Il était une fois: Le retour en piste de la marionnettiste (PV Diana Prince/Wonder Woman)

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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 5:40
Gateway City. La ville de Wonder Woman. Ou tout du moins, la ville présumée de Wonder Woman. Ce n’est pas un hasard si JTS Media Group y a une importante branche. Quand elle joue à l’humaine, un de ses alias les plus importants reste Jia Tessa Surits, la sino-américaine qui a su se tailler un empire médiatique. Elle est l’incarnation du succès et de la philanthropie et des généreuses donations et dont la disparition soudaine avait causé tout un émoi. La star montante du Fortune 500 qui se volatilise sans laisser de traces? Les rumeurs les plus folles avaient circulé sur le net et ailleurs et quand elle a annoncé son grand retour, les lettres de ses  fans ont inondé le hall de la réception et les boites de courriel se sont mises à déborder. Mettant le tout sur le dos d’une maladie rare qui l’a gardé clouée au lit, elle a su rassurer bien du monde…




Jia Tessa Surits, L’un des nombreux visages de la Reine des Fables


Et à inquiéter encore davantage ses détracteurs car rien ne semble exister tant pour confirmer que pour infirmer ce que Jia Tessa Surits prétend. Et quand on ne trouve rien c’est qu’en général il y a anguille sous roche. Ceci dit, quand la personne en question recommence à donner généreusement et à contribuer au bien-être général, se soucie-t-on vraiment du reste? Elle a promis de donner une réception au QG régional de JTS Media Group et les invitations sont ouvertes à tous. Il y a bien sûr un nombre limité de places et ce qui a pris tout le monde par surprise est que l’on choisit le montant de sa contribution, de un dollar à… Des milliers de dollars si tel est votre bon plaisir. À l’élite se mêle donc des gens ordinaires qui ont saisi la chance de venir voir leur idole en contribuant avec leurs maigres moyens sans se ruiner. Et ça, la presse en a fait ses choux gras.

L’élite a immédiatement protesté. Les gens importants se sont sentis froissés. Qui veut fréquenter le petit peuple? Mais Jia Tessa Surits refuse de plier. Bien évidemment, une invitation spéciale a été envoyée à Wonder Woman et au reste de la Justice League et pour tout dire à tous les héros appartenant à un groupe. Certes, en général ces importants personnages ne participent pas à ce genre d’événements mais vous imaginez bien le cruel manque de politesse derrière le fait de ne PAS inviter ceux qui sauvent le monde sur une base régulière? En fait, pour Tsaritsa, c’est une occasion en or pour rencontrer certaines personnes qui en d’autres circonstances chercheraient plutôt à l’arrêter et à la mettre derrière les barreaux voire à l’éliminer. Jia Tessa Surits n’étant qu’un personnage, elle n’est qu’un moyen de plus pour permettre à Tsaritsa de devenir encore plus puissante.

Ce soir, ce soir, elle va frapper un grand coup. Tout commence par quelque chose de simple, un grand buffet, de la musique et les invités qui se mêlent les uns aux autres tant bien que mal, l’élite d’un côté et le petit peuple de l’autre. Jia Tessa Surits va voir également l’un et l’autre sans faire de favoritisme et la rumeur circule qu’elle fera une importante annonce plus tard. De quoi peut-il bien s’agir? Quel est ce mystère qui est sur toutes les lèvres? Le plus amusant c’est que seul l’actuel président des États-Unis et invité sur la liste, mentionnons-le, Slade Wilson, pourrait savoir de quoi il s’agit, si tant est qu’il reconnaitrait Jia Tessa Surits pour qui elle est réellement. Il a connu brièvement Jane Smith qui faisait dans le trafic de substances dont des hallucinogènes. Rien n’est jamais fait au hasard quand il s’agit de Tsaritsa. Jamais au grand jamais.

Pour devenir plus forte, elle a besoin de l’imaginaire des gens. Et quoi de mieux pour se nourrir que de contaminer, d’infecter un si bel éventail de personnes qui ont tous des rêves et des peurs dont elle sera se faire un festin? Oh ce sera invisible et sans douleur. Et si quelqu’un venait à s’en rendre compte, qui irait accuser celle qui a payé de sa poche la contribution annuelle des États-Unis à l’ONU? Elle ne veut de mal à aucun de ces mortels. Loin de là. Elle a même un certain « faible » pour ces créatures si riches en imagination. Ceci étant dit, aux échecs, ce sont les pions que l’on sacrifie pour la reine… Et il s’avère qu’elle est la Reine des Fables… Mais pour le moment, les gens mangent, boivent, discutent et sont heureux. Dans plusieurs jours, voire des semaines ou des mois, quand elle mettra son plan en action, les graines de son génie auront déjà commencé à donner de belles racines bien profondes…


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MessagePosté le: Mar 17 Oct 2017 - 19:04
Il était une fois: le retour en piste de la marionettisteft. Tsaritsa

En tant que Wonder Woman, Diana était habituée à sillonner les cieux, à dégainer son épée et charger sur les plus imposants des monstres. Wonder Woman s’en prenait aux créatures d’autres univers et d’autres mondes, son lasso dans une main et son bouclier dans l’autre. Wonder Woman était une amazone : une guerrière par nature, les poings toujours serrés et les yeux à l’affût du moindre problème. Wonder Woman était aussi, avant tout, un membre de la Justice League. Mais son titre était également un produit des gros titres de la presse américaine. Diana n’était pas Wonder Woman. Ou, disons, qu’elle était plus que Wonder Woman. Elle ne se limitait pas à la vengeance mythique de Wonder Woman ou à sa ferveur au combat. Il y avait certains jours, cependant, où elle souhaitait que ce soit aussi simple. Elle aurait aimé pouvoir n’être que Wonder Woman. Ses devoirs se seraient limités à sauver le monde, encore et encore.

Mais avant d’être Wonder Woman, elle était Diana Prince. Et avant d’être Diana Prince, elle était Diana, fille d’Hyppolite, Princesse des Amazones et… Ambassadrice de Themyscira. Elle avait cherché ce titre d’elle-même, elle s’était battu pour avoir le droit d’aborder le costume traditionnel de l’amazone qui était envoyé dans le monde des humains. Elle n’avait aucune identité secrète, et pourtant, elle avait parfois l’impression qu’elle avait tellement de facettes d’elle-même à concilier qu’elle s’y perdait plus d’une fois. Son titre était venu avec des devoirs dont elle avait pleinement voulu, mais le monde des hommes lui était alors inconnu, et elle n’en connaissait pas les rouages. Cette Diana-là avait disparu depuis bien des années. Il ne restait qu’elle, et ce soir, obéissant aux ordres directs de sa mère, elle était bel et bien Diana Prince, Ambassadrice de Themyscira.

Elle savait que le reste de la League avait reçu le même carton d’invitation qu’elle, mais, contrairement à elle, ils n’étaient en aucun cas dans l’obligation d’assister à ce genre d’évènements. Des cartons d’invitations, ils en recevaient souvent, et en profusion : tout le monde voulait la Justice League à sa fête. Ils étaient un produit de consommation, un moyen de vendre, de faire parler. C’était un aspect que Diana n’avait jamais imaginé alors qu’elle était encore sur Themyscira, les yeux rivés sur l’horizon, mais maintenant qu’elle était là, elle n’avait d’autre choix que de courber la tête et accepter cette lourde tâche. Après tout, comme lui avait dit sa mère, le but de cette soirée était louable. Et elle prenait place à Gateway City. Le but des Amazones et de Themyscira était de se faire des alliés dans le monde des hommes, de prendre part à cette société, et non Diana, tu ne peux ignorer cette invitation.

Au moins, se consolait-elle, c’était pour une fois une femme qui l’avait invitée. Une femme dont le succès était complet et impressionnant, de ce qu’elle en savait. La salle était décorée avec une délicatesse que même elle ne pouvait renier. Elle avait fait ses recherches avant de venir et elle appréciait grandement les directions que prenaient la compagnie de Jia Tessa Surits, ainsi que l’accessibilité facile de ses soirées. C’était, en réalité, un vrai plaisir de rencontrer une des rares femmes qui se tenaient sur le devant de la scène de ce monde d’hommes.

Elle fit donc son entrée aussi discrètement que possible, vêtue d’une longue robe bleue dont le drapement n’était pas sans rappeler sa nature d’Amazone. Comme la tradition le voulait, elle portait également son épée dans son dos, la garde forgée par Héphaïstos s’arrêtant juste sous sa nuque. Elle était froide contre sa peau, mais sa présence était rassurante. Diana serait toujours plus guerrière qu’ambassadrice, et évoluer dans un tel environnement, entourée de tant de gens qui la regardaient différemment de quand elle était en costume de Wonder Woman, la perturbait presque.

Mais elle prit une profonde inspiration, haussa le menton et redressa la tête, son port naturelle l’aidant à renforcer sa présence. Que ça lui plaise ou non, elle était là. Diana, Diana Prince, Wonder Woman, elle était entièrement là. Et il était temps de passer à l’action et de saluer l’organisatrice de bal de charité.

« Jia Tessa Surits, » salua-t-elle quand elle arriva près de cette dernière, qui était sur le point de quitter le groupe avec lequel elle avait été plongée dans une discussion quelques instants auparavant. Son visage était fin, gracieux, et ses yeux brillaient d’excitation et d’anticipation. Diana ne put s’empêcher un petit sourire alors qu’elle inclinait la tête pour saluer son hôte. Sa mère n’avait pas tort : c’était, après tout, une cause des plus louables, et sa créatrice semblait y croire dur comme fer elle aussi.

« Diana Prince, Princesse des Amazones et Ambassadrice de Themyscira, » se présenta-t-elle. « La Reine Hyppolite vous remercie pour votre invitation, et souhaite participer à votre effort. J’ai le plaisir de joindre à votre cause quelques artefacts amazones qui devraient vous aider à soulever les fonds nécessaires à votre projet. »
.


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MessagePosté le: Mar 17 Oct 2017 - 20:36
« Wonder Woman! Un modèle pour tant de jeunes filles et de jeunes femmes de notre siècle. Votre présence ici ce soir m’honore. J’avais anticipé que vous amèneriez certains accessoires de mode et avait avisé la sécurité en conséquence. Sur ce point je suis des plus obstinées : pour moi, la plume sera toujours plus puissante que l’épée! Et je vous en prie, appelez-moi Jia. C’est bien plus simple. »

Ceux qui connaissent la Reine des Fables sont habitués à sa nature froide et calculatrice et à sa peau blanche, pâle comme la mort, comme l’extension de la glace semblant constituer son cœur. Qu’elle puisse incarner avec autant de brio un personnage comme Jia Tessa Surits, chaleureuse, bienveillante, idéaliste et même drôle… Non personne ne pourrait raisonnablement s’attendre à une attitude aux extrêmes de ce qu’elle semblait être fondamentalement. Et pourtant elle est là, devant Wonder Woman, elle la regarde droit dans les yeux, lui serre la main et la supercherie n’est même pas suspectée. Pourquoi? Parce que quand Tsaritsa joue un personnage, elle devient ce personnage, avec ses souvenirs et le reste. Un serveur passe à proximité et la sino américaine lui fait signe de s’approcher et prend deux coupes. Une pour elle et une pour Wonder Woman.

Surprise, surprise, pas d’alcool. Se substituant aux vins, champagnes et autres breuvages typiques de ce genre d’occasion, ce soit plutôt des cocktails fruités, certains légèrement gazéifiés qui sont servis. Anticipant la question de l’Amazone, elle explique que dans sa vision des choses, une réception mondaine peut voir la venue des enfants des invités et que d’exposer de jeunes gens à l’alcool est contre ses principes. Oh certes, ajoute-t-elle, la presse a critiqué à grand bruit la chose, y compris certains journalistes à son emploi, note-t-elle en souriant mais… Comme elle l’a prouvé à plus d’une reprise, Jia Tessa Surits ne cède pas à la pression populaire. Elle porte un toast à l’Amazone et au travail colossal qu’elle fait au quotidien avant d’être dérangée de façon fort impolie par un autre invité. Milton Hart, un « rival » en affaire. Un misogyne de la pire espèce d’ailleurs.

Milton, quelle bonne surprise, commence Tsaritsa. L’homme, visiblement en état d’ébriété, commence à insulter la sino-américaine sur son audace de l’avoir invité à sa réception et qu’on ne peut pas le corrompre, que son journal va la dénoncer comme l’idiote écervelée qu’elle est, que la place des femmes est à la maison… Cette rhétorique d’un autre siècle, Jia Tessa Surits ne l’a que trop entendu de la part de cet homme. D’où son expression amusée et son absence de commentaires. Jusqu’à ce que le grotesque individu pousse le bouchon trop loin et insulte Wonder Woman. Laissez le monde aux hommes, maudite bonne femme et retournez sur votre île de lesbiennes nourries aux anabolisants. Le sourire de Jia Tessa Surits se modifie légèrement et ses rivaux en affaire reconnaissent immédiatement le signe indiquant qu’elle vient de jeter les gants.


« Mon cher Milton, dites-moi… Vous dites qu’il faut laisser le monde aux hommes. Je présume donc que vous seriez prêts à prendre les armes dans la seconde pour défendre votre pays, non? Ah… Vous êtes trop vieux. Pourtant cher rival, vous avez publié le quatorze avril dernier qu’un vrai patriote est un soldat du berceau à la tombe. Interviewé en février de la même année, vous vous êtes défini comme un patriote modèle.

En 2015, vous avez dit avoir fait la guerre dans votre jeune temps. West Point, même. Or j’ai contacté West Point. Ils se souviennent très bien de vous. Vous vous êtes pointé complètement ivre avec une candidature couverte de taches de vin rouge… Après avoir embouti votre véhicule dans la voiture de fonction d’un général en visite. D’accord, d’accord, je vois à vos insultes et à votre agitation que vous attendez une conclusion.

Vous êtes un hypocrite de la pire espèce, un mythomane et une relique d’un monde heureusement révolu. Maintenant, si vous ne voulez pas vous excuser à Wonder Woman pour ce que vous avez dit, libre à vous. Monsieur Collins? Contactez mes avocats je vous prie. Dites-leur qu’ils vont croiser le fer avec ceux de monsieur Hart. Cette fois Milton, vous êtes allé trop loin. Et maintenant si vous voulez bien m’excuser… »


Une performance magistrale. Jamais Jia Tessa Surits n’a haussé le ton. Jamais son sourire n’a quitté son visage et il est clair que cette petite performance improvisée l’a grandement amusée. Elle reçoit même des applaudissements de la part de certains invités. Quand la magnat des médias entre dans l’arène, elle n’utilise pas les insultes et ses « attaques personnelles » ne sont qu’exposer des faits avérés. Il est presque comique de voir que c’est une femme « ordinaire » qui se porte à la défense d’une Amazone qui aurait très bien pu prendre soin d’elle mais Wonder Woman est son invitée, pas un sujet de ridicule parce que certains sont incapables d’accepter que le monde change. Intérieurement, Tsaritsa sourit. Qu’aurait pensé la princesse de Themyscira si elle avait su qui venait de se lever pour elle alors qu’en général elles se combattent?

Incitant Wonder Woman à la suivre, Jia Tessa introduit l’Amazone à un certain nombre d’invités, certains appartenant à l’élite, d’autres au commun des mortels. Elle ne fait aucune distinction entre les deux. Une attitude qui irrite profondément ceux qui se croient supérieurs au « petit peuple » mais bon, elle a accepté depuis longtemps d’être une figure controversée. Est-ce qu’elle cherche à impressionner sa convive? Non. Elle veut simplement lui permettre de rencontrer toute sorte de gens. Qui aurait pu croire, par exemple, que cet ouvrier de chantier, père de trois enfants, puisse avoir une telle passion pour le cinéma de répertoire? Ou que cette cadre supérieure d’une entreprise pharmaceutique a écrit une dizaine de poème pour vulgariser certains procédés scientifiques? Le monde est bien plus que juste le combat des héros contre les méchants.

La culture est autant une arme qu’un bouclier. L’art sert à exprimer quelque chose. À véhiculer des idées, des idéaux. Et JTS Media Group a toujours voulu offrir la possibilité au plus grand nombre de personnes possibles d’avoir accès au matériel dont sont faits les rêves soit un support pour y coucher ses idées ou juste pour s’évader. Cette petite tournée des invités se termine dans un petit jardin intérieur, pensé pour permettre aux employés d’avoir un endroit pour se détendre même en plein hiver quand il fait des moins quelque chose. La Reine des Fables veut favoriser la prolifération des esprits créatifs et tous les moyens sont bons pour ce faire. Même si c’est aussi simple que de planter quelques arbres et installer un grand banc de pierre pour admirer la vue. Si ça fonctionne… C’est alors un investissement et non plus une dépense. Simple. Logique. Efficace.


« Je ne vous ai pas remercié pour votre proposition de donation tout à l’heure car j’attendais que nous ayons un peu plus de… Solitude. Votre geste me touche, soyez en assuré mais je me vois mal accepter. Vous dites artefacts. Ce sont donc des parties de votre culture. Il est absolument impensable pour moi de considérer revendre de tels objets. Au mieux, si JTS Media Group créait et finançait un musée pour les exposer je ne dis pas mais… »


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MessagePosté le: Jeu 19 Oct 2017 - 0:06
Il était une fois: le retour en piste de la marionettisteft. Tsaritsa

A chaque instant qui passait, l’hôte du bal détendait un peu plus Diana qui sentait sa soirée glisser du devoir aux loisirs. Elle écoutait avec intérêt ce que la jeune femme avait à lui dire, hochait la tête avec compréhension et approbation quand elle parlait de l’alcool et des jeunes gens qui pouvaient être présents à sa soirée. C’était une femme étrange qu’elle rencontrait ce soir-là, une femme qui, en plus de s’être élevée au-dessus des dogmes patriarcaux de ce monde fait pour les hommes, posait sur ce qui l’entourait un regard sincèrement bon et considéré. Elle se mouvait dans la salle avec grâce et douceur, mais aussi avec également beaucoup d’attention. Ses hanches ondulaient et son corps tournoyait pour éviter toute collision possible avec ses invités, et ses yeux ne cessaient de pétiller et d’accueillir quiconque se tournait vers elle avec chaleur et amitié. Diana était plus que ravie de constater qu’une telle personnalité avait choisi Gateway City pour ses bureaux centraux. La ville était déjà un joyau de la culture et des arts, mais si elle était en plus menée et tirée en avant par d’autres femmes du même cran que Jia Tessa, alors Gateway City irait sans aucun doute bien loin.

Diana était sur le point d’avaler une gorgée de son cocktail fruité aux accents de rose après le toast élogieux de sa locutrice quand un homme vint se frotter à elles. Vêtu richement, il posa sur elles un regard profondément dédaigneux et condescendant, un regard que Diana avait déjà vu des centaines de fois depuis son arrivée dans ce monde. Elle en avait été choquée au début, outrée puis horrifiée. La plus grande des injustices de ce monde pourtant si vaste et si beau était l’inégalité, et les fondements faits de privilèges sur lequel il était bâti.

Le poids de son épée contre son dos se fit soudain plus appuyé et insista, et Diana s’imagina l’espace d’un instant refermer son poing autour de la garde familière. Aussi tentante que l’image puisse être, elle était invitée ici, en tant que Diana Prince, en tant que représentatrice de Themyscira. Si elle aurait facilement pu faire l’erreur quelques années auparavant, elle avait désormais gagné en maturité. Ca ne l’empêcha pas de penser à son lasso, soigneusement enroulé autour de sa taille, sous sa robe. Oh, les vérités qu’elle pourrait faire dévoiler à ce monstre…

Elle n’en fit rien cependant. Non pas parce qu’elle jugea préférable de rester immobile, mais plutôt parce Jia Tessa se lança à l’assaut avant elle. Ses attaques étaient verbales, mais détachées et imparables. Diana vit avec grand plaisir le visage de l’homme se décomposer, passer du blanc au gris et terminer sur un vert maladif. Son lasso de vérité était toujours caché sous le tissu léger de sa robe, mais ça n’empêchait pas la vérité de fuser. Et elle sortait tout droit de la bouche de son hôte.

Jia Tessa la pressa de venir à sa suite une fois ce petit… problème réglé, et Diana ne discuta pas. Elle s’arrêta malgré tout près du dénommé Milton et enfonça son regard dans celui, fuyant, de l’homme humilié.

« Vous pensez tout savoir, » susurra-t-elle. « Vous pensez sincèrement que votre valeur est largement supérieure à la sienne, mais vous avez tort. Vous avez simplement peur, peur de voir une femme arrêter de faire semblant d’être plus faible que vous. » Elle esquissa un petit sourire. « Il va pourtant falloir vous y habituer. »

La fin de sa phrase se perdit dans le brouhaha de la soirée qui battait son plein autour d’eux, mais Milton la saisit parfaitement. Il n’osa même pas relever les yeux vers Diana qui, satisfaite, se détourna finalement pour s’engager à la suite de Jia Tessa, jusqu’à un endroit plus calme. Diana ne put s’empêcher un sourire surpris à la vue de ce petit coin de nature perdu entre le béton et le verre. Elle leva les yeux vers les arbres qui projetaient leurs ombres au sol et savoura avec plaisir le calme qui s’offrait à elles.

Jia Tessa prit la parole et la tira de ses pensées. Sa politesse était toujours aussi exemplaire et son regard tellement honnête qu’il en paraissait surréaliste.

« Les Amazones ne sont pas seulement un peuple de guerrières, Jia. Nous avons parmi nous nombreuses artisans et artistes qui vivent de leurs créations. Notre culture n’est pas morte, bien au contraire. Mes sœurs seraient horrifiées de savoir que leurs œuvres restent enfermées derrière des vitres, là où elles n’ont aucune utilité. Je réitère mon offre : Themyscira souhaite se joindre à votre cause et il s’agit là de notre participation. »

Elle sourit un peu plus et désigna la salle dans leur dos d’un léger signe de tête.

« Vous êtes un modèle pour les femmes de ce monde, d’autant par votre succès que votre mentalité. Si nous pouvons, d’une façon ou d’une autre, aider à votre entendre votre message, alors nous en serons plus que ravies. »

Elle marqua une pause avant de reprendre, d’un air plus sérieux, son sourire envolé et remplacé par la dureté.

« Je vous remercie d’avoir pris ma défense face à cet homme, et je vous remercie de l’avoir fait comme vous l’avez fait. Les inégalités et injustices auxquelles les femmes de ce monde doivent faire face continuent de m’horrifier. »

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MessagePosté le: Jeu 19 Oct 2017 - 4:48
[justify]Jia Tessa Surits regarde Wonder Woman avec attention. On s’attendrait à un regard condescendant ou blasé d’une PDG d’entreprise aussi influente mais il n’en est rien. Non seulement elle est attentive mais son expression faciale change, prouvant ainsi qu’elle réfléchit, qu’elle ne fait pas que faire des mimiques maintes fois pratiquées pour donner l’impression d’être intéressée. Pendant un moment, son regard se fait même lointain avant de se porter de nouveau sur l’Amazone et un sourire espiègle se dessine sur son visage. Dans le langage non verbal de la sino-américaine, cela veut dire qu’elle vient d’avoir une idée… Non conventionnelle… Et que la presse risque ENCORE de faire couler de l’encre inutilement sur une décision sur laquelle elle ne reviendra pas. Il y a toujours de la place pour l’innovation, après tout, c’est une vérité, un fait.

« Expliqué sous cet angle, j’accepte votre donation et JTS Media Group organisera une vente aux enchères… Mais la liste de participants sera interdite à ceux accusés ou suspectés d’actes misogynes, racistes ou discriminatoires. Je me rendrais coupable d’un crime culturel si un artefact amazone finissait entre les mains de gens comme Milton Hart. La presse mondaine va D-É-T-E-S-T-E-R... »

Il est évident que Jia Tessa s’amuse. Elle a une réputation d’anticonformiste et alors que certains s’en serviraient de façon honteuse comme publicité, elle, par contraste, pense ce qu’elle dit, désire faire ce qu’elle laisse entendre. Appuyant sur une broche qu’elle porte sur ses habits à la coupe et au style très masculin (de quoi donner des bouffées de colère à Milton Hart), ce qui n’a pas sans rappeler les combadges dans Star Trek, elle contacte une de ses assistantes, lui demandant de vérifier avec le département juridique ainsi que la comptabilité pour organiser l’événement. JTS Media Group tente de se rapprocher d’une politique d’emploi à 50 -50, autant d’hommes que de femmes mais même en ce XXIème siècle, malheureusement, une égalité parfaite et à talent égal n’est pas encore possible. Ceci dit, on peut quand même être un modèle.

Il serait irresponsable de faire passer les chiffres avant la compétence, après tout. Mais bon, ce qui importe c’est que le don de Themyscira sera mis à bon usage et que naturellement, Wonder Woman sera l’invitée d’honneur de cet événement… Si son temps le lui permet, évidemment. Sauver le monde a le don de venir ruiner vos plans, n’est-ce pas? Profitant de ce moment de calme, Jia Tessa explique sa vision des choses quant à la question homme / femme et ses efforts faits pour donner une chance égale à tous. Saviez-vous, dit-elle, que JTS Media Group emploie un pourcentage intéressant d’autodidactes? Que sont les diplômes si ce ne sont que des bouts de papiers brandis pour flatter des egos surdimensionnés? Elle est en train de régaler l’Amazone d’anecdotes quand soudainement, son visage devient un masque de douleur et elle s’effondre d’un coup…

Ou presque, rattrapée in extremis par Wonder Woman qui l’aide à s’asseoir car c’est bien connu, Jia Tessa Surits est une grande utilisatrice de la gestuelle quand elle parle donc elle s’était levée pour raconter toutes ces choses. Quelques instants plus tard, un agent de sécurité et une femme en sarrau arrivent par un ascenseur non loin mais la PDG de JTS Media Group lève une main ferme pour indiquer que tout va bien. Elle a le teint pâle et une fine couche de sueur est présente sur son front mais autrement, elle semble hors de danger. La femme en sarrau s’entretient en mandarin avec Jia Tessa, lui recommandant de se retirer, quitte à mettre fin à cette soirée et la sino-américaine refuse catégoriquement. Malgré l’insistance de son médecin, elle refuse de plier. C’est qu’elle peut être obstinée quand elle le désire. Elle parvient à esquisser un fin sourire.


« Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous inquiéter. Comme il a été mentionné dans les journaux, j’ai été absente pendant un moment pour cause de santé et bien que je sois guérie, parfois c’est comme… Une sorte de douleur résiduelle. Et vous deux, je veux voir des sourires sur vos visages, c’est un ordre. Je vais bien. Et puis je suis orgueilleuse. Vous imaginez ce que dirait Milton si je devais me retirer! »

Mais c’est qu’elle se permet même de rire malgré ce qui vient d’arriver. La médecin et l’agent de sécurité s’éclipsent, retournant… D’où ils sont venus, laissant Wonder Woman et Jia Tessa seules pour encore un moment et pour prouver que tout va bien, la sino-américaine régale l’Amazone de plusieurs anecdotes comiques où elle a montré qu’elle n’était pas juste un joli visage jouant à la femme d’affaire. Une chose est sûre : quand elle a dit plus tôt que la plume est plus puissante que l’épée… Elle a une langue acérée que devrait même redouter l’homme d’acier lui-même : elle manie les mots avec la précision du scalpel d’un chirurgien. Jamais elle ne le fait pour humilier par méchanceté. Pour faire redescendre sur Terre les arrogants par contre… Pas de pitié pour les mécréants. Et elle y prend un grand plaisir par-dessus le marché. Oh oui!

« … Et alors il me dit : vos vêtements sont de style masculin, soit vous reconnaissez votre infériorité en tant que femme, soit vous êtes lesbienne. Alors, et rappelez-vous que nous sommes à la télévision nationale, je lui réponds : c’est amusant que vous disiez une telle chose, ce n’est pas moi qui organise des mardis travestis avec mon épouse. Vous devriez vraiment faire attention à qui vous envoyez vos courriels…

Imaginez-vous que je connais bien sa femme, elle travaille pour un grand restaurant dont je vous donnerai l’adresse. Ils font un filet de veau parmigiana à tomber par terre! Un midi que j’étais là, elle me disait qu’elle ne comprenait pas pourquoi son mari lui avait envoyé un courriel d’insulte, surtout qu’il la traitait de lesbienne mal baisée. C’est là que j’ai compris d’où venait ce message qui trônait dans ma boite de pourriels! »


L’incident est réel. Tsaritsa l’a causé. Manipuler les esprits est une de ses spécialités, après tout. Voilà pourquoi elle est si dangereuse : il est impossible de dissocier le vrai du faux car le faux est plus vrai que vrai avec elle. Jia Tessa Surits n’existe pas et pourtant elle est là, devant Wonder Woman, avec les mêmes réactions qu’un être humain de chair et de sang. Les gens travaillant pour elle ne sont pas tous sous son contrôle, la plupart ne sont même pas manipulés et ils jureraient devant un tribunal de l’authenticité de leur patronne. Et puis bon, pour le moment, Diana est entre de bonnes mains car la Reine des Fables, bien que son ennemie, n’a nullement l’intention de lui faire du mal. L’invitation a été faite de bonne foi et elle considère la chose comme une sorte de… Trêve. Qui peut savoir ce qui se passe dans cet esprit d’un autre monde…[justify]


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MessagePosté le: Aujourd'hui à 0:21
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L’idée de la jeune femme fit sourire Diana, mais un sourire presque calculateur et approbateur. Bien que messagère de paix et d’égalité, elle nourrissait une colère probablement indomptable contre ceux qui persécutaient, ou commettaient les crimes mentionnés par Jia Tessa. Elle apprécia grandement la proposition de la jeune femme en face d’elle, et y vit le respect pour son peuple et pour leurs croyances, mais aussi de la propre opinion de la jeune femme d’affaire. Il était rare de rencontrer une personne aux idéaux si forts et si nets qu’il n’y avait pas de zones grises ou de compromis possibles. A dire vrai, l’expérience était presque surréaliste pour Diana, comme tout droit sortie d’un rêve.

« Si je peux me permettre une suggestion, pourquoi ne pas faire aussi l’impasse sur quiconque aurait un rapport avec la maltraitance d’animaux. »

Jia Tessa sembla s’enjailler de cette idée, et il ne lui en fallut pas plus pour se lancer dans une ribambelle de sujets de conversation qui avait plus ou moins un rapport avec le sujet. C’était une femme passionnée, au visage expressif et chaleureux, qui semblait avoir bien trop de choses à dire pour se laisser prendre de court par une seconde de silence. Diana partageait sa conversation avec plaisir, répondant quand elle le pouvait, hochant de la tête le reste du temps. Jia Tessa naviguait entre les thèmes, les blagues et le sérieux avec une aisance qui défiait toute concurrence. Malgré le fait qu’elle ait quitté Themyscira des années de cela ne faisait pas d’elle un membre à part entière de ce monde qu’elle continuait parfois à ne pas comprendre, mais Jia Tessa était tellement … particulière. Diana se surprit à rêvasser de ce qu’il se passerait si elle amenait cette dernière à sa mère. La femme d’affaires semblait être un pont idéal pour les Amazones encore perdue par ce monde, mais qui souhaitaient malgré tout le comprendre. Si seulement… mais Themyscira était un endroit sacré. Diana ne pouvait forcer ses sœurs à faire le premier pas si elles ne voulaient pas. Elle ne comprenait que trop bien.

Jia Tessa s’interrompit au tournant d’une nouvelle anecdote, et son expression normalement si ouverte, se ferma dans un spasme musculaire. Diana réagit au quart de tour. Elle bondit alors que Jia Tessa sombrait et rattrapa cette dernière d’une prise ferme mais délicate. Inquiète, elle se leva immédiatement et installa la jeune femme sur le banc de pierre sur lequel elle avait été assise jusque-là. Jia Tessa n’était pas inconsciente, mais son teint légèrement hâlé avait laissé place à une pâleur presque morbide et son regard, jusqu’ici si vivant, était voilé. Son malaise n’était pas passé inaperçu, puisqu’un agent de sécurité et une femme que Diana identifia comme un docteur, se précipitèrent immédiatement vers elles. Elle comprit immédiatement que, pour qu’une équipe soit mise en place dans l’éventualité d’une telle urgence, Jia Tessa avait probablement déjà souffert de signes avant-coureurs.

Diana s’écarta respectueusement alors que son hôte s’engageait dans une conversation en mandarin avec son personnel médical. Elle n’intervint pas, mais suivit l’échange malgré tout. En tant qu’Amazone, elle parlait toute langue connue sur Terre. Apparemment, le docteur voulait absolument que Jia Tessa se retire, mais cette dernière était, au mieux, déterminée, au pire, têtue.

Diana se rapprocha quand le médecin et l’agent de sécurité, gentiment congédiés, s’éloignèrent.

« Ne vous excusez-pas, je vous en prie, » dit-elle. « Si vous êtes encore affaiblie par la maladie, peut-être devriez-vous songer à vous retirer. Ne laissez pas ce porc dicter votre comportement, surtout si vous êtes souffrante. »

Mais Jia Tessa écarta rapidement l’idée d’un geste presque désapprobateur, et il ne lui fallut pas longtemps pour reprendre ses récits. Elle enchaînait les anecdotes avec insouciance et amusement, mais Diana nota que l’agent de sécurité et le docteure étaient restés malgré tout non loin. Mais la jeune femme semblait être repartie, comme si de rien n’était. Elle racontait sa dernière histoire avec tout autant de gestuelle et de malice dans son regard, si bien que Diana se laissa aspirée par le récit et suivit la conclusion avec un éclat de rire sincère. Son regard croisa celui de Jia Tessa et elle secoua doucement la tête, amusée.

« Vous êtes une femme spéciale, » répondit-elle. « Ce que vous faites, la personne que vous êtes… Vous méritez votre succès, et j’espère qu’il ne disparaîtra pas de sitôt. Vous vous êtes faites une alliée ce soir, Jia Tessa. Si vous avez un jour besoin d’aide, sachez que l’Ambassade de Themyscira ouvrira toujours ses portes pour vous. » Elle marqua une pause, et rajouta d’un air malicieux. « Vous n’avez qu’à dire que Diana se porte garant pour vous. »

Son regard se fit plus sérieux, presque cérémonieux.

« C’est un plaisir de faire votre connaissance. »


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Il était une fois: Le retour en piste de la marionnettiste (PV Diana Prince/Wonder Woman)

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