Thanatopraxia [PV Andrew Bennet]

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MessagePosté le: Lun 8 Aoû 2016 - 22:15

Une nuit sans lune, des ruelles étroites et sombres, mais ça, c'était sans compter sur la présence de l'autre espèce de superslip en béton qui trônait là au milieu. Bien entendu, je n'avais eu aucunes raisons particulières de me rendre ici. Sauf peut-être mon instinct qui se mettait à hurler comme un dingue dès qu'une emmerde s'approchait. Je faisais passer entre mes doigts la plume trouvée "là-bas". Mes lèvres se pincèrent en un sourire amusé, trop de choses allaient mieux depuis ce "retour" inopiné. Même si je n'étais pas, et ne serais jamais, celui qui prendrait tout dans la gueule, je restais perplexe en imaginant comment se déroulerait les choses pour elle. C'était son choix, forcé, je l'avoue, mais le sien quand même. Il ne faut jamais profiter des faiblesses des autres, à moins bien entendu que l'autre en question soit lui-même une faiblesse à proprement parler.

Etais-je cruel avec elle ou pas du tout ? Le fait d'être cruel était un paradoxe en lui-même. D'après les bien-pensants et la société actuelle, dès que l'on faisait quelque chose de "répréhensible" au yeux de la loi, c'en devenait cruel. Donc Renvoyer un démon c'est bien, mais le tuer c'est mal ? Ou comment expliquer mes actes à des gamins de la façon la plus scolaire qui soit… Abrutis et incapables de superslips. Considérant que ma manière de faire, et celle des Outlaws d'ailleurs, ne soit pas acceptable… Pour la peine… J'écrasais mon mégot contre la statue, juste au niveau de la coquille qui faisait croire à ces dames que ce grand gaillard de l'espace avait quelque chose de "plus" qu'un humain moyen. Et merde… En parlant de plus…

J'esquivais le truc aussi flasque que pâle qui tentait de me sauter dessus. Des griffes, une tête à faire peur façon halloween. Par contre, je ne pouvais nier une chose, son dentiste devait se frotter les mains à chacune de ses visites. Sacrées canines dit donc ! Il ne manquait plus que ça, après les démons, les psychopathes, les dieux ancestraux et Aztèques, il ne manquait plus que les vampires… Buffy, tu n'es jamais là quand on a besoin de toi hein… Blondasse au rabais va ! Il me fallait une clope, et vite. La flamme de mon briquet éclaira mon visage tandis que je tirais plusieurs bouffées dans ma clope. Ce que c'était bon, se tuer à petit feu. Ironique n'est-ce pas ?


- Dites-moi tout. C'est mon sang British qui vous a attiré ou seulement le fait d'être suicidaire. J'espère que vous savez qui se trouve en face de vous…

Voilà que j'avais droit à une présentation et bon et dut forme des canines et autres capacités vampiriques. Pathétique. J'avais déjà affronté bien pire que ceux là. Le Roi des Vampires en personne m'avait même proposé de me transformer en l'un des leurs. Très peu pour moi, et mon avis n'a toujours pas changé ! Même si je revenais de l'autre monde, je n'étais pas encore totalement remit de ce petit "interlude" vital. Mes muscles me faisaient encore atrocement mal selon les mouvements que je faisais, et surtout, après la nuit passée avec cette démone au sang chaud. Mon dos devaient encore faire l'office de ses griffes à l'heure actuelle. Je devrais la rappeler, serait-ce que pour une nuit ou deux, voir même pour la renvoyer en Enfer… Fais chier ! Là par contre j'étais mal. Ces enfoirés étaient un sacré paquet en fait. Et voilà que je me retrouve plaqué sur le sol, face contre terre et la gorge dévoilée hors du col de ma veste. Il ne me restait qu'une chose à faire…

- Divy prakaash !

Mes doigts claquèrent et la statue éclata d'un halo de lumière qui emporta les vampires les plus proches dans son sillage. Plusieurs petits tas de cendres fumaient encore tout autour de moi. Sympa les braseros du défunt Constantine. Mais la magie vaudou n'a jamais été dans ma capacités. Trop de mauvais retour sur le karma. Ma clope s'était éteinte durant ma chute, et me voilà avec un paquet vide. Ca me gonflait ça, je finirais ruiné à la longue. Tout en farfouillant dans mes poches, d'une manière de plus en plus frénétique, une survivante – qui était tombé dans la doublure de mon manteau – se retrouva presque immédiatement entre mes lèvres et à peine allumée, que j'en soufflais la fumée en l'air.

- Bon les mecs, le second round commence de suite ou vous disparaissez tout de suite ?
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MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2016 - 1:36

Métropolis la nuit, un spectacle fascinant. Assis sur le toit d’un immeuble, j’observe les étoiles, reflet d’un soleil que je fuis, et les humains, microscopiques d’ici, monde dont je ne fais plus parti. Des pensées nostalgiques m’enveloppent de leurs bras brumeux et blessant. Les souvenirs de ma famille, aujourd’hui poussière, et de mes fiançailles me reviennent en mémoire. Un faible sourire pince mes joues tandis que mes yeux se voilent d’une buée salée.

D’un revers de la manche j’efface cette nostalgie soudaine avant de me redresser. Cela fait plusieurs années et même décennies - à vrai dire, la dernière fois c’était avec cet homme, Yrvin, mais c’est une autre histoire - que je n’avais pensé à eux… à elle. Malgré tout le mal que nous nous sommes fait, malgré ses deux vies que je lui ai fauchées, la première par égoïsme, la seconde par orgueil, je ne peux la haïr ni même lui en vouloir. Tout ceci est arrivé par ma faute avant même d’être ce que je suis aujourd’hui. Elle m’avait pourtant prévenue « Andy, ne pars pas, j’ai un mauvais pressentiment ». Ses mots raisonnent encore en moi et me brulent l’âme que je n’ai plus depuis des siècles.

Les bras écartés, les jambes serrées et les orteils dans le vide, je me balance entre la monotonie et la chute. Finalement, aux vues de la situation, je vais vous raconter notre courte rencontre. C’était une autre époque, un autre pays, mais une nuit semblable à celle-là, où tout semble floue. J’étais monté sur le toit d’un bâtiment perdu dans mes pensées – à croire que l’altitude me rend nostalgique – voulant être seul. Là, il y avait cet homme, tout en guenille et barbe hirsute. Dans sa main, une photo sale, abimée et déchirée sur un côté. Qui était-ce ? Un homme brisé, ayant perdu travail, famille et amour-propre.
Dans ces moments-là, le choix restant semble limpide et il le touchait du bout du pied et du cœur. La fin n’est pas heureuse et, ici-bas, dans l’ombre des projecteurs, les happy-end n’existent pas. On a discuté un moment, je lui ai proposé ma solution, celle de facilité, il a refusé. Il m’a dit ces mots qui resteront gravées dans ma mémoire : « Tu vois Andrew, quand une personne chute, elle se répète sans cesse : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… Mais l’important, c’est pas la chute mais l’atterrissage. » …

Je me demande quel sera le mien …

Je me laisse tomber. Le vent siffle à mes oreilles, la vitesse me brouille la vue et le ventre. Et, pendant que je me répète que tout va bien, je le vois et les ressens. Ce Flash si lumineux dans cette nuit si noir et ce passage en fumée, caractéristique de mes congénères. D’un battement de cil, la peau de mes bras s’étire, mes os muent et je repars en flèche vers le lieu situé non loin… le Superman Memorial.

Je découvre la scène qui s’étale devant moi. Un homme, trenchcoat, blond, cigarette entre les dents, fait face à toute une petite bande vampirique à la mords-moi-le-nœud de Metropolis. Trois, quatre, cinq petits tas sont balayés par une courant d’air.
*Joli travail*. Le groupe se regarde avant de reporter son attention sur l’inconnu. Ils semblent hésiter sauf un, surement le plus casse-cou, qui se jette tous crocs dehors. A hauteur suffisante, je retrouve mes véritables bras et tombe comme une pierre. Mettant toute ma force dans le mouvement, je choppe le haut de son crâne sous ma semelle et l’explose sur le bitume. Le vampire n’a que le temps de couiner avant de disparaître dans une gerbe de cendres. Le plus important c’est pas la chute, mais l’atterrissage… Et la mise en scène, Yrvin.

-Salut Boucle d’Or, besoin d’aide ?... Willow est pas avec... Oups, désolé, J’me suis trompé de genre.
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MessagePosté le: Lun 15 Aoû 2016 - 11:43

Une bonne clope, la main sur le truc qui se trouvait être une statue en l'honneur de superslip en chef, et une équipe de croc-blancs pour compagnie. Je ne pouvais pas rêver mieux ! Ou plutôt, si, je pouvais rêver mieux. Mais je n'avais que ça en fait, ça et pas mal d'emmerdes. Ils savent qui je suis maintenant. Enfin… Ils savent de quoi je suis capable en fait. Putain de soirée, j'ai mal au crâne moi. J'ai beaucoup trop picolé pour encore pouvoir être conscient de tout ce qui m'entoure. C'est vraiment la merde ce soir. Je suis faible face aux femmes, surtout avec celles qui ont les cheveux de jais et des yeux bleu océan. Le vent nocturne soulève mon trench et j'en profite pour plonger ma main libre dans ma poche, il ne fait pas chaud quand même. Le temps change à Métropolis. Mais au moins, il ne pleut pas. Je le leur fais remarquer. Et aucun ne bouge. Jusqu'au moment où un des leurs, suicidaire ou complètement cinglé – ça reste à voir – me saute dessus. Vas voir ton dentiste ! Tu as la dent longue mon grand ! Malgré tout, je n'ai même pas le temps de réagir qu'un type, du genre moche avec un faciès façon horrorshow tout droit sorti de la trilogie du samedi, lui tombe dessus. Crac ! Quel bruit sinistre. Son crâne se transforme, tout autant que le reste de son corps, en un de ces petits tas de poussière fumant. Mon assaillant est donc réduit à néant en une poignée de secondes par ce truc très moche.

- Non, je garde la "Faith" en toutes circonstances. Ironique n'est-ce pas ?

Il se prenait pour qui encore ce comique ? Un tueur en jupon façon pom-pom girl désabusée ? Et elle était où ta clique ? Tout autour de moi, je fouillais les ténèbres, en fait, je cherchais un type un brin British qui nous regardait de loin. Mais personne, mis à part l'autre bande de crétins qui ne savaient plus quoi faire, nous n'étions que tous les deux. Bizarre autant qu'étrange. Mouaif. Autant le dire immédiatement, je n'en avais rien à foutre. Tout en tirant plusieurs bouffées dans ma clope, je m'assis au pied de la statue. Putain de sol humide ! J'allais encore avoir la marque sur mon trench. Tant pis. Une jambe tendue, l'autre repliée, je posais nonchalamment mon bras sur mon genoux et appuya l'arrière de mon crâne sur la plaque. Ce qui était écrit était des plus drôles, une sorte de tirade en "l'honneur du plus grand défenseur de Metropolis". Un "ange" descendu sur Terre. Heureusement pour eux que ce n'était pas le cas. La majorité des anges ne se faisait pas chier à aider les humains. Les asservir peut-être oui… Mais les aider…

Tout le monde se regardait en chiens de faïence, ils attendaient quoi pour bouger ? Que je sorte le pop-corn et que le réalisateur prononce le terme "Action !" ? Quelle bande d'abrutis ces ricains. Vraiment. Le fait que je suis un anticonformiste convaincu aurait dut les mettre sur la voie non ? Il n'y avait pas beaucoup de leurs congénères qui avait une telle classe, et qui auraient été capable d'écraser leur clope sur le pied de la statue de superslip. Regardant ma main, j'attendais patiemment qu'ils s'entretuent les uns les autres. Une équipe de Croc-blanc affrontant Blanche-face* dans un combat à mort… Avec un peu de boue, j'aurais filmé ça pour la postérité.


- Faites vous plaisir avec eux. Personnellement, ils ne s'attarderont pas vers moi. Et puis bon, il pourrait s'avérer être dommage de transformer tout le monde en un petit tas de cendres. En plus, je ne crains rien, j'ai "Angélus" façon Métropolis qui veille sur moi.

Mon pouce se leva et se dirigea vers la statue. Bah… Vu comme ils se battaient tous, je n'aurais pas à bouger un œil. Le combat, je laissais ça volontiers à l'autre rongeur nocturne et toute sa bande, à chaque fois c'était la même chose, je finissais aux urgences avec quelque chose de cassé…

Spoiler:
 
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MessagePosté le: Jeu 18 Aoû 2016 - 0:43



Je regarde le blondinet s’assoir et continuer sa clope comme si tout cela l’ennuyait au plus haut point. Il blablate quelques mots sur la « Faith » et l’Angelus derrière lui… Pour qui se prend-il ? Je viens lui filer un coup de main et voilà qu’il s’en cogne les roubignoles comme de l’an 200. Un de mes sourcils se lève tandis que je reste stoïque face à sa réaction. Première fois pour moi que la situation prend cette direction. Généralement, il y a des cris, des pleurs, des « mama, oooh I don't want to die, I wish I never be born at all » et autres crises de panique en tout genre. Mais non, lui, il pose son cul et attend qu’un des dégénérés derrière moi vienne lui bouffer la carotide.

Au moment de faire un pas dans sa direction afin de lui remettre les idées en place, je sens une fourberie poindre dans mon dos. Le temps de réaction d’une personne, normalement constituée et attentive, est en moyenne d’une seconde. Là, je ne l’étais pas et les griffes de mon attaquant lacèrent violement mon épaule. Je retiens un cri de surprise et de douleur tout en regardant les dégâts… Putain l’enculé ! il vient de bousiller mon blouson en cuir. Je l’entends ricaner tout en léchant les quelques de mon sang.

La colère me monte rapidement aux tempes et je sens mes yeux prendre une couleur rouge dorée. Me lacérer la peau, ok. S’en prendre à mon cuir ? Jamais de la vie. D’un bond, je franchis les pauvres mètres nous séparant et me fige devant lui. Une balayette le déstabilise et j’appuie mon geste d’un chassé dans le thorax l’envoyant cirer les dalles du mémorial sur quelques mètres. Sa tête heurte un rebord marbré et le voilà au pays de Morphée. Me retournant, j’avance doucement, les griffes sorties et les canines en évidence.


-Tonight I'm gonna have myself a real good time
I feel alive and the world I'll turn it inside out - yeah
And floating around in ecstasy
So don't stop me now, don't stop me
'Cause I'm having a good time


Tandis que je chantonne cet air indémodable, deux se précipitent dans ma direction tandis que le dernier prend la fuite. Bonne décision. Leur mouvement est direct, sans feinte ni technique. Je ne prends pas la peine de me décaler et les laisse me passer au travers transformant mon corps en fumée le temps d’un claquement de doigt. Demi-tour rapide, les deux se sont transformés en loups. Petits rigolos va'. Ils veulent jouer… jouons.

-Hey Boucle d'Or, ouvre bien les yeux ; The Show must Go On.

Un double doigt d'honneur suffit à les foutre en rogne et les déstabiliser. Ils retentent une attaque frontale. Ils s’élancent avant de bondir, leur gueule béante, prêt à me déchirer la peau et les muscles. J’attends le dernier moment et me voici transformé en une bête démoniaque ayant la vague apparence du loup.
Chez les vampires, le niveau de transformation est lié au rang. Voilà à quoi ressemble l’engeance de Caïn, premier meurtrier et archétype de la haine habitant le cœur des hommes. Celui de gauche me mord le bras tandis que j’attrape celui de droite à la mâchoire avant de l’ouvrir plus que de raison. Sa gueule craque et se déchire en une pluie de perles noires comme la nuit parfumant l’atmosphère avant de retomber au sol. Relâchant le corps sans vie, je choppe le dernier par la gorge.


-Voilà la raison de ma présence, j'ai eu quatre siècles pour apprendre comment tuer notre espèce... Hey, souris, Another One Bites The Dust.

Je resserre brutalement mon étreinte. Le gosier du dernier vampire plie littéralement sous ma force tandis qu'il explose dans une gerbe de sang et de poussières. Le sourire aux lèvres, je reprends petit à petit forme humaine, les mains tachetées de la vie de mes anciens congénères et le cuir en lambeaux.

-Merde, je vais galérer à en trouver un autre aussi bien… Me retournant vers le faignant. -Pas trop fatigué j'espère. Dis-moi, on fait quoi de celui qui dort ?... T’aurais pas une garrot pour moi, j'ai oublié mon paquet.

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MessagePosté le: Mer 24 Aoû 2016 - 22:57

Aïe ! C'était que le sol est froid à Métropolis. En plus, non pas que je n'apprécie pas la présence de l'autre superslip en béton, mais quand même. Il faut en avoir un orgueil démesuré pour oser se faire ériger une statue pareille. Je ne suis même pas sûr que tout soit à l'échelle. Une sorte de besoin de compenser un petit quelque chose. C'était souvent le cas, comme pour ceux qui font tout trop vite, je plains vraiment leur femme… Ou pire encore, et dire que j'en ai côtoyé durant quelques temps, ces hommes et ces femmes ne pouvant faire autrement que, tout comme superslip, pour compenser un manque cruel de charisme, se pressent pour devenir ce qu'ils ne seront jamais. TADAAA ! Je suis supe-fort ! Oulah ! Je divague moi… Ca doit être la faute à l'autre mangeur de chèvres, à chanter comme ça il m'en ferait presque saigner les oreilles. La prochaine étape ? M'enfoncer des rivets de chemins de fer dans le crâne pour m'éviter de l'entendre chanter ! Ce type est une véritable horreur ! Bien heureusement pour moi, sa tirade stupide ne dure pas bien longtemps.

Tiens donc, un premier sang ! Ils sont encore rares de nos jours à pouvoir se transformer aussi facilement. La plupart du temps, ce n'est pas aussi facile. Entre ceux qui restent entre les deux formes, et ceux qui en meurent – si tant est qu'un non-mort puisse mourir – seuls les vampires de premier sang, voir ceux qui ont été transformé par un sang pur en sont capable. C'est-à-dire… Pas plus d'une poignée. L'équipe de l'autre barbu avait fait un sacré ménage au début du XXème siècle. St Petersbourg… Bràn… Que de sang versé pour se débarrasser d'un seul vampire. Bref. Il avait quand même une chose que je ne pouvais pas lui enlever, une certaine classe, et la capacité relativement innée à trucider ses congénères. Etrange d'ailleurs que ce soit le cas. Quelques questions me frappèrent aux premiers abords. Ensuite, j'en fis le tri et me souvint d'une discussion avec une vieille sorcière Ecossaise, elle m'avait parlé d'un type, une sorte de prince ou quelque chose dans le genre, qui s'était fait mordre par un des descendant du Roi des Vampires.

Bordel ! Mais pourquoi je ne me souvenais plus de son nom ? Alphégor Dutrew ? Non… Mais ça sonnait un peu dans le genre. Par ailleurs, le fait qu'il soit du côté "lumineux" pourrait servir nos intérêts. Merde ! Pourquoi je disais "on" moi ? Ca servirait Maggie, pas moi. Un vampire dans sa bande de dégénérés, ça pourrait être sympa. Entre la geek blonde et coincée, et le duo d'archer, ça serait amusant. Pas de flèches en argent, ça c'est réservé aux loups-garous, ou aux chanteurs québécois ! Je me mis à bailler alors qu'une chanson commence à filtrer entre mes lèvres, toum di doum…


- Early one morning, just as the sun was rising
I heard a maid sing in the valley below
"Oh don't deceive me, Oh never leave me,
How could you use, a poor maiden so?"
Remember the vows that you made to me truly
Remember how tenderly you nestled close to me
Gay is the garland, fresh are the roses
I've culled from the garden to bind over thee. ♪♫


Je lève les yeux vers lui et l'observe alors qu'il me demande une clope. Il est gonflé quand même. Et j'aime ça ! Lui souriant, je me relève, lui tend le paquet et l'invite à en prendre une. Les allumettes sont comprises dans le paquet, jamais oublier d'en prendre sur soi. Sauf quand on sait comment allumer une clope sans… Mais ça, c'est une tout autre histoire. Tout en me grattant le haut du crâne, mes yeux le scrutent assez facilement malgré la lumière qui commence à se faire de plus en plus discrète. Grand, mince, la tronche de biais et pâle. Le vampire moyen.

- Je n'ai pas à me plaindre. Tu devrais porter du rouge pour le sang, même si ta veste est tâchée, ça ne se verra pas. Et sinon, depuis quand des types dans ton genre tuent ceux de leur race ? Ce n'est pas classique…

Des démons, des emmerdeurs, des superslips, des vampires, et moi, le connard de service là au milieu. Et dire que certains se plaignent d'avoir la migraine. Prenez ma place une journée, et vous verrez que, pour une fois dans votre vie, vous aurez des raisons pour vous plaindre !
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