[New Hampshire] Il était une fois: Les ennemis de mes ennemis sont mes amis (PV Wonder Woman) (Terminé)

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MessagePosté le: Dim 24 Juil 2016 - 20:08
Parfois, pour régler vos problèmes, vous acceptez de faire appel à d’autres. Dans cette même optique, parfois, votre meilleure défense, c’est encore vos ennemis. Enfin. Ennemis. C’était plus complexe que cela. Contrairement aux idées préconçues, Tsaritsa, la Reine des Fables, ne cherchait pas activement à prendre le contrôle de la Terre. Une vérité que plusieurs trouveraient horriblement dure à avaler mais qui n’en était pas moins la réalité. Tsaritsa préférait et de loin les Humains libres de créer. L’imaginaire de ces êtres mortels était une source de nourriture excessivement riche pour elle qui permettait de décupler des pouvoirs déjà impressionnants. Ceci dit, être extrêmement puissante ne veut pas dire être indestructible ça, elle le savait pertinemment. Surtout pas dans les circonstances qu’elle venait de découvrir.

À situation extraordinaire, solution extraordinaire et la Reine des Fables décida de faire ce qu’elle jugeait comme nécessaire : se mettre à la recherche de la première personne qu’elle avait affrontée au cours des deux derniers siècles : Wonder Woman. S’il y avait bien une personne qui pourrait comprendre, quelqu’un qui avait suffisamment d’honneur pour l’écouter voire l’aider, c’était l’amazone. Piétinant son orgueil royal, elle envoya plusieurs de ses serviteurs à la recherche de la super héroïne. Elle avait besoin de la trouver et vite. Chaque seconde comptait. D’accord, peut-être pas à CE point mais suffisamment proche pour que la sensation d’urgence soit bien présente chez l’être immortel. Il y avait plus en jeu ici que sa simple personne. Pour une des rares fois de sa vie, Tsaritsa expérimentait cette émotion désagréable qu’était la peur. Et elle détestait.

Finalement, un de ses serviteurs retrouva la trace de l’amazone. Elle se trouvait dans le New Hampshire, en train de parler devant des jeunes filles de la Phillips Exeter Academy. Sans attendre davantage, Tsaritsa se téléporta devant l’école et quand on tenta de lui barrer l’accès, elle utilisa simplement ses pouvoirs pour se rendre du point A, soit l’accueil, au point B, soit la salle de classe où se trouvait celle qui avait été son adversaire. Coupant l’amazone en pleine phrase et entrant en faisant claquer la porte contre le mur, la Reine des Fables pointa les jeunes filles et leur enseignante et donna un ordre. Dehors. Obéissant comme des drones, la classe se vida et d’un sort rapide, la pièce fut entièrement scellée, laissant donc une amazone plus que capable de lui en donner pour son argent en cas de confrontation et une souveraine en danger. Intéressant…


« Je ne prends aucun plaisir à venir te voir, sois en bien assurée et je ne compte ni me rendre, ni me réformer. Je suis Tsaritsa, la Reine des Fables. Vos conceptions humaines de la morale, de la vérité, de l’éthique et de la justice m’indiffèrent mais tu le sais déjà. Je suis ici parce que tu es une super héroïne et que c’est ton devoir le plus sacré que de protéger autrui. Plus spécifiquement, je veux que tu me protèges moi.

Et avant de te moquer, je te conseille fortement de m’écouter attentivement. Jamais je ne serais venu te voir si la situation m’en avait permis autrement. Simplement, j’ai deux choix : faire front seule et mourir ou d’accepter les conditions que tu pourrais mettre mais obtenir ton aide. Sois sûre d’une chose. Je ne demanderai pas deux fois. Tu refuses, soit. Je me débrouillerai seule mais tu n’aimeras certainement pas ce qui va arriver par la suite. »
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MessagePosté le: Lun 25 Juil 2016 - 22:18
En tant que super-héroïne la plus connue et appréciée à travers le monde, Diana n'était pas seulement l'un des derniers remparts de la planète face au mal. Elle était également un modèle pour les femmes et les jeunes filles qui l’admiraient. Elle ne cessait, lorsqu'elle n'était pas en mission, de parler avec celles qui l'accoster de leur conférer des conseils. Il n'y avait pas qu'une seule Wonder Woman, elle pouvait toutes l'être si elles le désirait. L'espoir, l'amour, mais aussi la force et le courage était les ingrédients nécessaires. La voie n'était pas simple, non, mais elle-même n'avait pas eu des débuts faciles. Après tout ce qu'elle avait accompli, il était normal de transmettre toute cette connaissance et ce savoir aux nouvelles générations.

Elle avait d'ailleurs pour cela été convoqué par la Philips Exeter Academy, une école privée prestigieuse dans le New Hampshire, autrefois connue pour préparé ses élèves à l'université de Harvard. Elle avait été invité par le directeur de Exeter à faire des discours pour inspirés ses jeunes filles et à parler de son statut de super-héroïne et de femme hors du commun, de Wonder Woman. Elle accepta sans rechigner, après tout cela faisait parti de son rôle d'être une idole, et elle l'acceptait volontiers. Le jour prévu, elle se rendit à l'école pour donner quelques conférences et passer dans les classes, ou nombres jeunes filles l'écoutaient avec attention et buvait ses paroles, certaines lui posaient des questions et elle répondait volontiers. L'une des dernières classes

« On n'a cessé, depuis ma plus tendre enfance, de me répéter que j'étais exceptionnel. Ma propre mère m'avait dit à mon départ de ne pas oublier que dans un monde de simple mortel, je suis une femme exceptionnelle, une Wonder Woman. Pourtant, à travers mes voyages, j'ai découvert que ce n'était pas aussi simple que ça. Ce n'est ni les pouvoirs, ni les armes magiques, ni le costume de super-héroïne qui fait d'une femme une Wonder Woman, mais bel et bien son cœur. Si vous suivez ce dernier et que vous cherchez à faire le bien autour de vous, vous pourrez vous-même, à votre échelle, petite ou grande, devenir des...

Là, la Reine des Fables, une ennemie de la Justice League, apparue de nulle part et ordonna à toute l'assembler de se retirer de la salle. Difficile de dire si c'était la faute d'un quelconque sortilège de sa part ou alors de la crainte qu'un combat se déclenche entre les deux, mais tout le monde, élèves comme enseignant, obéit à la méchante reine et la pièce ne laissa bientôt que le vide et une tension plutôt palpable entre les deux femmes, ennemis depuis longtemps, pour des raisons assez obscurs pour Diana par ailleurs. Diana mis une main sur le fourreau de son épée, prête à faire face à la sorcière des contes de fées. Mais cette dernière, avec un certains dédain et une antipathie certaine. Elle faisait un peu pensé à Héra, à cause de son indifférence des mœurs des mortels qu'ils considèrent comme insignifiant.

« Pourquoi penses-tu que je refuserais ? Contrairement à ton indifférence à propos morale et de la justice, je tente de faire de mon mieux pour les respecter, par la sagesse d'Athéna. Et je ne fais pas cela par devoir mais par choix. Si j'avais un devoir, ce serait de protéger le monde des hommes, mais il me semble que tu n'en fais pas parti.

Il se pourrait qu'il s'agisse d'un piège tendu par la méchante reine, mais Diana sentait qu'un certain danger la préoccupait. Elle ignorait encore quelle genre de danger pouvait forcer la Reine des Fables à demander à Diana de l'aide, mais cela semblait important. Elle ne l'avait pas vu depuis longtemps, elle ignorait encore à quel point sa rancœur envers elle s'était amplifiée ou atténuée. Quant à Diana, elle ne pouvait de toute façon que la battre de façon temporaire, il en avait toujours été ainsi, mais le mal qui s'en prenait à Tsaritsa pouvait être un danger pour d'autres, et pouvait peut-être se battre définitivement.

« Quel est donc ce mal qui te pourchasses ?
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MessagePosté le: Mar 26 Juil 2016 - 1:07
Arquant un sourcil face au fait que Wonder Woman accepte si facilement de l’aider, Tsaritsa se demandait ce qui pouvait pousser un être à accepter si facilement d’aider autrui, sans chercher de bénéfice personnel par-dessus le marché. Décidément, les habitants de cette planète étaient une énigme qu’elle commençait à résoudre petit à petit. Tant mieux alors. Elle n’aurait pas besoin de la convaincre si elle acceptait déjà de l’aider. Expliquer le pourquoi du comment la contrariait, cependant et le rictus de dédain qu’afficha la Reine des Fables dénotait que ce ne serait pas quelque chose de facile à raconter, pour elle. Pour que Tsaritsa rechigne à dire quelque chose, il fallait que ce soit important à ses yeux. Alors de quoi s’agissait-il au juste? Faisant apparaitre un trône, la Reine des Fables s’y installa avant de parler.

« Tu le sais, je ne suis pas originaire de ce monde et de cette réalité. Ce que tu ne sais pas, c’est que je ne suis pas ici par choix. On m’a banni ici. J’ai juré de reprendre ce qui m’appartient de droit et depuis, je dédie toute mon énergie à la reconquête de mon monde natal. Jusqu’à présent, les progrès ont été lents. Trop lents. C’est moi qui testais les défenses entourant mon ancien royaume. Mais… »

Laissant entendre un soupir las et désabusé, ce qui était complètement hors personnage ou tout du moins qui était considérablement plus « humain » que tout ce que Diana avait pu voir de Tsaritsa par le passé, la Reine des Fables regarda un point au-delà de l’amazone, comme si elle cherchait à revoir les rivages de sa terre natale. Secouant tristement la tête, ce moment de « faiblesse » fut vite chassée pour revenir à ce regard dur et cette attitude hautaine que Diana connaissait plutôt bien. Comme le dit l’expression : on ne se refait pas. Elle ne comptait pas montrer une vulnérabilité à une ennemie même si c’était, techniquement, une affaire du passée. Si on la laissait tranquille, elle ne voyait pas d’inconvénient à éviter ceux qu’elle avait affronté par le passé. Cela ne voulait pas dire que la Terre était à l’abri de ses manigances par contre. Loin de là.

Visiblement, elle détestait devoir demander de l’aide. On parlait quand même d’une souveraine et en théorie, c’est elle qui donne les ordres, qui se fait obéir et qui dispose de forces importantes pour se protéger. Le fait étant, transporter une armée d’une dimension à l’autre, ça ne fait pas plaisir aux habitants du coin et dans sa dimension, elle pouvait les ramener depuis la mort. Pas ici. Pas dans ce monde de logique et de rationalité qui s’opposait radicalement avec cet imaginaire qu’elle affectionnait tant. C’est bien pour cette raison qu’elle avait besoin d’aide de quelqu’un de ce plan de réalité pour l’épauler dans cette tâche de neutraliser une menace venu d’un monde qui l’avait banni de la plus traitre des façons. Il faudrait donner des détails, bien sûr, et elle espérait ne pas avoir à marchander d’aucune façon pour s’assurer que tout aille selon sa volonté.


« Pour une raison que j’ignore, ils ont réussi à me retrouver. À envoyer un assassin qui naturellement est ici pour une seule raison : m’éliminer. Le seul petit problème c’est que je ne compte pas me rendre sans combattre ni compromettre ce nouveau royaume que j’ai créé. Ce qui veut dire que notre champ de bataille sera ton monde et que lui comme moi n’avons qu’un objectif : éliminer l’autre. Je te fais une faveur en venant te prévenir pour limiter les dégâts. »
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 - 10:33
Diana écoutait attentivement Tsaritsa. Elle avait un peu pitié d'elle. Elle n'avait aucune compassion pour ce monde qui aurait pourtant pu l’accueillir lorsqu'elle avait été banni du sien. L'absence de compassion faisait d'elle une femme détestable et sans allié. La solitude était peut-être l'un des plus grand fléau de la vie, la reine des amazones le savait. Assise sur un trône qu'elle avait fait préalablement apparaître par sa magie, elle lui expliqua qu'elle avait été banni en ce monde – bien qu'elle omit les raisons de son bannissement – et qu'elle cherchait à reconquérir son monde, mais que ce dernier, pour se défendre, avait envoyé un assassin pour la tuer. Wonder Woman ne comprenait pas pourquoi elle était concernée, et n'allait pas tarder à le dire à son ancien adversaire.

Diana finit par réagir en pointant son épée, forgé par Héphaïstos et aussi magique et puissante que n'importe quelle enchantement de la sorcière qui était assise devant elle.

« Tu omets énormément des choses, Reine des Fables, et ton récit est loin de m'avoir convaincu. Tout ce que j'entends, c'est que tes manigances à l'encontre de ce monde et du tiens t'ont valu d'être seule et isolée, et que ces pauvres gens cherchent à se défendre de tes vilenies en envoyant un assassin. Tu me dis que tu prendrais mon monde en otage pour te protéger de la haine que tu as attisé, je pourrais très bien t'enfermer dans le Tartare, ainsi tu ne ferais plus de mal à personne et ton assassin pourrait repartir en toute tranquillité.

Diana ferma les yeux quelques instants. Le Tartare, la prison des dieux, était une solution qui s'offrait à elle depuis de nombreuse année. Les pires des créatures s'y trouvait, et personne à part un Olympien ne pouvait quitter ses lieux, pas même la puissante sorcière. Elle avait été faite pour ce genre de personne, ou créature, que le monde ne pouvait se permettre de garder en son sein, et qui ne pouvait cependant mourir, ou qui était trop dangereux pour être gardé à Hadès. C'était la meilleure des solutions, et pourtant la déesse savait qu'elle ne le ferait pas. La Reine des Fables n'était pas fondamentalement mauvaise, elle n'était juste pas à sa place ici. Elle ne méritait pas le Tartare.

Diana rabaissa son arme. Elle s'en voulait intérieurement de ce geste, mais elle était Wonder Woman et devait se montrer digne de ce titre, parfois plus dur à porter que celui de Reine des Amazones ou de Déesse de la Guerre.

« Je t'aiderais à repousser cet assassin, mais il faudra m'en dire plus à son sujet et les raisons qui ont pousser ton monde à te bannir et à vouloir ta mort. Si les raisons ne me semble pas convaincante, je ne t'aiderais pas à t'en débarrasser définitivement, sois en sûr, je te donnerais juste un instant de répit. Si elles me semblent juste, je m'assurerais qu'il ne vienne plus te pourchasser dans ce monde.
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 - 15:11
« J’AI CHERCHÉ À SAUVER MON MONDE, INSOLENTE! Des siècles de guerre. Des siècles! À s’entredéchirer de royaumes à royaumes pour des querelles pusillanimes. Il FALLAIT que quelqu’un fasse quelque chose! J’ai redonné l’espoir à mon peuple, j’ai uni notre monde, j’ai éradiqué la famine, la pauvreté et la maladie et plutôt que de me remercier… LES TRAITRES! »

C’était la première fois que Diana voyait la Reine des Fables dans cet état. La douleur était décelable dans sa voix et le fait que divers objets dans la pièce changeaient de forme aléatoirement avait de reprendre leur apparence d’origine dénotait une colère à peine contenue. Quand vous pouvez manipuler la réalité, il faut faire attention à ne pas faire n’importe quoi donc cela demande beaucoup de contrôle. Tsaritsa se leva d’un geste brusque, commença à faire les cent pas, enrageant contre ce peuple qui plutôt que de vouloir vivre dans une utopie, égaux entre tous et avec une bienveillante déesse pour veiller sur eux avaient préféré commettre un déicide. Avait préféré en revenir aux injustices et à la guerre pour s’emparer de son trône. Que malgré des siècles d’efforts et des pouvoirs hors du commun, elle avait échoué à sauver son monde.

Il y avait de la sincérité dans ses paroles. Est-ce que c’était parce qu’elle s’était tellement menti à elle-même qu’elle croyait dur comme fer à sa version des faits ou était-il vraiment possible que ce qu’elle dise soit vrai et que si traumatisée par son échec, la folie l’avait frappé au point d’en faire le monstre qu’elle était devenue? Ce désir obsessionnel de reconquérir son monde ne pouvait pas être sain, après tout. En fait, en ce moment, Tsaritsa semblait complètement avoir oublié la présence de l’amazone, se parlant à elle-même, de ses rêves brisés, de ses espoirs pour son monde, de cette promesse faite sur les cadavres de ses parents de tout faire pour changer les choses, de sa propre mort physique et de ce rituel qui avait tué les deux tiers des êtres vivants de son monde pour la bannir… Et aussi brusquement, elle reporta son attention sur Wonder Woman.


« Mais tu ne peux pas comprendre. Tu es une simple mortelle avec des capacités limitées. Nous n’avons rien en commun. La réalité se plie à mes désirs. Tu ne peux pas savoir ce que c’est que de sauver le monde et de le regarder se débarrasser de toi pour redevenir imparfait, injuste, violent et égoïste. Mais je reconquerrai mon monde et ce même si pour ce faire je dois le détruire entièrement et le refaire de zéro.

J’ai fait une promesse sur la tombe de mes parents et je l’honorerai même si c’est la dernière chose que je dois faire de mon existence. Tu ne veux pas me croire ou m’aider? Soit. Mais tu n’auras que toi à blâmer quand les êtres de ce monde vont mourir par dizaines dans un conflit qui ne les concerne même pas. Et si tu ne me crois pas… Je ne peux pas croire que je sois en train de dire une telle chose. C’est insensé.

Utilise ce damné lasso avec lequel tu m’as torturé par le passé, confronté à cette réalité froide où l’imaginaire n’est plus. Délectes toi de ma souffrance pour m’entendre dire la vérité et écoutes les mêmes mots que je viens de te dire. Mentir, Wonder Woman, ne m’est pas utile. Tu devrais le savoir, depuis le temps. Mais sache ceci : je préfère encore cette prison dont tu parles à ne rien faire et à laisser cet assassin accomplir son travail. »
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 - 18:33
« Cette prison n'est pas pour toi, dit Diana d'une voix plus douce que jusqu'à présent.

Le Tartare était un endroit terrible, et malheureusement, malgré tout le mal qu'avait bien pu faire la Reine des Fables au monde et la Ligue de Justice, elle n'avait pas l'impression que cette dernière soit un monstre. Une femme mauvaise, non plus. Elle était troublée par sa venu dans ce monde, et il est vrai qu'elle ne connaissait rien du siens, si ce n'est par les contes pour enfants qu'elle avait entendu parlé. Elle ne les avait pas lu. Petite, on lui contait les exploits des héros grecques tel que Achille, Odusseús ou Héraclès. On lui contait également de nombreuse histoires sur diverses coups d'éclats des amazones, les grandes guerrières, ainsi que les exploits de certaines d’entre elles. Des récits de bataille, de guerre, et d'exploit. Elle n'avait pas connu les contes de fée.

Difficile de dire si l'hystérie de la Reine des Fables était dû à une folie quelconque ou si la réalité du monde des humains la troublait. Diana savait qu'elle avait toujours eu du mal avec la réalité, et que son lasso de vérité s'était souvent trouver terriblement efficace contre elle. Elle n'avait pas tord sur un point : Diana ne pouvait pas la comprendre, non. Mais elle savait ce que c'était d'être une Reine, de devoir dirigé un peuple. La tâche n'est pas aisé et la sagesse d'Athéna ne l'avait pas toujours guidé, comme elle l'aurait voulu. Elle aurait bien voulu que cette dernière la guide dans la décision qu'elle allait prendre vis à vis de Tsaritsa, mais encore une fois, elle devrait prendre sa décision seule.

« J'ignore ce qui s'est passé dans ton monde. Et cela ne me regarde sans doute pas. Mais tu es dans le miens désormais. On t'a banni de ton pays – à tord ou à raison, je laisse les dieux en jugé – et je pense que c'est une punition bien suffisante. Tant que tu seras dans mon monde, je ne tolérerais pas que des étrangers venu d'une quelconque dimension ne s'en prenne à quiconque si je peux intervenir. Je devrais utiliser mon lasso, pour savoir si tu me dis la vérité. Je préfère placer ma confiance en toi d'abord. La vérité et la réalité, ce ne sont pas des choses qui viennent de ton monde, je ne pense pas que ce soit une bonne méthode pour t'aider.

C'était donc son choix. Elle aidera Tsaritsa, malgré tout ce qu'elle avait fait. Peut-être que cet acte de gentillesse évitera un jour la Reine des Fables de la confronter de nouveau, ou de mettre en danger quelqu'un. Même si elle en doutait, Diana avait pour conviction qu'il fallait montrer l'exemple, avant d'exiger de quelqu'un d'autre un acte de noblesse. Les amazones ont juré de protéger le monde des hommes et la paix, et cet assassin venait sur les terres de Diana pour s'en prendre à une personne qui avait trouver l'exil. Cela n'était pas plus tolérable que les actes qu'avait déjà effectuer la Reine des Fables.

« La première choses est de trouver une refuge, qui sera efficace et qui n'impliquera pas de mettre en danger la population. Mais pour ça, il va falloir que tu me fasses confiance. On ne pourra pas y accéder par des moyens magiques, car il est protégé par de nombreux sortilèges puissants. Il va falloir y accéder à ma manière.

Diana tendit une main vers Tsaritsa, en espérant que cette dernière s'en saisirait sans rechigner. Si Diana avait accédé de lui faire pleinement confiance, c'était le moment de lui montrer que c'était réciproque. Elle avait déjà fait le premier pas en venant lui demander de l'aide, mais bien d'autres encore serait nécessaire si elle voulait avoir la vie sauve.
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MessagePosté le: Mer 27 Juil 2016 - 21:05
Tsaritsa dû retenir une expression dédaigneuse aux paroles de l’amazone. Dire qu’elle ne pouvait effectivement pas comprendre d’une part et agir comme si de l’autre… Enrageant, pour ne pas dire autre chose. Mais bon. Elle avait besoin de l’aide de l’amazone en qui elle avait une confiance toute relative bien plus grande qu’en Superman, par exemple. C’était après tout, en dehors de cette damnée Blanche Neige, l’ennemi qu’elle avait eu le plus longtemps. Conséquemment, il y avait un certain lien entre les deux même si la relation n’était pas au beau fixe. Loin de là mais au moins… Tsaritsa est capable de ne pas l’attaquer à vue. Une chance pour sa patience déjà sévèrement entamée : Wonder Woman accepte de l’aider… Mais en mettant ses propres conditions. Évidemment. Comme si les choses pouvaient être simples.

« Tu t’attends peut-être à ce que je marche? Je suis la Reine des Fables, pas une vulgaire paysanne. Je manie une puissante magie, plus ancienne que ton monde et tes dieux et tu veux que je marche? Et si je nous téléportais plutôt à proximité, non? La réalité se plie à mes désirs, je peux bien la faire se plier à nos deux personnes. Nous sommes alliées dans ce combat. Il serait stupide d’agir contre toi. »

Si les paroles sont sincères, on dirait que Tsaritsa vient de mordre dans une tranche de citron pourri. Elle semble avoir du mal avec la notion de travailler en équipe, de faire confiance. Techniquement parlant, quand votre peuple vous trahi, vous avez du mal à accepter un certain nombre de choses par la suite. Mais bon. C’était plutôt positif : elle parlait de mettre ses pouvoirs au service de Wonder Woman au lieu de juste donner des ordres. Elle restait condescendante, soit mais en même temps, il ne fallait pas non plus s’attendre à un miracle. Le simple fait qu’elle accepte de demander de l’aide avait nécessité plusieurs jours. Regardant l’amazone avec le moins de mépris possible, Tsaritsa se demandait quel genre d’endroit pourrait bien l’empêcher de faire usage de ses pouvoirs. Oh elle savait se battre comme une guerrière, là n’était pas la question.

Simplement, elle préférait avoir un maximum d’atouts avec elle avant de se lancer dans quelque chose. Elle avait perdu un royaume, un monde. Elle ne comptait pas tout perdre à cause d’un assassin. Elle enrageait d’être impuissante à s’en débarrasser seule. Oh elle aurait pu le faire mais les dommages auraient été si importants pour ce monde que tous les héros l’auraient traqué pour le lui faire payer. Comme quoi parfois même en pouvant contrôler la réalité, celle-ci pouvait se jouer de vous. Une leçon que la Reine des Fables n’oubliait jamais. Au moins, se répétait-elle, elle n’avait eu d’autre chose à faire que de serrer la main d’une guerrière et faire montre d’un minimum de bonne volonté. S’il avait fallu que Wonder Woman lui demande quelque chose de dégradant, s’incliner par exemple… On aurait ramassé des débris de bâtiments sur des kilomètres.


« Je vais me concentrer sur le fait que tu es toi-même de sang royal, cela devrait réduire la quantité de vitriol de mes paroles. J’accepte de te faire confiance, probablement à tort mais je n’ai pas vraiment le choix. Et ne considère pas ma coopération comme un signe de faiblesse. Cela te coûterait cher. Nous sommes alliées par la force des choses. On verra ce qu’il en sera quand ce damné assassin sera mort. »
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MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2016 - 12:44
Comme Diana l'avait malheureusement deviné, Tsaritsa n'avait pas accepté sa proposition de la suivre dans un lieu sûr de sa connaissance. La confiance était absente dans ce duo improvisé, et elle préférait faire usage comme elle le désirait de ses pouvoirs. Wonder Woman en fut désolé, car il lui serait difficile d'agir pleinement si elle ne pouvait pas faire faire confiance à la Reine des Fables ne serait-ce que jusqu'à la fin de cette affaire. La confiance ne pouvait pas être unilatérale, elle devait se partager. Et Tsaritsa avait raté le premier test de la Reine des Amazones. Et les occasions de changer la donne serait rare jusqu'à l'arrivé de ce fameux « assassin ». Diana se demandait d'ailleurs quel genre d'assassin elle allait devoir affronter. La Reine des Fables n'avait encore rien dit à ce sujet.

« Ta magie est puissante et ancienne, certes. Mais mon lasso que tu détestes temps a déjà pu te prouver que cela n'en fait pas une magie supérieure à celle de ce monde, et de mes dieux. Je comptais nous emmener sur l'île d'Ééa, l'ancien repère de Circé. J'ai pensé que dans un tel lieu, tu aurais pu t'inspirer du mythe entre Ulysse et Circé pour alimenter tes propres pouvoirs, comme tu as l'habitude de le faire avec les contes et histoires. Circé est la plus puissante sorcière venant de ce monde que je connaisse.

Il est vrai que Circé possédait de grands pouvoirs, qui lui provenait directement de la déesse de la lune noire et de la magie noire Hécate, et chaque fois qu'elle réapparaissait, elle donnait bien du fil à retordre à l'amazone. Sa haine envers les hommes la rendait bien plus féroce que la plupart de ses adversaires. Elle avait également contribué à la création de Cheetah, une autre grande adversaire de Diana. Elles formaient les principales Némésis de la guerrière amazone. Et il était certain que se retrouver dans un lieu qu'avait habité Circé pendant des siècles durant avait rendu la place forte magique bien puissante.

Cela était un risque de mettre un tel pouvoir à disposition de la Reine des Fables, mais elle avait refusé la proposition de Diana, renforçant son idée que la confiance aveugle n'était pas de mise ici. Mais peut-être était-ce sa faute ? Elle avait l'habitude de coopérer avec des super-héros, des civils, des gens de ce monde. Elle avait l'habitude de lutter au côté de la Ligue de Justice, de ses sœurs amazones, ce genre de chose. La Reine des Fables était différente de ses habituels alliés, il fallait peut-être mieux combattre dans un lieu qui la mettrait en confiance que par un quelconque endroit choisit par l'amazone. Elle devait penser différemment de d'habitude si elle voulait coopérer correctement avec Tsaritsa.

« La coopération n'est pas une faiblesse, Tsaritsa, mais une force. Ne l'as-tu pas constaté lorsque tu as affronté la Ligue ? Je pense que si, sinon tu ne serais pas venue me voir. Nous allons vaincre cet assassin. Mais je dois avouer que ma première idée n'était peut-être pas la bonne approche. Si nous voulons l'attirer dans un piège... Peut-être faire apparaître ton château dans un lieu désert. Cela attirera son attention à coup sûr.

Le plan n'était pas parfait. Mais peut-être conviendrait-il mieux à la Reine des Fables ? Diana l'espérait, elle voulait en finir avec cette histoire le plus vite possible, et elle espérait au moins qu'elle aurait le droit à un beau combat contre cet assassin.
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MessagePosté le: Jeu 28 Juil 2016 - 17:26
« Je n’ai pas rejeté ton idée, amazone, j’ai simplement objecté sur le moyen de transport. Si tes dieux t’ont effectivement donné la sagesse, ils semblent avoir oublié de te donner l’écoute. Nous irons sur cette île dont tu parles. Tu as ma confiance, pour le moment. Je ne pensais jamais dire une telle chose mais c’est chose faite. Si effectivement ce lieu est aussi imprégné de magie et d’histoire… »

Tsaritsa semble songeuse pendant un moment, allant même jusqu’à se rasseoir sur son trône. Oui… Si Wonder Woman est prête à aveuglément lui donner les moyens d’augmenter encore davantage sa puissance, soit. Ce n’est pas la Reine des Fables qui s’en plaindra. Ce n’est pas elle qui prend un risque inconsidéré : c’est cette soi-disant super-héroïne. Elle a hâte de se repaitre d’une nourriture si riche. Un festin digne de ce nom, voilà quelque chose sur lequel elle ne crachera pas. Cette planète est riche d’œuvres de toutes sortes, riches en idées, en imaginaire et en créativité mais certaines sources sont plus revigorantes que d’autres. Cette Circé risque de fournir des ressources inespérées à la Reine des Fables. La naïveté des héros est-elle grande à ce point? C’est une question qu’elle se promet d’étudier ultérieurement. Ou alors…

Peut-être que c’est un piège? Non. C’est raisonner de la mauvaise manière. Wonder Woman n’a aucune raison valable de la piéger, surtout qu’elle va se retrouver à affronter un ennemi dont elle ne connait rien. Elle a donc autant besoin de la Reine des Fables que l’inverse. Un sourire sardonique vient jouer sur les lèvres de la souveraine. À choisir entre qui elle déteste le plus, soit la Justice League ou les traitres de son monde, elle préfère encore signer une déclaration sous serment que Superman est son meilleur ami et Diana sa plus grande source d’admiration que de reconnaitre une valeur à ceux qui l’ont banni de son propre royaume. Elle préfère se concentrer sur sa haine des siens pour pouvoir accentuer ce sentiment de confiance tout relatif envers l’amazone. La haine est un motivateur terriblement efficace, ce n’est rien de la dire. Loin de là.


« Au fond, c’est tout à ton avantage. Tu m’amènes sur l’île, je deviens plus puissante ce qui va faire avancer mes plans pour reconquérir mon monde et une fois que ce sera chose faite, adieu la Terre donc tu viens de te débarrasser d’une ennemie. Tu es une redoutable stratège et une tacticienne toute aussi compétente. Je ne te pensais pas impitoyable à ce point, Wonder Woman. Quelle agréable découverte… »

Tout est matière à interprétation et si la Reine des Fables pense que Diana peut agir d’une telle façon, maintenir l’illusion que c’est le cas pourrait fonctionner à l’avantage de l’amazone. Encore faudrait-il vouloir mentir, il va de soi. En tout cas c’est bien la première fois que Tsaritsa s’adresse à l’héroïne sans que le ton soit méprisant. Et comme elle ne s’objecte pas davantage, il semble qu’une partie des cartes soit bel et bien entre les mains de Wonder Woman. L’île de Circé ce sera. Reste à déterminer comment s’y rendre. Tsaritsa a proposé d’utiliser sa magie pour ce faire mais c’est l’amazone qui connait le chemin. À elle de renseigner son alliée du moment. Chose certaine, Tsaritsa ayant manifesté son intérêt pour se rendre là-bas, faire marche arrière prendrait alors énormément de temps. La Rein des Fables veut s’emparer de ce pouvoir.
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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2016 - 11:48
Dès que Tsaritsa entendit parler du plan d'aller sur Ééa, son attitude changea du tout au tout. Diana n'avait aucune confiance en cette dernière, mais il était certain que cela leur apporterait une force majeur contre la menace encore inconnue. Le danger sera surtout pour l'après combat, si Diana et Tsaritsa l'emportait. Mais la Reine des Amazones ne se faisaient pas trop de soucis. Les pouvoirs de Circée était certes grands, mais ils avaient toujours un prix. Cheetah avait payé de sa personne et de son humanité. Diana craignait que Tsaritsa se laisse enivrer par les pouvoirs enchanteurs de la sorcière grecque. Si la Reine des Fables abusait de ce pouvoir à ses fins personnels et machiavéliques, elle risquait fortement de le regretter. Et dans le cas où ça ne serait pas le cas, Diana restait confiante dans ses chances d'arrêter son alliée temporaire.

« Sur le moyen de transport ? Ce lieu est protégé par divers sortilège puissant, et très peu de gens en connaisse la localisation exacte. Sans compter les créatures qui protège l'île, et les dieux qui punissent ceux qui y accèdent. Je ne mens pas Reine des Fables, je ne mens jamais. Quand je dis que c'est le seul moyen d'y accéder, c'est que je t'y conduises directement, je ne mentais pas. Ce voyage ne sera pas dangereux, tant que je resterais en ta compagnie. Je te protégerais de tous les vices et maléfices de l'île d'Ééa, tant que cet assassin te poursuit. Mais nous ne pourrons pas y rester plus longtemps sans risque. Il est inutile de se débarrasser d'un danger pour s'en créer de plus grands encore.

Diana préférait rester catégorique. La Reine des Fables allait se nourrir d'un pouvoir certain. Elle envisageait déjà d'utiliser ce pouvoir pour reconquérir son propre monde. Elle affirmait que ce serait une bonne chose, Diana l'ignorait car elle ne savait pas à quel point elle ferait souffrir les gens de son monde imaginaire. Mais ce n'était actuellement pas sa première préoccupation. Diana n'était même pas sûr qu'elle y arriverait, mais il était hors de question qu'elle se serve de ce pouvoir pour faire le mal. Wonder Woman ne le permettrait pas. Mais maintenant que l'idée était lancée, il serait trop compliqué de faire marche arrière. Il était donc temps d'y aller. Mais il restait toujours un problème, le moyen de transport. Difficile de croire que la Reine des Fables voudrait se déplacer en vol avec Diana.

Il fallait donc trouver une combine pour accéder à cette île sans que la dignité de Tsaritsa en prenne un coup. Elle essayait de se remémorer la liste des différents pouvoir de la Reine des Fables. La déformation de la réalité pour accéder à l'île ne serait d'aucune utilité. Diana ne pouvait pas pointer l'île sur une carte, tout comme l'île de Themyscira. Un enchantement similaire protégeait ces îles, même si la première était dû à la magie noire, et l'autre à un don des dieux. Elle ne pouvait pas décrire le lieu où se situait l'île. Elle ne pouvait que l'y conduire.

« Le mieux serait de nous téléporter sur l'île de Crète. De là, tu pourrais utiliser une métamorphose pour me suivre jusque l'île. C'est le seul moyen possible que j'entrevois. Il y a peut-être un ou deux artefacts sur cette Terre nous permettant d'y accéder de façon magique, mais il me serait bien impossible de les récupérer actuellement.
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MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 2:48
« Inquiètes toi davantage pour toi, jeune guerrière. Je n’ai pas survécu des siècles et des siècles en ayant besoin d’être protégée. Et si tu veux jouer la carte de l’honnêteté, c’est pour toi que je m’inquiète. Tu as été une adversaire honorable et je ne prendrai aucun plaisir à apprendre ton trépas, encore d’y assister. Libre à toi de croire en mes paroles ou non. Je ne suis pas ici pour me faire des amis. »

On pourrait s’attendre à ce qu’elle mente, que ce soit une tactique de diversion, au fond. Gagner la confiance de Wonder Woman et la poignarder dans le dos plus tard. Mais non, en fait, aussi étonnant que cela puisse être, elle est parfaitement sincère. Oh elle déteste autant qu’elle respecte l’amazone, veut tantôt sa mort et tantôt non mais les reines sont capricieuses, après tout. Sans trop laisser le temps à Diana d’assimiler ses paroles, elle les téléporta toutes les deux à l’endroit indiqué par l’amazone. En fait, pour être exact, un moment, elles étaient à un endroit et le suivant, à un autre. Pas d’étourdissement, pas de désorientation, pas d’impression de déplacement : c’était comme si on avait tourné la page d’un livre. La Reine des Fables ne semblait pas affectée d’une manière ou d’une autre et même si elle était habillée de façon royale.

Ce qui veut donc dire avec beaucoup de couches de tissu, elle ne semblait en rien incommodée par ce quarante degré bien sec avec vent de mer. Elle semblait attendre quelque chose, sans doute les directives de Wonder Woman. Après tout, elle n’était pas forcément la plus bavarde ou la plus sociable. L’amazone pouvait au moins se consoler sur un point : elle ne se faisait pas traiter de vulgaire paysanne par le reine ou d’être inférieur. En fait, pour une fois, elle semblait même… Raisonnable. Pas forcément d’agréable compagnie mais raisonnable. Ce qui était et de loin une nette amélioration par rapport à la normale. Personne n’était mort, personne n’avait été blessé, pas le plus petite acte destructeur… On ne pouvait pas dire qu’elle avait l’air innocente, pas avec un air aussi suprêmement glacial mais certainement moins vindicative que d’ordinaire.

Se détournant de Wonder Woman, elle regarda à l’horizon, tentant de détecter cette fameuse magie qui était supposée protéger l’île où elle devait se rendre. Elle avait du mal à croire qu’une magie de ce monde pourrait réellement lui faire obstacle. La réalité, ici, se pliait à ses désirs. La logique ne voulait-elle pas que rien ne soit à sa mesure? Curieux, à n’en pas douter. Intriguant, également. En même temps, si Wonder Woman lui révélait cette information, ce n’était certainement pas dans le but de lui faire peur. Mentir ne la mènerait nulle part. Enfin bon. En partant du principe que ce soit vrai. S’imprégner de cette magie lui donnerait un moyen, éventuellement, de la contrer. Détenir une part du pouvoir d’autrui, c’est avoir un contrôle sur lui. Il suffit de trouver le comment et le reste se fait tout seul. Une leçon qu’elle avait apprise il y avait des siècles de cela.


« Bon. Nous y sommes, je suppose. Je préfère une forme aérienne, c’est bien plus majestueux qu’un vulgaire poisson. À moins que tu ne te proposes pour me servir de royale monture. Ce serait cocasse mais très possiblement humiliant, en même temps. Dis-moi où voler. Je ferai le reste. Ce n’est que détails et formalités à ce stade-ci des choses. Si par contre tes dieux s’attendent à ce que je m’incline, ils seront déçu. »

Un certain temps plus tard, les préparatifs furent terminés. L’affrontement redouté par Tsaritsa eut lieu et bien que sa victoire fût assurée, entre autre par la présence de Wonder Woman et l’acquisition de magie « abandonnée » par Circé, la Reine des Fables avait l’impression d’avoir perdu. Avoir eu besoin de l’amazone, son ennemie, pour triompher d’un autre ennemi… Des têtes allaient rouler au pays des contes ce soir, le temps que Tsaritsa passe ses nerfs et sa colère sur quelque chose. Plus que jamais elle était motivée à reprendre le contrôle de son monde natal et faire un exemple brutal et sanglant de ce qui arrive à ceux qui osent se dresser contre elle. Et s’ils ne voulaient pas comprendre le message cette fois… Ils se rendraient compte qu’elle était devenue infiniment plus puissante que jadis. Mais… Tout ceci est une autre histoire…

Fin.
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