L'anniversaire [Damian]

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MessagePosté le: Jeu 23 Fév 2017 - 18:21
Si la majorité des nouvelles et informations nationales décrivant Gotham City illustrent les sombres histoires qui s’y déroulent par des images nocturnes, c’est parce que la majorité de la vie locale se passe une fois que les ténèbres ont pris le contrôle de la cité ; cependant, comme partout, la ville est également bercée par le jour, et a alors une apparence de normalité.


Engoncée dans une ambiance grisâtre, couvée par d’épais nuages qui ne laissent que rarement filtrer la lumière solaire, Gotham City vit aujourd’hui une journée normale.
Les grandes artères gorgées de véhicules, l’heure de pointe est passée mais la circulation demeure difficile. Les habitants sont pressés, les taxis énervés, les passagers excités et en retard – et tous jouent toujours leurs vies sur leurs prochains rendez-vous.
Une tension certaine règne en ville ; et est partagée, pour d’autres raisons, dans la voiture de luxe qui avance dans une grande avenue.

A l’intérieur, un homme rumine et laisse son regard dériver sur les immeubles et constructions… mais n’y attache guère d’importance.
Son esprit entier est tourné ailleurs, non pas vers les profondeurs enfouies sous son Manoir, mais vers une ruelle qu’il n’envisage que sombre, malodorante, humide – et terrifiante.
Malgré son expérience, malgré l’existence qu’il mène depuis bientôt trente ans, il ne peut réprimer un léger frisson, presque imperceptible mais qui le marque. Les souvenirs sont encore vivaces, l’impact… éternel.


« Humf.  »

Un grognement accompagne ces réflexions.
Celles-ci s’évaporent légèrement alors que le véhicule s’arrête, à sa grande surprise – il ne pensait pas qu’ils étaient déjà arrivés. Il entend le claquement de la portière avant, et devine la silhouette de son majordome mais surtout mentor qui se détache du véhicule et s’approche du bâtiment à proximité.

L’Ecole pour Jeunes Garçons Bill Finger est une institution dans Gotham City, connue pour son excellence mais aussi l’application stricte de la discipline.
Alors qu’un flot de jeunes esprits s’échappent des grandes portes de l’immeuble luxueux, le majordome attend sa cible…

… et Alfred Pennyworth esquisse un sourire sincère en découvrant le jeune Damian Wayne, qui s’approche de lui.

« Bonjour, Monsieur Damian. Comment fut votre mâtinée ? »

Si le jeune homme bénéficie d’un enseignement à domicile, son père a souhaité et même exigé qu’il passe deux demi-journées par semaine au sein de l’Ecole Bill Finger, afin de faciliter sa future vie sociale et, bien sûr, sa double-identité.
S’il est évident que Damian Wayne ne goûte guère une telle obligation, son père tient à venir le chercher à chaque fin de session – autant pour bénéficier de moments partagés que pour se faire pardonner.

Alors que le jeune homme pénètre dans la voiture, il découvre rapidement le passager et maître des lieux…

… Bruce Wayne.

« Bonjour. J’espère que tout s’est bien passé – et que je ne serais pas appelé une nouvelle fois pour régler quelques soucis de discipline. Ton héritage familial n’a pas vocation à financer de nouveaux travaux de l’Ecole, même pour garantir ton maintien sur place. »

Si le discours paraît sec, il est prononcé avec une voix douce et un demi-sourire ; même s’il n’apprécie guère ces entretiens téléphoniques avec le directeur, il ne peut cacher sa fierté de voir Damian continuellement trouver de nouvelles méthodes de nuisance.

« Où allons-nous, Monsieur ? »

L’expression positive de Bruce disparaît cependant dans la seconde, alors que son regard se vide en se tournant vers les places avant.

« Crime Alley, Alfred. »

Devant le regard lourd de son majordome et celui interrogative de son fils, il soupire et baisse les yeux, en répondant lentement.

« Il s’agit de l’anniversaire… »
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MessagePosté le: Dim 5 Mar 2017 - 5:01
Je n'ai jamais compris pourquoi père voulait que je passes deux demi-journées par semaine dans cette école pourrie.Être entouré de ces fils de riches qui ne feront jamais rien d'autre de leurs vie que prendre les commandes des compagnies merdiques de leurs pères. Qui vont marier une femme idiote et les tromper lorsqu'elles ne seront plus belles, avec une fille 20 ans plus jeunes. Qui vont passer leurs temps libre sur un Yacht dans les caraibes. Malgré tout, ils ne feront jamais rien de réellement important, comparé à Père et moi. Nous, au moins, on libère Gotham City de ses criminels. On rend les rues de la ville, plus sûre pour tout ses habitants. Ont risquent nos vies pour eux.



J'avais mathématique ce matin et comme toujours, Mr.Rosenfeld n'a fait que me couvrir de compliments pour mes compétences. Seul bémol, il n'arrête pas de me comparé à Richard et Timothy. Il dit qu'il n'arrive pas à choisir lequel des trois est le plus doué. Même si je lui dit de ne pas me comparé à mes frères adoptifs, il continue quand même. Un jour, je lui éclaterai mon poing au visage. Il verra que je ne suis pas comme eux.


Comme d'habitude, je sors seul de l'école. Comme je ne passe pas tout la semaine à l'école, les autres élèves me mettent de côté. Je n'arriverai jamais à me lier d'amitié avec les autres garçons quand même. Ils sont trop différent de moi. Alors que je lis des ouvrages de Nietzche, eux n'arrivent même pas à lire plus d'un chapitre dans un roman pour adolescents. Sans compter mon rôle de coéquipier pour Batman. J'entend souvent ces jeunes, parler des exploits de Batman et Robin sans se douter que ce dernier les cotoient deux fois par semaine. Je suis plutôt fier de les entendre parler de nous. J'ai déjà cassé la gueule d'un de ses mecs car il avait parler contre Batman.


Dehors, je cherches la voiture de mon père des yeux et la trouve rapidement. Alfred était déjà dehors et m'attendais pour ouvrir la porte.

"Bonjour Pennyworth. Aussi merdique que les autres jours.



En entrant dans la voiture, je suis surpris de voir mon père. Il ne vient me chercher que très rarement. Alfred est toujours seul. Les seules fois ou il est venu, c'est parce que j'avais fait une "connerie". Ce qui n'est pas arrivé, cette semaine.


"Père.. Je n'ai rien fait qui puisse faire honte à ta réputation. Quel honneur me vaut ta présence ? "


Je lèves un sourcil lorsque j'apprend la destination. Que veut t'il faire dans la ruelle ou mes grand-parents on été assassiné ? L'anniversaire... Bien sûr. C'est la deuxième fois que je dois assister à cette... comment pui-je appeller ça ? Cérémonie ? Encore, cette année je n'arrives pas à comprendre l'intérêt de se rendre la.


Nous arrivons enfin devant la dites ruelle et je me tourne vers père.


"Pourquoi somme-nous içi père ? Grand-père et Grand-mère sont mort. Ils ne verront pas ces roses que tu veux poser dans la ruelle. Ils n'entendront pas non plus, tes paroles. Il n'y a aucun intérêt à parler aux morts car justement, ils sont mort. Il n'y a rien après."



Je savais que je venais de faire une grosse gaffe. Je m'en voulais un peu d'avoir parler ainsi à père. Je penchai la tête et murmura.

"Je suis désolé père."
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MessagePosté le: Dim 5 Mar 2017 - 22:08
S'il devait y avoir, dans le dictionnaire ou dans une quelconque encyclopédie, un exemple d'un regard empli de jugement, de mépris à peine voilé et de ressentiment bien appuyé, ce serait certainement celui adressé par Bruce Wayne à son fils Damian, une fois que ce dernier s'est laissé aller à un commentaire déplacé sur son rituel annuel.

"Hum."

Un grognement est la première réaction du père envers son héritier.
Ce n'est rarement bon signe.


"Il n'y a aucun intérêt à songer aux disparus, donc ?"

"Monsieur Bruce, je suis persuadé que Monsieur Damian ne voul..."

"Mon fils fait beaucoup de choses, Alfred, mais jamais ce qu'il ne veut pas. Il est un esprit libre et autonome, qui considère, souvent à juste titre, être supérieur aux enfants de son âge ; cependant, et cela arrive aussi, il peut se tromper - sur la forme, ainsi que sur le fond."

Bruce se penche en avant. Ses jambes sont bien espacées et plantées dans le sol de la voiture, et il joint ses mains en clocher juste devant lui.
Un regard sombre est adressé à Damian, alors qu'il le fixe pendant de longues secondes. Ce n'est qu'après une tension réelle et désagréable se soit installée entre eux, qu'il reprend enfin la parole.


"Mes parents sont morts, en effet. Leurs corps ont été troués de balles devant mes yeux, et j'ai senti, pendant les longues minutes qui correspondent au délai d'intervention du G.C.P.D., que la chaleur quittait leurs corps, tandis que leurs coeurs s'étaient arrêtés et que leurs veines n'étaient plus le lieu d'allers et venues de leurs sangs.
Maintenant, leurs corps n'existent plus : s'ils ont été enterrés dans des cercueils de bonne qualité, ces derniers n'ont résisté ni au temps, ni à la pression du sol, ni aux attaques des bêtes qui cherchent à se nourrir. Leurs corps ont fait le bonheur des asticots, et scientifiquement, ils n'existent plus.
En soi, tu as raison : il n'y a aucune raison logique à leur parler, ou à leur rendre hommage le jour de leur disparition."


Durant son discours, le véhicule s'est stoppé.
Bruce continue de fixer son fils, puis pousse un profond soupir.


"Cependant... et tu l'apprendras bien vite... certaines choses défient la logique. L'âme humaine, l'esprit humain, notamment. Ce que tu as là."[/b]

Il lève sa main, et désigne par son index la poitrine et le coeur du jeune homme.

"Tu as bénéficié d'une enfance tronquée, Damian, mais ne te coupe pas de ton humanité. Elle te sauvera."

Bruce soupire, et tourne lentement la tête pour fixer l'extérieur.

"Je reviens.
Alfred, ramenez Damian, et laissez-le choisir son repas."


Il ouvre la porte, et prononce quelques dernières paroles en fixant l'intérieur.

"Je rentrerais par mes propres moyens."

Un nouveau soupir, et son regard accroche alors le panneau à proximité...


... qui le pousse à esquisser une grimace.
Les épaules voûtées, il s'avance et s'enfonce dans la ruelle - seul. Définitivement et irrémédiablement seul.
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MessagePosté le: Lun 6 Mar 2017 - 4:12
Je ne dis pas un seul mot pendant le discours de Père. J'ai honte de ce que j'ai dit même si je le crois. Je n'aurais jamais du dire cela à mon père. Je savais que ça allait le blesser. Tout le long du discours, j'ai la tête baisser. Je n'oses pas regarder Père dans les yeux. Je sais que sans cet évènement, je ne serais probablement jamais né. Mère n'aurait pas rencontrer Batman car Batman n'aurait jamais existé.


Je ne lève même pas les yeux quand il dit à Alfred de me porter au manoir alors qu'il allait se rendre seul dans la ruelle. Je me rend compte qu'il voulait simplement passé un moment seul avec son fils unique. Le seul petit fils légitime de Thomas et Martha Wayne. La culpabilité me ronge de l'intérieur et deux pâtés de maisons plus loin, Je cris à Alfred.



"Alfred ! Arrêtez la voiture !"


"Mais Monsieur Damian, votre père..."


"C'est un ordre Pennyworth"


Je l'entend soupirer

"Bien Monsieur"


Il s'arrête devant un magasin de jouets dont les vitrines sont barricadé par des planches à moitiés défoncé. Je remarques du mouvement à l'intérieur. D'habitude, je serais aller enquêter mais j'ai quelque chose de bien plus important à faire, en ce moment. Je ne peux laisser Père seul dans ce moment ou il est vulnérable. Je suis indigne d'être le fils d'un homme aussi bon que Bruce Wayne et je le sais. Je sais aussi que je n'arriverai jamais à être comme lui. C'est probablement pour cette raison qu'il préfère largement Richard Grayson à moi . Je vois au coin de la rue, un fleuriste. L'homme bedonnant à l'air sale et je crois qu'il lui manque un oeil mais ses fleurs ne sont pas trop mal malgré tout. Je lui achète le plus gros bouquet de roses et son visage quand je lui ai dit de garder la monnaie sur un billet de 100$ aurait fait éclaté de rire n'importe qui. Je cours à en perdre l'haleine, les fleurs en main, jusqu'à la ruelle ou je vis mon père, agenouillé.


Je m'approche doucement de lui et me met également à genoux sans dire un mot avant de déposé les fleurs au sol.


"Père.. je"


Je sens les larmes me monter aux yeux et d'un geste rageur, je les essuis. Je ne peux pas pleurer. Je ne dois pas lui montrer que je suis faible. Jamais ! Je renifles un coup et éclate en sanglots.


"Je.. Je n'aurais jamais du dire ça *Snif* Père. Je suis désolé."





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MessagePosté le: Lun 6 Mar 2017 - 21:54
Alors que le véhicule conduit par Alfred redémarre, Bruce Wayne s'avance en plein coeur de Crime Alley - l'esprit lourd, l'âme chargée.
Trente ans plus tôt, un jeune enfant excité et survolté a fait de même, suivi par des parents amusés par son imitation de Zorro. Trente ans plus tôt, une mauvaise rencontre, quelques balles et des bruits de fuite dans la nuit ont brisé un destin... et façonné une créature, née des pleurs et terreurs d'un gamin traumatisé, qui ne se relèvera jamais de ces quelques minutes terribles.


"Hum."

Alors qu'il avance, les mains dans les poches, les épaules voûtées, Bruce se laisse emporter par la nostalgie - et le chagrin.
Son grognement s'accompagne d'un soupir, alors qu'il s'arrête et pose les yeux sur l'endroit... l'endroit qui a modifié, définitivement son existence.
Là, dans cette ruelle toujours sombre, toujours glauque et désespérée, le béton et l'asphalte ont été lavés, les traces nettoyées ; mais, pour lui, il verra toujours les corps à jamais immobiles de Martha et Thomas Wayne, avec le fantôme d'un petit garçon qui pleure silencieusement à leurs côtés.
Et formant un serment, un serment immortel qui changera sa vie - et celle de bien d'autres.


"Damian."

Bruce a senti la présence de son fils, de son vrai fils, avant de l'entendre.
L'enfant hésite, bafouille.
Alors que son père a posé un genou à terre sans s'en rendre compte, touchant inconsciemment de ses doigts usés le béton sale et usé, il découvre que le jeune homme s'agenouille lui-même - et qu'il a emmené des fleurs.


"Je croyais que ta mère t'avait appris à ne jamais t'excuser."

Il tourne lentement son visage, et pose son regard sur Damian. Un sourire timide glisse lentement sur ses lèvres.

"Apparemment, j'ai finalement une influence sur toi..."

Il baisse à nouveau ses yeux, et fixe quelques secondes les fleurs avant de se concentrer à nouveau sur le visage de son fils. Son sourire s'étire délibérément, et avec sincérité.

"Je te remercie, Damian. Je sais que nous ne partageons pas les mêmes visions des choses, et je sais que tu fais ici un effort pour moi - cet effort est réellement apprécié, et jugé à sa juste valeur."

Lentement, Bruce lève sa main, et pose une poignée réconfortante sur l'épaule de son fils.

"Cette journée est, toujours, spéciale pour moi. Jusque-là, je l'ai vécu seul... j'ai toujours écarté Alfred, Dick, Barbara, Jason, Cassandra, Stéphanie et Tim, même quand ceux-ci voulaient m'accompagner. Cette journée est spéciale, et ne concernait que moi - mais ce n'est plus le cas, maintenant."

Il soupire, puis se relève, et aide Damian à faire de même.

"Alfred est comme un père, Dick, Barbara, Cassandra, Stéphanie, Tim et même Jason sont comme mes enfants... mais ils ne comprendront jamais vraiment ce que j'ai vécu. Ce jour-là, il y a trente ans, j'ai perdu mes parents - mon univers, mon monde. Mon sang."

A nouveau, Bruce pointe son index vers le jeune homme.

"Ton sang, aussi."

Un nouveau soupir, et il enchaîne.

"Ton héritage... ce n'est pas seulement un Manoir, un Hôpital, une entreprise, une fortune... ou une Cave, un costume et un symbole. Ton héritage, c'est aussi cette ruelle, cet événement... leurs morts. Ce qui a tout déclenché. Ce qui a créé l'homme que je suis. Ce qui t'a créé toi, aussi."

Lentement, Bruce range les mains dans les poches, et se tourne légèrement. Il relève la tête, hume l'odeur nauséabonde - puis soupire encore, tout en fixant l'horizon.

"Bon... maintenant, es-tu prêt à rencontrer l'homme qui a tué tes grands-parents ?"
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MessagePosté le: Ven 10 Mar 2017 - 3:21
Je ne réplique pas lorsque mon père fait un commentaire sur Mère. Il a raison pour cela. Talia Al Ghul et Sensei m'ont élevé pour être "un parfait petit soldat", comme dirait Beast Boy. Je me demande d'ailleur ce qu'il fait celui la, depuis la fin des titans.. Mère a tout fait pour me séparé de mon humanité. Elle m'a obligé à tuer des serviteurs et a même essayer de me faire tuer des animaux (Ce que je n'ai jamais fait, malgré les coups qu'on me donnait). J'ai du mal à vivre avec tout ces émotions nouvelles que je dois réapprendre depuis mon arrivé à Gotham City. Père à raison la dessus aussi. Il a une grande influence sur moi. Je deviens de plus en plus comme lui et un jour, je deviendrai Batman à mon tour. Père vient de me le confirmé. Le costume sera mien, un jour.



Je suis surpris de son discour sur cette journée. Le fait de savoir que je suis le premier qu'il amène dans cette ruelle pour "l'anniversaire" me remplis de fierté. Je suis le vrais fils de Bruce Wayne, peu importe ce que les autres peuvent dire ou penser. Le sang ne ment pas. Je suis un Wayne, pas eux. Bien sûr, ils sont aussi importants dans la vie de Père et peut-être que je ne serais jamais devenu Robin sans Dick, Jason ou Tim. Je ne les remercierai probablement jamais pour ça car je sais que je suis trop orgueilleux pour le faire mais je le pense quand même. Je sais que je peux être odieux, des fois, et Dick ne s'empêche jamais pour me le dire mais j'essaye de m'amélioré. Cassandra est la seule qui me comprend un peu.


Rencontré le tueur de mes grand-parents ? Je dois avoué que je ne m'attendais pas à faire cela en me réveillant, ce matin au manoir. Je me rélève, aidé par mon père. Ma cuisse me fait un peu grimacé. Résultat de la balle reçu lors de mon enquête sur les enlèvements. Je ne veux pas en parler à Père ou bien à Alfred car je sais que je me ferai sermonné pour y avoir été seul. Dick m'a sauvé la vie, ce jour la et n'a jamais parler à mon père de cet évènement. Une autre raison de respecté mon frère adoptif.



"Le rencontrer, Père ? Oui, je suis prêt."



De retour dans la rue, Nous prenons un taxi jusqu'à la prison de Black Gate. Un établissement énorme à sécurité plus que Maximale ou plusieurs des plus grands criminels de Gotham on séjourné ou séjourne encore. Les gardes sont moroses et je peux comprendre. Travailler dans une prison ou on peut se faire tuer à tout moment ne doit pas être super. Nous sommes fouillé et amené dans une salle séparé en deux par une vitre blindé. Nous nous installons à un bureau identique à celui de l'autre côté de la vitre. Un intercom nous permet de parler à la personne qui se trouvera de l'autre côté. Une porte s'ouvre et deux gardes amène un homme enchainé, habillé de orange. Il était plutôt grand et il était voyant qu'il à du être un homme sportif dans sa jeunesse. Il avait le visage carré et les traits durs. Sa barbe était mal rasé et ses cheveux à la coupe militaire paraissaient sales. C'est lui qui à créé Batman ? Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais. Il ressemble beaucoup à n'importe quel criminels que nous arrêtons chaque soirs. Je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine haine pour lui. Je murmures en serrant les poings.


"Joseph Chilton... Justice, pas vengeance"






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MessagePosté le: Sam 11 Mar 2017 - 13:03
Les yeux dans le vague, Bruce attend la réaction de Damian à la petite "bombe" qu'il venait de prononcer, en évoquant l'assassin de ses parents. Il est, d'ailleurs, plutôt fier de lui - depuis quelques mois, il parvient à prononcer ces mots et à évoquer cette idée sans trembler et sans fureur. Presque, en tout cas. Et depuis quelques mois au moins.

"Nous verrons si tu l'es vraiment - mais je tiens à le découvrir aujourd'hui."

Un petit sourire, et sa main glisse sur les cheveux de son fils, pour le décoiffer légèrement ; un geste un peu gauche, maladroit, mais sincère.
Tous deux quittent Crime Alley, et rejoignent rapidement l'avenue principale. Alfred les attend, bien sûr ; le majordome connaît bien mieux ses maîtres que ces derniers le pensent, et acquiesce silencieusement en souriant quand ils rentrent à l'intérieur de la limousine.


"A Blackgate, Alfred."

"Bien, Monsieur Bruce."

Le vieil homme a la politesse de ne rien dire, tout en lançant le moteur pour plonger dans la circulation. Alors que le véhicule s'enfonce dans les grandes travées de Gotham City, Bruce reprend la parole, fixant désormais son attention sur Damian.

"Mes parents ont été tués il y a 29 ans par Joe Chill, dans Crime Alley. Leur meurtre a été... tu sais ce que leur meurtre a été pour moi. La police finit par retrouver leur tueur, mais cela n'apaisa jamais le feu qui brûlera dans mon coeur jusqu'à la fin.
Longtemps, je n'ai pas réussi à confronter Joe Chill - du moins, pas sans violence. Je l'admets, je l'avoue, je l'assume : je suis passé très régulièrement dans ses cellules successives, pour le théoriser ; je n'en suis pas fier, mais cela était nécessaire pour moi. Cruel, mais nécessaire."


Son visage n'exprime nulle émotion particulière : ni culpabilité, ni plaisir ; il n'énonce que des faits, rien que des faits.

"Ce n'est que depuis peu que je... que Bruce Wayne rend des visites régulières à Joe Chill. Une fois par an. A cette date."

Il esquisse, enfin, un sourire timide et difficile sur son visage.

"Mais aujourd'hui, les choses sont différentes. Aujourd'hui, Joe Chill va devoir confronter tous les héritiers de ceux qu'il a tués. Aujourd'hui... je ne suis pas seul."

**
*
**

Le voyage s'est poursuivi en silence.
Au bout d'une petite heure de route, la limousine parvient à proximité de l'immense et austère prison...

... le Pénitencier Blackgate, de sinistre allure.
Alfred gare la limousine dans le parking visiteur, les Wayne en sortent et se dirigent rapidement vers l'entrée. Ils sont rejoints par les gardes, qui savent que le rendez-vous est prévu pour cette heure-là.

Bruce conserve une allure sobre mais digne, en s'avançant calmement au milieu des couloirs. Ils parviennent finalement dans une salle de rencontre, surveillée par un gardien derrière chaque porte.
Alors qu'ils s'assoient, il entend ce que dit son fils, sent sa crispation, voit ses poings serrés - et pose une main réconfortante sur son avant-bras gauche, en lui offrant un regard plein de douceur.


"Justice - jamais vengeance. Père et Mère ne l'auraient jamais supporté, et c'est pour eux que nous sommes là."

Il esquisse un petit sourire, qui disparaît quand une porte opposée s'ouvre, pour laisser entrer...
... Joe Chill, définitivement mal en point. S'il semblait déjà en mauvais état en arrivant, son air empire quand il aperçoit Bruce - qui ne semble guère aller mieux, même s'il veille à rester droit et redressé sur sa chaise en métal.

"Monsieur Chill."

"Euh... Monsieur... Monsieur Wayne..."

"Non, Monsieur Chill."

Sa voix est dure, tranchante. Elle n'a pas les accents du Batman, mais fait certainement le même effet sur le vieil homme malade, qui approche difficilement de la table qui les sépare.

"Messieurs Wayne.
Aujourd'hui, je vous présente mon fils. Aujourd'hui, je vous présente le petit-fils qui ne connaîtra jamais ses grands-parents - ceux que vous avez tués devant mes yeux."


Si Joe Chill pouvait disparaître sous son siège, il le ferait... mais ce n'est hélas pas le cas.
Il pousse un profond soupir, où tout le désespoir du monde se fait sentir. Cela va être un moment très difficile.
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MessagePosté le: Mar 14 Mar 2017 - 2:36
Si j'étais Kryptonien, cet homme serait mort depuis son arrivé dans la pièce. Je l'aurais pulvérisé comme un moustique avec mes yeux. Je bouilles de l'intérieur mais je dois être digne du fils de Bruce Wayne. Si lui est capable de rester calme durant cette entretien, je dois l'être aussi. Je ne peux pas décevoir mon père. Pas aujourd'hui, pas devant le meurtrier de ses parents. Même si c'est grâce à lui que je suis la, aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de lui en vouloir. Il est tout ce que Père et moi nous battons contre. Un criminel qui à arracher à un jeune garçon, ses parents. Il a brisé ma famille mais probablement pas seulement la notre. Ça ne devait pas être son premier meurtre. Son premier méfait. Il mérite de crever en sachant qu'il n'est qu'une pourriture.


Je m'avance plus près de la vitre, les mains croisées dans le dos en l'observant. Je veux me rappeler de chacun de ses traits. Chacun des mouvements qui peuvent trahir sa culpabilité. Je vois qu'il tremble et n'oses pas me regarder dans les yeux tout en essayant de se fondre dans son fauteuil roulant. Il me jette un rapide coup d'oeil mais détourne immédiatement les yeux quand il remarque que je l'observe avec attention.


"Je t'en pris, mon garçon. Dit quelque chose"


Sa voix est faible et tremble. J'ai l'impression de voir son coeur essayer de sortir de sa poitrine. Ça me fait un peu de bien de voir qu'il pourrait mourir d'un instant à l'autre d'une crise cardiaque. J'essaye de prendre un ton semblable à celui de mon père.


"Ne m'appellez pas comme ça, Monsieur Chill. Vous le revoyez n'est ce pas ? Vous revoyez en moi, le petit garçon dont vous avez gaché la vie, il y a 30 ans ? Je lui ressemble à ce garçon ? Regardez moi dans les yeux. Rappellez vous de cette nuit ou vou avez tué Thomas et Martha Wayne devant mon père. Rappelez vous des sanglots de l'enfants. Ça vous fait mal, hein ? REGARDEZ MOI, JE VOUS AI DIT !!"



Le vieil homme lève la tête et je vois son visage trempé de larmes. Je continue de le fixer jusqu'à ce qu'il détourne encore les yeux en éclatant en sanglots.


"Gardes, je vous en pris, ramenez moi dans ma cellule..."



Je vois les gardes s'avancer d'un pas et reculer immédiatement en voyant mon regard se braquer sur eux. Ils n'osent pas confronter le fils de l'homme le plus puissant de la ville et c'est très bien comme ça.


"Vous allez crever seul dans cette cellule, Monsieur Chill. Seul comme la pourriture que vous êtes. Personnes ne regrettera votre mort et votre nom disparaitra et plus personne ne se rappellera de vous. Ne l'oubliez jamais. Personne ne se soucie de vous."



Je me retourne lentement et sors de la pièce sans jeter de regards derrière moi. Je n'ai même pas remarqué la réaction de mon père devant mon discour. Je ne veux plus jamais revenir dans cet endroit pour voir cet homme. Plus jamais ! Une chose est sûr par contre, il sera rejoins par d'autres pourritures dans son genre de ma main. Je le jure.




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MessagePosté le: Mar 14 Mar 2017 - 21:26
Bruce ne réagit pas. Jamais.
Ni quand son fils se rapproche de la vitre pour détailler Joe Chill, l'homme dont l'impact marquera des générations. Ni quand le criminel supplie le jeune homme de dire quelque chose, pour briser ce silence assourdissant. Ni quand Damian se lance dans une diatribe terrible envers le meurtrier de Martha et Thomas Wayne, expulsant toute sa haine et son ressentiment dans quelques mots abominables.
Ni quand, enfin, le vieil homme supplie les gardes de le ramener, alors que l'héritier du milliardaire s'enfuie de la salle, rongé par une fureur absolue.

Bruce ne réagit pas, jamais.
Cela n'en rend l'instant que plus terrible.


"Monsieur Chill."

Sa voix est douce, calme.
Maîtrisée, malgré un regard terrible fixé et lancé sur le prisonnier placé à quelques mètres.


"Je vous remercie pour cet entretien."

Un sourire, cruel et sans âme, s'esquisse sur ses lèvres alors qu'il se relève lentement.
Devant lui, les gardes reculent et font avancer le fauteuil du vieil homme, prenant un temps certain pour chaque mouvement, pour ralentir encore le passage du temps et repousser au maximum le moment où Joe Chill sera libéré de ce moment terrible.


"Je vous retrouverai avec plaisir l'an prochain."

La chaise en métal racle sur le sol, alors qu'il la range.
Joe Chill est sur le point de passer la porte menant aux couloirs et aux cellules, quand Bruce l'interpelle une dernière fois...


"Et toutes les années à venir, bien sûr."

... provoquant un tremblement terrible chez le vieil homme.
Un tremblement qui met en joie Bruce Wayne - oui, même s'il s'agit d'un sentiment condamnable, même s'il n'en est pas fier, une part de lui apprécie ce qu'il vient de faire. Il l'apprécie même beaucoup.


**
*
**

Quelques minutes plus tard, la porte de la limousine s'ouvre pour laisser rentrer Bruce Wayne, qui rejoint son fils qui s'y était réfugié quelques instants plus tôt.
S'il découvre immédiatement la mine maussade de son héritier, il adresse un petit signe de tête à Alfred Pennyworth, qui acquiesce et relance le moteur. Alors que le véhicule s'échappe du parking du Pénitencier Blackgate pour retourner dans la circulation, Bruce reprend lentement la parole.


"J'ai conscience que tu n'étais pas préparé à cet événement, et qu'il t'a marqué - si j'en suis désolé, cela était nécessaire. Je n'étais pas non plus préparé à ce qui est arrivé il y a vingt-neuf ans, et l'existence entière ne t'avertira pas avant de te lancer un défi auquel tu penses ne pas être prêt... mais tu auras tort."

Assis sur la banquette, Bruce s'avance et joint ses mains en clocher juste devant son visage. Son ton est calme, posé.

"Joe Chill a tué mes parents, et je l'ai haï de longues années - non, soyons honnêtes, je le hais toujours.
Mais je ne souhaite plus sa mort ou sa douleur, même si j'avoue sans honte que j'apprécie de voir la culpabilité sur son visage chaque année. J'ai souhaité t'avoir à mes côtés, aujourd'hui, pour que tu comprennes, Damian.
Pour que tu saches ce que j'ai vécu, et pour que tu comprennes comment j'ai pu aller de l'avant. Je ne pardonnerais et n'oublierais jamais ce que Joe Chill avant - mais je ne laisse plus la haine me ronger. J'organise, chaque année, cette rencontre autant pour le troubler, que pour m'assurer que ma haine ne revienne pas.
C'est un vieil homme, malade et en fin de vie. Un vieil homme, qui a pris une mauvaise décision, dictée par des conditions terribles, mené par des idées macabres, favorisé par tout le contexte criminel de Gotham City. Il est, bien sûr, responsable de ce qu'il a fait... mais, si j'avais conserver ma haine envers lui, je ne me serais pas arrêté là. Je serais remonté à celui qui lui a donné une arme, à celui qui l'a licencié, à celui qui a poussé sa mère dans la drogue... je ne me serais jamais arrêté, j'aurais cherché à punir tous ceux qui ont mené, directement ou non, à cette mauvaise décision."


Il soupire, laisse un moment de silence, puis reprend.

"Je ne suis pas un punisseur, je ne suis pas un tueur. Je lutte contre Joe Chill, mais surtout contre le contexte qui créé des Joe Chill.
Tu es mon fils, Damian. Mon héritier, comme Batman et comme Bruce Wayne. Mon action vise autant à appréhender les criminels chaque nuit, qu'à terroriser ceux qui hésitent à aller sur cette voie quand ils lisent les journaux, mais aussi à briser le cycle qui produit ce type d'hommes et de femmes.
Le Futur est à toi, Damian. Tu seras Batman, mais tu seras aussi le dirigeant des Entreprises Wayne. Ne l'oublie jamais : tu dois appréhender chaque criminel qui menace - mais tu dois, surtout, empêcher les prochains de prendre cette mauvaise décision."


Bruce plonge son regard sur le visage de son fils.
Un échange terrible, déterminé et puissant, s'installe alors. Un moment rare, de partage et d'honnêteté, s'institue alors.
Et s'évapore quand, après quelques longs instants, Bruce esquisse un sourire sincère.


"Passons au marchand de glace, Alfred. J'ai envie d'en offrir une à mon fils."

"Avec plaisir, Monsieur Bruce."

Le majordome sourit, alors que Bruce recule et se détend sur la banquette.
C'est une journée terrible, un anniversaire terrifiant - mais, finalement, c'en devient un moment puissant entre un père et un fils.
Et, peut-être, si ces instants se multiplient, peut-être alors que cette journée n'en sera plus terrible ; peut-être, enfin, qu'il pourra définitivement aller de l'avant.


(HJ/ Je pense que nous pouvons nous arrêter là. Merci pour ce très bon sujet, il m'a permis de faire des choses très intéressantes avec Bruce ! /HJ)
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L'anniversaire [Damian]

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