Here we meet again [Catwoman]

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DC : Mister Miracle ; The Atom ; Fate ; Tempest.
Situation : Batman blessé. Le Chevalier Noir est affaibli par le poids des ans, mais il a surtout été agressé par la Legion of Doom. Il en sort lourdement blessé, lacéré à de nombreuses reprises par Cheetah. Le temps de la guérison sera long... s'il l'atteint un jour.
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MessagePosté le: Mer 22 Fév 2017 - 21:53
Par son architecture hors-normes, son style indéfinissable et la folie urbaine qui l'emporte régulièrement, Gotham City ne peut être réellement décrite ou racontée ; il faut vivre la ville, il faut vivre et ressentir son ambiance, son atmosphère, son étrangeté et sa dangerosité.
Même dans les zones qui semblent les plus sûres, les moins menaçantes, la violence et le crime rôdent - et peuvent frapper sans prévenir.


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Il est 22 heures et 57 minutes.
Bonnie Adams marche d'un pas décidé, serrant contre elle un épais dossier qu'elle n'a pas pu finir de lire au bureau. Andy, le gardien de nuit, l'a mise dehors, malgré ses protestations ; elle sait que l'ancien policier à la retraite, bougon, n'agit que pour son bien, mais la jeune femme de 22 ans n'a guère apprécié son ton paternaliste, et est partie telle une furie.
Elle s'excusera demain - et pensera à prendre un beignet pour Andy. Il le mérite bien, car il n'a pas tort ; il est vraiment tard, et son employeur n'aura aucun mot gentil pour ce temps de travail. Hélas, elle ne peut se permettre de perdre ce job... et Max est déjà parti depuis un mois, alors à quoi bon rentrer ? Personne ne l'attend.

Ses talons claquent dans la nuit, sa silhouette apparaît et disparaît entre les lumières nocturnes. Son esprit, surchauffé par les quatorze heures de travail, est trop actif pour faire attention à son environnement.
C'est là son erreur.

Alors que la jeune femme continue d'avancer sous le grand circuit du tramway, elle ne voit pas la silhouette bondir derrière elle - et ne peut rien quand un avant-bras agressif glisse sous sa gorge.
Elle grogne, se débat, tente de se libérer... mais il est trop tard.
Le bras la bloque, elle lâche son dossier, grimace, mais ne parvient pas à s'échapper. Une lame apparaît soudain devant ses yeux, et une voix rauque et pleine de menace s'élève soudain.


"Petit, petit, petit... on va passer une bonne soirée, petit, petit, petit..."

La main bloquante est armée, la main libre se pose sur la hanche de Bonnie - et descend.
Un masque de terreur apparaît sur son visage. Des images, horribles, bondissent dans son esprit. Son corps tremble, ses gestes deviennent incontrôlés.
Elle est terrorisée.


"Non... non... pitié, je..."

"Chut, petit, petit, petit... entre une dame et son, héhé, cavalier, il n'y a pas besoin de moi..."

"Si c'est un bal..."

Une voix puissante s'élève soudain derrière le duo. Bonnie ne contrôle plus rien et n'en a presque pas conscience, mais l'homme jette un regard derrière lui...
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... pour découvrir une forme massive, qui hantera ses cauchemars pour toutes les années à venir.

"... offre-moi une danse."

"Oh... oh bordel."

Par réflexe, l'agresseur lâche Bonnie, et recule. La jeune femme se rend compte qu'il s'agit d'un type normal, vêtu d'un pull à capuche et d'habits anonymes.
Il tremble, hésite.
Le nouveau venu, immense mais immobile, tourne lentement son attention vers Bonnie elle-même.


"Courez."

La jeune femme hésite, ne sait pas quoi faire.
Son agresseur, lui, se détourne de la scène et se met à courir comme si l'enfer était à ses trousses ; il n'a pas entièrement tort.


"Non - pas toi."

Le Batman lève son poing vers l'homme - et un grappin s'échappe du dispositif serré entre ses doigts. Le projectile vient entourer, quelques secondes après, les jambes de sa victime ; il appuie sur le bouton dédié, et attire à lui sa cible.
En parallèle, Bonnie se réveille enfin, récupère son dossier, et s'enfuie en volant presque au-dessus du sol.
Son sauveur la fixe pendant quelques instants, avant de fixer une nouvelle fois son attention sur l'agresseur, qui est tracté vers lui et arrive directement sur sa personne.


"A nous, cavalier."

D'un geste rapide, il modifie la piste suivie par l'agresseur, qui s'élève un peu au-dessus du sol - juste à temps pour que son visage rencontre le poing du Batman, qui s'écrase avec forte brutalité.
L'homme s'écrase violemment au sol... vaincu et inconscient.
Sans rien dire, le Batman enroule le grappin autour d'un lampadaire à proximité, re-tracte l'agresseur - et le laisse pendre au-dessus du sol.

Il laisse une petite carte avec son symbole, pour la police, et se prépare à partir... quand il se fige.
Quelques secondes passent, durant lesquelles il réfléchit, hésite - puis se redresse, et prend une grande inspiration.


"Tu peux sortir."

Le Batman demeure immobile, et calme. En apparence.
Intérieurement, son coeur bat un peu plus vite, et ses paupières se sont plissées ; une légère tension s'est emparée de ses membres, et surtout de son esprit.


"Je sais que tu es là."

Il ne bouge toujours pas - et lui laisse l'opportunité de suivre, de réagir.
A elle de décider de la suite. Pour l'instant.
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MessagePosté le: Ven 24 Fév 2017 - 16:47
Comme toujours sur Gotham le jour finit et le soleil se meurt pour s’éteindre et avec elle une bonne dizaine de victimes de la pauvreté, d’esprit ou de bien. En effet, à l’heure du dîner pour les bien loties sortes les psychopathes, les criminels, les voleurs … comme moi et Gotham atteint toute sa splendeur. La peur, le meurtre, le sang, la merde, la douleur et les ténèbres. À peine 19h47 passé les voitures de police sont de sortie pour leurs plus importantes patrouilles. Le stress monte pour eux mais aussi l’habitude quelque part il ne faut pas se mentir…
Les justiciers aussi sont de sortie à ces heures caractéristiques… Les Nightcrawler comme aiment les appeler les squatteurs. 20h passé, de nombreuses rues s’éclair des fards rouge et bleu des policiers et des pompiers… Triste.
Pour ma part, je connais si bien Gotham qu’elle ne me cache rien. Dans de nombreux immeubles je peux décrire à chaque fenêtre ce qui se passe dans chacun des foyers. Entre miséreux nous n’avons qu’à tendre l’oreille et ouvrir l’oeil pour voir toute l’horreur que cache l’histoire de chaque foyer.

Seulement ce soir mon but n’est pas d’apprendre par coeur les cas de misères et malheur de Gotham mais pour faire ce que je sais faire de mieux. Voler des biens. J’aime croire que je ne suis pas si mauvaise que cela puisque je ne vole qu'à ceux qui le méritent… Enfin presque, les musées que je vole font exception.
À l’un de mes derniers bals masqués j’ai remarqué plusieurs femmes avec de beaux colliers…
Mon loyer commence à peser lourd sur mes épaules, je me dois de trouver les bons objets à revendre pour avoir le bon compte et même peut-être plus, si possible. C’est le genre de chose qui ne se refuse pas.

21h 38 Je me mets en route pour l’appartement de ma première “victime” si je peux l’appeler comme cela. Meryl O’Klean, une jeune mannequin Irlandaise ayant tapé dans l’oeil d’un riche investisseur de Gotham. Cette femme n’est que méchanceté, durant plusieurs bals elle a vendu ses charmes aux amis de son propre mari. Infidèle. Bref, bien mal placé pour critiquer par sa fenêtre de loft je me glisse pour finir dans sa chambre.
Vu le silence absolu qui demeure, elle n’est pas là et son mari non plus, j’avais bien calculé mon coup. Sans m’attarder plus sur le motif de leur absence, je m’active à chercher ses bijoux restant discrète, le pas de velours mais aussi alerte.
À chacun de mes vols je prends soin de ne jamais laisser de trace de passage. Avec l’expérience, ouvrir d’extérieur des fenêtres est devenue facile.
Trouvant le fruit de mon péché désir, il m’en arrache un sourire satisfait. Ne voulant pas m’éterniser je place au fond de ma bourse mon butin rattachant le tout à ma ceinture avant de partir par là où je suis arrivée…

Passant par les toits d’immeuble je continue à parcourir la riche ville, volant tout ce que j’avais prévu et même plus, je m’en vais sur le chemin du retour, ma bourse plaine, la chasse ayant été fructueuse. Ce genre de sorties très régulières pour moi m’aide à oublier mes poids. Ma Suzie-Lou. Batman ou plutôt Bruce… Puis même,les deux.
Seulement comme toute chose, les bonnes choses ont une fin aussi…
En passant sous les railles du métro j’entends de loin les paroles et réactions typiques d’une agression. Ne voulant pas m’imposer je me glisse dans l’ombre et grimpe après les poutres de métal portant les railles du tramway restant encore une fois caché dans un coin. Voyant la pauvre femme se faire attraper je fronce les sourcils et à peine ai-je posé ma main sur mon fouet, que j’entends une sinistre voix bien trop familière. Relevant mon regard luisant sur l’action je vois le Batman corriger ce malfrat…
Le regardant tristement je ne bouge pas et me contente de l’observer. Étant hors de son champ de vision je me dis qu’il ne va pas remarquer et pourtant c’est bien à moi qu’il s’adresse quelques minutes après alors que je m'apprêtais à fuir... Je ne bouge pas et me contente de répondre.

Pour faire un tour de Batmobile jusqu'au poste? Désolé mais pas ce soir... à moins que tu m'attrapes.

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Ma voix à quelque chose de dure et froid, détaché, triste.Ne voulant pas finir au poste je me glisse entre les barres de métal pour descendre doucement et sortir de l’ombre. Dos à lui je me tourne pour lui adresser un regard. Un regard qui porte toute ma tristesse, ma colère et ma peur en même temps.  En une seule petite seconde dans ce regard je véhicule toutes mes émotions pour finalement disparaître dans le noir jusqu’à un toit, mon butin tintant au fond de ma bourse de voleuse. Suivi ou non. Au moment ou mon regard à croisé le siens, une petite pluie se met à tomber. Que c'est cliché...
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MessagePosté le: Dim 26 Fév 2017 - 18:35
Un long silence tendu s'impose.
Si la relation entre Selina Kyle et Bruce Wayne a toujours été difficile, elle s'est grandement complexifiée ces dernières semaines. Leurs rapports sont extrêmement froids mais surtout irréguliers, et il est clair qu'ils ne cherchent plus à être en contact, là où ils ne cessaient de jouer au chat et à la souris précédemment.
Une grimace glisse sur son visage, alors qu'il sent que quelque chose n'est pas normal - enfin, encore moins que d'habitude.


"Hum."

Alors qu'il entendait rester de dos, n'offrant quasiment rien à la jeune femme qu'il sait être seulement à quelques mètres de lui, le Batman finit par se tourner lentement vers la zone où elle doit se trouver.

"Je..."

La phrase que ses lèvres veulent prononcer disparaît avant même d'exister - car Selina Kyle vient de prendre la parole, pour prononcer quelques mots bien mystérieux, qui ne plaisent guère à celui qui les entend.

"Mmh..."

Il fronce les sourcils : si elle a déjà utilisé ce type de vocabulaire et de provocation des centaines de fois, il sent que quelque chose n'est définitivement pas normal.
Le ton, l'attitude sont différents ; Selina ne va pas bien, et même s'il ne sait plus où en sont réellement ses sentiments, il ne peut renier l'historique qu'ils ont - et l'attachement, pur et sincère, qu'il nourrit envers elle.


"Non."

Il se tourne définitivement vers elle... et croise son regard.
Et il comprend.
Sans un mot, sans un bruit, le Batman bondit à une vitesse exceptionnelle, avalant les mètres et les distances en quelques secondes à peine. S'il nourrissait déjà des doutes sur l'état moral de la jeune femme en l'entendant uniquement, le fait de croiser ses yeux a suffi à confirmer qu'elle ne va pas bien - et il ne le supporte guère.

Si Catwoman s'échappe dans les ombres, et disparaît très vite elle-même, avec la grâce et la souplesse qui est la sienne, son coeur lourd et son butin peuvent l'handicaper.
Mais, surtout, s'il est clair qu'elle connaît parfaitement la ville - il s'agit de Gotham City.
La ville du Batman.


"Selina."

La jeune femme bondit sur un toit, entourée des ombres... mais une forme s'en détache, lente et massive.

"Arrête-toi. Maintenant."

Le Batman s'échappe des ténèbres, sur le toit sombre et mouillé par une pluie fine...
Here we meet again [Catwoman] Batman-with-catwoman
... et vient s'arrêter à quelques centimètres à peine, pour humer son odeur, pour sentir l'électricité ambiante qui se dégage toujours d'elle, pour... apprécier, tout simplement, sa présence.

"Et parle-moi. Nous nous devons bien ça."

Sa voix est lourde, puissante - mais un peu moins agressive que d'habitude.
Une grimace, semblable à un sourire, glisse sur ses lèvres. Il attend, donc. Il attend qu'elle fasse ce qu'elle veut, comme toujours entre eux.
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MessagePosté le: Mer 1 Mar 2017 - 20:49
Ma chimère d’expression ancrée sur mon visage et tirant mes traits, je remarque son malaise, palpable, son désir, passionné mais retenu par son charisme. Rien qu’en entendant son “non”, je sens qu’il est troublé. Troublé de me voir ? Visiblement, du moins c’est ce que je crois, sans savoir qu’en réalité il est plutôt inquiet. En le regardant, le transperçant de mon regard tout en chimère d’émotions je vois qu’il a compris. Qu’il a compris que j’ai l’humeur maussade, l’honneur, la fierté et l’âme blessés, le coeur dans un coma de chagrin et la haine contre moi-même, la honte sur mon visage et plus encore...
La honte, c’est ce qui est en train de m’arracher les tripes tandis que je le regarde avant de fuir dans l’ombre sur un toit, supportant mal cette sensation violente.

Je ferme les yeux en m'échappant pour éviter de laisser les larmes monter parce qu’elles le veulent, tellement fort. Dans ma tête tout tourne autour de ce qui me blesse. Le manque de tous ceux à qui je tiens au-delà du possible. Lui et Lou.
Immobile sur le toit, les poings serrés j’ouvre de nouveau les yeux quand je sens sa présence peut être à cause de tout le charisme qu’elle dégage. Néanmoins, je garde le regard bas, laissant la pluie couler sur mes lunettes mon visage et toute ma combinaison en vinyle noir comme pour symboliser mon état moral.

À ses mots je ne bouge pas et viens simplement penché ma tête sur un côté le laissant me hummer doucement et en cet instant je ferme les yeux et me souviens de la dernière fois. Douce et violente, facile et difficile, tout en dualisme. Agréable. Ce souvenir est agréable même trop, mais ces derniers mots viennent le faire fuir aussi vite qu’il m’est apparu et j’ouvre de nouveau les yeux, lasse.

Here we meet again [Catwoman] 1488397675-165484

De quoi tu voudrais que je te parle ?

Je soupire, relèvent un peu les yeux et ferme les poings serrant plus fort, mes propres griffes s’enfonçant sans la pulpe de ma main. Mon corps et mon coeur m’hurlent me brûle d’envie de me retourner face à lui mais ma raison et ma honte m’inhibent, me noie dans la noirceur de mes actes que j’ai du mal à accepter. La honte, la peur, devant Batman, devant le père de ma Lou m’engloutit tout entière. Comment une mère peut-elle avouer sans faillir qu’elle s’est fait voler de ses bras son propre enfant?
Avouer cela à Batman est terrifiant, humiliant, honteux même, mais lui dire que cette enfant est le sien aussi l’est bien plus encore. Je ferme alors les yeux, mes lèvres tremblant l’envie de pleurer trop grande. Mes poings sont toujours plus serrés mais je ne craque pas, je ne sanglote pas je ne tremble pas.

Pfff....J’ai tellement honte que j’arrive même pas à te regarder. Comment pourrais-je oser te parler... ?

Dis-je d’une voix dure, froide et en même temps pleine d'auto mépris le regard fixé au loin, l’estomac en charpie.
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MessagePosté le: Mer 1 Mar 2017 - 22:12
Selina ne fuit pas.
C'est déjà une victoire, en soi, même s'il sent qu'il y a plus.

Le Batman ne bouge pas. Il demeure fixe, immobile.
Figé, telle une statue.
Alors que la jeune femme, silencieuse devant lui, décale légèrement son crâne pour laisser sa senteur remonter jusqu'à ses narines, pour que les phéromones dégagées par la voleuse pénètrent à nouveau son esprit, et y causent un chaos absolu de désir.

Il ferme les yeux, se concentre, fixe son attention sur autre chose, repense à son entraînement.
Mais ça ne fonctionne pas - Selina sera, toujours, sa faiblesse. Sa Kryptonite.


"Hum."

Un grognement - encore un. Il rouvre lentement les paupières quand Catwoman parle enfin, mais exprime des paroles qui ne lui plaisent guère ; pire encore, elles font un effet brutal dans sa poitrine, ravivant des sentiments et des peurs qu'il croyait disparues à jamais. Qu'il espérait disparues à jamais.

"Il n'y a jamais eu de secret entre nous - pas de vrai secret, Selina."

Sa voix est lente, calme.
Chaque syllabe est prononcée avec douceur et attention. S'il avise, rapidement, le grand état de trouble qui affecte la jeune femme ; s'il voit, surtout, qu'elle crispe tellement ses mains qu'elle se fait du mal ; s'il sent, dans chaque respiration, dans chaque soupir, dans chaque parole qu'elle est prise par une crise terrible, lui-même n'est pas à l'aise.
Il demeure debout, redressé, droit - mais il est faible et faillible, devant elle. Lui aussi serre ses poings, pour se concentrer et se contrôler. Ça fonctionne, pour le moment.


"Il n'y a jamais eu de honte, ou d'hésitation. Je lis en toi comme tu lis en moi - et je sais que tu es troublée, rongée par le doute, la peur, la douleur surtout. Et la colère... beaucoup de colère, non ?"

Le Batman lève lentement sa main gantée, et la pose sur l'épaule de Selina.
Doucement, il tourne autour de Catwoman qui ne lui offrait jusque-là que son dos et ses formes parfaites, enivrantes. Il parvient juste devant elle, et plonge son regard dans le visage de la jeune femme ; il y lit une souffrance profonde, une rage à peine contrôlée.
Lui n'offre pas le masque d'inexpression habituel. Son propre visage est touché par un air sensible, celui d'un homme sincèrement inquiet par l'état d'une femme qui, toujours, lui sera proche ; qui, toujours, sera spéciale dans son coeur et son existence.


"Parle-moi.
Je suis, j'ai été, et serais toujours là pour toi. Quoi qu'il arrive - quoi que tu ais fait. Je serais là, et au fond, tu le sais déjà."


Une esquisse de sourire triste glisse sur ses lèvres, mais le phénomène est fugace et rapide.
Il n'est pas à l'aise, pour rassurer, pour consoler. Il tente, il fait de son mieux, autant parce qu'il craint que Catwoman soit liée à un mauvais coup - que parce qu'il craint pour elle.
C'est Selina ; il est Bruce.
Jamais il ne pourra l'oublier... jamais il ne pourra la laisser réellement.


(HJ/ Désolé pour le message court, je n'ai pas voulu en étaler "trop". Super message, passionnant à découvrir. /HJ)
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MessagePosté le: Dim 12 Mar 2017 - 22:07
Je ne peux pas fuir. C’est impossible. Dans le cas présent cette option n’est pas. Je ne peux pas. Absolument pas. C’est trop tard maintenant. Il sait, il a les sens en folie la peur menant un charivari de doutes et de suspicions menant à la même chose, toujours plus de questions, d’énigmes. Terrible.
Interroger sans relâche. Telle est la vertu du doute. Doute qui lui se mire dans l’ignorance.
Sa voix toute en piano viens me happer toujours plus fort, me montrant à chaque mot ce qu’il peut ressentir rien que par son timbre. Alors non, je ne peux pas fuir.

Vrai.

Ma voix tremble un peu et sa réponse me scie les trips en six. C’est à peine si je peux bouger en répondant. La peur me tétanise, me cloue au sol, douloureusement. En réalité, c’est peut-être mon orgueil ou bien ma fierté qui invoque cette peur. Peur de le perdre lui aussi même si c’est déjà un peu le cas et peur de le décevoir. Oh oui. Le décevoir. Affreux, douloureux.
Comment ne pourrait-il pas l’être quand j’aurais énoncé les mots du péché qui ne lui apparaîtront que comme une bombe ?
Le sang coule à l’intérieur des gants et je viens même les percer tellement je serre fort mes poings pour ne pas craquer, les larmes au bord du précipice de la honte, mes joues.


Ses mots sont de plus en plus lourds et douloureux, venant m’écraser sans le vouloir de blâme. Comment ai-je pu perdre la chose la plus belle, précieuse et importante pour moi et peut-être pour lui, même si je ne préfère pas m’attacher trop à cette idée, sa mort ne serait que peine.
Je n’arrive même pas à lui répondre par des mots. Un sanglot m’assaillit au mot « colère » et je mets ma main devant ma bouche, me pliant un peu en avant, le dos rond.
J’ai envie de vomir. La bouche condamnée par ma main, les yeux fermés pleins de larmes je n’arrive qu’à hocher brament la tête pour répondre. Pitoyable.

Sa main sur mon épaule me redresse tout en frisson et je le regarde venir devant moi, le visage meurtri. Les yeux sont noyés, les lèvres et la mâchoire en épilepsie je n’ai l’air de rien. Non, d'un moins que rien. La honte m’oppresse, m’écrase, me pli, me transperce. La douleur est trop grande, mais je dois parler sinon il m’en voudra à jamais d’avoir gardé tout cela pour moi. Parce que oui, il le découvrira quoi qu’il arrive si je ne lui dis pas.
Regardant son sourire que je lui rends plus nerveux et à bout, j’apprécie, je profite et j’amorce la bombe. Je tourne la phrase dans mon esprit.
Je soupire en hochant doucement la tête à ses derniers mots. Je vais parler. Je le dois.
Me redressant face à lui je me calme et respire de nouveau lentement. Les sourcils toujours courbés mais le regard droit, honnête je le regarde, forte.
Mes larmes cessent et de nouveau je serre mes poings, la poitrine ampli d’air, courageuse.
J’enclenche la bombe. Il le faut.

3 Je ne tremble pas.

2 Je suis courageuse.

1 Je suis honnête.

Bruce… Notre enfant m’a été volé.

Pas de nom, rien, juste ces 5 maux direct imprécis mais douloureux et boom. La bombe explose mais je ne défaille pas. Je reste debout face à lui, le regard haut prête à tous les scénarios sous la pluie.
Une unique larme coule enfin. Libératrice d’un fardeau pour un autre. Les poings se desserrent.
J’ai tout perdu. Je n'ai plus rien
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MessagePosté le: Lun 13 Mar 2017 - 17:59
Le Batman ne réagit pas.
Pendant de longues secondes, des instants terribles emplis d’une tension irrémédiable, il fixe la jeune femme devant lui.
Figé. Immobile. Mais pas calme – non, définitivement pas calme.


« Notre enfant. »

Sa voix roule comme du tonnerre.
Seules quatre syllabes, deux mots ont été prononcés, mais ils ont l’effet d’un orage terrible entre les deux personnes qui se font face.
Il ne bouge toujours pas ; mais une distance terrible s’établit de seconde en seconde entre eux deux.


« Notre. Enfant. »

La répétition est cruelle, violente.
Ses yeux n’expriment nulle émotion ; si son masque sait très bien les cacher, Selina a toujours su lire en lui, via ses gestes, ses postures, et surtout son regard. Mais ce dernier n’exprime rien, là.
Rien, hormis un vide terrifiant et brutal.


« Notre enfant… t’a été vole. »

Une répétition, encore ; mais la dernière.
Après ces quelques mots, le Batman pousse un profond soupir – qui ne relâche, en rien, la monstrueuse tension qui s’est emparée de son corps dès que Catwoman a enfin révélé l’origine de son trouble, a enfin avoué l’horreur qui tenaille ses tripes.


« Selina. »

Son ton est calme, maîtrisé.
Mais Selina sait parfaitement qu’il est actuellement en proie à une colère difficilement contrôlée.
Son ton est calme, maîtrisé alors que sa fureur est évidente ; cela ne le rend qu’encore plus terrifiant.


« Selina, que s’est-il passé ? »

Son articulation est parfaite, superbe.
Elle est l’objet d’une concentration extrême.
Bruce est un homme intelligent, un détective talentueux, dont l’esprit va vite – très vite. A peine la jeune femme a-t-elle prononcé ces quelques mots terribles qu’il s’est plongé dans ses souvenirs, dans l’évocation de ses derniers contacts avec elle… et la réponse a été évidente.

Le cheminement s’est réalisé dans sa mémoire, et les éléments se sont additionnés.
Leur dernière vraie rencontre, cette nuit terrible et intense – tous deux ont, souvent, partagé une intimité ardente, mais rarement dans un tel degré ; cette nuit-là correspond à une union totale, une fusion des esprits, des sens, des corps et des cœurs. L’absence de Selina pendant plusieurs mois après cet événement, qu’il a malheureusement pris pour une crainte de la jeune femme de s’engager. Son retour surprenant, sans aucun contact avec lui. Ses fuites régulières, comme si elle était terrorisée à l’idée de le revoir.
Tout s’additionne, tout se cumule – tout fait sens.


« Selina. »

Sa main se pose sur l’épaule de la jeune femme.
Sans prévenir, sans même demander, il l’attire à lui – et offre une étreinte difficile, contrôlée, mais sincère.
Elle ne peut, légitimement, rien attendre de plus de lui à ce moment-là.


« Selina… que s’est-il passé ? Et pourquoi ne m’as-tu rien dit… ? »

Sa voix est douce, tendre ; il fait preuve d’une maîtrise absolue.
Bruce est troublé, surpris, enragé, terrifié, mais il a conscience que Selina est également une victime dans cette affaire – une victime qui porte la culpabilité, la honte et la douleur depuis plusieurs jours, depuis l’événement.
Il ne peut décemment s’acharner sur elle : déjà, parce que cela ne servirait à rien à l’heure actuelle ; ensuite, parce que cela la bloquerait, et l’empêcherait de le renseigner sur les conditions de l’enlèvement – et Bruce nourrit un besoin terrible d’en savoir plus, pour retrouver l’enfant.
Après, bien après, des questions plus primaires pourront être posées ; après, bien après, Selina Kyle devra répondre aux interrogations qu’elle tente de fuir depuis des mois.
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MessagePosté le: Mar 21 Mar 2017 - 22:58
Sa réaction est déroutante ou du moins sa non-réaction. Non, en réalité je crois que je suis déroutée de comprendre qu’inconsciemment je voulais qu’il ait une autre réaction faciale. Je le connais trop bien, je savais qu’il n’aurait aucune réaction et qu’il resterait froid en premier lieu, du moins j’en suis encore à l’étape d’espérer cela.
La larme coule sur ma joue et je baisse alors les yeux, les sourcils courbés de peine et de honte. Je sens ses yeux me transpercer et je viens de temps à autre venir croiser son regard. L’observant un peu je vois qu’il n’est pas calme et il en définitivement tous les droits.
De nouveau je viens serrer mes poings dans un sursaut à ses premiers mots. Je le regarde et je ferme les yeux le visage plus inexpressif et à chacune de ses répétitions les mots grondent dans mes oreilles comme du tonnerre et les mots deviennent alors des maux.

Mon visage à mesure qu’il répond se décompose, je n’ouvre pas les yeux pour ne pas pleurer et je serre les dents pour ne pas hurler ou vomir je ne sais pas. Mes tripes se tordent de nouveau et là je me rend compte, je me rend compte que rien n’est arrangé, non, rien n’est encore terminé.
Tout commence en réalité.
C’est ce commencement qui me faisait si peur, qui me tétanisait et me tétanise en ce moment m’emprisonnant dans des frissons désagréables.
Aussitôt sa dernière répétition en maux lancée j’ouvre les yeux et le regarde dans les yeux. Face à face. Je sens toute sa tension voudrait l’enlacer et lui dire que ça va aller mais ça serait mentir. Il ne mérite pas que je mente, il ne mérite pas que je me voile la face, il ne mérite pas que je fuie le souci. Synchronisé à mes yeux ma voix vient se mêler au malaise.

Oui.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je dis ça. Peut-être pour lui montrer que j’assume malgré ma honte et surtout que j’ai envie d’être honnête avec lui et que tout s’arrange. Les tripes en charpie énoncer ce petit « oui » me donnent pourtant la nausée.
Je respire doucement mais avec difficulté et je le regarde dans les yeux ne défaillant pas. Les larmes au bord du précipice oculaire je le laisse parler, je le laisse réfléchir et je le laisse réagir et ressentir. Je sais qu’il ressent même s'il ne le montre pas. Oui, il est même en colère maintenant même si sa voix préconiserait le contraire à quelqu’un qu’il ne le connaîtrait pas.
À l'écoute de mon prénom je tremble un peu mon visage restant contrarié et triste, foutrement triste.
Comme un vieux clown de cirque qu’on aurait laissé sur le carreau.

Bruce…

Son prénom m’échappe, la voix dur malgré ce que mon visage peut bien exprimer. Il est terrifiant, sa colère est terrifiante et le fait qu’il la contienne, encore plus. Après tout, oui quand est-ce que tout ça explosera ? Sur qui ?
Moi ?
C’est la réponse qui serait la plus appropriée, la plus descente la plus logique et la plus légitime. Pourtant il reste calme et commence alors sans surprise à poser une première question tout à fait légitime. Dans mon estomac et ma gorge se bloque une sorte de glu désagréable, collante, pesante et pourtant très éphémère. Baissant de nouveau les yeux je soupire réfléchis et comprends qu’il veut la retrouver. Mais pour en faire quoi . J’essaye alors de tourner les mots dans ma tête, les yeux bas puis quand il énonce une seconde fois mon prénom, je relève les yeux et le regarde avant de sentir ses bras m’envelopper dans une étreinte agréable.

Here we meet again [Catwoman] Deff5da426425e78db8668e88ee9767b

Laissant l’instant perdurer le temps de quelque minuscule minute je renifle un peu honteusement avant de me surprendre à me laisser maîtriser par quelques petits sanglots.
Cette étreinte, j’en avais tellement besoin.
Le fait que ce besoin soit satisfait est tellement bon que je ne peux décemment me retenir de craquer un peu, juste quelques minutes pendant qu’il ne voit pas mon visage. Je viens serrer doucement sa cape comme une gamine contrariée et encore quelques secondes je profite, savourant chaque seconde de ce geste.
L'étreinte finalement brisée au bout d’un long instant je lève la tête et je le regarde, essuie mes larmes pour enfin parler.

Je…

Un soupir douloureux m’échappe en baissant les yeux. Je les relève ensuite pour continuer à parler, le sujet étant difficile à aborder, évidemment.

Je savais pas qu’elle était de toi au début et c’est ce qui a fait que je ne t’ai pas prévenue de ma grossesse.

Je marque une petite pause et reste digne ne pleurant plus.

À sa naissance, quand je l’ai prise pour la première fois dans mes bras, j’ai su. J’ai su que c’était ta fille tout simplement parce qu’elle a tes yeux. Et crois-moi je les reconnaîtrais entre milles. À ce moment-là j’ai voulu te le dire même si j’avais peur que tu nous renies ou bien que tu la fasses adopter sous une fausse identité… Parce qu'elle est un poids lourd pour toi, un point faible… C’était une proie facile pour tes ennemis et c’est ce qui m’a fait peur mais je voulais te le dire quand même… vraiment.

Je reprends un peu ma respiration, avec difficulté il faut avouer et surtout je lui lance un regard sincère.

Le soir où je suis rentré chez moi, mon client est arrivé et a dormi avec moi… Le matin… J’étais seule, elle n’était plus là…

Là, mon regard devient déprimant et inexpressif et enfin des larmes coulent, arrachées par le souvenir douloureux de ce moment, cet instant où tout est partie en vrille. J’ai besoin d’un instant pour enfin reprendre la parole.

Ensuite, je suis devenue folle de rage puis après j’ai commencé à avoir peur. Peur de ta réaction peur des conséquences surement mauvaise pour moi alors que ce n'était pas ma faute... Comment aurais-je pu prévenir la police ? Je suis une voleuse et elle n’est pas n’importe quel enfant, Bruce.
Murphy est hollandais… et il voulait un hérité…


La sincèrité est telle que si je ne me retenais pas autant je laisserais mes larmes couler. Là, je m’approche et viens lui saisir la main sans prévenir ni rien demander.

Je suis désolé Bruce… vraiment. Mais s’il te plaît… même si tu dois me détester ramène la auprès de nous… je t’en supplie…

Une  larme m'échappe finalement et coule sur ma joue alors que je le regarde, les sourcils courbés. Si je pleure c’est parce que tous mes mots sont sincères, douloureux et que je ne souhaite qu’une chose. Que tout s’arrange même si évidemment, c'est difficile.
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Situation : Batman blessé. Le Chevalier Noir est affaibli par le poids des ans, mais il a surtout été agressé par la Legion of Doom. Il en sort lourdement blessé, lacéré à de nombreuses reprises par Cheetah. Le temps de la guérison sera long... s'il l'atteint un jour.
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MessagePosté le: Mer 22 Mar 2017 - 19:08
Le Batman ne bouge pas.
Droit, redressé, sûr, massif et puissant, il garde Catwoman contre lui, dans une étreinte difficile mais essentielle, dans un moment de tension certaine mais qui permet, enfin, aux deux guerriers de se rapprocher dans un tel moment.
Le Batman ne bouge pas, il ne parle.
Tel n’est pas le cas de Bruce.


« Selina. »

Sa voix est toujours modifiée, il en prend conscience. Tenant toujours d’une main la jeune femme contre lui, sentant ses larmes, ses sanglots et sa crispation contre sa cape, il lève son bras libre et appuie sur un bouton situé près de sa gorge.

« Selina. »

Il répète son prénom, encore.
Mais avec sa propre voix. Plus douce. Plus tendre.
Plus humaine.


« Parle-moi… dis-moi tout. Dis-moi son nom… »

Sa voix se brise, presque, lors de ces derniers mots – lors de cette expression d’humanité, celle d’un père impacté par l’impossible et perdu.
Il lui demande, simplement, de parler – de tout dire. Et surtout le nom.

Et elle le fait… ou presque. Elle dit tout, sauf le nom. Sauf le plus important.
Mais elle dit le reste.
La jeune femme recule légèrement, et plonge son sublime et intense regard dans le ciel… pour se libérer. Pour déclencher l’aveu. Pour offrir une confession.
Pour tout dire.

Elle raconte tout : la grossesse, cachée du fait de l’ignorance de la filiation ; l’accouchement, terrible ; la découverte, immédiate, de son héritage ; la peur, horrible ; les soucis immédiats, avec ce client invasif ; le réveil, douloureux puis bientôt abominable lorsqu’elle s’est rendue compte de ce qu’il s’est passé.
Puis la terreur, l’horreur, la honte… la honte, surtout. La honte et la fureur.

Lentement, il acquiesce et ne dit rien.
Il la laisse parler, il la laisse tout expulser. Il la laisse pleurer, en silence, le regard levé – fière. Toujours fière.


« Hem. »

Il grogne, quand elle lui prend la main.
Mais uniquement de surprise.
Elle lui prend la main, se répand en excuses et le supplie de… la ramener. De sauver l’enfant, de ramener cette fille dont il ne connait toujours pas le prénom et qui a été emmenée sur le Vieux Continent par un certain Murphy…
Murphy. Un nom commun. Un nom anonyme.
Murphy – le nom d’un homme mort.


« Selina. »

Lentement, sa main se lève et expulse la larme qui coule lentement sur la joue de la jeune femme.
Son visage, sous le masque, n’affiche aucune expression – mais plus pour la même raison.
Préalablement, Bruce n’exprimait rien car il était dans l’ignorance, la stupéfaction et la colère ; la colère est toujours là… mais elle n’est plus dirigée vers Selina.


« Selina. »

Sa voix est douce, toujours.
Ses mains se sont positionnées par réflexe autour des épaules de la jeune femme, dans un geste de protection et de tendresse rare.
Selina et Bruce – ce ne sera jamais simple, entre eux. Ce ne sera jamais calme, jamais apaisé, jamais classique ou continu.
Mais, surtout… ce ne sera jamais fini.


« Selina, nous réglerons les détails plus tard. Je veux… je veux que tu me dises et que tu me donnes tout sur Murphy. Tout, absolument tout : nom, adresse, organisation, forces, etc.
Tout. Je veux tout, Selina. »


Sa voix est douce – mais les intonations ne souffrent d’aucune réplique.
Ce ne sont pas des demandes, mais des ordres.


« Je veux tout pour préparer le départ – notre départ. »

Un signe de tête, un micro-sourire – et, à nouveau, une expression terrible.

« Demain, nous partons en Europe. Demain, nous partons en Hollande. Demain, nous embarquons pour retrouver notre fille… »

Il n’hésite pas, en prononçant ces quelques mots.
Il n’hésite pas, mais les dit avec un ton terrible, propre à faire trembler les montagnes et les mondes. Son visage exprime une détermination démente, proche de la folie.
Sa fureur est sans limite – mais elle n’est pas destinée à Selina, bien sûr. Et celle-ci, qui le connaît si bien, comprend alors ce qu’il se passe…


« … demain, nous récupérons notre enfant et nous nous occupons de Murphy. »

Les digues ont rompu. La fureur est lâchée.

« Pour le plonger en enfer. »

Le Batman est en colère.
A cette heure, plus personne n’est à l’abri.
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MessagePosté le: Sam 1 Avr 2017 - 14:03
Ces mots et sa voix se modifiant, tout cela me donne la dernière étincelle de courage, le courage de parler et oui je parle j’explique tout mais j’oublie un détail. Son nom.
Parce que je pense qu’il s’agit de la dernière chose qu’il souhaite savoir. Je pense qu’il ne l’aimera pas, je pense qu’il me déteste pour tout ce que j’ai fait.
C’est mérité et pourtant, sa voix devenant plus calme et légère cela semble la seule chose qu’il souhaite savoir en premier.
En fait je ne sais rien, je ne sais pas ce qu’il pense ni ce qu’il veut parce que je reste dans ma peur. Primaire.
J’essaye vraiment de lui dire son nom durant tout mon discours qu’il écoute tout en restant le fier justicier qu’il est.

Il grogne, la respiration forte, les sens en folie et le cœur en tambour je serre davantage sa main en ne baissant pas les yeux que j’ai plongé dans les siens. Je l’écoute respirer mon prénom tandis qu’à l’approche de son doigt je ne frémis pas et laisse faire glisser ma larme hors de mon visage.
Je le laisse me parler, je l’écoute attentivement et tentant de calmer mon corps tout entier pris d’émotions.
Seulement, à peine suis-je redescendu de mes émotions que ses paroles font remonter l’espoir et toutes ces saloperies de sentiments qu’on ne ressent que trop rarement.
Ses mots me remplissent d’une joie que je pensais vraiment inaccessible en tout point avec cette situation.
Je le regarde, je souris et je respire enfin normalement.


Suzy-Lou, elle s’appelle Suzy-Lou, Bruce.

Je viens saisir sa seconde main et le temps de baisser un peu les yeux en pensant ce à quoi je devais maintenant répondre je perds un peu mon sourire, des flashs souvenir refaisant surface dans mon esprit.
Désagréable.
Le temps de relever un peu les yeux, je prends un air plus sérieux, plus adéquat à la réponse que je vais donner.

Il s’appelle Murphy Pendleton. Il a 42 ans vivait dans les quartiers où Double Face traîne quand il était à Gotham. En Hollande il vit aux 354 Vans Hallstraat à Amsterdam. C’est un membre important d’une importation de cannabis à Gotham…

Soudain, les souvenirs sont trop douloureux et je me stoppe net dans mes paroles. Je me souviens en parlant du pourquoi j’ai dû prendre Murphy en tant que client. Et a chaque fois que je m’en souviens, je me déteste.
Ainsi en chassant un peu ces mauvais souvenirs de mon esprit je continue et achève ma phrase.

Je ne me souviens plus du nom exact ...

Effectivement, puisque ma vie en dépendait je ne préférais pas connaitre cette information mais je ne peux pas le dire. Pas maintenant, parce que ça n'a aucun intérêt présentement.

Il est discret, vicieux, méthodique et il a une certaine puissance. Les hommes de Dent le protègent en plus des siens qui sont compétents…

Je dis ça, et pourtant, je n’ai aucun doute sur le fait que Batman les mettra à terre et même six pieds sous terre pour être plus exacte.
Je sens mon cœur s’envahir de frissons quand je vois qu’il ne souhaite pas s’y rendre seul, qu’il souhaite m’y emmener et surtout qu’il dit « notre fille ».
Sa détermination dans sa voix, sombre colérique me fait sourire car je suis heureuse quelque part de voir Bruce impliqué, car c’est bien ce que sa colère dégage.
De l’implication.
Je réponds d’abord à tout cela par un hochement de tête déterminé et un sourire heureux de puissance et de pertinence.

Plongeons-le en enfer.

Dis-je en le regardant dans les yeux. Sérieuse, impliquée, sévère et déterminé maintenant elle aussi.
Oui à cette heure, plus personne n’est à l’abri quand Bruce et Selina font équipe.
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MessagePosté le: Sam 1 Avr 2017 - 22:18
Le Batman reste, encore une fois, silencieux durant tout le discours de la jeune femme, collée contre lui, rongée par l'émotion et la douleur.
Il acquiesce, à chacun de ses mots, autant pour noter les informations transmises que pour l'encourager - la pousser à continuer, l'amener encore plus loin, pour qu'elle se libère du poids terrible qui repose sur ses épaules depuis plusieurs semaines.


"Hem."

Un grognement, un de plus.
Tenant les mains de Selina entre ses doigts, son regard ne quitte jamais son visage, ne cille pas ; il nourrit des sentiments terribles et contradictoires, stupéfait et choqué par la découverte de l'existence d'une enfant, enragé par l'ignorance dans laquelle sa mère l'a plongé lui en ne lui révélant rien, et emporté dans la fureur pure en apprenant qu'un autre a enlevé le bébé - leur bébé.
Son bébé.


"Qu'importe son caractère, qu'importe son style, qu'importe sa violence, qu'importe sa dangerosité, et qu'importent ceux qui le protègent, Selina."

Sa voix, calme, est pleine d'autorité et de colère contrôlée.

"Nous nous en occuperons."

Il avance son visage, et le colle presque à celui de la jeune femme. Leurs nez se frôlent, leurs souffles se croisent, leurs odeurs s'emmêlent - mais son regard demeure ardent et terrible, animé par une rage entièrement tournée vers un homme qui ne connaît pas l'océan de souffrance qui l'attend.

"Ensemble."

Volontairement, Bruce reste ainsi pendant quelques secondes, pour rassurer et aider ainsi Selina.
Finalement, il se recule, esquisse une grimace en forme de sourire - puis lâche ses mains, et se tourne lentement sur le côté.


"Nous partirons demain matin, mais je refuse de te laisser seule. Nous partons, maintenant."

Il s'avance vers le rebord, puis lance un regard vers elle tout en préparant son lance-grappin.

"Hors de question de te laisser, Selina. Pas tant que Suzy-Lou ne nous est pas rendue."

Le Chevalier Noir lève son arme, tire, bloque le grappin dans un immeuble en face - puis lève sa main libre, en signe universel d'accueil et d'invitation.

"Viens, allons préparer tes affaires. Allons en Hollande pour elle."

Un signe de tête - et ils partent ensemble.
Pour les préparatifs d'une mission terrible, mais indispensable.
Le pire et le meilleur sont à venir.


**
*
**

Plus loin, plus tard.
Après avoir récupéré quelques affaires dans l'appartement de Selina, Bruce a pris la décision de l'amener ailleurs. Ne voulant pas qu'elle demeure dans le lieu où Suzy-Lou a été enlevé, espérant pouvoir ainsi préparer au mieux le voyage difficile, il l'a emmenée dans l'un des nombreux appartements dont il est propriétaire en ville.
Et, pour elle, il en a pris un des plus beaux, bien sûr.


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Dans ce grand logement, composé de plusieurs pièces et chambres, il a volontairement laissé l'espace le plus grand et le plus agréable à Selina.
S'excusant, il l'a laissée pendant une heure, le temps nécessaire pour contacter Alfred, finaliser le tour de la ville et préparer son absence ; il s'était engagé à revenir et à passer la nuit à ses côtés, et il tient ses engagements.

Au bout d'une heure, donc, Bruce revient.
Il a confié quelques informations à ses alliés, a commandé un avion privé pour le lendemain, et s'est confié à son majordome - qui, s'il fut d'abord surpris et choqué, a rapidement transmis ses meilleurs voeux de réussite pour leur mission, en se mettant à sa disposition pour les aider dans cette terrible épreuve.
Il revient, alors, et vérifie que Selina n'a besoin de rien - avant de rejoindre sa propre chambre, où il enlève son costume et s'enfonce rapidement dans le sommeil.


Here we meet again [Catwoman] 46-bruce-wayne-by-tonydaniel

Ou du moins... il essaye.
Lui qui a l'habitude de s'endormir rapidement, lui qui a forcé sa nature à prendre chaque moment de calme pour récupérer du repos dans le cadre de sa mission... il n'y arrive pas. Pas ce soir.
Pas après avoir découvert l'existence de sa fille. Pas après avoir appris son enlèvement. Pas après avoir vu Selina, retrouvé la fureur de leurs sentiments, pas... pas après l'avoir vue, tout simplement.
C'est Selina. Il est Bruce.
Rien ne sera jamais vraiment fini entre eux.


"Hum."

Bruce grogne - puis rejette les draps.
Vêtu de son seul caleçon, recouvert de quelques pansements liés à ses activités nocturnes, il se glisse sur le rebord du lit, puis se lève directement.
Ses pas le mènent dans toute la pièce, le font tourner en rond, comme un lion en cage. Il soupire, grogne, transpire ; hésite. Débat. S'enflamme, se refroidit, et se perd.

Il soupire, encore, avant de se surprendre à ouvrir la porte de la chambre. Ses pieds nus glissent sur la moquette, puis l'amènent rapidement dans le reste de l'appartement.
Elle... il s'inquiète. Il s'inquiète pour elle. Il veut voir si elle n'a besoin de rien.
Oui - il s'inquiète. S'il s'approche, c'est uniquement pour voir comment elle va. Pour rien d'autre.


"Selina... ?"

Il s'arrête devant sa porte, entrouverte. Et glisse dans l’entrebâillement, son corps massif pénétrant lentement et discrètement à l'intérieur.

"Est-ce que... ça va ?"

Bruce a peur.
De sa réponse. De sa réaction. De son état. De ce qu'elle va faire.
Et, surtout... de ce que, lui, peut faire ici.
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MessagePosté le: Mar 11 Avr 2017 - 23:18
Si durant tout mon discours ses lèvres ne me délivrent aucun mot, moi je lis sur son visage dans son attitude tout en charisme, une colère, une rage. Compréhensible.
Évidemment.
Ses réactions, ses grognements ses réponses me rappellent qui il est et pourquoi je l’aime tant. Si nous ne sommes pas initialement dans le même camp, qu’importe nous serons toujours nous.
Selina, Bruce, Catwoman et Batman, Bruce et Selina, Batman et Catwoman.
C’est ainsi et ça sera toujours.
Au moment où ces mots ne le désignent pas comme seul sauveur, je sursauterais presque alors qu’un frisson m’accapare accompagne d’une chaleur agréable dans l’estomac.
C'est « nous », ce « ensemble », ces phrases témoignant de son souci pour moi… Tout cela ne peut que me faire sursauter agréablement le cœur tandis que l’adrénaline monte petit à petit, se produit doucement mais sûrement pour se déverser dans tout mon corps.

Enfin je retrouve ma force, ma rage, ma fougue et tout ce qui fait de moi, moi.
Je n’ai pas besoin de parler, je reste juste là à l’écouter parler avec un sourire qui témoigne de ma motivation, mon envie de retrouver Lou avec lui.
C’est si agréable de voir d’entendre et de comprendre que non, les choses ne sont pas mortes, qu’elles ne sont pas brisées à jamais entre nous et que doucement geste après geste nous reconstruirons tout cela.
S’en est presque cliché, mais là, pour l’instant c’est ce qui arrive et présage tant de bonnes choses pour nous, pour lui, pour moi, pour elle, pour nous tous.
Je le regarde alors un instant, je lui souris, remet mes lunettes.
Maintenant. En même temps qu’il me fait signe.
Je tends alors ma main vers la sienne pour trottiner jusqu’à celle-ci, la saisir sous la pluie, me coller contre lui et me laisser voler avec lui.

***



Je récupère alors des affaires, agréablement accompagné de Bruce pour me rendre dans un de ces appartements de luxe en ville.
Lumineux, spacieux, magnifique et charmant cet appartement ferait pâlir d’envie n’importe qui.
En y pénétrant je retire mes lunettes, les baissant à mon cou, je libère mes cheveux et observe.
Puis je regarde finalement mon vieux sac de sports éventré plein de mes pauvres affaires. J’ai honte de le poser par terre alors je le laisse sur le tapis d’entrée pour le moment.

Le laissant me faire doucement visiter avant de le laisser partir avec sourire j’ai envie de fuir.
N’importe qui me traitait de folle de penser cela alors qu’il se plie en quatre pour moi qui a pourtant 'fauté".
Effectivement au moment où je décide d’aller sur la terrasse, je me refuse de sauter par-dessus pour aller m’occuper l’esprit pendant son absence, car oui, elle est difficile.

Je m’étais habitué à son absence, à la précarité retrouvée de ma miteuse vie, alors ce moment est difficile quelque part après l’avoir si joyeusement, non si positivement retrouvé.
Rentrant de nouveau dans cet appartement où je dépose mes vêtements et objets précieux dans mon placard, j’hésite à jeter ce sac plein de trous, ce sac qui me ressemble au fond.

Mais je ne peux pas, je ne dois pas car ce sac aussi simple puisse-t-il paraître me rappelle que dans quelques jours tout ce luxe me sera arraché pour quelles raisons je ne sais pas mais j’ai fini par comprendre qu’a chaque fois c’était le cas. Chaque fois que l’on m’offre quelque chose de précieux, on me l’arrache.
Alors, je préfère garder ce vieux sac car il est tout ce qu’il me restera si on m’arrache tout cela.

Le rangeant tout au fond de l’armoire, je la ferme pour aller prendre une douche, chaude, puissante et agréable.
En regardant dans le placard je m’aperçoit qu’il y a des vêtements de femme visiblement neuf. Sans réfléchir j’enfile une nuisette de soi noire arborée d’une dentelle fine noir sur les bretelles et le tour du vêtement.

À peine propre et habillée je sens la présence de Bruce réanimer mon cœur un peu confus de toutes ces réflexions que je me suis imposée.
Il est revenu et mes sensations se confirment quand en me tournant, je le distingue dans l’encadrement de la porte de ma chambre ouverte.
Il s’assure que tout va bien avant de me laisser pour surement partir dans sa chambre. Pour ne pas m’ajouter plus de doute je file vers la porte de chambre pour regarder d’un œil discret où il va.
Effectivement, c’est sa chambre qu’il rejoint et là j’avance un pied puis baissent les yeux.
J’hésite à le rejoindre et lui demander s'il va bien à me glisser dans son dos pour un massage ou un câlin…


Finalement, je me montre peureuse et recule fermant la porte de ma chambre en me disant qu’il souhaitait sûrement être un peu seul. Je me devais de respecter cela même si l’envie de le savoir en bon état moral rongeait ma patience.
Je décide donc de me glisser dans mes draps de luxe blancs. Mais. J’ai froid.
La solitude souffle sur moi l’absence d’une présence que j’aime tellement à mes côtés, m’empêchant finalement de m’endormir.
Je ne peux pas aller réveiller Bruce qui doit se reposer alors je me glisse sur la terrasse de ma chambre m’appuyant sur le rebord pour réfléchir, entendre les bruits de la ville et oublier cette solitude difficile et les événements qui vont bientôt suivre.
Fermant les yeux pour écouter paisiblement tout ce vacarme agréable, sa voix m’arrache a mes pensés et j’ouvre les yeux. Je jette un coup d’œil à la porte de ma chambre et souris presque.

Je ne sais pas trop, et toi … ça va ?

Je le regarde avec un air un peu peureux et je tremble, j’ai des frissons. Je ne devrais sûrement pas mais je m’approche doucement de lui. À chacun de mes pas ma raison me dit d’arrêter mais au fur et à mesure que j’avance je n’entends plus rien et m’écoute simplement.
Néanmoins je m’arrête dans l’encadrement de la porte vitrée et le regarde avec intensité mais surtout avec honnêteté et émotion.

A vrai dire, la solitude me donne froid…
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MessagePosté le: Jeu 13 Avr 2017 - 22:22
D'abord, il ne dit rien.
Il regarde. Il observe. Il admire. Il envisage.
Il se perd.


"Hem."

Bruce grogne, encore. En caleçon, dans l'embrasure de la porte de la chambre attribuée à Selina, il la cherche du regard dans toute la pièce, pour la découvrir sur la terrasse... sublime, bien sûr.
Vêtue d'une simple nuisette noire, qui souligne ses formes et fait deviner beaucoup, bien trop même, elle avait abandonné son regard dans le vide - puis s'est tournée vers lui, se rapprochant très légèrement, pour s'arrêter dans l'embrasure de la porte-fenêtre.


"Ca... va."

Réponse basique, et même stupide.
Mais il ne sait répondre rien d'autre ; il est bloqué, figé. Rongé, par les événements et révélations de la soirée, et par ses rapports avec Selina - toujours si compliqués, toujours si intenses.


"Je... m'inquiète, pour toi. Pour ta santé. Pour ton moral. Pour..."

Il prend une grande inspiration, et sent les pulsations de son coeur s'accélérer. Sa main posée sur la porte de la chambre, ses muscles se crispent et ses lèvres esquissent une légère grimace.
Il ne maîtrise plus grand-chose, ici ; et il ne sait pas s'il déteste, ou s'il commence à apprécier cela.


"... pour ton état..."

Sans s'en rendre compte, Bruce a levé sa main libre vers elle - et ses jambes ont pris la suite.
Quelques foulées rapides, directes, et il parvient juste devant elle.
A nouveau... à nouveau, il sent son odeur. Il hume son parfum. Il ressent ses inspirations sur lui. A nouveau, il se laisse perturber et perdre, par son odorat et sa vision qui ne peut se détacher d'elle.


"... pour ton... froid..."

Sa main levée la touche. Sa paume glisse sur son épaule, descend sur son bras.
Son autre main la touche, aussi. Ses doigts s'arrêtent sur sa hanche, s'imposent en une prise assurée.
Il prend une grande inspiration. Hésite. N'hésite plus.


"... pour... toi..."

Sa seconde main l'attire à lui. Sa première main se pose sur sa nuque et l'attire à lui.
Son visage se penche. Sa respiration se coupe. Sa bouche s'entrouvre. Son coeur s'accélère. Ses yeux se ferment.
Il pose ses lèvres sur les siennes - et un baiser terrible, intense, puissant est ainsi débuté et proposé à la jeune femme, tandis que sa main s'impose sur sa hanche et en vient à la caresser.

Elle est Selina. Il est Bruce.
Jamais il ne pourra lui résister. Jamais il ne voudra lui résister.
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MessagePosté le: Ven 21 Avr 2017 - 14:30
Ce moment aussi bizarre, aussi gênant soit-il est agréable. J’aime le voir ainsi devant moi en caleçon. J’aime savoir qu’il s’inquiète pour moi. Ce moment, oui, aussi gênant, aussi bizarre soit-il, il n’est que le fruit de notre intimité. C’est agréable de partager une intimité quand la solitude était jusque-là la seule avec qui je pouvais partager mon intimité. Baissant d’abord les yeux je m’accroche à la porte-fenêtre sur laquelle je m’appuie également. J’essaie de me contenir, de contenir tout ce désir que j’éprouve pour lui. Mais ainsi, en caleçon et nuisette l’épreuve de contenir son désir devient difficile peut-être trop. Sûrement trop.

Je suis contente de le savoir.

Dis-je bêtement en réponse à sa réponse basique. Je le laisse parler et je l’écoute, je m’accroche et me blesse presque les ongles tellement je m’accroche fort. Je ne veux pas tout casser. Je ne veux pas qu’encore une fois tout s’écroule, tout dérape et que
BAM.
J’ai mal au cœur. La confiance et l’honneur blessé…
Je le regarde et je lis dans ses faits et gestes une peur, la peur de ne plus rien contrôler. Effectivement, là l’un en face de l’autre je ne suis même pas sur d’être encore capable moi-même de contrôler grand-chose, seulement pour une fois je m’en fiche.
J’ai envie de profiter de ce moment. Pleinement.

Oui.Viens là...

Dis-je d'une voix féline pour l'encourager de s'approcher alors que je lâche la porte-fenêtre, je le regarde et le laisse prendre sur moi ses marques, je ne le quitte pas des yeux et l’air un peu tragique je viens doucement enlacer son cou de mes mains pour doucement venir lui caresser la nuque, l’arrière des oreilles et toutes ses petites zones sensibles trop souvent oubliées.
Les mains sur mes hanches je le laisse m’emmener vers lui et lui offre un baiser en même temps qu’il m’en offre un.
Chaleureux.
Doux et à la fois violent.
Assuré.
Honnête.
Vraie.
Sensuel.
Et bien plus encore, ce baiser a tout pour être parfait.

Mes mains glissant sous ses bras pour venir caresser son dos endolori avec une douceur et une précaution parfaite le baiser dure et devient de plus en plus tendu de désir plus fort et plus intense. Doucement j’avance pour le faire reculer jusqu’à mon lit encore parfaitement bordé. Le baiser terminé ses mollets viennent prendre contact sur le bord du lit et j’espère qu’il va m’y emmener…
Le regardant dans les yeux je viens aux manières d’un chat me frotter à son cou avant de l’obliger à s’allonger sur le lit. Venant de nouveau lui offrir de petits baisers sensuels, je le couche en le poussant délicatement et accompagnant son corps du mien.
Mes gestes se confondant en caresses de plus en plus connotées je le regarde, bras tendus, genoux plié, bassin à bassin, mon visage au-dessus du sien, mes cheveux mi-longs venant presque lui chatouiller le visage.

J’ai envie de te retrouver Bruce. Depuis longtemps.

Mon expression est pleine de sentiments. Les sourcils un peu courbés, le visage mélancoliquement joyeux et en même temps terrifié. Terrifié qu’il dise non, ou bien qu’il s’en aille tout simplement pour me laisser là.
Rien que d’y penser cela plante un couteau dans une plaie encore ouverte en moi…

Trop longtemps…

Là je le regarde, les yeux ampli de larmes qui veulent couler mais je ne les laisse pas faire. J’ai assez pleuré. Les ravalant je viens doucement embrasser son front lui chuchotant ensuite :

Laisse-moi te retrouver… Bruce…

Le regardant maintenant plus sur de moi je viens doucement poser mon front contre le sien, les yeux fermés le désir prêt à me posséder toute entière.
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Inscription : 17/01/2017
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DC : Mister Miracle ; The Atom ; Fate ; Tempest.
Situation : Batman blessé. Le Chevalier Noir est affaibli par le poids des ans, mais il a surtout été agressé par la Legion of Doom. Il en sort lourdement blessé, lacéré à de nombreuses reprises par Cheetah. Le temps de la guérison sera long... s'il l'atteint un jour.
Localisations : Gotham City.
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MessagePosté le: Sam 22 Avr 2017 - 21:50
La suite se passe de mots.
Et dure toute la nuit.

Selina et Bruce ont une relation compliquée, depuis toujours.
Elle s'est encore complexifiée depuis la nuit dernière, quand il a appris que leur dernière entrevue avait eue une énorme conséquence - arrivée neuf mois après, et nommée Suzy-Lou. Selina ne lui a rien dit durant la grossesse, par crainte, par hésitation car elle n'était pas certaine qu'il soit le père ; et quand elle en a eu pleinement conscience, l'enfant a été pris...
Enlevé. Extrait à sa surveillance et à son amour. Utilisé par un monstre, qui a fui en Europe - mais qui est loin d'être à l'abri.

Bruce n'a pas mal réagi à la nouvelle.
Il a été stupéfait, touché et énervé d'avoir été ainsi mis de côté ; mais c'est essentiellement sa fureur contre le responsable qui a pris le relais - sa fureur, et aussi ses sentiments envers Selina, si touchée, si blessée, si anéantie par ces événements.
Elle est Selina, il est Bruce. Rien ne sera jamais simple entre eux. Rien ne sera jamais terminé non plus.

Quelques heures plus tôt, il l'a rejointe dans sa chambre... et la suite n'a révélé aucune surprise, mais une passion terrible et brutale, intense et fougueuse, invincible et irrésistible.
La nuit fut longue. La nuit fut belle. La nuit fut passionnée.
Mais la nuit est terminée.

En s'éveillant, Selina se retrouvera... seule, dans ce grand lit aux draps froissés et défaits.
Cependant, elle découvrira que la porte est entrouverte, et qu'une douce odeur s'élève de l'intérieur de l'appartement. En se levant, en s'approchant du couloir principal, la superbe jeune femme comprendra qu'il s'agit d'une odeur de café frais - et de croissants.
Là, en avançant sur la moquette, elle pourra déboucher sur la salle à manger, donnant sur la terrasse. La table a été préparée, les cafés sont servis, le jus d'orange aussi... et Bruce est là.


"Bonjour."

Il est debout - habillé, et debout.
Vêtu d'un pantalon de costume italien, d'une chemise blanche froissée, d'une veste de luxe, il laisse son regard se perdre dans l'horizon de la ville... puis se tourne, lentement, pour découvrir Selina. Celle-ci le voit alors...

Here we meet again [Catwoman] 58973148221777441981877NEBfl
... séduisant, toujours, mais affichant une expression lasse et fatiguée. La nuit fut longue, intense et agréable - mais longue quand même ; et son corps l'exprime par des cernes importantes.

"Je me suis permis d'organiser le repas... enfin, Alfred l'a fait."

Il hausse légèrement les épaules.

"Il... sait. Il nous transmet ses meilleurs voeux de réussite, et... a proposé de venir. Non, il a exigé de venir pour, comment a-t-il dit... pour "châtier le gredin" - mais j'ai refusé. Trop dangereux, même si la proposition est agréable."

Sa voix est douce, mais elle sent très bien qu'il est préoccupé - pas contrarié, non, mais préoccupé. Les révélations de la veille sont fortes, il doit prendre du temps pour les encaisser ; du temps qu'ils n'ont pas, hélas.
Suzy-Lou est en danger. L'ennemi manipule et pourrait lui faire du mal... ils doivent agir.
Sans plan. Sans stratégie. Sans connaissance de l'adversaire et de ses forces, et sur un territoire ennemi et inconnu. Mais ils doivent agir.


"Nous partons dans deux heures... si tu n'y vois aucun inconvénient."

Bruce esquisse un léger sourire - forcé, bien sûr, mais l'intention est sincère.

"Nous la retrouverons, Selina."

Sa voix, douce jusque-là, se fait alors tranchante et déterminée. Son visage n'exprime qu'une colère difficilement contrôlée, et une motivation invincible.

"Et nous la sauverons."

Un petit signe de tête, et il esquisse un nouveau sourire.
Il la laisse petit-déjeuner, puis l'aidera à faire ses bagages - et ils partiront.
Pour la Hollande. Pour Suzy-Lou. Pour la vengeance.
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Invité

MessagePosté le: Mer 3 Mai 2017 - 14:40
Cette nuit est longue, charnelle, vraie. Pourtant même ses mots ne suffisent pas à décrire cette nuit.

Je ne sais pas vraiment quoi penser quoi dire. Bruce m’a-t-il pardonné? M’en a-t-il vraiment voulu? Au moment où j’ouvre les yeux à plat ventre enlacée dans les draps je ne sais pas. Je me souviens de toute la nuit. Tout ce qui s’est dit, tout ce qui s’est passé avec lui. Bruce. Rien n’est compliqué à déduire quand Bruce et Selina sont au même endroit au même moment.
Seuls.
Un sourire s'esquisse sur mes fines lèvres épuisées de désir à repenser à tout ce qui s’est passé. Jamais sur ce toit sous la pluie je n’aurais pensé me retrouver dans ce lit ce matin, ce lit luxueux d’un monde auquel je n'appartiendrais jamais vraiment. M’éveillant doucement ma vision est plus claire et je distingue au travers des volets laissé en persienne la lumière du matin.
Au final je me rassure, même si je sais que Bruce est en colère et au fond peut-être un peu déçu par mon comportement, je suis quand même là dans ce lit froissé d’actes marquants.

Me levant doucement je vois la porte ouverte et alors que je le gratte la tête je sens une agréable odeur de petit déjeuner envahir mes narines gourmandes. Mon ventre gargouille. Effectivement, je n’ai pas mangé depuis un jour peut-être, du moins, pas correctement, la peur est le stress me bouffant davantage chaque jour jusqu’à hier soir… jusqu'à ce moment où Bruce a dit que nous irions chercher Suzy-Lou ensemble malgré l’impact de la nouvelle qu’elle est.
Rien que d’y repenser cela me réchauffe le coeur et me donne de l’appétit.
Une fois bien debout je file en salle d’eau pour m’arranger un peu et enfiler une robe légère avant de m’avancer prudemment et curieuse dans l’appartement ressemblant à un manoir. Voyant la silhouette de Bruce sur la terrasse je m’y dirige venant me placer contre la porte-fenêtre un sourire malicieux aux lèvres. Je le regarde en lui envoyant la première ma politesse.

Bonjour, Bruce.

Le laissant m’expliquer je regarde avec envie et joie la table colorée d’attention. L’entendant se donner le mérite d’Alfred pour finalement le lui rendre dans ses mots je rigole en lui envoyant un petit regard complice. Il prenait soin de moi et cela serait mentir que de dire que cela ne me plaît pas. Ce moment est particulier car c’est un moment intime, secret même presque. Les voeux d’Alfred me touchent même si nous devons avouer que lui et moi ce n’est vraiment pas la grande amitié.

Comment pourrais-je voir un inconvénient à ce merveilleux plan?

Prenant une chaise pour m’asseoir en partageant avec lui un regard coquin je continue.
Ce serait égoïste de ma part Bruce.
Prenant ma tasse de café pour souffler dessus et commencer ou plutôt continuer à profiter de ces moments je lui lance un regard en coin qui veut tout dire.

Merci.
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