[JSA] Future Wars

Invité

MessagePosté le: Sam 16 Juil 2016 - 9:55
La journée avait bien commencé pour Rik Starr. Prenant les commandes de son fameux Solar King II, le contrebandier avait décidé de procéder à un petit vol d'essai pour tester la maniabilité de son appareil et réaliser diverses acrobaties et pirouettes aériennes.

Pour ce faire et de manière à ne pas affoler outre mesure les populations américaines, il avait décidé - en premier lieu - de se rendre au dessus de la Forêt Amazonienne, se prêtant à penser que, vu du sol, il pourrait passer pour une puissante divinité de l'air pour les autochtones !

Peu inquiet en raison de la difficulté pour les radars terriens à repérer le Solar King II, le ténébrien passait du bon temps et se distrayait admirablement en virevoltant au dessus du plus grand poumon terrien !

Quand soudain...


... un appareil fendit les airs, dans un boucan de tous les diables à quelques dizaines de mètres sous Rik !

Rik n'avait jamais vu pareille machine volante.

Un engin expérimental alors ? Mais dans ce cas, pourquoi un design aussi rétro ?

Quoi qu'il en fut, il remarqua également que l'hélice arrière venait de s'arrêter et que l'une des ailes avaient pris feu...

... l'avion vola encore quelques instants avant de finir par s'écraser lourdement dans une trouée située au beau milieu de la jungle. Manœuvrant pour s'approcher le plus près du point d'impact, Rik put voir la porte de l'avion s'ouvrir brusquement et en descendre en toute hâte une jeune fille blonde, visiblement choquée, qui s'enfuit aussitôt, pieds nus et en haillons, en direction de la forêt...


A sa suite, quelques secondes plus tard et alors qu'elle venait de disparaître dans l'épaisse végétation, deux hommes descendirent de l'appareil, revolver au poing.

Rik put voir qu'ils portaient des uniformes qui ressemblaient à s'y méprendre à ceux de l'armée allemande des années 39-45 !

Quand les deux hommes virent qu'au dessus d'eux était stationné le Solar King II, ils lui firent de grands signes de la main, comme pour solliciter l'aide de Rik, tout en rangeant leur arme...
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Sam 16 Juil 2016 - 15:41
Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, Rik allait de découvertes en découvertes. Après les premières semaines de vie avec Karen passées à glandouiller, il était passé d'aventures en aventures, parfois souvent involontaires et ridicules: centre commerciaux maudits, attaques de colosses élémentaires, chasses à l'homme dont il était la proie... bref, de quoi se bouger les fesses, voire même de s'amuser un peu. Ce jour là, Rik voulait se dérouiller un peu en voletant dans les cieux terrestres. Bien que son Solar King II soit équipé de capteurs efficaces et d'un module de camouflage à la pointe de la technologie, l'espace aérien new-yorkais était souvent traversé d'innombrables objets aériens, mécaniques ou organiques. Foutus super-héros volant surpuissants capables de transpercer des murs de béton armé et d'acier.
Ainsi, pour s'éviter d'éventuels soucis, ceux auxquels il paraissait abonné, le nez de l'astronef avait pointé droit vers le poumon vert de la planète, traversé par le plus grand fleuve du monde, l'Amazonie. Souvent, chaque astre avait une spécificité qui le distinguait des autres. Starr connaissait une tellurique sur laquelle les montagnes perçaient la couche d'ozone, d'autres dont les océans recouvraient totalement la surface et diffusaient une douce chaleur à ceux qui s'y baignaient, comme des sources thermales. Sur Terre, la proportion d'océans et de surfaces se faisait immédiatement remarquer, ainsi que cette grosse tache verte qu'était l'Enfer vert. Bien renseigné grâce au net (ouais, il s'était arrangé pour avoir une bonne connexion dans son vaisseau), le Ténébrien décida d'aller voleter au dessus de la cime des arbres brésiliens. Personne ne vivait en leur sein, hormis des tribus zápara et yanomami, entre autres. Avec eux, il ne pouvait rien se passer, hormis qu'ils le prennent pour une divinité de l'air si jamais le bouclier d'invisibilité venait à tomber.

Enfin seul, Rik put s'adonner aux joies de la virevolte aérienne. Boucles, tonneaux et vrilles, demi huit cubain, chandelle et immelmann, et hop on coupe les moteurs pour une chute libre sur près d'un kilomètre avant de se rétablir trois cent mètres au dessus de la verdure. L'adrénaline courrait dans les veines du sauveur de l'univers, et il ne pouvait s'empêcher de hurler d'excitation et de joie dans le cockpit.

Placé en vol stationnaire, le Space Ranger se laissa aller sur son siège, à moitié en sueur. Ah la la, quel plaisir, quel bonheur. Rien ne saurait plus satisfaire le p'tit blondinet qu'un de ces vols... oh, peut-être aider les gens. Ou se battre. Ou les jolies femmes... nan, pas les jolies femmes. C'était plaisant de passer du bon temps avec elles, mais ça ne vaudrait jamais la voltige. Il alla prendre une bonne douche, observa sa barbe naissante dans le miroir, se rhabilla et regagna un cockpit qui sentait déjà un peu moins le fauve. Un étrange aéronef passa alors sous le ventre du Solar King, un de ceux dont le design intriguait particulièrement. De temps en temps, pour mieux comprendre ce monde étranger, Rik se faisait des vieux films, des vieux livres, des vieilles photos. Les plus anciennes datant du XIXème siècle, le jeune homme avait pu traverser presque deux siècles d'histoire. Étrangement, la gueule de l'engin lui rappelait ces vieilles bagnoles des années 30 ou 40, comme si une machine temporelle l'avait propulsée jusqu'au XXIème siècle.
Cette espèce d'avion tressauta, prit feu et se crasha dans la forêt, dégageant une petite clairière enfumée. Désactivant le camouflage du vaisseau, l'alien progressa vers le lieu d'impact. Une jeune femme blonde plutôt au goût du Space Ranger jaillit du véhicule pour s'enfoncer dans la forêt. Hum... pas en bon état, la donzelle. Fallait faire quelque chose. Entamant une descente merveilleusement contrôlée, Rik n'eut pas le temps de réactiver le moteur d'invisibilité que de deux hommes bondirent de la carlingue abimée, tous deux armés. Ah ? Étrange... les uniformes lui rappelaient quelque chose... mais il n'aurait su dire quoi. Curieux, surtout que les deux gars faisaient des signes en sa direction.

Désireux d'aller porter secours à la poupée, et de voir ce que voulaient les deux mecs armés, Starr alla revêtir son armure de Darkstar. Depuis qu'il l'avait récupéré sur le cadavre (qui n'en était pas un à la base), elle ne le quittait plus: offrant une protection proche de l'invulnérabilité, augmentant sa force, sa vitesse, son endurance et lui permettant de voler. Que du bonheur, en somme. Maintenant équipé, protégé, Rikane rigola en observant une de ses vieilles tenues... et il ne put résister. Par dessus son armure, il enfila du rouge et du jaune bien flashy, bien années 60. L'amusement d'abord.


(Ne pas prendre en compte la chevelure du Silver Age)

Sans poser le vaisseau spatial au sol, le Ténébrien ouvrit la rampe de sortie, et bondit sur le sol humide et spongieux de la forêt amazonienne. Son traducteur universel à l'oreille, il n'aurait aucun mal à comprendre les deux zoziaux qui lui faisaient face. S'avançant nonchalamment vers eux, le sauveur de l'univers écarta les bras, pistolaser à la main, et s'exclama:

- Salutations messieurs. Que faites-vous dans cette partie du monde ? Vous avez besoin d'aide ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Sam 16 Juil 2016 - 22:41
Le premier des hommes, un grand blond athlétique, écarquilla les yeux en voyant la tenue de Rik. Pour autant, il ne questionna pas Rik sur sa tenue mais lança avec un fort accent germanique et un sourire un peu idiot aux lèvres :

"Nous avons eu une panne technique sur notre appareil et nous avons été contraints de réaliser un atterrissage d'urgence !"

Son camarade, un petit brun à lunettes, avait l'air plus méfiant... Mais peut-être n'était ce qu'une impression ? Quoi qu'il en fut, il enchaîna :

"Mon camarade manque à tous ses devoirs. Je suis le Hauptsturmführer Mengele"

Après avoir serré la main de Rik, il ajouta un petit sourire aux lèvres :

"Et mon camarade est l'Untersturmführer Berger"

Berger fit un léger signe de la tête en guise de salut.

Mengele reprit, jouant machinalement avec ses gants d'aviateur qu'il venait de retirer, un sourire narquois sur son visage fourbe :

"Comme le disait mon camarade Berger, nous faisions un petit vol de reconnaissance, en compagnie de notre amie Beatriz, quand notre appareil a subi une avarie... Elle a du être choquée par le crash et a perdu les pédales et a fui... Vous serait-il possible de nous permettre de monter à votre bord ? Cela nous aiderait à la retrouver ! La pauvre fille risque de s'inquiéter, toute seule dans la jungle !"

Berger était nerveux. Il scrutait avec inquiétude la jungle et plus exactement l'endroit à travers lequel ladite Beatriz avait disparu. Finalement, il demanda à Mengele :

"Je ferai peut-être bien d'aller la chercher non ?"

Mengele fit signe que non et demanda finalement :

"Et vous ? Que faites-vous dans cette zone ? Avec cette drôle de tenue ?"

Rik remarqua que si les deux hommes avaient rangé leur arme, ils gardaient presque en permanence la main sur le pistolet qu'ils portaient à la ceinture de leur uniforme.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Dim 17 Juil 2016 - 2:22
Hauptsturmführer ? Untersturmführer ? Le traducteur eut du mal à intégrer ces deux mots, mais au bout de quelques instants, plus aucun doute: c'était du bon vieux boche. Enfin, de l'allemand quoi. Rik avait entendu dans un ou deux films français (oui, c'est l'avantage de se trimballer avec un bidule qui te fait comprendre toutes les langues de l'univers connu) cette expression pour désigner les citoyens du pays de la bretzel. De ce qu'il avait pu ensuite trouver sur Internet, cette expression renfermait toute la joie et l'allégresse que les Parisiens ont ressenti lorsqu'ils ont vu les drapeaux à croix gammée défiler sur les Champs-Élysées. Bon, bon, trouvons une autre dénomination... Chleu ? Nan. Fritz ? Encore moins. Les Hans ? Pire que tout. Bon bah ce sera camarade dans leur langue gutturale... euh de Goethe, pardon.

- Wilkommen kamareden !!! Z'est une choie que de fous foir par ici !!!

Il s'avança, et serra avec fermeté et insistance les mains des deux soldats ici. Impossible d'oublier cependant que les deux grades paramilitaires présentés étaient utilisés en Allemagne au sein du parti NSDAP, ou nazi. Et qu'y avait-il de plus liberticide qu'un nazi ? Deux nazis, bien évidemment !!! Retenant au plus profond de lui l'envie de patater dans le groin ces deux gros cochons roses, Rik sourit avec chaleur, plantant ses yeux bleus dans ceux des deux officiers.

- Zalutazions, Mengele et Berger. C'est un plaizir. Ch'aimerais bien safoir où ze troufe fotre piste de décollage, ach.

Son faux accent était misérable, à couper au couteau tellement il empuantissait l'atmosphère d'une odeur de choucroute pas fraîche, de bière industrielle et de forêt noire pas si noire que ça. Mais le fabuleux, l'exceptionnel, le mirifique Rik Starr avait plus d'un tour dans son sac.

- Kof kof kof, excuzez moi, j'ai attrapé une maufaise toux. Kof kof kof... j'ai la foix touteu enrrrrraillée. Kof kof kof...

Telle une ombre noire une nuit sans lune, le Space Ranger se glissa entre les deux hommes. Il toussota encore dans son casque, en se tenant bien les côtes, et s'appuya sur Berger, comme si marcher devenait difficile. Une fois de nouveau droit, le jeune homme blond soupira, retira son casque, et haussa les épaules.

- Vous savez, jouer à cette petite comédie me fatigue un peu. Avec un peu de volonté, je vous aurais déballé que j'étais un scientifique nazi qui cherchait à atteindre la Lune, mais apparemment ça s'est déjà fait en 1969, et par des Américains en plus. Donc là, je vais juste aller directement au but: vous lui voulez quoi, à cette pauvre fille ?

Et Rik Starr, ce filou de première, ce bandit sans peur et sans reproches, tenait une arme dans chacune de ses mains. Son fidèle pistolaser, et le pistolet Luger P08 de Berger, habilement subtilisé lors de sa fausse quinte de toux. Chaque canon pointait vers un des hommes en uniforme Hugo Boss. Avec un sourire tout neuf, le Ténébrien leur répondit tout de même:

- Quand à ma personne ? Je suis Rik Starr, capitaine du vaisseau supraluminique Solar King II, citoyen ténébrien et américain. Quand à ma présence ici ? Pas de bol pour vous, je m'amusais. Et vous avez pourri mon groove avec votre sale tronche. Or, personne ne pourrit le groove du capitaine. Capische ?

Le ton se révélait dur, fort, contrastant lourdement avec son visage plus joyeux, constamment joyeux. Si en apparence émanait du Space Ranger une aura d'amusement, au fond de lui, tout n'était pas aussi rose, et les officiers de la Schutzstaffel avaient intérêt à bien le piger, sans quoi l'information allait leur rentrer dans le crâne de force... littéralement. Rik n'aimait pas les nazis. Ni les conquérants. Ni les dictateurs. Starro l'avait appris à son dépens, ces deux débiles là le comprendraient tout autant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Mer 20 Juil 2016 - 9:34
Si Mengele demeurait méfiant quand Rik se prit l'idée d'imiter l'accent bavarois, Berger eut un petit rire amusé...

... jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que son arme avait disparu et s'était retrouvée "comme par magie" dans la main du contrebandier ténébrien !

Le Capitaine SS Mengele voulut sortir son pistolet mais, à la gueule que pouvait faire Rik Starr, jugea qu'il s'agissait d'une très mauvaise idée. En lieu et place, il leva les mains lentement, imité en cela par Berger.

"Vous faites une grave et grossière erreur, Herr Starr" commença Mengele, la mâchoire crispée par la colère.

"Ouais, on ne s'attaque pas impunément aux p'tits gars de Neu-Teutonia !" ajouta Berger qui était, certes, un idiot patenté mais surtout un idiot courroucé !

Mengela lui intima, de ses yeux bleus-glace, de la boucler et reprit la parole :

"Beatriz est une citoyenne de Neu-Teutonia, comme nous deux. Il s'agit également de l'épouse, devant notre Führer, de l'imbécile Berger ici présent..."

Ce fut au tour de Berger de fusiller du regard son coéquipier mais ce dernier n'en eut cure et poursuivit d'un ton égal :

"Vous tombez dans l'anti-nazisme primaire, Herr Starr. Comme nous vous l'avons indiqué, cette fille a été choquée par l'accident que nous avons subi. Elle est confuse, désorientée et peut-être même victime d'un traumatisme crânien ! Croyez-moi, je suis médecin !"

Et il sortit confusément un stéthoscope de la veste de son uniforme.

Berger ajouta les larmes aux yeux :

"Aidez-nous, M'sieur Starr ! Je viens à peine d'épouser Beatriz ! Notre union a été bénie par le Führer ! Nous n'a..."

Mengele coupa, une fois de plus, son collègue et trancha :

"Je vous propose d'aller chercher Beatriz qui n'est pas une fille de la jungle. Sa survie est lourdement compromise si elle est laissée toute seule dans la forêt ! Elle a besoin de soins et d'être ramenée parmi les siens !"

Et en témoignage de bonne foi, Mengele dégrafa lentement la boucle de sa ceinture et la tendit tout aussi lentement - holster et pistolet compris - à Rik.

"Dans un second temps, nous irons à Neu-Teutonia à bord de votre appareil. Là vous pourrez vous rendre compte que notre modeste colonie est pacifique et amicale"

Et Mengele souriait de toutes ses dents en prononçant cette dernière phrase... car il venait d'apercevoir Beatriz revenir dans la petite clairière où ils se trouvaient.

Elle était effectivement couverte d'ecchymoses (due à l'atterrissage de fortune) et de boue. Pieds nus et en haillons, elle tremblait devant les trois hommes.

"Je... Je... Je..." bredouilla-t-elle d'une petite voix de gamine apeurée.

"Ne me laissez pas ici. Ne me laissez pas... Je... Ramenez-moi chez moi..." supplia-t-elle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2016 - 15:45
Les yeux bleus de Rik auraient pu couler le Titanic: froids, perçants, ils étaient deux petits icebergs intimant à Mengele de fermer sa bouche sans quoi il perdrait quelques dents. Et grognon comme à cet instant, faire quelques pas pour patater quelqu'un, ça lui semblait pas être un effort bien difficile. Mais pourtant, le Space Ranger dominait la partie; il possédait armes, vaisseau et connaissances, bien que basiques, sur les Nazis. Pourquoi ne pas plaisanter comme à son habitude, jouer avec les allemands, se montrer si brusque, si sévère ? Deux choses. D'abord, l'ambition politique du parti NSDAP s'éloignait considérablement de ses propres idéaux de liberté. Ensuite, et c'est sans doute le plus important: la question du génocide. L'extra-terrestre avait vu toute son organisation se faire exécuter par une maniaque du contrôle, une folle furieuse désireuse de dominer et d'écraser. Bien que moindre par rapport aux vilenies de Lady Styx, le IIIème Reich s'était imposé comme similaire dans l'esprit encore blessé du Ranger. Ainsi donc, hors de question de se faire manipuler par une petite fouine à lunettes, ça non. Néanmoins, pour bien se faire comprendre par la petite assemblée, le Ranger nettement sa volonté:

- Je vous ai écouté, maintenant vos gueules. Merci.

Puis, il se tourna vers la jeune femme égratignée de partout, plus soucieux que furibond. Après tout, il en allait de la santé d'une potentielle innocente. Mais, si elle faisait partie du groupe nazi, il fallait faire gaffe. Certains y verraient de la paranoïa, mais Starr voyait plus ça comme du pragmatisme. Il en avait connu, des gouvernements dictatoriaux, des civilisations fourbes, des peuples belliqueux et retors. Cette expérience lui permettait d'affirmer une chose: en cas de doute, ne se fier qu'à soi même. Si jamais le temps lui donnait tort, eh bah il lui suffirait de s'excuser platement, et de donner un coup de main ou deux pour se rattraper. Si il ne se trompait pas, il s'assurait de pouvoir vivre un peu plus longtemps. Le choix était vite fait.
Quoi qu'il en soit, Rik lança le plus clairement possible à la jeune blonde:

- Miss Beatriz, vous me certifiez bien que ces hommes ne vous ont pas enlevé, capturé, ou forcé à quoi que ce soit ?

Puis, il se retourna vers le Hauptsturmführer, de nouveau méprisant et suspicieux.
On la lui faisait pas.
Le Space Ranger était pas un petit bleu qu'on gavait de couleuvres, ça non. Il avait l'expérience de bientôt deux décennies de piraterie, de contrebanderie et de lutte contre les oppresseurs. Paraîtrait même qu'il avait sauvé l'univers, c'était pour dire. Aussi honnête dans sa tête que dans ses propos, le petit blondinet s'exprima franchement:

- Vous, Herr Bengele, je vous aime pas. L'autre, c'est un idiot, mais il a l'air plus digne de confiance. Jetez ce flingue par terre, et à poil, tout de suite. Gardez votre sous-vêtement, mais le reste, en tas devant moi. Berger, de même. Beatriz, idem.

Toujours fermement planté devant le trio d'allemands, Starr grogna sur le ton de la réprimande cette réplique bien sentie, digne d'un Cyrano de Bergerac ou d'un roman d'Hugo:

- Alors ouais, c'est peut-être de l'antinazisme primaire, mais vous avez pas fait grand chose pour vous faire aimer.

Enfin, les trois teutons se retrouvèrent face à Rik, à moitié nus. Toujours homme à femme sur les bords, le jeune homme ne put retenir une œillade admirative. Miss Beatriz se révélait être un joli brin de fille, encore dans la fleur de l'âge, aux cadeaux de la nature toujours bien présents. En d'autres occasions, il ne se serait pas gêné pour tenter la cour, mais au milieu des bois, à moitié enfoncé dans la boue, vêtu de ce ridicule (mais vintage) uniforme, valait mieux pas. Ce serait aventureux et culotté, mais le blondinet aux yeux bleus avait d'autres chats à fouetter.

- Bien. Maintenant, vous m'expliquez ce qu'est Neu-Teutonia, et surtout ce que vous foutez au XXIème siècle, ce sera pas mal déjà. Parlez, et je vous promets, peut-être, de ne pas tirer. Je n'aurais aucun remords à abattre trois personnes au beau milieu de la plus grande jungle de la planète.

A vrai dire, si. Il se sentirait mal, très mal de tuer des prisonniers désarmés. Starr jouait son rôle de méchant, de mauvais flic. Il bluffait pour recueillir un maximum d'informations. Arme volontairement réglée sur "Inconscience", il ne risquait pas de les tuer, ça non. Pas stratège pour un sou, "savoir, c'était pouvoir" lui semblait être néanmoins une maxime des plus sages.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Lun 1 Aoû 2016 - 14:05
Les deux SS se déshabillèrent en fusillant du regard Rik alors que Beatriz s'exécuta sans rechigner, comme résignée... Auparavant, elle avait secoué tristement la tête pour répondre à la question du contrebandier ténébrien : non, elle n'était pas contrainte à quoi que ce soit, du moins c'est ce que semblait vouloir dire son expression faciale...

... en fait, elle avait surtout l'air d'être totalement éteinte. Ses yeux ne pétillait d'aucune émotion. Ses lèvres ne s'animaient ni pour sourire, ni pour faire la moue. Beatriz était comme une poupée de chiffon grandeur nature... elle avait le regard des gens qui étaient déjà morts.

"Nous n'avons jamais été soumis à un tel traitement ! C'est scandaleux !" s'énerva Mengele, tout en exhibant un corps qui n'avait rien d'athlétique, contrairement à celui de Berger. "Herr Starr, vous êtes en train de commettre l'erreur de votre vie !"

Mais Mengele n'alla pas plus loin et baissa d'un ton avant de reprendre :

"Neu-Teutonia est notre colonie. Une ville-forteresse perdue dans la jungle. Elle a été - légalement - créée par nos ancêtres qui ont fui un climat européen un peu délicat... Mais rassurez-vous : depuis, tous sont morts et vous ne trouverez parmi nous aucun prétendu "criminel de guerre". Mon propre grand-père, l'un des fondateurs de Neu-Teutonia, est mort en 1979 ! Depuis lors, nous perpétuons le style de vie du 3ème Reich sans nuire à qui que ce soit !"

Mengele eut un sourire mauvais, s'arrêta pour avaler sa salive puis reprit :

"Nous vivons en autarcie, loin des yeux de l'occident bien pensant. Nous ne poursuivons aucun but... Alors, M'sieur Starr, quel mal avons-nous fait, hein ? Mais si vous n'êtes pas rassuré, ramenez -nous à Neu-Teutonia, nous vous ferons une visite guidée !"

Rik remarqua à ce moment là que tant Berger que Mengele avait, respectivement, les lettres "AB" et "O" tatouée sur l'aisselle gauche. Quant à Beatriz, elle portait un tatouage partiellement effacé sur l'avant-bras gauche... Il s'agissait d'une suite de numéros.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Sam 13 Aoû 2016 - 4:04
Rik lâcha un grand sourire en voyant les deux hommes s'exécuter sous la contrainte. Il n'osait pas se l'avouer directement, mais il y prenait un grand plaisir. Non, la domination ne faisait pas partie de ses passe-temps; rendre la pareille à ces nazis, ces oppresseurs de la race humaine, en revanche, lui faisait ressentir de bien vilaines choses. Oui, c'était mal, oui il fallait se montrer meilleur, supérieur à eux. Tout ça, il le savait parfaitement. Il reposait sa vie sur nombre de valeurs bénéfiques: le pardon, le respect mutuel, l'honneur, l'altruisme. Cependant, il n'en était pas moins humain, et prompt à de sévères digressions dans son attitude, surtout avec son passif peu glorieux au milieu de la violence du Tenebrian Dominion.
Face au petit teuton potelé, Starr soupira faussement, comme si la réponse de l'officier l'ennuyait prodigieusement. Sans cesser de pointer l'homme du bout de son pistolaser, il s'avança, et posa le canon sous son menton apparemment fraîchement rasé:

- L'erreur de ma vie ? Ça ressemble à une menace. Je n'aime pas les menaces, herr Mengele.

Puis, très théâtralement, le Ranger s'éloigna rapidement, tournant le dos au trio dénudé. Bien vite, toutefois, il refit face au petit groupe, pas fou le blondinet. Avec de petits mouvements de poignets, il ponctua ses mots, accentuant les idées principales. D'ordinaire, l'alien jouait avec ses adversaires, mais pas comme ça. Ici, il se mesurait à des proies. De dangereuses, terribles proies, mais des proies quand même. Prédateur comme jamais, Rik dévoilait ici ses travers, au point qu'ils en devenaient perceptible. Même s'ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, les nazis devaient s'en rendre plutôt compte: leur "tortionnaire" ne rigolait absolument pas.

- Pourquoi rentrer ? Il fait un temps magnifique, les oiseaux chantent, le soleil brille, vous êtes mal à l'aise ?

Et il éclata de rire, mains sur les hanches.
Les derniers éclats s'éteignirent en un silence de mort, vite brisé par les bruits de la forêt alentours. Même si Mengele était le plus dangereux psychologiquement, Berger devait être pris au sérieux. Nul doute que ses grandes mains pouvaient briser une ou deux vertèbres sans le moindre souci. Pas le lâcher du coin de l'oeil, lui, même si le plus futé des deux occupait davantage l'esprit de Starr en cet instant.

- Je pense que vous voulez me piéger, Hauptsturmführer. Votre face flasque s'orne d'un bien trop mauvais sourire.

Les sourcils blonds de l'alien s'abattirent sur son visage de plus en plus fermé, de plus en plus dur. La plaisanterie n'avait que trop longtemps duré. Il fallait qu'ils parlent, et ce dans les secondes qui suivaient, sans quoi Rik n'aurait aucun remords à les abandonner dans cette jungle mortelle.

- Vous voulez me faire croire que cette pauvre femme n'est pas numérotée comme une bête destinée à l'abattoir ? Là d'où je viens, le même système a été utilisé.

Et il remonta la manche de sa combinaison jaune, pour dévoiler des marques étranges sur son avant-bras, comme des symboles alignés les uns à côté des autres, inconnus des trois humains présents. Cette marque remontait à longtemps, bien longtemps, quand le Ténébrien s'était retrouvé emprisonné avec ses camarades Rangers. Destiné à la mort, il n'avait dû sa survie qu'au sacrifice héroïque d'un de ses mentors. Le goût amer de l'emprisonnement et de la mort lui était resté en bouche, mais cela ne faisait pas de lui un "survivant" au sens propre, juste un chanceux.
L'alien sentit alors qu'il allait trop loin: humilier des gens qu'il n'avait jamais rencontré pour se donner une illusion de justice ? Nan, ce n'était pas lui, ça. Il devait honorer la bravoure et la noblesse, pas glorifier la colère et la haine. Moins enclin à tirer, le héros spatial indiqua d'un mouvement de la main que Beatriz pouvait s'approcher. Une fois la femme proche, il lui demanda sans quitter des yeux les deux soldats:

- Mademoiselle Beatriz, où est votre chez vous ? Votre vrai chez vous ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2016 - 12:17
Les deux nazis se décomposèrent en voyant les tatouages de Rik. Ils venaient de réaliser que s'ils n'étaient pas en face - stricto sensu - d'une de leur victime, le ténébrien était peut-être à même d'exercer à leur encontre une sorte de vengeance.

Sans compter que l'attitude légèrement instable (et théâtrale) de Rik n'était pas pour les rassurer.

En caleçons, les deux prétendus Übermenschen réalisaient ce que c'était que d'être une victime et de se retrouver de l'autre côté, le mauvais, du fusil ou du fouet.

Et ils n'avaient rien à répondre ni à dire, de peur que le pistolet braqué sur eux ne mette un terme à leur sinistres existences.

Beatriz, s'approchant timidement, et observant craintivement par dessus son épaule son prétendu mari et le Capitaine SS, lança d'une petite voix à Rik :

"Je... Je vis à Neu-Teutonia. Mon... foyer..."

Ce dernier mot avait été prononcé sur un ton hésitant... Visiblement, ce n'était pas l'endroit heureux, calme et rassurant auquel on pouvait s'attendre quand on parlait de son chez-soi !

"... c'est avec... LUI !"

Elle désignait Berger. Là encore, ça avait été dit sans tendresse ni amour. D'un ton vindicatif, mâtiné des restes d'une crainte qui s'estompait au fur et à mesure que Beatriz s'apercevait qu'elle pouvait parler sans que le Ciel ne lui tombe sur la tête...

Berger et Mengele étaient toujours là, les mains en l'air, le slip en berne, l'air lamentables et pourris... Une crispation de la mâchoire de Berger laissait entendre que Beatriz dépassait les bornes, mais le SS ne dit rien. En fait, il n'y avait rien à dire.

Beatriz reprit :

"J'ai grandi dans les mines de Neu-Teutonia... et ce n'est que depuis peu que j'ai pu devenir..."

Elle frotta son bras, celui qui était tatoué, avant de terminer sa phrase.

"... citoyenne..."

Elle leva ses grands yeux tristes vers Rik et plongea dans ses bras, en proie à un gros chagrin...

"... mes parents, ma petite sœur, ILS Y SONT ENCORE !"

Elle s'effondra en sanglots. Rik étant entravé par la présence de Beatriz dans ses bras, Mengele et Berger profitèrent de cette occasion pour s'enfuir en courant dans la jungle. Avant que Rik ne puisse réagir, les deux hommes étaient déjà dans l'épaisse jungle, ayant laissé leur appareil, mais aussi leurs armes et leurs uniformes derrière eux...
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Mer 31 Aoû 2016 - 6:47
Rik le savait. Il ne pouvait pas faire confiance à ces nazis. Ils ne respectaient pas, et ne respecteraient sûrement jamais la vie dans son entièreté, tout concentrés qu'ils étaient sur leur idiote perfection. A peine l'attention du Space Ranger fut-elle détournée que les deux officiers supérieurs, fiers et forts, véritables emblèmes de la puissance du IIIème Reich, fuirent tout simplement, en calbute blanc, dans la forêt la plus dangereuse du monde. Avec un peu de chance, ils tomberaient sur une tribu amérindienne qui les accueillerait et les éduquerait à mieux penser. Mais c'était rêver. Ces gens là n'allaient pas changer leur idéologie parce qu'on leur avait sauvé la vie. Bande de sauvages, tant mieux si les fourmis se régalaient en dévorant leur cadavre. Boah, calme, zen, respect et amour du prochain, Starr. Détends toi, ça te fera un bien fou. Pense aux séances de yoga qu'Atlee essayait de te faire faire, et rigole un bon coup, voilà. Nan, pas suffisant ? Baaaah, débrouille toi pour désengorger ton petit cœur plein de rancune et d'amertume.
Pour la forme, le blondinet s'élança vers la lisière de la forêt, s'éloignant du vaisseau endommagé, et tira plusieurs coups incapacitants. Il ne tuerait pas, ça non. Se montrer meilleur que l'adversité, en tous points, voilà ce qui importait. Par contre, que des vilains paralysés basculent par hasard dans un sable mouvant (bon, il y en avait pas dans le coin), c'était pas de sa faute. Une fois défoulé, le jeune homme gonfla ses poumons d'air, prit son élan et s'exclama foutrement fort:

- 'Spèces de grands drissards, revenez donc là que je vous foute mon pédestre appendice au cul, puis plus haut !!!

Hum... bizarre, il ne parlait pas comme ça d'habitude. Malgré une belle liste d'insultes fleuries et originales en tête, Rik ne s'exprimait pas aussi verbeusement. Il aimait bien, mais ça ne faisait pas naturel. Dommage dommage. Par curiosité, et afin de comprendre d'où venait le souci (attaque mentale ou problème technique), le blondinet s'amusa à parler un peu, tout seul, pendant que Beatriz devait le prendre pour un grand fou.
Pas grave, l'avait l'habitude.

- Foutrebleu, les voilà envolés. Ça ne m’esbaudit que peu...

Hé hé hé, rigolo. Un vrai châtelain français du début dix-neuvième, avec un petit accent orléanais du plus bel effet. Hum, un délice. Grandiose même. Vérifiant son interface en réalité virtuelle, le Ténébrien remarqua un dysfonctionnement dans les circuits du traducteur universel. Eh bah mince, il lui avait pourtant encore jamais fait faux bond. Faudrait vérifier la garantie, au cas où. Bon, les constructeurs étaient malins: la dégénérescence programmée, ça existait depuis des dizaines d'années, voire des siècles, et nul doute que les entreprises s'étaient immunisées faces aux attaques concernant ce sujet.

- Oulà, pourquoi mon traducteur vieux françois s'est activé là ?

Voilààààà, comme ça le demoiselle comprendrait au moins qu'il y avait une raison à l'étrange langage de son "sauveur" involontaire. Après, traducteur, elle devait connaître. Elle pigerait sans doute pas le système de celui du jeune homme (lui même ne comprenait pas tout), mais bon... généralement, ces machines laissaient des étoiles dans les yeux des gens. Starr porta ses doigts à son oreille, bidouilla comme il put la petite machine presque invisible, avant de tester. Bougeant exagérément sa mâchoire pendant quelques secondes, il grogna et prononça un ou deux mots.

- Merde... putain... mieux. Bon, Miss Beatriz, nous avons à faire. Il va falloir m'indiquer la direction de Neu Teutonia. Là-bas, nous libérerons votre famille. Et pas qu'elle, tous les prisonnier aussi !!! Le Solar King II a les moyens de tenir un assaut contre une ville, surtout entre mes mains.

Le jeune homme pianota sur son avant-bras, sur sa peau nue. Il avait intégré sous son épiderme un clavier en en matériaux flexibles et propres. Ainsi, impossible d'oublier la petite télécommande à l'appartement, ou même la faire tomber. Y a des gens à qui c'était arrivé. Grimper dans son vaisseau alors qu'il flottait à cinq mètres au dessus du sol... disons qu'il fallait être un sauteur à la perche de niveau olympique pour... et avoir une bonne perche.
La machine se posa doucement, et Rik s'avança dedans, amenan avec lui la demoiselle encore sanglotante.

- Hors de question de laisser des gens croupir dans la roche et la terre à travailler pour une élite fainéante, encore plus si elle est nazie.

Il la mena jusqu'au cockpit, se posa dans SON siège, invitant Beatriz à s'en choisir un, et entama les procédures de décollage. Bientôt, ils survolèrent les cimes des arbres d'émeraude, luisants d'humidité et de vie. Le Poumon de la Terre, ni plus ni moins.

- Alors mademoiselle, indiquez moi la route de Neu Teutonia.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

MessagePosté le: Dim 11 Sep 2016 - 10:17
Beatriz, une fois montée dans le Solar King II était émerveillée, à la manière de l'enfant qu'elle n'avait jamais réellement pu être. Et puis Rik était si différent des hommes qu'elle avait pu connaître jusque là... Empli d'égards pour elle, dénué de toute brutalité à son endroit, il était l'antithèse exacte de... Berger, son époux.

Elle s'assit sur un siège, fort confortable, et observa à nouveau Rik de ses grands yeux tristes. Il lui faisait un (tout) petit peu peur : en fait, elle se demandait quand est-ce qu'il allait devenir méchant (car Berger aussi avait su - pendant au moins 10 minutes - se montrer gentil avec elle) ? Ou bien s'il était simplement de faible constitution et qu'il perdrait fréquemment la raison, comme il l'avait fait quelques minutes auparavant en prononçant d'étranges paroles ?

La jeune femme haussa les épaules : celui lui importait peu, il pourrait difficilement se montrer pire que Berger ou Mengele...

En vol, Beatriz donna quelques indications d'ordre topographiques à Rik et ce dernier put rapidement mettre le cap vers les mines...

De ce que lui expliqua Beatriz, le site s'appelle Peenemünde, visiblement en référence à quelque chose dont la jeune fille ignorait tout, était distant d'une cinquantaine de kilomètres de la ville nazie, et les citoyens de Neu-Teutonia y faisaient travailler à l'extraction d'un minerai tous les membres des "races inférieures" et les "sang-mêlés", et ce quasiment depuis la fondation de la ville, il y a de ça plusieurs décennies...

Les esclaves (car il n'y avait pas d'autres mots pour les désigner) travaillaient à l'extraction du minerai de 5h00 du matin jusqu'à 20h00 le soir. Ils avaient droit à deux repas par jours, composés la plupart du temps d'un peu de soupe claire qui n'était pas suffisamment nourrissante pour un être humain, encore moins pour des travailleurs de force. Chaque mois, de nouveaux esclaves étaient achetés ou capturés pour venir en remplacement de ceux qui mourraient. Il y avait aussi des médecins qui passaient régulièrement et qui renvoyaient vers un sort que nul ne connaissait (mais que tous pouvaient deviner) les hommes et les femmes trop faibles pour continuer à travailler.

C'est dans ce monde là que Beatriz avait vécu jusqu'à peu, avant d'être repérée par Berger qui avait décidé d'en faire sa chose de compagnie et de la ramener à Neu-Teutonia où, à peu près toutes les tâches sont accomplies là encore par des esclaves.

Dans les dédales souterrains de Peenemünde, il y avait également une fabrique d'armes et on y construisait des appareils volants, comme celui que pilotaient Berger et Mengele. L'entrée du site était également gardée par une batterie de DCA, assurant une défense anti-aérienne de qualité. De même, le fait que toutes les installations soient enterrées profondément sous terre protégeait Peenemünde des éventuels bombardements.

Et enfin, il y avait sa famille à elle pour laquelle elle était très inquiète...

Bientôt Rik aurait les mines en visuel. Bientôt, il allait devoir trouver un moyen d'y entrer...

*
*  *

Et à Pennemünde, pour les gardes qui surveillaient l'entrée des cavernes la journée était sans histoire. D'ailleurs, il ne se passait jamais rien, ici, pour eux.

Deux sentinelles jouaient aux cartes, tandis que l'homme aux commandes du canon anti-aviation lisait le journal du jour. L'Officier en charge de ce poste de sécurité sifflotait un vieux chant nazi, tout en regardant l'impressionnante entrée de la caverne : il savait qu'à l'intérieur, profondément sous terre, on y extrayait des diamants et on y fabriquait des engins de mort. "On", il savait que c'était tous les autres, ceux qu'ils exploitaient, affamaient et tuaient, eux, la race des seigneurs...

... et il se dit que le monde était une chose bien faite.

Car qu'est ce qui pouvait bien changer dans une existence si bien réglée ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessagePosté le:
Revenir en haut Aller en bas
 

[JSA] Future Wars

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Future War Commander
» [SEF] Dessins : Future Flotte Terrienne
» [Présentation] Dystopian Wars
» La convention Star Wars Reunion II
» Star Wars : Force Unleashed [Xbox360 & PS3]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DC Earth - Forum RPG Comics :: La Terre :: Ailleurs :: Amérique du Sud-