Il était une fois: Le retour de la miraculeuse miraculée (PV Cassandra Cain) (Terminé)

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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 5:40
Gotham brûle. Certains diront que ce n’est pas nouveau. Dans une ville où la violence et le crime sont aussi naturels que l’air et l’eau, il y aura toujours quelqu’un pour semer le chaos. C’est une guerre de tous les instants avec plus de perdants que de gagnants. Ceci étant dit, ce soir Gotham brûle à cause d’une personne. Hope. Celle qui accompli des miracles, celle qui redonne espoir à ceux qui n’en ont plus, celle qui a été kidnappée, séquestrée et probablement abusée… Ses fidèles, car bien malgré elle, elle s’est retrouvé avec un culte autour d’elle, veulent du sang, réclament vengeance pour leur idole. Et parfois, malgré toute la bonté de votre être, vous ne parvenez pas à stopper la foule enragée et le zèle de vos partisans. Elle aura bien essayé de leur livrer un message de paix mais l’être humain n’est pas réputé pour sa capacité d’écoute.




Hope, Celle qui donne l'espoir... Et qui le reprend avec les intérêts


En vérité, tout ceci est faux. Hope, comme Jia Tessa Surits et feu Jane Smith sont toutes des constructions inventées de toute pièce par celle qui tire réellement les ficelles : Tsaritsa, la Reine des Fables. Que Gotham brûle l’arrange car elle a subtilement aiguillonné la foule vers certains commerces, entrepôts, propriétés et autres qui cachent des vestiges d’expériences passées. Au milieu de tout ce chaos, qui pourrait faire des liens qui n’existent pas, en apparence? Et naturellement, les criminels qui sont à l’origine de son enlèvement sont de pauvres victimes manipulées depuis le début, avec des souvenirs implantés, des êtres humains dont on a réécrit l’esprit pour servir une nouvelle maitresse. On ne peut raisonner avec eux et ils ne se rendront pas, préférant se donner la mort. Pas de témoins gênants, pas de risques de se retrouver avec des gens qui parlent.

Hope n’est pas en meilleure posture. Assiégée dans une église abandonnée (comme si un quelconque dieu veillait encore sur Gotham), elle tente de dialoguer avec ces criminels qui tentent de la forcer à sortir et qui menacent de mettre le feu au bâtiment. Parfaits. Ils sont parfaits. Et si par malheur son personnage venait à mourir, alors Hope deviendrait une martyr et Tsaritsa pourrait capitaliser sur la chose. Des mois qu’elle a été mise hors course par ce maudit assassin envoyé d’un royaume qu’elle a juré de reprendre par la force. Il est temps de reprendre le travail où elle l’a laissé. En tant que Reine des Fables, son regain d’intérêt pour le Network porte ses fruits. En tant que Jia Tessa Surits, son empire médiatique est plus fort que jamais. Jane Smith a malgré tout produit des résultats intéressants… Surtout si on considère que Slade Wilson est maintenant président.

Il reste à capitaliser sur Hope et c’est bien ce qu’elle compte faire ce soir. Pas de cette damnée pseudo journaliste et ses questions idiotes et si un super héros ou une super héroïne venait à intervenir, ce ne serait que jouer davantage son jeu. Plus de visibilité veut dire plus de fidèles. Plus de fidèles veut dire un plus grand bassin pour trouver des fanatiques. Ultimement, tous ces fanatiques peuvent être convertis en rêveur et permettre à Tsaritsa de rester éternellement présente sur Terre, comment autant de petits phylactères vivants pour garder en « non vie » une puissante liche. Vraiment, le folklore des humains lui aura inspiré de superbes idées. Elle leur en doit plus qu’elle ne voudra jamais l’admettre, c’est une certitude des plus absolues. C’est pour cette raison que leur monde ne fait pas partie de sa liste de conquête. Au mieux, un vassal.

Le premier projectile incendiaire, un cocktail molotov, vient briser une des fenêtres de l’église abandonnée et la panique gagne rapidement ses fidèles autant que l’envie d’en découdre. Un bain de sang. Un tas de cadavres morts pour protéger une jeune femme. La rescapée de l’apocalypse, de l’enfer de la cruauté des humains. Oh qu’elle va capitaliser sur le carnage à venir. Quand Tsaritsa planifie, elle planifie en grand. Et elle s’assure toujours de penser à tout. On ne survit pas en exil sans un minimum d’ingéniosité, C’est une évidence. Aurait-elle pu choisir meilleur endroit que Gotham pour son grand retour? Non, certainement pas. Trois retours distincts. Trois personnages. Un seul plan. Et le plus beau dans tout cela : personne pour trouver le fil rouge ou découvrir le pot aux roses. Quand ils le réaliseront… Elle sera au moins rendue à la phase deux du plan…


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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 13:54
Il y avait quelque chose de pourri au Royaume de Gotham.

Cela sentait le roussi, d'un point de vue factuel comme d'un point de vue métaphorique.

Avoir renoncé à une carrière véritablement héroïque était une chose, mais être une victime anonyme de plus de l'effet du témoin en était une autre ... Et dans les faits, si chaque spectateur innocent de la scène cherchait à se dédouaner intérieurement en espérant que quelqu'un ou quelque chose vienne mettre un point d'arrêt à la folie intrinsèque que représentait un pogrom sur le territoire américain, c'était que les raisons pour espérer n'étaient pas si farfelus : n'était-on pas dans la cité du Batman ? Dans l'antre des Chauves-Souris ? N'était-on pas là où la peur ne frappait pas seulement les citoyens, mais chacun des individus malintentionnés de la métropole gothamite ? Gotham était une cité où l'on ne domptait pas les ténèbres, c'était une cité où les ténèbres venaient s'ancrer en vous, vous dominer. Gotham vous prenait et vous recrachait, différent.

Et ceux qui étaient sortis des ténèbres en étaient irrémédiablement changés. Qu'ils fuient, qu'ils éclairent le chemin des autres ou qu'ils retournent parmi les ténèbres pour devenir les créatures que redoutaient les créatures, ils étaient changés.

Et la veille de certains poussaient les autres dans une complaisance plus facile à vivre.

" Incendie dans l'église. Angle de Northberg et Lassiter. " déclara Cassandra d'une voix monocorde dans son téléphone à l'opératrice du 911, après avoir regardé les deux panneaux de rue et déchiffré leur contenu.

Elle était arrivé en vue de la scène sur sa moto. Elle avait eu quelque courses à faire, tant qu'elle était à Gotham. Des babioles ... Mais voilà, Gotham vous aspirait. Gotham ne vous oubliait jamais. Batgirl elle avait été, et de Batgirl Gotham se souvenait. Oh, pas de Bat-signal, pas de grand braquage, juste une scène de folie collective qui voulait que l'on brûle des lieux de cultes reconvertis. Cassandra se fichait bien des idéaux de tel ou tel parti : Cassandra venait simplement s'assurer qu'il n'y aurait pas de victimes. Elle ne pouvait résoudre la gangrène purulente qui rongeait Gotham, ni même le cancer ou la faim dans le monde - pour ce qui était d'objectifs plus crédibles -, mais elle pouvait traiter les symptômes quand elle y était confrontée.

Elle le devait.

Ce n'était plus une affaire de Super-Héros ou de Super-Vilains. Plus une affaire de crime ou de punition. C'était une affaire de ... "citoyenne concernée".

Cassandra arrêta sa Ducati Monster à quelques mètres de la foule, déploya la béquille d'un coup de pied et s'avança vers la foule de pyromanes en retirant son casque.

Et pis, pour bien montrer à quel point elle avait changé, à quel point elle n'était plus l'absurde monument de violence et de terreur que la réputation du Batman avait inspiré, elle ne se cacha pas. Pas de masque, pas de costume. Un simple blouson de cuir et le pantalon qui allait avec.

Et ce que l'on pouvait nommer avec humour (noir) une "télécommande à crétins" sortie de sous le manteau. Une télécommande pointée dans la direction des plus remontés.

" Rentrez chez vous ou je m'énerve. " déclara prosaïquement l'ancienne Batgirl, avec un pistolet en joue dans une démarche qui trahissait une tradition d'usage plus proche des Marines que du Tiny Rascal Gang.

Le pistolet était là le piège. Voir une jeune motarde, même résolue, même asiatique, menacer une foule, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus crédible. Rajoutez à cela que Cassandra n'était pas une oratrice de renom, et espérer la voir disperser la foule par la seule force de ses convictions rentrait dès lors dans la catégorie des songes de doux-dingues. Heureusement, Cassandra avait trouvé la solution à ses problèmes, qui ne se trouvait pas dans les manuscrits des moines à l'origine de la Feuille Tombante - bien trop directe - mais dans les thèses de rhétoriciens américains de renom comme Samuel Colt, celui qui, après la création de l'homme par Dieu, les avait soit-disant, "tous rendus égaux".

Une thèse pareille restait sujette à caution, toujours était-il que l'on prenait plus au sérieux une jeune femme qui demandait à une foule de se disperser avec une arme à feu que sans rien.

Et si cela ne suffisait pas, et bien, il faudrait passer au discours bien plus gestuelle de la Feuille Tombante. Ironique, quand l'on y pensait, que le plus efficace moyen que Cassandra pouvait imaginer pour calmer une foule belliqueuse ne nécessitait aucune arme.
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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 15:38
« Mes amis! Mes amis je vous en prie! Cessez cette folie! Ne répondez pas à la violence par la violence! Oui, j’ai été enlevée, séquestré et on m’a fait du mal mais la voie que vous choisissez ne peut qu’engendrer plus de mal et de douleur! Mon message N’en a jamais été un de vengeance mais bien un message d’espoir! Le temps guéri de la plupart des blessures. Ne le perdez pas sur des chimères! »

À l’extérieur, ceux qui ont enlevé Hope et leurs « potes ». Aux portes, les éléments les plus radicaux de la chef de culte malgré elle. Au-delà, un nouveau joueur. Plutôt, une nouvelle joueuse qui tente de disperser la foule. Un geste noble mais la nature humaine fait que l’effet de groupe rend stupide et si le niveau d’intelligence rase déjà les pâquerettes… Non. La foule ne se dispersera pas. Pour deux raisons : la nature humaine, d’une part et parce que Tsaritsa ne le veut pas d’autre part. Voilà un moment qu’elle cherche à « épurer » son culte et voilà une occasion parfaite de le faire. Dès le premier cocktail molotov, les esprits se sont échauffés et finalement, ce qui devait arriver arriva : les portes de l’église s’ouvre et les défenseurs sur zélés se ruent à la rencontre des « envahisseurs » pour une mêlée sanglante. Sanglante, est-ce le bon terme? Oh oui.

Quand on considère ce que Gotham fait aux gens… On a souvent tendance à oublier que l’être humain, malgré ses grands airs, est un animal. Un prédateur. Il est capable du meilleur et du pire. Mais Gotham a ce don de siphonner tout ce qui est bon et de le remplacer par du poison. Ajoutez à cela une manipulatrice experte capable de « miracles » et vous avez là tous les ingrédients pour que ce soit particulièrement horrible. C’est important d’entretenir son image. Hope, la miraculée, la rescapée, la… Plus les désœuvrés et les démunis vont colporter son histoire, plus ceux qui n’ont rien se rallieront à sa bannière et le plan de la Reine des Fables continuera d'aller de l’avant. Plus elle « infectera » de rêveurs, plus elle accroitra son influence sur ce monde et plus elle sera en mesure de se nourrir de l’imaginaire collectif pour cet autre combat.

Un jour. Un jour elle reprendra son royaume, celui dont on l’a chassé. Et la Terre, qui semble être une sorte de Nexus, va lui donner les moyens de le faire. Qu’importe si pour ce faire quelques milliers de personnes doivent mourir. Ce soir, quelques dizaines. Mais demain, qui sait? Ces individus ne l’intéressent déjà plus. La nouvelle venue, cependant, oui. Gotham est une ville étrange où poussent autant les criminels que les vigilantes. Cette jeune femme appartient manifestement à la seconde catégorie. Pas de costume donc probablement pas de la bande de Batman. Pas de badge donc aucunement rattachée aux forces de l’ordre alors qui… Et pourquoi? La curiosité de Tsaritsa est piquée. La Reine des Fables est curieuse. De toute façon, elles n’auront pas le choix que de se rencontrer en face à face. Pourquoi? Parce que c’est elle qui manipule l’échiquier. Tout simplement.

Pendant que les deux camps s’entredéchirent, se moquant plutôt pas mal de celle qui a tenté de les disperser (bien qu’une demi-douzaine des malfrats venus incendier l’église ont décidé de lui apprendre une bonne leçon, armés de couteaux, de chaines et de bâtons de baseball cloutés) Tsaritsa, pardon, Hope, observe. Elle observe par les yeux de ses fidèles le carnage et intérieurement, elle sourit. Rien ne fait réagir les gens comme un événement sanglant et meurtrier. On peut s’en servir autant pour déclencher une guerre que pour sensibiliser autrui. Autour d’elle, les plus modérés de ses « fidèles » luttent avec plus ou moins de succès avec l’incendie pendant qu’on tente de la mettre à l’abri plus au fond de l’église abandonnée. Pauvres naïfs. Ce n’est pas comme si elle était réellement en danger de toute façon. Tout ceci n’est qu’une manigance élaborée pour gagner en visibilité, après tout…


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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 21:31
Certains se seraient outrés de ne pas avoir été entendus. Certains maudiraient la nature humaine. Certains paniqueraient et fuiraient. Cassandra ne rentrait dans aucune de ces catégories. Cassandra avisait.

Bon, pensa-t-elle d'abord en son for intérieur, dans ce langage mental qui lui était propre et qui n'avait rien de clairement vocal, au moins aurais-je essayé de discuter.

" Non. " leur conseilla-t-elle, voyant qu'ils tentaient quelque chose d'un brin plus belliqueux, " Vous ne voulez pas en venir à ça. "

Et en effet, personne de censé n'aurait voulu en venir à ça. Cassandra le voulait, elle. Elle se damnait de constater que son esprit l'inondait déjà d'endorphines pour la remercier de revenir, ne serait-ce qu'inconsciemment, sur les sentiers de sa langue natale. Une foule aussi, apparemment, pouvait se permettre de perdre toute notion de contrôle. "On a qu'à se dire qu'elle ne pourra pas tous nous avoir avec son arme !" devaient-ils penser, ou quelque autre idée que l'on avait vu mûrir avec un succès plus ou moins effectif depuis l'apparition des armes à répétitions.

La principale inconnue dans ce plan si rondement mené de la part des hooligans restait donc l'inconnue armée, car il ne semblait pas y avoir d'opposition en face qui puisse être qualifiée de crédible ... Oh, les zélotes sortant de l'église ? Ils avaient indéniablement été prévus, suffisait de voir les armes improvisées ramenées à la célébration. Oh, et puis il y avait des cocktails molotov. Le feu adorait dévorer la chair.

Et la principale inconnue effectua une gymnastique mentale qui était devenu pour elle une seconde nature. Elle prit une respiration profonde, une simple respiration, et changea du tout au tout. La sociale justicière avait disparue, tandis que le champ de vision de la tueuse s'était illuminé comme l'aurait pu être un habitacle d'avion de combat. Dès que ses adversaires s'étaient mis en marche, les réflexes de Cassandra s'étaient réveillés pour lui montrer tout. Elle voyait le passé de footballeur d'untel, les manies d'ouvrier en bâtiment que l'on voyait dans un autre ou même la gestuelle approximative d'un manieur de batte de baseball qui semblait plus efficace pour monter des armes que pour les manier. Au second plan, c'était le stock de cocktails molotov et leurs lanceurs qui s'illuminaient. C'était comme si il y avait des dizaines de petits réticules clignotants lui apportant toutes les informations nécessaires.

Cassandra avait été conçue comme une machine de guerre, et c'était bien la machine que l'insouciant assemblage allait devoir confronter.

Et la situation tournant au fiasco. Il fallait faire du Damage Control, comme on se le disait dans les milieux autorisés. Plus de gants, plus de règles. Il fallait faire dans l'efficacité.


Elle commença par aligner une paire de tirs sur une bouteille volante, la faisant éclater et provoquant une douche de flammes à même de disperser - au moins le temps qu'elle puisse intervenir - la mêlée générale. Se retournant, elle tira dans la jambe d'un homme sortant de l'église à la tête de sa cohorte pour le faire s'effondrer et provoquer une bousculade dans les rangs des dévots.

Et puis vint le moment de régler la propre mêlée qui la menaçait : sans crier gare, elle s'élança et esquiva le premier coup de batte en glissant sur ses genoux pour passer à l'intérieur de la garde de son assaillant. Il lâcha son arme et s'effondra à la suite d'un solide coup du canon du pistolet dans les parties génitales. Elle balaya le deuxième et lança son pistolet droit les gencives d'un troisième. La quatrième n'eût pas le temps d'être surpris que l'ancienne assassine lui avait bondi au visage comme une bête sauvage, lui ceinturant le torse de ses jambes et lui écrasant le faciès avec une volée de coups de paumes rapides et précis. Le sort des deux derniers fut réglé plus rapidement encore, trop vivement même pour qu'une description logique puisse lui faire honneur : l’œil extérieur aurait parfaitement pu croire que celui armé d'une chaîne avait délibérément agressé celui armé d'un couteau, et que celui armé d'un couteau avait bloqué de façon experte la chaîne, bien qu'il perdit son arme au passage ... L'instant d'après, ils s'étaient embrassés avec violence, s'assommant tout deux.
Restait celui qui n'avait été "que" balayé. Il s'était relevé en récupérant le pistolet de l'espèce de Berserker qui n'avait fait qu'une bouchée de son escouade. Il chercha sa cible pendant une seconde, tandis que la seconde suivante, une douleur horrible s'empara de son bras armé. Il put constater que son avant-bras avait choisi, comme de son propre chef, de sortir de la chair et d'emmener tout le bras dans un angle improbable avec lui.

Et ne restait que Cassandra, qui récupéra son pistolet et le rangea dans sa veste, ne prêtant pas même attention au goret qui geignait après sa fracture ouverte.

Sa prochaine cible fut le stock de cocktails molotov, sur lequel elle se précipita, utilisant deux bouteilles comme masses improvisées pour assommer les lanceurs, avant d'allumer délibérément la caisse pour neutraliser l'arsenal.

Restait maintenant à arrêter la folie de la foule ... Et pour accomplir une telle tâche, elle se lança dans la mêlée comme un boulet de démolition humain. Elle frappa, assomma, brisa, scarifia et neutralisa à l'envie tout ceux à même de tenir une arme et d'avoir les intention belliqueuses nécessaires à une agression armée contre son prochain. Tel un Messie moderne, la Cassandre du Mythe s'était abattue sur la foule pour multiplier les pains. Ce fut loin d'être instantané, mais dans le chaos, avec le couvert d'une confrontation entre deux camps déjà bien établi pour se fondre d'un côté et de l'autre ... Et au final, de la cohue, il ne ressortit au bout de quelques minutes qu'un seul corps. Couverte de sang, de sueur et à la veste lézardée par endroits.

Elle soufflait lourdement.

De la lassitude, bien plus que de la fatigue.

Oh, oui, elle allait la cesser, cette folie. Elle n'avait pas pu sauver tout le monde, mais elle pouvait encore empêcher toute cette folie de s'abattre sur d'autres foyers.

Et récupérant une matraque télescopique sur le champ de bataille, elle marcha d'un résolu vers le perron de l'église, plongeant dans l'inconscience à coups de bottes ceux qui étaient encore trop réveillés sur son chemin.

Une secte. Une foutue secte comme seule Gotham en avait le secret. Il y avait eu le prêtre en rouge, la Cour des Hiboux, sa propre mère ... Et voilà que ça recommençait.

La citoyenne concernée mettrait tout cela au clair. Elle allait résoudre la situation, éliminer le mal à la racine. Il y avait déjà eu trop de victimes.

Elle pénétra dans l'église en ouvrant la porte d'un coup de pied.

" Je veux voir le responsable ! " cria-t-elle avec force et résolution, profitant de l'écho pour amplifier son effet dramatique.
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MessagePosté le: Mer 1 Fév 2017 - 23:36
Tsaritsa assista non sans un ennui mortel à la scène qui se déroulait « sous » ses yeux. Quel gâchis. Trop de blessés. Pas assez de mort. On avait cherché à lui ruiner son effet. C’était réussi ou tout du moins, en partie. Elle avait les moyens d’envoyer une seconde vague. Quand on a comme elle accès au monde de l’imaginaire, conjurer autant de truand qu’on le veut devient un jeu d’enfant. Habituée comme elle est à se jouer de tout et de tout le monde, l’être immortel planifie déjà son prochain coup. Le Plan. C’est ce qui est le plus important. Les résultats ou plutôt la vitesse de leur obtention sont secondaires. Dans la présente situation, c’est de passer pour la gentille qui compte. Et justement, avec toute cette démonstration de force qui vient d’être faite, c’est encore possible. Il suffit d’un peu d’ingéniosité et tout est possible.

Il est évident que l’inconnue n’a pas bien saisi la situation. Les méchants sont la foule. Les gentils sont à l’intérieur. Il n’y a pas de vilain culte et de rituels, sacrifices ou autres. Juste des criminels qui veulent remettre la main sur leur propriété soit la femme qu’ils ont enlevée et séquestrée. Simple à comprendre quand on connait la situation. Moins quand on observe d’un point de vue extérieur.  Et de penser qu’il devait y avoir un plus gros bain de sang pour de l’effet. Quel dommage. Vraiment. Et en plus, il va falloir qu’elle laisse un de ces gueux la toucher pour que ce soit plus réaliste. Car quand on y pense, l’inconnue a fait le ménage à l’entrée. Il existe plus d’une façon d’entrer dans une église à l’abandon. On a bel et bien amené Hope vers l’arrière et pendant que l’inconnue passe par devant en exigeant de voir le responsable, des bruits de lutte sont audibles derrière.

Un coup de couteau devrait suffire. Non. Cela demanderait que l’inconnue la touche. Alors quoi? Pourquoi pas un coup de matraque ou de bâton? Ils vont vouloir la récupérer vivante. La punir un peu, d’accord mais la garder la plus intacte possible. Va pour un bon coup de bâton. Un petit groupe d’assaillants est aux prises avec ceux qui sont restés pour la défendre et attaquent sans discrimination des gens non armés et effrayés. Hope tente de se tenir debout mais on la frappe à nouveau. Elle se retrouve à nouveau au sol et crache un filet de salive mêlée d’un peu de sang mais elle reste défiante. Elle ne va pas laisser ces criminels faire du mal à ses fidèles, si tant est qu’on peut appeler ces gens des fidèles. Elle a été nommée comme leader bien malgré elle et elle jouera son rôle jusqu’au bout. Elle est celle qui donne l’espoir et elle se tiendra debout pour ceux qui ne le peuvent.

Et naturellement, comme dans toute chose avec Tsaritsa, il s’agit d’un plan dans un plan. Elle est à terre. Blessée. Les innocents sont en train de se faire tuer ou brutaliser par ce qu’il reste de truands. Tout bien considéré, on dirait la persécution des chrétiens par les romains. Amusante analogie s’il en est pour celle dont les contes sont la force et la nourriture. Du sang. Des morts. Des cris. Des pleurs. L’inconnue a peu de chance de suspecter que tout ceci est une vaste mascarade. Pourquoi le ferait-elle d’ailleurs? Les gentils, les méchants, ceux qui sont les opprimés et ceux qui sont les oppresseurs. C’est noir et c’est blanc comme c’est trop souvent le cas à Gotham. Les nuances se font avaler par le noir. Tout bien considérer… Il y a encore une chance de s’en tenir au plan initial. Il ne reste qu’à déterminer une variable : qui est celle qui va finir le travail de neutraliser les « méchants »…


« La responsable c’est moi, si tant est qu’il y ait une responsable. Je serai très heureuse de discuter avec vous dès que ces messieurs auront compris que massacrer ces innocents ne leur apportera rien. C’est moi que vous voulez. Vous m’avez enlevé, séquestré et abusé. Je me suis enfuie, oui. Mais vous n’aviez aucun droit de prendre ma liberté. Ceci dit, si mon sacrifice permet à ces gens de vivre… Alea Jecta Es. »


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MessagePosté le: Jeu 2 Fév 2017 - 1:35
Trop d'agressivité. Trop de violence. Il devait y avoir une raison à tout cela, une raison plausible. Cassandra n'avait pas vu d'affiliation à un quelconque gang connu dehors. Les hommes du Pingouin pouvaient se montrer violents, mais ils restaient avant tout intéressés et professionnels ... Le plus crédible dans cette situation aurait été le Joker, mais alors, pourquoi s'attaquer à une église ?

Et puis cela laissait entière la question de ceux qui en étaient sortis, de ceux qui avaient combattus leurs assaillants. Ceux-là aussi avaient été retors. Ils avaient tous été du même niveau. Une joyeuse bande de barbares en maraude ...

Cassandra avait entendu les bruits, la violence. Tout cela continuait à l'intérieur ... Et tout cela lui prouva à nouveau qu'elle n'avait pas pu arrêter la situation. Il y avait apparemment de ces vengeurs anticléricaux qui étaient parvenus à se glisser au sein de l'ancienne église pour en massacrer ses occupants. Plus que l'attaque cependant, ce fut la disposition des lieux qui dérangea Celle qui était tout. Dès qu'il était question de cultes clandestins, il n'y avait aucune charte établie, mais peut-être aurait-elle espérer des expressions tangibles de ces soupçons : des idoles renversées, des statuettes de poulpes aux effigies monstrueusement non-euclidiennes ... Rien de tout ça. Juste des flammes, des dépouilles, de la folie et de la violence. Pourquoi ? Pourquoi un tel acte ? Qu'est-ce qui pouvait motiver un tel accès de violence ? En était-on à de l'hystérie collective pur et simple ?

Oui, la folie était ce qui frappa le plus violemment Cassandra, en pénétrant dans cette alcôve transformée en mouroir improvisé.

Et la responsable était là, à terre. Et elle parlait.

" Non. " signifia la fille de la Destructrice de Mondes en comprenant bien la situation. Non au sacrifice, non au meurtre ... Non à ... tout ça.

Deux hommes se retournèrent successivement. Cassandra entraîna le premier vers un mur et le roua de coups avec sa matraque, avant de laisser le second se précipiter sur elle pour l'esquiver à la dernière seconde et le laisser se blesser contre les pierres. Et puis elle fit de même pour lui. On lui opposa un couteau, elle planta le planteur dans le tibia. Un gros bonhomme tenta d'utiliser une chaise, il terminera sa soirée la tête dans le bénitier. Un par un, ou bien deux par deux pour les plus entreprenants, tout les agresseurs restants firent la connaissance de celle qui, depuis sa naissance, avait été programmée pour faire les basses besognes de Ra's al-Ghul.

Et à voir son jeu de jambes, elle avait été exquisement entraînée.

Pour son dernier coup, elle utilisa sa victime comme butoir pour replier la matraque dans son manche. Puis elle se retourna vers ce qui semblait être la Porte-Parole.

Ou tout du moins la plus loquace.

" C'est nettoyé. " proclama arbitrairement Cassandra, fidèle à elle-même, embrassant du regard la zone pour s'assurer qu'aucune autre surprise hooliganesque ne l'attendait, " Les explications maintenant. La vérité. J'aime pas ce qui se passe ici. "

Cherchez la femme, disait-on. Et la femme, l'ancienne Batgirl l'avait apparemment trouvé. Et cette femme n'avait pas sa place ici. Elle était trop propre, trop belle ... trop "bien" pour Gotham. Même frappée, même la lèvre fendue, elle était de celles pour qui on se serait probablement battu. Un brin d'Hélène de Troie ... Et Cassandra, à faire sa Cassandre, avait prédit un culte  ... Mais à quoi bon, soulignait maintenant sa part sceptique ? Elle-même, victime du syndrome de la sibylle homonyme, ne croyait plus sa piste première.

Mais pourquoi, alors ? Un trafic d'esclaves ?

Qu'est-ce qu'une telle femme pouvait avoir à faire avec un tel chaos ?
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MessagePosté le: Jeu 2 Fév 2017 - 6:06
Encore une fois, l’inconnue fit un spectacle en affrontant ce qu’il restait d’ennemis. Pour certains, cela aurait été impressionnant. Pour Tsaritsa, c’était simplement une autre démonstration inutile de compétences martiales dans le but non avoué d’épater la galerie. Les démonstrations physiques, qu’elle avait toujours associé aux brutes épaisses et aux barbares, la laissait de glace. Le talent de cette jeune femme était indéniable. Ce n’était pas là la question. Ce qui était en cause, c’était le fait qu’elle se mêlait de choses qui ne la regardait pas et qu’après, elle exigeait des réponses à des questions auxquelles on ne lui était redevable de rien. Mais comme il s’agissait de Hope et non de Tsaritsa, il fallait jouer le jeu. Avoir l’air de collaborer, au moins ou alors de démontrer un minimum de gratitude. Mais pas tout de suite. Il y a des blessés à soigner.

Hope se dirige, chancelante, vers l’un de ses fidèles. L’homme dans la jeune trentaine est en train de se tordre de douleur, ayant souffert de terribles brûlures. Hope passe sa main sur les blessures du malheureux et comme sa réputation de faiseuse de miracles en fait état, elle soigne celui qui souffre. Elle va s’occuper des siens mais également de ceux qui l’ont attaqué. Car Hope veut dire espoir et si par la compassion elle peut aider à changer le monde, elle le fera. Comme auparavant, son but est d’aider ceux que la société a abandonnés. Ce n’est pas qu’elle est ingrate si elle ignore la combattante. Simplement, des gens ont plus besoin d’elle qu’une belliqueuse qui exige des renseignements. On peut la menacer, on peut l’injurier ou se montrer hostile avec elle. Elle ne bronchera pas. La tragédie et le drame, elle connait. Elle en a vécu et elle en a été témoin également.

Quand elle a terminé de soigner, elle offre quelques mots bien choisis de réconfort à ceux qui en ont besoin et elle semble surréaliste au milieu de ce carnage, présence presque immaculée, un ange couvert de suie et d’un peu de sang pour avoir voulu faire son travail sur Terre plutôt que depuis les cieux. Ceci dit, son nom est murmuré par les laissés pour compte. Si la combattante a déjà tendu l’oreille, elle connait la rumeur. Autrement elle aura la chance de découvrir un des personnages les plus réussis de la Reine des Fables. Un bon personnage se construit sur la durée. Tsaritsa devient Hope, purement et simplement, ce qui lui a permis de se jouer des plus grands cerveaux et des meilleurs détectives du monde métahumain. Comme le dit le proverbe : on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace et ce singe en particulier est pluri millénaire.


« Je n’aime pas plus que toi ce qui se passe ici, belliqueuse inconnue. Je suis venue rassurer ceux qui ont besoin de mon aide après avoir échappé à la captivité de mes bourreaux et ils ont tenté de me capturer à nouveau. Quelqu’un capable de faire ce qu’ils considèrent comme un miracle constitue pour ces pauvres hères l’équivalent de la cane aux œufs d’or. Malheureusement, tous ne sont pas aussi pacifistes que moi.

J’essaie d’influencer au mieux, d’amener les gens à se dépasser, à avoir une vie meilleure. Malheureusement, certains font preuve d’un zèle fanatique et ils ont répondu à la violence par la violence, geste que je condamne. Tant de morts et de blessés… Je vais devoir aller aider ceux qui gisent dehors. Et toi, combattante émérite, est-ce la noblesse d’un geste qui t’a mené ici ou un pragmatisme clinique qui t’a poussé à intervenir? Et à qui aies-je l’honneur, mademoiselle… »


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MessagePosté le: Jeu 2 Fév 2017 - 21:22
" Mademoiselle suffira. "

Pour d'autres, elle était une légende, un mythe. Ici, elle n'était qu'une femme. Une femme taciturne et méfiante. "Belliqueuse inconnue", "combattante émérite". Être bourrue et mal vue ne dérangeait absolument pas l'ancienne Batgirl : elle s'y était habituée. Le vilain petit canard. La Furie revenue des ombres.

Et deux mots pour répondre à un soliloque.

Oui, n'être qu'une Mademoiselle parmi tant d'autres et entretenir au moins un semblant de mystère sur son identité ... Ce n'était pas tant que Cassandra se méfiait de cette providentielle sauveuse qu'elle appréhendait ce qu'elle pouvait faire de son identité. Elle semblait tout particulièrement être de ce genre très particulier de personnes à même de sauter dans les bras des militaires venues les sauver d'un nettoyage ethnique au fin fond d'un pays du Tiers-Monde pour cracher sur leurs méthodes de sauvetage de retour au pays. C'était déjà le cas, au demeurant. Soigner ses agresseurs. Des agresseurs que Cassandra avait massacré dans l'optique précise de les mettre hors-circuit pour le plus longtemps possible...

" J'agis. Je n'aime pas les brutes. " résuma Cassandra face à l'action désintéressée de cette Mère Thérésa d'un genre surnaturel, " Je fais le nécessaire. "

Elle désigna l'un des hommes qu'elle avait remis d'aplomb, après que son bras fut remis du piteux état dans lequel l'avait expédié Cassandra pour le port d'une hache de pompier.

" Pour ces gens, ça l'était. Ils allaient tuer. "

C'était voir l'ingratitude et la suffisante de cette illuminée qui ne faisait absolument pas regretter ses choix de carrières divergents à Cassandra. Une hippie. Une pacifiste forcenée. Une idéaliste patentée à la poursuite de causes perdues. Une parfaite petite injure crachée à la figure des justiciers et des vigilantes qui mettaient leurs vies en jeu pour pouvoir donner un véritable sens à leur vie, pour les protéger d'une destinée fugace et absurde de martyr.

Ah, à trop parler, on se trahissait, et Cassandra était experte dans l'art de repérer les menteurs.

Cette femme mentait.

Oui, elle se mentait à elle-même. Elle se battait pour une cause perdue. Elle le savait, mais elle ne se l'avouerait pas. Cette femme trop bonne pour cette cité ne voulait admettre les faits. Quels qu'aient pu être ses pouvoirs. Quelles que leurs origines aient pu être, ils n'avaient pas leur place à Gotham. Evidemment que Gotham les corromprait, d'une manière ou d'une autre, par l'entremise d'humains ou par l'entremise de sa simple influence.

Oh oui, on avait là une splendide actrice, mais une splendide actrice qui jouait faux. Une Jimi Henrix droitière. Un simulacre tout aussi plein qu'il était creux.

Oui, sa vie aurait pu s'achever aujourd'hui, et c'était comme si elle l'avait cherché.

" Commencez par soigner votre visage. Essuyez-vous. " proposa la guerrière en l'escortant, craignant qu'elle puisse finir aux mains d'un ultime stratagème de fanatique, " Et rendez service à cette ville : fuyez. Vivez pour vous-même. Arrêtez vos discours. Vous empirez les choses. Vous faites plus de fous. Gotham n'est pas faite pour ce genre d'espoir. "

Les mots lui brûlaient la gorge, lui raclaient les cordes vocales, mais elle avait affaire à une sociale ... Et c'était dire si Cassandra n'était pas d'une compréhension confondante en se risquant à discuter, elle qui devait se retenir d'être "bavarde" dans sa langue natale.
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MessagePosté le: Jeu 2 Fév 2017 - 22:30
« Je ne compte pas m’éterniser. Je ne voulais pas spécialeme venir ici. On ne choisit pas ses kidnappeurs, tout du moins je n’ai pas eu ce luxe. Et gardez vos conseils pour vous. Vous vous pensez meilleure que d’autres avec votre attitude de pseudo justicière mais c’est vous qui empirez les choses. Pas moi. La violence n’attire que la violence. À chasser des monstres, on finit par en devenir un. »

Parfaite. Elle est parfaite. Cette mystérieuse combattante joue le parfait rôle attendu d’elle. Hope se nettoie le visage sous le regard de ceux qu’elle a soigné et de ceux qu’elle inspire. L’espoir contre le cynisme. La volonté de changer le monde contre la résignation. C’est plus que Tsaritsa n’aurait pu espérer. Finalement, si chaque fois qu’un de ses plans doit rencontrer un accroc, il lui rapport autant… Mais que tous les plans déraillent, elle ne fera qu’avancer plus vite ses pièces sur l’échiquier. Et il faudra faire quelques recherches sur cette jeune femme. Comment l’utiliser dans le futur. Toute personne est bonne à utiliser quand on sait sur quel bouton appuyer pour la faire marcher. De façon générale, la Reine des Fables parvient à trouver ce  genre de choses avec facilité. Une attitude taciturne. Belliqueuse. Une nature froide et presque austère.

C’est le chaud et le froid, le jour et la nuit. Celle qui pense qu’il faut se battre pour faire triompher une forme de justice quelconque en dissimulant assauts gratuits et meurtres probables derrière des mots scandés comme des slogans et vidés de leur sens face à celle qui puise dans le côté plus naïf et rêveur de l’être humain pour passer un message… Et en sous-main disposer d’un réseau d’espions qui ne se savent pas espions et d’un petit bassin de fanatiques prêts à se sacrifier pour elle. La justice comme l’espoir ont un point commun : bâtis sur une pile de corps et d’ossements et s’abreuvant en sang plus qu’on ne voudrait bien l’admettre. Ceci dit, dans le cas de Tsaritsa, elle est bien plus douée pour masquer les coûts que le commun des mortels. C’est pour cette raison qu’en apparence son « culte » est aussi petit et globalement inoffensif. Il y a très peu de fanatiques.

Non décidément cette combattante sortie de nulle part devient soudainement fort utile. Hope l’a regardé sans hostilité. Sans pitié non plus. Son  regard est resté calme, empreint de sagesse. Le fait est, par contre, l’autre comme plusieurs doit la prendre pour une illuminée donc il faut conforter les préjugés d’autrui pour diminuer la perception de menace. Un regard calme, sage et rêveur. De deux choses l’une : ou la combattante tombe dans le panneau, se dit qu’elle a à faire à une folle et continue de regarder dans la mauvaise direction ou alors elle se rend compte que non, Hope agit dans un but précis… Et la réaction associée peut aller de la compréhension à l’admiration en passant par le dégoût, le mépris, la méfiance, le respect voire l’indifférence. Mais une chose est certaine. Celle qui donne l’espoir sait parfaitement ce qu’elle fait. Elle n’a rien d’une fleur fragile et délicate.


« Ceci dit je n’ai pas à vous juger. Vous faites les choses comme vous l’entendez. Croire, avoir un but,  c’est ce qui fait de nous des êtres humains. Merci pour le sauvetage, mademoiselle. Je suppose qu’il serait futile de vous proposer d’aller prendre un café avec ma sauveuse pour essayer de comprendre qui se trouver derrière cette muraille de cynisme désabusé? Ce serait mentir que de dire que je ne suis pas intriguée. Sauveuse, moralisatrice et quoi d’autre encore? »


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MessagePosté le: Sam 4 Fév 2017 - 11:33
" Il n'y a rien à cacher. " formula maladroitement Cassandra, comprenant le paradoxe mais n'arrivant pas à l'expliquer clairement, " Ma parole ne déguise pas ma pensée. "

Oui, c'était un bon résumé. Elle n'était pas une femme de parole. L'autre l'était. Cela ne plaisait pas à Cassandra. Une inconnue qui parlait beaucoup. Une inconnue qui aimait aider. Une inconnue pour laquelle on en était venue à tuer. Une inconnue qui déterminait des certitudes sur des choses qui la dépassait.

" ... Mais je suis intriguée aussi. On est dans un cul-de-sac, niveau pensée. "

Oh, il n'était pas compliqué pour l'étudiante en linguistique de repérer tout les signes que l'on lui envoyait. Elle manipulait fort bien les mots, cette guérisseuse. Elle aimait les formules ampoulées.

Oui, traitez Cassandra de paranoïaque, mais les meilleures intentions du monde n'avaient pas besoin d'un accoutrement rhétorique.

Oui, elle allait prendre ce café. Et la tueuse dégaina son téléphone.

A l'autre bout du fil, on était dans un entrepôt, à siroter alcools forts et mets fins au milieu de râteliers d'armes, de meubles anciens et de véhicules de collections. A l'autre bout du fil, le combiné tinta de cette sonorité clinquante si typique des vieux téléphones.

" Fiasco & Associés, bonsoir, comment pouvons-nous vous être utile ? " répondit la voix d'un professionnel réglée comme du papier à musique.

" Un service à demander. " entendit-il de la part de Cassandra, " Compte soixante-quinze, point, quatre cent trente-six. "

La glotte du Fiasco fit un aller-retour vertical qui aurait pu paraître exagéré, si le numéro du compte n'était pas associé dans les dossiers à "Shiva & fille".

" Combien de ... clients ? " demanda l'artisan en plein banquet, qui appréhendait déjà un chiffre élevé.

" Aucun. Une moto à récupérer. Ducati Monster noire. Immatriculation Charlie vingt-et-un. Romeo Delta Lima. Angle de Northberg et Lassiter. Je dois prendre un taxi. Je passerais la récupérer demain. "

" Compris, mademoiselle. L'un de nos techniciens sera en route d'ici dix minutes ! "

" Merci. "

" C'est nous qui vous remercions, mademoiselle ! "

Leonard Fiasco raccrocha le téléphone, et il indiqua à l'un de ces hommes l'adresse et la nature de la tâche. Et l'associé principal de la compagnie, assis sur un autre canapé entre deux jeunes plantureuses, ne put s'empêcher d'exprimer :

" On est devenu quoi ? Un putain de service de voituriers ? "

" J'ai une liste précise de personnes auxquelles j'ai pour principe de ne rien refuser. " répondit l'Effaceur en vidant son verre de vin, " Je te parle des vrais personnes à qui tu ne refuses rien. Deadshot, quand il m'appelle pour que je livre ses cadeaux d'anniversaire à sa fille. J'ai pas envie de me prendre une balle dans la tête. " Il leva un doigt, " Deathstroke, qui est devenu le foutu président des Etats-Unis. Ça inclut aussi sa fille. Surtout maintenant qu'il peut me balancer la Delta Force. " Il leva un autre doigt, " Lady Shiva, parce qu'une fois sur deux, elle m'appelle pour des ardoises à six chiffres ... " Il leva un troisième doigt, " Une fois, j'ai dû nettoyer une cinquantaine de cadavres dans un immeuble de bureau qui servait de façade à un réseau de blanchiment d'argent des Albanais. Je te passe les détails, mais il y avait notamment une agrafeuse plantée dans deux cadavres différents ... "

Il se resservit un verre.

" Comme il paraît que sa fille - Qu'elle aurait eu avec David Cain, un autre malade - est encore pire ... Alors oui, on peut vendre notre dignité et devenir un putain de service de voituriers une fois dans la semaine, si on veut pouvoir continuer à travailler ... "

De retour à l'angle de Northberg et Lassiter, devant l'église, Cassandra avait raccroché son téléphone.

" Excusez-moi. Simple précaution. " expliqua celle qui aurait pu être définie comme un monstre par ce simple coup de téléphone à une entreprise de nettoyeurs pour tueurs professionnels, " Pseudo-justicière précautionneuse, je suis. "

Tendant les oreilles, une sirène attira son regard vers la gauche, où le scintillement rouge d'un gyrophare des pompiers illuminait les façades de briques noircies par des décennies de pollution et de politique d'aménagement urbain approximative.

" Je vous suis. Vous avez une voiture ?.. "

Oui, il fallait excuser Cassandra. Des fois, elle posait des questions stupides ...
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MessagePosté le: Sam 4 Fév 2017 - 13:24
« Je me permet de vous rappeler que j’ai été enlevée et séquestrée, mademoiselle. Si ma voiture était ici, je m’en serais servi pour quitter la ville, pas me faire assiéger dans une église, non? Mais Martin ici présent en a une. Martin, serais-tu assez aimable pour nous amener dans un petit café tranquille? Tu connais cette ville bien mieux que moi, je te fais confiance. J’apprécierais énormément. »

Elle ne rappelle pas les faits pour se victimiser. Tout dans son ton indique le contraire. Elle prend même la situation avec un certain humour noir. Après tout, mieux vaut rire que pleurer. Et Martin, l’homme qu’elle a désigné, a cet air résigné qu’on une partie des gens de Gotham. Trop habitués à la noirceur, la corruption et l’atmosphère toxique de l’endroit. Cassandra (dont Tsaritsa ignore toujours le nom), qui dispose d’un sens de l’observation aigu pourra remarquer certains signes qui ne trompent pas. Il s’agit d’un ancien membre d’un gang, visiblement repenti, qui essaie de se refaire une vie. Peut-être, peut-être que la femme qu’elle a sauvé est derrière cette transformation. Toutes les personnes présentes ont un lourd passé que ne semble en rien juger l’inconnue. Tout ceci après tout fait partie du Plan. Donner une seconde chance pour mieux influencer.

Martin, donc, n’est que trop content de rendre service. Il invite le duo à le suivre et après une courte marche, ils sont arrivés à son véhicule garé un peu plus loin. Où Cassandra va s’asseoir ou si elle insiste pour conduire (certaines personnes sont incapables d’être les passagers, ce sont des choses qui arrivent) n’est que de peu d’importance. C’est la destination qui en a. Un café tout ce qu’il y a de plus typique mais probablement contrôlé en sous-main par quelque organisation criminelle ou entité corrompue. À ce qu’il parait, c’est la norme à Gotham. Mais Tsaritsa n’est pas inquiète. Potentiellement malgré elle, l’inconnue de par sa présence ici se trouve à veiller sur elle. Elle a accepté d’aller prendre ce café, non? Et plus intéressant encore, ce manque de réplique pour tenter de prouver la validité d’un point par rapport à celui de l’autre. À quoi fait-on référence? À ceci :

En général, un chef de culte cherche à convaincre pour gagner les fidèles, se lance dans de beaux discours, essaie de faire voir « la lumière » à ceux qui croient différemment. Mais ici, « Hope » accepte la  différence de pensée et n’insiste pas. Quel « cultiste », considérant leur tendance fanatique, accepterait simplement que quelqu’un puisse confronter sa pensée sans chercher à la défendre bec et ongle? Soit c’est beaucoup plus insidieux soit étonnamment il n’y a ni piège ni mauvais coup. Sans dire qu’il doit neiger en enfer, on peut se surprendre de la situation. « Hope » va s’asseoir, s’installe puis sourit à Cassandra. Son regard est paisible et reconnaissant. Après tout, elle lui a sauvé la vie. Ce n’est pas le genre de chose qu’on peut balayer du revers de la main. Et s’aliéner pareille combattante serait tout, absolument tout sauf sage. Loin de là.


« Encore une fois, merci de votre aide. Et je ne voudrais pas être impolie mais je ne connais toujours pas votre nom. Sans vous faire la charité, je prends la note. C’est la moindre des choses. Vous mériteriez plus. Vous nous avez sauvé la vie, à moi et à tous ces gens. Ne vous en faites pas pour Martin, il ne va pas faire le pied de grue en avant. Nous prendrons un taxi pour revenir, dans le pire des cas. Alors dites-moi… Vous avez dit pseudo justicière. Pourquoi pas héroïne? »


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MessagePosté le: Dim 5 Fév 2017 - 1:19
" Vous tenez à une identité, hein ? " Cassandra laissa échapper un sourire en coin qui, dans son propre langage, pouvait être assimilé au rire qui aurait réagi à un jeu de mot cocasse, " Ma parole ne cache rien. Je vous l'ai dit. Honnêtement, je me méfie de vous. "

Cela aurait pu se sentir dès la question qui avait trait à la voiture, au demeurant. C'était peut-être là la plus subtile tentative de piège rhétorique que Cassandra pouvait déployer : feindre l'ignorance. Elle ne savait pas trop ce qu'elle avait attendu ... Une trahison aussi absurde que sa question ? Un "Mais oui, regardez, j'ai même une limousine avec un minibar !" peut-être ? Cette étiquette de maître de culte lui collait trop bien à la peau. Elle était trop gentille, trop aimable, trop bien-aimée. Trop nature. Trop honnête, en sommes.

Elle lui avait même proposé de conduire. Ça avait été un non, évidemment.

Cassandra préférait pouvoir récupérer le volant en passant le pilote à tabac, plutôt que d'avoir à s'assurer de ne pas être inquiétée au volant. Du reste, elle ne savait pas où aller et aurait détesté être guidée. Le privilège de la spécialiste en guerilla : attendre de voir où l'adversaire allait vouloir mener le combat et le retourner contre lui.
Pensait-elle toujours en terme d'ennemis et d'alliés ? Oui. Oh, il ne fallait pas lui en vouloir, elle était ainsi ! Grandir avec un père qui assimilait les blessures par balles à des marques d'amour pouvait laisser des séquelles potentiellement terribles dans le développement social d'une jeune femme. Il lui avait fallu des années avant de pouvoir identifier à quel point ce qu'était son père pouvait la troubler, alors voir quelque chose de subtilement problématique dans le personnage même que représentait cette guérisseuse sauvée des flammes ... Cela allait demander du travail. Beaucoup de travail. C'était plus fort que Cassandra : tout ce qui n'était pas connu et cartographié en profondeur appelait à être mis en doute. Même Stephanie, par moments, en faisait les frais ... Oh, elle avait essayé de lui cacher un cadeau, une fois, mais Stephanie étant Stephanie, elle avait été trop expansive.

Cassandra avait cru que le paquet caché dans l'armoire était une arme secrète de la Ligue placée là pour faire sauter l'appartement.

A ce stade, on pouvait se demander si ce n'était pas tout simplement un syndrome de stress post-traumatique qui enfermait Cassandra dans ses routines folles.

" Pourquoi ne pas m'appeler Eliza ? " proposa l'assassine, " Ce n'est pas mon vrai nom. Après ce que vous avez vu de moi ... Ça vous mets en sécurité. Moi aussi. "

Oui, tout fleurait le traquenard pour Cassandra. Tout, y compris le bar. Pourquoi ici ? Et si cet homme de main qui les avaient emmené était de mèche avec les kidnappeurs ? Et si cette femme avait elle-même tout arrangé ? Et si Cassandra était tombée dans un piège élaboré ?.. N'était-ce pas pour cela qu'elle était venu ? Trop de doutes, trop de doutes ... Et cette femme qui parlait, encore et toujours.

C'était peut-être le fait que parler semblait être une seconde nature chez son interlocutrice qui mettait si mal à l'aise Cassandra ... Elle n'était pas capable de le faire. Elle n'était même pas capable de déterminer si elle était jalouse de cette capacité, si elle aurait voulu pouvoir l'avoir. Parler peu, oui, mais parler bien. Ah, cela était dur !

" J'ai utilisé ce que vous avez utilisé. " souligna-t-elle ensuite, défensive, " Quelque chose avec la violence. J'empire les choses, je crois. J'ai préféré "pseudo-justicière" à "monstre". Je peux être ce que vous voulez. Héroïne, si ça vous dit. "

Elle porta son index à la tempe et se la tapota, pour souligner son idée,

" Question de point de vue. Je suis ... "adaptable". J'aime pas adapter les autres. "

Formulation fragile, mais le point était là. C'était peut-être le fait même de vouloir l'aider qui troublait l'ancienne Batgirl. A l'image de son mentor encapuchonné, elle était une âme en peine, sombre et torturée. Retirez la torture et ... Et bien, peut-être qu'elle ne serait plus la même. Peut-être cela serait-il quelque chose de bon, mais si jamais cela empirait les choses ?
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MessagePosté le: Dim 5 Fév 2017 - 3:24
Voilà qui était amusant. L’autre se disait adaptable. Elles étaient deux alors. La Reine des Fables avait compris depuis longtemps que malgré son statut, il fallait parfois se salir les mains pour que les choses se fassent et pour manipuler, il faut savoir être ce que l’autre veut ou désire. Pas toujours facile mais fort utile quand on veut que ce soit fait de façon experte voire artistique. Il y a une certaine fierté à avoir quand vous réussissez à faire danser des marionnettes jugées autrement trop coriaces. Ceci dit, elle ne ferait pas danser « Eliza ». Tout aussi amusant était le fait qu’elle ait dit que ce n’était pas son vrai nom. Un nom n’est qu’une façon de mettre un mot ou une appellation sur quelque chose. Elle ne s’appelait pas « Hope » non plus de toute façon. En un sens, cela les plaçait sur un même pied d’égalité… Mais seulement en un sens.

À la différence de l’humaine qui elle était réelle malgré une prudence excessive frôlant la paranoïa, « Hope » n’existait pas et n’était qu’un costume, un personnage, un rôle. Fort utile, certes, mais irréel. Qu’est-ce qui se cachait dans les pensées de cette jeune femme belliqueuse et méfiante? Quels lourds secrets, quels cauchemars y avait-il à exploiter? Tous les êtres humains accèdent volontairement ou non à l’imaginaire. Elle aurait tellement voulu goûter, déguster cet que cet esprit était capable de conjurer. Évidemment, elle ne pouvait se le permettre. Agir ainsi aurait probablement mit encore davantage la pseudo justicière sur la défensive. À éviter si elle ne voulait pas se retrouver attachée sur une chaise en train de se faire interroger de façon musclée. Ce serait bien le genre de l’autre. D’ « Eliza ». Qu’importe. La Reine des Fables passe sa commande, posément.

L’autre veut savoir, a besoin de confirmer ou d’infirmer ses doutes. Il est évident qu’elle cherche à percer à jour la Reine des Fables. Mais elle ne réussira pas. D’autres, plus aguerris, s’y sont essayé avant elle, sans succès. Qu’elle continue de se méfier d’un danger qui n’existe pas. Ou tout du moins, qui n’existe pas ce soir. Non, ce soir, « Eliza » est simplement un sujet d’étude. Comme Deathstroke l’avait été quand elle l’avait recruté contre son employeur. Toujours étudier sa cible, déterminer comment en faire le meilleur usage et ensuite agir. Il ne faisait aucun doute que tôt ou tard, « Eliza » se retrouverait malgré elle impliquée dans les manigances de la Souveraine de l’Imaginaire. Ce qu’il serait important de déterminer, c’était encore dans quelle mesure et dans quel rôle. Personne n’aime avoir le mauvais rôle, être l’appât ou encore la proie. Personne.

Le café arrive, vanille française, pour y aller avec un bon vieux classique et depuis les dernières paroles d’ « Eliza », « Hope » n’a rien dit. Elle s’est contentée d’écouter et d’offrir un sourire poli teinté d’une légère touche d’amusement. Continues de parler, tu m’intéresses, pourrait-on dire, si tant est que Tsaritsa cèderait à de telles familiarités. Il y a beaucoup à déduire et à analyser du peu de ce que l’humaine dit. Un contraste intéressant face au langage articulé de la « chef de culte » qui a l’habitude des grands discours pour motiver son prochain. Être volubile n’est pas garantie d’une vie plus paisible ou plus tranquille. Derrière cette allure propre et parfaite, pour reprendre un peu les termes qu’aurait employés « Eliza », se cache une mesure de dureté apparentée à quelqu’un qui s’est pris des coups mais qui refuse de mettre le genou en terre.


« Monstre. Intéressante dénomination. Je connais des gens qui diraient que c’est moi le monstre. Vous seriez plus monstrueuse que moi parce que votre langage est physique? Je connais bien des gens qui mettraient plus de danger dans les mots que dans les poings. Vous considérez-vous comme un monstre, Eliza? Vraiment très intéressant. Comme ceux qui se disent combattants de la liberté mais que d’autre appelleront terroriste. Tout est une question de perception… »


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MessagePosté le: Mer 8 Fév 2017 - 18:54
" Elle s'appelle Eliza. " lui avait-on dit alors, " Elle fonctionne en analysant ce que vous dites et en le reformulant en questions. "

" C'est stupide. " avait-elle répondu.

" Ça s'appelle l'"Approche Centrée sur la Personne". Ça a fait ses preuves. "

" C'est un ordinateur. "

" Et pourtant, elle a réussi à rendre des gens dépendants dans les années soixante. "

" Navrant. "

Ainsi s'était déroulé une présentation succincte de différents programmes célèbres lors d'une cours d'informatique qu'elle avait reçu à l'université. On ne pouvait reprocher à Cassandra de ne pas appliquer ce qu'elle connaissait ... fut-ce de manière sarcastique et grinçante. Oui, Eliza. Eliza la judoka de la psychologie. La voie de la souplesse. Plie-toi comme le bambou sous la brise. Laisse l'adversaire glisser sur toi. Laisse cette chose se trahir, car la première à se briser est celle que frappera la défaite ...

Le café arrive, et l'arôme seule suffit à faire se remémorer à Cassandra ce qui la trouble à l'égard de cette endroit. Elle était déjà venue. Oui, la vanille. Un regard vers le serveur, vers ses mains ... Un doigt en moins. Oui, c'était bien le même endroit. Elle ne dirait pas qu'elle n'apprécie pas la vanille, elle n'en ferait rien. Elle supporterait, elle ... oh, et puis au diable les convenances !

" Vous faites toujours le chocolat à l'ancienne ? " demanda-t-elle, en français dans le texte pour ce qui était du qualificatif cacaoté, avec le grincement qu'elle avait pour tout accent dans cette langue supposée chantante.

Elle préférait le chocolat à l'ancienne. Vraiment. Elle était venue dans cet établissement une unique fois. Elle était entrée par le toit, elle avait ruiné la journée de pas mal de personnes ... et surtout celle du serveur, qui avait cru bon de jouer avec un couteau de cuisine à côté des casseroles de chocolat bouillant et de riz au lait vanillé.

Oui, c'était par pur caprice nostalgique qu'elle passait cette commande. Elle le savourerait comme lorsqu'elle avait cédé à son caprice cette nuit d'hiver, couverte du cuir de la chauve-souris. Le chocolat avait été d'un teinte incarnat sombre, ce soir-là, et il avait eu le goût des larmes et du sang. Rien de volontaire, les faits s'étaient déroulés ainsi, et la jouissance intérieure que lui avait fait ressentir ses papilles, au milieu des hommes de mains agonisants, pouvait la faire basculer dans la catégorie du monstre. Une pulsion de violence et de chocolat, voilà les seuls souvenirs que l'endroit lui remémorait. Elle était même incapable de se rappeler pourquoi elle avait dû intervenir.

" Je ne me considère pas. J'existe. " répondit l'ancienne Batgirl avec peu de doigté, " Les autres me considèrent. Je suis comme un tableau pour les autres ... Je ne suis pas intéressante là-dessus ... " Elle se décida à "passer à l'offensive", sur ce terrain social cahoteux, car après tout, elle ne connaissait rien de sa vis-à-vis, " Pourquoi Gotham, sinon ? Vous avez une vie loin d'ici, non ? Vous voulez crever ? "

Oui, bon.

Pour ce qui était de dresser un profil par le dialogue, Cassandra avait un doigté à peu près équivalent à Mike Tyson.

Et encore, Mike Tyson avait au moins le mérite d'être chanteur.
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MessagePosté le: Mer 8 Fév 2017 - 22:19
« La vraie question à la base c’était : et pourquoi pas Gotham. Quoi que vous en pensiez, je crois en ce que je fais et je jugeais pouvoir aider ici aussi. Il s’est avéré, et je n’ai aucune honte à l’avouer, que je m’étais mal préparée pour cette ville. Fascinante métropole s’il en est mais qui est plus comme un énorme prédateur dont les dents sont des gratte-ciel et les puces des tueurs sanguinaires. »

Comment répondre sans répondre. Cette jeune femme est mauvaise avec les mots. Ce n’est pas son terrain de jeu, encore moins une arme dans son arsenal et elle semble sur la défensive depuis le début. Elle cherche à faire une percée contre quelqu’un qui a l’habitude de manipuler les gens, le sens d’une phrase et avec qui il ne faut jamais au grand jamais signer un contrat. Tsaritsa, grande fan de la culture moderne des humains, voit en Gaunter O'Dimm, un des antagonistes du jeu vidéo Witcher 3, un intéressant parallèle avec elle. Lui aussi adore jouer avec les mots et manipuler tout ce qui bouge ou qui peut constituer un intérêt pour lui, le plus souvent en échange d’une âme. Le but ici est de ne jamais trop en dire. Après tout, la demoiselle en face d’elle ne le fait pas davantage. Certes, elle est beaucoup plus concise mais toute aussi vague.

Et c’est justement là tout l’intérêt de cet échange. Des deux, c’est l’humaine qui cherche le plus à savoir, en réalité. À chercher une ouverture, une brèche, comme si tout dans la vie devait être un combat. Un affrontement. Mais comment faire un pas en avant ou s’accrocher à quelque chose quand il n’y a rien? Les mots peuvent être lourds ou complètement vides de sens et du côté de Tsaritsa, tout est pensé et dit pour faire et accomplir un seul objectif : brouiller les cartes. Mais si « Eliza » veut passer à l’offensive, pourquoi ne pas lui rendre la pareille? L’art du discours contre une nature plus violente, plus habituée au sang qu’aux subtilités du langage, manifestement. Et apparemment, la violence est le jargon local. Ah Gotham. Une ville si différente de toutes les autres. Si pleine de désespoir et de rêves brisés, de cauchemars…


« Moi je me demande surtout ce que vous avez à cacher, en fait. Un faux nom, des déclarations qui font de vous une jolie babiole à regarder plus qu’un être humain… Je me demande ce qu’on trouve derrière le tableau en grattant un peu le vernis dessus. Crever, comme vous dites, ne me fais pas peur. La question que je me pose c’est crever de la main de qui. De ces gens qui ont tenté de me tuer ou de votre main? »

Curieuse riposte s’il en est mais pas quand on connait un peu le personnage. Chassez le naturel et il revient au galop. Sortez quelqu’un de sa zone confort et il sera plus enclin à trébucher. Cette humaine est coriace et le jeu de qui chasse qui commence par contre à se faire lassant. Le but c’est d’amener l’autre à retourner en terrain plus connu. Dans le cas de cette jeune femme, ce qui touche à la violence. Pas forcément dirigée contre elle, contre Tsaritsa. Contre n’importe qui dans les parages. Gotham aime le drame et il y a fort à parier que les ennuis ne vont pas tarder à repointer le bout de leur nez. Tout le monde a besoin d’un exutoire. Et le sang appelle le sang à ce qu’il parait. Les beaux mots de « Hope » contre l’attitude plus physique d’Eliza. Ce serait bien un petit intermède dans un duel de mot qui vise à révéler chez l’autre ce qui est caché ou qui semble faux. Cette humaine est définitivement très divertissante.

« Plus encore, en quoi ce que je fais ici a un quelconque impact sur votre vie? Vous êtes capable de vous défendre seule et n’êtes pas abandonnée par le système. Ma clientèle, si vous voulez. Je savais l’écosystème de Gotham intolérant aux nouveaux arrivants mais si vous êtes si pressée de me voir partir, pourquoi ne pas le dire en des termes simples et clairs? À quel jeu sommes-nous en train de jouer, je me le demande… »


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MessagePosté le: Sam 11 Fév 2017 - 12:07
Si Cassandra avait été sassy, comme on le disait dans le jargon, peut-être aurait-elle répondu "Oh, j'ai touché une corde sensible ?" avec un air narquois. Mais Cassandra n'étais pas sassy, elle n'avait pas dans son caractère ce mélange hautain et malicieux suffisant pour se réclamer sassy.

Elle était beaucoup de choses. Monstre, peut-être. Chasseuse de monstres, surtout. Sassy, du tout.

Oui, on aurait assurément pu trouver plein de choses, sous le vernis, mais pas ça. Une chevelure de cendres, sûrement, et les restes d'un visage splendide ravagé par une balafre, peut-être. Le lionceau de la Ligue. Une élue au nom à rallonge, Celle Qui Était Tout, qui avait renié son héritage pour poursuivre le rêve fugace d'une carrière d'aventurière.

Une chasseresse paranoïaque fuyant des monstres envoyée par une puissance supérieure quasiment surnaturelle, et concernée par les changements climatiques.

Oh, que de curieux parallèles on pouvait tracer grâce à l'imaginaire collectif !

" Si vous deviez crever de ma main, ce serait déjà fait. " balança Cassandra avec cette orgueilleuse conviction que l'on aurait tout autant pu attribuer à l'héritière de la maison aux trois lions dorés passant sur champ d'azur.

Oui, l'orgueil, elle l'avait. Elle n'avait pas les belles envolées lyriques, elle n'avait pas les métaphores, les personnifications, les métonymies ou les épanorthoses. Tout juste aurait-elle eu les épitrochasmes, de manière bien involontaire, si son esprit avait été capable d'embrasser la subtilité des figures de style autrement que par une analyse rhétorique fragile d'étudiante dyslexique ... Mais l'orgueil, elle l'avait. Une figure de style psychologique, pourrait-on dire. Une expression de l'insupportable pédanterie de l'être...

" Je sais rien de vous. Vous savez rien de moi. Vous parlez. Je parle, moins. Vous avez l'air assez folle pour ici. Je sais que vous partirez pas. Pour ça je vous le demande pas. Je veux savoir juste si ... vous êtes folle dangereuse, ou folle pas dangereuse. "

La jeune femme prit une gorgée de son breuvage brûlant, l'avala en feignant de le savourer, et darda son regard bridé dans le sien.

" Dangereuse pour les gens. Pas pour moi. "
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MessagePosté le: Sam 11 Fév 2017 - 13:19
« Sur ce point vous faites erreur. Je vais partir. Pas tout de suite car nous sommes en train d’avoir cette charmante conversation. Le fait de vous voir graduellement allonger vos phrases et votre discours est… Intéressant. Je suis convaincue que pour les gens vous devez être effrayante ou impressionnante. Dangereuse, pour reprendre vos bons mots. La nuance étant pour les gens. Pas pour moi. »

Geralt of Rivia. Non. Cette jeune femme est plus que le taciturne protagoniste des livres, des produits dérivés et surtout, de la trilogie de jeux vidéo. Elle lui rappelle un autre personnage. Cirilla Fiona Elen Riannon mieux connue sous le nom de Ciri. Oui… Le parallèle est évident. Il y a fort à parier que cette être en face d’elle, car la définir comme simple humaine aurait été, stratégiquement, une énorme erreur, descend de plus qu’une paire de travailleurs venus vivre le rêve américain. Les gens ordinaires se prenant pour d’autres ont tous la même faiblesse : un ego surdimensionné. Certains en sont conscients et tâchent de ne pas céder à ce côté de leur personnalité. Sauf qu’en regardant sa voisine de table, Tsaritsa se disait qu’elle faisait partie des rares qui avaient le droit de tartiner son ego partout comme de la confiture sur une rôtie.

Ceci dit, pour contrer quelqu’un de réellement dangereux, le mieux c’est d’opposer un caractère fort. De montrer qu’on n’est pas impressionné. De le montrer et d’avoir le cran de ne pas céder à la première menace voilée ou au premier coup échangé. « Hope » n’est pas impressionnée. Elle n’a pas peur. Toute la vantardise, bien qu’effectivement l’autre aurait probablement pu la tuer depuis longtemps, la laisse de marbre. Non. C’est autre chose. Elle est amusée comme le large sourire qu’elle affiche en témoigne. Une autre brute avec de fausses idées nobles qui pense que faire parler ses poings car talentueuse c’est aider le monde. La belle illusion de grandeur que voilà. Plus elle converse avec la jeune femme, plus elle est en train de mentalement construire un nouveau type d’archétype, un modèle pour ces personnages qu’elle crée et utilise.


« Ciri. Je vais vous appeler Ciri. Cirilla Fiona Elen Riannon, je suis sûr que vous savez de qui je parle. Je vous regarde et je vois l’influence et le style d’un autre, plus dangereux encore. Fascinant. Je me demande, tout comme le personnage dans Witcher, de quelle puissance êtes-vous exactement l’héritière. Ne me répondez pas tout de suite. Il semble que votre demande de chocolat ait fait des mécontents. »

Effectivement, quelqu’un, le serveur ou autre, semble avoir appelé un groupe de truand qui semble connaitre la jeune femme car ils se dirigent vers elle avec un but précis. Et le plus intéressant c’est que Tsaritsa n’y est pour rien. Elle n’a eu ni influence ni contrôle sur ces gens. Ils ne sont pas nombreux. À peine sept. Un amuse-gueule pour Ciri. Mais ils sont là quand même, offrant malgré eu une pause probablement salvatrice à une personne avec un fort caractère et un ego de la même trempe de se défouler avec ses points avant de cogner l’insupportable machine à verbiage se trouvant en face d’elle et qui rend coup pour coup. Un des malotrus ordonne à « Hope » de quitter la table, ce qu’elle fait avec grâce en emportant sa tâche et en lâchant un commentaire énigmatique : de toute façon, mon siège n’aura pas le temps de refroidir. Revoir « Ciri » en action sera fort intéressant…


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MessagePosté le: Jeu 16 Fév 2017 - 11:13
" Ma choute, tu es ... par-faite ! "

" Je déteste les déguisements. Je déteste Halloween. "

Stephanie fit un pas de recul en soutenant son menton d'une main, artiste songeuse face à son oeuvre. Une artiste d'autant plus curieuse qu'elle était habillée à la mode des troubadours d'autrefois, une coiffe à plume de paon sur la tête.

" Mais non, mais non ! "

" Je déteste le cosplay. Je déteste le truc dans mes cheveux. C'est quoi dans mes cheveux ? "

" De la cendre. "

" Je déteste la cendre. "

La porte de la chambre s'ouvrit sur une Harper Row occupée à tirer goulûment sur une sucette, vers laquelle Stephanie se tourna, particulièrement satisfaite :

" Elle est pas parfaite, ma bestah ? "

" Mmh ... " considéra Bluebird. Elle retira la sucette de sa bouche, pour formuler une demande simple : " C'est Ciri ? C'est vachement ressemblant ... Attends, dis quelque chose, Cass ? "

" Je vais te tuer. "

" Yup. Parfaite. " acquiesça alors l'adulescente à cheveux bleus, " C'est dingue. Elle a intériorisé son personnage de ouf. "

" Ouais, c'est une super actrice. " rajouta la Spoiler en culotte bouffante, " Elle était née pour faire du cosplay ! "

" Je vous déteste. "

" C'est du maquillage, les cicatrices ? " demanda Harper.

" Juste la balafre sur le visage. Tout le reste, elle les avait déjà. "

" Je vais vous déchirer. "

" Par contre, l'épée ... C'est pas Zireael. " remarqua Bluebird en pointant du doigt la garde qui pendait dans le dos de "Cassirilla" - Stephanie était très, très fière de son jeu de mot. -

Et Cassandra la dégaina dans un mouvement plein de grâce.

" Tu la veux dans le ventre ? " s'offusqua Celle-Qui-Avait-Été-Teinte-Contre-Son-Gré.

" Je l'ai laissé prendre une de ses épées. " expliqua nonchalamment Stephanie, " Preuve qu'elle aime bien le personnage. Si elle avait vraiment pas voulu venir avec nous ce soir, elle aurait pris un katana. "

" C'est pas vrai. Je veux pas venir. "

" C'est ça ma grande. Mon boule, ouais ! "

Et contrairement à Harper qui allait chercher ses références d'Halloween dans des références cyberpunk, c'était Cassandra qui avait explicitement demandé son déguisement à Stephanie, et Stephanie qui avait été trop contente d'obliger, ne manquant pas une occasion de s'amuser et de faire partager sa joie de vivre. Surtout quand c'était elle qui avait planté Cassandra devant son ordinateur, une manette entre les mains, en lui disant "Hey, regarde, y s'battent comme toi dans ce jeu !".

Et c'était un peu vrai. Cassandra se battait un peu comme ça, une épée entre les mains. Sans les téléportations ou les magies grandiloquentes, cela dit, mais ça ne l'empêchait guère de se lancer dans de multiples pirouettes et autres roulettes de lames.

De retour dans le présent, Cassandra n'avait qu'une expression en bouche. Une expression précise qui trahissait tout les sentiments contradictoires que lui évoquait l'invocation d'une telle référence pour la qualifier, elle, dans la bouche d'une inconnue qui, non contente d'avoir un catalogue de références étayé, avait celle qui aurait pu qualifier précisément Cassandra.

" Je sais pas comment vous faites. " rétorqua Cassandra mécaniquement, " Je vous déteste. "

Oui, plus Ciri qu'Eliza. Bon, Stephanie avait des références pour Eliza, aussi. Mais Cassandra ne s'y collait pas trop. Elle lui avait bien proposé Eliza Cassan, mais Cassandra n'était pas trop dans le registre des intelligences artificielles présentatrices de télévision. C'était plutôt pour Harper Row, ce genre de trucs cybernétiques.

" Je n'ai pas oublié. " vint poser le serveur, en exposant son moignon à la vue de Cassandra, qui n'aurait pas pu s'en soucier moins, à ce moment.

Ils étaient prévenus. Ils étaient tous venus armés. Bien armés. Cassandra entendait le cliquetis de sécurité qu'on enlevait et de chiens qu'on rabattait.

" Cette femme m'a énervé. " formula Cassandra en reprenant une gorgée de café, comme pour garder contenance, " Ce n'est pas un bon moment. "

Crise de rire, évidemment. La guérisseuse s'était écartée à la demande des importuns. Cassandra préféra en rajouter une couche, pour mitiger l'hilarité générale.

" Attendez dehors. Ça va tirer. Balles perdues. Risque. "

" Balles perdues ? Et t'vas faire quoi bouffonne ? "

L’intéressée dégaina son arme à feu et la posa sur la table, sécurité enlevée.

Evidemment, les autres furent rapides à épaules leurs armes pour la menacer. Toute seule face à une bordée de canons.

" Le chocolat ? " demanda tout de même la jeune lionne.

La réponse fut l'expression de rage du serveur, qui se saisit de la tasse qui faisait face à Cassandra et lui projeta au visage. Elle était encore foutrement brûlante.

C'était les vingt centilitres de café à la vanille qui faisaient déborder la cruche de lave. Ils allaient comprendre, et l'étrangère avec eux, pourquoi Cassandra était un monstre. Pourquoi l'ancienne Batgirl n'était plus Batgirl. Pourquoi elle n'espérait même plus être digne de l'appellation de Justicière.

Il n'y avait même plus de mots. Cassandra essayait de s'excuser, mais à part un sifflement de rage sonnant comme le sifflement de la cocotte brûlante qu'était devenu son visage, aucun son compréhensible ne voulait sortir. Ses dents étaient si serrés et sa mâchoire si crispée que l'on aurait probablement pu s'en servir pour mordre de l'acier. Mais il aurait pour cela fallut s'en approcher.

Et Cassandra la berserker, on ne l'approchait pas. On lui avait manqué de respect à un niveau qui était invraisemblable, inenvisageable. La Cirilla, elle n'appréciait pas que son rang soit bafoué. La Cassandra, si elle n'était pas princesse, était tout de même fille de la déesse autoproclamée de la Destruction.

Et en tant que demi-déesse, elle n'usurperait pas sa naissance !

D'un geste fulgurant, elle attrapa son pistolet avant que quiconque ne puisse réagir, et en utilisant le corps du serveur pour amortir le recul, le cribla de trois balles en demi-secondes. Le temps qu'une seconde passe et que le temps de réaction humain normal rentre en considération, elle était déjà debout et avait empoigné la main armée d'un deuxième. Celui-ci commença par se tirer dans le pied, avant de se retrouver à faire demi-tour sur lui-même pour être constellé de plomb par ses propres camarades, paniqués. Et puis un premier tomba, puis un second, puis un troisième, à chaque fois précédé de deux détonations prophétiques.

A ce stade, le reste de la clientèle paniquait déjà et se dirigeait vers les issues de secours en criant, à raison.

En moins de dix secondes, les alentours de la table de la Cirilla s'étaient transformé en espèce de cercle sacrificiel : Cinq morts par balles, un sixième égorgé et éventré et un septième avec la tête tournée à l'envers. Un peu comme si il avait voulu faire comme dans l'Exorciste.

Mais lui n'y avait pas survécu.

Un autre larron sortit des cuisines avec ce qui ressemblait fort à un fusil à pompe. Cassandra fonça vers lui en vidant ce qui lui restait de cartouches, l'abattant sans trop de fantaisie en le truffant comme une dinde de Noël. Pas de grandes précautions pour viser.

Le bureau du patron s'ouvrit, dans son dos. Lui eût le droit à une balle dans la tête avant même qu'il n'ait le temps d'objecter. Le privilège du rang, sans doute.

Et puis elle arriva face aux portes des cuisines, et fouilla dans son blouson. Elle hésita à sortir un tube aux extrémités proéminentes. Une grenade aveuglante.

Et puis elle se rendit compte qu'elle était véritablement énervée, et que sa main, en bon automate de mort qu'elle était, alla chercher le fruit défendu. La grenade. Juste la grenade.

Un coup de pied et un lancer négligent plus tard, on entendit des cris de terreur dans la cuisine, puis on entendit une grosse explosion ... Et le simple fait qu'il n'y ait plus de lumières dans le local des préparateurs suffit à expliquer que l'intérieur ne devait plus être propice à une inspection sanitaire.

Cassandra poussa la porte du bâtiment. Cassandra sortit. Et puis Cassandra sortit :

" Plus de chocolat."
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MessagePosté le: Jeu 16 Fév 2017 - 16:22
Comme elle est charmante, de penser pouvoir gagner contre la Reine des Fables dans une guerre psychologique. Elle en a brisé des plus coriaces et des beaucoup moins amusants que cette humaine certes talentueuse mais qui se donne des airs malgré tout. Le plus amusant reste encore de n’avoir nullement eu besoin de lire dans ses pensées. Où serait le défi, où serait l’intérêt. « Ciri » lui apprend énormément de choses qui lui seront utiles à ses projets plus tard. Raison de plus pour continuer de l’étudier encore un moment. Les chances sont qu’après le massacre à venir, il soit temps de dire au revoir et de partir chacun de son côté. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, d’une part et trop insister risque de causer plus de problèmes que de gains. Comme « Ciri » est sur la défensive et qu’elle riposte plus qu’elle ne passe à l’offensive…

Comment elle fait… Ça « Ciri » ne le saura pas. Et sortir… Pourquoi sortir? De toute façon on ne la laissera pas sortir. Ceux qui veulent faire la peau à la jeune guerrière vont vouloir soit des témoins, soit des victimes supplémentaires. La folie des hommes, des humains, si on veut être exact. Et puis du reste, ce n’est pas comme si Tsaritsa était réellement en danger. Elle doit faire comme si, ce qui est particulièrement énervant mais elle endurera cette indignation pour pouvoir garder sa couverture intacte. C’était divertissant à voir. Dommage, par contre, que son café soit maintenant sur le visage de l’autre jeune femme. Il était plutôt bon en fait. Oh elle se vengerait d’un léger usage de ses pouvoirs car on ne lui manque pas de respect de la sorte. Cassandra avait tiré trois balles sur le serveur mais il était mort avant l’impact de celles-ci. Hémorragie cérébrale.

Mais ça, naturellement, il faudrait une autopsie pour le voir et le coroner risquait davantage de se concentrer sur les balles que sur le reste. Chose certaine, justice avait été rendue. Pas la justice des humains mais la justice vengeresse et égoïste de la Souveraine de l’Imaginaire. Le carnage terminé, « Hope » se leva tranquillement, un peu plus pâle à cause du déchainement de violence mais pas chancelante ou tremblante. Elle laissa entendre calmement qu’elle ne reviendrait plus dans cet établissement à cause de la mauvaise qualité du service. C’était entre une blague de mauvais goût et un constat fait à cause du stress du moment. Elle quitta le bâtiment à la suite de « Ciri », bâtiment qui se retrouva la proie des flammes. En partie à cause de la grenade et de la destruction causée par la guerrière et d’autre part par les soins de la Reine des Fables.


« Une déplorable conclusion à une soirée autrement fascinante. Vous êtes quelqu’un de fort intrigant, Ciri. Ceci dit, je pense avoir eu suffisamment d’action pour une journée. Je ne vous cache pas que je suis davantage habituée à plus de calme. Il me tarde de rentrer en un lieu plus clément. Je vous dis à la prochaine car quelque chose me dit que nous nous reverrons éventuellement. Bonne fin de soirée. »

Mieux vaut partir avant que « Ciri » ne pense à poser des questions. Justement, un taxi s’est arrêté non loin car les curieux se demandent ce qui s’est passé. « Hope » ouvre la portière, s’installe et le véhicule démarre au quart de tour. Décidément cette réapparition à Gotham aura été des plus productives. Nettement au-dessus de ses attentes. Et maintenant elle a une nouvelle mortelle à observer. « Ciri ». Oh elle finira par connaitre son véritable nom, sa véritable identité. Si elle risque de constituer une menace à ses projets, elle veut en savoir le plus possible. Quelques kilomètres plus loin, Tsaritsa demande au chauffeur de s’arrêter, descend et une fois loin des regards, se téléporte dans sa dimension. Elle a du travail devant elle et l’immortelle n’a pas besoin de dormir, elle. L’objectif de ses recherches : qui es-tu vraiment, « Ciri »… Car assurément qu’elle s’arrangera pour recroiser son chemin.


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