow mais en laissant les Outsiders continuer leur petite magouille totemique. Question décida qu'il survivrait à la rancœur d'Oliver Queen. Cependant, fidèle à sa réputation, Question était loin d'écarter l'idée que Komodo ne soit le pion d'une conspiration mondiale ayant pour but d'éliminer l'un des seuls détective de tout Gotham à suivre les pistes des théories du complot. Il allait falloir qu'il fouille intensément la vie de Lacroix parallèlement à l'enquête. Ip, mail, poubelle....Tout.

Il leva son absence de visage vers Komodo et conclu d'une voix trop joyeuse et murmurée que pour être rassurante :

-Très bien. Collaborons ! Je te dirais où est sur quoi il faut planter tes petites flèches et tu m'empêcheras de me faire scalper par tes chers amis. Dès que ce sera terminé, nous oublierons toute collaboration et je te traquerais et, jetterais à Arkam. Cependant, je veux quelques choses en paiement de notre association...murmura Question d'un ton agressifs. J'ai remarqué des....Connections...Qui me mène toujours à une même conclusion : une organisations de gens à la moralité douteuse est en train de se créer, et mon cerveau paranoïaque non-recommandable qu'il ne faut pas écouter me dit que tu pourrais y être mêler. Je veux une confirmations, je veux des noms, je veux un lieux.  Je veux également que tu dépose ta petite oreillette qui te permet de communique,r au sol avant de partir et que tu me dises comment tu m'as trouvé. Oh, et, ceci est une condition indispensable au contrat : je veux que tu ôte tes pieds de mon dossier sur Bertinelli.
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MessagePosté le: Sam 2 Juil 2016 - 20:17
Komodo n'affiche aucune expression durant tout le discours, plutôt la démonstration, de Question.
L'arc à moitié bandé, il fixe le mystérieux détective, baissant lentement sa flèche à mesure que le loquace journaliste évolue dans son appartement. Si ce dernier serait aisément considéré comme un joyeux bordel par de nombreux visiteurs, l'archer sait très bien que ce chaos est organisé, et que le maître des lieux s'y retrouve très aisément.

Question met fin à sa logorrhée verbale en proposant les termes de leur relation, et en exigeant une information autant qu'un mouvement de son interlocuteur.
Ce dernier, muet mais aussi immobile, bouge pour la première fois depuis sa propre prise de parole. Il lève lentement son masque reptilien vers Question, acquiesce doucement, puis baisse les yeux pour voir le dossier qu'il foule de ses pieds.


"Hum."

Il semble hésiter, réfléchir, avant de relever son visage pour plonger son regard, sous son masque, sur l'absence de visage du locataire de cet appartement.

"Bien sûr. Qui suis-je, pour me refuser au grand détective ?"

Sa voix est douce, suave ; presque soumise.
Il recule d'un pas, donc, et lève son dernier pied qui se trouve à quelques centimètres du dossier en papier.


"Qui suis-je... sinon quelqu'un dont tu devrais bien plus te méfier ?!"

Son ton s'est soudain transformé sur la fin de sa phrase, devenant soudain plus dur, plus sec, plus agressif. Dans le même mouvement, Simon Lacroix repose son pied, et envoie voler à quelques mètres le dossier papier d'un geste, froissant quelques feuilles au passage.
Au même moment, il relève son arc, bande à nouveau la corde, et tire une flèche - sans laisser à Question le temps de réagir.
Le projectile s'échappe de sa main, et file directement vers Question, pour frôler son oreille droite. Le détective n'est pas blessé, mais son ouïe s'en rappellera longtemps... et ce n'est pas le plus marquant.


"Tu parles, tu parles, mais tu n'écoutes pas. J'ai fait un effort rare pour les gens qui partagent nos occupations, j'ai admis la réalité de nos combats, j'ai attesté de la bêtise de nos oppositions et j'ai demandé simplement de l'aide... contre les Outsiders, oui. Ce fut un acte fort, un acte difficile, mais comment l'as-tu reçu ?"

La flèche s'est fichée dans un mur derrière Question. Mais plutôt que de s'arrêter définitivement, elle se met à vibrer très rapidement et à tourner sur elle-même.

"Tu as parlé. Tu t'es moqué. Et tu t'es montré suffisant."

La flèche vibre, jusqu'à ce que le contenu de la tige principale soit expulsé du projectile. D'étranges flammes verdâtres s'en échappent, et dévorent rapidement les papiers sur le mur, puis s'avancent rapidement vers les autres parties de la pièce.
A quelques mètres, Komodo baisse son arc et s'approche calmement du rebord de fenêtre endommagé lors de son entrée.


"Ce feu est spécial - il s'agit d'un feu grégeois. Moi seul dispose de l'élément nécessaire à l'éteindre rapidement, en évitant des morts inutiles ici, et en protégeant certaines de tes... recherches. Mais il te faudra adopter de meilleures manières, et t'excuser, pour le mériter."

Simon ne regrette pas d'avoir sacrifié une de ses flèches aux bêtises habituelles d'Oliver Queen. Il a posé un pied sur le rebord de la fenêtre, et se tient prêt à sauter au cas où l'incendie serait trop sérieux.
Quoi qu'il arrive, il est gagnant ici - surtout en donnant une leçon d'humilité à Question. Et ça, ça n'a pas de prix.
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MessagePosté le: Ven 8 Juil 2016 - 1:09
-NON, hoqueta Question en voyant les documents de son mur partir en fumée.

Derrière ses articles de journaux crasseux, l y avait des années de recherche, des preuves de complots que seul lui possédait, ou plutôt lui seul croyait... Qui allait mettre en relation la profusion de remake vide de sens et l'apparition d'une obscure secte dans le pacifique nord si ce n'était lui ? Si tout cela partait en fumée et que Question voulait reprendre ses enquêtes, il en serait incapable. Cette appartement était le cerveau de Quesiton, et Komodo était en train de le faire brûler parce que Question n'avait pas ramper à ses pieds comme il le souhaitait.

Les veines remplies de métal en fusion, Quesiton se tourna vers Komodo comme si toute rationalité l'avait déserté -s'il avait un jour eu de la rationalité du moins.  La respiration sifflante  Question se rua en grondant, vers Komodo pour l'étrangler. Mais il s’arrêta dans un spasme, à quelques millimètres de l'archer surentraîné. C'était inutile, il allait se faire détruire en moins de quelques secondes, et irréfléchi, il valait mieux maîtriser l'incendie. Question poussa un grognement animal. Foutue impulsivité. Il attrapa la vague chose grise qui servait de couverture à son lit pour tenter d'aller étouffer les flammes. Malgré le tissu anti-inflamable, la chose grise se calcina lentement, et si rapidement que Question du la lacher. Ce feu semblait inarrêtable. Le détective regarda les flammes dévorées ses petits fils rouges d'un non-œil hagard. L'incarnation de paranoia et de prudence qu'était Question venait de se faire piégé par un mégalomane au schéma psychologique aussi complexe que celui d'une pâquerette née sur un tas de purin. Il aurait du dormir plus, être plus prudent...Quel idiot. Quel idiot. Question se frappa violemment le visage. Idiot.

Il cherchait désespérément ce qu'il avait contre Lacroix pour faire tomber Komodo et renverser le chantage...Mais rien ne lui venait. La facade de Komodo étaient comme son entraînement : parfaite.

Près de la fenêtre brisée qui alimentaient le feu, ledit Komodo enfui dans l'ombre, exposait à quel point Question était dans la merde, exigeant de lui ce qu'il devait appeler du respect...A moins que ce ne sois de la soumission ? S'incliner devant un type qui le menaçait ? Il s'en souvenait.... il l'avait fait, plusieurs fois, dans son petit orphelinat lminable. Devant les autres orphelins. Devant la matrone. Devant le directeur adjoint...Jusqu'à ce qu'à force de lécher des pieds, il finisse par apprendre qu'il valait mieux parfois s'en prendre un dans le nez., Depuis, la moitié des péripéties de sa vie-que chacun enviait, la sachant heureuse et apaisée- découlait du fait que Question ne léchait plus les pieds ni ne se les prenait dans le nez mais les brisait à coup de mobilier.

-Tu veux de la politesse, le pyromane ? Désolé, je manque à tout mes devoirs, un  peu de gazoil dans ton brasier ?
siffla le sans visage en tentant de sauver des dossiers.

Il ne s’inclinerait pas. Mais Question vit alors des preuves contre la famille Falcone commencer à noircir lentement, pour s'égrainer en cendre, et malgré la chaleur infernale qui commençait à remplir l'appartement, le sans visage sentit un frisson glacer lui parcourir le dos. Ce dossier aurait pu permettre d’arrêter définitivement Alberto Falcone, déjà coupable de plusieurs meurtres, mais jamais inculpé en raison de procureur corrompus. Il était en train de tout perdre par fierté.

Telle une foutue malédiction des dieux cérébraux, les questions se mirent à affluer. Pouvait il réellement prétendre dédier sa vie à la justice s'il faisait passer la fierté avant ses dossiers ? Refuser de s'incliner, dans certain cas nécessité  symbolique, n'était il pas en l’occurrence qu'un acte purement égoïste ? Mais d'un autre coté, s'il s'inclinait devant Komodo et devenait une sorte de chien fidèle, ne risquait t'il pas de se laisser manipuler par l'homme brillant qu'était Lacroix et ainsi sacrifier des vies pour récupérer des dossier qu'il n'avait pas été fichu de protéger ?

Le dossier était en train de partir en feu. Il aurait sans doutes des crises de mauvais souvenirs pendant six mois s'il reprenait ses habitudes de l’orphelinat, mais ses dossiers seraient saufs. Son égo survivrait à ça. Pas ses dossiers, qui concernaient les autres. Et il n'avait aucun moyen de faire chanter Lacroix présentement.  Dossier ou fierté...Voeux d'abnégation....Il avait beau tourner l'équation dans tout les sens, la réponse était d'une douloureuse simplicité.

 Le visage contracté comme s'il était en train de se faire arracher un ongle, le détective lâcha ses dossiers et se tourna vers Komodo s'épongeant le front à cause de la chaleur. Celui ci semblait déjà sur le point de partir et de laisser l’immeuble, les dossiers et ses occupants brûler -méthode Lacroix.

-Attends, appela Question d'une voix rauque. Je...

Il se souvenait le directeur adjoint le forçant à s'excuser pour une fenêtre qu'il n'avait pas casser.

-Je...


Ou...Non ne pas penser à ça.

-Je te....

Il était persuadé que s'il disait cela il allait en crever. Il  avait l'impression d'être sur le point de s'arracher un bras. La couleur noire de ses cheveux lui coula dans les yeux à cause de la chaleur, le feu continuait de se propager. Maintenant.

-Je te...présente mes excuses, agonisa la voix de Question...Tu étais venus en paix et j'ai. Fais preuve d'un mépris injustifié, expliqua t'il au criminel multirécidiviste qui venait de mettre feu à tout ce que possédait le détective.

Question avala sa salive avec autant de difficulté que du cyanure.

-...Oublie le ton que j'ai utilisé. Tu ne le méritais pas. Concentrons nous sur les Outsiders et leurs motifs et collaborons pacifiquement, mais...Éteins le feu. Pitié éteins le feu
, répéta Quesiotn en voyant six  autres mois de travail partir en fumée. Je te... respecterais, articula Question. Je ne te demanderais rien d'autres que des informations su le groupe de super-vilain. Rien d'autres. Et je t'assures de mon silence absolu et de mon absence de...remarques...Durant toute la durée de la mission. J'avais tort. Tu as raison, chacun mérite du respect.

Question , droit comme un  homme empalé, fondu comme un grand brûlé, attendit la réaction de Komodo. Il ne parvenait plus à se concentrer sur le bruit des flammes. Il avait l'impression que quelques choses c'était cassé en lui. Comme si son esprit était tombé à genoux et ne pouvait plus être relevé. Pourtant il avait fait la chose à faire : faire passer les dossiers et les autres avant lui et sa fierté, respectant ce qu'il pensait être une bonne morale? Il avait pourtant pris la bonne décision. La plus morale, une fois de plus. La plus juste, la plus raisonnable...la plus...

Question du s’asseoir sur sa chaise de bureau pour réprimer un haut de cœur. Quelque fois, il aurait aimer que les questions se taisent, juste pour pouvoir une seule fois prendre la mauvaise décision. Question voulait voir Lacroix crever pour ce qu'il venait de lui faire faire. Le détectibe eut un rire nerveux et incontrôlable, amère. C'était drôle.  Pourquoi les bonnes décisions le remplissaient t'elle toujours autant de haine et de frustration ? Après tous les sacrifices qu'il faisait à longueur de journée il aurait bien mériter que l'oeil d'Abel lui lâche les basques, ne serait ce que quand le seul endroit ou il se sentait en sécurité brulait sous ses yeux.

Il se jura de ne plus sous-estimer Lacroix, et de l'écraser dans les règles un jour. Pourtant Question se sentait sale. Sa chair de bagarreur ne s'accordaient pas avec son code moral. Mais il fallait bien que quelqu'un se salisse pour que les autres restent propre. Le sacrifice nécéssaire n'est ce pas? Faire quelque chose de salle pour éviter aux autres de le faire...Ramper pour que la concierge n'ai pas à le faire...L'héroisme était tellement plus beau dans les livres. Question était détruit.
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MessagePosté le: Lun 18 Juil 2016 - 20:03
Simon Lacroix ne bouge pas, durant les longs instants où l'esprit de Question est l'objet de débats intérieurs terribles et cruels.
S'il avait un coeur, l'archer serait sincèrement touché de voir le détective de l'ombre, le fossoyer des complots et le cauchemar des sociétés secrètes se rabaisser ainsi, violer ainsi tous ses serments et faire acte de faiblesse devant lui.
Mais le coeur de l'homme au masque reptilien a depuis longtemps été anéanti, durant ses premières années d'existence, quand la misère et l'horreur ont emporté sa famille et son âme.


"Soit."

Il aurait pu attendre, il aurait pu jouer un peu - il aurait pu torturer son ennemi quelques instants supplémentaires ; mais cela n'aurait eu aucune utilité, et il n'a ni le temps, ni le goût pour de tels amusements. Sa vie est pleine de choix, de difficultés et de défis terribles, et il ne souhaite pas s'ennuyer avec ces divertissements dignes des psychopathes et sociopathes qui font le même commerce que lui.

"A terre."

Sans attendre, Komodo récupère une flèche dans son carquois et tire - puis une autre, et une autre, et encore une autre.
A un rythme effréné, une douzaine de flèches sont tirées et plantées dans tous les murs, toutes les portes, tous les pans de l'appartement. Tandis que l'étrange feu verdâtre continue de grignoter les recherches de Question, l'archer prouve son habilité à l'arc - et baisse lentement son arme, satisfait.


"Retiens ta respiration."

Il tourne son visage recouvert d'un masque reptilien vers l'air pur, alors que la douzaine de flèches explose soudainement, libérant une odeur déroutante et désagréable, qui agresse la gorge et les poumons ; mais, étonnamment, cette terrible et étrange odeur étouffe directement les flammes, qui disparaissent en quelques secondes à peine.

"Il faudra aérer - mais les papiers sont saufs, et l'immeuble aussi."

Simon ne goûte guère le meurtre inutile : il est prêt à l'accepter si besoin, mais apprécie de pouvoir l'éviter.
La main toujours sur son arc, il revient à l'intérieur de l'appartement, pour se placer plus près de Question, qui s'était mis sur une chaise après son acte de soumission - il fallait bien l'appeler comme tel. Sans rien dire, l'archer récupère une flèche normale, bande son arc et tire, pour bloquer le projectile dans la fente de la porte d'entrée ; personne ne pourra entrer ou sortir, sans une grande épreuve de force.


"Restons entre nous, n'est-ce pas ?"

Ses bottes claquent à nouveau sur le sol. Les filtres de son masque atténuent légèrement l'odeur, mais il ne peut réprimer une grimace. Il marche encore quelques instants, avant de poser ses fesses sur une table désormais noircie, en face de Question ; quelques mètres les séparent physiquement, mais en soi ce sont des continents entiers qui se dressent entre les esprits des deux hommes.

"Je... n'ai pas apprécié de faire cela, comme je n'ai pas apprécié d'être obligé de quémander de l'aide. Je souhaite faire tomber les Outsiders, une société secrète que tu dois haïr de toutes tes forces. Plus tard, en d'autres temps, d'autres lieux, tu voudras me châtier - je le sais, je le comprends. Je l'accepte.
En attendant, mettons de côté nos haines et nos oppositions. Depuis des décennies, un groupe de chefs de clans tente de contrôler le monde en secret, en utilisant son influence pour priver l'Humanité de certains bienfaits : fondamentalement, toi et les tiens ne pouvez que vouloir les faire tomber.
Personnellement, lassé de ne pas les intégrer, je souhaite me venger - oui, la revanche est un élément profond pour moi, tu le sais."


Lacroix esquisse un petit sourire sous son masque.

"Je sais qu'une réunion a lieu bientôt... je dois assurer la logistique de cet entretien, comme un vulgaire laquais. Je souhaite, bien sûr, que ce rendez-vous soit le dernier : je veux qu'ils tombent, je veux qu'ils disparaissent - j'accepterais même qu'ils soient juste incarcérés, et pas supprimés.
Que sais-tu d'eux ? Quelles informations peux-tu m'apporter ? Et que comptes-tu faire de ce que je t'offre - la date, le lieu et la logistique même de cette réunion ?"


Komodo joue gros, et il le sait ; encore plus en avançant ainsi ses pions, en "donnant" autant à l'autre. Mais il sait très bien que Question est marqué par ce qu'il vient de se passer, et qu'il doit faire une concession pour que l'alliance fonctionne - avant qu'elle n'explose, il n'en doute pas.
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Invité

MessagePosté le: Dim 24 Juil 2016 - 14:01
Sous le masque, Question avait le regard éteint. Il mit son non-visage dans sa manche et quand Komodo lui en donna l'ordre. L'appartement était rempli de fumée, mais il estimait que seul un quart des dossiers avait pu être détruit, au grand maximum. Cependant, celui sur Bertinelli était bel et bien calciné. Question en vit es fragments s'éparpiller sous les chaussures de combat de Komodo.

Le détective aurait pensé avoir un mal de chien à contenir sa colère, mais pour le moment il se sentait vidé de tout sentiment, assommé par ce qu'il venait de faire. Par automatisme, il établit la façons la plus utile de se comporter: faire avancer l'affaire outsider maintenant qu'il était dedans...donc se concentrer, oublier la fumée. Patience. Vengeance. Il écouta ses explications sans dire un mot, le poing simplement un peu contracter Komodo lui expliqua avec un sourire que la vengeance était importante pour lui... petit gamin égoïste prisonnier de ses passions, asservi à sa colère, avec un arc et une multinationale comme hochet. Ils étaient condamnée à ne jamais ce comprendre. L'unique point qu'ils partageaient était une colère dévorante, profonde. Au conséquence on ne peut plus opposée.

Mais l'égoisme de Komodo et les missions de question s'était croisées, maintenant il fallait contrôler sa rage et composer avec. Le détective, attrapa un fin tas de feuille à peu près préserver des flammes et le posa sur son bureau. Il l'ouvrit: il s'agissait de photo de mauvaise qualité de Robert Queen, Katana, de vieux dessins gravés sur des pierres dans des musées.

-Je ne possède pas assez d'information sur les Outsiders. enfin on ne possède jamais assez d'information, corrigea Question, pour partir ensuite dans une quinte de toux à cause de la fumée, mais ici c'est étrange vu son ancienneté.... d'après ce que j'ai compris, c'est une organisation un schéma sectaire traditionnel, non? Objects sacrés quelconques: les totems. Gouroux: les chefs de clan. Et adepte: ceux qui appartiennent à chaque clan. Pour une secte d'une telle ampleur, il faut attaquer sur deux front: interne, en remettant en question l'autorité des dirigeant, et externe, en ternissant et/ou révélant l'aspect de la secte pour que les gouvernements empêche les moyens de financement, murmura Question.

Le détective tapota nerveusement sur les feuilles. Démanteler un organisme avait toujours l'air propre  sur papier. En acte, la propreté suivait rarement. Sans compter que même si Komodo avait affirmer être prêt à leur laisser la vie, Question se méfiait de lui comme d'un boys Band faisant son Coming Out après treize années d'absence. Louche.

-Pour les diffamer en externe, il nous suffira de réunir des preuves de l'implication des divers chefs de clans du groupe,lors de la réunion et par une enquête dont je peux me charger, et de les donner à la fois à des tabloïds bien crasseux et à des journaux sérieux. Mon credo. Au XXI°s, détruire une réputation est aussi facile que fanatiser des ados. C'est en interne que nous allons avoir des complications, ont une structure bizarre, grommela Question. Faudrait qu'on les privent de leur totem, car c'est sur cela que repose tous l'organisme non? Problème, sept chef de clans. sept totem. Nombre important. On sera en infériorité numérique. Mais cela nous permettra de créer des conflits internes qui nous faciliteront la tâche. La plupart des organisations survivent à la privation de leurs objets sacrés en inventant un prétexte surnaturelle quelconque, mais s'ils sont divisés, ils n'auront pas le temps de se mettre d'accord sur un scénario cohérent pour rebondir.  mais à part ça, désavantage notoire. Nous ne pourrons pas agir de façons frontale. Il faudra les priver de leur totem discrètement. Il nous faudrait un voleur en plus.

Question se sentait toujours angoisser -pour changer- par ces premières phases de réflexions purement théorique. Trop simple, trop lisse. Simplicité était la chose la plus suspecte au monde -derrière la bienveillance cependant.

-En information, rien de particulier à te donner, renifla Question en regardant son dossier peu épais. Laisses moi une semaine et je fouilles le moindre recoin de leur vie privé,  de la petite prescription contre la varicelle qu'ils ont eu môme jusqu'à leur contact dans le monde de la pègre. Si tu me donnes la logistique, le lieu et la date, nous pourrons planifier une opération pour désorganisé les Outsiders et leur voler leur totem. Il nous faudra peut être un voleur. Ceci fait, nous  vendront les Outsiders aux autorités et les donneront en pâture au média, mais je m'occupes de ça, annonça Question d'une voix dangereusement joyeuse. Je sais comment ça fonctionne. Donc? Nous poussons notre merveilleuse et constructive collabo...Nous poussons notre collaboration plus loin? Se reprit précipitamment Question, se rappelant ce que son ironie latente avait eu comme effet quelques minutes plus tôt.

Question avait la désagréable sensation de passer un entretien d'embauche avec un type qui avait essayer de mettre feu à son appartement.

On frappa alors à la porte et Question sentit tout son sang se glacer. La voix de la concierge s'éleva.

-Sage? Les voisins se sont plein d'une fumée à l'odeur nauséabonde qui sort de votre appartement. Qu'est ce que vous foutez là dedans? Je vous préviens, la moindre égratignure sur un mur et vous pouvez dire adieu à votre caution.  

Question se tourna vers Komodo avec un visage neutre.

-Et si nous allions parler d'organisation indémontable ailleurs que dans mon appartement rempli de fumée toxique? Proposa poliment le détective.

-S'il te plait, ajouta Question d'une voix neutre et prudente. Il y a une concierge qui veut ma caution. Je me sens menacé.

Parler de chose aussi prosaïque à Lacroix aurait peut être pu être perçut comme une très légère pique, mais Question l'articula avec une profonde sincérité, se plaçant presque à l'abris de tout soupçons.
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 19:45
Simon Lacroix est quelqu'un de silencieux - pas uniquement en tant que Komodo, mais aussi en tant qu'homme d'affaires. Il a la parole rare, car il économise chacun de ses mots, pour que ceux qu'il prononce ait plus de force et de puissance que n'importe lequel de ceux de ses camarades ou concurrents ; ça lui a offert une réputation de requin, de prédateur dans le business, et évidemment de tueur froid et terrible dans son autre activité.

Par conséquent, il ne dit rien ou presque durant toute la démonstration de Question.
A peine se laisse-t-il aller à quelques grognements ou soupirs exacerbés, pour signifier un accord, une hésitation ou une ignorance sur quelques éléments soulevés par le détective. Les bras croisés, il laisse ses yeux dériver de la silhouette de son allié-adversaire aux documents présentés par ce dernier - qu'il espérait plus fournis, il doit bien l'avouer.


"Humf."

Sous son masque reptilien, il se tourne finalement et définitivement vers Victor, et s'apprête à parler quand sa logeuse fait son apparition et se fait entendre.
Par réflexe, il fait un pas de côté et laisse son compère prendre la suite - et il entend, très bien, les demandes de ce dernier quant au changement de localisation de leur petite entrevue. Après quelques secondes de réflexion, il acquiesce et reprend la parole à voix basse.


"Je le note. Tout le monde n'a pas eu le courage, la chance et la réussite dans le monde des affaires - tout le monde ne peut pas être moi."

Une pique, facile, presque trop facile, mais qui lui fait cependant bien plaisir. Il laisse quelques secondes passer, avant de reprendre d'un ton un peu plus consensuel.

"Mais je comprends l'intérêt de nous déplacer."

Simon se détourne de Question et s'approche rapidement de la fenêtre, laissée encore ouverte avant sa menace précédente. A nouveau, il s'arrête avant de se projeter, et lance un regard derrière lui.

"Le toit de la Gotham Gazette - dans quinze minutes."

Et Lacroix se jette dans le vide, disparaissant dans les fumées et les ombres de la nuit gothamite.

**
*
**

La Gotham Gazette est l'un des plus anciens médias d'Amérique : si le journal a souvent changé de main, et donc d'orientation, son tirage demeure important malgré la crise actuelle de la presse. Cependant, à une heure aussi tardive de la nuit, son toit n'est guère utilisé - et cela en fait le lien idéal pour une entrevue discrète.

Une Question de respect [Question] 007-Rocket%20Glide%20in%20Gotham

Calme, presque détendu grâce à son contrôle total de son premier rendez-vous avec Question, Komodo attend calmement que ce dernier le rejoigne.
Quand, enfin, le détective pointe le bout de son chapeau, lui qui a dû avoir toutes les peines à le rejoindre rapidement aussi haut, l'archer lui fait un petit signe de tête. Il s'échappe lentement des ténèbres, et pose un pied sur le rebord du toit. L'avant-bras sur sa cuisse, il se tourne vers le nouveau venu et parle, d'une voix calme et traînante, pleine de maîtrise.


"Les Outsiders tiendront réunion d'ici deux semaines à Vienne. Je te transmettrai les informations concernant la sécurité, sur laquelle je dois veiller.
Concernant ta double proposition... elle me convient. Il nous faudra enregistrer les Outsiders durant leurs échanges lors de cette réunion, et il faudra obtenir des éléments pour valider ces enregistrements. Je suis persuadé que tes sources et tes liens permettront de faire émerger la "vérité"... après tout, c'est là ta marotte.
Concernant le vol des reliques, ce sera difficile - mais pas impossible. Je peux évidemment m'occuper de certaines, mais pas de toutes : l'attention serait trop vite sur moi, et je ne pourrais pas justifier de nombreux voyages auprès de chaque clan. Tu as évoqué, précédemment, un voleur : as-tu une idée ? As-tu un nom ?"


Komodo réfléchit quelques instants, puis enchaîne.

"Un tueur. Un détective. Ne manque qu'un voleur, et l'équipe serait au complet, non ?"

Un petit ricanement s'échappe de son masque reptilien - il prend tout à la légère depuis qu'il a réussi à soumettre Question à sa main. Il faut espérer, pour lui, que cette arrogance ne lui joue pas un mauvais tour...
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MessagePosté le: Ven 5 Aoû 2016 - 2:00
Les humiliations se succédaient sans que Question ne bronche, résolument silencieux. Il arriva en haut de la Gotham Gazette -à qui il allait envoyer dans trois semaines un scoop sur les Outsiders très certainement-, maudissant les cigarettes qu'il s'enfilaient apparemment trop régulièrement. Sa respiration était sifflante et il dut avaler un sucre. Putain d'hypoglycémie de merde. Il ne tenait clairement pas la comparaison avec Lacroix.

En face, Komodo suintait l'auto-suffisance. Il n'était plus que maitrise et dédain. Le sans-visage voyait peu à peu des moyens de le faire tomber avec les Outsiders. Mais prudence. Son humilité semblait être l'un de ses seuls atout contre le tueur, mieux valait la conserver précieusement. Il n'empéchait que, calmement, Question commençait à réfléchir à des moyens de doubler Komodo, l'un des hommes les plus puissants et intelligents d'amérique, si pas du monde. Le détective toussota.

En apprenant que les Outsiders se réuniraient à Vienne, Question ferma les yeux sous son masque, se demanda ou il allait trouvé le fric pour se payer un billet d'avion pareil. Même en vendant la bagnole à un concessionnaire, il n'aurait sans doute spas assez; mais pourquoi il avait laissé Question bouffé sage? C'était Sage qui rapportait de quoi manger dans l'appart. il hocha ensuite la tête, signifiant à Komodo qu'il s'occupait de l'aspect "vérité éclatante" Quand à l'idée...

-Pourquoi pas Red X? Catwoman pourrait faire l'affaire également, mais technologiquement, l'autre sera plus à même de suivre, et comme nous risquons d'avoir besoin de collecte d'information...

Question regarda la ville en contrebas, puis Lacroix. au fond de sa poche, il avait allumer son portable pour enregistrer ce que dirait l'archer, au cas où. il avait l'impression de jouer contre bien plus gros que lui, en fait il le savait plus qu'il ne le sentait, et la peur et la colère lui vrillait le ventre. Je t'aurais Lacroix. Pour l'instant, trouvé quelques choses à dire pour dissimuler sa nervosité.

-Nous n'avons plus qu'à contacter Red x pour qu'il t'aide à t'emparer d'une majorité des totems. Le jour de la réunion, il en dissimulera un d'un clan dans un autre clan, pour semer la zizanie pendant que nous pourriront leurs systèmes. Je vais faire mes recherches pour étoffer ce que nous découvrirons à la réunion, j'envoie tout ceci à des journeaux...Et tout sera finit.

Question ne précisa pas qu'il comptait écrire le nom de Lacroix à coté des autres Outsiders dans les tribunes des journeaux.

Il regarda le ciel noir.

-Nous n'avons plus rien à nous dire donc. Envoie moi ce dont j'ai besoin, et une adresse pour que je puisse te contacter et t'envoyer les infos, et nous nous reverrons à Vienne. ...S'il te plait, rajouta poliment Question avec un sourire bizarre.
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MessagePosté le: Dim 7 Aoû 2016 - 17:42
Komodo acquiesce quand Question le rejoint. Les yeux dans le vague, fixant l'immensité de la ville qui s'ouvre devant eux, dans ses ténèbres et ses mystères, il réfléchit aux différents éléments évoqués par le détective, songeant aux différentes opportunités qui pourraient s'ouvrir à eux, mais aussi aux conséquences que cela pourrait avoir pour eux, pour leur mission - et pour sa propre sécurité.

"Hum."

Il se tourne lentement vers Question, et reprend d'une voix calme et maîtrisée.

"Arguments intéressants... prévisibles, mais intéressants."

Certains pourraient penser que cette manière d'agir, cette supériorité dont il entend éclabousser son camarade est un comportement inconscient ; rien n'est plus faux. Simon veut faire sentir à l'autre qu'il se considère meilleur que lui, et attend que ce dernier se rende enfin compte de son infériorité.
Non, Lacroix n'est définitivement pas quelqu'un de bien - mais il n'a jamais commis l'erreur de le croire, ou même de l'espérer.


"Catwoman ne sera jamais recrutée pour ce type d'opération : cette dernière est beaucoup trop égocentrique, beaucoup trop connue, beaucoup trop réputée. De plus, ses liens, évidents, avec le Chevalier Noir seront une gêne - je n'ai aucune envie de mêler tes petits copains costumés à tout ça."

L'archer se relève, se redresse, et croise les bras en plongeant son regard, derrière son masque reptilien, sur la silhouette devant lui.

"Va pour Red X. Contacte-le, recrute-le, et je vous informerai du moment où la réunion aura lieu. Quant à la logistique..."

Il s'avance, cherche quelque chose dans la poche de son pantalon, puis finit par le tendre à Question - une carte. Une carte de crédit, bien sûr.

"Budget illimité - enfin, pas exactement illimité, mais suffisant pour assurer tes besoins et pour convaincre Red X. Compte ouvert récemment, dans une banque sûre et discrète, sans aucun lien avec aucune de mes identités... pour être sûr que ni les Outsiders, ni quelqu'un d'autre, ne puisse avoir la moindre preuve contre moi."

Sans que le détective puisse le voir, Simon sourit sous son masque : il a bien compris que Question ne l'appréciera jamais, mais il a besoin de lui pour le moment. Après... après, tous deux verront bien ce que la suite de leur relation donnera.
Maintenant, l'archer entend partir, laisser son "allié" enregistrer tout ça - mais quelque chose le retient.


"Hum."

Son attention glisse de Question, vers un recoin, puis un autre du toit de la Gotham Gazette. Son corps se crispe soudain, une main file dans son carquois, l'autre récupère son arc à son flanc ; il saute en arrière et se met en position de combat, avant de reprendre la parole d'un ton autoritaire et dur.

"Nous ne sommes pas seuls..."

Six formes sortent lentement des ombres, et Lacroix ne tarde pas à les reconnaître : torses nus, crânes recouverts d'un casque au-delà des âges, pantalon souple, et bien sûr boucliers positionnés en avant - oui, il n'est pas difficile de savoir qui sont les six hommes qui leur font face agressivement.

Une Question de respect [Question] 250?cb=20140111212730

Les ennemis s'avancent, et Komodo bande son arc, encore plus agressivement.

"Le Clan du Bouclier tient à nous faire une petite visite, apparemment. Es-tu prêt à leur donner le bienvenue en version américaine ?"

S'il ne le montre pas, Simon est inquiet - inquiet que les Outsiders sachent ce qu'il a prévu, inquiet que tout son plan ne parte en fumée, inquiet que Question ne soit pas à la hauteur.
Et, fondamentalement, il déteste être inquiet ; ça le rend violent. Enfin... encore plus violent, évidemment.


(HJ/ Je me permets de créer un petit rebondissement : cet affrontement ne durera pas forcément, nous enchaînerons bientôt avec Vienne, mais je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire ça maintenant. Smile /HJ)
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MessagePosté le: Dim 14 Aoû 2016 - 16:34
Question continuait d'encaisser les démonstrations de supériorité de Lacroix en silence, faisant des efforts titanesque sur lui même pour ne pas exploser. Plus il se montrait soumis, plus il avait de chance de doubler Lacroix en restant en vie. Controles toi.

Il regarda la carte bancaire de Lacroix avec méfiance, puis la prit. Lacroix s'imaginait qu'il était du genre à ne pas toucher à de l'argent sale? Le sans-visage vivait grâce à l'argent qu'il récupérait dans les coffres des mafieux qu'il faisait tomber. Mais là... Question imaginait qu'il devait y avoir de quoi couvrir cent fois les frais de matos de l'opération -même si les honoraires de Red X devaient être très élevé. Voilà qui allait permettre au détective de payer son loyer pour un bon bout de temps, de remplacer la vitre pété, et peut être même de fumer autre chose que des roulés.

Ils semblaient en avoir finit. Q était en train de se dire qu'il faudrait qu'il aille s'acheter des quantitée très importantes de caféine. Planifier la chute d'un organisme aussi puissant que les Outsiders tout en tachant de doubler Komodo -ne pas se faire découvrir et de ne pas se faire doubler par Red X... L'allait encore bouffer de l'antianxiolétique au petit dej, lui.

-Vais contacter Red X, grommela le détective en se dirigeant vers l'escalier de service.

Mais il entendit un bruit de pas rytmé, puissant. Devant lacroix, des hommes venaient d'apparaitre, musclé, organisé et précis. Le clan des bouclier d'après Lacroix? Question se tourna et se figea. si l'un d'entre eux s'échappait, il irait avertir le reste des Outsiders. Et tout ceci n'aurait servit à rien. Merde.

Question regarda autour de lui ce qu'il pouvait espérer utiliser. Komodo le tétu, une vielle hache rouillée et un extincteur laissé là pour les pompiers, vielle réserve d'eau, les débris de ce qui avait du être la piste d’atterrissage d'hélicoptère journalistique. Bon. L'avait connu mieux, mais l'avait connu pire. Trouver un plan, vite, maintenant. D'abord s'armer. Question fit quelques pas et attrapa la hache -un canif aurait été plus coupant, c'était une pitié- et l'extincteur. Il tourna son non visage vers Komodo. Et d'une voix rauque, l'informa:

-Vais tacher de les occuper un peu. Si tu tires, les butes pas.


Il aggripa l'extincteur devant lui et projeta une gerbe de mousse blanche sur les six hommes, les aveuglants vaguement, et profita de la surprise de l'un pour lui balancer l'extincteur dans la figure avant qu'il n'ai le temps de foncer sur lui. suite à l'ordre -un tantinet furieux peut être- de l'homme qui c'était pris un banal extincteur dans le crane, quatre des Boucliers foncèrent sur lui. Il balança la hache en dirction de l'un d'eux, qui s'en stoppé sa route, l’arrêta d'un mouvement e bouclier. Malgrès la rouille, elle se planta dedans profondément. Q avait l'habitude de balancer des objets à la gueule des gens, il devenait bon à ce jeu là. Pourtant, les boucliers ne semblaient pas énerver, plus irrité, comme si un môme avait lancé des cailloux sur leur bagnole.

Le détective eut un sourire sous son masque, et se dirigea à reculont vers la vielle réserve d'eau, mis en garde par les Boucliers. Il verrifia que Komodo avait compris son jeu. Normalement, il était loin d'être le dernier des imbéciles, et dans le pire des cas, Question pariait sur ses réflexes. Fermant les yeux, il tacha de se souvenir des longues leçons de Richard Dragon, desquelles, trop haineux, habité par l'idée de faire payer à Hatch la balle qui logeait dans son crane, il n'avait malheureusement pas puisé la sagesse et la maitrise qu'avait par exemple obtenu Bruce Waune. Mais leçons qui lui permettaient cependant de casser une vielle poutre pourrie d'un coup de jambe. Comprenant dans un éclair ce que le sans-visage s’apprêtait à faire, l'un des Boucliers lui lança son arme dessus à la manière d'un héros américain né d'un tout autre univers -et dont nous ne parlerons pas ici. Question l'évita de justesse et jugeant qu'ils étaient assez près, donna un coup précis dans l'une des poutres, choisies, qui soutenaient la réserve chancelait. Les Boucliers se figèrent tandis que le réservoir chancelaient. Il y eut une seconde de silence abasourdi. Ils prenaient enfin conscience de ce que son déplacement impliquait, là ou du coin de l'oeil, le sans visage compris que Komodo s'était déjà mis à l'abri.

Un ordre fut aboyé. Puis ils se mirent en position défensive quand la réserve s'abattit sur eux, et se brisa en déversant bois et flot d'eau. Jeté en arrière pour agripper à l'une des poutres vissées au sol, Question n'eut pas l'occasion de voir les dégâts qu'avaient provoqué sa destruction, mais entendit néanmoins un cri épouvanté, celui d'un homme qui tombe dans le vide. Impossible, ils n'avaient tout de même pas put se laisser surprendre et...Non. Q tenta de se relever avec épouvante, horrifié à l'idée qu'un des bouclier pouvaient être passer par dessus l'immeuble. Non! Non, non, non!
[HJ: Désolé pour le retard, je pensais avoir le temps de te répondre avant de partir, j'ai mal géré:/ Super idée en tout cas! =)]
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MessagePosté le: Dim 21 Aoû 2016 - 17:06
(HJ/ Pas de souci, je suis moi-même un peu lent. Smile /HJ)

Sous son masque reptilien, Simon Lacroix lève un sourcil de surprise.
Sérieusement ? Question attend de lui qu'il ne tue pas ces six hommes, ces six membres du Clan du Bouclier qui pourraient faire capoter toute leur opération et les précipiter dans une fin terrible ?


"Je ne t'ai pas promis de devenir un ange, détective. N'attends pas de moi ce qui m'est impossible."

Et, sans laisser à l'autre l'occasion de répliquer, il lâche la flèche qu'il maintenait entre ses doigts. Le projectile file directement vers sa cible, et pénètre la cuisse de l'un des adversaires les plus déconnectés du groupe.
Un cri de douleur s'échappe de sa gorge, il baisse ses mains et son bouclier par instinct - et la seconde flèche, tirée quelques secondes après la première, s'échappe et s'enfonce directement dans son crâne.
Il tombe - mort. Et Komodo disparaît dans les ténèbres du toit.

A la suite, Question tente de gérer les quatre ennemis qui se sont précipités vers lui après sa première tentative. L'enquêteur fait montre d'un certain talent pour survivre, et monter des plans étranges en pleine improvisation, mais avec une réussite réelle ; l'explosion, la destruction de la réserve met hors de combat trois de ces types, mais l'un d'entre eux - ah, disons qu'il a moins de chance.

Devant les yeux de l'archer, le combattant glisse, tente de se rattraper, s'approcher du bord sans pouvoir s'en empêcher... et tombe, en poussant un cri de désespoir et de terreur.
Le responsable de cette petite escouade, resté à l'écart jusque-là, admire l'horreur du spectacle qui vient de se dérouler devant ses yeux. La colère face à l'échec, la peur de faire face aux conséquences de cette défaite devant les Outsiders - tout cela le pousse à se précipiter, à se lancer dans l'action. Sans remords, et sans plan.

Un cri de colère, primaire, s'échappe de sa gorge alors qu'il court vers Question. Ce dernier s'est collé au rebord du toit, pour voir, pour savoir, pour chercher un espoir dans l'impossible ; choqué, traumatisé même peut-être par son erreur fatale, le détective ne peut pas se retourner à temps et se protéger.
Son ennemi semble ainsi avoir tout loisir d'user au mieux de son bouclier, de le pousser et ainsi de venger son homme - mais cela n'arrivera pas.

Une flèche s'échappe des ombres, et pénètre sa nuque alors qu'il n'est qu'à quelques mètres de sa proie.
L'homme s'écroule, vaincu et mort, aux pieds de Question. Qui ne tarde pas à découvrir Komodo, sortant à nouveau des ténèbres.


"Ne me remercie pas - c'est tout naturel."

Son regard glisse, sous son masque reptilien, sur toute la scène. Quel gâchis... et qui ne va pas tarder à attirer l'attention des autorités.

"Nous ne pouvons pas rester ici, et nous ne pouvons pas laisser les Outsiders savoir que je suis impliqué. J'ai limité mon intervention, mais tes manques évidents dans le combat et ta lâcheté, ou au moins ton incapacité à faire les bons choix m'ont forcé à agir."

Komodo s'avance jusqu'au premier combattant tué par deux flèches, et le traîne jusqu'au second, juste devant Victor. Il arrache ses projectiles, et les range dans son carquois avant de s'accroupir.

"Les Outsiders doivent penser que ces hommes sont morts à cause de la faune locale. Bien sûr, je vais devoir faire semblant de ne pas le prendre personnellement - il est maintenant clair qu'ils me soupçonnent, et cela ne rend notre projet que plus indispensable. Mais il va falloir encore un peu jouer selon leurs règles... et attendre le moment de la révélation."

Simon cherche quelque chose dans ses poches, et en sort finalement deux petites boules, qu'il dépose sur chacun des deux corps. Il appuie sur un bouton sur chacune, et se recule, avant de se tourner vers Question.

"Tu devrais reculer."

Dix secondes plus tard, les boules explosent, fondent - et l'un des cadavres est entouré de flammes, tandis que l'autre est entouré de glace.

"Le reste peut être maquillé... s'ils ne parlent pas."

Simon se tourne alors vers les trois hommes inconscients, avant de regarder Question lui-même.

"Ils doivent mourir - sans flèche, et si possible selon l'une des méthodes locales. Laquelle semble la meilleure ?"

C'est un test - le pire d'entre tous.
Question veut protéger la Vie, même celle des pires, comme le Clan du Bouclier. Mais Question est aussi un stratège, un tacticien, qui sait combien leur survie peut leur coûter - et combien la chute des Outsiders est importante.
Les tuer est une horrible solution... mais y en a-t-il d'autre ? Et la trouvera-t-il à temps ?
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MessagePosté le: Mar 23 Aoû 2016 - 15:50
Venait de tuer un homme, non pas par décision mais par erreur et... Glacé, Question vit un deuxième cadavre tomber devant lui. Pâle comme la mort, il leva ses non-yeux sur Lacroix, écouta sa remarque sur son incompétence en tant que combattant en silence et ses leva, bouillonnant, tout ses muscles tendus, la mâchoire déformant son masque avec une agressivité on ne peut plus mal contenue. Mu par son instinct de justicier bien plus que par son instinct de survie (en avait il?) Question poussa Komodo en arrière (enfin éssaya du moins...Après, les physiologies on ne peut plus distincte des deux hommes laissent imaginer le résultat.)

-Immonde salopard, t'avais dit que tu ne prendrais pas de vie humaine, cracha le détective d'une voix rapée. Tu savais PAS qui était cet homme dérrière son bouclier, t'as peut être fait une veuve, des orphelins, privé une fratrie de son ainé espèce de...

Question se détourna, fit quelque pas pétris de haine et revint vers Komodo, contenant apparament avec difficulté de nouveau geste et parole inutile. Inutile de subir de nouveau une attaque pyromane dans son appartement non? Il fallait absolument qu'il se calme s'il ne voulait pas se prendre des flêches dans des organes vitaux choisis. Lacroix le lui paierait.

Mais avant, lui aussi il avait...Le vent froid de gotham faisait voler son imper. Il alla au bord de l'imeuble, découvrit plus bas le cadavre du bouclier entrainé par l'eau... Merde, merde... Se prenant la tête entre le smains le détective retourna au cadavre. Pourquoi? Du sang sur les mains, encore. Il semblait dans une agitation extrême, troublé au dernier degrès.

Terne, il regarda Komodo lui demander comment éliminer les trois rescapés. Le cerveau de Question galopa à toute vitesse.

-Arkam, Komodo, Arkam. Laisse moi passer un coup de fil à une collègue, et dans une-demi-heure, ils sont interné avec une fiche médicale qui leur colle une douzaine de trouble psychique au basque. Dans le pire des cas, le Joker se chargera de leur en coller deux-trois réel pour la vraisemblance, si leur cellule ne sont pas trop éloignée.

Il allait aller au bord du toit pour passer son coup de fil quand il se retourna une dernière fois:

-NE LES TOUCHES PAS.

Oui, il avait donner un ordre au type qu'avait cramer son appart'. Mais lacroix n'avait pas respecter le contrat, et puis Question était trop en colère que pour faire des choix prudents. Puis l'appela Montoya, lui expliqua qu'il y aurait trois cadavres, qu'elle devrait suggérer...Ce qu'elle voulait pour éloigner les pistes d'eux, et trois types qu'elle devait faire interner. Après ce qu'il c'était passé avec Dent, l'était très suspicieuse quand aux agissements de Sage, mais il lui promit en long en large qu'il lui expliquerait quand l'affaire serait terminé. Elle annonça qu'elle arriverait dans quelques minutes et qu'elle avait acheter l'expert psychologique du GCPD pour qu'il balance les bouclier.

-Q...Je sais pas dans quoi tu t'es fourré, mais si je découvres que tu as tourné au vinaigre, que tu buttes des gars à la Red Hood et que tu m'as demandé de maquiller tes conneries je...


Mais question raccrocha avant de savoir ce qu'elle ferait. Des choses déplaisantes, à n'en pas douter. L'aurait peut être du se demander comment elle allait réagir en découvrant qu'il c'était allié à Komodo et Red X, mais il avait du mal à s'intéresser à l'avis de ses coéquipiers.

Le Sans Visage se pointa devant Komodo et articula d'un ton sec.

-Ils arrivent. Maintenant, tu peux quitter Gotham.

Le cadavre d'un des trois bouclier brûlait encore.
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû 2016 - 18:07
Komodo n'a pas réagi quand Question l'a poussé.
En temps normal, il n'aurait pas bougé ; mais, ici, il recule légèrement, pour que son interlocuteur sente qu'il a au moins un peu de poids, un peu de force sur lui. C'est faible, mais absolument indispensable pour que son "allié" ne tombe pas totalement dans une forme de folie ou de rage incontrôlable. C'est que c'est sensible, ces petits choses.


"Hum. Tu te méprends."

Il ne reprend la parole que quelques instants après, quand Question a passé son coup de fil, quand il a commencé à reprendre le contrôle et, enfin, à se comporter comme la légende de l'Underground qu'il est censé incarner.

"Je savais exactement qui étaient ces hommes quand ils sont arrivés, et quand j'ai pris ma décision de participer à leur fin."

Simon jongle avec son arc, en laissant son regard glisser tout autour de lui.

"Les membres du Clan du Bouclier sont enlevés à la naissance par leurs prédécesseurs. Récupérés dans des orphelinats, en général de pays en guerre ou qui l'ont été ; je crois que cette génération vient de Serbie, bref d'ex-Yougoslavie. Les anciens les récupèrent, et leur inculquent les valeurs du Clan de la pire des façons : torture mentale, discipline terrible, entraînement insupportable. Environ la moitié meurt, et les survivants n'ont le droit de porter leur fichu bouclier qu'après une année à errer dans un environnement hostile."

Il s'arrête, puis range son arc et commence lentement à s'avancer vers Question.

"Ils n'ont ni famille, ni proches : ce sont des créatures qui n'ont plus grand-chose d'humain, et je ne regrette absolument pas qu'ils soient morts."

L'archer croise finalement les bras, avant de pencher sa tête sur le côté quand quelques sirènes commencent à se faire entendre, dans la ruelle en dessous d'eux.

"Bonne idée, pour Arkham... ah, j'étais sûr que tu finirais par te rendre utile ! Je te laisse gérer les détails. Je te recontacterai pour la suite."

Il s'approche ensuite d'un rebord sombre du toit. Lacroix est sur le point de se jeter dans le vide, avant de s'arrêter, pour lancer un dernier regard vers Question.

"Nous ne nous aimons pas - mais les Outsiders doivent disparaître, Question. Cela doit dépasser nos inimités, notre haine mutuelle. J'accepte de ne pas tuer d'innocent... mais les Outsiders n'en sont pas. Tu les arrêteras, je le sais ; mais, avant, beaucoup d'entre eux mourront pour que tu réussisses."

Et, sans lui laisser le temps de répliquer, Komodo se jette dans les airs, disparaissant en quelques instants dans les ombres. Laissant Question, seul, pour gérer le désordre ambiant...

(HJ/ Ce sujet s'arrête là pour moi. Merci beaucoup pour ce très bon RP ! /HJ)
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