[Manhattan – Lusty Leopard] Et un Chikenburger pour le léopard ! Un ![PV Maggie Sawyer] [Terminé]

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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 20:34

Cela faisait déjà quelques jours que le Lusty Leopard hébergeait des types louches. Les mafieux, il y en avait partout. Surtout à New-York. Mais ceux-ci prenait la boite pour leur QG et ça commençait très sérieusement à taper sur les nerfs du patron. On avait beau leur dire de dégager, que ce soit de la manière douce, ou de la manière forte, tout ce qu'on avait obtenu d'eux, c'était des blessés par balle. Le gros Léon s'en était prit une dans la cuisse d'ailleurs. Je me demandais bien comment il expliquerait ça à sa femme. Se prendre une balle ça arrive… Sauf que lorsque l'ambulance est venue le chercher… Ils ont notés l'endroit et l'heure. Mais bon, le pauvre vieux avait rien demandé d'autre que de récupérer sa chaise. Bande de cons. Ce soir je ne travaillais pas, mais comme à mon habitude, je m'étais rendue au Lusty histoire de tenir compagnie aux collègues. Avec l'été qui arrivait à grands pas, il fallait qu'on recrute d'autres filles. Plus il faisait chaud, plus les hommes étaient en manque… Et comme de bien entendu, c'était sur moi que tombait la décision du patron de les former correctement.

Nous étions fermés, pour une fois d'ailleurs. J'étais assise sur une chaise, juste en face de l'estrade, et je donnais les conseils aux filles que le patron venait de recruter. Certaines avaient de sacrées capacités, et je ne doutais pas une minute qu'elles feraient d'excellentes danseuses. La barre de fer contre laquelle elles devaient danser n'était pas un truc des plus simple, il fallait des mois d'entraînement pour arriver à un niveau plus que correct, et des années pour atteindre le mien. Je sentis la main du patron se poser sur mon épaule. Me retournant je le vis me regarder en souriant. Il m'expliqua qu'on s'était débarrassé des Mafieux. Comment ? Pourquoi ? Il l'ignorait, simplement que cette bande de trafiquants semblaient s'être fait "briser en morceaux" par quelqu'un. De mon côté, je savais qui et comment. C'était moi. Ou je devrais plutôt dire celle que j'étais lorsque mon côté Daémonite se réveillait.

Il était plus que temps de leur apprendre les bonnes manières à ceux-là. Qu'un habitué se fasse tirer dessus ça jouait contre nous. La police de New-York nous tenait déjà assez à l'œil comme ça, sans que l'on doivent encore se taper tous les truands du coin. Alors que les filles descendaient de l'estrade, je me dirigeais vers le bar, et m'apprêtant à servir un verre à chacune d'entre elles, je vis Karma passer limite en courant devant moi, ne s'arrêtant que lorsqu'elle se retrouva à hauteur du patron. Mon ouïe bien plus fine que la moyenne, j'écoutais leur conversation. Des flics ? Que voulaient-ils ? Ce n'était pas possible qu'ils aient fait le lien entre les mafieux et moi. Bon, rester calme, ne rien montrer, et par-dessus tout, expliquer aux filles qu'elles ne risquaient rien.

Au moment où ils entrèrent, je cru faire une syncope. A leur tête se trouvait une femme. Blonde, musclées, au visage aussi austère que froid; je blêmis. Ca ne pouvait être elle. C'était quelqu'un d'autre. Le patron s'approcha de la demi-douzaine de flics en tenue et les salua.


- Bienvenue au Lusty Leopard. Mon nom est Dante Garvan, et je suis le propriétaire de ce lieu. Que puis-je faire pour vous aider ?

Mon verre se vida d'une traite. Tout en posant mon regard sur les nouvelles recrues du Lusty, je leur expliquais qu'elles n'avaient rien à craindre, ça arrivait parfois. Parfois…
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 22:05
Vous savez, beaucoup de gens me doivent un tas de faveurs. À force de sauver des vies, botter le cul des criminels et être, en tout et pour tout, une super flic, vous vous retrouvez avec un paquet d’ennemis mais aussi avec un tas d’alliés. Du coup bah… Le grand patron du NYPD, à qui j’ai sauvé la vie (longue histoire qui implique un congrès de police, un engin explosif ridiculement puissant et pas mal de tabassage administré par moi), n’était que trop content de mettre à ma disposition tous les flics sous ses ordres. Et quand je dis tous les flics, c’est la totale, des policiers en uniforme au SWAT. Bon, je n’en demandais pas tant mais ça fait chaud au cœur! Pourquoi j’avais besoin de réquisitionner son personnel? Il n’avait pas besoin de le savoir. Je lui ai juste dit que je venais collecter une des faveurs qu’on me doit.

Qui plus est, je connais un bon paquet de policiers qui tueraient pour se faire donner des ordres par moi. Jim Gordon a une sacrée réputation, je ne dis pas. Mais moi j’ai survécu à Star City, Metropolis ET Gotham. Alors la meilleure flic de ce foutu pays, c’est moi. Bon certains sont juste des pervers avec un fétichisme de domination par la femme mais on va passer sous silence ce cas de figure. Mais pourquoi je suis ici? Certainement pas pour le tourisme. En fait, je suis ici pour une femme. Non, on ne parle pas de relation extraconjugale. De un, Kate me tuerait et de deux, Jamie trouverait le moyen de tuer mon cadavre. Non je suis ici, si on reformule, pour une recrue potentielle dans les Outlaws. Disons simplement que si le rapport est exact (et jusqu’à présent, notre mystérieux commanditaire ne s’est jamais trompé), c’est du lourd, ce cas. Vous ne me croyez pas?

Un mafieux aux portes de la mort qui raconte que lui et ses potes se sont fait sauvagement butter par une femme qui s’est transformée en monstre. Une vraie amatrice cette petite. De un, si tu fais un carnage, ne jamais laisser de survivants. De deux, à New York, il y a toujours quelque chose pour te filmer ou te prendre en photo. Alors… J’avais utilisé mes super talents de flics pour trouver de qui il s’agissait et comme je suis la meilleure des meilleures, j’avais trouvé une correspondance. Une « danseuse exotique », rien que ça. Mouais. J’ai passé l’âge de me faire dominer par mes hormones. Et je peux vous garantir que le premier flic qui manquerait à ses devoirs pour zieuter les courbes de la demoiselle va se prendre une de ces claques derrière la tête… Bref. Une douzaine de flics entrent avec moi dans le bar et dehors, un van du SWAT attend sagement.

Sait-on jamais, si elle décidait de faire quelque chose de stupide… J’aime assurer mes arrières. Le patron s’avance pour causer et le temps de lui mettre mon mandat sous le nez, la deuxième moitié de ma demi-douzaine de flic entre par l’arrière. Je fais gentiment comprendre au patron que son bureau est réquisitionné et que c’est à cette danseuse en particulier que je veux parler. Et quand je m’exprime, tout sonne comme un ordre. Il n’y a aucun doute sur qui est la patronne ici. Même les flics sous mes ordres se tiennent à une distance respectable de moi et je peux voir du coin de l’œil certaines des danseuses trembler comme des feuilles. Ben tiens. Une femme flic qui ne porte pas un uniforme sexy, ça vous la coupe, les greluches? Bienvenue dans le vrai monde. Je fais signe à cette « Priscilla » de passer devant pour le bureau du patron. Je ferme la porte derrière moi avant d’activer un brouilleur : personne ne nous entendra.


« Tu sais, quand tu fais un carnage, la règle numéro un c’est de s’assurer qu’il n’y ait ni survivants ni témoins. Je dis ça comme s’il y avait une prochaine fois mais… J’en doute. Tu gardes sagement rangés les griffes, les crocs et les ailes. Toi et moi on va causer. Voilà comment je vois les choses : j’ai assez de preuves pour pouvoir te cloner et vous envoyer toutes les deux en prison pour un sacré bout de temps.

Ceci dit, je ne suis pas venue de Gotham juste pour te dire que je vais te foutre en taule. J’ai un marché à te proposer. Tu bosses pour moi, les preuves disparaissent. Tu fais la forte tête, je connais pas mal d’endroits équipés pour la détention de métas en tout genre. La question maintenant c’est : pourquoi est-ce que je devrais te donner le choix et pas juste te mettre au frais pour un bon moment? Oh et un conseil : je suis mariée et pas du genre réceptive à la séduction. N’y penses même pas. »
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MessagePosté le: Ven 1 Juil - 17:54

Les flics s'étalaient dans la pièce principale, ils étaient bien trop synchro pour être de simples porte-flingue, des militaires peut-être. Ils agissaient comme un seul homme. Obéissant aux ordres à la manière de machines bien huilées qui se déplaçaient et regardait partout et tout le monde en même temps. Bof, si ça leur plaisait. Je restais assise au bar avec les filles qui se demandaient où elles étaient tombées pour en arriver là. Des flics, une blondasse avec une tête d'enterrement, si on rajoutait un nain vert dyslexique… C'était assez simple de savoir où je voulais en venir. En plus, à mieux y regarder, je fus rassurée que ce ne soit pas l'autre dégénérée. Ok, je l'avoue, j'avais buté son chéri, mais quand même, le coup de la vendetta personnelle, elle me reste coincé quand même ! Comme à son habitude le patron s'avança, et le plus poliment du monde s'adressa à eux. Il avait quand même une certaine classe pour un simple humain. Enfin… C'était ce qu'il faisait croire. Avoir autant de fric, autant de femmes autour de lui, et surtout un charme qui faisait de l'effet à toutes celles qu'il croisait – moi-même je craquais parfois, je dois bien l'avouer –, ne pouvait être totalement innocent.

Je fis s’asseoir les filles autour du bar, les deux videurs se mirent alors entre nous et les flics. Ils étaient payés pour nous protéger de tout et n'importe quoi, surtout de n'importe quoi en fait. Des gros abrutis aux mains baladeuses, aux sociopathes qui tentaient de nous ouvrir le ventre pour en extraire notre "charme bestial" tels qu'un de ces cinglés l'avait appelé un jour, en passant par les curés et autres bien-pensants religieux qui nous traitaient de filles du démon. J'adorais ceux-là bien plus que les autres, un peu à la manière des flics qui gardaient la main, sur la poignée de leur fusil mitrailleur, les religieux ne manquaient pas une once de nos mouvements. Ils nous suivaient du regard, inlassablement, sans en perdre une miette.

Dante prend finalement le papier en main, au vue de sa tête, il s'agit d'un mandat. Il se tourne vers moi, livide, et ses yeux me font comprendre qu'elle est là pour moi la blondasse de service. Au passage, un bon coup de balais dans les fondements ne lui ferait pas de mal à celle-là ! Elle a l'air tellement coincée dans son gilet pare-balles que je me demande si elle arrive encore à respirer. Grognasse ! Le patron tente de parler, mais je l'arrête en posant ma main son sur avant-bras que je sentis frémir à son contact.


- Ne vous inquiétez pas. Je suis une grande fille vous savez. (Puis je me tourne vers les filles.) Karma, je te laisse finir l'entraînement. Je ne serais pas longue.

Un petit sourire vers ma collègue aux cheveux dorés et je me dirige vers le bureau de Dante. Car oui, lorsque nous ne sommes que les deux, on se tutoie, et on s'appelle par notre vrai prénom. Il ne faut pas croire que l'on couche ensemble par contre, c'est purement professionnel. Mais comme tout bon patron qui se respecte, il soigne sa "poule aux yeux d'or", qui n'est pas totalement une métaphore si on prend en compte le lieux dans lequel je suis employée. Elle me fait rentrer en première, et je me jette presque instinctivement sur le fauteuil de cuir qui me tendrais presque les bras. La déco de la pièce m'a toujours parue agréable. Des tableaux de grands peintre, Munch, Manet, Monet, Matisse… Rien que des "M" dans les noms… Hum… Il serait fétichiste de cette lettre le patron ? Et maintenant quoi ? Elle veut m'engager pour le bal de la police ou quoi ?

Mais quelle tirade ! Des menaces, encore et toujours des menaces… Je commence à en avoir assez de tout ça. Mais quoi ? C'est marié CA ? Et ben, son mec doit avoir du courage de se farcir une femme pareille ! Elle me plaît bien cette petite. Par contre, elle ne doit pas savoir grand-chose sur moi, mis à part ce qu'elle m'a dit. Pour lui expliquer les choses, mon corps commence à muter, et, petit à petit, mon visage devient le sien, et ma voix se modifie aussi en conséquences, deux choses restent tel quelles, ma poitrine, et ma tenue. Ironique n'est-ce pas !


- Vous ignorez tout de moi. Je suis capable de vous tuer en moins de temps que vous ne le pensez, de cette même manière, je prendrais votre place, tuerais tous ceux qui vous entourent, et ne laisserait aucune traces de votre existence. Un banal accident de voiture par exemple.

Elle croyait VRAIMENT me faire peur ? Elle se plante complètement. Mes coudes posés sur le bureau de Dante, je place mon visage dans la paume de mes mains. De part et d'autre des mes joues, mes doigts de muent en griffes tranchantes, et mon sourire devient carnassier. L'adrénaline qui monte dans mon corps me fais trembler. Quelle sensation grisante. Néanmoins, le sujet n'est pas là, reprenant mes formes habituelles, je m'adresse à elle avec une pointe d'ironie dans la voix.

- Le charme ne fonctionne peut-être pas sur vous, moi, je suis imperméable aux menaces. Si vous n'avez rien d'autre à me proposer, vous seriez gentille de bien vouloir sortir d'ici.

Espèce de grue mal-baisée ! Toutes les blondes sont pareilles ou quoi ? Connes comme leurs pieds et croyant que le monde entier n'a d'yeux que pour elles. Bien entendu, cette dinde armée doit bien avoir autre chose dans ses poches pour me forcer à signer en bas de son contrat. Si ça se trouve, elle pourrait être convaincante la petite.
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MessagePosté le: Ven 1 Juil - 22:02
« C’est marrant que tu dises ça. TU ne me connais pas. Ton numéro de cirque, je le connais. Tu penses que je ne sais rien de toi. Tu n’as aucune idée de ce dont les gens pour qui je travaille sont capables. Et avant de prétendre pouvoir e tuer si facilement, tu devrais ranger ton égo dans ton sac à main et réfléchir un peu. Je suis la flic qui a été assez badass pour se battre aux côtés de Superman. »

Mignon, vraiment, de la voir essayer de m’intimider en retour. Ça ne prend pas ma jolie. Il faudra plus qu’une mutante ou une alien ou assimilable pour me faire trembler. J’étais à Coast City quand le bordel a commencé. Je me suis frotté à des démons et à des monstres que tu ne peux même pas concevoir. Alors toi? De la petite bière, celle qui goûte la pisse, à côté de ces pointures. De l’eau de vaisselle même. On voit tout de suite comment fonctionne ta stratégie : séduction et tu passes à l’action. Moi? Je n’ai pas un air frustré sur le visage pour rien. C’est parce que je sais que le bordel n’est jamais loin quand on fait appel à moi. Et oui. C’est comme ça. Mais les ordres sont les ordres et c’est particulièrement con de mordre la main qui vous nourrit. Du coup… Je fais ce que j’ai à faire pour garder les Outlaws pleinement opérationnels. Rien de moins.

Et puis bon hein, j’ai réussi à recruter John Constantine comme consultant. Si j’ai survécu à John en plus de le convaincre, je vais réussir avec elle. Si on devait mettre une photo dans le dictionnaire à côté d’emmerdeur, c’est celle de John qui y figurerait. Je la regarde avec un amusement à peine dissimulé. Vas-y ma belle, fais-moi plaisir, essaies de m’attaquer. J’ai sur moi de quoi t’en faire voir de toutes les couleurs. Mais on ne va pas se rendre jusqu’à un affrontement physique, pas vrai? Ce serait dommage que je te mettes la raclée de ta vie si tôt : comment je ferais bien pour surpasser ton humiliation au prochain écart de conduite, hum? On va causer toi et moi et au final, tu vas signer. L’alternative est considérablement moins plaisante. Ce n’est pas une menace : c’est une promesse. Ce que je dis, je le fais et ça tout le monde le sait. Oh que oui.


« Mais si on veut être honnête, que tu aies butté des mafieux, je m’en fous complètement. Merde, je te filerais bien une récompense pour avoir fait le ménage mais la loi ne me le permet pas. Ceci dit, tu as un talent certain et justement, je suis une collectionneuse de talent. Et disons qu’avec quelqu’un comme moi pour faire disparaitre les éventuelles emmerdes juridiques, c’est quand même bien de bosser pour moi.

Allez quoi. Tu peux jouer la forte tête mais tu n’es pas stupide. Tu as vu le nombre de flics que j’ai amené avec moi. Tu dois te douter que j’ai des renforts et que je ne suis pas ici sans un plan. Alors rends toi service et coopères. Je suis venu te proposer un job, en fait. Je veux que tu utilises ce talent pour la séduction et le meurtre pour les gens que je représente. Je préfère te ramener comme alliée que comme prisonnière. »


Mais Maggie, direz-vous, c’est cliché ce que tu dis. Peut-être mais je l’ai dit, cette femme qui n’en est pas tout à fait une n’est pas conne. Elle est habituée à manipuler donc elle sait détecter le mensonge. Et moi? Oh mais je ne mens pas. Je veux la recruter. En fait je dirais que si elle a même un instinct de prédateur, de chasseresse, il va lui dire que je ne suis pas en train de la mener en bateau et que ce que je propose est plus à son avantage qu’autre chose. Deux alphas, ça finit par se respecter ou ça s’affronte pour avoir le contrôle. Je peux vous garantir qu’il n’y a qu’une patronne dans les Outlaws et c’est moi. Malheur à ceux qui voudraient s’y risquer. Je ne suis qu’une humaine, d’accord. Relativement âgée, d’accord. Mais certainement pas sans ressources ou sans défense. Nombreux sont ceux qui ont fait l’erreur de me sous-estimer…
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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 10:55

Je croisais les doigts devant mon visage tout en écoutant la blondinette déblatérer toutes ses inepties. Bla bla bla ! Rien que du vent. Un contingent de gros bras armés jusqu'aux dents ? Et alors ? Elle aurait même m'envoyer l'armée tout entière que ça ne m'aurait pas fait bouger d'un pouce. Et à dire vrai, plus ils étaient, mieux c'était ! Les hommes sont tous plus faibles les uns que les autres. Ils faiblissent tous devant une croupe agile ou des yeux de biche. Le plus amusant – enfin, pour moi – ce n'était autre que les mâles avaient cette fâcheuse habitude de s'entretuer pour une femme. Quelque soit les raisons, ils laissaient trop facilement leur côté animal ressurgir pour du sexe… Ne dit-on pas que "le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder" ? Mais céder à quelle tentation ? Celle de lui sauter à la gorge, lui ouvrir la jugulaire d'un coup de griffe et de lui faire avaler ses pieds en passant par le haut de son crâne ? Non… Le patron n'aurait pas été très content que je vienne à repeindre son bureau en rouge vermeil. En plus elle me plaisait bien la petite. Combattre avec l'autre machintruc volant en collants ? Elle s'attendait à quoi en fait ? Une ovation avec les paillettes et les pom-pom girl ? Désolée ma fille, mais tu te trompais de jour, les soirées cheerleader sont réservées au mardi !

Une collectionneuse de talents ? Ah ben bravo ! Encore une mégalomane qui se prenait pour ce qu'elle n'était pas. J'allais finir où encore ? Dans un harem ? Ou pire encore, dans une piscine remplie de boue, à moitié nue, à devoir me battre contre une autre fille ? Je l'ai déjà fait… Et même si ma peau ne fut jamais aussi belle qu'en sortant de là, ce n'était pas des plus agréables quand même. Je ne pouvais m'empêcher de m'enorgueillir de certaines de ses paroles. Non pas que je le sois à l'excès, toutefois, il était vraiment rare de se voir féliciter pour ce genre d'actes relativement répréhensibles aux yeux de la loi. C'en était même presque frustrant. Bosser pour quelqu'un ? Mais c'était déjà le cas non ? Dante était un patron plutôt sympathique, et des plus mignons. Il ne me posait que très peu de questions, et s'inquiétait pour l'intégralité des filles qui bossaient ici. Par contre, avec elle… Ca restait à voir.

Finalement, sa proposition me fit réfléchir à autre chose. Et pourquoi pas. Ne serait-ce que pour un temps. Je n'avais guère beaucoup de choses à gérer actuellement, même si l'idée même de devoir travailler avec une bande de bras cassés m'emmerdais copieusement, j'eu une tout autre idée en tête alors qu'elle parla de prisonnière. Des menottes, des chaînes… Elle faisait dans le SM la blondinette ? Son jeu était sacrément bien caché quand même ! Je lui souris avant de reprendre la parole. S'attendait-elle, comme ça devait être dans ses habitudes, à une réponse classique, une sorte d'acquiescement béat ? Avec moi, elle devrait avant tout me démontrer l'intérêt que j'aurais. Buter du monde pour le compte de quelqu'un est une chose, mais je tenais à avoir un moyen de pression indirect, ou plutôt – le terme n'étant pas le plus exact – un moyen de protéger ceux qui comptent pour moi.


- On va faire un arrangement alors. Un tout simple. Si j'accepte, vous m'accordez deux choses. La première, la protection du Lusty Leopard et de toutes celles et ceux qui y travaillent. Bien entendu, cela va de soi qu'on évite les perquisitions inutiles… Certains de nos clients sont plutôt connus et préfèrent rester incognito. (Je plongeais mon regard brûlant dans le sien et je lui dévoilait mes dents blanches dans un sourire des plus charnel au moment où je continuais mes explications.) Vous devrez me montrer de quoi vous êtes capable sur une barre de pôle-dance !

J'étais une garce, et je le savais. La première partie de notre arrangement ne lui poserait aucuns soucis d'ordre pratique. Néanmoins, j'imaginais déjà son visage se contractant, tentant en vain de cacher un air moitié offusqué, moitié furieux. Oui, j'aimais jouer avec le feu. Mais tout le plaisir ne tenait-il pas dans cette sensation charnelle ? Puis, amusée, je rajoutais quelques mots.

- Acceptez mes conditions, et j'accorderais du crédit à votre demande, mieux encore, j'accepterais volontiers. Refusez, et vous pouvez faire une croix sur moi. Ca marche ?

Travailler pour quelqu'un est une chose assez simple pour beaucoup. Par contre, en ce qui me concernait, je ne pouvais décemment pas le faire pour une personne envers qui je n'avais aucun respect. Accepte blondinette et je saurais que tu en as plus dans le pantalon que tous les clients du Lusty, refuse… Et tu sortiras d'ici sans même t'en rendre compte.
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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 15:21
« Non. Ça ne marche pas. Clairement pas. Je ne sais pas pour qui tu te prends, gamine mais j’ai une fille et une femme. Si je ne m’adonne pas à ce genre de frivolités pour la personne que j’ai épousé, je ne vais certainement pas le faire pour toi. Et protéger cet établissement? Ben voyons. S’ils ont des choses à se reprocher, je ne vais pas les protéger pour leurs mauvais coups. Je suis flic, pas ripou. »

Non mais elle pense vraiment que je vais juste faire « ah bah ouais, c’est cool, ok, on fait comme ça »? Bienvenue dans la réalité ma jolie. Tu ne peux pas t’en sortir tout le temps avec ton physique avantageux et ton regard de séductrice. Comme si tu étais la première prostituée à essayer de me faire le coup. Et oui je fais du jugement gratuit et je m’en fous. J’en ai brisé des plus coriaces, je l’ai déjà dit et j’ai survécu aux frasques de John Constantine. Si je ne l’ai pas dit, ça mérite d’être entendu. Bon d’accord je l’ai cogné une fois, aussi. Mais c’était pour la bonne cause. Tout ça pour dire que son petit numéro de « c’est moi qui pose les conditions parce que je suis la meilleure », je m’en fous comme de la première contravention que j’ai donné. Je m’en souviens très bien en fait, je venais tout juste de graduer de l’académie de police de Star City et je…

EH OH! Maggie! T’es bien gentille mais la nostalgie tu la garderas pour la maison de retraite, non mais. Tu dois mater cette arriviste qui se pense meilleure que toi. Je lui montre clairement qu’elle ne m’impressionne pas. Forte tête hein? Alors on est deux. Si tu penses que je vais plier, gamine, tu te trompes. Les politiciens se seront fait pousser des couilles et un cerveau le jour où je ferai du « pole dance » pour une vulgaire inconnue. Tu veux jouer à la finaude? Pas de problème. Je peux te faire chier des briques pas possible. Tu y tiens à cet endroit? Mais je peux parfaitement jouer là-dessus. Te mettre le NYPD au cul, tous les jours à passer cette baraque au peigne fin, sous prétexte d’un appel anonyme concernant des activités illicites. Je peux faire fermer la place par l’organisation gouvernementale de mon choix ou la magistrature locale.

Je réponds de Washington D.C., du gouvernement fédéral et d’un projet secret qui se chiffre en millions pour ne pas dire plus. Tu vas perdre la partie bien avant moi. Un sourire mauvais se dessine sur mes lèvres. Tu veux la jouer avec la méchante flic alors? Pas de problème ma mignonne, je me suis frotté aux pires merdes de trois villes. Tu ne fais clairement pas le poids contre le Joker, un démon venu faire son tour à Metropolis ou la fange de Star City. Je me fous de savoir ce qu’elle est, ultimement. Je ne lui donne pas vraiment le choix en fait. Elle va venir de son plein gré ou comme prisonnière. Pour mon employeur, ça revient exactement au même. Je fais craquer mon coup, vieille habitude héritée d’interrogatoires musclés. Ah, les souvenirs… Parfois je m’ennuie de cette époque définitivement révolue avec beaucoup moins de responsabilités…


« J’ai tout mon temps gamine. Je ne suis pas pressée. Mais tant que je suis là, tes copines et ton patron ne font pas d’argent et je peux rester ici très longtemps. Un établissement où les flics s’attardent, ça fait mauvaise presse. Et si j’ai envie, je peux vous rajouter un paquet de complications. Autorités sanitaires, ministère du revenu, la totale. Si tu veux jouer à me faire chier ma jolie, tu vas sortir perdante.

Je ne sais pas pour qui tu te prends mais tu n’es pas en position de force. Moi si. Tu veux qu’on négocie des termes pour ton embauche? Ok, ça se fait. Mais les conneries tu te les gardes. Tu sais ce qu’on dit : dernière sommation. La prochaine fois je ne demande plus, je t’embarque de force. Le plus beau? Tu blesses un flic je te mets tout l’appareil judiciaire de ce pays au cul. Traduction : j’espère que tu as un ticket pour la Corée du Nord si tu continues de me chercher. »
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû - 22:18

Voilà comment en savoir un peu plus sur quelqu'un, on le pousse dans ses derniers retranchements, et on lui donne le coup de grâce. Bon, mon but n'était pas de la tuer, mais bel et bien d'en savoir plus sur elle. Encore un peu et je pourrais savoir si oui ou non, elle méritait ma confiance. Un bon point déjà, elle avouait qu'elle n'était pas une ripou, c'était déjà ça. Un trop grand nombre de ces enfoirés avaient eu l'audace de se pointer ici, réclamant à Dante de lui reverser une partie des bénéfices en échange de leur "protection". Si on avait eu besoin d'eux, ça se saurait su. Strip-teaseuse et videur à temps partiel. Voilà ce que je devrais ajouter à mon curriculum. Je la voyais commencer à divaguer, ses yeux m'oubliaient et paraissaient regarder au-delà de ma présence. Ce petit entretien me plaisait beaucoup. Pour une humaine, elle en avait vraiment une paire grosse comme mes poings. Elle savait où mettre les pieds, et surtout comment les mettre ! Je repensais alors à une phrase qui m'avait toujours fait sourire : "je mets les pieds où je veux Little Jones ! Et c'est souvent dans la gueule !" Maggie Sawyer, flic de Gotham City… Elle devait avoir de sacrées chaussures.

M'enfonçant dans le fauteuil, j'appréciais le dossier de cuir confortable, chose qui expliquait pourquoi Dante ne le quittait que très rarement. Hum… Si seulement j'aurais pu rester ici éternellement pour savourer cet instant. Je passais ma langue sur mes lèvres au moment précis ou sa voix me tira de mon petit plaisir terrestre. Il ne fallait pas que je ris, non, elle aurait très mal prit ma réaction, et au vu de ses manières, son arme aurait parlé avant sa langue. Encore une petite pique ? Aller, juste pour le plaisir alors. Mais je resterais sage quand même. Jouons encore un peu ma chère.


- Quand vous aurez fini de hurler comme un putois agoraphobe, nous pourrons reprendre une discussion délicate et saine ? Le côté "boucherie" d'un échange ne m'a jamais énormément plu voyez-vous.

Petit à petit je savais que je finirais pas la faire avouer que dans son boulot ce n'était pas le fait de taper sur les autres qui lui plaisait, mais plutôt faire respecter la loi. Elle aimait ce qu'elle faisait, et ça se voyait. Elle était comme moi, libre de ses choix, de ses actes. A un point près, elle se terrait derrière un visage dur et impassible. Bah, avoir fermer le Lusty pour une journée, ce n'était pas une chose rare pourtant. C'était le cas une fois par semaine, le jour des recrutements et des entraînements pour les filles et moi-même. Enfin bref, elle ne devait très certainement pas connaître les us et coutumes de ce genre d'établissements. Pour nous, des flics, ce n'était rien d'autre que de la bonne publicité. Plus ils restaient longtemps, plus les curieux entreraient afin de poser des questions. Je ne comptais pas sur les juges, les adjoints au maire, et autres magistrats qui se seraient empressés de nous couvrir.

Elle voulait vraiment jouer la blondasse ? J'espérais juste qu'elle aura quelque chose d'intéressant à me proposer. Franchement, me menacer de cette manière… Ca avait quelque chose de pathétique. Ou plutôt de… Comment dire… Enfantin ! Etre conne est de naissance, faire la conne est un art ma fille, et j'excelle dans ce dernier !


- La Corée ? Plutôt le Mexique en fait, voir Cuba. Plus agréable à visiter en cette saison. Quand à la dernière sommation, elle va dans les deux sens. Toutefois, je respecte votre audace, oser me menacer alors que je suis capable de vous ouvrir en deux, et de vous renvoyez chez votre femme en petits paquets de 500gr avant même que vous n'ayez dégainer… C'en est admirable ! Je vous le concède.

Mes jambes se détendent et je pose mes pieds sur le bureau de Dante. Tant qu'il n'est pas au courant de ça, il ne dira rien, quelques paillettes resteront sur les papiers mais ce n'est pas grave, il y en a partout ici. Mes doigts se croisent derrière ma tête et tout en fixant les moulures du plafond ma voix se dirige vers la blondasse. Pas une once de méchanceté désormais, juste du questionnement, rien que du questionnement.

- Vous m'avez parler de négocier les termes de mon embauche. Le seul sur lequel je ne démordrais pas est la protection des filles qui travaillent ici. Pour le reste, on s'en passera. Donnez-moi votre parole qu'elles ne risquerons rien, et je vous suivrais même au-delà du bout du monde. C'est tout ce que je désire. Personnellement, je ne crains que peu de choses, pour ne pas dire rien du tout. (Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Sous cette forme ou une autre, je pouvais guérir assez facilement, toutefois, ce n'était pas le cas pour toutes les filles…) Pour être franche, il y a quelques mois, une d'entre elle, qui venait de fêter ses vingt ans s'est faite agressée dans la rue juste derrière le Lusty… Les deux bras cassés et un éclatement de la rate en prime. Sans l'intervention de Dante elle ne serait plus de ce monde…

Je me remis face à la flic, mes yeux lançant des éclairs d'une colère inhabituelle. Furieuse ? Oh que oui je l'étais, ce salopard courait encore et j'aurais donné ma vie pour le buter de mes propres mains ! Mais ce crevard de merde s'était tiré une balle dans la tête le soir même. Sans autres formes de procès. Ce serait la dernière fois qu'une des filles du Lusty serait prise pour cible par ces détraqués du bulbe.

- Je me tape de vous attirer la pitié ou quoique ce soit d'autre. Protégez les filles, voilà ma négoce ! Si vous voulez que je démembre un membre du conseil ou un juge, ça sera fait. (Je lui tendis la main, signe que j'acceptais son offre sous cette condition exclusivement.) Ma vie contre celle de mes collègues !

Si elle avait un cœur, elle ne pourrait pas dire non… Je l'espérais. Vraiment.
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MessagePosté le: Mer 10 Aoû - 4:10
Ce qui est intéressant, dans cette confrontation, c’est que nous sommes toutes deux des femmes de caractère mais sur des aspects différents d’une pièce étonnamment similaire. Moi je suis très loi et ordre, discipline et rentre dans le tas si nécessaire. La demoiselle en face de moi semble plus provocation, jeu, chasse et éviscération si on pousse le bouchon trop loin. Et je me doute bien qu’une fois recrutée, elle ne va pas se mettre exactement au pas. Comme tous les Outlaws, en fait. Ils ont une discipline un peu plus élastique mais je ne changerais cette équipe pour rien au monde. Ils sont compétents, efficaces et le plus important, je peux leur faire confiance. Une denrée affreusement rare. J’ai travaillé avec des gens pourris jusqu’à l’os et corrompus pour deux âmes. De savoir qu’on peut avoir confiance ça déstresse et pas qu’un peu.

C’est quand je vois la colère dans son regard que je sais que j’ai gagné. Pas une victoire totale comme on en voit dans les romans policiers, avec un échec et mat comme Sherlock Holmes. Non. Nous avons établi une base de respect mutuel et elle reconnait désormais mon autorité. Je sais très bien que cette garce, rien que pour me provoquer, pourrait débarquer dans mon bureau au manoir en tenue de flic sexy par pure volonté de provocation. Elle n’en démordra pas de cette idée de moi et une barre de pôle-dance, mon instinct me le hurle à s’en casser la voix. Mais vous savez quoi? Ce sont tous ces tempéraments différents, ces contrastes qui font que travailler avec les Outlaws est la plus belle expérience de ma carrière. Oui, même avec des types comme Constantine dans le groupe, ça reste une expérience unique en son genre et que je n’échangerais pas.

Je finis par éclater de rire, un rire sonore et franc, pas ce qu’on s’attendrait à venir d’une femme mais j’ai une voix plus grave, souvenirs de jours moins heureux où j’étais une fumeuse. Ces saloperies laissent des traces qu’on ne voit pas sur les jolis paquets colorés, c’est moi qui vous le dis. Je serrai sa main d’une poigne d’acier. Allons donc, elle est capable d’endurer quelque chose de plus viril. Selon certaines langues sales, j’aurais plus de testostérone que certains de mes bleus. Chose certaine, je porte merveilleusement bien mon nom de « bulldozer Sawyer ». Je peux accepter les termes de Voodoo. J’ai vu ce qu’elle avait dans le ventre et ce qu’il y avait derrière la bravade et les provocations. Est-ce que c’est une bonne personne? Non. Ça n’existe pas les bons et les mauvais. Nous avons tous quelque chose à nous reprocher, certains plus que d’autres.


« Félicitations, gamine, tu as passé le test. Maintenant je vois de quoi tu es réellement faite. Tu as ma parole : s’il faut que je fasse construire une base de la garde nationale autour du bar pour protéger tes collègues, je le ferai. Bienvenue chez les Outlaws. Et pour célébrer, tu vas pouvoir assister à moi qui honore la promesse que je viens de te faire. Observes bien et prend des notes, la maitresse est à l’œuvre.

Oui Broderick? Maggie Sawyer. Oui. Oui. Margaret. Non Maggie n’est pas un surnom hideux je… MAIS TU VAS ME LAISSER PARLER? Comme tu le sais tu me dois une liste de service longue comme la rivière Missouri. Et comme tu es l’assistant du gouverneur… Tu connais le Lusty Leopard? HAHAHA! Je sens l’embarras dans ta voix. Tu y es déjà allé! Et bien voici ce que tu vas faire pour t’acquitter d’un service… »
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 22:31

Je sers les poings d'une telle force que mes phalanges me font un mal de chien. La dernière fois que je me suis retenue de cette manière, je suis descendue en ville et j'ai éventré quelques criminels notoires. Bon, ok, je ne vais pas les plaindre non plus. Mais quand même, avoir repeint le mur nord de l'église du coin avec des tripes et une partie du contenant de leurs estomacs respectifs… Il y a mieux quand même pour respecter les croyances d'autrui paraît-il. Et maintenant qu'est-ce qu'on ferait. Elle attendait quoi ? Que je me mette nue pour elle ? Elle était mariée apparemment… Un peu trop à mon goût, et un peu féminine surtout, quoique, sous un certain angle, elle faisait plutôt homme que femme. Bref, le sujet n'était pas le point culminant de cette rencontre. En plus, je devais rester calme. Exploser le fauteuil de Dante passait encore, par contre, exploser son bureau et tous les tableaux de maîtres qui recouvraient les murs… J'étais sûre et certaine d'une chose, il n'apprécierait que moyennement ma façon de voir la nouvelle décoration de son bureau.

Reprenant mon calme, j'étudiais le moindre de ses mouvements, le langage cinétique pouvait en dire beaucoup sur les gens. Et au vu de sa manière de baisser les épaules, elle se calmait aussi, très certainement que ma proposition lui convenait, ça ne pouvait être autrement. Et puis bon, personne ne pouvait me résister. Elle voulait du respect, elle l'aurait, mais ça devrait aller dans les deux sens. Tiens, en y réfléchissant, être flic ne pouvait pas être un mal. Note à moi-même, acheter un costume de flic sexy pour noël. Ses collègues n'en seraient que ravis, leurs femmes beaucoup moins, mais qu'importe, ce serait à eux de régler leurs soucis matrimoniaux, pas à moi. Alors que je me perdrais – une nouvelle fois – dans mes propres élucubrations cérébrales, la blondasse se mit à rire comme pas permis. Sérieusement ? Elle était VRAIMENT flic ? Ou c'était encore une psychopathe échappée d'Arkham ?

Sa façon de me parler changea nettement, presque agréable. Son ton s'était mué en une sorte de sympathie toute particulière. Voilà donc le visage de cet espèce de tank à perruque blonde qui me menaçait il y a encore quelques minutes de me passer les menottes et ce, sans même qu'on aille s'enfermer dans sa chambre pour une nuit de débauche hors du commun. Je souris, et d'un hochement de tête je la remercia. Broderick ? Le cravateux du dimanche matin ? Ce type profitait que sa femme et ses enfants se rendaient à la messe pour venir nous voir. Les hommes, tous les mêmes, faibles devant une croupe ferme et avenante… Pathétique.

La porte s'ouvrit d'un coup, et le visage de Dante, rouge comme une tomate passa l'embrasure. Avec son air hébété et ses yeux bleu glace, il me fixa une seconde, puis passa sur la blondasse avant de revenir vers moi. Passablement rassuré, mon patron mit quelques instants pour se remettre de ses émotions. Ce dernier se doutait plus ou moins de quoi j'étais capable, et je pouvais supposer que ce fut le rire de Maggie qui l'attira. Au risque bien entendu de se voir arrêté par les casqués armés jusqu'aux dents. Pas besoin de m'inquiéter pour lui. En tant que patron de club aux "danseuses exotiques", Dante savait très bien se défendre tout seul. Il n'avait pas été un ancien boxeur pour rien…


- Ne vous inquiétez pas patron, tout se passe bien. D'ailleurs, Madame Sawyer ici présente s'est engagée à faire quelques… Changements… Concernant la protection du Lusty. Elle est très agréable lorsqu'elle le veut bien.

Un sourire amusé, un petit clin d'œil, et l'instinct féminin pour clore le débat, je ne pouvais qu'être rassurée par le fait qu'elle tiendrait sa promesse. Dante prit place derrière moi, appuyant ses deux mains sur le dossier de son fauteuil, et remercia la blondasse avec toute sa politesse légendaire. Maintenant, tout était réglé. Ou tout du moins, le reste de ce qui m'incombait désormais serait discuté plus tard, dans un autre endroit. Quelque chose qui serait bien moins élégant que le Lusty Leopard, tout en étant peut-être plus… Discret ? Alors comme ça j'étais devenue une Outlaws. Amusant, pouvoir m'approcher un peu plus des humains, afin de pouvoir les étudier d'une manière plus précise… Bientôt, les Daémonites envahirons la Terre, et ce jour là, je serais à leur tête…

Et toi, Maggie Sawyer… Tu seras une des nôtres, je ne pourrais pas me passer d'une pareille intelligence… Ca serait du gâchis !

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MessagePosté le: Lun 15 Aoû - 22:53
Bon, une autre affaire de réglée. Ce n’est pas moi qui irai m’en plaindre. Je me retrouve avec une nouvelle recrue très prometteuse et tout ce que j’ai à faire, c’est m’assurer que le NYPD fasse son travail. Sincèrement, je me sentirais presque mal de m’en tirer avec une entente aussi avantageuse. Mais les termes ont été fixés et je ne compte pas revenir dessus. Tout du moins, pas tant que ce sera à mon avantage. Et puis bon si ça se trouve, elle doit être sympa, ma nouvelle recrue. Kate risque de me faire la gueule, enfin un peu quand même. Je m’absente seule pendant quelques jours et je reviens avec la plus grosse allumeuse de ce côté-ci de l’équateur et du méridien de Greenwich. Comptez sur moi pour débusquer le talent le plus rare et les perles les plus inusités. Et oui, je parle bien de John en faisant cette description. Surprenant, non?

Mes ordres ont été donnés et ils seront suivis à la lettre. L’Initiative GCU, ce n’est pas juste un tas de paperasse et quelques fonctionnaires. C’est une réponse moderne à la montée du crime, de l’intégrisme et du terrorisme aux États-Unis. Avant, j’étais une super flic, de réputation, si on veut. Maintenant, c’est officiel. Mon autorité sur la police est entérinée par le gouvernement fédéral. Classe, non? Alors vous pouvez être bien certain qu’il y en aura, des flics, pour protéger cet endroit. Je donne l’ordre aux hommes qui m’accompagne de plier bagage. Eux rentrent à leur poste de police respectif et moi j’ai un jet privé qui doit me ramener à Gotham avec ma nouvelle recrue. Allez, je ne suis pas peau de vache, je lui laisse une demi-heure pour ramasser ses affaires et en attendant, je discute avec le patron et les filles présentes. Il est sympa ce petit monde mais…

C’est une fixation ou quoi? « Commissaire, je me demande comment vous vous en sortiriez sur une barre de pôle-dance». Et là c’est le patron, en sirotant un verre, qui me dit ça. Merde, je suis Maggie Sawyer. Le Bulldozer Sawyer. Oui, je suis plus féminine que pendant mes années à Metropolis mais aux dernières nouvelles, je n’étais pas devenue une bombe sexuelle en uniforme! Je me demande si je devrais raconter ce détail à Kate et à Jamie en rentrant à la maison. Je vous parie que ma fille tombe en bas de sa chaise en se tenant le ventre et en hyper ventilant tellement elle aura ri et connaissant Kate, elle serait du genre à acheter une barre de pôle-dance pour nos prochains moments intimes. Enfin bon, j’essaie de garder la conversation sur quelque chose de plus professionnel et je suis presque soulagée quand ma recrue revient avec ses affaires.

Sauvé par le gong, comme dirait l’autre. Nous nous rendons du club au jet et une fois le jet dans les airs, je commence le briefing préliminaire de ma nouvelle recrue, histoire que lorsque nous arriverons à Newark, elle ait une meilleure idée de ce dans quoi elle s’est embarquée. En tout cas une chose est sûre. On peut critiquer son style et ses manières mais pas son efficacité et je la suppose loyale. Elle est du genre à servir ses intérêts personnels mais il y a autre chose. Je pense que j’ai gagné son respect, ce qui me garantit sa collaboration. Tant mieux ma grande parce qu’avec tes capacités, tu risques de finir recrue de l’année. Je ne dis pas qu’elle sera celle qui capturera White Mask mais une Outlaw de plus, ce n’est pas moi qui dirai non. Et contrairement aux autres, elle a l’instinct de la prédatrice. Ces salopards de criminels ne savent pas ce qui va leur tomber dessus…

Fin.
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[Manhattan – Lusty Leopard] Et un Chikenburger pour le léopard ! Un ![PV Maggie Sawyer] [Terminé]

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