[Washington D.C.] Le fantôme dans la machine (PV Liberty Belle) [Maggie SA 1] (Terminé)

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MessagePosté le: Sam 3 Juin 2017 - 7:02
"Un poisson-volant ?" répliqua Libby, un brin émue par cette expression.

C'était absurde. Son pouls venait de s'accélérer en raison d'un simple mot. Ou presque. Elle fit attention à ne pas tomber (car si elle n'était pas une grimpeuse, elle pensait bien être encore moins une chuteuse) et cala ses fesses entre deux branches suffisamment solides (du moins le pensait-elle) pour supporter son poids.

Dissimulée par le feuillage de l'arbre, Libby se prit à penser qu'elle vivait un moment parfait.

Quelque part dans cette ville, son père et sa mère étaient encore vivants. Les horreurs du nazisme étaient géographiquement éloignées d'elle. Et même si le futur s'annonçait sombre et orageux, l'instant présent était parfait.

Elle était là, avec une amie qu'elle perdra ensuite de vue pendant 70 ans, à dire des bêtises et à grimper aux arbres.

Libby aurait aimé que le temps soit élastique et que cet instant dure toujours.

Mais on ne peut se baigner deux fois dans la même eau, non ?

Elle articula difficilement un simple et unique mot :

"M-merci"

Ses yeux étaient embués de larmes. Elle tremblait. On ne peut se baigner deux fois dans la même eau. Elle regarda Maggie avec un air de défi, puis depuis l'endroit où elle se trouvait, elle réalisa un plongeon dans le petit lac. Une autre nageuse qu'elle aurait certainement pu se blesser en tombant tête la première dans aussi peu d'eau mais elle réussit à éviter de se fracasser la tête au fond de l'étang.

Elle sortit, trempée mais résolue, de l'eau. Ce plongeon lui avait fait du bien. Elle essora son petit gilet et vida la flotte de ses souliers vernis. Puis regardant dans l'arbre elle lança :

"Je suis une plongeuse, aussi, et ça m'a ouvert l'appétit. On va au Diner ? On a une tarte à dévorer ?"

Car quitte à faire une ballade dans le temps et à jouer avec ses souvenirs, autant reprendre la main ! Les souvenirs étaient jolis mais ils étaient... morts dorénavant. Comme la plupart des gens qui avaient vécu cette année 1938. Elle était condamnée à vivre pour toujours - ou presque - alors elle était pressée de retourner en 2017. Avec Maggie.
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MessagePosté le: Dim 4 Juin 2017 - 0:26
Vous savez, on peut se perdre dans ses souvenirs. C’est un des dangers inhérents à ce que nous sommes en train de tenter. Rien n’est ni ne sera jamais parfait, naturellement. Ceci dit, on peut postuler que dans l’absolu, bien… Revivre comme nous le faisons, de beaux moments, ça s’en approche quand même beaucoup, non? La tourmente qui suivra sera pleine d’amertume, de tristesse et de drame. Pourrait-on blâmer qui que ce soit de vouloir revivre l’insouciance de ses beaux jours? Non. Évidemment. Et je pense avoir compris à quoi le fragment veut, va jouer. Tenter de convaincre Libby de ne jamais repartir. Si le souvenir dure, il (mon « double ») continue d’exister car il est dans la bonne période temporelle. La liste de problématiques annexes étant longue comme mon bras, cependant, ce serait une décision purement égoïste.

Maggie, tu n’es pas une héroïne mais tu vas quand même devoir te dresser devant un désastre potentiel. La belle affaire. Il faut retourner au Diner. Retrouver la ligne de fracture. Essayer de comprendre comment et pourquoi est-ce qu’à ce moment précis dans le temps, cet incident qui n’aurait jamais dû arriver est arrivé. Personnellement, pour moi, ce n’est pas tant que je n’aime pas ce souvenir, c’est juste que je stresse ma vie à l’idée de découvrir où j’ai merdé. Je ne suis pas sûre de vouloir voir. Ce sont les éclaboussures du plongeon de Libby qui me ramènent à la réalité. Bon allez. Allons affronter ce que je considère comme un cuisant échec. Je me montre enjouée, sympathique et tout mais je sais que la merde ne va pas tarder à se pointer. Que manigance ce maudit fragment? Nous nous mettons en route et je reste en alerte malgré une apparence décontractée.

Premier signe que quelque chose cloche. Le Diner est beaucoup trop calme. Les gens sont assis, oui, la radio joue, oui, mais ils ont tous l’air… Je ne sais pas… Louche. Personne ne parle ou ne discute. Juste ça c’est hautement anormal. En tout cas, à mes yeux. Nous entrons et les gens qui normalement sont curieux par nature ont le nez dans leurs assiettes, comme si nous venions de débarquer dans un de ces villages de film d’horreur où la populace au complet en a après les étrangers. Nous n’avons même pas le temps de prendre un siège que la porte des cuisines sort et… J’Y CROIS PAS! Dites-moi que c’est une blague! Le fragment débarque, habillée de pied en cape comme votre vilain méchant allemand de la Deuxième Guerre Mondiale en noir avec casquette d’officier, le flingue et tout… Flingue qu’elle pointe sur Libby. Mais à quoi elle joue cette conne!?


« Mais t’es malade!? Si tu la tues, tu nous tues tous! Ce sont les souvenirs de Libby, pas une vulgaire bulle temporelle! Tuer Libby ici c’est la tuer dans le monde réel! Fini le souvenir, fini nos existences! Et c’est quoi ce costume? »

« Tu pensais que j’allais juste attendre que tu reviennes ici pour défaire ce que tu as fait? Je veux vivre. Et pas que ça, c’est ma destinée de prendre ta place. Alors Voici ce que tu vas faire. Tu vas prendre ma place et te faire effacer. »

« Espèce de conne mégalomane! J’y crois pas! Tu penses vraiment QU’ILS vont te laisser faire? La seconde où tu sortiras d’ici… »

« Ils ne sauront même pas que c’est moi! Les souvenirs de Libby seront altérés comme moi je le veux, je continuerai d’exister, tu ne seras plus et au final, on revient dans la réalité avec moi gagnante, Libby qui ne sera pas en mesure de se rappeler de quoi que ce soit d’anormal et ces imbéciles d’énergie vont s’en aller emmerder d’autres personnes. Un plan parfait, soit dit sans me jeter des fleurs. »

Il faudra me passer sur le corps, que je réplique avant de me jeter sur mon « double maléfique ». Un coup de feu part, fait un trou dans le plafond et les clients otages fuient en courant dans tous les sens. J’ai merdé. J’ai créé ce fragment que j’aurais dû savoir corrompu. Oui, c’est vrai, je n’avais pas prévu forcément revoir Libby. Le temps, l’espace, la réalité, tout ça… Mais elle a eu le courage de tenter un truc vraiment dangereux et je ne compte pas la laisser se faire butter à cause de cette folle furieuse qui décide d’apparaitre comme tout ce que Libby déteste pour montrer sa soi-disant supériorité et altérer massivement les souvenirs. Il va falloir que JE répare tout ça avant de partir par-dessus le marché. La belle affaire, oui! Nous luttons et échangeons plusieurs coups de poing et coups de pied mais je ne compte pas la laisser assassiner une innocente.

Une nouvelle détonation, puis une autre, et une autre… Un Luger a huit balles dans son chargeur et là, nous sommes rendus à six balles tirées et heureusement, aucun mort, aucun blessé. Un autre tir ricoche sur je ne sais quoi et vient fracasser une vitre et le dernier fiche une balle dans un siège. J’espère, j’espère que Libby s’est mise à couvert. Mon sourire narquois se transforme en une grimace de douleur quand mon adversaire me frappe au visage avec son arme désormais déchargée. OUCH! Je perds momentanément le dessus et mon double maléfique en profite pour sortir un couteau de ma botte et de me le planter dans le bide. OW! OW! OW! Bordel de merde ça fait mal! Je ne me bats jamais alors la douleur physique n’est pas forcément quelque chose à laquelle je sois habituée. Faites que ça ne laisse pas de cicatrice en guérissant. Ce n’est pas mon truc, c’est tout…

Mais bon hein, mon bien être va devoir passer au second plan car la Libby de l’époque n’est pas la super héroïne qu’elle deviendra plus tard. Attends… C’est en partie faux. Libby, celle de 2017, revisite ses souvenirs donc dans sa propre tête. Nous avons peut-être une chance. Parce que je sais pertinemment que le prochain coup de couteau risque de faire plus que de frapper dans quelque chose qui n’est pas critique à ma survie. Bon. Ça va faire mal mais… Si ça peut sauver Libby… AAAAAH! Un coup de couteau dans le bras fait beaucoup plus mal que ce qu’ils laissent paraitre dans les films. Mais j’ai réussi mon coup. J’ai pointé Libby du doigt et pouf, je viens de lui donner un peu plus de contrôle sur ses souvenirs. Un peu comme quand vous vous rendez compte que vous rêvez, que vous vous dites que c’est un rêve et que vous en prenez le contrôle.


« Libby! Tu peux redevenir la super héroïne du présent pour combattre le double maléfique! Tes souvenirs sont comme un rêve. Si tu les vois comme tel, tu peux les manipuler toi aussi! Mais ne fait rien de stupide, ça c’est mon privilège! »

« Tu perds ton temps. Je vais te tuer, ensuite je vais altérer les souvenirs de Libby, nous redeviendrons de bonnes amies, les choses vont aller dans mon sens et je vais cesser de vivre des miettes d’un fragment d’existence! »


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MessagePosté le: Sam 24 Juin 2017 - 7:55
Se souvenir des bonnes choses, c'est agréable. Et ce voyage mnésique est un cadeau des cieux pour Libby. Mais "à cheval donné on devrait tout de même regarder les dents" !

Car le cadeau est empoisonné. Et la tentation de demeurer piégée par le passé grande.

Mais on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau. Et encore trempée par son plongeon depuis la branche, Libby comprit que quelque chose se tramait. Qu'on altérait justement sa mémoire avec ce Diner finalement peu semblable à l'original. Comme si dans une opération de compression des données, la 3ème dimension avait été sacrifiée et que le monde était devenu plus... plat.

Aussi, quand Nazi Maggie arriva avec son arme et son uniforme, Libby fut comme paralysée et interdite. Les balles filèrent dans le Diner et la bagarre fut rude entre les deux échappées de la 5ème dimension. Libby demeura immobile et terrorisée, comme elle l'avait été la première fois qu'elle avait été confrontée à la violence.

En ignorant que le reste de sa longue existence serait marqué par cette même violence...

Nazi Maggie semblait avoir le dessus et jouait du couteau. Blessant à deux reprises, l'autre... celle qui ne pouvait être que son amie.

Car quiconque portait l'uniforme noir ne pouvait pas être son amie. C'était impossible. Et pour ces deux êtres semblables qui se débattaient l'une, contre l'autre, l'uniforme nazi servait de marqueur.

Le bien. Le mal. La justice.

Et la vraie Maggie, son amie, lui parla et la fit sortir de sa torpeur. La toute jeune Libby venait d'être investie des décennies d'expérience de l'ancienne.

Elle rugit. De colère. Et bondit sur le dos de Nazi Maggie.

Le bien, le mal, tout était clair. Elle décocha un premier coup de poing à la mâchoire de la créature qui pervertissait l'apparence de Maggie. Elle allait lui taper dessus jusqu'à ce qu'elle lâche ses armes. Coups de pied. De poing. De tête. Elle balançait tout ce qu'elle avait dans le ventre.

Jusqu'à la reddition. Jusqu'à ce que l'autre la supplie à genoux d'arrêter. Et elle ne le fera pas.

Libby s'agrippa de même à l'uniforme de Nazi Maggie pour le lui arracher. Double maléfique ou non, elle avait l'apparence de Maggie. Et elle ne pouvait la laisser déshonorer ce corps qu'elle possédait en portant une si noire étoffe.

Bref, en un mot comme en cent : Libby avait pas mal de colère retenue à expulser. A coups de pied. De poing. Et de tête.
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MessagePosté le: Sam 24 Juin 2017 - 18:17
J’ai mal. Avant que Libby ne finisse par intervenir, je me suis prise au moins deux si ce n’est pas trois autres coups de couteau. Il y a une raison pour laquelle je ne me bats pas. Pourquoi je me répugne à blesser et que je ne tue jamais. Je déteste la souffrance sous toutes ses formes. Je ne l’ai jamais vraiment dit à voix haute mais c’est pour cette raison que je ne deviendrai jamais une super héroïne. D’échouer à faire diminuer ou éradiquer la souffrance d’autrui. De me rendre compte que j’ai été une part du problème et non de la solution. Pour vous, cela peut sembler trivial. Pas pour moi. Quand on dispose de pouvoirs comme les miens, l’échec est quelque chose d’envisageable, oui, mais qui vous semble presque… Alien. Comment peut-on échouer quand la réalité vous obéit? C’est presque une aberration en soi, quand on y pense.

Et pourtant je sais que je peux faillir à la tâche. Je ne suis pas parfaite. Oh que non. Loin, très loin de là. Et cette imperfection est d’autant plus accentuée par la vision que je peux avoir des choses. Le manque de neutralité, donc. Le manque de perspective. Ce que je considère comme bien peut être considéré par d’autres comme mal. Et dans la situation actuelle, je me rends bien compte que ce qui est parti d’une volonté sincère d’arranger les choses pourrait me, nous, coûter très cher. Mon « double maléfique » se fait attaquer par Libby qui semble enragée par ce qu’elle voit. Je suppose que je peux la comprendre. La piqure de la trahison est toujours des plus douloureuses. Et là… De se rendre compte que depuis le début elle protège une dangereuse psychopathe et qu’elle a pris le risque d’explorer ses souvenirs pour une résolution positive… Ça doit faire mal à l’orgueil.

Ceci dit n’allez pas penser que le fragment se laisse faire. Initialement, pris par surprise, il a reçu plusieurs coups de Libby avant de pouvoir réagir, encaisser et contre-attaquer. Et cet air arrogant qui ne quitte pas son visage… Chaque fois que Libby endommage son uniforme, celui-ci se reforme, comme pour narguer davantage la super héroïne, la faire enrager davantage… Et la faire tomber. Car une fois que la colère dominera l’esprit de Libby, la prudence va s’éclipser, la rendant plus vulnérable. Je le sais et elle le sait probablement aussi, quelque part dans son esprit. Et le fragment ne cesse de la tourmenter, lui promettant que tout ceci est futile et qu’elle appréciera encore plus de la manipuler quand elle aura triomphé de nous deux. Que sa victoire est inévitable car contrairement à moi, elle n’hésite pas à se battre et tuera s’il le faut. Ça me rend malade.

Une erreur de jeunesse. UNE. Une impossibilité statistique et voilà que nous luttons dans l’esprit de Libby pour pouvoir démêler le vrai du faux. Moi, je commence à me sentir mal. Le couteau du fragment est fait du même matériel que ce qu’on trouve dans ma dimension donc il peut définitivement me blesser. Et maintenant que cette engeance de haine et de ressentiment commence à attaquer Libby en lui balançant ustensiles, vaisselle, tables et chaises, je sais qu’elle a repris l’avantage et que la super héroïne risque de mener une bataille perdue d’avance. Il faut que je fasse quelque chose. Quelque chose de décisif. Quelque chose qui va mettre un terme à tout ça. Je vais me détester au réveil mais… Aies-je vraiment le choix? Je ne pense pas. Je rassemble ce qu’il me reste de force, je me jette sur mon double et j’absorbe le fragment à même mon être.

Ce qui nous est commun me redonne de l’énergie, suffisamment pour contenir toute la corruption du fragment. Sauf que l’effort est excessivement demandant pour moi, surtout dans ma condition affaiblie et je finis dans les bras de Libby, un dernier sourire sur les lèvres avant de perdre connaissance. Dans un flash, nous voilà de retour dans le présent, Libby possiblement un peu amochée et moi toujours dans les pommes. Les êtres d’énergie sont encore là et constatant qu’il ne reste qu’une Maggie et non deux, annoncent être satisfaits avant de disparaitre sans plus d’explications. S’ils savent ce qui s’est passé, difficile à dire. Voilà donc Libby dans le même Diner, à la bonne époque et avec moi dans un sale état. Et dans ma tête, la sombre essence du fragment survit. Je sais qu’éventuellement, il faudra que je fasse quelque chose pour m’en débarrasser.

Autrement, si sa prison commence à avoir des fuites, cela pourrait me corrompre et je ne tiens pas à ce que cela se produise. En tout cas chose certaine. Libby vient de mener son premier tango avec des forces qui la dépassaient clairement et avec un peu d’aide, comme une vraie de vraie super héroïne, elle a surmonté l’obstacle et elle a gagné. Il se passe de longues minutes avant que je ne rouvre les yeux. Si mes blessures ne saignent plus et semblent en bonne voie de guérir, je n’irais quand même pas courir un marathon. Je me redresse péniblement, regarde les lieux et laisse entendre un soupir de soulagement qui se transforme en quinte de toux. Nous venons de survivre à un léger cas de trouble du continuum espace-temps… Pour elle, quelque chose de potentiellement nouveau. Pour moi… Plus ou moins le quotidien. Vous savez? Cinquième Dimensions, quoi.


« Tu… Tu es fâchée après moi, pas vrai? Je… Je suis désolée, Libby… Et je te dois des explications… En tout cas... Tu nous as sauvé. Une vraie de vraie super héroïne... »


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MessagePosté le: Dim 9 Juil 2017 - 23:29
La bataille fut violente. Et épique. Car le fragment maléfique ne se laissa pas cogner gentiment. Alors Libby lui balança tout ce qu'elle avait en stock et l'autre... répliqua de même.

Exit la jeune fille aux souliers vernis. Exit le temps de l'innocence. Liberty était certes une combattante de la liberté mais c'était surtout une pugiliste qui avait passé sa vie à s'escrimer et à se fatiguer en des combats douteux...

... et Nazi-Maggie lui offrait l'opportunité de tout balancer. De cogner de toute son âme, de toutes ses forces, la méta-humaine de la Cinquième Dimension qui parodiait sinistrement son amie.

Elle encaissait aussi. Et du sang (le sien, celui de la chose aussi) lui coulait dans les yeux. Et le monde devenait comme chauffé à blanc. Et il ne restait plus que la colère et la haine et la brutalité. Elle frappait comme s'il s'agissait de punir l'ensemble des crimes du national-socialisme en tapant sur Nazi-Maggie.

Et Liberty aurait pu continuer comme cela jusqu'à ce que mort s'ensuive... la sienne, celle de l'autre, peu importait.

Mais tout cela s'effaça quand Maggie - la vraie, sa copine - décida de réaliser la grande synthèse et d'héberger en elle ce fragment rebelle qui n'aurait jamais du s'échapper de son être...

*
* *

... de retour dans le présent, dans le Diner, avec les êtres de lumière, Libby comprit que le passé s'en était allé à la manière d'une bougie que l'on venait de souffler. Tout cela avait disparu mais... qui avait soufflé ? Et où était partie la lumière ?

Elle se frotta la mâchoire (endolorie) et toucha son œil (au beurre noir). Nazie ou pas, la Maggie du passé cognait dur.

Le monde était étrange et elle se redressa, la mine triste et la lèvre tremblante. Ce plongeon dans le passé, aussi périlleux qu'il avait pu être, lui avait permis un instant de se baigner pour la seconde fois dans la même eau et de refaire le chemin à l'envers.

Elle avait pu observer un soleil, des étoiles, que ses défunts parents (qu'elle n'avait pour autant pu voir) contemplaient au même moment.

Et ça, c'était précieux, peu important l'intégrité du continuum spatio-temporel (qui était, définitivement, plus solide qu'on aurait pu le croire).

Aussi Liberty observa son amie et lança d'une voix tremblante, gorgée d'émotion :

"Je.. Oui, tu me dois des explications et je veux les entendre... mais... non, je ne suis pas fâchée, je..."

Elle avait vécu aussi longuement qu'on pouvait le faire sur Terre. Et rien n'indiquait qu'un jour elle puisse mourir, du moins de vieillesse. Son destin était de voir se flétrir et mourir toutes les personnes qui comptaient pour elle. D'être définitivement déracinée de son foyer. De finir par s'user les pieds sur des chemins étranges qui ne faisaient que l'éloigner de chez elle.

Aussi, quand Maggie à la faveur d'une crise l'avait ramenée à son foyer - du moins l'en avait rapproché - elle ne pouvait qu'être reconnaissante.

"Qui... Qui es tu ? J'veux dire... tu viens d'où ?"

Et comme si la réponse était accessoire, elle étendit les bras pour proposer à son amie, d'où qu'elle vienne, de faire un calin.

Car peu importait les épreuves et les tempêtes, Maggie était tout ce qu'il restait - hormis quelques photos jaunies - d'une époque dorénavant révolue, où Libby avait été cette jeune fille innocente aux souliers vernis...
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MessagePosté le: Lun 10 Juil 2017 - 5:06
« Je m’appelle Maggie. Mon nom de famille est imprononçable pour vous, les Humains alors appelle moi Maggie Marzena. Et je viens de la Cinquième Dimension. C’est… Compliqué. Et sans importance. Ce qui compte, c’est que fragment ou non, je suis et je reste ton amie. Et si on veut être honnête… Je vais avoir besoin d’une pointe de tarte. Les émotions fortes, ça creuse toujours l’appétit, moi je dis. »

Évidemment que je lui ai rendu son câlin, je ne suis pas sans cœur. Je me rappelle bien de Libby. J’étais encore une adolescente à l’époque. On me dira que je n’ai pas l’air très vieille mais c’est une question d’apparences. Mais ça c’est sans importance. Ce qui compte c’est que je suis là, qu’elle est là et que la menace a été neutralisée. Ça aurait pu être cent fois pire, ça je peux vous le dire. Encore heureux que les choses n’aient pas dégénéré. Là d’où je viens, des choses qui dégénèrent, ça peut être trivial comme un évier qui déborde ou la création accidentelle d’un trou noir. Oui bah quand vous pouvez manipuler la réalité, certains font des choses plus stupides que d’autres. C’est comme pour n’importe quoi. Nous ne sommes pas plus sages que les autres. Non mais c’est que la vie serait d’un ennui sinon… Et moi je vis pour m’amuser donc…

Ce petit établissement sympa est redevenu tranquille, comme si rien ne s’était jamais passé. Le brouhaha des clients reprend et nous sommes simplement deux femmes assises avec leurs menus, l’une rêvant d’une part de tarte et l’autre pensant probablement à un passé révolu. Je l’ai échappé belle. Mes parents ne sont pas au courant de ma gaffe. Si tel avait été le cas… Je n’ose imaginer ce qui aurait pu se produire. Correction. Je ne veux pas imaginer ce qui aurait pu se produire. En tout cas, elle sait cogner, Libby. Absorber le fragment fait que j’ai ressenti un égo de ce qu’il a subit. Il, le fragment, elle étant moi. Enfin. Elle. Enfin. Nous. Note à moi-même : ne jamais contrarier Libby ou si tel est le cas, toujours avoir ces espèces de sacs utilisés pour la boxe à portée de main. Ça faisait presque peur, pendant un moment. Enfin bon. Je suppose que ce n’est pas trop important.

Je continue de regarder le menu en me demandant comment je vais expliquer… Tout ça… À Libby. Ou si je vais vraiment le lui expliquer. De un, ça risque d’être long et de deux, je ne suis pas convaincue de vraiment vouloir me lancer dans un demi-million d’explications. Juste d’expliquer la différence de dimensions pourrait me prendre des heures et me connaissant, je vais commencer quelque chose puis partir dans une autre direction et au final, on ne s’en sortira jamais. Je m’assume. Je suis une grande gueule et j’en suis fière. On va garder ça le plus simple possible et ce sera mieux pour tout le monde. Et s’il faut en plus que je parle de ma famille… Elle risque de vouloir ME cogner. Parce que mon père est un ennemi de Superman. Mon nom de famille est aussi dur à porter qu’à prononcer, si on veut se dire les vraies affaires. Pauvre moi.


« Tu sais je ne voulais pas t’embarquer dans un bordel pareil et je suis désolée d’avoir dû te faire croire que j’étais morte, à l’époque. C’est… Compliqué. J’avais peur d’être rejetée. C’est difficile d’expliquer à autrui qu’en fait, on vieillit sans vieillir et que je vais toujours avoir, à moins de décider d’apporter des modifications, la même apparence physique. Aujourd’hui, il y a plein de supers. À l’époque… »

je baisse le nez, la tête, dans mon menu. J’ai peur de me faire gronder. Veut, veut pas, elle a l’air plus vieille que moi, quand même. Et elle a le tempérament pour me faire un sermon. Je déteste les sermons. En général c’est mon père qui les fait. Ma mère se contente de me lancer un regard glacé et j’ai l’impression que mon âme rétrécit à chaque fois. Je ne suis pas méchante par nature, juste que comme toute adolescente curieuse, j’ai fait quelques erreurs de jeunesse. Je ne dis pas que ça pardonne tout, je dis juste que si c’était à refaire, je serais beaucoup plus prudente, tout simplement. On acquiert de la maturité en grandissant. Morale de l’histoire : plus jamais au grand jamais se lancer dans une aventure spatio-temporelle sans faire une triple vérification de chaque petit détail! Promis, juré, craché. Je n’ai pas envie de passer ma vie à courir après des fragments!


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MessagePosté le: Mer 26 Juil 2017 - 6:36
Libby arbora un grand sourire, chose qu'elle n'avait pas du faire depuis des décennies.

"Tu ne vieillis pas ? Mais..."

La surprise était de taille mais il s'agissait d'une bonne surprise. Elle précisa :

"Je n'ai pas vieilli non plus. Quelque chose dans mon métabolisme fait que je n'accuse pas réellement mes 97 ans ! Et..."

Elle se mordit les lèvres et pensa à tous les vieux amis qui étaient dorénavant mort depuis belle lurette.

"En 97 ans, j'ai perdu toutes les personnes que j'aimais ou presque. Et celles qui sont encore en vie... ma fille ne me parle plus et les autres ne sont - pour l'essentiel - que des camarades de bataille. J'ai l'impression de n'avoir vécu ces dernières années que pour la bouteille..."

Libby rougit.

"... les cigarettes qui ne réduisent en rien mon existence et les bagarres avec les ennemis d'aujourd'hui qui continuent à répandre les idées d'hier"

En gros, Libby était une guerrière, dont le seul but était de mener une guerre éternelle qui, si elle était juste, avait mis de côté depuis belle lurette qu'elle avait - un jour - été une jeune fille aux souliers vernis qui avait sauté dans une mare pour sauver une inconnue...

Elle marqua une pause puis quitta son air triste pour une mine ravie.

"Et te voilà !"

Libby poursuivit en prenant la main de son amie et lui avoua :

"Tu sais... Je me fiches de savoir d'où tu viens. Tu n'as pas à te justifier. Mais dit-toi que j'ai l'impression qu'aujourd'hui tu est mon ange gardien. Je suis contente de t'avoir retrouvée et... si je peux être une amie pour toi comme tu l'es pour moi je serai la plus heureuse des vieilles dames alcooliques !"

Et elle commanda deux parts de tarte. Deux !
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MessagePosté le: Jeu 27 Juil 2017 - 0:59
Ah elle ne vieillit pas non plus? Ça expliquerait pourquoi après toutes ces années, elle est toujours… Comment disent les Humains? Si bien conservée. Elle n’a pas l’air SI vieille que ça. D’un autre côté, pour quelqu’un comme moi pour qui l’apparence est davantage comme un costume plutôt que comme quelque chose de fixe et défini, c’est sans importance. Que les gens ressemble à ce qu’ils veulent ou ce que la « nature » a fait d’eux. Je ne suis pas incommodée par la chose. Ce qui m’inquiète un peu plus, c’est le fait que Libby a mentionné comme quoi je serais un peu comme un ange gardien pour elle. Euh… Quoi?! Je veux dire… Je suis moi. Je ne suis personne de bien spécial. Enfin si, si on regarde d’un point de vue purement « Cinquième Dimension VS monde normal » mais ce que je veux dire c’est que depuis des décennies, nous avions perdu le contact et un caprice de jeunesse a mené à notre rencontre, c’est tout. C’est…

C’est juste que rien de tout cela, à la base, n’avait réellement été planifié. C’est un hasard, en quelque sorte. Alors ça me met super mal à l’aise qu’elle me donne autant de crédit alors qu’en vérité si peu me revient d’une part et d’autre part, je viens de lui causer pas mal d’ennuis, quand même. Est-ce qu’elle a oublié ce qui vient de se passer ou… Enfin bon, à chacun sa façon de penser, je suppose que je dois respecter ça. Et si je peux avoir un impact positif sur sa vie, pourquoi pas. Disons simplement qu’en général je ne suis pas investie d’autant de… De… Responsabilités? Est-ce qu’on peut présenter la chose ainsi? Être ami avec quelqu’un n’est pas un problème, ce n’est pas formellement interdit par convention dimensionnelle. Il faut juste faire attention aux paradoxes et tout mais… En fait je ne suis pas sûre de savoir quoi dire, quoi faire ou même quoi répondre! C’est…

Ok Maggie. On se calme. On se concentre. Le choc initial passé, tu as le choix : ou tu vas agir comme l’amie dont semble avoir besoin Libby et qu’elle mérite, si on veut bien être honnête ou tu vas sortir de sa vie en lui offrant une compensation et une belle. Je ne suis pas une justicière, je ne serai jamais une justicière, je suis un agent du Chaos de par ma dimension d’origine mais si Libby est prête à m’accepter comme je suis, je suis bien prête à faire un doigt d’honneur à mon hésitation et à mes craintes (qui veut briser le cœur d’une vieille dame, quand même) et tenter le coup. Après tout qu’est-ce que je risque? J’ai affronté dans la dernière décennie plus de menaces à l’espace, au temps et aux dimensions (sans parler des plans et des réalités) que je ne veux en compter alors une aventure de plus, une amitié qui transcende le continuum espace-temps…


« Libby… Je suis touchée, vraiment et je ne pensais pas que ma courte visite temporelle t’avait marquée à ce point. Il y a juste un petit détail. Tu es une justicière. Une gentille. Et moi… Comment dire… Disons que je suis chaotique par nature. Pas dans le genre maléfique et tout. Juste que… Les lois, à mes yeux, sont faites pour être réécrites, altérées, modifiées, tu comprends? Si tu peux accepter ça…

Alors je serai ton amie, tant que ça ne te cause pas d’ennuis. Ton ange gardien, je ne sais pas comment on fait mais comme le génie de la lampe, je viendrai si tu as besoin de moi. C’est particulier à dire mais avoir de prodigieux pouvoirs ne veut pas dire avoir des masses d’amis… Alors de m’en faire une, ou de m’en refaire une… Je ne serais vraiment, vraiment pas contre ça. Si tu peux m’accepter comme je suis, bien entendu. »


Sauvée par la tarte avant de dire quelque chose que je pourrais regretter. Trop en dire. On m’a dit un jour : le dire sans le dire mais le dire quand même. Éventuellement je suppose que Libby découvrira la vérité, si je ne la lui livre pas moi-même sur qui je suis et qui est mon père. Mais en ce moment, c’est une vieille dame et une jeune femme pas si jeune que cela qui ont besoin de… Quelque chose. De croire, pour commencer. Et croire en une solide amitié est un bon point de départ, je dirais. Si Libby est prête à me donner ma chance, je suppose que je peux faire un effort et ne pas répandre le Chaos partout où je passe. Et souvent, je ne fais même pas exprès, je le précise! J’aime faire des farces, étonner, surprendre, faire rire. Surtout faire rire. La bonne humeur, c’est vraiment cool, après tout. Il en fait toujours au quotidien!


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MessagePosté le: Dim 20 Aoû 2017 - 17:29
Libby baissa les yeux et admit une lourde vérité :

"Je suis seule. Je... Mon monde est mort depuis bien longtemps et le fait d'être plus vieille ne veut en rien dire que je sois plus sage. J'ai parcouru plusieurs fois le monde de part en part et..."

Elle se mordit les lèvres et observa Maggie dans les yeux.

"... tout ce que je sais c'est que tout cela n'a pas beaucoup de sens. Vieillir c'est moche même si ma biologie particulière m'a réservée un drôle de sort : si mon corps n'accuse pas le coup, mon âme est usée, fatiguée et rincée. J'ai l'impression d'avoir plusieurs fois dépassé ma date de péremption. Et je me sens comme un yaourt oublié - tout seul - dans le frigo"

La vieille héroïne se raidit. Et enchaîna sur une note plus grave :

"Ça ne veut pas dire que j'ai envie de mourir car j'en ai - au contraire - la pétoche. Je suis une des rares personnes au monde à pouvoir me croire réellement immortelle et mon corps - biologiquement - n'a pas appris la résignation à l'au-delà. Pourtant, sur le plan des relations, des êtres, tout ceux qui comptaient pour moi - ou presque - sont de l'autre côté de la rive... Je suis écartelée : mon corps ne veut pas partir mais rien ne retient mon esprit..."

Finalement un sourire - léger - vint poindre sur ses lèvres :

"Alors je me fiche que tu sois un farfadet ou un esprit farceur, tu es mon amie et tu es mon ancre. La seule façon que j'ai de pouvoir prendre la main de la gamine innocente que j'ai été il y a de ça des millénaires... et je suis - sur mes deux jambes - un exemple flagrant d'une violation patentée des lois de l'existence : et si tu le veux, ces mêmes lois on peut les violer à deux !"

[Pour ma part, ce sera mon dernier message ! Merci pour ce super RP ! En espérant pouvoir vivre à nouveau de nouvelles aventures avec Maggie ^^ A++ en RP !]
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MessagePosté le: Dim 20 Aoû 2017 - 23:45
Alors ça ce serait bien une première. Une justicière qui utilise une logique un peu tordue pour dénoncer sa propre… Illégalité, en un sens pour garantir une amitié plus solide. Je ne suis pas contre, loin de là, je suis juste surprise. Peut-être que finalement on va pouvoir jouer les choses avec un minimum de finesse. Je ne serai jamais moins que moi. Et je suppose que euh… Je ne serai jamais plus que moi non plus. En tout cas, c’est un peu triste ce qu’elle me raconte, de ne jamais trop savoir où elle en est. Le corps, le cœur et l’esprit qui ne s’entendent guère… Allez. Un câlin. C’est toujours bien les câlins. Et c’est gratuit. J’en donne à qui en veut. Enfin. À ceux de mon entourage qui en veulent. Et des fois même quand ils n’en veulent pas. Ce n’est quand même pas de ma faute si je suis quelqu’un capable de compassion! Non mais…

C’est important de partager la chaleur humaine. Enfin. Je ne suis pas humaine mais vous voyez ce que je veux dire. L’espoir, c’est bien. Mais c’est un grand mot avec beaucoup de poids. Pas besoin de ça quand au quotidien on peut poser des gestes plus modestes mais qui nous touchent davantage. Allez voir des sinistrés et dites-leur : ne perdez pas espoir! Ça ne veut RIEN dire pour eux. Mais apportez leur un café et une couverture, prenez le temps de leur parler, offrez leur du contact humain… Et là vous aurez fait beaucoup plus. Les vrais héros, ce ne sont pas les Superman et les Wonder Woman de ce monde. Ce sont ces travailleurs et ces bénévoles qui vont vraiment toucher le cœur des gens. Et on ne me fera jamais au grand jamais changer d’avis. Je ne suis pas une super héroïne et je n’en serai jamais une. Mais je fais le bien quand même.


« Libby, je ne sais pas comment tout ça va finir… Mais une chose est sûre pour moi. Ce sera toute une balade. Avec moi? On ne s’ennuie que rarement. Je suis partante. Vieille dame ou jeune femme, peu importe. Le plaisir n’a pas d’âge, l’aventure encore moins. Le futur a toujours bien des surprises pour nous. Par exemple, cette tarte est meilleure que dans mes souvenirs. Est-ce que tu veux une autre part? »

Quand comme moi les choses ne sont plus ce qu’elles étaient d’un claquement de doigts, quelque chose d’aussi « trivial » que l’amitié peut sembler bien banal. C’est tout le contraire. Je chéris ce genre de moments. Quand on ne connait pas la fin de l’histoire, quand rien n’est écrit d’avance, c’est ce qui fait réellement toute la saveur de la vie. Qui aurait cru qu’une erreur de jeunesse aurait de telles répercussions des années plus tard? Pas moi, ça je peux vous le garantir. L’immortelle que je suis regarde la femme qui ne peut pas vieillir et je me dis qu’au fond, l’éternité ne nous va pas si mal. Oui, tout ce qui est autour de nous va finir en poussière, des souvenirs lointains dans des esprits autrement aiguisés. Seulement voilà. Maintenant, elle sait qu’il y en a une autre comme elle, quelqu’un qui connait son passé et qui peut le rendre vivant.

La suite? De la tarte. Et encore de la tarte. Est-ce bien sage? Pas de tout. Mais ce n’est plus la vieille dame dans le corps d’une femme beaucoup moins âgée que j’ai devant moi. C’est une jeune Libby aux souliers vernis qui parle d’espoir pour le futur, au vingt et unième siècle malgré l’anachronisme flagrant. Et ça me fait sourire. Quoi qu’il se passe, hier et demain coexisteront toujours dans ce chaos que seule la Cinquième Dimension peut apporter. Je ne m’en sens pas coupable et je doute que Libby m’en veuille. Je ne dis rien mais je sais que ce qui s’est passé aujourd’hui avec le fragment est loin d’être terminé. Mais pour le moment, c’est de mon amie qu’il s’agit. Pas de moi. Je la regarde et je lui dis une de mes maximes préférées : le passé est hier, le futur est demain mais aujourd’hui est un cadeau. C’est pour cela qu’on l’appelle le présent…
Fin.


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[Washington D.C.] Le fantôme dans la machine (PV Liberty Belle) [Maggie SA 1] (Terminé)

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