[Washington D.C.] Le fantôme dans la machine (PV Liberty Belle) [Maggie SA 1] (Terminé)

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MessagePosté le: Mer 1 Fév - 15:15
Imaginons un instant la réalité comme un disque dur. Vous pouvez faire toutes les modifications que vous voulez dessus, certaines permanentes, d’autres non. Si vous décidez d’effacer des données, dans la théorie, elles disparaissent. Si vous formatez le disque, vous repartez de zéro. La réalité de la Terre, le monde, ce monde, a connu divers « formatage ». Le plus connu, le cataclysme qui sonna le glas des dinosaures. La découverte du « nouveau monde ». La fin de l’Impérialisme européen. Deux guerres mondiales. Dans tous ces cas quelque chose est mort pour permettre à quelque chose d’exister. Des reformatages plus que des mises à jour. Ce qui est mort est supposé rester mort… Sauf quand ces morts peuvent influencer ladite réalité. Et c’est ce qui va se produire aujourd’hui. Le passé va venir cogner à la porte du présent.

Plus exactement à la porte d’une personne. Une super héroïne qui a connu la guerre, guerre qui l’aura en partie forgé. Une super héroïne qui a rencontré à l’époque une jeune femme pleine de vie et d’entrain au milieu d’un monde semblant au bord de l’autodestruction. Et comme dans toute bonne tragédie, le rayon de soleil, la flamme, fut éteinte par les agents de ceux qui tentèrent de répandre la terreur et le totalitarisme sur le monde. C’est tout du moins le souvenir que l’héroïne en a… Et pourtant, rien de tout cela n’est vrai. Car la jeune femme n’était pas une jeune femme mais une habitante de la Cinquième Dimension en train de faire du tourisme temporel. L’explosion dans laquelle elle périt n’était pas du fait des forces de l’Axe. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, à la fin du « reformatage », un cluster de données devint un paquet de données fantômes.

Pendant des années, le monde, le système, continua d’évoluer, de se mettre à jour puis de connaitre un autre reformatage avec le début de la guerre contre le terrorisme. Et quelque part dans le processus, quelque chose vint réveiller le paquet de données fantômes qui commença à se réactiver, créant une partition dans la partition et recommençant à exister en parallèle de l’actuelle version du monde. Le fragment d’une entité revenue s’amuser sur Terre gagna une conscience propre, ce qui ne pouvait qu’être dangereux car séparé de son système mère, si la « copie » décidait de remplacer l’original, les conséquences pourraient être des plus problématiques. Une réaction en chaine sur cinq dimensions. Et pour empêcher la chose, une seule arme : la compassion et la compréhension humaine. Car l’être humain a peut-être bien des défauts mais il est aussi capable de miracles.

Les prémices donnés, mettons la table pour une rencontre qui risque de s’avérer surprenante. Quand Liberty Belle l’a rencontré pour la première fois, c’était une jeune femme américaine et patriotique. Le nom de famille, elle ne le su jamais mais le prénom : Maggie. Maintenant, elle s’appelle Margrit, elle parle allemand et elle se tient avec de mauvaises personnes rêvant de ressusciter une idéologie « morte ». De façon volontaire ou par un idéalisme naïf, ça, la super héroïne le découvrira prochainement. Et quoi de mieux que Washington D.C., là où elles se sont rencontrées, pour des retrouvailles? Tout commença par les bruits d’une altercation et un appel à l’aide. Comme trop souvent, les gens, plutôt que d’aider, préfère baisser la tête et prétendre que rien ne se passe. Après tout, les super héros doivent bien servir à quelque chose, non? Évidemment.

Un groupe d’hommes à la mine patibulaire est en train de tabasser une jeune femme en l’accusant de manquer de dévouement à la « Cause » et que la faiblesse ne sera pas tolérée et que le monde doit être « purifié » des « faibles ». La folie des hommes et leur cruauté : une marque de commerce remontant à des siècles en arrière. Des millénaires, même. Évidemment, en sol américain, quand quelqu’un tabasse quelqu’un, on fait comme les gens du coin : on parle en anglais. Le fait est que ce groupe particulier parle en allemand et le signe de « plus » taggué sur le mur pourrait bien constituer un graffiti incomplet d’un signe qui suscite pour certains la honte, d’autres la colère et pour une minorité, la fierté. De là à battre quelqu’un parce qu’il refuse de s’adonner à un acte de vandalisme est un peu « extrême » mais le fanatisme incite parfois aux actions les plus radicales…


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MessagePosté le: Jeu 2 Fév - 22:47
Elle sortait de la Bibliothèque du Congrès, après une longue journée à compulser des archives sur microfilms. Libby n'était ni chercheuse, ni flâneuse. Elle furetait de manière obsessionnelle dans des rayons bien loin de ses préoccupations habituelles... des rayons consacrés à l'ésotérisme, l'égyptologie ou la nécromancie...

Nephren-Ka. Elle était sur sa piste. A lui, le Pharaon noir maudit des Dieux ainsi que celle de sa mystique sépulture, située quelque part dans la non moins mystique Iram, la Cité aux Mille Piliers !

Ainsi plusieurs heures s'étaient passées pendant lesquelles Libby avait usé ses yeux sur la visionneuse de microfiches, cherchant un signe, un indice...

Elle finit par jeter l'éponge pour la journée et pesta contre elle-même : à quoi bon la longévité, la force et la maîtrise, si au fil des ans elle devenait de plus en plus larguée ? Elle savait à peine se servir d'un ordinateur et ne comprenait plus grand chose au monde qui l'entourait. Jesse aurait pu lui expliquer mais la mère et la fille étaient en froid.

Rangeant dans sa sacoche les quelques notes qu'elle avait jeté sur papier, Libby quitta la bibliothèque et hâta le pas en direction de son hôtel. Sa pension de retraite - confortable car jumelée avec une pension militaire pour services exceptionnels rendus à la Nation - lui permettait de ne plus compter depuis des années... et c'était à peu près la seule satisfaction qu'elle avait dans l'existence.

Car elle se sentait une femme coupée de son époque. Une époque plus noire mais également plus héroïque. Où les héros costumés se battaient contre le mal absolu et non pas contre une tripotée de gogos costumés. Une époque où ils pouvaient se considérer comme des anticorps contre l'Antéchrist.

Mais cela n'avait pas sauvé son père. Cela n'avait pas sauvé les innombrables innocents qui avaient été engloutis dans la nuit et le brouillard.

Libby s'alluma une cigarette, perdue dans ses pensées moroses. Elle sentait qu'elle avait besoin d'un verre puis d'un autre. Ce soir, elle se saoulerait avec le Room-service pour oublier qu'elle n'était toujours pas morte... et peut-être même qu'elle ferait un rêve étrange, comme l'autre fois, avec cet homme au masque jaune dont elle n'arrivait pas à se souvenir de manière bien distincte...

Elle s'arrêta d'un coup, la cigarette au bec. Elle entendait de l'allemand. Elle voyait la femme prise à partie. Elle appelait à l'aide. Avec un accent germanique.

Et sur le mur... Le signe incomplet de cet empire pour lequel tant de crimes avaient été commis. Ce signe de la honte qu'elle s'était jurée d'effacer.

Et le sang de Liberty ne fit qu'un tour quand, en tenue civile, elle s'élança vers le groupe et entreprit de distribuer des crochets du droit comme si c'était le Noël des Super-Vilains...

"Je vais vous apprendre l'histoire, mes gaillards" lança-t-elle entre ses dents, avant d'ajouter un sourire aux lèvres à la femme dont elle n'avait pas encore vu le visage :

"Fräulein, n'ayez pas peur de ces Messieurs, après ma leçon particulière ils ne vous importuneront plus !"

Et paradoxalement cogner du néo-nazi la faisait se sentir vivante. Comme le Shérif des films qui ne trouvait de raison à sa vie qu'en combattant les bandits infestant sa ville. S'il venait à s'en débarrasser... il mourrait.

Et Liberty se dit que Dieu lui avait prêté une vie aussi longue, c'était pour pouvoir continuer à lutter contre les idéologies de haine et d'extermination.
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MessagePosté le: Ven 3 Fév - 5:34
Finalement, les bons samaritains existent encore. Ou tout du moins, des gens assez fous pour risquer leur vie pour une illustre inconnue. Car c’est bien de cela, pour le moment, qu’il s’agit. Les extrémistes ne comprennent pas trop ce qui se passe, subissant les assauts de cette femme sortie de nulle part. Leur victime n’enregistre pas trop ce que sa sauveuse dit. Elle ne comprend plus aussi bien qu’avant l’anglais et elle regarde avec frayeur tant celle qui se porte à son secours que ceux qui l’ont agressé physiquement pour son manque de conviction. La question qu’on peut se poser c’est est-elle aussi endoctrinée que les autres et que ce moment de « faiblesse » était quelque chose de passager? Est-elle la victime ou une partie d’un problème plus grand? Difficile à dire pour le moment. On ne peut être certain de rien à ce stade-ci des choses, hélas.

Ce qui est certain, c’est que la surprise initiale passée, ceux encore en état de se battre ripostent tant bien que mal, insultant et injuriant en allemand l’inconnue. On parle ici de l’héroïne, bien entendu. Pour Liberty Belle, ce qu’elle voit ramène à la surface des souvenirs douloureux. Pour ces hommes, curieusement, la promesse d’un renouveau. Pour la jeune femme terrifiée, sans doute rien de bon non plus. Mais encore là, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un de si innocent, en apparence, à embrasser pareille cause? L’a-t-on forcée ou comme bien des jeunes femmes innocentes, on a tenté de l’endoctriner un peu contre son gré, en lui promettant monts et merveilles? Il est si facile de convaincre les gens avec un bon fond de faire quelque chose de terrible que c’en est épeurant. ¨Ça l’est encore plus quand la personne avec un bon fond pourrait déclencher l’apocalypse.

Ce fragment fantôme, cette donnée qui ne devrait pas être ne sait pas du tout qui elle est en dehors de ce personnage et c’est pour cette raison que ces malfrats sont encore « en bon état ». Pour le moment, sans se « reconnecter » avec la base, avec l’original, il (le fragment) est globalement inoffensif. Mais que se passera-t-il si Liberty Belle reconnait un visage de son passé et réactive des données archivées et inévitablement corrompues au sein du fragment? L’original, Maggie Marzena, ne ferait pas de mal à une mouche. Qu’en est-il de quelque chose qui ne devrait plus exister et dont l’obsolescence est manifeste? C’est parfois les plus petites actions qui vont causer les plus grands dommages. Ici, en l’occurrence, de façon très probablement involontaire. Mais encore là, pas tout de suite. Pourquoi? Parce qu’un automatisme se déclenche, relié à l’instinct de survie.

L’instinct de survie est globalement universel. La fuite est une constante qui ne change pas d’un endroit à l’autre. La jeune femme qui jusqu’alors se faisait tabasser s’enfuit. Elle n’ira pas bien loin. Les gens ont trop tendance à surestimer la distance mise entre le lieu de quelque chose de dangereux et leur position actuelle. Surtout que bon, si Liberty Belle a des sens un minimum supérieurs à la normale, elle pourra facilement retrouver une civile sans expérience qui essaie en vain de se cacher. Le réflexe est la fuite. La dissimulation est une affaire plus complexe. Elle ne se fait pas automatiquement, elle. C’est pour cette raison que c’est « l’intelligence humaine » qui permet à l’être du même nom de mieux survivre que son vis-à-vis animal. La peur, elle, est viscérale, cela dit. Et c’est dans ce contexte que l’improbable risque de se jouer : le futur reconnaissant le passé et le futur devenant du même coup le passé quand les souvenirs vont revenir…


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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 11:36
Passée la surprise initiale, les néo-nazis tentèrent tant bien que mal de répliquer aux coups portés par l'héroïne...

... mais ils n'étaient pas de taille à affronter Libby qui était plus rapide, plus forte et plus agile qu'eux. Elle s'était battue contre le Baron Blitzkrieg et Captain Nazi. Son direct du droit avait mis K.O. Per Degaton. Et Solomon Grundy se souvenait encore - douloureusement - de leurs combats...

Ils n'étaient pas de taille mais compensaient par leur nombre. Quelques coups purent atteindre Liberty qui en ressentit une rage folle... L'adrénaline inonda son système et la survolta. Son pouls s'accéléra et elle ne ressentit plus douleur ni fatigue. Ses poings fracturaient des mâchoires et faisaient sauter bridges, plombages et dents. Elle se battait pour la liberté et elle s'exaltait de ses propres idéaux.

Puis, avant de terminer l'une des crapules, Libby vit le visage de la femme qu'elle venait d'aider...

... un visage qu'elle croyait disparu depuis plus de 70 ans...

La surprise la déstabilisa. Elle en oublia de cogner le nazi qu'elle tenait à la main, permettant - à la faveur de son émoi - aux autres de se regrouper et de la combattre en meute...

... et Libby ne put que voir, impuissante, la femme filer à l'anglaise, affolée et perdue dans les rues de Washington.

C'était impossible. Non. Illogique. Impossible. Dément.

Les coups pleuvaient sur elles mais elle n'en avait cure. Elle devait agir et vite. Sinon, jamais elle ne saurait. Elle avait peut être perdu la raison mais...

... elle banda ses muscles et frappa de toutes ses forces les types encore debout. Libby se dressa sur ses pieds et regarda ses adversaires. Ils étaient sonnés pour la plupart. Normalement, elle aurait du les ficeler à un poteau téléphonique et prévenir la police mais...

... elle avait mieux à faire. Tant pis pour la justice et le bon droit ! Un observateur extérieur pourrait la qualifier de démente mais elle ne pouvait s'empêcher d'agir ainsi !

Libby retira ses escarpins qui l'empêchaient de courir correctement et avec l'énergie du désespoir s'élança - comme une furie - dans la direction qu'avait prise l'inconnue au visage pourtant si familier...

Un prénom lui brûlait les lèvres. Un souvenir. Une obsession. Un regret.

Le passé n'est jamais vraiment mort, disait Faulkner. Il ajoutait même que le passé n'était même pas le passé !

Et aujourd'hui, elle comptait vérifier ça pour de vrai.

L'inconnue n'était pas de taille à échapper à une héroïne - même après que cette dernière ait reçu quelques coups bien placés - aussi Liberty rattrapa facilement l'inconnue.

Comme si cela coulait de source, elle saisit la femme par le bras et lança par réflexe...

"Maggie ?"
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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 16:23
Amusant, quand même, de voir l’histoire se répéter ou tout du moins, se rejouer dans un scenario un quelque peu similaire. La première fois que l’héroïne et la voyageuse dimensionnelle, ou plutôt, le fragment dimensionnel, se sont retrouvées dans cette situation, l’une est partie au combat et l’autre a disparu. L’ennemi : une idéologie fasciste qui avait fait alors trembler le monde. Et maintenant, des décennies plus tard, le même schéma repointait le bout de son nez. Sauf que cette fois Liberty Belle était prête à réagir. Sauf que cette fois la « victime » n’était plus la même. Même corps, même visage mais un esprit différent. Altéré. Modifié. Quand l’héroïne finit par rattraper cette autre femme inaltérée par le temps, il n’y a que confusion dans le regard de cette dernière. Impossible de se tromper sur la personne mais… Il y a toujours un mais.

La jeune femme s’exprime d’abord en allemand. Si Liberty Belle ne connait pas la langue, elle peut au moins déduire le sens. Déjà, l’incompréhension et ensuite la négation. Et un prénom. Margrit. Pas Maggie. Très similaire par contre. Celle qui semble surgir du passé marque une pause, s’y reprend et cette fois elle parle en anglais mais un anglais teinté d’un fort accent germanique. Impossible de s’y tromper par contre. Ce regard. Cette façon de s’exprimer. Tous ces petits gestes non verbaux qui semblent surgir du fond des âges… Non. C’est bien elle, cela ne fait aucun doute. Mais que lui est-il arrivé? Soixante-dix ans se sont écoulés au moins depuis la dernière fois. Il peut s’en être passé des choses. Rien, cependant, qui vous garde visiblement éternellement jeune ou tout du moins, pas sans un peu de triche. Et c’est ce un peu de triche qui dérange.

Chose certaine, si l’une reconnait l’autre, le sentiment n’est pas réciproque. Le fait est sans équivoque. Qui êtes-vous, est la question posée par la jeune femme. Quelque part entre le moment où le reformatage a eu lieu et maintenant, des informations se sont perdues. La question est de savoir s’il est possible d’en restaurer une partie ou non. Si des modifications trop importantes ont eu lieu, les effets pourraient être catastrophiques. Pour le moment, tout est encore sous contrôle. Reste à voir pour combien de temps encore. La peur laisse place au calme et le calme à la curiosité. La jeune femme au visage si familier semble se détendre, l’adrénaline retombant et elle regarde avec intérêt cette autre femme sans chaussures qui vient quand même de tabasser un groupe de gros bras juste pour lui porter aide et assistance. Ce n’est pas quelque chose de très commun ça.


« Je ne sais pas qui vous êtes ni ce que vous voulez mais… Je pense que vous n’auriez pas dû intervenir. Déjà, ces gens ont des alliés plus puissants qu’eux et ensuite, c’est grâce à eux, malgré tout, que j’avais trois repas par jour et un toit au-dessus de la tête. Tout est de ma faute après tout. Je ne suis pas assez dévouée à la Cause. Je ne suis pas forcément d’accord mais je n’ai pas vraiment le choix… Je crois.

Je ne comprends pas pourquoi il faudrait haïr les autres et c’est mon manque de conviction qui a fait que je devais être punie. Je n’ai pas besoin de comprendre, en fait. Juste… De ne pas poser de question. Mais en même temps, je ne peux plus revenir maintenant. Ils vont me tenir pour responsable de ce qui est arrivé. Est-ce que… Est-ce que vous pourriez m’aider à récupérer mon sac? Toutes mes affaires sont dedans… Mais mon sac est dans le repaire de ces gens… »


La même naïveté, le même désir de bien faire mais qu’on a tenté d’utiliser à mauvais escient. De quoi vous donner des envies de meurtre quand on connait la nature douce et gentille de ce genre de victimes. Au moins, « Margrit » est  récupérable. Malgré la tentative d’endoctrinement, elle reste relativement lucide. Ce qui n’est pas donné à tous. Elle arrive encore à se poser des questions mais se blâme dès qu’elle essaie de penser par elle-même. Et de penser que la Maggie que Liberty Belle a connu était si ouverte d’esprit, si curieuse, si enthousiaste à l’idée de découvrir et d’explorer. Rien avoir avec cette jeune femme dans des vêtements trop grands et à l’allure misérable. Elle fait un peu pitié à voir mais bon. Liberty Belle fait partie des gentils, de ceux qui peuvent inspirer la grandeur chez autrui. Reste à espérer qu’elle saura y faire avec ce morceau de passé qui vient de surgir de nulle part…


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MessagePosté le: Mar 21 Fév - 18:46
La stupéfaction. L'incompréhension. Et pourtant ce visage... les expressions faciales, les mimiques, la gestuelle...

Margrit est et n'était pas Maggie. Elle était une impossibilité logique. Un électron libre qui se défilait sous le microscope électronique de l'observateur imprudent. Une illustration vivante du principe d'incertitude ou du fait que le temps était toujours le même...

Libby tenta de cacher sa déception et ses espoirs. Ne rien attendre. Ne rien craindre. Les secrets d'une vie bien réglée à fumer pour oublier que l'on boit. Mais était-cela la vie ? Etait-ce tout ?

Car Margrit paraissait comme un morceau de son passé arraché à un néant lointain pour venir s'écraser dans le présent. Comme les cendres d'un temps révolu. Ou un lointain écho témoignant qu'un jour, au milieu de la mare, une pierre avait été lancée et qu'elle avait troublé la surface de l'eau...

Sa fascination de l'étang. Voilà ce qu'elle était.

Libby fit un effort pour s'ancrer à nouveau solidement les deux pieds dans la réalité. Fi d'une métaphysique fumeuse ! Elle se devait de retrouver le contact avec le sol et le béton. Et la noire réalité d'une femme qui devait s'acoquiner avec les pires crapules pour gagner ses trois repas par jour. Faire taire toute conscience morale pour ne plus avoir froid. Fermer les yeux sur le caractère abject des idées blasphématoires que ses prétendus bienfaiteurs conservaient bel et bien en vie. Ces idées de mort pour lesquelles d'innombrables victimes avaient perdu la vie et criaient vengeance.

Pas sa Maggie. Ce n'était pas possible.

Je ne suis pas d'accord mais je ne suis pas assez dévouée. C'est ma faute. Je n'ai pas besoin de comprendre.

Libby plissa les yeux. C'était justement ce genre de raisonnement qui avait failli emporter le monde dans le néant il y a de cela un peu plus de 70 ans. Quand les hommes et les femmes se faisaient instruments de mort et de destruction et pleurnichaient de la petitesse de leur participation et de la modicité de leur participation.

Les battements d'aile d'un papillon. La simple signature d'un fonctionnaire en bas d'un seul manifeste de transport.

Un ouragan. 5.000 personnes gazées dans une usine de mise à mort.

Qui est le responsable ? Le papillon, le stylo ou le fonctionnaire ? Dieu ?

Le cœur de Libby se serra. Le destin lui envoyait-il cette fille avec les traits de son amie du temps passée pour lui faire un signe ?

Les hommes. Les hommes étaient toujours responsables.

"Viens, nous allons chercher ton sac. Puis, on se débrouillera pour te trouver un abri" trancha Libby d'une voix assurée.

Le sens de l'histoire. Elle allait le leur apprendre.

"Conduis moi à eux et dis moi ce que j'ai besoin de savoir sur ce groupe... Combien sont-ils ? D'où viennent-ils ? Sont-ils armés ?"

Elle sourit doucement. C'était peut-être ça la présence de Mag... Margrit. Un signe de Dieu. Pour lui réapprendre à trouver sa place en ce bas monde...
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MessagePosté le: Mer 22 Fév - 4:45
« Margrit » explique timidement à l’inconnue ce qu’elle sait du groupe. Le fondateur est venu d’Allemagne à la fin de la guerre en se faisant passer pour un réfugié, a créé son mouvement en sol américain en le déguisant en un de ces groupuscules qui a participé à la chasse aux communistes puis il a passé les rênes à ses trois fils. Dans une quête insensée de pouvoir, un fratricide a eu lieu ne laissant qu’un survivant, le plus fanatique du lot. Cette histoire est racontée pour expliquer que seuls les forts survivent et que les faibles peuvent être votre propre famille. Pour ce qui est du nombre, ce groupe particulier compte une cinquantaine de personnes mais ils ne sont qu’une cellule d’un mouvement bien plus grand avec, à ce qu’on dit, des appuis jusqu’au capitole. Et bien sûr, ils sont armés, se livrant à des actes de haine et des crimes raciaux.

Plus que cela, « Margrit » ne sait pas ou, si elle sait, elle n’en glisse pas mot. Elle se contente de regarder cette femme qui l’a sauvé sans motif apparent et qui désire l’aider envers et contre tous, visiblement. Ce visage lui dit quelque chose mais quoi? Elle a la fugace impression de l’avoir déjà vu mais… Non. C’est sans doute une idée qu’elle se fait. Plutôt que de se concentrer là-dessus, elle commence à guider cette femme blonde vers le lieu où elle a passé ces dernières années. Autant dire qu’elle est tout sauf contente d’y retourner et que tous les signes d’un grand stress sont au rendez-vous. Pendant tout le trajet, « Margrit » ne dit pas le moindre mot. À part se tordre les mains et lancer des regards furtifs autour d’elle, elle marche en direction du « repaire » du groupe à qui Liberty Belle compte enseigner une leçon qu’ils n’oublieront pas de sitôt.

Quand finalement ce curieux duo arrive en vue du bâtiment, qui ressemble à s’y méprendre à n’importe quel centre communautaire qu’on verrait dans une grande ville américaine, « Margrit » se fige et refuse de faire un pas de plus. Elle tremble comme une feuille et il lui faut plusieurs, secondes avant de reprendre ses esprits et de se diriger avec le plus de « naturel » dont elle est capable vers l’endroit. Elle entre et quelques minutes à peine plus tard elle ressort avec son sac, courant comme si le diable était à ses trousses avant de trébucher et de tomber aux pieds de la blonde. Le sac s’ouvre et les maigres possessions de « Magrit » en tombe dont un article spécifique qui ne manquera pas d’attirer l’attention de Liberty Belle. Il s’agit d’un porte clé. Un porte clé sur lequel se trouve gravé un pygargue à tête blanche, le symbole des États-Unis. Banal? Non.

Ce modèle spécifique est une édition limitée faite pendant la seconde guerre mondiale pour remercier les citoyens américains participant d’une façon ou d’une autre à l’effort de guerre. Plus encore, la dédicace est presque effacée par le temps mais Liberty Belle sait reconnaitre sa propre écriture. « Bonne chance Maggie, avec le sourire ». Avec le sourire, l’expression favorite de Maggie qui ne cessait de dire que tout est toujours plus beau avec un sourire. Il n’y a plus de doute possible. Par un improbable concours de circonstances, « Margrit » est Maggie dont on a tenté de lessiver le cerveau… Et qui est maintenant dans la ligne de tir d’un homme armé qui n’hésiterait pas à l’abattre comme un vulgaire cerf de Virginie. À la différence du cerf par contre, la tête de « Margrit »… De Maggie, puisqu’il s’agit bien d’elle, ne fera certainement pas un très bon trophée.


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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 9:02
Le mystère s'épaississait... Le porte-clé... et pour le coup, il ne s'agissait pas d'une coïncidence : il portait la gravure que Liberty avait demandé elle-même à y faire apposer.

"Que ? Où... où as-tu eu ça ?" commença Liberty, un brin déstabilisée.

Car il n'y avait plus de doute possible. Le physique et le prénom, cela pouvait être le fruit d'un hasard farceur. Le porte-clé...

"Qui... qui sont tes parents ?"

C'était une explication comme une autre. Peut-être que Margrit était la petite-fille ou l'arrière petite-fille de Maggie ? Ou alors ?

"Quand... en quelle année es-tu née ?"

Et dans ce cas là, il s'agissait de Maggie elle-même ! Mais pourquoi ne l'avait-elle pas reconnue ? Que se passait-il au juste ? Que...

Stupide Liberty ! Elle avait oublié, perturbée qu'elle était par le porte-clé, l'endroit où elles se trouvaient. Elle avait oublié le danger que pouvait représenter cette communauté de fanatiques, survivants de purges internes à leur parti de haine. Le type qui voulait aligner Ma...rgrit avait du certainement assassiner ses potes à l'issue de leur Nuit des Longs Couteaux interne. Et maintenant, il pointait son arme dans la mauvaise direction. Celle de la tête de son amie. Et cela n'était juste pas possible !

Liberty se jeta sur Margrit pour, à la dernière seconde, la faire quitter la ligne de mire du tireur puis, après être retombée lourdement sur sa drôle d'amie, attraper le couvercle d'une poubelle qui était à sa proximité et le lancer, d'un geste puissant, en direction du tueur.

Elle avait participé aux jeux de 1936. Médaille d'or en natation. On allait voir si 80 ans plus tard, elle avait de l'avenir dans le lancer de disque !
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MessagePosté le: Dim 26 Fév - 16:06
Les questions devraient attendre car l’ennemi n’allait pas attendre pour se mettre à tirer. Une fois plaquée au sol, tout reposait désormais entre les mains de la super héroïne. Le premier tir manqua naturellement sa cible grâce à l’intervention de Liberty Belle. Le second s’écrasa contre la chaussée, projetant de menus éclats globalement inoffensifs. Le troisième passa si près du cuir chevelu de Libby qu’elle put presque le sentir. Le quatrième ne se produisit jamais car le mécréant fut atteint de plein fouet par le couvercle de poubelle lancé d’une main experte par l’ancienne championne olympique. Oui, elle aurait parfaitement pu se qualifier pour le lancer du disque. Chose certaine, le fanatique ne se relèverait pas de sitôt et sans doute aurait-il besoin d’une paille pour manger pendant un moment. Tant pis pour lui, dirons les « gentils ».

Mais évidemment, il serait naïf de croire que cet homme serait seul. Puisqu’on parle du repaire du groupe, deux de ses camarades sortirent au pas de charge, beuglant des propos racistes et discriminatoires que la bonne morale interdit de reproduire. Le premier se porta au chevet de son allié amoché mais le second, équipé d’une arme semi-automatique, ne fut pas animé du même élan d’humanisme et commença à tirer en direction des deux femmes. À cette cadence de tir, il était inévitable qu’il finirait par toucher quelqu’un… Et comme on le sait, les projectiles d’une arme à feu ne font aucun bien à une constitution purement humaine. Qui serait la première victime? « Margrit » ou Liberty Belle? Impossible à dire. Il faudrait être un expert en balistique d’une part et pouvoir calculer des probabilités statistiques extrêmement pointues et… Et rien en fait.

Inexplicablement, toutes les balles éclatent comme des grains de maïs soufflé sans causer le moindre dommage. N’importe qui avec une tête sur les épaules sait que ce n’est pas exactement normal. Mais cela se produit malgré tout. « Margrit » prend la main de Liberty Belle et tente de l’amener hors de la zone de danger. Le fragment de ce qui fut dans une autre version de cette réalité Maggie commence à reconnecter avec la présente temporalité. Un peu comme retrouver une vieille adresse courriel des années après l’avoir créé et mettre la main sur une vieille liste de contacts. Bonne chose? Mauvaise chose? Un fragment fantôme, partiellement corrompu qui se retrouve avec des données obsolètes et qui essaie de retrouver ses repères tout en pouvant avoir une influence sur la réalité… Vous imaginez bien les dégâts qui pourraient se produire. Pour le moment…

Pour le moment, le fragment tente de retrouver quelque chose de familier. Pour ce faire, une téléportation instantanée devant un de ces « Diners » ce restaurant qui ont un style si rétro mais qui a été le site de conversations animées entre Maggie (le fragment) et Liberty Belle, plus de soixante-dix ans plus tôt. Et pour les curieux, oui, le sac de « Margrit » est sur son épaule, rempli comme par magie de ses possessions précédemment éparpillées au sol. Cela en fait beaucoup à digérer pour la super héroïne mais… Après une vie à sauver le monde, sans doute ne s’étonne-t-on plus de grand-chose. En tout cas le fragment, « Margrit » ou quoi qu’on nomme ce qui se tient devant la blonde est confus. Désorienté. Il y a deux « profils » administrateurs qui fonctionnent simultanément. Maggie (le fragment) et « Margrit »… Qui va prendre la dominance sur l’autre?


« Où suis-je? Que s’est-il passé? Libby? Qu’est-ce que tu fais là? Tu n’es pas partit pour la guerre? Et c’est quoi ces vêtements? Et ces bruits… Je reconnais le Diner mais… C’est quoi cette mascarade? Ah je comprends… Arrière, imposteur de l’Axe! Tu pensais pouvoir me droguer, m’attirer dans une réplique d’un lieu que je connais et me faire révéler des secrets? Tu perds ton temps! Je ne dirai rien! Arrière te dis-je! »


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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 18:39
Elles étaient passées entre les balles.

Pour celles du premier tireur, la chance avait été de leur côté. Il tirait un peu comme une fesse et il cessa de défourailler quand le couvercle de la poubelle l'expédia par-delà le mur du sommeil.

Mais le second tireur...

... une arme semi-automatique. De quoi tirer une bonne dizaine de projectiles. Dans un grand bruit. Dans une détonation promettant une mort rapide. Le bruit du XXième siècle. Celui qui avait forgé, fait et défait le monde.

Et filant comme des comètes à travers l'espace les balles éventrèrent l'air à la rencontre du destin de Libby et de Maggie (car il s'agissait bien d'elle).

Et au moment de s'apprêter à comparaître devant son Créateur, Libby serra fort dans ses bras Maggie et ne put penser qu'à cette vieille photographie de cette mère serrant son enfant contre elle au moment où le fusil du SS de l'Einsatzgrüppen était sur le point de les tuer, tous deux...

... et comme si le monde était devenu un endroit féerique et enchanté, les balles éclatèrent comme du maïs soufflé, dégageant une fumée inoffensive.

Façon Fantasia chez les nazis. Où Judy Garland s'enfuit par la route pavée de briques dorées pour laisser loin derrière elle les Waffen-SS.

Et quand Libby ouvrit les yeux qu'elle garda bien fermés et que le bruit de maïs soufflé (Libby voulait du pop-corn. Re-manger du pop-corn et puis mourir ?) s'arrêta, elle n'était plus là où elle était précédemment...

... et Margrit n'était plus Margrit mais bel et bien Maggie.

Et elles étaient devant l'un de ces restaurants typiques où elles avaient devisé et refait le monde voilà plus de 70 ans !

Des larmes perlèrent au coin des yeux de Libby : que se passait-il ? Avait-elle perdu la raison ? Était-ce là le délire d'une vieille femme agonisante ?

Quoique ce fut, par pitié, Seigneur Jésus, faites que cela ne s'arrête pas !

Libby était pourtant bien réelle et portait les mêmes vêtements qu'elle portait en sortant de la bibliothèque du Congrès pour aller aider Margrit, moins les escarpins qu'elle avait abandonné dans la rue...

"Je... Je..." bredouilla-t-elle, visiblement en difficulté.

L'Axe ? Une espionne de l'Axe ? Et puis quoi encore !

Elle ne savait plus ni quand, ni où elles étaient, mais elle savait qu'à deux elles seraient suffisamment fortes pour tout arranger. La volonté de Libby et la fantaisie de Maggie. Elles y arriveraient.

Libby prit une grande inspiration et attrapa les mains de son amie, avant de lui dire d'une voix qui se voulut rassurante :

"Je... Je ne sais pas où nous sommes mais c'est bien moi. Libby. Aussi vraie que tu es toi. Et..."

Elle avisa le restaurant et proposa :

"Entrons et demandons un café et le journal du jour... Nous y verrons peut-être plus clair"
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MessagePosté le: Mer 15 Mar - 21:02
Peut-être que Liberty Belle est dépassée par la situation ou peut-être, au contraire, réagit-elle précisément comme elle le devrait devant autant d’éléments qui se présentent en étant dénués de sens. La réalité est une chose si malléable que trop la prenne pour acquis voire immuable pour même suspecter qu’en vérité, leur certitude est aussi solide que des sables mouvants. Cette anomalie n’avait pas lieu d’être à la base mais dans ce vaste univers du possible et de l’impossible, la chose s’est produite. Qu’elle le veuille ou non, la super héroïne se trouve entre un potentiel effondrement de la réalité ou une altération de cette dernière qui serait si forte que les conséquences en seraient difficilement effaçables par les membres de la Cinquième Dimension, les responsables de cette situation particulière. Les accidents de la science, comme le diront certains.

Pour le moment, la réalité est relativement en sécurité. Maggie du temps de la deuxième guerre mondiale regarde autour d’elle sans comprendre. C’était bien le restaurant où elle avait été avec Libby mais… Rien ne sert de s’en faire. La super héroïne a raison. Un café et le journal du jour devraient éclairer la situation. Maggie commande un café (vanille française, toujours, pour la gourmande de service) et quand elle regarde la date sur le journal, la confusion et la panique pure se disputent une part égale chez elle. Le XXIème siècle. Ce qui se trouve là date du siècle suivant le sien. Comment est-ce même possible? Elle se souvient comme si c’était hier de leur dernière conversation pourtant et… Et rien en fait. Qu’a-t-elle fait après être rentré chez elle? Dormir mais… Personne ne dort pendant près de soixante-dix ans! C’est impossible ça. Absolument impossible.

Le profil administrateur précédent, « Margrit », lui reconnait la temporalité mais pas l’endroit. Que fait-on avec un dossier portant le même nom? Soit on en supprime un au profit de l’autre, soit on les fusionne en conservant un ou l’autre des éléments identiques. Dans le cas de cette réalité sous assaut par une anomalie qui comme dit plus haut n’a pas ou plutôt plus sa raison d’exister, c’est un peu plus complexe que sur un ordinateur. Maintenant, que se passe-t-il si l’utilisateur de cette machine hypothétique panique et fait une erreur? Il risque de supprimer un fichier, de le déplacer ailleurs ou assimilable. Maintenant, si Maggie commence à paniquer, quelles anomalies supplémentaires vont se déclencher et cette fois de façon parfaitement aléatoire? Les souvenirs de ce fragment sont ceux d’un des conflits les plus meurtriers qui soit après tout…


« 2… 2… Deux mille… Libby c’est impossible, personne ne se retrouve projeté environ soixante-dix ans dans le futur… C’est une farce. C’est forcément une farce. C’est impossible. Même dans les trucs de fiction, une telle chose n’était pas abordée… J’ai peur Libby. Qu’est-ce qui s’est passé? Mais qu’est-ce qui s’est passé? Dis-moi au moins qu’on a gagné la guerre… On a gagné pas vrai? Hein? Hein? »

Maggie se réfugie dans les bras de la super héroïne, visiblement terrifiée à l’idée que les alliés aient perdu la guerre. Enfin. Hypothétiquement. Elle tremble comme une feuille et considère Libby comme une bouée de sauvetage. La pauvre n’y comprend plus rien, visiblement. Et en trame de fond à tout ceci, une autre personne détecte l’anomalie constituée par la personne ou l’entité qui est réconfortée par Libby. On ne modifie pas la trame de la réalité sans attirer certaines attentions. Il se pourrait donc que prochainement, la fière super héroïne reçoive une visite à laquelle elle n’est clairement pas préparée… Et se retrouve à devoir dénouer une crise pour laquelle elle ne s’est manifestement pas engagée. Pour l’heure, une jeune femme en détresse à réconforter. Mais bientôt… Oh mais elle le saura bien assez tôt…


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MessagePosté le: Dim 2 Avr - 8:51
Libby eut un soupir de soulagement en lisant la date du journal : ce bon vieux 21ème siècle ! Si l'endroit où elle avait posé ses fesses paraissait ne pas avoir bougé depuis tout ce temps, ce n'était qu'en raison de l'intérêt moderne pour le rétro, le vintage, l'ancien...

Ouf ! Elle n'était pas prise dans un voyage dans le temps. Elle était seulement...

"Ma... Maggie ?" répéta-t-elle alors que son amie se blottissait dans ses bras.

Elle lui tapota le dos, un peu déstabilisée. Les contacts physiques, les câlins, c'était pas son truc. Le sentimentalisme non plus. Mais là...

Elle renifla un bon coup et écrasa une larme. Puis, elle voulut résoudre le premier sujet de détresse chez son amie :

"Nous avons gagné la guerre. L'Axe est tombé et le Reich de 1.000 ans n'en aura duré que 12, en fait..."

12 années qui avaient suffi à tuer des dizaines de millions de personnes en Europe. 12 années qui avaient permis de transformer en cendres et en poussières d'os, en nuit et en brouillard, plusieurs millions d'êtres humains dans les plus grands abattoirs de l'histoire de l'humanité.

Mais ça, elle le garda pour elle. Comme elle garda pour elle la suite de l'Histoire. Les bombes atomiques et les bombes au phosphore. Les horreurs de la guerre mais aussi celles de la paix. Une Amérique qui recyclait d'anciens nazis et qui devenait plus petite de jour en jour. Et la suite avec toujours des larmes, du sang et des cendres... Tout cela, elle le garda pour elle.

A la place, elle raconta son histoire à elle. Comment elle avait continué à jouer à l'aventurière costumée avec la JSA jusqu'au milieu des années 50. Jusqu'à ce que la Commission McCarthy lui demande, tout comme aux autres membres de la JSA, de tomber le masque et de dévoiler leur identité. Ce qu'elle avait refusé, refusant de devenir une fiche bristol dans un répertoire automatisé. Exit la JSA pour plusieurs décennies alors.

Puis, elle avait continué à vivre avec Johnny Quick avec qui elle avait eu une fille, une méta-humaine investie par la Speedforce, Jessie...

... et elle avait voulu prendre sa retraite mais elle était dorénavant fâchée avec sa propre fille et Johnny était mort. Elle avait essayé de parler de la guerre, la leur, dans les écoles mais s'était finalement réfugiée dans la boisson. Qu'elle avait en revanche arrêté (ou presque) depuis qu'elle avait rouvert une Société de Justice.

Qu'elle était une très vieille dame, par moment très fatiguée, dans un corps qui n'avait pas bougé. Qu'elle avait peur. Peur de ne jamais mourir.

Puis, elle prit la main de Maggie et lui dit en souriant :

"Je suis contente de te voir. Et toi... quels sont tes derniers souvenirs avant de te retrouver avec ces... individus"

Car, ça, c'était toujours aussi mystérieux pour elle !

Puis, elle ajouta :

"Tu as quoi dans ton sac ? Ça pourrait peut-être nous aider pour y voir plus clair, non ?"
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MessagePosté le: Dim 2 Avr - 15:43
Liberty Belle avait continué de faire vivre l’espoir car elle était, au fond, ce que sont réellement des héros. Mortels. Faillible. Avec leurs forces et leurs faiblesses. Et c’est ce qui est rassurant chez eux. Personne n’aime les dieux, ont les craint plus qu’on les admire. C’est pour cette raison que malgré des pouvoirs surpuissants, les êtres de la Cinquième Dimension s’imposent au minimum une grosse contrainte. C’est pour cette raison que Maggie se refuse à tuer ou à blesser. C’est parce qu’elle reste humaine que Liberty Belle a connu l’appel de la boisson. Le fragment de Maggie, aussi perdu soit-il, reste une part d’elle et Maggie est quelqu’un de bien, au fond. La blonde n’est pas habituée aux démonstrations d’affection, d’accord, mais c’est la façon privilégiée de Maggie. De montrer sa compassion, tout simplement. Un câlin.

Il y a beaucoup à dire sur ce simple geste. Il fait beaucoup de bien et il est l’expression souvent sincère, ce qui est le cas ici. Le fragment a beau avoir reconnecté avec une base de données plus récente, son dernier souvenir reste plus de soixante ans en arrière. Le monde a changé, a continué d’avancer et lui est resté en état d’hibernation ou de dormance. Comment? Pourquoi? Le sac, peut-être, est la clé. Mais pour le moment, le sac est de peu d’importance. Libby, son amie, lui a livré un récit certes d’espoir mais également de souffrance. Les grands yeux expressifs de la jeune brune en disent long sur ce qu’elle ressent. Pauvre Liberty Belle… Tant de sacrifices et de souffrance et pourtant elle continuait de tenir bon. Non vraiment, un câlin ne serait pas de trop. Ou deux. Ou trois. Ou alors un mais un long. Il n’y a pas de vraie restriction sur la chose.


« C’est tellement injuste… Tu as donné, donné et encore donné et tu as reçu si peu… Et moi je ne me souviens de rien après notre dernière conversation et je ne sais même pas de quoi tu parles. Quels individus? Je ne reconnais ni ces vêtements ni ce sac. Tu es sûr qu’ils sont bien à moi? Je suis vraiment confuse là parce que se retrouver si loin dans le futur… Je ne sais même pas comment j’aurais réussi ça et… »

Le fragment n’a pas le temps de terminer sa phrase qu’un rayon d’énergie manque de l’atteindre en pleine tête. L’analogie avec un ordinateur a été faite pour parler de cette anomalie. Tout bon ordinateur dispose d’un antivirus et dans le cas actuel, même si Maggie vient de la Cinquième Dimension, elle comme n’importe lequel des siens n’a pas le droit d’exister en multiples copies. Une des deux doit disparaitre et ce ne sera pas l’original. Maintenant, Liberty Belle est une super héroïne. Elle respecte les lois. Elle les fait appliquer. Quand ces dernières vont coûter la vie à quelqu’un, tout écho d’un tout qu’il soit, peut-on simplement regarder les choses se passer sans rien faire? Deux entités faites de pure énergie viennent de se matérialiser en dehors du restaurant et entrent, causant la panique des braves gens en train de relaxer sans faire d’histoires.

« Liberty Belle, vous êtes en présence d’une anomalie qui doit être éliminée. Il ne s’agit pas de votre amie Maggie. Cette dernière se trouve en ce moment à New York. Vous pouvez vérifier l’information avec vos alliés sur place. Les lois sont les mêmes pour tout le monde. Même un être de la Cinquième Dimension n’a pas le droit d’exister en deux endroits en même temps et cette erreur aurait dû avoir cessé d’exister depuis longtemps. »


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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 16:39
Elle bondit sur ses pieds quand les êtres d'énergie firent leur apparition. Les orteils crispés sur le carrelage, les poings serrés prêts à frapper, l'expression mauvaise et le regard noir, Libby était sur le poing de se battre corps et âme pour son amie.

Encore des divinités omniscientes et omnipotentes venues d'une lointaine dimension. Encore des êtres qui délivraient les permis de vivre et de tuer en fonction de leurs désirs. Encore la même chanson. Celle que l'on sifflait pour se donner bonne conscience, tout en faisant courir - nu - le bétail humain à travers le boyau formé de palissades, l'aiguillant vers sa perte, lui promettant que tout cela avait un sens et une finalité.

Libby respectait les lois. Celles que l'homme s'était donné après en avoir débattu librement avec ses pairs. Celles qui étaient pétris par ce sentiment de justice selon lequel quiconque a - a minima - le droit de vivre.

En revanche, elle ne reconnaissait aucune loi naturelle. Ces lois étaient l'expression - le plus souvent - du droit du plus fort. Celui qui écrasait et faisait ployer le faible. Une parodie de liberté. Un camouflet pour la justice, celle qu'elle servait. Nul n'avait le droit de tuer son prochain. Même pour sauver la création. La loi ne pouvait autoriser cela.

Car Liberty ne tuait pas au nom de la loi. Elle se refusait à envisager le meurtre comme une mesure de prophylaxie ou une nécessité. Tout le monde avait le droit à avoir un peu de terre sous les pieds. A pouvoir respirer un peu d'air. Les justes comme les injustes.

Et Maggie, son amie, ces êtres qui parlaient de Cinquième Dimension et de nécessité de ne pas avoir deux fois la même créature en un même temps... eh bien ! Ils voulaient la tuer.

Et d'abord, ils voulaient qu'elle comprenne que tout cela serait mieux pour tout le monde.

Pour tout le monde. Mais pas pour Maggie.

Et elle n'avait pas la cloche de la liberté sur son costume pour rien. Et même si Libby était comme les cloches, à résonner sans raison, elle n'allait pas se coucher quand l'existence de l'amie retrouvée était menacée.

Elle cria en guise de défi :

"Foutez le camp ! J'ai passé ma vie à lutter contre les gens qui considéraient qu'il y avait des hommes et des femmes qui n'avaient pas le droit d'exister. Vous comprendrez aisément que vos lois, je m'en fous. Et que je ne laisserez pas tomber, Maggie. Donc si vous voulez que l'on se batte, nous nous battrons..."

Et elle s'était mise devant Maggie, pour la protéger de son corps. Pour partager son sort. Quel qu'il soit.
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MessagePosté le: Ven 14 Avr - 22:17
Elle? Un fragment? Quelque chose qui n’avait pas sa place en ce monde? Mais c’était impossible ça. Elle était Maggie. Elle ne pouvait être autre chose qu’elle! D’un autre côté, si c’était vrai, cela pourrait expliquer cet énorme trou entre les années de la seconde guerre mondiale et maintenant. Que lui était-il arrivé? Et surtout, comment? Le fragment disposant des mêmes connaissances que la Maggie de l’époque ainsi que d’une partie de ses pouvoirs, savait bien sûr ce qu’était la Cinquième Dimension. Elle connaissait les dangers et les risques de la manipulation de la réalité. De penser qu’un fragment de vérité puisse exister dans les paroles de ces entités… Autant elle voulait vivre, autant elle connaissait les risques. Il y a des forces avec lesquelles on ne joue pas sans risquer de terribles catastrophes. Ou était-ce vraiment le cas, au fond?

Y avait-il un risque réel à ce « qu’elle existe en double »? Dans la théorie la plus pure, oui. Le paradoxe dimensionnel était quelque chose d’inculqué dès le tout jeune âge aux êtres de la Cinquième Dimension. Les effets sur la réalité elle-même, les conséquences désastreuses pouvant en résulter et tout ce qui va avec en termes de scénario catastrophe. Ceux qui avaient voulu faire des recherches en ce sens avaient tous été victimes… D’accidents. Et quand les expérimentations de la Cinquième Dimension échouent, deux possibilités. La première, quelqu’un d’encore plus fou s’y risque ou alors on enterre le sujet pour de bon. Liberty Belle était prête à se sacrifier pour ce fragment qui n’était au fond ni son amie ni même une vraie personne mais savait-elle seulement dans quoi elle s’embarquait? Risquait-elle sa vie pour une amie ou pour un idéal?


« Votre réaction est irrationnelle. Cette anomalie n’est pas Maggie, pas plus qu’un cancer n’est réellement une part de vous. Nous n’avons aucun désir de vous affronter. Peut-être que si nous faisons venir votre amie, vous verrez la justesse de notre propos. C’est un compromis qui arrangerait tout le monde, vous ne croyez pas? Observez attentivement ce qui va suivre, peut-être comprendrez-vous mieux ensuite. »

Un portail apparu à proximité de Liberty Belle. Au-travers de celui-ci, elle put voir son amie Maggie en train de préparer une blague élaborée comme elle seule savait le faire. Cette même Maggie ne fut très certainement pas de bonne humeur quand elle fut amenée pratiquement de force au travers dudit portail et sa réaction fut à la hauteur de son paternel soit explosive et colorée. Sa tirade s’arrêta brutalement quand elle remarqua deux choses. Enfin. Deux personnes. Liberty Belle, pour commencer. Ça remontait à loin ça… Elle était encore en vie? Il fallait bien avouer qu’après sa période adolescente où elle avait expérimenté avec plein de trucs « interdits » elle avait eu la présence d’esprit de ne pas chercher à trop reprendre contact avec les gens qu’elle avait visité hors de son époque. Pour le bien être du continuum espace-temps, ma bonne dame.

Ceci dit, sa réaction la plus comique fut réservée quand elle se vit. Sursauter était encore un terme trop faible à ce stade-ci des choses. Deux Maggie identiques, séparées de quelques pas au milieu de ce restaurant « amoché » et des clients en panique ou en fuite. Et naturellement, les juges, jurys et bourreaux de pure énergie qui observaient la scène sans rien dire. Tranquillement, le proverbial un plus un se fit dans sa tête et elle devint livide, devinant bien de quoi il était question… Et des ramifications de toute cette affaire. Ce ne serait pas amusant à expliquer et si son père l’apprenait… Oula, ça allait chauffer pour ses fesses. Maggie, la vraie, déglutit péniblement avant de prendre la parole. Les explorations dans le temps, c’est un peu comme une relation d’un soir : quand il y a une suite, c’est souvent aussi inattendu qu’indésiré. Et là, parlant d’indésirable…


« J’ai merdé grave, pas vrai? J’ai vraiment laissé un fragment de ma petite escapade dans le temps? Merde… Personne n’en touche mot à mon père, c’est compris? C’est que je tiens à vivre moi! Me regardez pas tous comme ça, à ma défense j’étais une adolescente très curieuse ok, je n’ai pas fait exprès quand même! Vous n’allez quand même pas me tenir responsable d’une erreur de jeunesse! »

« Tu pourrais au moins assumer un peu, non, c’est de ma vie qu’il s’agit! Tu penses que ça me tente de me faire gommer de la réalité à cause de tes conneries? Je suis peut-être moins toi que toi mais je suis quand même quelqu’un! »

« Non. Tu es un fragment et une anomalie et à ce juste titre tu dois être éliminé. La loi est dure mais c’est la loi, c’est ce que disent les humains. »


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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 18:30
Il y avait peu de choses qui auraient pu désarçonner Liberty présentement. Elle était prête à bondir sur les êtres d'énergie et à se battre comme quand elle cognait un quelconque espion nazi avec la JSA. Avec ses poings. Avec sa rage. Pour l'honneur. Pour la liberté.

Mais elle se croyait en train de jouer la grande scène du courage et de l'héroïsme. Elle se croyait dans un film de guerre avec de beaux et grands sentiments patriotiques. Mais...

... la Cinquième Dimension s'ouvrit sous ses pieds et emporta au loin ses certitudes. Les êtres ne paraissaient pas violents. Déterminés, oui. Implacables, certainement. Mais patients et affables.

Aussi, elle avait déjà du mal à garder sa concentration. Mais qu'attendaient-ils pour justifier qu'elle leur décoche une droite ?

Et le pire arriva avec... Maggie. Et là changement de registre : les Marx Brothers rencontrent la Quatrième Dimension pour lui en accorder une de plus. Libby était au bord de l'anévrisme.

Maggie qui était son amie. Celle pour qui elle aurait donné sa propre vie. Un souvenir, un beau souvenir, une jolie chose qui lui était arrivée pendant une période qui n'en comportait que peu... et elle était là devant elle et derrière elle. A ses côtés et aspirée par un vortex. Elle était là et elle était deux.

Comment une chose ou une personne pouvait-elle exister à la fois en deux endroits ?

Bienvenue dans la Cinquième Dimension. Bienvenue à la migraine massive et aux dilemmes qui ne pouvaient aboutir qu'à des impasses logiques...

Elle devait se concentrer. Oh que oui.

Les êtres voulaient tuer la Maggie du passé. C'était la loi.

La Maggie du présent voulait éviter d'affronter la fureur d'un père dont Liberty ne connaissait rien. Elle parlait de tout cela comme si elle avait fait une grosse bêtise et qu'il convenait de passer la serpillière dessus.

Quant à la Maggie du passé...

Libby plongea ses yeux dans les siens et comprit ce qu'elle devait faire. Elle sourit même. C'était si simple. Évident même.

"Elle n'est pas un cancer et elle n'est pas une erreur de jeunesse de..."

Elle désigna la nouvelle-Maggie, ne sachant trop comment l'appeler... N'ayant pas de fulgurance en ce sens, elle enchaîna sans transition, la voix transportée par la rage. La rage de vivre et de vaincre :

"C'est... un être... doté de sentiments... et son existence mérite d'être protégée. Aussi, je..."

Libby reprit sa posture de combattante et serra à nouveau les poings. Sa voix se fit plus ferme et déterminée :

"Je suis désolée mais vous ne pourrez l'effacer sans au préalable m'avoir affrontée"

Elle se positionna juste devant l'ancienne-Maggie et lui dit :

"Je t'abandonne pas... Mais dit-moi, c'est qui ces bonhommes ? Les juges, jurys et bourreaux de ton monde ? Les gardiens de la cohésion du continuum spatio-temporel ?"
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MessagePosté le: Ven 28 Avr - 5:18
« Libby, tu déconnes? Ah non, elle ne déconne pas. Les mecs, je ne voudrais pas vous dire quoi faire mais je laisserais tomber moi. Elle est super têtue et quelqu’un pourrait vraiment se faire mal. Et pour te répondre, ce sont quand même un peu beaucoup les gardiens du continuum dimensionnel, c’est encore plus important comme responsabilité. C’est… Disons juste que c’est compliqué, d’accord? »

Bon bah me voilà officiellement arrivée dans cette histoire. Et ladite histoire menace de devenir très tragique très vite. Libby ne comprend pas ou ne veut pas comprendre ce qui se passe et en un sens, je ne peux pas la blâmer. Elle voit deux Maggie, deux personnes qui vivent, pensent, respirent et tout le touin touin… Quelle est la différence pour être entre une anomalie dimensionnelle et la vraie de vraie moi? La réponse est simple : il n’y en a pas! Nous sommes en tout point identique… Physiquement. Et comme en plus Libby est une super héroïne, ça n’aide pas mais alors pas du tout avec la situation actuelle. Elle va vouloir sauver cet autre moi… Qui n’est pas moi. Parce que c’est dans sa nature. Et si elle résiste, ILS seront obligés d’intervenir. Pour le moment ils se sont montrés patients et compréhensifs mais… Ça ne durera pas.

Je ne veux pas qu’il arrive du mal à Libby. En même temps, je ne peux pas la laisser faire. Et enfin, je me sens un peu… Égoïste… De juste écarter du revers de la main ce fragment de mon passé. Une anomalie. Une erreur. Même pour un être de la Cinquième Dimension, c’est l’équivalent d’une impossibilité. Ça n’aurait pas dû arriver et même statistiquement… Bref. C’est arrivé. Et il va falloir gérer tout ça. Faire avec. Je ne sais pas comment. Ne me demandez pas comment, je n’en sais strictement rien. Mais je trouverai. Je n’ai pas vraiment le choix. Réfléchis Maggie parce que d’une certaine façon tu joues à la roulette russe avec ta vie. T’opposer à ces types-là, même de façon passive, ce sont des plans pour finir gommée de la réalité. Si la chose venait à se produire, ultimement, qui est-ce que j’aurais aidé, hum? Réfléchissons. Comment s’en sortir…

Rien de ce que je pourrais lui expliquer ne la convaincra. La connaissant, elle va refuser de voir ce fragment comme autre chose qu’un être plein et entier. Ce qui est en partie vrai, en un sens. Et tout aussi faux. Naturellement je ne peux pas compter sur elle, sur cette anomalie, j’entends, pour régler la situation. Elle veut vivre. Je peux comprendre ça. Mais si elle vit, elle pourrait très bien nous détruire toutes les deux. Et ça… Ça c’est vraiment problématique. C’est une règle absolument catégorique : on ne doit pas exister deux fois en même temps dans la même dimension. En ce moment même, nous vivons « elle » et moi deux séries d’événements en parallèle. Inévitablement, une séquence va s’imposer sur l’autre. Et vous savez ce que ça veut dire? Non? Bah qu’une de nous sera de toute façon effacée. Et comme moi je ne vis pas sur du temps emprunté…


« Libby… Écoutes moi. Je sais que c’est difficile à accepter mais… C’est moi ou c’est elle. Je t’explique. Nous existons en même temps. Elle, un fragment, moi, l’original. Inévitablement, la trame des événements doit suivre son cours. Et inévitablement, une série d’événements va devoir se produire. Tu comprends? Ce que j’essaie de te dire c’est qu’une de nous va cesser d’exister, que tu le veuilles ou non.

Ce n’est pas fun à entendre mais c’est la vérité. La seule façon d’éviter la chose, ce serait… Que je réabsorbe ce fragment. Et comme il est corrompu, ça pourrait me tuer. Ou me transformer en super vilaine. Ou rien du tout. C’est absolument imprévisible avec plus de mauvais que de bon. Tu es une personne bien Libby. Je ne vais pas te demander de risquer ta peau pour moi. Parce que sinon si tu voulais te porter… »


« Il suffit. Nous avons perdu suffisamment de temps. Pour la dernière fois, laissez nous faire notre travail. La prochaine sommation se fera par la force des armes. Vous vous rendez coupable d’un crime dimensionnel, mademoiselle Libby. Il est absolument hors de question que nous autorisions cette folie que veut tenter votre amie. Nous n’allons pas risquer la trame spatio temporelle pour un héroïsme mal placé. »

« Mais ça pourrait marcher! Si Libby se porte volontaire comme ancre, nous pourrions remonter dans le passé grâce à ses souvenirs et empêcher la fragmentation. En remontant au point d’origine, au lieu de créer un paradoxe dimensionnel, il y aurait un embranchement pour moi dans une réalité parallèle. Ah ouais mais… Si ça échoue, Libby pourrait rester à jamais prisonnière dans cette bulle temporelle… »


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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 9:11
"Je suis volontaire"

Cela avait été dit d'une voix calme mais déterminée. C'était sans appel et le processus de réflexion n'avait duré qu'une demi-seconde.

Libby toisa les êtres de lumière et la Nouvelle-Maggie. Elle sourit à sa Maggie.

"Et c'est pas la peine d'essayer de me faire changer d'avis, je suis une vieille dame très têtue. Avec une tête pleine de souvenirs... alors risquer de vivre dans le passé ! Je n'ai pas peur... car il n'y a plus grand chose qui me raccroche au présent, à vrai dire !"

C'était dur pour elle et pour ses proches mais c'était la stricte vérité : Johnny était mort. Jesse ne lui parlait pour ainsi dire plus. La Société de Justice pourrait survivre sans elle. Mais Maggie... Sa Maggie était condamnée sans elle.

Et elle avait voué sa vie à faire tout ce qui était en son pouvoir pour éviter que les gens n'aillent sous ses yeux à l'abattoir. Et si la plupart du temps elle n'y pouvait rien, là, il y avait une petite chance pour que tout cela marche.

Bien évidemment le plan semblait crétin et il fallait avoir perdu complètement la raison pour pouvoir oser tenter cela !

Mais s'il fallait revenir en arrière pour permettre à une gamine innocente de continuer à vivre, elle ne pouvait détourner le regard et prétendre ignorer l'existence de cette solution.

Et au pire... elle vivrait pour toujours dans le passé ? Mais à 90 ans passés, quelle perspective lui offrait son avenir ?

Liberty croisa les bras pour confirmer physiquement sa détermination et lança - comme si cela allait de soi - d'une voix capricieuse mais ferme :

"Il faut que je fasse quoi ? Je ferme les yeux et je me concentre sur le passé ? Je fais quoi ?"

La question pouvait paraître idiote mais Libby ne comprenait rien aux voyages dans le temps ou à la nature du continuum. Alors, elle attendait qu'on la guide !

Quoiqu'il en soit, les êtres d'énergie, les terribles gardiens n'avaient plus qu'à aller se rhabiller ! Et de retour dans leurs pénates, ils n'auraient plus qu'à raconter à leurs proches qu'ils étaient tombés sur une tête de mule. Et cette tête de mule s'appelait Liberty Belle !
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MessagePosté le: Dim 7 Mai - 15:00
Les êtres d’énergie se consultèrent dans une langue que ne parlait pas la super héroïne. Quoi que puisse en penser la super héroïne, ils ne cherchaient pas activement à faire le mal, juste à empêcher de terribles paradoxes. Oui, Liberty Belle disposait de sa vie comme elle l’entendait mais elle était, à leurs yeux, innocente. Une victime. Évidemment qu’il y avait un malaise à la laisser faire. Et pour Maggie, la vraie de vraie, elle ne sentait pas forcément fière non plus. Elle n’avait pas fait exprès de créer ce fragment d’elle-même. Elle n’avait certainement pas voulu que cette situation vienne à exister. Avant même qu’elle ne puisse protester, rajouter son grain de sel ou même donner la plus petite instruction, elle fut à nouveau transportée de force. Cette fois par contre ce ne fut pas à travers l’espace mais bien à travers le temps. Nuance.

Washington D.C., le jour où elle avait rencontré Liberty Belle. La menace d’une Allemagne totalitaire avait commencé à planer depuis un moment. Sauf que cette fois, au lieu d’être une, elles sont deux. Liberty Belle, elle, est seule. Unique dans ce qui est son souvenir. Même pour quelqu’un comme « la Fille de la Cinquième Dimension », habituée à l’étrange et à l’extraordinaire, cette situation la met mal à l’aise. Il y a quelque chose de… Pas bien… Exister en double, ne serait-ce que pour quelques instants… On ne parle pas d’une copie, une sorte de clone conjuré comme un miroir de soi, comme le font certains magiciens. On parle vraiment d’une seconde personne qui pense, qui respire, qui vit et tout et tout. Non. Ce n’est vraiment pas quelque chose qui devrait être. Pas sur le même plan dimensionnel. Liberty Belle veut donner une chance au fragment donc…

Les voilà donc toutes les trois dans un petit parc désert à cette heure. Qui sort encore quand le monde semble sombrer dans le chaos? En tout cas elle se souvient de ce parc comme si c’était hier. Elle le voit par les souvenirs de Libby plutôt que des siens, une erreur de téléportation et normalement, une chute dans l’étang du parc au milieu des canards. Ce serait presque cliché mais c'est ce qui est arrivé et c’est ce qui se produit à nouveau. Elle avait oublié par contre à quel point l’eau était glacée. Des plans pour attraper un rhume. Liberty Belle ne devrait pas tarder à plonger et à leur porter secours. Comment avait-elle pu oublier ô combien cette eau avait des airs d’azote liquide? Et puis c’est stupide. À la base elle était seule. Là il va falloir sauver deux Maggie exactement identiques. Des jumelles, pour le quidam qui observerait la scène. Misère de misère.

Le problème, et ni Maggie ni Liberty Belle ne le suspecte encore, c’est que quelqu’un ne compte pas jouer selon les règles du jeu. Quelqu’un est prêt à tricher pour changer la donne et en finir avec cette histoire de fragment. À l’idéalisme un peu naïf de Libby et à la peur presque panique de se voir dénoncée à son père, il y a un autre joueur qui ne compte pas se contenter d’une petite mise, un retour dans le passé par le truchement de souvenirs pour « arranger les choses ». Pour le moment les choses suivent leur cours comme elles le devraient. Pas de dérapage. Tout va bien. La question à se poser c’est pour combien de temps encore? Quand « le deal » semble trop honnête, c’est là qu’il faut se méfier. Et là, c’est presque de type conte de fée : sauver une vie, lui permettre d’exister paisiblement là où elle pourra enfin exister à part entière… Qui croit encore à une fin heureuse?


« AU SECOURS! Sortez-moi de ces eaux polaires avant que je ne sois changée en glaçon géant! »

Soixante-dix ans et des poussières plus tard, au détour d’un souvenir, la réplique reste toujours aussi « facepalmesque »…


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MessagePosté le: Lun 8 Mai - 16:58
Redevenue une humaine - ou presque - Liberty Belle était dorénavant dans les chaussettes d'Elizabeth Lawrence, 18 ans à peine, championne olympique de natation et habitante de la capitale des USA. Nous sommes en 1938 et elle n'est pas encore partie pour la Pologne, suivre ses parents et notamment son père, officier de renseignement dans l'armée américaine.

Elle n'avait jamais encore été confrontée à la mort, ni à l'injustice. Elle avait vu les Jeux Olympiques de Munich mais comment aurait-elle pu imaginer quel délire fanatique et meurtrier se cachait derrière le faste des drapeaux et de la musique ?

Elle était une gamine naïve qui se promenait ce jour là dans un parc, non loin de l'étang où elle avait l'habitude de jeter du pain aux canards ou de passer quelque temps sur un banc, à rêver sa vie plutôt qu'à la vivre.

Libby sentait bien que sa vieille carcasse usée avait laissé la place à toute la potentialité de ce corps juvénile et épargné du malheur.

Elle savait, en revanche, que les mois prochains apporteraient à Libby son lot de larmes et de douleur. Mais pour l'heure tout cela était encore éloigné. Pour le moment...

Libby entendit le cri de Maggie et se rua en direction de l'étang. Y arrivant, elle vit...

... que son amie était encore double. Deux noyées à sauver et non une seule. Cela agaça Libby car un truc avait du foirer... mais quoi ?

"Bouge pas" lança-t-elle, en fait au deux, tout en retirant son petit gilet et ses souliers vernis. Elle plongea, sure d'elle et de ses gestes. Elle avait été championne de natation. Sauver les deux ne lui poserait aucun problème. D'autant plus que l'étang des canards... à son souvenir, on y avait limite pied !
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MessagePosté le: Lun 8 Mai - 21:52
J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ce fragment de moi est là mais… Je suis prête à parier que je ne vais pas aimer la réponse. Je suis supposée être seule et revivre les souvenirs de Libby avec elle. Tu parles d’un pot de colle désagréable. Non seulement elle n’est pas supposée être là mais en plus elle n’en fait qu’à sa tête. Ce fragment a hérité de tous mes plus mauvais plis ou quoi? C’est ahurissant quand même. Je compte mentalement pour ne pas juste lui hurler dessus, ce qui viendrait casser le rythme du souvenir mais bon. Je trouverai un moyen de la faire agir en tant que spectatrice invisible et non pas actrice trop présente. En général, je suis plutôt douée pour ce genre de choses. Je suis la digne fille de mon père, après tout. En tout cas, vivement de sortir de cette eau glacée. C’est bien trop froid à mon goût, surtout en cette saison.

Me… Nous voilà donc rescapées par Liberty Belle et je la remercie comme je l’ai remercié à l’époque : en lui sautant au cou. Je dis moi car sitôt hors de l’eau, j’ai utilisé mes pouvoirs pour garder en retrait ce foutu fragment. Ce n’est pas le fragment qui a rencontré Libby, c’est moi. Le faire comprendre à cette fière super héroïne va nécessiter tout un tour de force mais elle n’a pas de moyen clair de savoir qui est qui. Qui est le fragment et qui est Maggie. C’est une arme à double tranchant : s’il m’arrivait quelque chose et que le fragment usurpait ma place, à part Raven, je doute que quiconque s’en apercevrait. Mieux vaut ne pas y penser, si vous voulez mon avis. Il y a des jours où je me dis que savoir que tout est possible vous glace le sang plus qu’autre chose. Enfin bon. Là, c’est moi, en 1938, pendue au cou de Libby qui vient de me sortir de l’eau.


« Dans mes bras, ma sauveuse, dans mes bras! Me voici rescapée de ces eaux froides comme la mort par… Une héroïne, rien de moins! »

Mouais. Mes répliques de l’époque étaient vraiment nulles. Plus elles me reviennent en tête, plus je me dis « j’ai dit ça moi » mais pas avec la fierté qui devrait y être. C’est plus de la honte quoi. Mais j’étais jeune, j’explorais les couloirs de l’espace et du temps et puis il se peut que j’avais un peu beaucoup trop lu de romans d’un genre un peu particulier avant de débarquer ici. Enfin qu’importe. La scène se rejoue et mentalement je lève les yeux au ciel. Heureusement qu’on s’améliore avec le temps parce que sinon ce serait vraiment toute une catastrophe. En tout cas, pour ma part, je ne laisse plus de fragments dimensionnels derrière moi. Celui-là, c’est le premier et le dernier. Je veux bien être peinturée en rouge et jetée aux taureaux s’il y en a un autre. Ce qu’il fait froid, c’est ridicule. Allez, comme à l’époque. Discrètement, altération de la réalité.

Me voilà avec des vêtements secs sur le dos, comme si je n’étais jamais tombé dans l’étang. Et je sais précisément ce que va dire Libby. Elle va me demander comment il se fait que je sois sèche si vite et réalisant que je ne l’ai pas séché elle, je vais lui répondre : mais de quoi parlez-vous mademoiselle et pouf, elle sera au sec elle aussi. En y regardant bien, on voit un peu d’inexpérience, quand même. Si c’était à refaire, je n’aurais pas juste séché Libby, j’aurais altéré sa mémoire pour retirer de ses souvenirs cette portion où il semble y avoir une anomalie. C’est sans douleur, c’est sans danger et ça a le mérite de vous éviter de devoir vous casser la tête sur des problèmes dimensionnels. Continuez de vous demandez comment régler la fin dans le monde. S’il fallait que vous vous demandiez comment en faire une constante sur toutes les Terres alternatives en plus…


« Quel est ton nom, fière héroïne, que je puisse clamer haut et fort que c’est toi qui a sauvé Maggie? C’est moi ça, Maggie. Maggie M… Marzena. Pardon, je retenais un éternuement. Des plans pour attraper un rhume, cette baignade accidentelle. »


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MessagePosté le: Mar 9 Mai - 23:37
C'était à la fois encore la même chose et différent.

Comme une variation libre autour du même thème, comme un motif musical qui se dégradait lentement au fur et à mesure qu'il était joué.

La mémoire de Libby lui jouait-elle des tours ?

A peine venait-elle de sauver les deux Maggie que l'une d'elle prenait le pas sur l'autre, jusqu'à l'éclipser totalement.

Elle se laissa sauter au cou, se rappelant la jeune fille pétrifiée et inexpérimentée qu'elle avait été. La candeur et la spontanéité de Maggie l'avait déstabilisée, à l'époque, et elle s'était rappelée qu'elle n'avait pu bredouiller qu'un timide "Ce n'est rien" en rougissant et en baissant les yeux.

Libby fit de même, tout en soupirant intérieurement : cette innocence perdue, elle venait de la retrouver à la faveur de cette phase temporelle totalement délirante. Elle savait qu'elle serait définitivement anéantie quelques mois plus tard quand elle assisterait à l'invasion de la Pologne et à la mort de ses parents... et à bien d'autres horreurs encore.

Libby comprit enfin qu'elle avait été séchée magiquement, à la faveur de capacités réellement méta-humaines. Que Maggie avait d'une certaine manière un contrôle sur la réalité. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire : tout cela, en 1938, c'était de la science-fiction. Son esprit n'avait pu appréhender tout cela et avait simplement cru qu'une explication non-surnaturelle existait mais qu'elle était trop bête pour la saisir...

Se dégageant de l'étreinte de son amie, Libby entreprit de répondre :

"Lib..." commença-t-elle avant de marquer une pause. Non. A l'époque, elle n'était pas Liberty Belle. Ni même Libby. Elle était encore Elizabeth Lawrence, une jeune fille de bonne famille qui n'utilisait certainement pas un sobriquet pour se présenter à une inconnue. Tout cela ne viendrait qu'après, en bonne partie grâce à l'influence libératrice de Maggie.

"Elizabeth Lawrence. Je m'appelle Elizabeth Lawrence et je suis bien contente que vous alliez bien. Je ne suis pas une héroïne. J'ai juste fait mon devoir, Madame"

Elle aurait pu se claquer elle-même. La vieille alcoolique grincheuse qu'elle était devenue aurait pu mettre un coup de pied au derrière à la jeune ingénue qu'elle avait été. Elle l'aurait volontiers fait ; si le continuum spatio-temporel dans son ensemble n'était pas menacé par quiconque dévierait de son rôle ; ne serait-ce que pour éviter que la jeune Libby Lawrence manque d'être engloutie par l'existence du fait de son inexpérience.

Une pensée lui traversa l'esprit : et si elle se servait de ce qu'elle connaissait pour sauver ses parents ?

Elle refréna un sanglot dans la voix - car tout cela était absurde, les morts ne pouvant revenir à la vie - et reprit son texte, un peu hésitante :

"Et vous ? Que faisiez-vous dans l'étang ?"
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 4:48
Il y avait tant de chose que j’aurais pu dire ou faire pour aider Libby. Je veux dire… En théorie ce ne sont que ses souvenirs, pas la réalité en tant que tel. Sauf que le truc c’est qu’il ne faut pas grand-chose pour introduire une ou plusieurs erreurs dans ce bordel colossal qu’est le fil dimensionnel qui plus ou moins tient tout ensemble. Si je vous disais par exemple que dans une autre dimension, Superman est une femme, Batman aussi, bref, tous les mecs sont des nanas et inversement, vous me croiriez? Pire encore, s’il fallait introduire dans la tête de tout ce beau monde ce qui leur contrepartie mâle, de la dimension de votre choix, a vécu, vous imaginez le bordel? Non évidemment. Vous pensez en troisième dimension. Enfin bref. Tout cela pour dire que malgré tout le bien que j’aurais pu faire dans ce passé semi réel… Quoi?

Oh c’est encore des trucs de cinquième dimension, ne cherchez pas à comprendre. Ce qu’il y a à retenir c’est que mes beaux projets, je vais devoir oublier ça. Revenons-en à la situation qui se joue sous mes yeux. Je me souviens parfaitement, même si la scène se joue du point de vue de Libby, comment j’avais manqué de me mettre une paire de baffes. Comment expliquer une erreur de téléportation sans avoir l’air complètement folle? Pour ces humains et en cette époque, c’était absolument impensable. Disons que ce n’était pas forcément la société la plus ouverte non plus hein. Comment est-ce que j’avais expliqué la chose déjà? Ah oui. Je me souviens. J’avais passé des commentaires avec beaucoup trop d’exubérance pour cette société cent fois plus coincée que maintenant, ce qui avait déstabilisé Libby qui alors n’avait plus trop fait attention à ce que je disais. Quand vous vous attendez à ce que les gens agissent d’une certaine façon…


« Oh arrêtes de faire ta modeste. C’est vrai quoi, tu m’as évité la noyade. Et je dis ça je dis rien mais tu t’entrainerais pas, par hasard? Ce ne sont pas bras en allumettes des femmes du coin qui m’ont sorti de l’eau, c’était une poigne solide, ferme, pas virile mais tu comprends non? Et moi bah je suis tombée d’un arbre dans l’eau, fais pas attention. Est-ce que ça va? Tu as l’air… Choquée, peut-être? »

Je sais, je sais, une vraie avalanche verbale. On ne se refait pas, je suis comme ça. Et j’ai toujours été du genre à dire ce que je pense. Souvent, c’est comme un mécanisme de défense. Tu bombardes la personne en face de paroles et le temps qu’elle se dise « hein, quoi, qu’est-ce qui se passe », hop, vous avez ni vu ni connu dit ou fait quelque chose au nez et à la barbe de ces mêmes personnes. Et l’excuse de l’arbre est crédible. Il faudrait être casse-cou pour se risquer à grimper là-dedans mais… Ce serait bien mon genre. La question logique à se poser ce serait : mais tu foutais quoi dans cet arbre? Et ma réponse serait, toute aussi naturelle : bah c’est le point le plus élevé du parc, me dis pas que t’as jamais voulu voir la vue que ça offrait. Du grand moi tout ça! Et fière de l’être par-dessus le marché. Je vous l’ai dit on ne se refait pas, point!

« Elizabeth hein? Trop long. Beaucoup trop longs. Je vais t’appeler Libby. Et toi, appelles moi Mags. C’est plus court, tu vois? Je sens qu’on va devenir de super copines. Et j’ai faim. Manquer de se noyer dans des eaux glacées, ça creuse l’appétit. J’ai envie de tarte! Il nous faut de la tarte Libby! Où se trouve la meilleure place à tartes du coin? Et j’insiste, c’est moi qui paie. Tu m’as quand même sauvé la vie! »


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MessagePosté le: Sam 20 Mai - 16:56
Cette fille était vraiment bizarre.

C'était ce qu'elle avait pensé à l'époque. Et ce qu'elle pensait d'ailleurs maintenant. Et...

Libby, elle l'avait appelée Libby ?

La jeune fille qu'elle était redevenue se mordit les lèvres, gênée à la manière d'une adolescente... mais ce qui dérangeait la vieille Libby ce n'était pas la familiarité dont faisait preuve Maggie, non...

Son sobriquet, elle le tenait d'une échappée temporelle.

Et alors même que sa vie était encore à peu près normale, alors même qu'elle n'était pas une super-héroïne mais simplement une jeune nageuse naïve et ingénue...

... un élément non négligeable de son identité, qui donnerait son futur nom d'héroïne, provenait de la cinquième dimension.

Wow.

Elle rougit.

C'était comme si on lui avait annoncé que son premier flirt avait été l'héritier d'une couronne lointaine (en fait, il s'agissait du fils d'un collègue de travail de son père).

Libby baissa les yeux à la manière de la petite cruche qu'elle avait été, comme si la vieille dame - à travers les ans - tendait la main à la blonde adolescente. Elle bredouilla - un brin décontenancé - qu'elle avait été championne de natation et qu'elle avait gagné une médaille à Berlin en 1936. Qu'elle s'entraînait tous les jours. Qu'elle avait des bras de nageuse et que ça faisait peur - des fois - aux garçons (d'ailleurs elle pouvait en battre la plupart au bras de fer - du moins ceux de son club de catéchisme).

Elle rougit avec plaisir. C'était bon d'être dans les socquettes de la jeune fille désuète qu'elle avait été. Comme si le temps perdu pouvait être retrouvé.

Elle oublia - comme à l'époque - d'interroger Maggie - Mags - sur la raison de sa présence dans un arbre... Libby était, en fait, préoccupée par autre chose : combien de temps allait-elle devoir rejouer la scène de leur rencontre ? Combien de temps ?

Normalement, la suite devait les emmener dans le même restaurant - le même diner - où les avaient retrouvé - des années après - les êtres d'énergie.

Mais à quoi bon rejouer la même scène ? Normalement, la fusion des lignes temporelles aurait du déjà se produire, non ? Et où était l'autre Maggie ?

Libby décida de prendre le taureau par les cornes et prit une initiative. Autant profiter de son séjour dans le passé et voir ce qui allait se produire.

Elle se concentra et essaye d'infléchir le temps. Pour voir comment et dans quel sens il se repliait. Pour voir le problème de sa mécanique déréglée.

"Je connais un bel endroit, Magg... Mags. Mais tu faisais quoi dans l'arbre ?"

Elle sourit. Elle l'avait posée, sa question. Elle alla même plus loin.

"Tu me montres ? Passes devant, je ferai en sorte que tu ne tombes pas..."

Et le sort en était jeté. Et tant pis si un bonhomme d'énergie éradiquait son existence sur le champ, elle aurait vécu sa vie comme bon lui avait semblé. En femme libre.
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MessagePosté le: Dim 21 Mai - 4:13
Libby venait de faire ce qu’une des personnes impliquées dans cette histoire attendait : ne pas suivre le script, ne pas rejouer la scène comme elle aurait dû se jouer. Changer la donne et donc créer, potentiellement, un paradoxe. Car bien que les souvenirs ne soient pas la réalité en soi, souvent trop aisément déformés, il n’en demeure pas moins que certains pouvaient s’en servir comme d’une ancre pour continuer d’exister, se lier à partir d’un point précis et tenter de forcer le reste du flot des souvenirs à se plier à cette nouvelle réalité qui n’avait au fond jamais été. Il est normal que Libby soit tentée d’expérimenter. Elle ne peut pas raisonnablement connaitre les conséquences de ses actions. Elle vient de la troisième dimension et est habituée à une logique particulière. Moi je sais ce que ce fragment tente de faire. Et c’est vraiment risqué.

Le point de convergence est le Diner. Quelque part dans cette scène de rencontre, c’est le Diner qui a tout déclenché. Une fois ce point précis atteint, l’anomalie sera enfin révélée et techniquement, techniquement, les choses devraient ou auraient dû reprendre leur cours. Mais… Maintenant que Libby vient de changer la donne, en posant une question qu’elle n’avait pas posée jadis et en demandant quelque chose qu’elle n’avait pas demandé, je vais être obligée de jouer le jeu, quitter les répliques que je devais dire et ce qui va avec. Merde. Là c’est MOI qui risque de me faire zapper par ces emmerdeurs faits de pure énergie parce que je me rends volontairement coupable d’une infraction multidimensionnelle. Et je ne peux pas « juste » dire hey Libby, écoutes, vaudrait mieux qu’on aille direct au Diner et que tu arrêtes de risquer nos vies sur la trame temporelle.

Alors je lui réponds avec toute la naïveté dont je faisais preuve à l’époque, même pour un beau mensonge, que comme c’est l’arbre le plus gros et le plus grand, je voulais me sentir comme les oiseaux dans le ciel, inspirée soudainement par une envie de poésie. Et si vous pensez que ce n’est pas le genre de truc que j’aurais pu sortir… Vous me connaissez très mal. Est-ce qu’elle va me croire… Je ne sais pas. Ce serait logique si on considère que j’ai l’air un peu timbrée mais bon hein, une jeune femme un peu fofolle et inoffensive, ce n’est pas bien méchant. Surtout pas dans un monde qui va bientôt basculer dans la guerre et au tournant d’une terrible crise économique. 1929 n’est pas SI loin derrière nous. Et un autre truc, heureusement, auquel personne n’avait vraiment fait attention à l’époque : mes vêtements. Vous savez, l’habit ne fait pas le moine et toutes ces maximes?

Ils ressemblent à ceux des années 1930 mais ils permettent plus de mouvements, les couleurs sont moins… Ternes… Et il y a un je ne sais quoi de différent. Enfin bref. J’amène Libby jusqu’à l’arbre et naturellement, nous allons tricher les choses pour qu’une branche soit plus au-dessus de cette étendue d’eau. Je suis toujours aussi exubérante et je continue de complimenter Libby ou de lui dire des choses gentilles que je pense avec autant de naturel maintenant qu’à l’époque. Vous savez, être gentils avec les autres. C’est gratuit, c’est sans effort et ça fait plaisir aux gens. Eh oui. C’est simple comme bonjour. Un truc me dérange par contre. Je sens ma connexion au fragment s’estomper. Ce n’est pas bon signe, ça. Soit elle devient une entité plus indépendante, soit elle est en train de se faire effacer par ce changement à la trame interdimensionnelle… Mais je continue malgré tout à jouer le jeu.


« Et voilà! Toi tu es une nageuse, moi je suis une grimpeuse. Je ne peux pas battre les garçons aussi facilement que toi au bras de faire mais je peux faire un grand écart parfait pour éviter de me prendre une boule de neige lancée à la figure et me relever d’un mouvement souple la seconde suivante. Hey en fait, une nageuse, c’est comme un poisson donc si tu montes dans l’arbre… Tu seras un poisson volant? Ha ha ha! »


"Tu as dit: quand les cochons voleront. Ils volent maintenant. Alors paie."

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[Washington D.C.] Le fantôme dans la machine (PV Liberty Belle) [Maggie SA 1] (Terminé)

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