[JSA] Markovburg, nid d'espions

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MessagePosté le: Lun 8 Aoû 2016 - 10:01
Welman n'avait pas été compliqué à convaincre qu'un voyage en Europe s'imposait. Il avait paru fortement intéressé par les secrets découverts par le détective sans visage et lui avait laissé carte blanche pour démêler ce gros sac de nœuds !

Aussi, c'était avec l'une des cartes bancaires spéciales de CADMUS (à la provision disponible quasi-illimitée) que Question put acheter le matériel qu'il souhaitait emmener avec lui en Markovie ainsi qu'un aller-simple à destination de l'aéroport de Markovburg...

... en effet, il ne savait pas encore combien de temps sa mission allait durer (le temps nécessaire pour dévoiler les complots et faire choir les pourris, certainement...) et il partait seul : Jade se considérait, d'office, comme disqualifiée s'agissant d'une mission qui demanderait certes du tact mais surtout de la discrétion... Elle lui souhaita, néanmoins, bonne chance, lui avoua - un peu honteuse - qu'elle avait finalement apprécié de travailler avec lui, et lui remis ses coordonnées téléphoniques au cas où il aurait besoin d'elle... puis elle s'envola au loin sans regarder derrière elle !

Aussi Victor Sage embarqua, seul, pour la Markovie, avec comme unique distraction un guide de voyage sur ce petit pays d'Europe Occidentale...


*
*  *


La Markovie, put lire Question, située entre le Grand-Duché du Luxembourg, la Belgique et la France, est une monarchie parlementaire, administrée pour l'heure par le Prince Brion Markov, frère du précédent roi Gregor, assassiné il y a peu (dans un complot où aurait trempé le Dr. Jace d'ailleurs...), en attendant que le fils de Gregor, Gregor II, soit assez âgé pour monter sur le trône...

Le pays, en lui-même, était très campagnard, et ne comportait qu'une ville d'importance, sa capitale, Markovburg. On y parlait le markovien, mais la plupart des habitants pratiquaient et comprenaient l'anglais. Le pays présentait un système fiscal avantageux qui, sans en faire un paradis bancaire sulfureux, encourageaient les citoyens des pays limitrophes à s'y expatrier. Les banques markoviennes représentaient un poids économique conséquent. De même, bon nombre d'entreprises s'immatriculaient en Markovie pour des raisons fiscales...

Les habitants étaient donc relativement prospères et aisés. Il s'agissait d'un pays où il faisait, présentement, bon vivre... Ce qui n'avait pas toujours été le cas !

En effet, la Markovie, pendant la Seconde Guerre Mondiale, avait été dirigée par un certain Bedlam, nazi convaincu et traître à sa patrie, qui avait tout fait pour servir les plans criminels du Troisième Reich.

Sous administration du Gouverneur militaire pour la Belgique, le Général Alexander von Falkenhausen et de son sinistre adjoint, le Lieutenant-Colonel SS Ernst Ehlers, la Markovie - à l'aide de la collaboration active de Bedlam - avait vu sa population juive déportée et exterminée dans sa quasi-totalité vers Auschwitz-Birkenau.

Si Falkenhausen et Ehlers s'en tirèrent à bon compte à la libération, le premier étant mort en 1966, le second en 1980, Bedlam Sr. a, quant à lui, été immédiatement exécuté par des francs-tireurs partisans markoviens dès la libération du pays à la fin de l'année 1944 !

La Markovie avait également vu l'installation d'une annexe du camp de concentration de Natzwiller-Struthof à une vingtaine de kilomètres de Markovburg. Le Capitaine SS August Hirt, également docteur en médecine et professeur à l'Université SS de Strasbourg, était à l'origine de cette initiative. Ce petit kommando, composé - notamment - de quelques blocks de confinement et de plusieurs laboratoires, avait accueilli jusqu'à 400 prisonniers entre 1943 à 1944. L'objectif était de pouvoir y réaliser des expériences médicales sur des détenus...

Après la libération de Strasbourg en novembre 1944, Hirt avait fui pour l'Allemagne, avant de se donner la mort avec une balle de pistolet en juin 1945.

Le camp de Markovburg avait été, quant à lui, liquidé avant l'arrivée des troupes alliées, en 1944, ne laissant a priori qu'un seul survivant...

... un certain Johannes Schmidt, un citoyen markovien, âgé de 16 ans au moment de sa déportation au camp de Markovburg, en 1944. Hirt l'avait pris comme garçon de salle : il devait effectuer diverses tâches pour le médecin de la mort.

Schmidt a survécu à la liquidation du camp, n'ayant été que superficiellement touché par la mitraillette SS qui devait lui ravir la vie. Il avait d'ailleurs été entendu par les Juges chargés de l'instruction du procès des médecins nazis à Nuremberg, mais son témoignage - concernant essentiellement des personnes déjà mortes à l'époque, et notamment Hirt - n'avait pas servi à la conduite du procès.

Quant à l'histoire plus récente de la Markovie, il est juste à noter que le propre fils de Bedlam avait fomenté un putsch il y a de ça quelques années à l'encontre de la famille Markov, tuant au passage le bon roi Viktor... Finalement, le coup d'état avait échoué grâce à l'intervention de héros costumés - dont Batman - et du Dr. Jace qui avait donné ses actuels pouvoirs au Régent Brion, le géokinésiste le plus connu du monde... sous le sobriquet de Geo-Force !

*
*  *

Après un rapide passage en douane, le citoyen américain Victor Sage put se rendre à l'hôtel que lui avait réservé Welman - un hôtel convenable mais assez discret, situé en plein centre-ville de Markovburg - et y déposer ses bagages.

Il savait où le colloque allait avoir lieu - dans les locaux de l'université - et quand (le lendemain). Il ignorait en revanche où se trouvaient, en attendant, les différents participants.

Pour le reste, la balle était dorénavant dans le camp de Sage...

Il ne put s'empêcher de remarquer que l'occupante de la chambre d'à côté l'avait regardé bizarrement à son arrivée (mais peut-être était-il seulement paranoïaque ?)...


Il s'agissait d'une belle femme d'une trentaine d'année qui parlait avec un fort accent israélien...
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 - 2:19
Victor Sage passa de longues minuttes immobiles devant les vitres salles de la garre, observant son reflet comme s'il avait s'agit d'un parfait inconnu. Cela devait faire cinq ans que Question avait mangé son identitée, rongeant le moindre instant qu'il aurait pu passer en tant que Vic Sage -à boire un verre avec une collègue pour s'énerver contre le fait que le Daily Planet aie toujours les exclusivité sur Superman à cause de Lane ou juste aller dans un parc pour  réfléchir à une façons originale de commencer sa prochaine intervoiew- et il considérait le visage sans trait du détective comme le sien, bien plus que celui du journaliste soigné, propre et attristé qui se tenait devant lui. Se promener sans le masque aussi longtemps -pas pour rentrer chez lui, pour une mission- était comme si son visage avait été écorché et régulièrement il verrifiait la présence de la pseudoderme dans la poche de son trois pièces italien -acheter au frais de Cadmus. Pourtant, il était plus présentable qu'il ne l'avait étécinq ans : il avait éssayé de ne pas trop se faire cogner au visage pour le voyage, et à part une cicatrice à l'arcade sourcillère, il était presque intact. Il aurait put passer pour un boxeur...Particulièrement violent, mais un boxeur. Et aussi incroyable que cela fut, un boxeur avec de l'allure. Ses cheveux, dont l'horrible roux crotte c'était assombri grâce à la teinture qu'il utilisait pour question était plaqué en arrière, avec juste ce qu'il fallait comme mêche rebelle, et ses gestes se souvenait du maintient qu'il avait pu avoir en tant que journaliste dans ces jeunes années, et le reproduisait fidèlement.

Il aurait put se fondre dans la foule et n'aurait rencontré que des visages sympathiques et des regards en coin. Vic sage était un gendre parfait, un peu cabossé et sombre (mais au fond, cela offrait un contraste rafraichissant avec de jeunes étudiants d'Havard pale et fin), mais propre et rassurant, l'exact opposé de ce qu'était Question, la plaie sociale, avec ses reniflements bizarres et son odeur de tabac froid et de fouilleur de tombe. De ce qu'il était réeellement. heureusement, l'annonce que son train était en garre le sortis de ses pensées et Vic Sage vit sur sa montre qu'il avait deux heures pour fouiller les wagons avant l'arrivée des autres passagers. Inconsciement, il rabattit les épaules comme Question et hata son pas tranquille.

***

En train de se diriger vers sa chambre, Vic Sage les sourcils roux froncés, songeait qu'absolument tout dans cet histoire, semblait gravité autour du troisième Reich. Markoburg était un pays marqué par la croix gamés, Kirkland se prennait d'une passion aryenne, tous les professeurs d'universités avaient des noms à consonances germaniques (sans la moindre exeption), et ce catholique fanatique néo-nazi de Hatch finançait les recherches. Il pensait avoir identifié les coupables, de façons floues et lacunaires -et qui aurait sans doutes fait hurler de rire des enquêteurs plus sains d'esprit que lui- mais eur but? Ils n'allaient quand même pas revenir du passé pour exterminer à nouveaux juifs, tsiganes et autres et retenter d'installer un totalitarisme? si?

un accent le tira alors violement de ses pensées et il leva ses yeux perçants vers la femme qui l'avait prononcé. Leur pupilles se croisèrent. Ils les baissa aussi^tot et fit mine de ne pas se souvenir du code de sa porte pour pouvoir espioner celui de la jeune femme; 6451. Il rentrat dans sa chambre, laissa sa valise en plan dans un réflexe très questionesque et il s'apprétait à enfiler sa pseudoderme pour espioner l'israélienne quand il se ravisa. Non. Il avait sentit la connection entre une femme représentante de l'état juif et son enquête, mais il ne devait pas mettre son appartement sans dessus dessous pour autant. A Cadmus, son approche trop brutal leur avait fait perdre du temps.

Vic Sage rangea la pseudoderme au fond de sa poche et enfila un costume de soirée qui devait couter quatres fois son loyer, tout en neud de papillon et chemise au col parfait, brodé à la main...Au frais de cadmus également. Il se regarda dans le miroir, tacha de troquer son air accablé et nerveux pour un sourire enjoleur, toujours étranger à lui même, puis sortit, près à tenter une approche plus subtile. Il regarda sa montre. 20 heures et quelques...Il n'aurait sans doutes pas à attendre plus d'une heure avant qu'elle ne sorte. En attendant, il sortit un petit carnet et fit la liste du matériel électronique dont il avait besoin pour truffer les locaux de l'université de micros, le lendemain, tout en notant en marge les meilleures marques de matériels qu'il conaissait. Prendre de l'argent aux pourris de Cadmus le rendait étonement serein.

Une demi heure plus tard, la porte de l'israélienne s'ouvrit et Vic s'avança rapidement dans le couloir, avant d'entrer délicatement en colision avec la jeune femme;

-Oh excusez moi,
fit il en la stabilisant, un air géné digne d'un Clark Kent inspiré sur le visage. Mademoiselle...?

Il la couva d'un regard rassurant et amusé fabriqué, vraisemblable mais légèrement trop dur et maîtrisé. Sage pouvait marcher aussi nonchalamment qu'il voulait, faire des demi-sourire aussi parfait qu'il en était capable, Question en avait trop vu que pour retrouvé son regard d'autrefois. Le visage du rouquin se fendit en un air à la fois poli et rieur:

-Je ne sais pas comment me faire pardonner, je suis terriblement embarrassé...fit il d'un ton délicieusement dénué de tout embarras, qui pour un homme qui était quasiment devenu un inadapté social, était construit avec une rigueur admirable. Un artisant méticuleux et froid du badinage. Si maladroit....Peut être pourrais je vous inviter au Markoburg Palace? Un ami m'a dit que leur vin étaient très buvable... Et puis c'est l'un des rares établissements qui n'est pas dirigé par un fashiste d'extrême droite qui attend un nouveau putsh en Markovie...La militante pour les droits de l'homme démocrate que je devines en vous appréciera peut être cette particularité?

Juste assez insolent et âcre que pour attirer l'attention d'une journaliste -ou d'une espionne. Sage se composa un demi-sourire charmant et moqueur, parfait mais dénué de la petite flamme insouciante qui animaient normalement les jeunes hommes riches à belle hueules qui avançaient tranquillement vers la trentaine. Sur une jeune femme dénué de sensibilité, son petit numéro de jeune premier cyniques, friqués et musclés aurait sans doutes marché, mais la femme au cheveux noir semblait plus alerte. Néanmoins, quelques choses dans le regard désabusé et fiévreux du détective éveilla de l'intérêt chez l'israélienne, à moins que ce ne soit dans son étrange invitation, et il se retrouva à devoir baratiner d'autres formules jamesbonesques jusqu'au Markoburg palace, en se doutant que l'israélienne voyait clair dans son jeu et en tachant de ne pas regarder d'un air trop paranoiaque les riches fenêtres à volets fermés devant lesquelles ils passaient.

***

Vic Sage contemplait les prix astronomiques de la carte en se demandant comment il allait faire pour parvenir à cacher ses origines modestes dans un endroit pareil, quand il se rendit compte que l'Israélienne l'observait d'un regard...Perçant. Trop perçant. Il tacha de paraître aussi détaché que possible, tout en regardant d'un oeil inquiet la carte labyrintesque des vins -il étiat plutôt du genre vieux dechets aux allures irlandaises qui vidait double Jack sur doucle Jack dans des bars graisseux - et demanda sur le ton de la conversation:

-Et qu'est ce qui a bien pu motiver une femme au regard aussi brulant que vous à quitter la bouillante Israël pour venir supporter les cathédrales prétentieuses et froides de Markoburg? ...Un...Hommage à un proche?

Absorbé à maintenir ses airs de Dom Juan en place, Vic Sage ne s'en rendait pas compte que son regard brillait d'une intensité sombre et grave rarement commune chez des fils-à-papa qui cherchait un coup d'un soir en s'espérant gentleman. Heureusement, le serveur arriva et lui permis de se comporter avec hauteur et dédains, histoire de maintenir l'illusion. Sage fut odieux à souhait, peut être légèrement trop caricatural, mais au vu de la fausseté de certaines tables qui les entouraient, il restait dans les tons. Il parvint  à suffisamment hésiter entre deux vins que pour paraître connaisseurs, sortant un imbroglio d'histoire d'arrière gout boisé qui devait sans doutes être très faux mais que le serveur ne s'aventura pas à contredire.

Très discrètement, il regarda sa montre. Il irait acheté le matériel d'écoute le lendemain. Il y pensait déjà. Non, se concentrer sur le diner, être un bon...Un bon...un bon Bruce Wayne merde. Question ne pouvait pas tout faire, et il y fallait parfois laisser l'imperméable humide au placard.


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MessagePosté le: Mar 23 Aoû 2016 - 15:00
La femme avait paru surprise en se faisant bousculer par Question. Mais une drôle de lueur dans son regard montra que peut-être seulement elle avait feinte d'être surprise !

Elle avait ensuite souri à la tentative maladroite (mais peut-être, se demandait-elle, que Sage n'était qu'en apparence maladroit ?) de drague de l'inconnu. Et avait accepté avec un sourire qui voulait en dire long (dans le genre "Comment un bellâtre comme vous peut-il s'intéresser à une petite chose comme moi ?").

*
*  *

Et c'est dans l'ambiance feutrée d'un restaurant de luxe que se vautraient Question et la femme, dégustant des mets rares, raffinés et coûteux.

La femme avait un prénom d'ailleurs et c'était Rebecca ou "Becky", pour les amis et les intimes dont essayait de faire partie le détective.

Elle avait aussi un nom et c'était Wiesel, comme le prix Nobel, mais c'était pas la même famille.

Et elle était effectivement israélienne, en déplacement à Markovburg justement pour admirer les Cathédrales... car elle était étudiante en histoire de l'art à l'Université de Tel-Aviv !

Sa conversation était des plus charmante et elle était cultivée, polie et douce. Et clairement intéressée par le charme (très) discret de Victor Sage.

Mais son vernis craqua quelque peu quand Sage fit mention d'une potentielle visite à un proche...

"Vous savez qu'il n'y a plus de juifs en Markovie ? Du moins, toutes les familles qui y vivaient pendant la Guerre y ont été impitoyablement massacrées..."

Sa voix était devenue nettement plus sèche et cassante et son visage dur et fermé. Exit la petite étudiante adepte de cathédrales et de belles choses...

Elle plongea ses yeux bleus glace dans ceux de Sage comme pour y sonder son âme. Puis, elle reprit d'un ton plus neutre...

"La Markovie, cher Monsieur, la Markovie a été le théâtre d'horreurs et d'abominations indicibles. Ce n'est pas être spécialement une militante des droits de l'homme que de vouloir perpétuer le souvenir de ceux qui ont été massacrés et engloutis par la nuit et le brouillard, ceux qui n'ont pu s'échapper que par le cheminée d'un crématoire... Je..."

Sa main tremblait comme si elle était en train de perdre le contrôle d'elle-même. Elle prit une grande inspiration et ajouta :

"Je... Je veux effectivement rendre visite à de la famille. Mais à de la famille que je n'ai jamais connu. Une partie des Wiesel habitait ici, à Markovburg. Je... Je veux me rendre sur les lieux de leur supplice... Au camp de Markovburg. Car il est évident qu'ils n'auront jamais d'autre tombe..."

... et cette dernière phrase avait été dite de la manière dont on promettrait à quelqu'un qu'une vendetta sanglante allait avoir lieu !
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2016 - 8:46

Un sourire bienveillant êxtrêmement carton-pâte au lèvre, Vic sage regardait la jeune israélienne étalé l'adorable-jeune-et-enthousiaste étudiante innofenssive qu'elle était en se disant qu'il allait fouiller sa chambre de fond en comble dès qu'il en aurait l'occasion, et éventrer tout les oreillers.

A chaque moment clé de la bataille qu'était le fait de paraitre à l'aise dans un restaurant ou chacun des plats courtait au minimum le triple de son loyer, Vic Sage avait peur de comettre une erreur qui aurait laisser transparaitre Question, et ziguzaguait avec les convenances comme il pouvait, en tachant de paraitre imbuvable. Heureusement, le serveur, un jeunot qui parlait toujours à Sage en le regardant droit dans les yeux pour lui faire comprendre qu'il ne lorgnait pas sur l'Israélienne, semvlait assez térrifié par l'allure du rouquin. Il était vrai que malgré ses efforts vestimentaires, capilaires, comportementaux sociaux et...Bref, touts les foutus efforts que fournissait le fouilleur de poubelle, il avait plus la gueule d'un type qui a fait cinq ans de prison que d'un type qui finance des programmes pour faire des atelier coloriage dans lesdites prisons.

Profitant de sa super capacité "tiens l'alcool comme un gros dur" -qui était on le notera, une des seules capacité de Vic Sage-, le détective commandait bouteille dont il ignorait la provenance sur bouteille dont il ignorait la provenance, justifiant l'arrivage de gout hétéroclite par un bien accommodant "mais c'est pour te faire découvrir le vin d'ici, belle plante israélienne" qu'il agrémentait de ses gentils sourires fabriqués. Il éspérait que la langue de la jeune femme se délierait plus vite... c'aurait été plus rapide dans un bar, évidement, mais à force de persévérance, il éspérait obtenir le même effet avec du vin qu'avec de la vodka sur la jeune femme.

Quand vint la Question de l'hommage au victime, il vit qu'il avait tapé juste. Prenant l'air géné de circonstance, enfin qu'il pensat être de circonstance, Vic Sage l'écouta respectueusement. Son regard triste et trop grave lui servit donc pour une fois. L'accent vengeur de Weslin l'interessa hautement. Tiens, tiens... Des pulsions vengeresses? Peut être découvrirait il un organisme de vendetta Israélien en fouillant un peu. Mais il aurait reconu cette intonation entre mille, c'était celui que Question avait la moitié du temps, à l'enconter de l'humanité tout entière.

-Oui, des choses terribles ce sont passé ici...Murmura t'il sombrement. Et ne seront pas impunie, précisa t'il en regardant Wiesel dans les yeux.

La colère et la gravité présent dans sa voix dépassée largement le cadre de la convenance, et dérrière, une vielle femme se retourna avec des yeux de chouette. Il baissa la voix, irrité.

-Et je suis désespéré parfois de constater que certains voudraient l'oublier. Vous avez entendu parler de certains groupuscules néo-nazis qui reviendraient à Markovburg? Demanda t'il comme s'il savait précisément de quoi il parlait alors qu'il s'agissait d'un coup de bluff dans les formes. Ou même tout ses gens qui se prétende lucide mais son passioné par le troisième Reich. Une fascination qui ne prends pas que les simples d'esprit qui plus est, précisa t'il en regardant arrivé de deux cafés aux aromes compliqués, présenté dans un style épuré, simplement constellé de grain savament placé pour rappeler aux outrecuisant qui auraient l'audace de suggérer le contraire qu'il était moulu fraichement, ici. J'ai entendu dire que le milieu universitaire était contaminé aussi...Vous avez entendu parler du professeur Heinrich Gebhardt ...Ou de Wilfried Oberhauser et Koch Rudolf? On raconte des choses étranges sur eux.

Guettant sa réaction, il entrepris de boire son café. Habitué aux sous-sous-sous marque de Leader Price, celles qu'on soupçonnaient infecté de cafard et d'immondice cancérigène, qui apparaissaient et disparaissaient au grès des débats sur la santé public, il faillit recraché tout le liquide sur la table. Bordel, c'était quoi ce truc? Ils essayaient de l’assassiner? Il avait toujours su que les grands restaurant étaient à la solde d'organisme puissant qui mettaient des saloperies dans la nourriture pour controler l'humanité tout entière (il hésitait entre les illuminatis et divers grandes entreprises pour les coupable) mais il aurait éspérer qu'ils seraient plus subtils. Il se reprit avec effort et se forca à finir le breuvage en ayant la sensation que les grains moulus fraîchement allaient prendre le contrôle de son cerveau.
Il regarda sa montre. Dès que l'entretien ...enfin, le rancard...serait terminé...L'enquête risquait de se muscler, il éspérait donc que le café n'allait pas lui détruire l'estomac avant.
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MessagePosté le: Sam 3 Sep 2016 - 9:14
Becky Wiesel buvait comme un poisson et le défilé des bouteilles ne semblait pas lui faire peur. Elle devait imaginer que son prince charmant d'un soir devait être blindé aux as (alors qu'en réalité, quelque part à Metropolis, dans un petit bureau, un petit comptable allait - d'ici quelques jours - hurler en scrutant le relevé de débit de la carte bancaire fournie par CADMUS au détective sans visage !). Et elle en profitait...

... étudiante-poil-aux-dents (qui en profitait pour boire et manger à l’œil ?) ou entraînement spécial du Mossad pour résister à la torture par ingestion de breuvages fermentés ?

Quoi qu'il en fut, Wiesel avait l'air bien pompette et bien partie quand Victor tenta de la brancher sur les adorateurs du IIIème Reich actuels et se trouvant, présentement, sur le territoire Markovien...

... elle sembla instantanément vouloir reprendre de la contenance mais sa voix demeurait pâteuse et embrouillée... Elle était bel et bien saoule (ou alors très bonne comédienne) !

"Je... Je... Ce sont des salauds... Oui... Les descendants du Médecin Général de la SS... euh... et des chefs des camps de Belzec et Buchenwald..."

Elle comprit son erreur et tenta de la réparer au plus vite. En disant un peu trop rapidement :

"Enfin... des gens qui s'appellent comme eux... Je..."

Elle soupira et lâcha avec un sourire qui se voulut charmeur (mais qui faisait un peu peur quand même !) :

"Je me suis intéressée à leur colloque... Ça a l'air bien, non ? "L'Humanité, le temps : l'absolu et le relatif"... Vaste débat... Et je me suis renseignée sur les universitaires participants, tout simplement..."

Tout simplement du pipeau et du mensonge, le tout emballé dans une enveloppe séduisante...

Pendant tout le reste du café (et des digestifs que commanda Becky, car il fallait que Victor l'appelle ainsi, dorénavant), la jeune femme parla de choses et d'autres, sans liens avec l'affaire markovienne (de sa vie d'étudiante, de son petit copain qu'elle avait laissé à Tel-Aviv ]"Mais ce qu'il ne sait pas ne peut pas lui faire du mal" dit-elle dans un clin d’œil], des musiques contenues dans on i-Pod...).

La soirée tendait vers sa conclusion inéluctable... Becky se leva et embrassa Victor sur la bouche, lui faisant signe de l'accompagner... Le détective se sentait tout étrange, soudainement, comme s'il était sur un petit nuage et que beaucoup de choses n'avait plus d'importance du tout, au fond...

*
* *

... Victor se réveilla le lendemain, sans ses vêtements et attaché, pieds et poings, au grand lit de Becky. Cette dernière n'était pas là et vu le désordre régnant dans la chambre et les quelques affaires personnelles appartenant à l'israélienne, laissée là, cette dernière était partie en toute hâte (ou bien avait été enlevée).

Le détective réussit à se défaire de ses liens assez facilement. Il s'aperçut que dans la salle de bains, on (enfin... Becky) avait laissé un message sur le miroir avec du rouge à lèvres :

"Désolée. Le rouge à lèvre était empoisonné. Merci pour la soirée. B."

Le reste était évident...

Question retrouva sa chambre dévastée et mise sens dessus sens dessous. Le visage qu'il avait dans la poche avait disparu. Tout comme la carte bancaire de CADMUS. Ainsi que le petit dossier que lui avait remis Welman contenant les informations qu'il avait pu avoir (et dont Question avait déjà été informé) au sujet tant de la liste des participants au colloque, que de l'histoire du camp de concentration de Markovburg. Tout ça avait disparu (ou plutôt cela avait été volé par une certaine espionne...).

S'étant rhabillé, il put fouiller le peu d'affaires qui étaient encore présentes dans l'ex-chambre de Becky... La petite robe qu'elle portait lors de leurs dîners, un paquet de biscuits (vide), le fameux bâton de rouge à lèvres empoisonné (qui dégageait effectivement une odeur suspecte) et à côté du téléphone un bloc-note dont on avait arraché la première page...

... mais où l'on pouvait lire sur la page suivante l'empreinte laissée par le texte qui avait été griffonné en tout hâte (et dont le rédacteur avait cru faire disparaître toute trace juste en jetant la page et non pas les suivantes ou, mieux, tout le bloc-notes) :

"1) Neutraliser agent CIA
2) Fouiller chambre
3) Trouver Bloc X au camp de Markovburg
4) Capturer ou tuer nazis"

Le programme de la journée de Becky semblait chargé... Maintenant, il ne restait plus qu'à prendre une décision et savoir ce que Question - sans visage (à moins qu'il ait pensé à en prendre un de rechange que Becky ne lui aurait pas volé), sans argent (à moins qu'il ait pensé à planquer un peu d'argent dans la semelle de sa chaussure) et sans vêtements (mais il avait tout de même toute sa garde-robe éparpillée sur le sol de sa propre chambre... Le détective n'aura donc pas à mettre la robe de Becky) - allait faire pour y remédier, en cette belle journée Markovienne...

... et il n'était que 10h30 !
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MessagePosté le: Ven 16 Sep 2016 - 11:26
Noir...faire des liens...pas de souvenir...pourquoi...Conspiration?...Qu'est ce que je ne dois pas oubliertrouble...ma tête..Chier...S'passe quoi...Hatch...Ou...Non, une histoire avec Cadmus...Des nazis....WHyscky à la menthe...Complot mondial alliant le pentagone et les adorateurs de Belzebuth...Aie...L'intérêt du plus grand nombre avant la vie d'un seul, la logique avant la morale...non tu digresse...Concentre toi...Nazi, Cadmus, restaurant, faire boire l'étudiante israélienne louche...Les illuminatis...Crâne...Oh non, l'étudiante...L'étudiante!

Vic Sage se redressa violement, manqua de se briser les cervicales et découvrit avec une horreur totale et très lointaine de l'habituel demi-sourire amusé d'un James Bond que..O mon dieu. QU'est ce qu'il c'était passé?

***

Horrifié dans son costard de la veille, ses chevuex roux dans un bordel aussi total que son esprit, d'énorme cernes sous les yeux, Question relisait en boucle le mot laissé par Becky, éssayant de ne surtout pas penser à ce que cela impliquait, ressentant des frissons d'effroi jusqu'ua plus profond de son être. Cela ne l'amusait pas du tout, et il ne sentait pas du tout un orgueuil viril naitre en lui, juste un dégoût nerveux. L'idée que...contre son gré en conséquent? Quel horreur, pourquoi les imbéciles sans principes personels qui se faisaient manipuler par des individus femellesdans les films d'espions manipulés par les franc maçons et des groupuscules républicains aux USA prennait ça d'un air satisfait et amusé? Manipulation des masses? Endoctrinement sur le comportement mâle à adopter en cas de..? C'était...Abjecte, moralement parlant, et physiquement. Et inutile.

Vic Sage se passa de l'eau claire sur le visage. passer à autre chos. Mais pouvait il passer à autre chose...Elle...il 'navait aps eu son mot à dire et cela le...Bordel. Egocentrisme latent, pars.

Vic reregarda la feuille ou était écrit le programme de B. Merde. Le colloque commençait à 11 heures,d 'un autre coté l'espionne était peut être déjà au bloc X...Et pas de fric. Il lui restait uniquement un masque de pseudoderme au fond de sa poche...pour peu qu'un crétin lui cogne trop fort sur la gueule, l'aurait plus rien. Pour les frippes, porte les mêmes frippes des semaines d'affilés n'avait jamais apprticulièrement déranger le détective à l'hygiêne de vie légendaire... Bon. Agir. Colloque + Bloc X.

Pouilleux dans son costard couteux, Question trouva sa valise, éventré dans un coin de la chambre. Merveilleux. Il regarda les objets qui décoraient la suite couteuse, et opta pour une statue en marbre et des lampes à franges, en bois précieux. Il mit les objets dans sa valise, la ferma et sortit, son dernier masque toujours précautionneusement gardé dans sa poche. Etant donné que sa suite était réservé pour la semaine, les receptionistes lui adressèrent un sourire mielleux -peut être envieux? Avaient du le voir monter dans la chambre avec l'Israélienne ces bouffons- se demandant sans doutes comment un type -roux- dépenaillé pouvait avoir autant de fric, avoir passé la nuit avec une aussi sublime créature qu'il ne méritait clairement pas, et autant faire la tronche le lendemain.

Il alla au premier prétteur sur gage qu'il put trouvé, et 500 Dollar en poche -les suites de l'hotels ne lessinaient pas sur le prix apparament- se dirigea vers un magasin de micro et électronique, ou il acheta une dizaine de minuscule micro. Montre en main, Vic Sage défit son noeud de papillon. Le timming allait être très serré. Il se dirigea vers l'université de Markoburg en courrant, enfila son masque de Question, fractiona une fenêtre, rentra, et s'orienta grâce au vague souvenir de plan qu'il avait -l'autre saloperie d'espionne les lui avait piqué. Il mit quelques micros en salles des professeurs, puis dans les loges de l'amphithéâtre, et enfin, sous le bureau principal du dit amphithéâtre. Bien sur, au passage, il dut assomer quelques élèves, maitriser un agent de sécurité, crocheter une bonne dizaine de porte et globalement semer un chao assez important dans l'anciennement paisible université, mais à 11 heures précises, quand le colloque commença, tout était en place, et Question était dans le bureau de Koch Rudolf, en train de pirater ses informations personnelles, ainsi que tout le système informatique de l'université pour avoir accès aux autres sessions du corp enseignant. Un écouteur dans une oreille, il écoutait ce qui se disait dans les loges, les traits tirés sous son masque, repensant au rouge à lèvre empoisoné. S'en souviendrait de la "douce technique Vic Sage"...Bordel. L'étiat temps de passer à la technique Question.
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Invité

MessagePosté le: Mar 20 Sep 2016 - 0:13
Avec son tact naturel, Question avait su investir l'université et placer des dispositifs de sonorisation à tous les endroits stratégiques. Il avait pour cela réalisé diverses destructions et voies de fait, tant sur des étudiants que sur un agent de sécurité.

Néanmoins, il était arrivé à l'heure et sa légendaire efficacité lui avait permis d'être prêt pour entendre ce que les universitaires nazis auraient d'intéressant à dire pour la suite de son enquête.

Et tandis qu'il absorbait les données du disque dur de Koch sur une clé USB spéciale et farfouillait dans l'ordinateur du médiéviste nazi à la recherche de documents intéressants, le détective sans-visage ne put que se dire que, même pour un colloque universitaire chiant, il n'y avait particulièrement personne (car dans l'oreillette, on n'entendait pour ainsi dire... rien).

Ou peut-être faisaient-ils tous ensemble une (très) longue minute de silence en l'honneur de leur Führer disparu ?

Dans les documents informatiques de Koch, il n'y avait que des trucs de néo-nazis et de médiévistes : Koch semblait fasciné par les œuvres de Chrétien de Troyes, de Robert de Boron et...

Toujours rien dans l'oreillette... Si ! Question entendait dorénavant des voix... Malheureusement en allemand !

Levant les yeux pour examiner le bureau de Koch, Question s'aperçut qu'en plus des bibliothèques chargées de livres se trouvait un tableau...


... et sur le bureau même, derrière lequel Question était assis, il y avait un petit calepin rédigé (heureusement) en anglais...


... mais Question n'eut pas le temps de feuilleter l'ouvrage. Il entendit une détonation dans l'amphithéâtre, puis une seconde... Des tirs provenant d'une arme d'un très gros calibre. Des jurons en allemand se firent entendre ainsi que quelques paroles en anglais :

"Vite ! Il faut le descendre... Tirez sur le type sans-visage ! Abattez-le !"

S'ensuivit une rafale de mitraillette qui fut interrompue brusquement par un nouvelle détonation.

Ayant terminé de vider le disque dur de l'ordinateur de Koch et ayant empoché la clé, Question put aller jeter un coup d'œil prudent dans l'amphithéâtre. Il n'y avait plus personne. A part trois vieux types sanglés dans des uniformes noirs de SS. Deux, morts, tués d'une seule balle. Le dernier, une mitraillette encore chaude en bandoulière, avait les tripes à l'air et saignait de manière abondante. Il était affalé sur le bureau professoral et était sur le point de passer l'arme à gauche.

Voyant Question au-dessus de lui, il lança péniblement :

"Vas-y... Fi-Finis ton... travail..."

Au fond de l'amphithéâtre, des impacts de balles. Ça avait chauffé. Mais vu l'absence de cris de panique, il n'y avait personne au colloque au moment de la fusillade... Que s'était-il passé ? Normalement, le colloque aurait du être commencé depuis belle lurette ?

Mais débarquant tout au fond de l'amphithéâtre, arbalète au poing...


... Huntress !

"Mais ça va pas !" lança-t-elle, effrayée. "Pourquoi les as-tu tué ? Tu... C'est... C'est pas possible !"

Elle avait les yeux écarquillés et semblait horrifiée par le détective. En tout cas, elle le pointait très nettement de son arme.
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