Quantique des quantiques

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MessagePosté le: Dim 14 Avr 2013 - 22:37
Hank s'était levé du mauvais pied ce matin-là. Il sentait pour une fois le poids des quatre-vingt-dix-sept années (ou nonante-sept) passées sur cette Terre. Il semblait qu'il ait attrapé le virus de l'antipathie, probablement parce que ses voisins avaient fait la fête jusqu'à l'aurore très bruyamment et en consommant des substances illicites. Toujours est-il que vu la difficulté qu'il avait eu à dormir avec ce raffut, il s'était promis d'intervenir la prochaine fois, quitte à passer pour un vieux grincheux. Il se servit un verre de vin rouge dès le matin, signe qu'il était d'humeur ravageuse.

Pourtant, il allait devoir faire bonne figure toute la journée, serrer des mains et sourire à tout le monde. Les labos avaient une présentation, et plusieurs investisseurs connus ou tenus secrets, dont probablement des membres du service secret ou de l'armée, seraient là pour assister à une expérience qui devrait les convaincre. Ce côté salon des expositions de STAR Labs l'agaçait quelque peu, mais cela relevait d'un certain devoir envers la science de faciliter l'accès de la science aux décideurs de ce monde.

Des chercheurs de l'Université de Gotham avaient soumis leur projet à différents investisseurs, et bien sûr STAR Labs avait trouvé ici un moyen de pouvoir une fois de plus parrainer les sciences théoriques. Malgré sa propre expérience dans le domaine de la biochimie et de l'investissement, il ne croyait pas vraiment dans ce nouveau projet. Il était un des seuls membre du conseil d'administration à réfuter en bloc les sciences théoriques et la physique quantique. Il voulait du sérieux, du concret, du matériel, pas du blabla sur la naissance de l'univers.

Voilà qu'il était en costume trois-pièces - mais où était passé le petit-déjeuner et son agréable ballon de Cabernet-Sauvignon ? Que le temps passe vite quand on râle comme un vieux crouton - dans une pièce remplie de chefs d'entreprise, de professeurs de physique et de militaires. Au centre de la pièce, un étrange appareil avec des fils et des tuyaux un peu partout. Il faisait à peu près deux mètres et prenait le volume d'un cube, tout en métal et plastiques. Tout près, deux jeunes doctorants distribuaient blouses blanches et visières de protection pour pouvoir faire la démonstration de leur expérience.

Grognon intérieurement, mais souriant vu de l'extérieur, Heywood enfila les deux éléments, qui lui étaient familiers en tant que biochimiste, bien qu'un peu étroits pour sa carrure. Le monde l'énervait un peu, mais au moins, il y avait des militaires, qui malgré leur mine sévère et méfiante, lui donnait un fort sentiment d'identification. Il se rapprocha du groupe d'uniformes, qui ne manqua pas de reconnaître le Commander Steel et de lui serrer vigoureusement la main. Puis on éteignit les lumières, volets tirés, et un des jeunes thésards s'avança sous un projecteur, mitraillé de flashes par un journaliste du magazine des sciences.


"Merci à tous d'être venus. Mon collaborateur et moi-même devons d'abord remercier l'Université de Gotham, qui nous a permis de poursuivre nos recherches en physique quantique jusqu'à présent. Cependant, comme vous n'êtes pas sans vous douter, nous sommes désormais très près de concrétiser l'objectif de nos recherches. Nous voudrions bien sûr trouver les fonds et la motivation nécessaire afin de rendre possible l'impossible, et cela au service de votre investissement."

Bien sûr chacun savait pourquoi il était là, mais malgré tout un silence presque religieux régnait dans la pièce. Henry n'en pensait pas moins que c'étaient des pitreries. Ils avaient probablement été jetés de Gotham parce que leur projet était trop abstrait et ne profitait pas aux entreprises partenaires locales.

"Voici devant vous, le premier prototype public du manipulateur de chance."

Le silence se poursuivit un instant, plus gêné que solemnel. Puis les gens commencèrent à chuchoter, certains même commencèrent à quitter la pièce, mais le service d'ordre les en empêcha. La procédure lors d'une expérience était très claire, malgré le côté public de la démonstration, et les règles de sécurité internes se devaient d'être respectées. Personne ne quitte la salle.

"Je vous laisse imaginer les possibilités. Inutile de vous dire que la notion d'échec peut totalement disparaître de tous vos projets futurs, avec ce que nous entreprenons de créer ici. Malheureusement, celui-ci demande énormément d'énergie que nous ne pourrons puiser ici que pour un très court laps de temps. Afin de répondre réellement à vos centres d'intérêt, nous avons choisi de plier l'expérience au pur hasard de ce que vous nous soumettrez. L'un de vous souhaite-t-il nous soumettre un problème de hasard simple ?"

Heywood était désormais tout simplement outré par la possiblité. Ces crétins dégradaient l'image de la science. Comme tous les jeunes de maintenant nourris aux séries de science-fiction et qui croyaient pouvoir gagner leur vie en débattant de la théorie des cordes. Les réactions alentours étaient mitigées, mais après tout, ils avaient été informés de l'historique de recherches de ces deux messieurs, donc ils auraient dû prévoir que ce serait pour un résultat de ce style, ridicule et arrogant.

Pour l'instant personne ne réagissait, alors Henry s'approcha des deux étudiants attardés et les prit à parti le temps que se décante l'idée dans l'esprit du public d'une proposition de hasard à biaiser. Il tomba le sourire plaqué dès lors qu'ils furent hors de vue de l'audience présente. Il leur servit un regard cynique et condescendant, et une remarque cinglante :


"Et sinon, vous pensez faire quoi si personne n'a d'idée à soumettre ? Tirer un flingue jusqu'à ce qu'il ne s'enraye pas, pour prouver votre point ? Vous autres physiciens théoriques êtes un peu des guignols."

La rumeur s'intensifia, mais d'ici il n'entendait qu'absurdités et propos farfelus. Quand allait-il enfin se passer une chose intéressante, quelque chose de sensé ?
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MessagePosté le: Lun 22 Avr 2013 - 15:57
Arthur s'était baladé toute la nuit sur les bords de la rivière. Il n'avait aucune envie de dormir, il ne se sentait pas à son aise dans cette ville. Il ne s'était jamais vraiment habitué à ces grandes villes, il faut dire aussi qu'il n'était sorti quand de très rares occasions durant les dernières années.

Le jour se levait et il devait encore marcher. Une bouteille à la main, comme à son habitude, il marchait et buvait. Il n'avait pas l'intention de s'enivrer comme à son habitude, juste assez pour supporter un discours ennuyant et la compagnie d'hommes et de femmes qu'il aurait fait taire sans cela. En effet, Arthur se dirigeait vers une conférence de STAR Labs. Il ne savait pas trop ce que c'était, mais il aimait bien ce genre d’événement, c'est le genre de « fête », comme il le dit, qui finissent toujours par une explosion ou en bagarre. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas ri, il espérait bien avoir droit à un fou rire aujourd'hui.

En arrivant à Star Labs, des membres de la sécurité tentèrent de l'empêchait d'entrer. Arthur les effraya d'un simple regard. Il faut dire qu'il n'avait pas fait un grand effort vestimentaire, il avait seulement habillé sa bouteille d'un sachet en carton, ce qui semblait pour lui être déjà beaucoup. Il entra donc et vit une multitude de personnes : des journalistes, des hommes en costumes, d'autres en tenue blanche, seul lui se dénotait de toute cette peuplade par son habit simple. Il sentait les regards curieux et moqueurs sur lui, mais les quelques gorgées qu'il avait bues lui firent ignorer ce détail. Il s'installa donc, but deux autres gorgées et attendit patiemment le début de la présentation.

Un jeune homme s'avança alors, il était confiant pour un jeune homme de sa trempe. Il s'exclama :

"Merci à tous d'être venus. Mon collaborateur et moi-même devons d'abord remercier l'Université de Gotham, qui nous a permis de poursuivre nos recherches en physique quantique jusqu'à présent. Cependant, comme vous n'êtes pas sans vous douter, nous sommes désormais très près de concrétiser l'objectif de nos recherches. Nous voudrions bien sûr trouver les fonds et la motivation nécessaire afin de rendre possible l'impossible, et cela au service de votre investissement."

Le silence était tombé dans la salle, on n'entendait plus que le jeune scientifique. Il poursuivit :

"Voici devant vous, le premier prototype public du manipulateur de chance."

Le public commença à s'agiter, certain tentèrent de quitter la pièce en vain. Arthur quant à lui aimait la tournure que prenait cette conférence. Il souriait. La folie des humains le faisait toujours rire.

« Manipulateur de chance, se dit-il, encore un qui a inventé un dé truqué et qui croit changer le monde »

Arthur était persuadé qu'on ne pouvait pas manipuler la chance, manipuler la chance revient à manipuler son destin et si cela était possible, il y a longtemps qu'il l'aurait fait. Il avait vécu trop d'évènement pour croire à ces sottises. Pour Arthur il n'y a qu'un moyen de manipuler sa chance, être le plus fort pour faire face aux obstacles de la vie. Lui avait été trop faible dans le passé et il en avait payé le prix fort, mais il assumait. Il voyait donc cette « invention » d'un regard moquer, le même que celui que portait l'assistance sur lui. Il n'était visiblement pas le seul à voir cette invention d'un oeil moqueur, mais le discours n'était pas fini. Le jeune homme continua sur sa lancé :

"Je vous laisse imaginer les possibilités. Inutile de vous dire que la notion d'échec peut totalement disparaître de tous vos projets futurs, avec ce que nous entreprenons de créer ici. Malheureusement, celui-ci demande énormément d'énergie que nous ne pourrons puiser ici que pour un très court laps de temps. Afin de répondre réellement à vos centres d'intérêt, nous avons choisi de plier l'expérience au pur hasard de ce que vous nous soumettrez. L'un de vous souhaite-t-il nous soumettre un problème de hasard simple ?"

Personne ne répondit. La salle, auparavant agitée, venait de se taire. Le discours, aux allures de publicités pour un produit de jeunesse, n'avait pas l'air de convaincre l'assistance. Un homme s'approcha du duo d'étudiants. Il était plus âgé qu'eux, plus expérimenté. Son visage semblait familier à Arthur, il en déduit qu'il avait déjà assisté à une de ses conférences dans le passé. Sa carrure faisait plus penser à un athlète qu'à un scientifique, ce qui ne manqua pas non plus de surprendre notre héro. Il observa le petit manège un temps. Le troisième homme semblait tout autant convaincu par l'annonce des deux autres que l'assistance. Ils se retournèrent tous les trois, fixant la salle. Arthur était pris de pitié pour les deux jeunes hommes... Enfin pas tout à fait, il était surtout enthousiaste à l'idée de tester leur découverte. Portant sa bouteille à la bouche, il finit les quelques goûtes qui restaient et se leva en s'écriant sur un ton ironique:

« Je viens, tout à fait par hasard, de finir ma bouteille ! Est-ce que, par hasard, votre machine pourrait m'aider ? »
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MessagePosté le: Mar 23 Avr 2013 - 14:05



quantique des quantiques

Le combiné du téléphone s'était reposé avec fracas sur le bureau. Des larmes avaient de la difficulté à ne pas se laisser aller et à couler le long des joues de la jeune femme. S'encourir, claquer la porte, ne pas regarder en arrière. Pouvait-elle vraiment le faire? Couper les ponts avec son père? Bien sûr que non. Il y avait plusieurs sujets avec lesquels elle n'entrait pas en accord avec le général Lane et il le savait très bien. Elle avait enfin pris son courage à deux mains en lui faisant face. Pour la première fois, elle avait défendu un de ses petits amis devant son père et cet homme était celui avec qui elle avait accepté de se marier avec lui. Loïs avait pensé que son père lui accorderait un peu de temps en la rendant visite à Metropolis. Elle n'avait déjà plus de nouvelles de sa jeune sœur et son père lui manquait. Il ne cessait de trouver des excuses étant liées à son travail. Elle en avait marre. Raz-le bol.

« Loïs... Tout va bien? » Ayant pris son miroir pour effacer les quelques gouttes d'eau qui avaient fait couler son mascara, elle laissait étirer un sourire sur ses lèvres et regardait Jimmy à travers son miroir. « Ça ne peut aller mieux. Tu as mon billet Jimmy? » Le photographe sortit un billet de sa poche. « Tu es certaine que ça va hein? On dirait que tu as pl... » Elle se levait et plantait une main contre le torse presque fragile de son collègue. « Dit au chef que je le tiendrais au courant, tu veux? Gardes un oeil sur Clark pour moi. » Elle restait une journaliste demandée par tous, certes, mais elle avait toujours ce problème de laisser Clark seul. Dieu seul savait la raison.

CENTRAL CITY ∞ Être sur le terrain, c'était une bouffée d'oxygène. Loïs s'y sentait bien, comme si elle était une héroïne à ses heures perdues. Questionner, se renseigner, récolter des preuves, avoir des informations solides sans mensonges... De la pure adrénaline. Loïs se trouvait dans une voiture qui allait la ramener à STAR Labs. Elle ne savait pas trop de ce qui se passait là-bas. Lorsque son chef, Perry White, lui en avait parlé, Loïs n'avait écouté qu'à moitié. Tout ce qu'elle avait entendu c'était les mots "science", "armée"... Découvrir par elle-même, c'était beaucoup mieux. Elle descendait de la voiture, remerciait le chauffeur et se rendait dans les locaux de STAR Labs. Présentant sa carte de presse, elle entrait dans la salle et se positionnait non loin des personnes qui prenaient parole. Elle sortait son calepin, son stylo et était prête à écrire les éléments qui lui semblaient importants pour une prochaine interview. L'université de Gotham, physique quantique. Ça s'annonçait passionnant. Un premier prototype du manipulateur de chance se montrait et certaines personnes voulaient s'en aller. Loïs tournait légèrement la tête derrière elle. C'était très sécurisé, il n'y avait pas de doute là dessus. A quoi ça pouvait servir leur truc? Est-ce que cela rendrait-il le monde meilleur? Elle soupirait. Et elle finissait par hausser un sourcil en entendant quelqu'un prendre la parole. Un sourire amusé s'étirait alors sur ses lèvres. « Il s'agit là d'une belle intervention. Par contre, je n'aurai peut être pas utilisé ce mot de guignol... » C'était un peu fort.

Aquaman... Elle venait tout juste de le remarquer. Que faisait-il là? Quel intérêt avait-il en y assister? De l'alcool? Et aucune personne de la sécurité ne venait pour le sortir de là. « Hum... Je me présente, Loïs Lane, du Daily Planet. Je n'ai pas rien à soumettre mais d'où vous ait venu l'idée de créer une telle machine? A quoi cela servirait? Rendez-vous compte que la chance n'est pas manipulable, quoi que vous puissiez inventer. » Elle regardait les jeunes hommes d'un regard très sérieux et elle attendait des réponses. Ceci dit, elle s'était rapprochée du monsieur alcoolique et lui prenait la bouteille de la main. « L'alcool n'est pas une solution pour régler vos problèmes. Continuez sur ce chemin là, et vous prendrez un allée simple pour une cure de désintoxication » Disait-elle dans un chuchotement envers Aquaman. Certes, elle était vide mais il était inutile de plomber l'ambiance encore plus qu'elle ne l'était actuellement.


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MessagePosté le: Mar 23 Avr 2013 - 14:54
Les jeunes scientifiques, vexés par Heywood, furent encore plus ridiculisés par un ivrogne entré là par on ne savait quel hasard stupide. Tiens, parlons-en du hasard. Quelle ironie du sort. Les jeunes hommes regardaient Hank comme s'il pouvait être tenu responsable de leur mauvaise tenue de démonstration. Celui-ci les toisa, puis commença d'aller éloigner le poivrot en forçant un peu sur les biscoteaux.

Mais les deux thésards choisirent étrangement de rebondir là-dessus, une espèce de réaction perverse à la pitié compatissante de la journaliste qui aida gentiment Steel à raisonner le barbu-chevelu. Ils s'avancèrent en renvoyant un grand sourire moqueur à l'assistance. L'un d'eux fit signe à l'homme de venir s'approcher. Le deuxième scientifique s'installa aux commandes d'une console qu'ils avaient arrimée à l'improbable machine.


"Quelles seraient les chances pour que ce monsieur ne désaoûle en un rien de temps ? Proche de zéro, pas vrai ! Et pourtant... Approchez-vous, Monsieur."

Il se rapprocha de lui, et lui murmura à l'oreille :

"Vous aurez autant de caisses de Champagne que vous voudrez si tout se passe bien, mon gars."

L'autre activa les commandes, chacun fut inviter à abaisser sa visière de sécurité, mais plusieurs rièrent au nez de la consigne, vu l'exercice parfaitement farfelu qu'on prétendait accomplir devant leurs yeux. On fit confirmer par un diplomé en médecine que l'homme était ivre mort, puis la machine fut mise en marche pour défier le destin et les lois de la logique...

Les lumières vacillèrent, et quelque chose chez Aquaman semblait ne pas se passer normalement. Portant son costume de héros sous son habit officiel, Commander Steel était prêt à intervenir. Que ce soit pour sauver la vie d'un simple ivrogne, ou une salle entière. Juste avant que la lumière ne s'éteigne pendant cinq bonnes secondes, il tint à remercier Lois Lane pour son sang-froid la minute avant.


"Vous êtes bien Lois Lane, la fille de la télé ? Merci d'être intervenu, on a parfois besoin d'une touche féminine pour désamorcer une situation. Par contre, excusez-moi mais ces gars sont des... Guignols... Qu'est-ce qu'il se passe ?!"

Lorsque la lumière revint, ce n'étaient pas les lampes du laboratoire qui éclairaient la pièce. Une forme circulaire, comme un disque argenté qui tournait en formant une spirale en son centre, extrêmement lumineux tel une véritable fontaine de lumière. Mais le public s'attendait au retour de la clarté. Le plus choquant était l'odeur. L'odeur semblable à des cadavres en putréfaction. L'odeur de corps vivants qui avaient été comprimés de l'autre côté de ce trou de ver, du côté trou-noir. L'odeur d'animaux et de végétaux qui ont ont été broyé en quelques instants après que leurs parties internes se soient implosées et mêlées aux fluides corporels.

Pendant un très court instant, ceux qui ne clignaient pas des yeux à cet instant précis, virent une image fuguace du héros Flash accroché à un filin et qui retourna immédiatement de l'autre côté, sûrement protégé de l'implosion par l'aura de la Speedforce.

La singularité s'était ouverte sur le jour de l'affrontement entre les Flash et the Turtle, qui avait failli coûter la vie à Barry et pire si lui et son mentor n'avaient pas cloturé le trou-noir. Mais, là n'était pas le problème. Par une réaction étrange des anciens organismes à des lois de la physique totalement distordues, la pluie de sangs et d'organes d'animaux marins compressés forma la réaction qu'ont les cellules souches d'un embryon.

Steel constata avec horreur que la mytose des cellules les multipliait pour former de gigantesques organismes semblables à des tumeurs agressives, avec des traits physiques des animaux marins comme un front de dauphin par-ci, une multitude de crocs de requin par-là... Heywood arracha ses vêtements, rabattit sa capuche. Son identité n'était pas un secret, juste oubliée depuis la guerre par l'insouciance des petits jeunes.

Grâce à la couche d'acier qui le recouvrait, il s'interposa entre une myriade de canines pointues et une douzaines de personnes de l'asisstance. Mais les blobs organiques ne cessaient de se développer, noirs et rouge foncé comme une croûte de sang. Dans le même temps, la poussée du trou de ver envoyait tout et tout le monde vers le fond de la pièce, rapprochant inéxorablement les victimes de leur assaillant multiple et dénué de pensée.
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MessagePosté le: Mer 24 Avr 2013 - 21:55
A peine Arthur eut-il le temps de finir sa réplique qu'une femme se leva et prit la parole. Arthur ne prêta cependant pas attention à ce qu'elle disait. C'était une journaliste comme les autres se disaient-il, toujours à se poser des questions qui n'intéressent personne et dont au finale elle ne retirera qu'une petite partie afin décrire un article de plusieurs pages attestants de la révolution que représente cette invention pour le monde scientifique et l'être humain en général, couvrant par la même occasion ces fabuleux inventeurs d'éloges. Ouais, ça représente bien l'idée qu'il se faisait des journalistes. Il n'avait pas un bon passé avec eux il faut dire, il prenait plus de plaisir à aller chez le poissonnier qu'à lire un article de journal. Sauf peut-être les articles politiques, Arthur aime bien la politique. Mais nous nous égarons.
Pendant qu'il se faisait toute cette réflexion, la jeune journaliste s'était approché et lui prit la bouteille des mains en chuchotant :

« L'alcool n'est pas une solution pour régler vos problèmes. Continuez sur ce chemin-là, et vous prendrez un allée simple pour une cure de désintoxication »

Arthur lâcha un sourire. Il savait bien que l'alcool n'était pas une solution, mais boire de l'eau n'en est pas une non plus. Il n'était cependant pas vexé par cette intervention, avec le peu de considération qu'il avait pour elle, il ne pouvait pas être très touché.


A peine la « conversation » fut fini que les deux humoristes, ou scientifiques, tout dépend du point de vue, invitèrent Arthur à les rejoindre par une phrase pleine de tact :

"Quelles seraient les chances pour que ce monsieur ne désaoûle en un rien de temps ? Proche de zéro, pas vrai ! Et pourtant... Approchez-vous, Monsieur."

Arthur s'approcha, il ne voulait surtout pas faire échouer cette démonstration. A peine fut-il monté sur scène que le troisième l'interpella discrètement en lui disant :

"Vous aurez autant de caisses de Champagne que vous voudrez si tout se passe bien, mon gars."

Arthur ne broncha pas. Cet homme croyait vraiment qu'il était de ceux qui se font acheter par des bouteilles ? Et bien il ne se trompait pas. De toutes façons, ils n'auront pas besoin de moi pour déclencher une catastrophe, se dit notre héros. Un médecin s'approcha alors, il voulait attester de l'état du cobaye. Lui aussi était visiblement payé en caisse de Champagne puisqu'il confirma l'état d'ivresse. Un des scientifiques tapoter frénétiquement sur la machine. Les lumières se mirent soudain à clignoter empêchant quiconque de percevoir ce qui se tramait, avant de s'éteindre complètement pendant quelques secondes. Je ne saurais vous dire ce qu'il sait passer, si c'est la machine ou Aquaman qui a déclenché tout cela, tout ce que l'on peut dire c'est qu'une forme circulaire vint rompre les ténèbres. Ce phénomène fut accompagné une odeur pestilentielle qui ne fit qu'accroitre l'ambiance terrifiante qui régnait sur la salle. Aquaman, qui fixait la chose, crut voir une silhouette rouge.


« Des génies ces p'tits gars là, ils ont inventé une machine à hallucinogènes, plus besoin de cueillir de champignons maintenant. », pensa Aquaman.

Un autre phénomène s'enclencha cependant. Personne ne put saisir ce qu'il se passait, sauf peut-être, et je l'espère, les deux ou trois scientifiques qui étaient là. Tout ce qu'on sait, c'est que de petits corps sont passés par ce qui semble être un vortex et ces corps se sont divisés, multipliés et sont devenus de gigantesques corps ressemblant étrangement à des animaux marins. Front de dauphin, crocs de requin, des sortes de chimères des fonds marins venaient de se créer.
Le troisième homme arracha tout à coup ses vêtements et s'interposa devant les monstres. Aquaman, tout comme l'assistance, compris très vite que c'était un super-héros ou au moins un surhomme. L'homme ne fit cependant pas long-feu face à la multitude de créature qui s'était développée. Aquaman hésita un instant. Il savait que ces créatures avaient un lien avec les autres créatures maritimes, mais en même temps il ne pouvait y croire. En temps normal, il aurait essayé de « raisonner » ces créatures, mais il était impensable pour lui que ces créatures soient naturelles, tout comme il était impensable pour lui de frapper un animal marins. Il en conclut donc que ce qu'il avait en face de lui était tout sauf des animaux marins. Cette réflexion peut vous sembler anodine, mais pour un être comme Aquaman c'est une question de morale. La conclusion faite, il s'interposa, aux côtés de l'autre héros, face à ces monstres. Avec son aide, ils les repoussèrent tant bien que mal, mais pour peu de temps, elles étaient toujours plus à se multiplier ou à sortir du vortex. Dans un élan de courage il lança à son nouveau compagnon d'infortune :


« Allez aider vos deux surdoués à fermer ce bordel, j'vais retenir ces trucs en attendant. Bien entendu, ça vous coutera vos bouteilles de champagnes. »

Aquaman tenait tant bien que mal face à ses adversaires de plus en plus nombreux, gardant toujours le sens des priorités face à n'importe quelle situation !
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MessagePosté le: Sam 27 Avr 2013 - 0:43



quantique des quantiques

La journaliste restait mitigée par ce spectacle... on pouvait le dire... médiocre. Bras croisé, elle haussait un sourcil, se demandant ce qu'elle fichait bien ici. Si elle s'était placée pour assister à une chose aussi peu intéressante, elle se ferait, sans aucun doute, remboursé le trajet. Cependant, Loïs venait d'y penser, ce n'était guère elle qui payait mais bien son patron. Pauvre garçon.

« Il n'y a absolument aucune chance. Même vous, vous essayez d'y croire alors qu'il n'y a rien. Illusions sur illusions ! » Elle levait les yeux au plafond, lâchait un soupir et inscrivait quelques notes sur son calepin.

Regard posé sur ce spectacle à en faire pleurer les grands scientifiques, Loïs se sentait obligée - ou presque - d'abaisser sa visière de sécurité. Ils allaient en prendre plein la vue? Elle en doutait fortement mais sait-on jamais. L'espoir faisait bien vivre. Cependant, Loïs avait l'impression que son coeur s'était arrêté pendant quelques secondes. Elle ignorait ce qu'il se passait actuellement mais ça n'envisageait rien de bon. La journaliste avait détournée, quelques minutes avant, son regard vers un jeune homme.

« Hum... La fille de la télé... Il n'y a pas que ça mais je suis la seule et l'unique, oui. Des imbéciles, des clowns, des imposteurs, ce que vous voulez. Ils sont nuls, c'est... »

Elle se tut. La jeune femme regardait autour d'elle. Quelque chose d'étrange était en train de se passer. Loïs avait traversé tellement d'épreuves à Metropolis, notamment, que plus rien ne pouvait la surprendre. « Dites, c'est quoi ce cirque? Vous vous foutez de nous? » Elle n'arrivait plus à prononcer quoique ce soit. Main contre sa bouche, tête baissée, elle essayait de retirer les nausées qui souhaitaient s'exprimer et s'évacuer de son corps. Cette odeur était abominable. Elle devait user d'une force incroyable pour ne pas vomir au sol, entourée d'une assemblée presque générale. Loïs ne faisait plus attention à ce qu'il se passait autour d'elle. Elle était davantage occupée à ne pas essayer de vomir. Et pourtant...

« Bon dieu... Qu'est-ce qui se passe? » Elle n'avait jamais rien vu de pareils. Des créatures aussi horrifiantes les unes que les autres. Avec stupéfaction, elle découvrit un... héros? Ça devait être ça. Elle ouvrait grand les yeux pour garder l'esprit clair. Elle avait toujours des nausées mais ça allait, elle tenait le coup. Elle n'arrivait pas à noter quoique ce soit sur son calepin mais Lois ne risquait pas d'oublier un tel jour. Poussée au fond de la salle, elle eut du mal pour se déplacer et prêter main forte au super-héros. C'était une humaine, elle n'allait certainement pas être d'une grande aide mais elle pouvait toujours essayer. « Et on dit que les dauphins sont tout mignons et tout gentils. »

L'esprit de la jeune femme partait dans tous les sens. Il fallait faire évacuer toutes ces pauvres personnes. « Hey ! Vous ! » Disait-elle en s'adressant à l'un des gars de la sécurité. « Oui vous ! Je trouve ça honteux de votre part de rester là sans rien faire. C'est dingue ça. Vous refusiez d'ouvrir les portes pendant cette présentation aussi dangereuse qu'inutile. Et bien, parole de journaliste, vous allez ouvrir cette fichue porte et laisser ces personnes retrouvés leurs familles. » Ferme, elle ne perdait pas son sang-froid. Ce ne serait pas digne de la talentueuse Lane. Elle fusillait presque cet homme du regard avant qu'il ne daigne à se bouger pour s'exécuter. Lois avait bien vu qu'il ne le voulait pas. Ensuite, la jeune femme regardait les scientifiques. « Allez, bougez-vous. Ils ne vont pas tenir bien longtemps. » Aquaman et son acolyte essayaient, avec beaucoup de difficulté, à maintenir ces créatures. Elle réfléchissait. « Aquaman et.. le monsieur en rouge, pardonnez-moi, j'ai oublié votre nom, dites moi ce que je peux faire pour vous aider. N'importe quoi. »

Spoiler:
 

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MessagePosté le: Sam 27 Avr 2013 - 2:26
A mesure que les crocs acérés qui émergeaient de cette structure organique mouvante et pleine de grumeaux en constant développement, ce protoplasme aux hormones de couleur rouge sombre, déchirait la veste de l'homme blond barbu et buveur, Commander reconnut la musculature et l'attitude générale d'Aquaman. Surtout il remarqua dans ses yeux une forme de compassion, avant de le voir se refermer à tout sentiment envers la créature informe. Il l'avait rejoint après la moindre des hésitations. Il retenait en respect le monstre globuleux qui se rebiffait avec des tentacules aux formes absurdes, tantôt obèses, tantôt déchiquetés, ou fins comme des baguettes de tambour. C'était une agonie perpétuelle pour les deux héros, mais Aquaman indiqua à Commander Steel de cesser de s'interposer pour aller aider les scientifiques à gérer le problème en amont.

"Bouteilles de champagne... Je bois uniquement du vin rouge. Peut-être un peu trop."

Il mit de grands coups de poings dans la chair dure et glissante de la bestiole sans nom ni raison. Cela brisa plusieurs canines et juste après, il bondit tout en écartant les civils vers les portes qui s'ouvraient. Mais certains n'eurent pas le chance de pouvoir sortir, puisque les conglomérats de créatures marines, souffrant comme lors d'un accouchement et agressifs comme mûs par cette douleur atroce d'une croissance non-naturelle, semblèrent poursuivre les humains, comme affamés.

"Hors de question de voir des mochetés pareilles dans nos rues."

Henry se saisit des panneaux des portes et les referma par la force. Les mesures de sécurité permettaient d'éviter la propagation des catastrophes de ce genre.

"Désolé Miss Lane, je n'ai pas pour habitude de séquestrer les gens. Mais ceci n'est pas un exercice. Chaque vie compte mais surtout notre ami et moi-même ne pouvons pas être partout à la fois. Nous devons régler le problème là où il est apparu."

C'est pour ça que les gens n'appréciaient pas le Commander Steel. Il était prêt à sacrifier le petit nombre pour le salut du plus grand. Et il ne disait pas pardon ou s'il-te-plaît, il prenait la décision et il l'appliquait. Bon, concernant les deux génies du dimanche, ça serait une autre paire de bretelles. Tout en se frayant un chemin parmi les dernières personnes paniquées, il accosta les deux fautifs.

"Vous avez dit la solution dès le début... Coupez l'énergie. Débranchez le courant. Croyez-moi ça va tout arrêter."

Ils éteignirent.Toutes les lumières se coupèrent, puis un générateur de secours relança les lumières d'issues de secours - verrouillées par Steel - ainsi que les fonctions telles que la ventilation et la température de l'air. La gigantesque tumeur de créatures marines tressautait encore, mais ce n'était pas une forme de vie viable. Si elle avait pu accéder à l'eau, elle aurait eu une chance de survivre assez pour massacrer des civils et la faune locale. Mais désormais il leur suffisait de jouer la montre. Le cercle du trou de ver avait disparu sur lui-même, laissant avant de disparaître le cadeau de quelques centimètres d'eau qui avait été de mer. Les pieds dans la flotte d'un seul coup, Heywood glissa pour se cogner le crâne contre l'engin désormais éteint. Grâce à sa peau dure, il se releva comme si de rien. Puis il en brisa un morceau métallique qu'il éclata sur une des excroissances mutatives. Ensuite il s'acharnait avec ses bottes et ses poings à faire pénétrer le schrapnel dans la peau de la monstruosité.
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MessagePosté le: Mar 30 Avr 2013 - 22:18
Le nouveau camarade d'Aquaman s'en alla après avoir donné quelques coups à la bête. Aquaman se retrouvait en tête à tête avec son nouvel ami, beaucoup moins charmant que le précédent. C'était une bête hideuse, même Aquaman qui avait vu des spécimens de toutes sortes dans les profondeurs ne supportait que très peu la vision de cette chose. Mais il prenait sur lui.

Pendant que le comparse d'Aquaman tentait de faire évacuer la salle tant bien que mal, la créature tenta apparemment de s'enfuir par les portes, empalant par la même occasion quelques invités qui se trouvaient sur son passage. Aquaman était en quelque sorte choqué, surpris de ce qu'il se passait. Il semblait que ce monstre, qui ne pouvait appartenir au règne animal, était doté d'un cerveau ? On peut entendre beaucoup d'histoire opposant des super-héros à d'autres bêtes, mais toutes semblaient avoir un caractère qui les liaient aux humains ou aux animaux. Cette créature qui se trouvait en face de lui n'était qu'une erreur de la nature, comme il y en eut d'autre avant, mais celle-ci ne possédait pas d'instinct de survie, cette chose qui nous tiens constamment en éveil. Pour une fois, c'est Aquaman qui ne prit pas le temps de réfléchir, il balaya bien vite toutes ces pensées de sa tête et se focalisa sur son ennemi.

Cet ennemi paraissait devenir plus grands et plus puissants à chaque secondes, Aquaman avait de plus en plus de mal à la retenir, à tel point qu'elle prit le dessus sur lui, lui infligeant une blessure au torse, sans doute une morsure, allez deviner quelle partie du corps de la bête venait d'attaquer, Aquaman vous offrira un verre. En réponse à cette attaque, notre héros porta un coup de crochet dans la masse imposante qui semblait être le corps de la bête. Du sang s'en échappa, accompagné de nouveaux appendices qui vinrent augmenter la force de la bête. On en conclut qu'il fallait achever la bête d'un coup décisif afin qu'elle ne puisse se développer davantage. Il fallait une idée de génie, proposée par un génie, mais Aquaman n'était pas un génie, pas sans une bouteille. Après quelques verres ses paroles devenaient aussi savante que n'importe quel scientifique sur terre. Il se contenta donc de retenir la bête, attendant que l'autre héros ferme la source du problème. Lui aussi semblait être un génie, mais il n'avait pas besoin de boire, il prit même le temps d'apprendre une leçon à ses jeunes élèves en leur apprenant à couper le courant, c'est du moins ce qu'Aquaman interpréta. La salle retomba dans l'obscurité avant que quelques petites lumières ne se rallument ainsi que la ventilation et sa mélodie, malheureusement caché par les cris stridents de la bête. Ces cris étaient insupportables, même pour Aquaman habitué à entendre toutes formes de langages sous-marins, celui-ci était incomparable, horrible, et tout comme les lamentations d'une femme agonisante, on ne souhaitait pas les entendre, on eut préféré être sourd et aveugle à cet instant là.

Le scientifique ayant fini ses bricoles, revint aider Aquaman. Le portail s'était fermé, laissant passer une quantité d'eau suffisante pour donner une chance à Aquaman de se refaire une santé. L'autre homme, armé d'un morceau de la machine, frappa la bête avec puis l'enfonça avec ses pieds. Aquaman fit de même avec ce qu'il put, c'est à dire un extincteur. L'enfonçant tant bien que mal dans une autre partie de la bête, il enclencha par mégarde l'extincteur faisant ainsi gonflé sans cesse le corps de la bête.

« Merde, j'crois qu'j'ai fait une connerie là nan ? Si on vous demande, vous direz que c'est vous hein, j'ai une réputation à tenir moi... »
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MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 15:25



quantique des quantiques

Loïs ne prêtait quasiment aucune attention aux deux jeunes hommes qui essayaient de régler ce problème d'ordre monstrueuse. Elle s'était retrouvée dans de multiples situations dangereuses et elle pensait qu'elle s'était un peu ralentie dans le statut de demoiselle en détresse. Elle était parmi des innocents et elle ne savait pas quoi entreprendre pour permettre de les aider, de tenter d'apaiser les esprits de chacun. Réfléchir, elle n'y parvenait pas et fusillait presque l'homme en rouge de son regard.

« Au lieu d'être là à me parler, occupez-vous donc de ce problème. Ce n'est pas en restant là à papoter que les choses bougeront. Remuez-vous. Vous avez des pouvoirs non? Eh bien servez-vous en! Nous sommes tous dans le même bateau et personne ne succombera aux bêtises de ces rigolos ! » Au moins, ça c'était fait et elle pouvait passer à autre chose.

La jeune journaliste n'avait jamais eu de talent pour calmer les troupes. Elle-même pouvait être une vraie trouillarde lorsqu'elle ne s'y attendait pas. La peur ne la gagnait pas. La détermination, la persévérance était présente mais comment les utiliser pour calmer les personnes encore dans la pièce? Avec ce brouhaha, personne ne l'entendrait. Ses yeux parcouraient la salle, essayant de trouver où se positionnaient Aquaman et son nouveau coéquipier. La lumière revenait dans la pièce, certainement enclenchée par un générateur de secours. Elle continuait de jeter des coups d'oeil dans la salle, apercevant Aquaman blessé. Elle fit une petite grimace. Cette bête tenait le coup et ne voulait pas lâcher l'affaire. Les cris de la bête rendaient Loïs sourde. Elle posait ses mains sur ses oreilles pour diminuer ce son strident mais ce fut encore pire. C'était horrible.

Loïs avait fermé ses yeux. Elle parvenait à ouvrir un oeil pour garder une vue minime sur ce qui se passait actuellement. Elle finit par voir le désastre qu'Aquaman avait commis. Il ne manquait plus que ça. Comme si la situation méritait une telle bêtise. « Une très belle Aquaman. Vous allez rester bien là et au lieu d'émettre une plaisanterie, tentez de réparer ce que vous avez fait. J'ai envie de rentrer à Metropolis et de pousser une gueulante à mon chef. » C'était tout ce qu'elle voulait. Elle n'avait rien appris de cette visite que ce qu'elle connaissait déjà. Les scientifiques n'étaient que des bons à rien. Certains se détachaient du lot, bien évidemment, mais là, c'était littéralement un désastre, un véritable échec.

« Bon... Déjà, on peut arrêter ça. » Prenant les choses en main - ou presque - Loïs prenait l'extincteur de ses deux mains et stoppait ce dernier afin de cesser de faire gonfler la bête. Elle se reculait du monstre et eut, une nouvelle fois, un haut le coeur, retenant ses nausées. Elle se montrait forte mais l'image de tout à l'heure et voir une bête aussi horrible gonfler de la sorte ne l'aidait en rien. « Je vous remercierai de... régler ça le plus... vite possible. » Loïs s'adossait contre une paroi de l'un des quatre murs et soufflait. Elle sentait qu'elle était en train de tomber malade. C'était malin. « Hum... Vous ne savez pas le remettre dans ce... ce portail ou je ne sais pas quoi? »


Spoiler:
 

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MessagePosté le: Mar 14 Mai 2013 - 21:10
Les civils semblaient loin d'être rassurés, et si la journaliste forte en gueule, Lois Lane, leur donnait une figure rassurante, d'un autre côté, ses commentaire percutants ne faisaient qu'alimenter le doute dans les héros présents. Certes, ce n'étaient pas Superman et Wonder Woman, mais tout de même, Cdr. Steel attendait un peu plus de considération. Et de réflexion, mais cette fille était connue pour son impulsivité et non son esprit scientifique.

"Si on le renvoie... Il retournera dans l'océan et finira par évoluer jusqu'à une forme stable... Et alors, peut-être le prochain super-prédateur qui remplacera les monstres marins puis l'homme lui-même. Hors de question. On le contient ici."

Loin d'engueuler le poivrot Aquaman, qui n'était pas totalement maître de son esprit, Heywood eut même une révélation consécutive au coup de l'extincteur. Il vit que Lane risqua sa vie pour arrêter l'engin, mais entre-temps une idée avait germé dans son esprit.

"Extincteur... Mais bien sûr ! De l'ammoniaque... Il me faut du Fréon. Miss Lane, je vais avoir besoin de vous pendant qu'Aquaman et moi retenons cette aberration de la nature."

Il regarda la réaction du la chose à la mousse d'extincteur. Rien de concluant, mais à grande échelle, ça allait marcher. La solution il l'avait trouvée.

"Ce que vous appelez des paroles, c'est la science en action ! Et l'action, ça fait sensation."

Il se saisit d'une caméra sensée filmer l'expérience, et fit un grand sourire en tenant l'extincteur dans la main. Pour la postérité. Mais il fut surpris par la réactivité encore du monstre, rendu encore plus violent et alimenté par la présence de cette eau glissante qui avait transfiltré le portail. La bête semblait l'avoir agrippé en formant une sorte de tendon, qui commençait à l'étrangler. Son élasticité empêchait le Commander de s'en arracher à la force des bras. Il donna un violent coup de pied dans ce qui sembla être un proto-organe mou, et le temps de réaction lui permit de s'arracher à l'étreinte. Il bondit vers les consoles de contrôle et en arracha de grands panneaux électroniques. Il les enfonça dans la masse informe et cramoisie de la bête. Puis cria des instructions à Lois avant de reculer à nouveau. Il s'approcha cette fois de la porte qu'il avait fait clore avec un ton catégorique deux minutes auparavant.

"Il faut absolument que vous alliez me chercher les réserves cryogéniques confisqués à Cpt. Cold et Mr Freeze."

Star Labs ne faisait pas que mesurer les pouvoirs des héros ; il analysait également l'arsenal des vilains et des envahisseurs. Et notamment les ennemis de Flash, même dans certains cas des vilains d'autres cités. Heureusement, puisque la zone avait été cloturée en un périmètre de sécurité, quelques policiers courageux étaient entrés dans les locaux pour commencer de sécuriser le restant de l'établissement et préparer le terrain pour si l'armée devait intervenir. Hank ouvrit une brèche dans les portes de sécurité grâce à sa force herculéenne, qu'il referma immédiatement après le passage de Lois. Un jeune homme de l'anti-émeute la reçut dès le couloir, et plus loin, rassemblés au poste de sécurité, des agents de Star Labs. Le bâtiment allait être repris par la force si ils ne réglaient pas ça de suite. Il eut soudain une autre inquiétude.

"Aquaman. Ne laissez pas la chose toucher vos yeux, vos narines ou la bouche. On ne sait pas comment vos cellules réagiraient. Vu votre état je vous laisserais bien mort au combat, mais honnêtement... Même le vôtre gorgé d'alcool je n'oserais donner un cerveau à cette chose."
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MessagePosté le: Lun 27 Mai 2013 - 18:15
«Extincteur... Mais bien sûr ! De l'ammoniaque... Il me faut du Fréon. Miss Lane, je vais avoir besoin de vous pendant qu'Aquaman et moi retenons cette aberration de la nature. »

Aquaman ne saisit pas l'ensemble de la phrase mais elle suffisait à le rendre fier. Il avait le sentiment d'avoir sauvé la situation. Il savait qu'au fond il était un génie. C'est vrai quoi, il fallait y penser d'utiliser un extincteur pour éradiquer une telle menace. Les réprimandes de la journaliste ne le touchèrent pas, elle n'y connaissait rien à la science. Aquaman lui y prenait goût depuis qu'il savait que cela pouvait se réduire à frapper un monstre avec un extincteur. Il commençait à s'amuser, même si la situation de s'y prëtait pas. La bête lui revint à l'esprit aux mots du scientifique, il venait d'ordonner à la journaliste de chercher quelque technologie cryogénique confisqués à quelques vilains givrés.

« Aquaman. Ne laissez pas la chose toucher vos yeux, vos narines ou la bouche. On ne sait pas comment vos cellules réagiraient. Vu votre état je vous laisserais bien mort au combat, mais honnêtement... Même le vôtre gorgé d'alcool je n'oserais donner un cerveau à cette chose. »

Il avait raison, le cerveau d'un tel génie ne pouvait tomber aux mains d'une telle abomination. Dans n'importe quel autre contexte, Aquaman y aurait vu une raison de cesser le combat, mais au fond il savait que sans lui tous ces citoyens se retrouveraient sans défense. Il fallait qu'il reste afin d'éradiquer cette menace. Il avait décidé de faire confiance au scientifique, après tout c'était un peu son idée aussi. Il continua donc à se battre contre les appendices de plus en plus abondants du monstre, sauvant une fois sa vie, puis celle du public présent. Le combat n'avait rien de bien passionnant, pour une bête censée être aquatique elle manquait vraiment répondant.Aquaman en avait frappé de la poiscaille, il ne s'était jamais autant ennuyé en se battant. Chacun de ses mouvements était imprévisible, résultant du manque de cerveau, cependant ce manque rendait le combat tout aussi passionnant que les remarques de la jeune journaliste.

Il avait bien une idée pour s'amuser, le genre d'idées qui peuvent vous faire perdre un combat, le genre d'idées qui plaisent à Aquaman quoi. Il était curieux de savoir la réaction de la bête au contact de l'eau, ça pouvait pas être bien grave. On a rarement vu des poissons dopé par de l'eau. Et puis désormais Aquaman était un scientifique, il devait faire avancer la science. Résolu donc à faire avancer celle-ci, il éclaboussa la bête. La scène était des plus ridicule, mais la science n'attend pas. La bête était désormais quelque peu recouverte d'eau, et tous les scientifiques faisait de gros yeux à Aquaman.

« Bah quoi ? C'est pour la science, rien d'autre ! »
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