[Fawcett City] Mais que fait la police !

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MessagePosté le: Sam 6 Aoû 2016 - 13:24
[HRP]Merci à Mary de m'offrir un petit RP avant ses adieux au rôle![/HRP]

Le jeune Ferdinand Bossworth sortit de sa boutique de comics préférée, une aventure de son super-héros favori sous le bras, la bouche encombrée par un petit déjeuné composé essentiellement de gras et de cholestérol sous la forme de pain, fromage synthétique et de viande recomposée. Il fredonnait comme tout habitant de Fawcette City qui se respectait et ne cachait pas une formidable joie de vivre. De toute manière, ici, seuls les psychiatre tombaient en dépression faute de clientèle et les hommes les plus riches devaient être les dentistes pour que tous ces sourires restent d'une impeccable blancheur.

Il saluait brièvement le moindre passant, respectait les feux rouges piétonniers, aidait les vieilles dames, bref il était un abruti complet. Ce jugement n'était pas gratuit de la part du ver le plus intelligent de l'univers, c'était une sentence finement réfléchie et il avait eu l'occasion d'observer ce phénomène en sur-poids plus qu'il n'en aurait eu envie. Mais les temps était ainsi et une créature qui faisait passer une quiche lorraine pour un prix Nobel avait son utilité.

Le jeune homme rentra chez lui où l'attendait précisément un Mister Mind qui se lassait de n'avoir à porter de pattes que des ouvrages pour adolescent attardé et des magasines d'ufologie qui prétendaient encore sous couvert de secret que les extra-terrestres existaient. Naturellement qu'ils existaient, la Terre avait été suffisamment agressée par des forces surgit du néant de l'espace pour qu'ils arrêtent d'en parler comme des comploteurs seuls garants de la connaissance. Mais le jeune Ferdinand avait été sourd aux arguments du ver lorsqu'ils en avaient parlé, préférant dire que les Superman et autres rebuts spatiaux étaient des invention d'Hollywood et ajoutant très sérieusement que lui, le ver vénusien le plus talentueux, n'était qu'une expérience ratée ( C'était à cet instant précis que Ferdinand avait joué sa vie).

Mister Mind aurait pu se débarrasser de cet olibrius bedonnant rien qu'en lui suggérant de se fourrer la tête dans le four, mais il avait besoin de lui. Le jeune garçon lui tendit une boîte en plastique dans laquelle se flétrissait une salade industrielle. Il se demanda, en ouvrant l'étui s'il était réellement nécessaire de s'attaquer à l'Humanité pour la détruire alors qu'il lui suffisait d'attendre que l'industrie agro-alimentaire le fasse.

- Tu sais, je crois que les types qui ont raison sont les auteurs de comics, lança le jeune adolescent en s'affalant dans un fauteuil. J'pense qu'ils ont tout compris.

A part le moyen de faire des scénarii crédibles, pensa le ver en tirant une feuille détrempée de salade qui sentait le chlore.

- Tu vois, le nucléaire et ben je pense que...

A cet instant, le ver l'hypnotisa.

- Maintenant grotesque bipède, mange et tais-toi! lui ordonna-t-il, il est bien assez humiliant de devoir parasiter un tel lieu sans avoir à supporter tes incessantes théories idiotes!

Et le simiesque se mit à mâcher mécaniquement. Mister Mind, lui, se remit à observer par la fenêtre et regarda l'entrée de l'entrepôt 45 de l'industrie Sivana, sa cible. Depuis ses récents déboires avec les Marvel, le ver ne s'était pas rapproché du docteur, ce dernier n'ayant pas dû aimer ses manœuvres visant à le manipuler lui et la Monster Society. Il préférait être prudent et attendre que le temps fasse son œuvre prophylactique. Mais dans cet entrepôt reposait un projet qu'il avait entamé et presque achevé. Il lui revenait le droit de récupérer son bien mais les contorsions de la législation humaine étaient telles qu'il allait devoir la voler.

Il se tourna vers le faciès bovin de son "compagnon" qui mastiquait son morceau de pain avec une application soignée. Il allait devoir utiliser ses talents de persuasion. Il se concentra pour faire passer au mieux son message.


Ferdinand...
FERDINAND...
ferdinand...
Tu vas acheter....
A-CHE-TER...
un drone....
un... drone...
tu vas.... acheter un drone...
un drone...
Qudrimo.... quatre moteurs....
QUATRE... mot-eurs...
et... ce qu'il y a sur la liste....
ce qu'il y a....
sur...
la...
liste...
sur la table basse....
la table basse...
acheter....
drone...
liste...
quatre moteurs....
maintenant....
MAINTENANT

MAIN-te-NANT!

Le jeune homme laissa son sandwich, se leva et eut un moment d'absence. Il regarda le ver sans véritablement le voir.

[b]- Écoute, je suis désolé, je dois sortir faire un achat, mais ne t'inquiète pas, je t'amènerais de la salade, ne t'inquiète pas.


Il fit quelque pas, regarda la table basse, prit la liste que le ver avait rédigé à l'aide de son ordinateur portable et sortit sous le regard condescendant de Mister Mind. De la salade et de la compassion... Il prit un morceau de verdure qui devait être un morceau de poireau mais fut parfaitement incapable de déceler le moindre goût. Fawcett City avait beau être une ville en apparence idyllique, il y avait des signes qui ne trompaient pas sur son appartenance à la race humaine.

Ferdinand mit deux bonnes heures à trouver son bonheur dans les différentes boutiques, s'étant arrêté deux fois pour acheter des bandes-dessinées sur le chemin. Lorsqu'il rentra dans son appartement, le jeune homme ne trouva pas son compagnon insecte. C'est au moment où il tournait la tête pour voir s'il n'était pas dans la salle de bain que le vénusien bondit de son mur pour rejoindre directement son oreille. Le jeune humano-porcin se débattit alors que le ver prenait un malin plaisir à fourrager dans son conduit. Il aurait pu le ménager, l'hypnotiser, mais il avait passé trop de temps en sa compagnie pour ne pas avoir envie de le faire souffrir. Ferdinand cria un peu, se laissa tomber au sol et tenta la douche mais il était trop tard, le ver s'était enfoui et perçait maintenant une partie de ses cartilages pour s'installer confortablement dans sa masse cérébrale.

Bientôt il se releva en se tenant à l'encadrement d'une porte et se dirigea vers la table de la pièce principale pour y découvrir ses achats. Il jeta la salade dans la poubelle, balança les comics dans un coin de la pièce, retira soigneusement le drone et les divers composants qu'il lui avait fait acheter. Avec ça le ver avait de quoi se faire un transport volant de fortune qui lui irait.

Privant son hôte de sommeil et de nourriture, il installa un petit local technique là où auparavant il n'y avait que des restes de pizza et des emballages. L'heure était venue d'utiliser pour la première et la dernière fois cet esprit vierge. Cela lui prit environ cinq heures. La nuit tombait et le crépuscule illuminait la ville de ses teintes roses-orangées. Fawcett city ne connaissait pas de mauvais temps, elle ne connaissait qu'une palette d'ambiances toutes plus parfaites les unes que les autres, au grand dam de Mister Mind qui se languissait des spectaculaires ciels voilés de Vénus et de ses tempêtes.

Mais l'heure n'était pas à la nostalgie ni à l'admiration des couchers de Soleil, l'heure était à la vengeance et celle-ci allait s'abattre sur la ville aussi promptement que les orages électriques de Vénus!

Il quitta son hôte, l'oreille saignante et s'installa à son poste de pilotage monté au centre du drone. Il tourna la tête vers sa victime qui lentement reprenait ses esprits et profita de sa confusion pour lui insuffler un dernier ordre.


Ferdinand...
fer...
di..
nand...
ta vie...
ta VIE... n'a pas de sens...
vie...
pas de sens....
pas de sens...
PAS...
de SENS...
ouvre la fenêtre...
ouvre...
la...
[b]FENETRE...
SAUTE...
saute...
saute...
fenêtre...
ouvre...
saute...
MAINTENANT!


Le jeune homme qui se tenait l'oreille se redressa, la tête pleine de jérémiades qui lentement instillaient en lui sa médiocrité. Il observa son appartement, l'air morne, uniquement conscient de sa petitesse et de son insignifiance. Il marcha doucement jusqu'à la fenêtre la plus proche, l'ouvrit, laissant au ver un accès à l'extérieur, s'assit à califourchon sur la corniche et huma l'air du soir naissant en songeant qu'il ne le méritait pas. La ritournelle hypnotique du ver continuait de l'agresser et soudain, il se laissa tomber. Mister Mind ne retint pas un petit gloussement satisfait tandis que son transport quadri-moteur se mettait en marche. Demain la population aurait le plaisir de constater d'un suicide dans leur soi-disant merveilleuse cité. Et ce n'était qu'un début Haw haw heeee!

Le drone prit son envol et passa par la fenêtre, survolant le fait divers que son conducteur avait provoqué dans une indifférence non feinte. L'entrepôt 45 disposait d'une aération qui courrait jusqu'au toit, un endroit idéal pour pénétrer les lieux sans trop craindre de rencontre malheureuse. Les gardes qui faisaient des rondes ne firent pas grand cas de l'objet volant qui se posa sans encombre. Mister Mind n'eut plus qu'à se détacher et s'infiltrer dans les conduits de ventilations. Sivana était peut-être un génie mais il oubliait trop souvent les détails. Il était paranoïaque lorsqu'il s'agissait de ses laboratoires, mais les entrepôts étaient de véritables moulin à vent, littéralement si Mister Mind en croyait les bouffée d'air qu'il se prenait régulièrement.

Il déboucha dans une imposante structure métallique à poutres apparentes qui sentait la poussière et l'humidité. Des caisses s'alignaient dans d'immenses rack rouges, attendant que quelqu'un daigne en avoir besoin. Ce soir, il en manquerait une. Le ver parcourut une première rangée pour distinguer l'ordre de rangement et trouva enfin son bonheur. La caisse 67-X/Z-78, dommage pour Sivana qu'il n'ait pas songé à changer ses codifications.

La caisse en question était un conteneur métallique verrouillé par un code qu'il avait lui-même choisi à l'époque. La porte s'ouvrit dans un soulagement pneumatique et arracha un rire féroce au ver qui admirait son travail d'un œil d'expert. Cela allait être merveilleux! Dans la caisse se trouvait un étrange objet cubique connecté à un casque et une antenne. A l'aide ses filins de soie, il entoura l'invention et l'extirpa de son logement pour ensuite la hisser. Utilisant ses connaissances en physiques élémentaires, il tira un tressage de fils de soie entre son larcin et son drone puis utilisa la puissance de son engin pour hisser l'étrange cube jusqu'au toit.

Il l'accrocha ensuite plus soigneusement pour enfin s'envoler vers le commissariat de Fawcett City. C'était un bâtiment piégé dans l'inspiration architecturale de la ville, à savoir les années 50-60: du béton et des formes aux arrêtes nettes et fortes. Il y avait de grandes baies vitrées, et l'on sentait que les premières expérimentations d'utilisation de matières plastiques dans le bâtiment marquaient quelques ailes. Mais ces considérations n'intéressaient pas Mister Mind qui se concentrait sur le toit dudit édifice, lequel avait la particularité très vintage d'avoir un ensemble d'installation électrique rassemblée en un point très précis. Il se posa non loin de lui.

Il extirpa son invention et l'installa près d'un local électrique et brancha son invention à prise de secours. Voilà qui lui fournirait assez d'énergie pour agir. Puis il connecta son appareil à la place d'une antenne de réception de la police. Cette nuit qui allait être une nuit de cauchemar pour Fawcett City.

Il se coiffa du casque, pianota sur l'interface de son cube et l'énergie jaillit.

Dans le bâtiment, il pouvait sentir l'intégralité des pensées de ces êtres inférieurs qui grouillaient dans les murs de l'institution, voir que le SWAT en faction terminait une partie de poker, que l'équipe de jour et de nuit faisait leurs transmissions, que les chefs terminaient de mettre leurs manteaux, que les techniciens de surface, insupportablement joyeux écoutaient de la pop-musique dans leur local en attendant qu'il puissent travailler, que les maîtres chiens nourrissaient une dernière fois leur animaux avant le lendemain et qu'enfin le garde de la prison s'ennuyait ferme n'ayant aucun pensionnaire, pour l'instant... Alors que leur quotidien se bousculait dans leurs faibles esprits, que chacun pensait commencer ou terminer une journée de travail, que les soucis domestiques semblaient prendre le dessus, tout cela fut balayé.

Une vague télépathique traversa le bâtiment et chacun n'eut plus qu'une seule pensée: celle de Mister Mind. Haw hee ho haw heee! Le ver se frottait les pattes en songeant au pouvoir qu'il allait déchaîner contre la ville! Il transmit des ordres simples, laissant soigneusement les chefs et le commissaire dans leur bureau, à portée de son amplificateur.

Trois voitures de policiers armés quittèrent les sous-sols du bâtiment et se dirigèrent, toutes sirènes hurlantes, vers la rue des bars dont le ver pouvait admirer les lumières depuis sa position. Les policiers quittèrent le rayon télépathique encore chiche du ver, mais la consigne hypnotique était fermement ancrée dans leur cortex primitif si malléable. Loin de lui, ils se contenteraient d'agir selon ses ordres et reviendraient ensuite.

Les voitures se stoppèrent au frein à main, dans des crissements qui attirèrent les regards des personnes en terrasse. Sortirent au total quinze policiers armés. La musique des bars mitoyens semblaient un temps se taire face au spectacle des silhouettes au visage de marbre, l'arme à la main. Ils visèrent les premiers citoyens à porté et tirèrent...

Mister Mind ne put s'empêcher de rire. Son expérience ne faisait que commencer.

[HRP]Une introduction un peu longuette, mais c'est pour bien planter le décor. Bonne chance miss Marvel! [/HRP]
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MessagePosté le: Jeu 11 Aoû 2016 - 0:48
[HRP : J'ai enfin pu prendre le temps d'achever un minimum de texte me concernant. C'est modeste et pas folichon, mais au moins c'est parti ! Smile]




A Fawcett City, la soirée commençait agréablement pour Mary Batson qui n'était pas en costume.
Elle n'était pas restée dans son appartement personnel pour réviser ses futurs cours ou aller rendre visite à l'appartement familial. L'Oncle Dudley était seul alors que Billy et Tawny était absent et Freddy en patrouille. Elle s'était pris du temps pour elle même, en centre ville, à jeter un œil aux soldes des rentrées scolaires.
Son changement de lycée ne s'était pas vraiment bien passé à cause de ses absences répétées du fait de ses activités chez les Titans. Activités qu'elle avait dû cesser au risque d'être vraiment grillée.
Les révélations du Parasite devant les caméras pesaient toujours sur elle et c'était son unique inquiétude, maintenant que la sombre période sous l'égide des Déesses Égyptiennes étaient à présent passée. Elle devait donc faire profil bas, le temps que cela se tasse vraiment. Entamer une rentrée sereine et impeccable dans le nouvel établissement sans ce laisser plus distraire par Fawcett City et le Khandaq, toujours sous sa protection.

Marchant d'un pas léger sur le trottoir, elle se rendait à un grand centre commercial quand une voix à l'autre bout de la rue l'appela :

"Mary, hey Mary !"

Se retournant, la jeune fille vit une jeune homme au cheveux brun, sans sa canne, s’accrochant à un lampadaire.

"Freddy ?"

Elle couru pour le rejoindre et lui parla sur un ton bas :

"Mais que fais-tu ainsi et ici ? Ton tour de ronde n'est pas terminé ?"

"Je le sais bien, écoute moi :
J'ai sauvé un gars qui allait s'écraser dix mètre plus bas, il y a une heure environ. Ce n'était pas une tentative de suicide, on en a jamais ici.
Il était choqué et confus et je n'ai pas pu comprendre ce qu'il m'a raconté, mais je vu un truc qui m'a mis ''la puce à l'oreille''... Son oreille justement..."


"Quoi, son oreille ?''

"Elle saignait de l'intérieur, comme si quelque chose s'y était introduit."

"Mr Mind ?!"

Mary réprima un hoquet de dégout et mis ses mains à sa bouche à la pensée de cette oreille et de cet affreux vermisseau qui s'y était peut être introduit.

"On avait pas de traces depuis longtemps, ça se tiens."

"Et, il prépare un très mauvais coup, pour être de retour ici."

"C'est pourquoi je suis ensuite allé te chercher. Je me suis transformé dans cette ruelle, là, pour ensuite t'appeler. Il va falloir que tu m'aide à entamer des recherches."

"Mmmh... Cap est occupé au Rocher avec Tawny... Il a choisi son soir, cette vermine."

"Alors, ne perdons pas de temps. Il est lent, mais méthodique, chaque minute lui donnera de l'avantage sur nous."

Les deux jeunes gens se dirigèrent alors vers la ruelle désignée plus tôt et à l'abri des regards indiscrets s'écrièrent :


"SHAZAM !!"



Près du domicile de la dernière victime présumée de l'envahisseur galactique de quatre centimètres, ils se séparèrent, filant dans le ciel étoilé et scrutant le sol pour repérer tout élément inhabituel.

Les sirènes hurlantes de trois voitures de police n'échappèrent pas à l'ouïe fine des Déesses et Mary décida de les suivre et de s'approcher du lieu où les véhicules s'étaient garés de manière brutale et sans aucun respect des espaces de stationnement...
Voilà déjà une première observation suspecte qui aurait dû, plus encore, lui mettre ''la puce à l'oreille'', car les agents de l'ordre sont d'ordinaire de nature bien plus maîtrisée, respectant les règles de bonne vie commune autant que leurs concitoyens.
Mais, elle réalisa vraiment qu'ils n'avaient plus aucune maîtrise sur eux même quand il sortirent les armes de leur holster pour braquer les clients des terrasses qui les dévisagèrent d'effroi quelques secondes.

La poudre crépita, les mordant projectiles sortirent de leur canon en même temps que les premiers cris des gorges.
Mary n'eut pas le temps de crier un avertissement, la vitesse du son trop lente et celle du cerveau humain, encore plus, mais elle put se placer devant une partie de balles pour faire barrage avec son corps.
La totalité des cibles humaines s'étaient couchées pour éviter les tirs et heureusement personne ne fut gravement blessé avant que l'héroïne se mette à tout vitesse à briser entre ses doigt, un à un, les armes des policiers qui la canardait inutilement. Le métal était tout au plus, un chatouillis pour la résistance surhumaine des Déesses.


Les policiers n'étaient pas eux même et probablement contrôlé par eux même, confirmant de plus en plus l’hypothèse du vers dans le fruit...
Elle cria tout de même aux agents désarmés dans l'espoir qu'ils reprennent ainsi leurs esprits :

"HOLY MOLY !!"

"MAIS ENFIN, MESSIEURS ?! Que vous arrive t'il ?"



"Do you fear what you don't know ?"
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MessagePosté le: Ven 12 Aoû 2016 - 22:24
L'agent Jeffrey Emmerson s'était engagé dans la police de sa ville natale par respect pour l'insigne et la fonction de gardien de la paix. Il avait fait la fierté de ses parents, de ses proches et continuait d'illuminer la vie de son petite quartier en y patrouillant paisiblement. C'était un homme pétri de bons sentiments, croyant fermement en la bonté humaine et ne percevant que le bien dans les gens qui l'entouraient. En cette soirée, il était de garde et s'était préparé avec son binôme à quitter le central pour effectuer sa ronde habituelle. Mais avant qu'il n'ait eu le temps de finir son café au lait et son donut à la framboise, il perdit tout contrôle de sa réalité.



Maintenant...

Armes...


Prenez vos armes....


patrouillez....

Tuez....
TUEZ....
TUEZ!





Dans sa tête ne résonna plus qu'une succession de paroles métalliques qui submergeait ses synapses, perturbait ses neurotransmetteurs et noyait sa volonté dans celle du ver. Il avait lâché sa pitance sucrée, mis sa casquette, saisi son fusil et s'était entassé dans le véhicule 44 avec quatre autres collègues dans le même état. Il ne voyait plus que de très loin son corps agir tandis que l'image persistante de deux grand yeux jaunes s'incrustait dans ses moindres observation.


patrouillez....

Tuez....
TUEZ....
TUEZ!


Mais l'écho de cette voix froide se fit plus ténu à mesure qu'il s'éloignait du commissariat. Il avait eu l'impression de vivre un rêve éveillé. La litanie semblait ne jamais avoir de fin. Ce n'étaient pas que des paroles, c'étaient aussi des images et des sensations. L'odeur ferreuse du sang, la vue de corps mutilés. C'était atroce, mais aussi tellement savoureux. C'était comme si ses goûts n'avaient eu aucune importance, que la révulsion que représentaient les massacres était la révulsion d'un autre, enfouit quelque part. Ses codes moraux, sa gentillesse naturelle, plus rien n'était véritable, il n'y avait que la personnalité d'un autre qui prenait le dessus.


... TUEZ...
indistinctement...

pas...
de...
pitié...
TUEZ...
pas de quartier...



Et pourtant, à la lumière d'un néon d'une boutique qu'il fréquentait, d'un réverbère qui illuminait un arrêt de bus qu'il prenait, à la vue d'un panneau routier connu, d'un nom de rue évocateur, des réminiscences perçaient l'épais nuage onirique. Il se souvenait de son école de police, des leçons apprises sur le maniement des armes. Il revoyait son professeur de balistique expliquer les rudiments de la mécanique des armes...

"Les armes servent avant tout à...", lançait le professeur complètement flou... TUER! acheva la voix étrangère mais si impérieuse. Soudainement, des mandibules déchirèrent la bouche du professeur et sa peau devint verte.

"Le percuteur permet de ..." TUER! continua la voix alors que des antennes poussaient de son front et que ses yeux devenaient immensément jaune.

Puis lui revint son premier rendez-vous à la rue des bar avec celle qui serait plus tard sa femme.

- Si tu veux mon avis, lui expliquait-elle avec sa douce voix, il est surtout important de TUER! Pas de pitié! Elle aussi devint verte et indistincte, comme si l'esprit de Jefferson peinait à faire le focus sur ses attributs qui perdaient tout de l'être humain.


Pas de PITIE...
PAS pas....
de PI-TI-E...


Chérie... pas... de pitié... tue... tue... souviens-toi... tue-moi... tue-les... TUE...

Il se vit ouvrir la portière tandis que l'image de sa moitié verdâtre suppliante se reflétait toujours dans la vitre du véhicule. Les lumières étaient étonnement vives par rapport à l'habitacle de la voiture de patrouille et le projetèrent à sa cérémonie d'investiture au commissariat.

Ses mains soulevèrent son arme vers l'estrade. C'était un grand jour. Il voyait sa famille au premier rang, le commissaire et ses adjoints ainsi que le reste de sa promotion en uniforme. L’impatience de la jeunesse... INDISTINCTEMENT... Il reçut son insigne recouverte de sang et lorsqu'il leva les yeux, il vit que son supérieur et tous ceux qui l'entouraient avaient de grands yeux jaunes d'insectes et des voix métalliques qui lui répétaient en choeur.

TUE! TUE! TUE!

Et il tira. L'hallucination se brisa comme un miroir et le monde revint autour de lui. Des cris, de la peur, des bris de glaces et cette voix qui tentait toujours d'étouffer le monde extérieur de son entêtante ritournelle de sang et de meurtres. Un instant son esprit revint à lui avant de se déconnecter de nouveau et reprendre une place de spectateur. Un nouveau coup partit, dévié cette fois-ci par le corps d'une jeune femme qui hurla ensuite. Les sons étaient lointain, ils s'apparentaient à un cri de désespoir. C'en fut trop pour l'esprit de Jeffrey qui reprit le contrôle de son corps.

Il lâcha son arme et se prit la tête dans les mains.

- Je... gémit-il. Je...

A ses côtés, une partie de l'escouade s'était également réveillée et observait avec surprise leur arme et les dégâts qu'elles avaient causées. Le reste, encore hypnotisé, persistait et visa la jeune femme avec pour unique mot d'ordre de l'abattre. Ils lui tirèrent dessus. De nouveau cris percèrent la foule. Leurs collègues éveillés tentèrent de les maîtriser tant bien que mal. Ils les appelaient par leur prénom, les suppliaient de reprendre leur esprit mais rien n'y fit. L'ordre de Mister Mind les rendait agressifs et brutaux; ils rendirent coups pour coups. C'était des agents de police qui tentaient d'en étrangler d'autres, une cohue surréaliste bleue d'uniformes devant les regards étonnés des habitants présents.

Une fois le groupe maîtrisée, Jeffrey se tourna vers l'héroïne et la détailla rapidement.

- Je... Dieu merci vous n'avez rien. Je vous jure que je ne voulais pas mais... il y avait cette voix. Elle m'ordonnait de tuer... et ces yeux... ces yeux...


La radio de la voiture la plus proche grésilla et la voix de l'habituelle opératrice crachota l'appel suivant:

"Voiture 44? Voiture 44? Rendez-vous au carrefour de la 5ème et de la 10ème personne ne doit passer. Tirez à vue.... Tuez... tuez."

Puis une autre radio.

"Voiture 8? Rendez-vous au carrefour de la 10ème et de la 3ème, personne ne doit passer. Tirez à vue... TUEZ... Tuez."

Puis des sirènes retentirent plus loin dans la ville. L'on tentait visiblement de verrouiller le quartier du commissariat.

De son côté Jeffrey luttait contre un nouveau flot de violence que le simple mot "tuer" semblait provoquer. C'était insupportable, un déchaînement d'horreur sanguine, de destruction et toujours ces mots, si simples mais si profondément ancrés technologiquement dans son esprit.

***

Sur son toit, Mister Mind terminait d'organiser ses défenses et déployait ses troupes fraîches, distribuant chichement ses ordres au commissaire qui se chargeait du reste. Une demi-douzaine de voitures venaient de quitter le bâtiment pour verrouiller les carrefours qui menaient directement au commissariat, il fallait éviter que des petits malins contournent sa vigilance. Les équipes du SWAT s'étaient déployées dans le bâtiment pour le protéger d'un assaut et cinq sniper balayaient les rues avoisinantes. Le ver s'amusait réellement. Il notait les améliorations que son invention nécessiterait et se glorifiait de cette première expérience et ses résultats spectaculaires. Leurs esprits friables répondaient positivement, c'était d'une facilité inespérée. Ne restait qu'à étendre le rayon d'action de son invention. Pour cela, il lui fallait de l'énergie et de meilleures antennes.

Les responsables du magasin de la police remontaient lentement des caisses de matériel électronique et suivaient les quelques ordres télépathiques du ver, mais ce dernier peinait à donner toutes ses directives à cette masse grouillante. Il restait beaucoup de chose à faire et peu de temps. Mais le vénusien avait déjà réduit Fairfield à néant par sa simple volonté, Fawcett ne ferait pas exception, mais pour arriver à ses fins, il lui faudrait des cellules énergétiques des industries Sivana. Il déploya deux nouvelles voitures pour aller les "réquisitionner".

Hélas, son déballage le laissait sans renfort, à part le SWAT et les grattes-papiers, le commissariat était presque vide, mais il sentait que tout allait se jouer maintenant et s'il parvenait à augmenter une première fois le rayon d'action de sa machine, il disposerait d'un pâté de maison et toute la population de cette minable ville s'entredéchirerait joyeusement haw hee hee hoo. Le ver se tourna vers les quelques techniciens qui attendaient aux côtés des caisses qu'ils venaient de monter.

- Allez mes braves humains, bientôt toute votre ville s'agenouillera devant moi et nous verrons qui sont les insectes et qui est le maître! Fabriquez-moi cette antenne!

Il leur envoya ensuite une dizaine de flash mnémonique des différentes étapes de fabrication et les laissa à leur tâche. Plus vite ils auraient fini et plus vite il serait opérationnel contre cette ville de malheur et leurs ribambelles de justiciers en cape.

Bien, maintenant que les positions étaient tenues, il restait à s'assurer que Fawcett ne se rebellerait pas d'elle-même. Il se concentra sur le commissaire qui restait vissé à son fauteuil, toujours en imperméable. Ce dernier porta la main à son téléphone.


Téléphone...
téléphone...
le maire...
le maire de Fawcett City...

la ville est en danger...
en danger...

une crise...
le maire de Fawcett City...
doit venir...

en danger...
il doit VENIR...
Des problèmes d'attentat terroriste...
danger...
terrrroorrriste...
des attentats...

Fawcett en danger...
le maire...
vite...
MAINTENANT


Il décrocha, appuya sur la touche de numérotation automatique et attendit.

"Oui? Que se passe-t-il Laundry?"

- Monsieur le maire, la ville est en danger...

"En dang..."

Danger... attentats... doit venir...

- Il faut que vous veniez maintenant au commissariat...

Une crise... attentat ter-ro-riste...

- Des attentats terroristes ont été préparés en ville, nous craignons un passage à l'acte ce soir.

En sécurité... dans le commissariat... danger... vite.

- Vous serez en sécurité à mes côtés. Il faut que vous veniez, vite.

"Mais enfin... Vous êtes sûr Laundry?"

- Oui. La ville est en danger et il faut vous mettre en sécurité, ne discutez pas monsieur le maire.

"Très bien..je... j'arrive"

Le commissaire raccrocha et se déconnecta de la réalité. Primitive créature mue par la peur.

Une fois que le maire serait entre ses pensées, que les équipements de Sivana seraient entre ses pattes et que l'antenne serait installée, plus personne ne pourrait s'opposer à lui dans Fawcett City! Haw hee hee!

C'était hélas sans compter sur la plus imprévisible des variables: l'héroïsme qui se terre dans le cœur des hommes.

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MessagePosté le: Dim 14 Aoû 2016 - 16:17
Finalement, le contrôle mental n'était pas si intense ; la résistance et les cris de Mary Marvel réussirent à sortir certains policiers de leur cauchemars.
L'un d'eux lui bredouilla :

- Je... Dieu merci vous n'avez rien. Je vous jure que je ne voulais pas mais... il y avait cette voix. Elle m'ordonnait de tuer... et ces yeux... ces yeux...

Ces yeux ? Étaient-ils insectoïdes ? questionna Mary pour obtenir quelques éléments sur leur ennemi. Il n'était pas encore certain que ce soit bien Mister Mind dans le coup.

La radio des véhicules se mis alors à donner des ordres insensés. Il ne s'agissait pas d'une équipe de policiers isolé, mais visiblement de toutes les forces de l'Ordre de Fawcett qui agissait de concert contre la population avec l'horrible ordre de tuer à vue, de l'agent de terrain jusqu'au opérateurs du Commissariat.
Quelle situation catastrophique ! On avait éviter le massacre, mais qu'en était-il autre part ?

"Mon Dieu, mais c'est affreux. Toutes ces voitures qui ont pour ordre de tirer à vue ! Il faut les désarmer et leur faire reprendre conscience, mais je suis toute seule et..."

"Tu n'as jamais été toute seule."

La jeune héroïne se retourne.

"Freddy et... Bulletman et Bulletgirl ?!"


"Nous ne pouvions rester sans agir."

"On a stoppé un groupe de policier fous à quelques rues d'ici qui ont tenté de nous attaquer sans raison. Heureusement, il n'y a pas de morts..."

"Et ils sont partis à notre recherche et m'ont trouvé. J'ai aussi stoppé une voiture."

"Je suis tellement heureuse de vous revoir, les amis !" s'exclame Mary en se jetant dans les bras de Bulletgirl.

"Allons, allons, nous aussi. Mais, pas le temps pour les explications. Il faut nous séparer pour arrêter tous ses policiers...
Et sans vouloir vous offenser, Mr l'agent."
dit Bulletgirl en s'adressant à Jeffrey Emmerson.

"Oui, séparons nous. On doit tous les neutraliser avant de nous attaquer au cerveau de tous ça."

Chacun des héros décidèrent alors d'un secteur à sécuriser et Mary commença par le carrefour de la 5ème et de la 10ème où une voiture stationnait, les agents armés à l'intérieur prêt à faire feu.
C'est ce qu'ils firent en la voyant arriver, mais c'était inutile.

Mary souleva la voiture et secoua ses occupants jusqu'à ce qu'ils se mettent à implorer qu'elle n'arrête, le signe qu'ils reprenaient leurs esprits. C'était une méthode un peu contestable, mais au moins efficace.

Cependant, l'héroïne ne se doutait pas que tout ceci constituait peut être une diversion et qu'un plus terrible danger se préparait dans l'ombre. Toutefois, la sécurité des habitants étaient leur priorité et une fois les agents de terrains rendus inoffensifs, il fallait encore s'occuper du Commissariat...


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MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 - 15:19
Alors que Jefferson se concentrait pour répondre à la justicière en remettant ses esprits en ordre, des flash de ses hallucinations lui permirent de répondre.

- Oui, oui, ils avaient des facettes comme les insectes pourquoi?, fit-il sans réaliser ce que cela signifiait.

Il en vint à se maintenir à sa voiture pour ne pas se laisser tomber au sol face à la situation désespérée qui se profilait. Heureusement pour lui, l'espoir revint sous la forme de trois justiciers qui vinrent en renfort à la jeune Miss Marvel. Ils établirent un plan qui consistait à arrêter les défenseurs de l'ordre de Fawcett. Il aurait aimé pouvoir leur dire qu'ils étaient leurs alliés et non pas leurs ennemis, mais les appels radios étaient accablants. Oui, les justiciers allaient devoir intervenir contre ses collègues, mais ce devait être fait. Lorsque Bullet Girl révéla à haute voix l'inéluctable, le policier ne put que secouer la tête, impuissant.

- Ne vous en faites pas... ça doit être fait.

***

La voiture qui avait rencontré les deux bullet avait précisément fait une boulette en les attaquant. Mais les ordres étaient les ordres et les policiers avaient cru bon de les tuer en premier, ils avaient l'avantage d'être des cibles faciles avec leurs costumes criards. Hélas, leur munitions ne furent pas d'un grand secours face aux héros à "deux balles" comme les surnommait Mister Mind et ils furent tous maîtrisés en un tour de main.

Celle qui croisa Capitaine Marvel Junior alors qu'elle tentait de rejoindre son carrefour, manquant de renverser au passage plusieurs passants, fut encore plus surprise et promptement réduite à l'immobilité. L'affaire s'engageait mal loin du commissariat.

Aux autres croisements, les policiers s'étaient déployés, stoïques et tiraient régulièrement sur les cyclistes ou automobilistes qui passaient à proximité. Lorsqu'ils virent arriver des justiciers, ils n'hésitèrent pas un instant, ne lancèrent aucune sommation et tirèrent dessus, pas question de laisser des cibles aussi facile s'enfuir. Tuer restait leur principal objectif.

Les échos des combats poussèrent lentement les habitants de Fawcett City à se précipiter chez eux et à se calfeutrer le mieux possible. Les balles perdues brisaient quelques vitres et vitrines, endommageaient les boîtes de courrier, enlevait le revêtement de certains murs, mais pour l'heure, à part quelques blessés, aucune victime n'était à dénombrer, au grand dam du ver vénusien qui espérait un véritable massacre.

Les seules échos que Mister Mind reçut de ces combats se résumèrent à une communication radio lacunaire enregistrée par une coordinatrice: "Justicier en visuel... élimination" puis un silence complet. Le ver vénusien s'attendait à de telles déconvenues mais par aussi promptes. Il fit accélérer la cadence aux techniciens dont il supprima par suggestion hypnotique toute forme de douleur. Ils allaient travailler jusqu'à la mort s'il le fallait et sans se soucier des limites de leur constitution organique si limitée.

Il lui fallait également de la chair fraîche pour compléter ses effectifs qui fondaient à vue d'œil. Il ordonna donc à une escouade du SWAT d'aller rapatrier quelques citoyens d'un immeuble proche dans les locaux où il aurait tout loisir de leur laver le cerveau, même s'il n'y avait pas grand chose à nettoyer de ces toiles vierges. Les cinq hommes d'élite ne se déployèrent pas au-delà de la limite de son invention et restèrent entièrement sous son contrôle le temps de cette petite rafle. Munis d'un bélier anti-barricade, ils brisèrent le portique d'entrée du bâtiment civil. Le concierge de la copropriété sortit précipitamment de sa loge, encore en pantoufle et demanda aux agents de police la raison de leur débarquement et s'il pouvait leur être utile.

Encore cette mièvrerie des habitants de cette ville, songea le ver avant d'ordonner son arrestation. Le vieil homme fut plaqué et menotté. Derrière lui, son épouse poussa un cri qui attira deux policiers qui la capturèrent. Ils enfournèrent leurs deux premières victimes dans leur fourgon et repartirent dans le bâtiment défoncer quelques nouvelles portes. Les habitants hurlèrent, certains tentèrent de résister où de comprendre mais furent promptement maitrisés et réduits au silence. Tout était bon à prendre, hommes, femmes, enfants, nourrissons et mêmes les animaux de compagnie. Le ver ne prenait pas le temps de faire le tri, ce qui respirait et bougeait était utile.

L'alarme causée par les cris et les hurlements de l'immeuble en question poussèrent les riverains voisins à appeler la police pour signaler l'inquiétante manœuvre du SWAT. Le standard téléphonique du commissariat fut submergé d'appels. Le ver fit déconnecter à la volée toutes les liaisons téléphoniques avec l'extérieur, il n'avait pas le temps de s'occuper de cela. La panique gagnait lentement les alentours du commissariat. Certains habitants tentèrent de quitter leur immeuble pour voir de quoi il retournait, mais les sniper tiraient à leur pied pour les contraindre à rester chez eux. Leur tour viendrait de marcher à l'unisson avec leurs forces de l'ordre et déferler dans les rues du reste de la ville, voire des États-Unis! Ce serait tout bonnement merveilleux!

Au même moment, Le maire quittait son logement avec sa femme et ses enfants pour s'engouffrer dans un véhicule blindé. Ses gardes du corps s'installèrent avec eux, sur leurs gardes. Quatre motards munis de gyrophares, sirènes hurlantes, le convoyèrent ensuite au travers des rues de la ville pour rejoindre le commissariat.

***

Les gardes des entrepôts des industries Sivana s'ennuyaient ferme. Ils avaient fini leurs rondes et bâillaient devant des écrans rediffusant des épisodes d'un soap opéra débile qui avait le seul mérite d'offrir une distraction aux yeux. Dans une ville comme Fawcett, la surveillance était un luxe, pour ne pas dire du gaspillage. Personne n'était déjà assez fou pour s'approcher de l'entreprise d'un super-criminel, encore moins ici et surtout pour des caisses dont personne ne savait rien. Enfin, presque personne...

Alors que le garde avec le badge "Patrick" se levait pour regarder dehors, il vit débouler deux voitures de police. La première défonça la barrière de sécurité, la deuxième transperça le grillage qui était juste à côté. Patrick sortit précipitamment avec ses collègues et ils furent joyeusement fauchés par deux conducteurs qui riaient comme des déments, Mister Mind leur avait transmis tout le plaisir qu'il avait éprouvé avant de les envoyer là-bas.

Les gardes ne se relevèrent pas tous, trop sonnés et les quelques uns qui tentèrent furent aimablement (en tout cas les sourires des policiers le laissait penser) immobilisés par quelques tirs bien placés dans les articulations. Ces policiers n'avaient pas ordre de tuer, ils avaient ordre de récupérer des marchandises et de s'arranger pour que rien ne les arrête. C'était simple et efficace. Le premier hangar était en face de l'entrée et une voiture servit de bélier. Les policiers se déversèrent dans l'entrepôt et inspectèrent les caisses pour trouver celle qui correspondait au flash hypnotique qui les agressait régulièrement.
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MessagePosté le: Mar 16 Aoû 2016 - 22:27
Mister Mind.

Comment un être aussi petit pouvait causer autant de mal ?...
Cette question était finalement rhétorique, car les arthropodes étaient clairement une famille animale contre laquelle l'humanité ne pouvait pas lutter, mais devait au contraire apprendre à connaitre et à collaborer avec ; en démontre l'échec évident de l'agriculture intensive qui ne cesse de devoir augmenter les doses de ses poisons et revoir ses formules pour espérer éradiquer pour les quelques années à venir un maximum de consommateurs évidemment intéressés par ces énormes restaurants en mono-plat cultivés sans à craindre de prédateurs promptement déjà éliminés par le remembrement et l'arrachage des haies.

Tout cela, Mary le savait, mais, autant elle avait bonne espoir envers l'intelligence de l'agroécologie, autant elle n'en avait pas vraiment envers la possibilité que cette créature si malfaisante se mette un jour à collaborer avec eux.
Rien n'est irrécupérable, mais cette organisation de tuerie d'innocents n'était pas pardonnable et c'est sans hésitations que l'héroïne allait à nouveau l'écraser sous sa bottine avant qu'il ne fasse d'avantage de mal.

Alors qu'elle venait de s'occuper d'un nouvel attroupement de policiers, elle pris de la distance pour juger du travail commun accomplis.
Chacun s'en sortait bien, heureusement que Mister Mind ne contrôlait pas d'avantage d'habitants ou ne leur sortait pas des monstres génétiquement modifiés ou des robots géants comme seul l'esprit tordu de Sivana pouvait déchainer sur la Cité.

Il fallait donc stopper celui qui était la source de cette attaque.
Tout contrôle mental à ses limites et la distance en était une bien connu... Si Mister Mind avait trouvé le moyen de manipuler autant d'agents ce qu'il était passé par le Commissariat.

Mary fila donc vers l'imposant et magnifique bâtiment et l'observant à peine une seconde, elle fut accueillis d'un terrible :



Sa tête bascula en arrière, tandis qu'elle tomba sur le sol.
Certains habitant terrés dans leur maisonnette, crièrent de stupeur en voyant leur héroïne ainsi abattue et subissant le tir d'autres tireurs alors qu'elle était à terre, au cas où un seul ne suffirait pas.

"Au mon Dieu !"

"NON !!"

"Arrêtez !"
s'écria un homme en se prenant la tête par les mains.

"Mes enfin, Papa, c'est Mary Marvel, elle est toujours plus forte que les méchants."

Cette judicieuse remarque d'une petite fille de 10 ans fut confirmée par Mary qui se releva visiblement agacée par cette attaque inattendue.


Les tirs recommencèrent, mais cette fois-ci, ils furent esquivés par une détentrice des pouvoirs divins de 6 Déesses en colère. Localisant les tireurs par la trajectoire de leurs projectiles qu'elle pouvait voir à vue d’œil grâce à la vitesse de Zéphyr et les sens d'Artémis, Mary se jeta sur les snipers un à un pour briser leur fusil d'un simple coup de genoux avant de les attraper par le col pour les accrocher à un lampadaire dans l'avenue vide devant le bâtiment administratif.

"Messieurs ! REVEILLEZ-VOUS !" leur cria-t-elle.


Le calme revenu, elle se rendit compte que ça criait beaucoup dans le coin...

Des policiers étaient... en train de... faire un rafle d'innocents ?...

Ce ver ravivait de très mauvais souvenirs...


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MessagePosté le: Dim 21 Aoû 2016 - 18:46
Les tirs de sniper se firent un instant plus dense avant de décroître de façon drastique. Il se passait quelque chose à n'en pas douter. Mister Mind se connecta à l'esprit de l'un des tireurs avant qu'il ne se fasse happer par la justicière. C'était beaucoup trop tôt et cette pimprenelle au cerveau venteux risquait de tout gâcher! L'antenne était achevée et les techniciens qui avaient besogné jusqu'à l'ultime limite de leur force reposaient dans un coin comme des pantins désarticulés abandonnés. Hélas, l'énergie n'était pas encore là. Les policiers qu'avait dépêché le ver prenaient leur temps. Il ne fallait jamais confier à des bipèdes le travail qu'une colonie d'hexapodes pouvait faire mieux et plus vite!

Une partie des troupes du SWAT qui œuvrait à bonne cadence s'arrêta devant la justicière et l'air déterminé qui taillait ses traits, toujours entre leurs mains quelques victimes qui se débattaient vainement. Ils l'observaient comme l'on observe l'horizon, en le décelant sans réellement le voir. Les ordres que leur transmettait le ver avaient été changés pour un "halte" sec et rapidement compréhensible. Le vénusien réfléchissait à son prochain coup: il allait devoir gagner du temps.

Les policiers, lorsqu'ils ne jouaient pas les filles de l'air opposaient une résistance toute relative aux justiciers. Mister Mind allait devoir prendre les opérations bien plus en pattes qu'il ne l'avait initialement prévu. Et puisque la police était incapable de tenir une fille volante à distance, les civils sauraient rééquilibrer la balance!

Le criminel transmis subséquemment une série d'ordres aux secrétaires, comptables et autres grattes-papiers qui s'étaient tenus tranquilles dans leurs bureaux. Ils se levèrent à l'unisson et se dirigèrent vers l'armurerie où ils se saisirent chacun une arme de poing avant de prendre l'ascenseur. Une fois sur le toit, il se répartirent en une ligne parfaite sur le parapet qui donnait directement sur la justicière et pointèrent leurs armes sur leurs propres têtes, comme un cortège de suicidés en puissance.

Ils parlèrent d'une voix unanime et désincarnée à l'adresse de leur adversaire.

"Miss Marvel...

J'espère avoir capté votre attention... vous avez réussi à attirer la mienne...

Cela faisait longtemps... trop longtemps... Mais quoi que vous entrepreniez présentement, quoique vous pensiez être capable de mener contre moi... abandonnez... Cette ville vous a adulé, cette ville vous a espéré... mais qu'êtes-vous finalement? Rien... Une fille sans avenir, une fille aux pouvoirs démesurément grands pour de piètres ambitions... Ils avaient foi en vous... Ils avaient torts! Et ils paient... ils paient pour votre audace inconséquente...

Voyez aujourd'hui l'état de cette ville! Regardez comment en moins d'une petite heure elle peut sombrer... comment elle peut d'un seul coup devenir une telle cage de folie... Vous avez empêché un feu de camp pour finalement voir un incendie tout ravager... Imaginez alors la réaction que suivrait l'une de vos nouvelles et futiles tentatives?

Observez vos concitoyens.. Ils sont faibles... comme vous! Faibles, influençables, naïfs! Abandonnez maintenant et laissez cette ville à son destin... vous n'en faites plus partie... abandonnez... restez à l'écart...

Je ne vous laisserais pas vous mettre en travers de cette expérience... tenez le vous pour dit! Sinon les conséquences seront plus terribles que quelques coups de feu indolores dans votre ventre... restez à l'écart ou le sang sera votre seul salaire...

Haw-hee... Haw-hee... Haw-hee...
"


Il acheva là son anathème en laissant ses otages en position statique de suicide menaçant. Voilà qui lui donnerait à réfléchir. Assez de temps il l'espérait pour que ces policiers-pillards finissent leur sinistre besogne...

Justement, les pantins en uniformes qui avaient éventrée l'entrée des industries Sivana terminaient de mettre dans le coffre leur larcin, des dizaines de caisses en bois frappées du logo du second criminel de Fawcett City avec des indications cryptiques. Les automates ne prenaient pas un instant garde aux message radio que leurs collègues transmettaient faisant état d'une résistance des justiciers de la ville. Ils seraient bientôt les dernières forces du ver éloignées du commissariat. Ils grimpèrent dans les voitures alors que les gardes, réduit à ramper avaient à peine atteint leur poste de garde pour réclamer de l'aide. S'ils savaient que personne ne viendrait les aider...

L'escorte du maire n'avait eu quant à elle aucun mal à traverser la ville dont les rues se désertaient à mesure qu'ils progressaient. Ils arrivèrent alors dans l'avenue attenante au commissariat où ils purent admirer une série de policier accrochés à des réverbères. Les motards eurent un instant d'hésitation lorsque la justicière fut en vue. Le convoi s'immobilisa devant le spectacle insolite.

L'un des motards releva la visière de son casque.

- Qu'est-ce qui se passe ici? demanda-t-il à Miss Marvel. Le commissaire a parlé d'une menace terroriste, on arrive trop tard?
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MessagePosté le: Dim 11 Sep 2016 - 18:16
[HRP : Vraiment désolé pour le retard. J'espère que ça n'a pas érodé ta motivation. Je suis toujours à fond pour continuer. Te lire c'est comme manger un gâteau d’anniversaire bien onctueux Very Happy]


Cette mise en scène surréaliste, cette voix désincarnée au message funeste, résonnante par l'intermédiaire de pauvres innocents agissant comme des poupées et enfin cette verve cruelle et arrogante...

Notre héroïne était fixée...

"Mister Mind !"

"S'il te plait, ne fais pas de mal à ces gens... Je t'en prie..."

"Ils ne le méritent pas. J'arrête de me battre. Mais, dis moi ce que tu veux de Fawcett City ?"


Elle ne bluffait pas, car elle était honnête et sentait clairement que la situation ne lui était pas favorable. Elle n'était pas Superman... Toutefois, elle n'était pas seule non plus et avec du renfort, elle espérait que le Ver de l'espace ne puisse les submerger d'innocents. Pour le moment, elle devait faire ce qu'il disait.
Voir un seul de ces pauvres employés se suicider devant ses yeux et chuter... elle ne s'en remettrais pas.

Elle leva les bras en signe de reddition, bien que ce geste ne signalait pas grand chose pour un super-héros n'employant pas d'armes et descendit doucement pour reposer pied sur le macadam.
Elle ne pouvait savoir où se trouvait cette affreuse larve et ne voulait pas poser son regard sur ses pauvres fonctionnaires aussi elle se contenta de fixer le bâtiment de police comme une extension du criminel, en attendant sa réponse. Un bâtiment qui avait maintenant une allure plus menaçante. Grand, imposant, son ombre se déposant sur elle et les maisons au delà comme une métaphore du grand mal qu'il pouvait à présent commettre entre de mauvaises mains pattes ventouses...

Un cortège déboula alors sur la scène, un cortège de très haute importance qui fit à Mary la grimace. Était-ce un nouveau moyen de pression ?
Le motard qui l'interpella semblait sains d'esprit. Elle s'empressa alors de lui chuchoter :

"Il faut que vous partiez tout de suite ! Éloignez-vous du Commissariat le plus vite et le plus loin possible ! C'est Mister Mind, il risque de contrôler votre esprit et celui du Maire... Vite !"


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MessagePosté le: Sam 17 Sep 2016 - 15:48
[HRP]Aucun problème, nous avons tous nos emplois du temps, j'ai moi-même pris du retard Razz C'est un plaisir de jouer avec toi![/HRP]

Qu'il aimait entendre son nom dans la bouche de ses ennemis, douceur d'un autre monde qui savait le transporter. Et cette voix frêle et fragile suppliante, parfait reflet de ce qu'était finalement cette petite peste, quelle extase! Haw hee hee. C'était véritablement trop facile. S'il fallait de la subtilité pour les "génies" comme Sivana, manipuler ces justiciers en culottes-courtes ne demandait qu'une imagination limitée. Rien que pour la terroriser il aurait aimé en massacrer une petite poignée, mais les otages étaient pour le moment trop précieux. Tout comme il faut rationner la nourriture lorsque vient à manquer, il faut prendre soin de ses repoussoirs à héros du dimanche lorsqu'il ne vous en reste plus qu'une poignée.

La jeune femme s'interrogeait encore sur ses motifs? Combien de fois s'étaient-ils affrontés? Trop au goût du ver, mais depuis le temps, n'avait-elle toujours pas compris? Mister Mind se savait le plus formidable esprit de cet univers. Il se terrait bien des formes de vies surpuissantes dans le cosmos, des dieux et des néo-dieux, des inventions technologiques redoutables capables de souffler des trou de ver comme une chandelle, de pulvériser les formes de vies organiques, il y avait des légions de robots exterminateurs, des hordes de "policiers intergalactiques" avec leurs babioles en forme de lanternes, mais quels qu'ils puissent être, aussi nombreux fussent-ils, rien ne pouvait défier victorieusement son intellect. Et malgré cela, il se connaissait des ambitions raisonnables. Lui qui aurait pu tant en demander ne désirait qu'une chose...

Les lèvres des différentes victimes s'ouvrirent pour faire résonner une nouvelle fois la voix sinistre du ver.

" Miss Marvel, miss Marvel, miss Marvel... Ils ne le méritent pas? Ils ne le méritent pas?! Haw hee hee... mais bien au contraire, ils existent, ils sont là, vivants, présents, tous tournés vers vous et les espoirs que vous apportez comme autant de mensonges et d'illusions. La Nature, la Vie pour ainsi dire... ne fonctionne pas ainsi... Il ne s'agit pas de mériter ou non, il s'agit de survivre... Et lorsque vient le temps de survivre, tous les moyens sont bons, toutes les actions se valent...

Quant à ce que je veux de cette ville? Je crois que vous avez mal entendu... Fawcett n'est qu'une expérience... une simple étape... Je l'ai choisie pour une simple raison... vous... les Marvel... Si vous n'aviez pas décidé de vous mettre ne travers de ma route tant de fois... je serais actuellement ailleurs. Pour répondre plus simplement, je ne veux rien de cette ville... à part l'intégralité de ses habitants...

Je ne vais pas les tuer... je vous rassure... je vais leur offrir l'avenir... Un avenir où enfin ils penseront tous dans la même direction et vivront dans un rêve commun. Enfin votre espèce quittera son berceau primitif et ira accomplir un plus grand destin que leurs tracas individuels... le mien!

Quittez donc cette ville, je le répète... Votre place n'est plus ici..."


En son for intérieur, Mister Mind espérait bien, par psychologie inversée, que la jeune femme reste dans le giron de son invention, il était curieux de savoir si ses formidables pouvoirs l'aideraient à contenir sa puissance psychique décuplée.

Le cortège du maire était arrivé et la justicière s'était brièvement entretenue avec un motard qui semblait perplexe. L'agent de l'ordre en question était un homme simple dont les tracas se limitaient bien souvent à ne pas faire d'excès de vitesse, Fawcett n'était pas une ville où servir de garde du corps était une activité à haut risque, pas comme à Gotham. Les informations qui venaient de lui être transmises l'intriguaient. Mister Mind étai un nom qui résonnait comme un mauvais souvenir et savoir qu'il allait peut-être prendre le contrôle du maire l'affola. Il se tint coi et s'apprêtait à rejoindre la voiture blindée pour transmettre ses informations.

Mister Mind n'avait pas pu entendre, mais tant que le véhicule restait là où il... mais? Que faisait-il? Le cortège faisait demi-tour?! Il aurait aimé les rappeler à l'ordre, mais cela ne changerait rien, si l'on découvrait trop tôt que le maire de Fawcett était possédé, personne ne l'écouterait, encore moins la Garde Nationale qu'il avait eu l'intention de faire venir. Un impair qui ne durerait pas. Si la jeune péronnelle succombait, capturer le maire serait un jeu d'enfant...

Les cambrioleurs en uniforme qui avaient quitté Sivana étaient justement au bas du commissariat et déchargeaient leur lourde cargaison. Mister Mind tourna son attention vers eux. Il se serait senti comme le grand œil de Sauron, à devoir balayer un endroit tout en ignorant les autres, si tant est qu'il s'était intéressé un jour à la littérature britannique. Les techniciens du toit s'attroupèrent autour de la porte de l'ascenseur de service où les caisses les attendraient bien sagement.

Il revint vers sa ligne de suicidés en puissance. Il ne lui manquait plus qu'une trentaine de minutes.

"Miss Marvel... Voir le maire partir m'a contrarié je dois le reconnaitre... vous manquez furieusement de bon sens... furieusement... Je vous recommande la plus vive prudence à présent... Je m'en voudrais si jamais je devais... perdre l'un de mes futurs... esclaves... et je subodore que vous aussi..."

L'ascenseur émit son petit tintement caractéristique. Tous les otages tournèrent la tête vers la précieuse marchandise en même temps que leur maître impatient. Mister Mind se maudit de n'avoir pas "débranché" ses stupides bipèdes. Les techniciens tirèrent les caisses et les ouvrirent pour en extraire, dans une neige de polystyrène expansé des câbles et des générateurs.

Le ver vénusien leur transmis frénétiquement une dizaine d'images et de consignes. Enfin son premier pas vers la conquête de ce monde allait se réaliser! Les pantins en blouse bleue s'agitèrent rapidement sous une forte poussée d'adrénaline et posèrent sans une once de délicatesse les lourds composants autour de Mister Mind et sa machine infernale. Ils tirèrent ensuite une dizaine de câbles qu'ils branchèrent avec un soin extrême qui détonait avec la précipitation dont il avaient fait preuve jusqu'à présent. Depuis les yeux du criminel, c'était une merveille. L'invention devint rapidement une pieuvre électrique avec en son centre le cerveau à l'initiative de cette horreur.

Branchez....

Branchez les générateurs...

Branchez...

les
générateurs

MAINTENANT!


Dès que les engins rayonnèrent d'un halo bleu et émirent un faible vrombissement, l'invention gagna en puissance. Une pulsion électrique parcourut la grande antenne d'émission montée plus tôt. Les plans réflecteurs se gorgèrent d'énergie et elle rayonna de plus en plus fort. Son rayon progressa au rythme du ronronnement des générateurs et bientôt les habitants des immeubles proches abandonnèrent leurs activités. Ceux qui se débattaient tantôt avec les policiers qui les raflaient se calmèrent et montèrent paisiblement dans les fourgons. Les enfants cessèrent de jouer, les adultes ne parlaient plus, les yeux ne clignaient plus. Ceux qui se lavaient sortirent de leurs douches pour se rhabiller, ceux qui s'abrutissaient devant la télévision se levèrent d'un seul tenant pour quitter enfin leur minable trois pièces.

Les générateurs pulsaient de plus en plus forts et dans quelques heures, toute la ville serait sous l'influence du ver vénusien. Haw hee hee. Que pourrait-elle faire? Il imaginait déjà l'effet qui vrillerait l'esprit malléable de cette gamine. Le sifflement abominable du signal qui chercherait à effacer ses souvenirs, bousculer ses pensées puis sa voix qui viendrait parler directement à son corps. Elle serait sans doute forte, mais il saurait la faire plier!

RAMENEZ MOI MISS MARVEL!


Hurla-t-il à ses marionnettes.

Aussitôt les citoyens ordinaires fouettés par l'ordre, coururent hors de leurs immeubles et se ruèrent sur la jeune femme. Ils ne clignaient plus des yeux et leurs visages étaient gravés par la haine que leur transmettait le ver.

RAMENEZ-LA MOI!


Plus près elle serait et moins elle saurait résister....

RA
ME
NEZ
LA
MOI!

MONTEZ LA SUR LE TOIT!

LE TOIT!
RAMENEZ-LA....

TOIT!


Derrière les parents et les grands-parents tous unis dans une colère qui n'était pas la leur, trottinaient même les enfants qui avaient abandonné leurs rires et leur joie pour traquer leur héroïne de toujours. Pourrait-elle seulement s'échapper?
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MessagePosté le: Mar 27 Sep 2016 - 20:32
Mister Mind n'avait donc pas abandonné ses rêves absurdes de domination du monde... Une vocation criminelle typiquement datée de cette deuxième moitié du 20ème siècle dans laquelle l'envahisseur extraterrestre était ainsi resté suspendu à la manière de ses antagonistes.
Les habiles paroles du ver savait frapper la jeune héroïne où il fallait. Ainsi donc son acharnement envers Fawcett City était de leur faute ? De sa faute ? La haine appelle la haine... mais elle n'avait aucunes mauvaises intentions à son égard. Qu'il trouve une occupation respectable dans ce monde d'accueil, voilà tout. Mais à en refuser l'opportunité, on ne pouvait décemment laisser un mégalomane en liberté même s'il ne mesure que cinq centimètres de haut. D'autant que ce dernier prouvait une fois de plus que la taille ne signifie rien.
Non, cette attaque n'était en rien de sa propre faute. Elle devait l'arrêter, mais elle ne pouvait le faire seule et devait donc attendre que Freddy et les Bullets terminent de stopper les policiers pour se rendre à leur tour au Commissariat et surprenne l’hexapode. Toutefois, le temps que ça leur prenait l'inquiétait...
D'ici là, tant qu'il ne comptait tuer personne, Mary restait sous le regard du maître d’œuvre criminel aussi imperceptible qu'avisé, très probablement, et demeura passive.

C'est pourquoi, lorsqu'elle vit cette foule furieuse se jeter sur elle, elle se laissa faire. Après tout, aucuns d'eux ne pouvaient lui faire du mal et ce n'était bien sûre pas son intention non plus.
Ils la portèrent et la maintinrent fermement comme un tribunal de justice populaire qui la conduisait au terrible juge qui allait sans aucuns doute annoncer un funeste verdict.

Ouvrant la porte d'accès au toit à la volée, les habitants la conduisirent finalement devant Mister Mind.
Mary put alors constater ce qu'avait entrepris le ver vénusien. Des ouvriers éreintés, des câbles électriques, toute une machinerie qu'elle ne comprendrait surement jamais, une antenne et de très petits équipements qui permettait a Mind de contrôler tout ça comme un instrumentiste miniature. Elle jeta également un regard rapide à la ligne d'otages, au bord de la mort, imperturbables et prêts à se suicider à tout instant...
Pouvait-elle avoir le temps de détruire cette installation à la vitesse de l'éclair, sans mettre en danger qui que ce soit ? Pour certains, c'était un risque à prendre, car visiblement Mister Mind devenait de plus en plus fort, minutes après minutes... Mais elle... elle ne pouvait si résoudre. Les vies étaient bien trop précieuses. Elle ne pourrait plus avoir de morts sur la conscience... Plus jamais...

"Qu'est-ce que tu veux de moi, Mind ?!

Les Déesses me protègent, tes pouvoirs psychiques ne fonctionnent pas sur moi..."


Enfin, c'est ce qu'elle espérait...



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MessagePosté le: Sam 15 Oct 2016 - 12:33
OUIIIIIII! IL L'AVAIT! IL L'AVAIT!

Après tant de plans, tant de manœuvres, il lui avait suffit d'un bon timing et d'une poignée de vies sans la moindre importance pour qu'elle tombe pile entre ses pattes! Il aurait été inconcevable pour le criminel de bouder son plaisir et s'il avait été un ver luisant toute la ville vivrait comme en plein jour. Un sourire de franche supériorité défigurait le visage insectoïde qui pouvait, grâce à ses yeux à facettes admirer les multiples reflets graves de la jeune héroïne.

Il repensait à sa capture. Elle s'était laissée faire sans même combattre, il avait espéré quelque chose, il devait l'admettre, un geste de peur, une petite poussée de colère devant l'injustice de la situation, mais non, rien. Elle s'était simplement laissée porter par les évènements contre lesquels elle n'avait plus aucune prise!

Le contrôle. Voilà ce qui lui manquait. Voilà la véritable clef du pouvoir. Pour certains le pouvoir apporte le contrôle alors qu'en réalité c'est totalement l'inverse. On ne peut acquérir le pouvoir sans contrôler au préalable sinon l'on s'adosse des résistances que l'on ne peut écraser, des ennemis dont on ne peut se débarrasser et Mister Mind n'aimait pas les problèmes dont on ne pouvait se débarrasser en moins d'une heure. Le vénusien voulait tout contrôler et cet apéritif ostentatoire était très satisfaisant pour son égo surdimensionné, satisfaisant mais hélas pas suffisant.

La jeune femme ne manquait pas de courage à oser s'adresser au ver sur ce ton, mais il était trop noyé dans son auto-congratulation muette pour lui en tenir rigueur.

- Haw hee hee, ricana-t-il avec gourmandise. Ce que je veux? Mais voyons tout ce que ce monde peut m'offrir. Je dois reconnaître que je me suis lancé dans cette petite entreprise sans grande préparation pour voir un peu si vous étiez capable, vous et votre cabale, de toujours faire face au danger et aux menaces... J'ai plaisir à découvrir que non.

Il se concentra sur quelques ouvriers qui se tenaient affaissés contre un local d'aération et les anima. Visiblement, leurs enveloppes corporelles étaient fatiguées et puisaient dans leurs réserves d'énergies. Mais quelle importance? Ils s'animèrent pesamment et servirent de porte-paroles vivants pour le ver.

- Ne les trouvez-vous pas mieux ainsi? fit le premier.

- Plus de douleur, de tristesse, des vies simples réduites à la plus efficace de leur fonction: le travail.


- Assez de tous leurs tourments, de toutes ces choses complexes qui les empêchent de dévoiler le meilleur d'eux-mêmes...

- Ils ont atteint ici la paix...

- Regardez...

Ils se mirent à tourner sur eux-mêmes.

- Voyez, reprit le ver de sa propre "voix", je peux en faire ce qu'il me plaît. Ensemble nous ferons de grandes choses. Votre planète est tiraillée par d'inconcevables conflits d'hommes en costume trois-pièces autant ou en uniformes militaires et vous savez ce que j'en pense? Que c'est un formidable gâchis. De même que le reste de l'univers s'amuse dans une guerre permanente, votre planète s'épuise elle-même, je peux enfin mettre un terme à cela. Et très simplement. Voyez ceux-là! Ils ne disputent plus. Je lis dans leurs esprits les haines qui les animent, les jalousies qui les tiraillent, je lis même dans l'esprit de leurs manageurs la satisfaction qu'ils retirent à alimenter leurs querelles pour mieux les dominer.

" Vous me croyez monstrueux n'est-ce pas? Oui, je le suis, pour vos critères moraux et déontologiques, les mêmes qui ont justifié l'emploi de la science pour détruire son prochain, les mêmes qui ont justifié les Nations et les États, les religions et les corporatismes. Aujourd'hui, cela prend fin! Une nouvelle ère de paix et de prospérité va enfin naître. Vous allez découvrir tout le bien qu'il y a à vivre selon des règles claires et précises. Je vais réaliser ce que vous n'avez même pas tenté: je vais mettre un terme aux guerres, aux violences de votre monde illogique et je vais en faire une véritable colonie efficace et responsable.


" Voilà ce que je veux! Quant à vous, je vais être honnête, je veux vous avoir au plus près de ma machine pour voir si vos déesses vous protègent tant que cela. Vous seriez le joyaux de cette nouvelle ère!"

L'un des techniciens qui tournaient sur eux-mêmes s'arrêta et baissa un levier. Des gerbes d'étincelles jaillirent des transformateurs et des générateurs électriques supplémentaires et une première onde violente jaillit de l'antenne.

- Préparez-vous miss Marvel, j'arrive...


DANS VOTRE TÊTE!



[HRP]Je suis sincèrement désolé de mon temps de réponse! ça ne se reproduira plus![/HRP]
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MessagePosté le: Ven 21 Oct 2016 - 23:35
[HRP : Peu importe le temps sur lequel ça s'étale, j'adore ce sujet, j'adore ce personnage et j'adore te lire ^^ Merci !]


Étalant son grand pouvoir pour compenser sa petite taille, le ver vénusien lui fit une démonstration de son contrôle mental en manipulant de nouveaux les pauvres citoyens de Fawcett sous ses yeux. Leur état d'épuisement se voyait également à vu d’œil et Mary souffrait pour ces pauvres gens ainsi traité, se raccrochant à la pensée que sous le contrôle télépathique, comme il l'affirmait, ils ne ressentait aucune douleur. Une fois cette mauvaise histoire passée, chacun se reposerait sans aucunes séquelles.

"Ce que tu dit Mind... est vrais.
C'est vrais qu'il y a des guerres folles, des enrichissements scandaleux, du mépris, de la cruauté, de la jalousie et d'irréparable dégâts envers une planète que nous devrions tous aimer au lieu de ravager... Je ne veux pas que le terre devienne comme Vénus.
Mais cela ne te donne aucuns droits d'agir ainsi. La fin ne justifie pas les moyens, Mind, surtout pas à réduisant ces gens a des esclaves sans libre arbitre.
C'est tes moyens qui sont un véritable gâchis... Pourquoi ne pas aider ceux qui pensent comme toi ? C'est ce que nous faisons, on combat les violences et les injustices !"


Mais, même si un petit espoir d'une reconversion de cet être si différent d'elle existait en Mary, elle voyait bien que malgré son attitude non-violente envers lui, le ver en voulait plus... Il voulait la contrôler et elle ne se laissera pas faire.

Elle fut surpris par l'onde générée et mis instinctivement ses bras devant son visage pour se protéger, même si c'était tout à fait inutile.
Elle sentit une intense douleur au centre même de sa tête et ferma les yeux...

Elle ne les rouvrit pas...

Et pourtant elle voyait...

Elle se voyait dans un blanc absolu, un néant. Ce néant la terrifia si violemment un instant qu'il se transforma aussitôt en un lieu rassurant sur sa propre volonté.
Un appartement, celui de la banlieue de Fawcett, mais vide, sans Dudley avachis sur le canapé devant la télé, sans Tawky assis dans le fauteuil lisant le dernier journal géo-politique, sans Freddy en train d'écrire ses nouvelles dans un coin ou Billy qui prépare un chocolat chaud pour tous le monde. Elle est visiblement seule dans la pièce principale du F4, mais une mauvaise impression met en tord cette théorie. Quelque chose l'épie...

"Mind, c'est toi ?!"

"Qu'est-ce que tu m'a fait ?"


[HRP : Je propose de poursuivre dans ma tête puisque c'est ce que tu veux. Globalement j'ai tout pouvoir pour façonner mon environnement mental, mais toi aussi Wink]


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MessagePosté le: Sam 5 Nov 2016 - 17:25
[HRP]Effectivement, c'était l'idée, les règles me vont parfaitement! [/HRP]

Vivre aux travers de centaines de battements de cœur, voir aux travers de centaines d'yeux, ressentir aux travers des sens de centaines d'âmes offrait une ivresse hors du commun. Personne ne pouvait se faire à cette idée sans perdre la tête ou oublier qui il était, sauf si cet être était rodé par une expérience du parasitisme aussi importante que celle de Mister Mind. Même ainsi cependant, il ne pouvait être partout à la fois, aussi laissa-t-il ses pantins sans intérêt dans une attente stationnaire pour mieux se concentrer sur un plus grand objet de convoitise: l'esprit de Miss Marvel.

Au commencement était la blancheur laiteuse des esprits sous le choc. L'étape indispensable à tout mental pour tenir bon face à un assaut psychique intense. Puis vient le moment de combler le vide. L'Homme était incapable de supporter le néant, sans doute pour éviter d'avoir à affronter l'intérêt de son existence, il devait toujours le combler, avec quoi que ce fut, généralement des pensées réconfortantes, souvent avec des éléments inconscients. Lentement mais sûrement, se construisit un décor, une sorte d'appartement mais teinté d'une touche mentale apaisante. Mister Mind ne reconnaissait pas le lieu en question et s'en moquait, il se contenta de l'accepter comme n'importe quelle projection d'un esprit paniqué.

Le ver était à la fois partout et nul part, rares étaient les simiesques à s'interroger sur la présence du ver ou non, généralement ils oubliaient, vivant avec cette pointe d'appréhension dans un bain hypnotique d'ordres et de contre-ordres. La justicière n'était pas du genre à plier facilement.

OUI, fit une voix éthérée qui vibrait dans toute l'atmosphère. C'EST BIEN MOI... OBSERVES...

Une ombre passa devant les fenêtres du minable appartement. Le monde extérieur de cette projection était torturée par les intrusions mentales que tentait le ver pour trouver des éléments auxquels se raccrocher. Lui vint alors une formidable idée. Il concrétisa un robot gigantesque qui ravageait des immeubles et en fit jaillir la voix du docteur Sivannah. Puis il se camoufla sous les traits du seul ennemi qu'il connaissait assez pour s'en servir comme marionnette...

Alors que le robot entreprenait le démontage méthodique d'un immeuble, la porte d'entrée de l'appartement claqua. Apparut à l'encadrement un capitaine Marvel, souriant, brave, l'image même du justicier que le ver avait affronté plus de fois qu'il n'aurait voulu l'admettre lui-même.

- Sivannah remet ça! lança-t-il d'une voix claire et chaleureuse, presque amusée. On va lui donne une leçon comme il les aime tant! Tu es avec moi?

Le vénusien devait reconnaître que la justicière avait un esprit remarquable et bien défendu, plus qu'aucun autre homme qu'il avait déjà infecté. Il allait donc devoir faire preuve d'une violence plus raffinée. Pour un simple homo sapiens, la force brute offrait les clefs des moindres recoins de son esprit, mais pour elle, une pointe de cruauté et un soupçon de sadisme ne seraient pas de trop. Si la tristesse était un bon pied-de-biche pour une forteresse mentale, le désespoir était de la nitroglycérine pure...

Le robot s'attaqua alors à un hôpital, autant faire bonne mesure dans la mise en scène...

Le ciel et la météo hélas étaient étranges, les assauts du ver contre l'inconscient de la justicière provoquaient d'intenses perturbations. Un soleil crépusculaire illuminait le chaos climatique qui s'abattait sur la Fawcett onirique. La neige côtoyait la pluie, les vents qui balayaient les rues étaient variables, tantôt capables d'arracher les passants du sol, tantôt aussi calmes qu'une caresse de printemps. Les silhouettes qui peuplaient cette ville étaient sans visage distincts, uniquement des formes que l'esprit modelait à la convenance de l'intérêt que leur portait la justicière. Quant aux immenses panneaux publicitaires qui jalonnaient les rues, ils étaient tous illisibles, rédigés dans un alphabet que l'esprit ne déchiffrait pas. A chaque battement de cœur, les images gigantesques des réclames se modifiaient, alternant des visages connus de la jeune femme à celui de Mister Mind.

L'esprit résistait, mais le combat lui coûtait en cohérence. Si la justicière ne se décidait pas vite à affronter son adversaire consciemment, tout ceci ne serait plus qu'un amas erratique de rêves, réminiscences, désirs, sensations... Mieux valait pour elle comme pour Mister Mind qu'elle se concentre pour affronter le "Sivannah-leurre" de son ennemi.

Des cris résonnèrent depuis l'hôpital éventré. Des cris qui semblaient provenir de la cuisine même de l'appartement. Les rêves ne s'embarrassaient pas des distances ou des règles élémentaires de la physique. Heureusement pour le ver d'ailleurs sinon il n'aurait pas grand pouvoir dans ce lieu. Le Capitaine Marvel d'opérette relança son alliée pour mieux la piéger.


- Il est en train de tuer des innocents!


MAIS QU'EST-CE QUE... fit la voix lointaine de Mister Mind pour donner le change à sa propre intervention... NON.... ICI IL N'EST RIEN... PAS QUESTION QU'IL VOUS VIENNE EN AIDE!!

Puis il traversa la pièce pour sauter par la fenêtre. Une dizaine de créatures volantes qui n'auraient pas démérités une place dans le Magicien d'Oz avec une touche robotisée à la Sivannah s'attaquèrent au justicier.

VOUS ÊTES SEULE ICI!
tonna-t-il. IL N'Y AURA AUCUNE AIDE!
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MessagePosté le: Mar 6 Déc 2016 - 2:31
[HRP : Quelle verve Very Happy Je ne me lasse pas de te lire et relire afin de te répondre ^^]


Le parasite qui envahissait son esprit répondit sans attente à la question de la jeune fille. Il n'était pas visible et pourtant il était bien là... Quelque part en train de l'épier... de l'épier à l'intérieur d'elle même...
Quelle horrible sensation que pouvait être celle-ci, hors du commun, d'avoir non pas quelqu'un qui vous regarde méchamment tapis dans l'ombre, au coin d'un angle ou derrière une cachette, mais bien à l'intérieur même de votre tête. Impossible de courir, impossible de lui échapper...
Et son ennemis n'avait pas seulement accès à son image, mais à toute son histoire à présent !

Mary s'en voulait déjà d'avoir matérialisée l'appartement de Dudley, Billy, Freddy, Tawny... elle mettait la quiétude de leur foyer en danger si le ver arrivait à le localiser dans Fawcett City.
Elle tenta de vite fuir l'endroit, mais arrivée de la fenêtre se figea devant une scène terrible. Un robot plus haut que les immeubles détruisait tout sur son passage... des milliers de vies étaient menacées, des gens mourraient !

Elle paniqua un instant avant de se rappeler que tout ceci était dans sa tête. Enfin... elle essayait de se rassurer...

« Je n'y crois pas ! C'est dans ma tête... »

A ce moment là, Billy apparut. Une apparition plus rassurante que toutes ses propres pensées.

« Captain ! »

Encore une fois l'instant d'émotion dura peu avec qu'elle ait de nouveau des doutes.

« Non ! Tu es dans ma tête... »

Des cris de désespoir tout proches... le vacarme de la destruction... des tremblements...

Mary ne savait plus où donner de la tête, aussi étrange cela pouvait-il être dit dans une telle situation... Elle regarda successivement la cuisine, le héros, la fenêtre... L'ambiance était cataclysmique. Elle avait beau se répéter qu'elle était dans sa tête, elle ne pouvait rester de marbre et se concentrer sur son véritable ennemi. Comment rester les bras croisés face à des cris d'appel à l'aider ?... Pouvais-t-on décemment prendre le risque de ne pas réagir dans cette ville ravagée ?...

Comme pour confirmer ses doutes, Billy renchéris sur le vies innocentes en jeu.

Mary se pris la tête entre les mains, ferma les yeux et se les frotta ivement pour essayer de se réveiller... mais tout persistait... Mister Mind lui aussi qui s'écria de nul part. Des phrases qu'elle ne comprenait pas.
Billy n'attendit pas son consentement finalement et sortis de l'appartement avant de se faire attaquer par de nouveaux robots.

« Non ! Cap ! »

Elle se précipita de nouveau à la fenêtre et fut frappée de plein fouet de nouveau par la scène de destruction qui empirait. Mais tout était flou... ça ne correspondait pas...

« Je... »

« Non... »

« Je ne suis pas seule ! »


Sur ces mots, Tawky Tawny apparut à son tour dans la pièce. Plus que jamais il ressemblait à une peluche de tigre grandeur nature qui s'animait. Il portait ses atours habituels, ceux avec lesquels elle préférait le plus l'habiller.

« Tu n'a jamais été seule Mary... »

La jeune fille se blotti alors dans les bras moelleux de sa grande peluche, comme il y a 12 ans, après la mort de ses parents...
Même si c'était impossible, il lui semblait qu'il ronronnait... ce qui l'apaisait. Son compagnon d'infortune ne lui avait jamais fait défaut, l'avait toujours accompagné et aimé, plus encore que les Bromfields...


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MessagePosté le: Dim 18 Déc 2016 - 19:27
Mister Mind devait augmenter la pression. La jeune femme avait instinctivement réagi à ses propos et s'était calfeutrée dans un recoin de son esprit. Sa raison sauvagement attaquée, elle s'était réfugiée dans une zone plus affective. Les émotions pouvaient offrir un court répit à quiconque cherchait à se défendre contre une intrusion mentale, mais hélas, une défense fragile et temporaire.

L'émotivité était une faiblesse que les humains cherchaient souvent à cacher derrière l'honneur, la bienséance ou même la bonté d'âme. En réalité c'était un talon d'Achille. Combien leur société toute entière les manipulait avec leurs sentiments. La peur, le désir, la jalousie, autant d'émotions qui les dirigeaient. Certes la jeune femme semblait très peu encline à la jalousie et au désir, mais la peur... Elle était intérieurement pétri de doutes et craignait à chaque instant pour ses proches. Les tuer, les écraser lui donnait de quoi renverser des montagnes, mais les menacer et les torturer était un puissant levier pour la faire plier.

Le ver généra une nouvelle vague psionique. Les quelques ouvriers qui étaient encore autour de lui s'effondrèrent, les oreilles en sang sous le choc, les victimes qui se tenaient en position suicidaires lâchèrent leurs armes et s'évanouirent sur le toit. Les quelques policiers qui se retranchaient hurlèrent de douleur. Dans le voisinage, les enfants pleurèrent, les animaux coururent en tout sens, les habitants riaient, criaient, dansaient, tantôt restaient catatonique tantôt sautaient, brisaient des éléments de leur mobilier. Le monde qui entourait le commissairiat de Fawcett sombrait dans la folie tandis que le vénusien agressait sa pire ennemie. Les indicateurs de la machines viraient au rouge.

La Fawcett onirique subit de plein fouet cette nouvelle vague. Un vent violent balaya les immeubles, arrachant les silhouettes des rues, dévastant des façades d'immeubles qui couvraient des architectures semi-organique verdâtres qui pulsaient en rythme avec le cœur de la jeune femme. Le mobilier de l'appartement de miss Marvel ondula. La peluche absurde semblait résister à la violence environnante.

Mais le ver se fouissait plus profondément dans les souvenirs de la jeune femme. Il bousculait le lobe temporal de sa victime pour mieux la piéger. La peluche avait ouvert une brèche malgré elle. Le ver commençait cependant à fatiguer. Il ne parvenait pas à distinguer les souvenirs ni à les analyser, aussi se contenta-t-il de les examiner sommairement en fonction des sentiments que l'esprit de la justicière leur associait. Il rejeta ceux qui représentaient une forme de joie, même minime et sélectionna ceux qui attiraient tristesse et apitoiement. La vivacité du lien entre la peluche et la mort des parents de la jeune femme fut idéal. Il lui réinjecta directement tous les souvenirs qu'elle associait à cette mort. Puis il modula le cri de souffrance du faux Capitaine Marvel qui se faisait déchiqueter par une horde de robots imaginaires.

La vue de la fenêtre était désormais cauchemardesque. D'immenses vrilles insectoïdes éventraient les bâtiments, le robot de Sivannah n'était plus qu'une grotesque parodie de machine, les cris de la population s'étaient évanouis et le temps continuaient son éternel va-et-vient. Ne restait plus dans l'air que le bruit sourd du rythme cardiaque.

Le ver puisa finalement dans les souvenirs heureux pour en sortir des voix et les utiliser comme il l'entendait.

- Au secours!!!! hurla la voix du vieil oncle...

Tu n'as jamais été une héroïne


souffla une voix de justicière que Mister Mind ne prit pas la peine d'identifier.

MONSTRE!



TU nous AS Abandon!




Tu n'es qu'une écervelée....

écervelée...



écervelée...


Tu nous as tu n'es qu'une écervelée conduit à la ruine! écervelée


RUINE! RUINE! ruine...



FAWCETT RUINE! souffre.... à Cause....Au secours!!!!
de TOI!




Mais le lien qui permettait au vénusiens d'agresser la jeune femme s'affaiblissait, cet assaut serait sûrement le dernier qu'il pourrait mener avant de devoir fuir...
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