Une virée magasinage normale, dans la théorie. Dans la pratique maintenant... (PV Power Girl) (Terminé)

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MessagePosté le: Ven 19 Aoû - 22:42
Gérer Star Labs, ce n’est pas facile tous les jours et moins encore quand il faut inaugurer une nouvelle branche. C’est pour cette raison qu’Atlee avait accompagné Karen à Keystone City. En fait, la Stratane avait une position officielle dans l’entreprise, en tant qu’employée, avec sa carte et tout. Elle était la « consultante spéciale » de Karen Starr. Un beau titre avec une belle position… Qui se trouvait juste à être un prétexte pour qu’Atlee puisse suivre Karen partout sans avoir besoin de se trouver une excuse. Atlee mentait tellement mal que même le détecteur de mensonge avait pitié d’elle, de sonner quand elle s’y risquait. Après bon, elle n’était pas qu’un joli bibelot dans un coin. Sur les photos, ça sortait toujours bien et si Karen avait une rage de sucre ou le besoin capricieux d’un café là, maintenant, tout de suite, Atlee se mettait sur le cas.

En des occasions plus rares, elle servait aussi de bouclier anti lion de mer. Pour une raison obscur, la Kryptonienne avait une phobie de ces animaux et bien qu’elle puisse recoller ensemble avec sa force physique seule les deux parois du Grand Canyon, la vue d’un seul de ces animaux la faisait crier encore plus aigu qu’Atlee : un exploit difficile à réaliser. Mais aujourd’hui, pas de lion de mer, pas de rage de sucre, pas de caprice. Juste un point de presse à n’en plus finir et des tonnes de questions. Attendre, ce n’était pas forcément la grande force d’Atlee qui à un moment donné décida d’aller se dégourdir les jambes. Le regard envieux de Karen, qui devait rester là et se farcir les journalistes, la fit rigoler et elle commença à se promener sur une rue passante. Un homme l’arrêta, lui mit dans les mains un prospectus coloré dans les mains et lui fit savoir qu’une nouvelle boutique venait d’ouvrir dans un centre commercial non loin, avec de sacrés rabais.

Elle remercia l’homme sans lire la brochure et décida qu’elle irait distraire Karen avec une bonne vieille virée magasinage, sitôt ce cauchemar journalistique terminé. Elle alla reprendre sa place et le fait qu’elle gigotait sur son siège était un indice qui ne mentait jamais. Une Atlee qui remue sur sa chaise est une Atlee avec un plan. La conférence de presse terminée, Atlee fit part de son idée à Power Girl et étouffa toute possibilité de « non » en la regardant façon Atlee, avec ses grands yeux mauves pétillants. Un combat perdu d’avance pour Karen qui accepta. Évidemment, la Stratane avait omis de montrer le prospectus à son amie et la Kryptonienne se faisait un point d’honneur à ne pas utiliser de façon abusive sa super vision sur ses amis. Autant dire que tout était en place pour un autre moment, un énième moment « oh non, Atlee, qu’est-ce que tu as encore fait »?

Parce que la boutique en question, présentée par le prospectus coloré, ce n’était pas un magasin ordinaire, non. C’était ce qu’on appelle communément un sex shop. Atlee avait visité une boutique fétichiste lors d’une virée shopping spatiale avec Rik mais il n’y avait là que costumes et accessoires. Dans le cas présent, on parlait de la totale et pas qu’un peut. Les costumes, les jouets, les films, les livres… QUOI?! Il existait encore des copies de « Cinquante nuances de Terra » en circulation? Power Girl avait failli arracher la tête de l’auteur à mains nues, surtout quand… Ah oui, le tome deux était là aussi, avec Indigo sur la couverture. Non, décidément, Karen ne serait pas contente de voir ces fan fictions encore en rayon. Protéger l’innocence d’Atlee, c’était un peu le concours non officiel entre Rik Starr, Power Girl et Divine. Et au classement, Divine trainait de l’arrière ces derniers temps…
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MessagePosté le: Mer 24 Aoû - 23:31

Etre une super-héroïne c'était simple, devoir gérer une entreprise qui employait plusieurs centaines de personnes, ça passait encore. Mais quand je devais m'occuper d'une bande de crève-la-faim en manque de vitriol pour écrire je ne sais quoi dans leurs canards nationaux, là par contre, ça se corsait, et salement. Et les questions fusaient de toutes parts. "Comment gérez-vous Starr Labs seule ?" "Que pensez-vous de la dernière tarte potiron-munster de chez Mama Meany's Pizza Palace ?" "Vous trouvez encore votre taille ou vous faite vos tenues sur-mesure ?" Certains évitaient des baffes qui allaient finir par se perdre sur un vilain au hasard d'ici peu. Et la journée continua de la même manière, et plus le temps passait, moins j'avais envie de répondre à leurs questions toutes plus stupides les unes que les autres. Pour ne pas dormir, je rêvassais, m'imaginant en plein combat avec tel ou tel adversaire. Quand à mon attaché de presse, un gros gaillard un peu pataud qui répondait au nom de Paul Lassiter s'occupait de leur apprendre les bonnes manières. Enfin… Il répondait surtout aux questions posées par des onomatopées et autres réponses plus opaques les unes que les autres. Au moins, et peut-être un peu grâce à lui, je fini pas m'en sortir avant que la nuit ne tombe. Avec les soucis extérieurs à Starr Labs, Atlee qui n'en faisait qu'à sa tête et les journalistes… Parfois je me demandais si Kal n'avait pas raison de disparaître de temps à autres dans sa Forteresse personnelle.

En parlant d'Atlee, cela faisait déjà quelques minutes que je l'avais repérée au fond de la salle, sautillant sur place à la manière d'un ressort énervé. Je me frottais les yeux de dépit alors que la salle se vidait. La dernière fois que je l'avais vu ainsi, nous nous étions retrouvées sur la couverture d'une fan-fiction de geek pervers… Il faudra que je pense à envoyer une lettre de prompt rétablissement à son créateur, le pauvre ayant apprit à voler en passant au travers de la vitrine du magasin de BD dans lequel il signait des autographes. Plusieurs mois de convalescence quand même. On ne touche pas à la dignité d'Atlee, autant pour elle que pour celui qui osera le faire un jour ou l'autre. Et voilà… Une fois encore j'avais vu juste, la tête penchée sur le côté, les yeux ronds, un cocker me fixait désormais. Une seule de mes faiblesses, avec ces drôles de trucs aquatiques, me faisait défaut. Et c'était le regard de la Stratane. Acquiesçant plus ou moins à contrecœur, je la suivit dans les rues de Keystone City. Les magasins défilaient devant mes yeux à une vitesse fulgurante.

Même si j'avais l'habitude de marcher en talons, le fait que je portais mon tailleur crème, ne m'aidait en rien à aller plus vite. Plus on s'avançait plus je sentais le malaise monter en moi. Des simples vitrines de mannequins, on passait désormais aux entrées fermées par des rideaux de fils roses… Atlee… Sérieusement… STOP ! Manquant de lui foncer dessus, la brunette s'arrêta d'un coup sec, et entra dans la boutique la plus glauque et la plus provocante jamais créée dans ce bas monde. Même le Gange après la mousson me semblait plus propre alors qu' à mon tour je rentrais dans la boutique, à mon grand dam, accompagnant Atlee. Partout autour de nous se trouvait des "choses", des "objets", et encore, je doutais pouvoir qualifier ça ainsi tellement certaines de leurs formes, autant que leur utilité me dépassais. Roses, noires, translucides, avec des diodes… Vertes ? Bleues ? Certains fans de Peyo me paraissaient avoir de graves soucis psychologiques. Il fallait quand même en vouloir. Passant de rayons en rayons, je vis les classiques de la tradition masculine… Ecolière salope, étudiante salope, flic salope, infirmière salope, salope salope… Et dire que je ne faisais que lire les étiquettes. Je retins un juron en kryptonien quand je vis un duo de costumes pour "elles". Mais c'était ceux que l'on portait Atlee et moi lorsqu'on se retrouvait en mission !

Bon, on se reprend Karen, on souffle un bon coup, on prend Atlee par le bras, et on sort d'ici. Le cuir, c'est déjà limite, mais les chaînes et les tenues façon Sodome et Gomorrhe il nefaut pas abuser ! Zut ! Où était-elle passée encore ? Je fouillais les rayons du regard, mais qu'est-ce qu'elle fichait ? Ce n'était pas un magasin de cosplay… Ou alors si, mais pour des geek pervers… Pléonasme… Au bout d'une bonne dizaine de minutes à zigzaguer entre les rayons, évitant tant bien que mal les regards assassins des femmes, et les yeux exorbités de leurs maris, je retrouvais Atlee. La prenant par le bras, je tentais de la sortir d'ici. Mais c'est mal connaître la Startane…


- Sortons d'ici tu veux ? Je t'offre une crème glacée ça te dit ? Un cornet avec deux boules si tu es sage même !
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MessagePosté le: Jeu 25 Aoû - 2:55
On pourrait se demander comment Atlee faisait pour se retrouver au cœur de tant de moments rocambolesques et loufoques comme on pouvait se demander comment après tout ce temps passé à la surface (quelques années, quand même) elle pouvait avoir conservé autant de naïveté et d’innocence. Car quand son amie l’appela, Atlee, qui s’était perdue dans un rayon qui n’était PAS le rayon costume, réapparu avec un large sourire et de quoi donner à Karen l’envie de se mettre une claque dans le front. Pensez-y bien : une boutique pour adulte, des tas de costumes, d’objets et d’accessoires… Comment pourrait-on ne pas se retrouver avec un « Atlee! NOOOON! »? Il en faut au moins un et là, à moins que la blonde ne soit soudainement devenue une bouddhiste zen… C’était à peu près le bon moment. Observez bien la scène.

« Karen! Karen! Regardes, je suis une licorne, tu as vu? Ils ont toute sorte d’accessoires rigolos ici, c’est génial! Et je sais que je ne devrais pas te le dire mais ils vendent encore des exemplaires de cinquante nuances de Terra dont le tome deux. Tu sais, celui où je suis avec Indigo sur la couverture? Mais oui, l’androïde sympa avec qui j’ai fait une recherche sérieuse et pratique sur l’amour et je… OOOOOH! »

Vous pensez vraiment être capables de détourner si facilement l’attention d’Atlee quand elle découvre de nouvelles choses? C’était une bonne idée d’essayer de l’appâter par l’estomac, surtout avec de la crème glacée mais à moins d’entendre le carillon du camion qui en vendait, elle n’y restait que partiellement vulnérable. Et puis bon, il y avait tellement de trucs à explorer dans ce magasin. Elle n’en réalisait que très abstraitement la nature parce que… À Strata… Ce genre de boutiques n’existe pas, en fait. La sexualité des Stratans était… Non. Nous n’allons pas entrer dans ce genre de détails. Regardons plutôt Atlee, repartie en cavale, faisant des bruits de cheval dans les rangées et clamant à qui voulait l’entendre qu’elle était une licorne. Et l’accessoire s’y prêtait curieusement bien malgré tout, coloris inclus. Elle avait vu quelque chose…

Un rayon nourriture. C’était toujours sympa, la nourriture. À préparer, à déguster, à partager… On peut supposer cependant que Karen ne sera très certainement pas enchantée par un organe reproducteur mâle en chocolat ou des pâtes alimentaires rendant un douteux hommage aux attributs féminins. Mais pour Atlee, hors de question de sortir d’ici avant d’avoir tout explorer. Et pour mal faire, c’était une grande boutique qui permettait autant d’exploration que de malaises de la part de la blonde dont manifestement un des super pouvoirs était de ne pas piquer une crise de nerfs quand elle était victime de cette aura à mi-chemin entre la malchance et l’aléatoire le plus complet quand elle, Rik ou Divine était à moins de cent mètres de Atlee. Le repas « hot » de la Stratane était encore un sujet de discussion à table, un an après les faits…

Quand enfin la blonde retrouva la brune, celle-ci regardait avec des yeux exorbités une vision d’apocalypse qui failli bien la faire défaillir. De quoi s’agissait-il? Elle tomba sur un couple en forme (enfin, si on considère que rond est une forme) en train d’essayer le costume fétichiste duo Atlee / Karen en mode super héroïque. Cela aurait pu être plus ou moins de circonstance s’il s’était agi d’un couple de femmes mais deux obèses de sexe masculins se prenant pour elle et sa meilleure amie au monde… Ou Karen intervenait et vite ou sinon, il y aurait un bel hommage à la « Flander’s Company », un « BOUCHERIE » bien sonore suivi de projectiles de roche on ne peut plus mortel. Et fait important… Les civils ordinaires ne sont PAS des géokinésistes donc adieu la couverture pour masquer le fait que « coucou, voilà une super héroïne déguisée en personne ordinaire »…
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû - 13:41

Reste calme Karen, reste calme… Atlee ne comprend pas ce qu'elle fait. Il faut l'excuser… Mais quand même ! Je manquais de pousser un hurlement que même Kal aurait pu entendre, et j'étais persuadée que, parfois, Atlee devait le faire exprès. Une licorne… Plongeant mon visage dans ma main, je tentais de cacher mon dépit tout autant que la lassitude qui montait de plus en plus en moi. Ce n'était pas comme si je devais être étonnée par de telles réactions de la part de la Stratane, je l'avoue, mais bon… Alors qu'elle commençait à me parler d'une énième fan-fiction la mettant en scène je ne pouvais plus me contenir. Passant à côté du présentoir, mon pied "glissa" et le dit présentoir s'écroula sous son poids, faisant tomber ces comics de très mauvais goût sur le sol. On devrait sortir d'ici, et le plus tôt serait le mieux. Déjà que notre présence faisait parler dans un magasin classique, mais ici… Certains auraient pu croire que deux stars du porno faisaient des emplettes pour leur prochain film. En plus de ça, les hommes les plus frustrés – souvent des nerds en puissance – nous imaginaient très certainement déjà dans des costumes façon Sailor Moon avec la jupette volante et le petit nœud sur les seins. Mon sang ne fit qu'un tour lorsqu'une nouvelle fois, Atlee n'en fit qu'à sa tête.

Inspirer, expirer, inspirer, expirer… Et on recommence… Ne pas hurler, rester calme tant que nous étions ici. Je trouverais bien un super-vilain sur qui me passer les nerfs en sortant. A moins bien entendu que Rik ne soit dans les parages et ne vienne à s'en prendre plein la tête pour pas un rond. Je ne pouvais courir entre les rayons, le moindre de mes mouvements ne faisant qu'exacerber les regards de chiens affamés des clients de la boutique. Ils n'avaient jamais vu de vraies femmes durant toute leur vie ? Sans compter leur mère et celles qui se trouvaient dans les vidéos glanées sur le net ; quoique je ne doutais pas une seconde que la plupart de ces "femmes" se trouvaient être des dessins animés. De la nourriture érotique maintenant ? De mieux en mieux… Des morceaux de gingembre taillés dans une forme des plus "phalliques", des pâtes alimentaires sous celles de poitrines, et, hum… D'autres choses bien trop féminines pour être décrites clairement.

Je me stoppais net. Mes yeux manquèrent d'éclater dans une puissante gerbe de sang vermeil alors que deux hommes, barbus et bien portant enfilaient la même tenue que moi. L'un se plaignant que la fermeture éclair était trop difficile à monter, tandis que le second lui proposait – l'œil libidineux en prime – d'utiliser du lubrifiant pour que, je le cite, "ça glisse mieux" ! Sautant sur Atlee, et tout en prenant une voix autre que la mienne, je mis mes mains sur les yeux de mon amie. Un de ses jeux préférés n'était autre que le "coucou qui c'est ?" bien enfantin.


- Coucou qui c'est ?

Sans qu'elle ne s'en rende compte, je m'arrangeais pour l'attirer dehors. Sortir le plus vite possible avant qu'une version encore plus glauque de "Brain Dead" ne se déroule entre les ceintures de vinyle et les chaînes qui pendaient aux murs. Alors qu'on passait les portes, le vendeur tout en me souriant me gratifia d'un "bonne journée mesdemoiselles". Sale pervers ! Les hommes me dépassaient. Dès qu'ils voyaient une femme, c'était fini les bonnes manières. Finalement, je pris assez de distance avec le magasin pour qu'il ne soit plus dans le champ de vision d'Atlee. Enfin, et malgré le nombre de propositions toutes plus stupides les unes que les autres, je lâchais mon étreinte et répondit :

- C'est moi ! Bon, on va la manger cette crème glacée ? Je suis vraiment désolée, mais le magasin était en train de fermer, aller vient. Je suis persuadée qu'il y a un vendeur de peluches pas loin, et en plus de ça, je meurs d'envie d'acheter un nouveau tailleur.

J'étouffais un "ouf" quand Atlee ne chercha pas à continuer dans sa lancée sur le sujet du sex-shop. Toutefois, avec elle, je n'étais jamais à l'abri de rien. Cette journée allait être longue. Très longue !  
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MessagePosté le: Lun 29 Aoû - 15:05
Une des questions que plusieurs observateurs se posent quand il est question d’Atlee est la suivante : est-ce qu’elle est cliniquement conne? Ses réactions enfantines, sa naïveté, tout ça… En fait non. Il faut savoir que l’état d’Atlee avait été constamment fluctuant depuis les événements de Coast City et son enlèvement subséquent et que si la technologie de Strata avait restauré son esprit vers quelque chose de stable et qu’après une virée accidentelle dans les enfers aztèques elle avait récupéré une partie de son esprit, elle restait encore fragile. Vulnérable. Comme si parfois sa psyché se réfugiait dans quelque chose de rassurant, presque imaginaire. Power Girl pouvait dire être exaspérée par la chose mais elle était probablement celle qui était le plus là pour la Stratane. Est-ce qu’Atlee « guérirait » un jour? Difficile à dire pour le moment.

C’est donc sous le prétexte d’un jeu que Power Girl réussi à faire sortir Atlee de la boutique (après lui avoir retiré sa « corne de licorne ») et ceci fait, elle sembla retrouver un peu plus de stabilité émotionnelle. Comme si, confrontée à quelque chose générant en elle des émotions négatives, son mécanisme de défense était de se cacher sous une montagne rose bonbon. Elle écouta attentivement Karen et pépia ce qu’elle désirait comme crème glacée (elles avaient continué de marcher et étaient arrivées devant le magasin concerné) soit deux boules (et le vendeur failli bien repeindre son comptoir en rouge avec l’hémoglobine qui menaçait de lui sortir du nez) à la gomme balloune (c’est un québécisme : regardez et instruisez-vous). Du sucre, du sucre et encore du sucre. Cornet gaufré avec bonbons, évidemment. Plutôt inoffensif, non? Non.


« Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec des peluches? Ça ne sauve pas le monde et ça ne protège pas du mal. On peut aller pour ton tailleur. De nouveaux vêtements me seraient plus pratiques aussi. Quelque chose de sombre, de sobre, de plus mature. Je veux dire, je suis habillée de style décontracté et les journalistes me regardent comme une adolescente. On a presque le même âge, Karen. C’est frustrant. »

Voilà précisément le problème. Une seconde, Atlee était douce, naïve, innocente, enfantine, la seconde, elle devenait sérieuse, presque morose et très certainement à des kilomètres de la Atlee  qu’on connaissait. Et naturellement, Atlee ne voulait pas parler de ce changement soudain d’attitude et n’avait aucun désir ou patience de s’attarder sur le sujet et si jamais on parvenait à lui faire dire quelque chose, elle finissait de mauvaise grâce par dire que c’était probablement un reste de l’influence de Gaia, la « personne » qu’elle était devenue après avoir été torturée par la Citizenry. Fait à noter cependant que ce n’était qu’avec Karen qu’elle refusait d’en parler et la raison était relativement facile à deviner : elle avait quand même failli assassiner sa meilleure amie, à l’époque, sous l’influence de la puissance extraterrestre la contrôlant.

« Il y a des jours où je me dis que je me suis écartée de ma voie. Quand je suis arrivée à la surface, je voulais sauver le monde, constamment, en tout temps. Et puis je me suis rendue compte qu’en vérité, vous, à la surface, l’héroïsme c’est plus un truc à temps partiel, en fait. Sortir, aller manger, aller danser… Au lieu de traquer le mal, vous attendez qu’il agisse et… OH! Regardes Karen! Un papillon! Il est vraiment joli! »

Et ce fut reparti pour un tour. Atlee, retombant automatiquement en mode joviale et naïve, entrainant dans son sillage une pauvre Power Girl qui ne pouvait que se demander quand cet ouragan d’affection et de bonne humeur allait cesser de causer des ravages involontaires autour d’elle, saignements de nez de la gent masculine inclus. Que voulez-vous. Atlee était et resterait toujours Atlee, quoi qu’on veuille y faire. Tant qu’elle serait entourée de ses amis, le monde n’aurait rien à craindre de la plus puissante géokinésiste qui soit. Mais si un jour elle venait à se retrouver seule… Ou pire, à perdre ceux qu’elle aimait… Elle avait expérimenté contre son gré les ténèbres. Mais aujourd’hui, rien à craindre, si ce n’est le ridicule. Car là où Atlee va, les incidents idiots suivent. C’est ce qui fait une partie de son charme, qu’on le veuille ou non…

Fin.
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Une virée magasinage normale, dans la théorie. Dans la pratique maintenant... (PV Power Girl) (Terminé)

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