[Bailey, New Hampshire] "Dis bonjour à tonton Lobo ! [Miracle/Conner]

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MessagePosté le: Dim 5 Mar 2017 - 12:31
Personne n'était rassuré et déjà les voisins avaient appelés les forces de l'ordre. Ils s'étaient méfié dès qu'ils l'avaient vu arriver, lui et sa grosse moto. Armé jusqu'aux dents, l'air mauvais, avec une stature qui n'avait rien d'humaine. Mais c'était surtout son entrée en matière qui avait choqué tout le monde. Cela faisait à peine deux ou trois minutes qu'il était entré dans la demeure et on l'entendait déjà hurler comme un forcené. On avait même entendu un énorme bruit, comme si on avait cassé quelque chose. Maintenant ils attendaient. Que la police vienne. Priant pour que cela se règle sans heurts.

S'ils savaient. A l'intérieur même de la maison en question se dressait de toute sa hauteur l'un des plus dangereux chasseur de prime que l'espace ait porté. Son teint blafard, ses armes multiples, ses yeux injectés de sang, son franc parler. La terreur était ici pour une raison évidente. Mais un obstacle "de taille" se dressait face à lui.
    - Bon, j'ai pas la journée non plus, mon gars. C'est que j'ai encore deux ou trois coins à visiter moi. Comme j'suis quelqu'un d'cool, j'vais te laisser un moment pour réfléchir. J'sais pas, moi. On va dire dix secondes. Ensuite tu m'dis où est l'patron des lieux. Si tu parles pas, j't'arrache la mâchoire et j'te piétine la gueule. Deal ?  

Le regard de Lobo ne laissait aucun doute quant à ce qu'il comptait faire si le petit homme ne parlait pas. Il n'était pas là pour rigoler mais pour remplir une mission. Il avait été engagé pour retrouver certaines personnes et selon son listing, le premier se trouvait être ici. Une pièce de choix, certes, mais il n'était pas du genre à rechigner même lorsqu'une mission était difficile. C'était même plutôt l'inverse, à dire vrai. Le gars face à lui était resté étonnement stoïque pendant le discours du colosse. Il était petit, même pour un humain, et The Main Man avait bien du mal à ne pas s'empêcher de se foutre de sa tronche. Près de lui étaient éparpillés les morceaux de la porte que le mercenaire venait d'éclater quelques secondes auparavant.  

~  Mais pour bien comprendre comment on en était arrivé là, il faut revenir quelques instants avant la menace. Quand la porte était encore intacte et qu'il n'y avait pas ce fou furieux en train de beugler comme un veau dans une maison qui ne lui appartenait même pas.  ~

L'arrivée sur Terre n'avait pas été un voyage si pénible que cela. Une ou deux petites altercations sur le chemin mais rien qui empêchait le mercenaire de poursuivre son trajet. Cette planète, il l'aimait bien. Pas pour la beauté de ses paysages, ni pour ce qu'on pouvait y faire. Mais plutôt pour le caractère violent et emporté de nombreux Terriens. Ils se faisaient la guerre en permanence. Ils s'attaquaient. Se tuaient. Se blessaient. Se volaient. Un vrai festival, petit paradis pour celui qui avait annihilé sa propre nation simplement par ennui. Ah, ces Terriens étaient bien différents des Czarniens. A dire vrai, il les aimait plus que sa race. Ce qui n'était pas difficile mais qui méritait d'être souligné.

Son petit périple s'était finalement terminé au cœur d'un gigantesque désert, aléa de son plan de "vol", ce qu'il ne regrettait pas vraiment. Au moins était-il tranquille le temps de réfléchir à sa mission. Posé sur sa moto, il avait consulté sa liste de "cibles", ainsi que les informations qu'il possédait sur chacune d'elles. Le sort s'était alors arrêté sur un nom. Restait encore un petit bout de route pour rejoindre son lieu d'habitation mais cette fois, il utiliserait la vraie route. Sable. Terre. Cailloux. Voilà de quoi le changer du vide de l'espace.

C'est ainsi qu'il prit la direction de Bailey. Inconnu au bataillon mais il avait quand même hâte de voir la gueule du patelin. Prenant quand même son temps afin de profiter du trajet, comme un vrai motard, il mit quelques heures à rejoindre les lieux. Il parvint enfin au cœur d'une petite ville de banlieue comme on en faisait tant dans l'pays. Des rues à n'en plus finir, des maisons trop proches les unes des autres. Pas de vraies limitations entre les demeures. Les voisins échangeant des politesses tout en surveillant les allées et venues de ceux qui vivaient ici. Bref, la merde totale. L'enfer.

Alors qu'il longeait la rue lentement, s'approchant de la finalité de son voyage, il aperçut les voisins l'observer. Fidèle à ses habitudes, il les salua en retour. Levant majestueusement son majeur droit en passant devant eux, les gratifiant même au passage d'un bon rôt salutaire. Un "bip" retentit enfin, signe qu'il était arrivé. Il coupa les moteurs dans l'allée, laissant sa moto en plein milieu de celle-ci. Qu'importe que les autres soient obligés de contourner sa bécane, il les emmerdait. Là, il jeta un regard vers la baraque de celui qui se faisait appeler Mister Miracle. Puis poussa un petit soupir de dépit.
    - Et bah mon cochon, tu dois t'faire chier ici.  

Il haussa un sourcil, se demandant combien ce genre de truc pouvait valoir en crédit. Pourquoi avoir choisit ça ? Bah, c'était pas son problème finalement. Il s'approchait déjà de la porte. Chantonnant une petite comptine qu'il avait lui même inventé, où il était question d'arracher le foie de quelqu'un et de le manger. Quelque chose dans ce goût là. Il s'arrêta face à la porte et prit un instant pour réfléchir. Il était ici pour une raison bien précise, certes, mais cela n'empêchait pas de faire les choses proprement. Et il lui semblait avoir entendu un truc, un jour. Comme quoi "avant d'entrer, faut frapper". Idée à la con mais il respecterait les coutumes, juste pour rigoler.

Levant son poing massif, sourire sur ses lèvres, il décomptait déjà dans sa tête de trois à un. Quand il fut arrivé à "1", il prit un peu d'élan... Et projeta son poing contre la porte avec force. Celle-ci, sous l'impact, vola en morceau, laissant alors la vaste carrure de Lobo apparaître à l'entrée. Il prit une profonde inspiration et hurla alors ces quelques mots, en guise de salutation.
    - DEVIIIIIIIIINE QUI EST A LA MAISON, CHERI !!!!!!! BWAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!! 

...

Fier de lui, il pénétrait déjà au cœur de ce sanctuaire qui ne lui appartenait pas. Une chaîne se terminant par un crochet pendait déjà le long de son bras droit. Juste au cas où. C'est qu'on l'avait quand même mit en garde contre le lascar qu'il recherchait. Et c'est là qu'il avait vu approcher le nain, apparemment surprit que l'on puisse débouler comme ça chez lui. Avec si peu de civisme. Se grattant le bouc, Lobo reprit doucement la parole :
    - Toi, t'es pas Miracle, c'est clair.

La suite, vous la connaissez déjà.

~ Retour au présent ~
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MessagePosté le: Lun 6 Mar 2017 - 20:56
La petite ville de Bailey est un exemple type de la banlieue américaine pour classes moyennes.
Située dans le New Hampshire, elle ne dispose d’aucune histoire propre, d’aucune anecdote, d’aucun citoyen honorable ou connu ; elle est une bourgade anonyme, avec ses avenues typiques, ses commerces habituels, ses écoles classiques, sa communauté soudée mais remplie de rumeurs et de jalousies.
Bailey n’a rien d’exceptionnel, non ; elle est un cliché vivant du cœur de l’Amérique, et n’attire aucunement l’attention. C’est bien pour cela que Barda et Scott Free l’ont choisi comme foyer.

Les Néo-Dieux ont grandi sur Apokolips, même si le second est né sur le paradis qu’incarnait alors Néo-Génésis. Tous deux ont dû affronter la terrible éducation dispensée par Granny Goodness, qui broie les esprits et les corps afin de former des troupes d’esclaves d’élite pour Darkseid.
Scott n’a jamais cédé, et est parvenu à s’enfuir en conservant son âme libre ; Barda est devenue Big Barda, meneuse des Female Furies, l’armée d’assassins à la solde du maître de la planète infernale.
Cependant, le souffle de liberté incarné par celui qui est devenu sur Terre le Héros Mister Miracle, et l’attirance éprouvée qui est rapidement devenue un amour invincible, ont eu raison des résistances de la jeune femme – qui s’est libérée, elle aussi, des chaînes tant physiques que psychologiques.

Fuyards, les deux amoureux ont trouvé refuge sur Terre, mystérieuse planète qui attire autant Darkseid que Izaya, son adversaire et véritable père de Scott.
Là, ils ont trouvé des alliés, des camarades, des amis… et un foyer.
Eux qui ont connu l’enfer sur Apokolips, eux qui ont connu le faste, la grandeur et la démesure des créations de leur peuple, ont choisi de s’installer dans une bourgade anonyme, dans une maison anonyme, pour goûter enfin le calme et la douceur d’une vie normale et anonyme… au fond, tous deux n’ont jamais cherché que cela : se fondre dans la masse, dépasser leurs destins violents, et mener une existence calme et paisible.
L’Univers ne l’entend pas ainsi, hélas ; mais cela ne les a pas empêché d’essayer, en achetant et entretenant avec soin leur doux foyer, si typique et si agréable.


Si les habitants de Bailey savent, au fond, qui sont leurs voisins, leur politesse et leurs craintes les ont poussé à ne jamais rien dire, à ne jamais poser de questions – même lorsque les réunions de voisinage prenaient un tour étrange, lorsque les réactions de Barda prêtaient à confusion. Tout le monde ne pense pas, pour un conflit avec un entrepreneur, à l’enlever et à lui faire subir la question en présence de sa famille, pour le faire céder ; mais les habitants en ont pris le pli, et goûtent grandement la présence de Héros, qu’ils savent pouvoir appeler au cas où.

Cependant, aujourd’hui, la situation est bien différente.
Alors que rares ont été les attaques qui ont eu lieues ici, aujourd’hui, une créature terrible et terrifiante s’est avancée dans Bailey – et a violemment anéanti la porte de la douce maison de Barda et de Scott Free.
Si le monstre massif et horrible s’avance à l’intérieur, si les voisins appellent déjà la police, tous savent que ce n’est pas de leur ressort… qu’il faut que les propriétaires des lieux gèrent cette crise.
Hélas, ni Barda, ni Scott ne sont présents – mais cela n’implique pas que leur foyer est sans défense.

« Joli discours, big guy. Mais, je m’interroge, gamin… »

Une petite silhouette ramassée se tient devant Lobo, son visage se dessinant dans les volutes de fumée de son cigare. Son regard sombre et déterminé se fixe sur le chasseur de primes…
… confirmant clairement que Obéron ne compte pas s’en laisser compter chez lui.

« … t’es tout seul dans ton slip, ou t’as des copains qui attendent derrière ?! Parce que t’as une sacrée grande gueule, mais pas grand-chose qui va derrière apparemment. »

Le nain serre les dents et attend.
Obéron est l’ancien agent publicitaire de Thaddeus Brown, le premier Mister Miracle, qui avait recueilli le jeune Scott Free peu avant de disparaître. Le Néo-Dieu prit sa suite en hommage, et Obéron suivit, impressionné et inspiré par le nouvel artiste de l’évasion.
Depuis, une amitié sincère est née entre les deux, Obéron s’étant établi dans la maison des Free avec leur accord, veillant dessus en leur absence.

Et si Obéron est, en effet, un nain, celui qui traversa tous les continents et vécut l’équivalent de dix vies n’est pas le premier venu.
Affronter un grand balèze massif et vantard ne fait pas peur à celui qui a déjà hurlé sur Darkseid – mais Obéron n’est pas non plus stupide.
S’il croise les bras et fume en fixant son adversaire, il a préalablement lancé le signal d’alerte aux deux maîtres des lieux… et attend, impatiemment, le choc sonique d’un Tunnel-Boum, signe de leur arrivée.

Cette dernière ne devrait pas tarder – mais ça serait vraiment bien que ça vienne vite, en fait.
Pour Obéron, il est clair que Lobo est une sacrée grande gueule… mais il semble, contrairement à son discours, pouvoir justifier ce qu’il avance. Alors Barda ou Scott ont intérêt à se ramener rapidement, sinon ça risque de tourner vraiment vilain…

(HJ/ Je n’ai pas pu m’empêcher de jouer Obéron pour commencer. Very Happy J’espère que ça ne te dérange pas, très beau message d’ailleurs, très bon Lobo ! /HJ)
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MessagePosté le: Mer 8 Mar 2017 - 10:16
    - Gamin ? Oh bordel de merde. Toi, j'te kiff mon gars.

Là, face à la demi portion qui venait de l'invectiver, Lobo ne put réprimer son hilarité. Il éclata donc d'un long rire sonore, qui emplit l'espace autour d'eux. Il en avait connu des situations cocasses par le passé, c'était évident, mais celle-ci était sans doute l'une des plus drôles depuis un moment. C'est qu'il en avait dans l'caleçon pour tenir tête à The 'Bo. Décidément, y'avait pas à chier : la Terre possédait des trésors insoupçonnés et le vieillard face à lui en faisait clairement parti. Il devait en avoir vu au cours de son existence pour se permettre une telle répartie. Et c'était un plaisir pour le Czarnien.

Alors qu'il parvenait peu à peu à reprendre son calme, essuyant même d'un revers de la main une larme qui s'était écoulée suite à cet éclat, il se déporta légèrement sur le côté afin de laisser la porte et l'extérieur visible. Démontrant ainsi que personne n'était venu pour l'accompagner. Comme s'il en avait besoin, à dire vrai. Puis, se souvenant que lui aussi avait oublié quelque d'important, il tira d'une de ses poches un second cigare qu'il alluma immédiatement. Inspirant avec délectation, il recracha la fumée vers la petite chose qui possédait lui aussi un grand clapet.

S'il admettait que ce gars en avait dans le pantalon, il n'oubliait pas les termes de sa précédente menace. Une parole donnée ne pouvant être reprise, il secouant doucement la tête, comme s'il était attristé par ce qu'il allait devoir faire. Lui qui possédait un égo à la mesure de sa réputation ne pouvait pas prendre au sérieux ce type. Il avait déjà fait l'erreur de sous estimer certaines personnes par le passé mais n'avait de toute évidence rien capté de ces dernières. De toute façon, jamais il n'aurait pu prendre au sérieux quelqu'un qui ne lui arrivait pas au nombril. C'était ça, le bon sens selon lui. Ainsi se penchait-il doucement vers lui, le pointant de l'index, durcissant son ton.
    - J'dois dire que t'as des couilles, Atchoum. Nan sérieux, c'est un compliment hein. Puis tu m'as bien fait marrer aussi. Déjà, sache que The Main Man travaille solo. C'est qu'il n'a besoin de personne, si tu veux tout savoir. C'qui n'est pas ton cas, en fait. Toi, ça n'aurait pas été du luxe que ton Boss soit dans l'coin. Tu vois, j'ai pas mal de qualité mais j'dois être franc : la patience n'en fait pas partie. J'ai des tendances destructrices quand j'reste trop à attendre. J't'avais pourtant poser une question simple, nan ?

Alors qu'il se redressait, il projeta sa chaîne dans la pièce autour de lui, comme un fouet. Le crochet percuta une partie du mobilier présent, détruisant ce qu'il rencontrait, avant de retomber lourdement sur le sol. Avec une lenteur toute excessive, appuyant ses précédents dires, il ramena la chaîne vers lui, laissant toutefois le mou nécessaire pour une seconde attaque. Plus le maître des lieux tarderait, plus il y aurait de casse. Quand au Cerbère qui semblait protéger les lieux, il était de moins en moins sûr qu'il puisse survivre à l'épreuve. Là aussi, simple question de bon sens.
    - Toujours pas envie d'ouvrir la bouche pour m'dire c'que j'veux entendre ? Non ? Bien, dans c'cas... On va jouer à un jeu que j'adore. J'espère que tu l'aimeras autant que moi. Je l'ai appelé "Le nain volant qui fait splash". Ouais, j'sais bien que l'nom est pas terrible. Si t'en as un autre, j'suis tout ouïe.

Il fit un nouveau pas dans la direction du nain, tendant sa main de libre vers l'avant, telle une serre acérée, afin d'essayer d'attraper le petit homme par le col. Une chose était évidente : s'il l'attrapait, il l'enverrait voler au travers de la pièce. Après tout, ne l'avait-il pas prévenu ? Si vous voulez les règles du jeu, elles sont simples :
  • Attraper quelqu'un (les plus petits sont plus faciles à projeter dans les airs mais on peut jouer avec de plus grands personnes aussi).
  • L'envoyer le plus fort possible contre un obstacle (de préférence un mur, ou tout autre support assez dur).
  • Attendre le résultat : vous gagnez si la personne s'est écrasée sur le mur en faisant "splash". Vous devez retentez l'expérience s'il traverse le dit obstacle, perdant ainsi des points. Vous perdez si vous n'atteignez pas l'objectif.
  • Pour rejouer, retrouver un nouvel "objet" à lancer !

    Jeu approuvé par la licence "Master Frag". Fonctionne aussi très bien avec les enfants.




Citation :
Tu as eu raison, c'est vraiment une bonne idée de le jouer un peu ^^ Et merci pour le compliment, j'sens qu'on va bien s'amuser Smile
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MessagePosté le: Mer 8 Mar 2017 - 20:25
Obéron continue de croiser les bras et de serrer les dents en fixant Lobo.
Calme d’apparence, immobile, il apparaît telle une statue, une micro-gargouille protectrice d’un foyer à la porte fracturée. Il ne réagit pas quand la créature cauchemardesque devant lui explose d’un rire gras et sonore, celui correspondant aux brutes épaisses, avinées et généralement stupides puis destructrices ; une telle description collant plutôt bien à l’apparence ainsi qu’au discours du nouveau venu, le nain a bien conscience qu’il court ici un danger important, voir même terrible.
Pour simplifier, Obéron joue ici sa vie. Ça tombe bien, il en a l’habitude.

Lobo se déplace légèrement pour démontrer l’évidence, à savoir qu’il n’est définitivement pas accompagné. Il récupère également un cigare, l’allume et envoie ostensiblement la fumée âcre et désagréable vers Obéron.
Ce dernier ne réagit pas, toujours. Même si l’envie de donner une bonne leçon à cet enfoiré est désormais doublée chez lui – bordel, pense-t-il, où sont mes patchs anti-tabac quand j’en ai besoin, en songeant aux trois mois, quatre jours, douze heures et quelques fichues minutes depuis lesquels il tient sans fumer.

« Et je t’ai répondu simplement, l’albinos. Si t’as besoin de personne, retourne sur ta fichue Harley Davidson et va cramer tes poumons ailleurs.
C’est une propriété privée, ici, et tes pellicules et ta crasse salissent les lieux, ça fait désordre. Barda va faire la tronche et refoutre Queen à fond en faisant le ménage. Si la voix de Freddie le Thermomètre me plaît bien, I want to break free en boucle a tendance à me faire voir rouge, et à me donner des envies de rétablir l’esclavage pour déporter toute idée de liberté… t’imagines, pour un fier Américain comme moi ? Une hérésie, alors ne me l’impose pas… gamin. »


Obéron est, définitivement, une grande gueule lui aussi.
La joute verbale promet donc beaucoup, même si Lobo enchaîne en utilisant directement sa chaîne à l’intérieur de la maison – et en détruisant, déjà, plusieurs meubles en un coup.
Si le nain a pleinement conscience de ce qu’il se passe, il refuse d’offrir le moindre avantage à l’autre, et continue de le fixer sans bouger.
Ce n’est qu’au moment où la chaîne retombe lourdement, et que Lobo reprend par une menace claire, qu’il décide de répliquer lui aussi.

« Le nain volant qui fait splash, c’est trop long et ça fait con. C’est bien une idée de crétin obligé de compenser son syndrome d’Œdipe et sa précocité conjugale en s’appelant The Main Man – bordel, t’es même pas un Humain, tu l’as au moins remarqué, ou alors t’as une telle sale gueule que ta mère t’a fichue à la cave toute ton enfance, rapport à ton teint ?
Appelle ça lancer de nain, au moins. Mais gaffe, les Français l’ont déjà inventé, et ces cons-là l’ont même interdit. »


Obéron sait qu’il va loin – trop, définitivement.
Cela lui a déjà causé bien des soucis, et cela va en provoquer ici ; mais s’il avait décidé de mener une vie sans difficulté et sans la ramener, il… non. Non. Ça n’aurait juste pas été possible.
Obéron a définitivement une trop grande gueule. Heureusement, il a aussi des amis.

Alors que Lobo lève la main pour l’approcher d’Obéron, s’emparer du nain et l’envoyer violemment contre un mur… un surprenant objet rond, jaune et brillant file aux côtés du mercenaire de l’Espace, et vient se placer juste entre lui et sa victime potentielle.
L’étonnant artefact, d’une cinquantaine de centimètres de diamètre, se colle soudain à la main de Lobo – et ce dernier se retrouve soudain soulevé dans les airs, et propulsé au plafond avec une violence certaine !
Très vite, le chasseur de primes brise deux autres plafonds, pour filer finalement dans les cieux, direction l’atmosphère et au-delà ! Il n’aura pas de mal à se libérer et à revenir… mais dans quelques instants. Offrant, ainsi, un temps certain et nécessaire à Obéron pour se reprendre – et accueillir son sauveur.

« Quelqu’un te coupera la langue un jour, mon ami. »

« Seulement parce que j’aurais eu le courage de l’ouvrir à ta place. »

Le nain se tourne, et découvre dans l’avenue la silhouette responsable du sauvetage…
… celle de son vieil ami, Mister Miracle. En l’apercevant, Obéron pousse un soupir de soulagement, et essuie la sueur sur son front.

« T’as mis ton vieux, Scotty. »

« J’étais sur Rann, à solliciter… bref. Je suis venu aussi vite que possible. As-tu reconnu celui que je viens d’expulser ? »

« Non, j’aurais dû ? »

« Il s’agit de Lobo. »

« C’est un nom de produit WC, ça. »

« Il est le seul survivant de sa race, après l’avoir anéantie seul. Il a même été rejeté par l’Enfer, car il y a causé trop de dégâts. »

« Ah, plutôt un nettoyant tout format alors. »

« Rigole autant que tu veux, mais nous avons un vrai problème sur les bras. »

« Plus que la crise de Barda quand elle découvrira l’état de la maison ? »

« Hum… nous avons donc deux problèmes sur les bras, en effet. »

Leur conversation s’achève cependant, alors que Mister Miracle réactive les pleines défenses de sa maison, créant un dôme protecteur au-dessus et autour de cette dernière. Cela ne durera peut-être pas longtemps, mais cela leur permettra de voir venir… et d’attendre l’aide qu’il vient d’appeler, via son émetteur intégré à son costume.
Scott vient d’appeler autant la Justice League que la Justice Society of America et même les Titans… ils ne seront pas trop pour ce qui s’annonce.
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MessagePosté le: Jeu 9 Mar 2017 - 12:34
Il s'amusait comme un petit fou, même s'il ne le montrait pas, passant son temps à menacer ce petit être et à détruire une partie de l'habitation. Généralement, on se couchait lorsqu'il l'ouvrait comme ça. Pour une fois qu'il y avait une résistance, il n'allait pas cracher dessus. Et puis ça augmentait peu à peu son envie de massacre, ce qu'il appréciait réellement. C'est que ce cher Lobo adorait la destruction et plus son envie progressait, plus il pouvait laisser libre court à sa folie. Une vraie partie de plaisir à venir et il attendait déjà ce moment.

Quant à ce nain, sa répartie galvanisait Lobo. Plus l'autre lui répondait, plus il avait envie de faire de même. Et puis cet échange, sans même le savoir, était précisément en train sauver la vie à ce petit être. Un véritable défi, une joute comme il n'en avait plus connu depuis longtemps. Par contre, il ne comprenait pas toutes les remarques de son adversaire du moment. Faut dire qu'il était humain et qu'il devait faire référence à la culture de son propre monde - oui, oui, apparemment les Terriens possédaient une "culture" particulière - et cela retint un instant le geste du mercenaire.

Se redressant un instant, il se gratta la tête, visiblement en pleine réflexion. Freddy Thermomètre ? Puis c'était qui cet Oeudipe dont il venait de faire mention ? Pourtant il s'y connaissait en culture d'autres planètes. Connaître les mondes lui permettait de mieux prévoir ses plans d'action. Mais là... Non vraiment, les choses lui échappaient. Puis quelle idée aussi de faire appel à d'obscures références. Par contre l'idée de faire rétablir l'esclavage n'était pas aussi absurde que cela.
    - De toi à moi, j'crois bien qu'l'idée de m'enfermer quelque part quand j'étais môme les a effleuré. M'enfin, j'suis pas là pour parler d'mon enfance. Déjà, ça t'ferait chialer. Puis ce serait chiant. Puis bon, t'as une grande gueule mais tu t'es vu ? Tes parents à toi, ils t'ont enfermé dans une cage quand t'étais gosse pour que tu fasses cette taille ? Moi à ta place, j'les aurai massacré pour avoir eu ta tronche. J'en ai vu des horreurs dans ma vie, crois-moi. Des bestioles avec des têtes de con, des tentacules sortant d'endroits qui t'ferais faire des cauchemars mon pote. Mais toi, t'es pas loin d'avoir la palme. Par contre, tu dis pas que des conneries. Le nom. Trop long. J'vais reprendre ta proposition. Quant aux Français, j'les emmerde, mon pote. Du coup, on joue ?

Et voilà qu'il retentait de l'attraper. Il y était presque, se délectant déjà de la tronche que ferait ce gars quand il rencontrerait le mur lorsque quelque chose le percuta. Se figeant d'abord en rempart entre lui et son jouet, il n'eut pas le loisir de se poser la question longtemps que déjà l'artefact se collait à sa main. La suite ?
    - Oh putain d'bordel de cul de... WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAWWWW !!!!

Un long cri dénué de tout orgueil tandis que son corps traversait le toit, l'emmenant dans les cieux. Sa chaîne suivit le mouvement, emportant une partie des débris de la maison, occasionnant plus de dégâts encore. Reprenant sa concentration, il analysa un instant la situation tandis que l'objet continuait son ascension vers les cieux. Heureusement pour lui, il était capable de survivre dans l'espace, si cette chose l'y conduisait. Pour autant, il n'avait plus de temps à perdre. Attrapant sa machette, il frappa avec force l'objet qui s'était collé à lui. Quelques coups suffirent à le sectionner, stoppant de fait sa progression. Bordel de merde... La chute allait être terrible. Heureusement, sa moto possédait quelques gadgets montés par lui-même. Une simple pression sur ce petit bouton, là, activerait cette dernière pour qu'elle le rejoigne.

Et tandis qu'il attendait, poursuivant cette fois sa chute libre, il imaginait les pires sévices qu'il ferait subir à celui qui venait de frapper. Car une chose était sûre : ce n'était pas le nain qui avait agi. Son patron était donc rentré. Et ça, ça signifiait quand même que les choses sérieuses allaient commencer. Un vrombissement près de sa position lui fit comprendre que sa bécane arrivait. Il tendit les bras et attrapa le guidon en vol, se positionnant de suite sur cette dernière, déclenchant les turbos pour vite regagner la baraque. Alors qu'il fondait en piquée, il farfouillait pour trouver l'arme qu'il allait utiliser pour sa petite opération. Un sourire sadique apparut sur son visage lorsqu'il l'a trouva. Un joli petit canon dans lequel son bras pouvait s'emboîter. Ah ils voulaient du spectacle ??? Ils allaient en avoir.

Déjà la demeure réapparaissait. Mais quelque chose clochait. Se mettant en équilibre sur le siège de sa moto, il attendit le dernier moment et se jeta dans les airs, poussant un cri rageur. Alors que son véhicule bifurquait pour regagner sa place d'origine, le corps de Lobo approchait de la bulle... Qu'il percuta de plein fouet, sans la fissurer, retombant quelques mètres plus loin dans un grand "crac". Il lui fallut quelques instants pour se relever, essuyant un filet de sang qui s'écoulait de sa bouche, recrachant même une ou deux dents dans la paume de sa main libre.
    - Mais quel enfoiré ! Pas grave. Ca repoussera. J'vais les garder pour mon collier. Quand à c'truc... S'il croit me retenir, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au trognon. The 'Bo va tellement t'abimer qu'tu vas ressembler à un putain de puzzle.

Il mit les dents dans une petite poche se trouvant sur sa veste et reporta son attention sur la défense nouvellement présente. Un dôme protecteur ne saurait l'arrêter. Il arma ainsi son joli jouet, le pointa vers le dôme et ouvrit le feu. Les premiers coups martelèrent la protection sans occasionner la moindre fissure. Mais le chasseur persévérait. Peu à peu, alors que les douilles retombaient autour de lui, la protection faiblit. La force de frappe était conséquente, de véritables obus pour les mortels. Les armes de Lobo étaient bien plus évolués que la plupart des armes humaines. Il entendit comme un craquement. L'heure était donc arrivée de porter le dernier coup pour faire exploser cette merde de défense. Il plaça dans l'arme les cartouches explosives, sifflotant en même temps un petit air "maison" et libéra ces dernières. Le souffle de l'explosion parvint jusqu'à lui, ébouriffant ses cheveux, le faisant même reculer d'un ou deux pas, impactant également les demeures alentours. La maison de Mister Miracle était toujours intact - ou presque - mais plus trace du bouclier.

La fumée se dissipait, la poussière retombait. Négligemment, Lobo se mit l'auriculaire dans l'oreille comme pour en retirer les merdes qui s'y étaient accumulées. Il ôta son arme qu'il plaça en bandoulière sur son dos - juste au cas où il en aurait encore besoin - vérifia qu'il avait bien sur lui les menottes pour garder captif son futur prisonnier, puis il avança, laissant sa chaîne lui ouvrir la voie. Balayant les débris devant lui. Et lui avançait, doucement, au travers de la fumée, le regard emplit d'une détermination nouvelle. La mission débutait réellement. Et malgré la douleur subie lors de l'impact, il était en pleine possession de ses moyens. Un peu mal au crâne quand même mais ça passerait. Déjà la plaie se trouvant sur son visage se refermait. Alors qu'il allait pénétrer dans la demeure, il attrapa quelques grenades qu'il balança dans l'ouverture. Il attendit l'explosion qui survint rapidement. Puis renifla dans l'air, essayant de capter les odeurs qu'il recherchait. Son odorat était exceptionnelle et lors de ses traques, il l'utilisait en permanence. Il prit alors la parole, restant juste à l'entrée.
    - J'sais qu't'es là, face de fion. Allez quoi. Sors un instant, qu'on discute un peu. T'inquiète, j't'en veux pas pour ton p'tit coup en traître. C'était d'bonne guerre. Par contre j'hésiterai pas à buter tes voisins si tu restes cacher. Perso, j'ai rien contre toi, j'te jure. Fais pas ta tête de con, arrête de bouder et viens m'faire un gros câlin.

C'est qu'il en était réellement capable en plus. Et jamais cela ne l'empêcherait de dormir. Après tout, qu'importe les moyens employés tant qu'on parvenait à accomplir sa mission, non ? En attendant, il ouvrit les bras devant lui, comme pour attendre une accolade qui n'arriverait jamais.
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MessagePosté le: Sam 11 Mar 2017 - 22:06
"Laisse-moi y aller, Scott."

"Obéron."

"Laisse-moi y aller... laisse-le-moi. D'ailleurs, j'devrais pas demander, j'vais y aller et c'te face de carème va s'en prendre plein le f..."

"Obéron."

"Il est à moi, Scott. Il est à moi. Il est à moi, et..."

"Obéron."

"Bordel, mais quoi ?! Quoi, Scott ?!"

"Obéron, c'est une situation grave."

"Mais oui, mais oui ! C'est pour ç..."

"Obéron. Mon ami."

A l'intérieur de la maison des Free, Mister Miracle baisse lentement des yeux calmes mais déterminés vers son ami. Ce dernier, qui trépigne sur place, accorde un rapide coup d'oeil vers l'artiste de l'évasion - et il comprend, de suite, qu'il ne plaisante pas. Ce qui accentue, bien sûr, la dangerosité de la situation.

"Scott, ne t'en fais pas, ce blaireau n'va p..."

"Lobo ne peut être pris à la légère, Obéron. J'ai averti des alliés, et j'espère leur venue très vite."

A peine a-t-il terminé que le dôme de protection cède.
Une légère grimace glisse sur le visage du Néo-Dieu, alors qu'il se rend compte que la confrontation se rapproche encore plus.

"Il est une menace cosmique de premier ordre. Je ne peux te laisser l'affronter - et je ne peux le faire, moi, si tu es là."

"Scott, écoute, ne fais pas de conn..."

"Non."

A nouveau, Obéron est interrompu par son ami. Ce dernier ne s'arrête cependant pas là, et utilise la vitesse améliorée de sa race pour pousser brutalement le nain, qui recule...
... jusqu'à tomber dans un Tunnel-Boum, qui vient d'apparaître pour l'emmener bien loin.

"Hum."

Mister Miracle grogne, alors que Lobo l'interpelle directement.
Il prend une grande inspiration, puis sort de sa maison, veillant à ouvrir ce qui reste de sa porte, par courtoisie et politesse.
Il débouche alors sur l'extérieur, et fige son regard sur le mercenaire.

"Bonjour, Lobo. Je me doute que ta présence ici n'a rien d'amical - clairement, même toi, tu aurais eu un peu plus de politesse si ça avait été le cas."

Le masque sensible fait apparaître un sourire triste, alors qu'il continue de s'avancer pour se rapprocher de son adversaire.

"Bien... que me veux-tu, donc ?"

Mister Miracle croise les bras, et attend - en apparence.
En vérité, il a déjà mis au point deux échappées et trois contres possibles, basés sur les techniques habituelles de Lobo. Scott Free a un oeil sur tout et tous dans l'Univers, et le mercenaire n'y échappe pas.
Il serait faible et stupide de nier qu'il a peur... c'est le cas, définitivement. Cependant, cela fait bien longtemps qu'il a décidé de ne pas se laisser mener par la terreur ; et si Lobo est en effet terrifiant, il n'est pas grand-chose face à Granny Goodness.
Donne le meilleur pour m'appréhender, Lobo, se dit-il en pensées, je te promets de faire le même pour m'échapper.

(HJ/ J'ai fait un message qui n'avance pas trop, tout simplement car Miracle n'attaque jamais - on se rattrapera sur la suite. Wink /HJ)
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MessagePosté le: Mar 14 Mar 2017 - 0:49

Si c'est du contact humain qu'il te faut, on doit pouvoir s'arranger.

Avant qu'il n'ait pu ce qui lui arrivait (au propre comme au figuré), Lobo dut sentir ce qui lui fit l'effet d'un boulet de démolition s'abattre dans son dos et le projeter en avant - probablement dans la façade d'une demeure adjacente. Conner n'avait pas pris la peine de calculer la trajectoire - et, à bien y réfléchir, aurait peut-être dû ; mais ayant agi dans l'urgence, il ne lui serait pas venu à l'idée de faire dans la dentelle.
Ne restait qu'à espérer que les informations aient dit vrai, et que les habitants soient d'ores et déjà en train d'évacuer. Puisqu'ils étaient en pleine journée, il était de toute façon probable que les habitants ne soient tout simplement pas chez eux - ce que son ouïe semblait confirmer, mais il n'était pas entièrement sûr de pouvoir s'y fier.

Il fallait l'admettre : les habitants de la Terre commençaient à savoir reconnaître une menace extraterrestre quand ils en voyaient une. Le seul aspect regrettable étaient qu'ils préfèrent faire des reportages sur le sujet que veiller à la sécurité des habitants. Un curieux sens des priorités que Conner aurait volontiers critiqué s'il ne lui devait pas sa présence ici.
« Occupé » à traîner en pleine rue, il avait aperçu les premiers dégâts sur l'un des nombreux écrans dans la vitrine d'un vendeur d'électronique. S'il avait encore eu le moindre doute quant à la nécessité de son intervention, un appel à tous les Titans sur leur ligne directe - il n'était pas sûr de sa participation, mais on avait insisté pour lui donner un communicateur - se chargea de lui donner la confirmation qu'il lui fallait.

Il s'était envolé, sans même prendre le temps de vérifier les détails. L'emplacement était inscrit en bas de l'image ; c'était tout ce qu'il lui fallait. Bien qu'il ait horreur de l'admettre, reprendre contact avec l'ancienne équipe l'avait aussi fait renouer avec sa fibre héroïque. Malgré toutes les questions qu'il pouvait se poser, le « réflexe » d'agir (de réagir) était plus fort que jamais - même si ça voulait dire devoir traverser quelques centaines de kilomètres et trois ou quatre états. Ce n'était pas grand chose pour lui.
Certes, d'autres pourraient être sur place tout aussi vite que lui, mais ils avaient pour la plupart une ville à gérer, étaient probablement déjà aux prises avec leurs propres ennemis. Que ce soit le cas ou non, il ne faut jamais tourner le dos en partant du principe que quelqu'un d'autre va s'en occuper ; c'est ainsi que se produisent les tragédies.

Il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il sente le mur du son se briser sous son élan, et seulement quelques minutes pour arriver en vue de sa destination. Il n'était peut-être pas Superman, et n'aurait pu faire le tour de la Terre de cette manière, mais c'était bien suffisant pour traverser le pays en quelques instants. La situation avait bien sûr eu le temps de s'aggraver le temps qu'il arrive, mais les dégâts n'étaient pas encore critiques...
L'épaule en avant, il s'était donc projeté vers le fauteur de troubles sans ralentir un seul instant, profitant de l'élan accumulé - et voilà le résultat. Il n'avait jamais rencontré Lobo personnellement, mais Superman lui en avait suffisamment parlé pour qu'il sache que quelles que soient ses intentions, mieux valait probablement l'arrêter... Ce que corroboraient le grabuge qu'il avait pu faire avant son arrivée. Et bien qu'il ait entendu sa voix avant de l'avoir en visuel, il put finalement confirmer que celui qu'il affrontait était un visage ami.

Je ne sais pas ce qu'il voulait, mais ça devra attendre une autre fois. fit-il à celui-ci en redescendant, renvoyé de quelques mètres dans les airs après impact.

Ses pieds touchèrent finalement le sol, lui permettant d'arriver à la hauteur de Mister Miracle. Malgré leur différence d'âge - un Néo-Dieu pouvait-il grandir et vieillir comme un humain ? -, il arrivait presque à sa taille, qui n'était déjà pas négligeable ; les bénéfices d'une biologie d'outre-monde. Il put constater qu'il était à priori intact, ce qui le rassura : il était arrivé à temps. On ne pouvait en dire autant pour la maison, mais rien qui ne puisse être reconstruit une fois qu'il n'y aurait plus de fou dangereux dans les parages.

J'ai vu ce qui se passait à la télé. Il pointa du doigt l'hélicoptère qui observait la scène quelques pâtés de maison plus loin, s'aidant d'une caméra longue portée. Je ne savais pas que c'était vous. Ça va aller ?

Éprouvant apparemment une gêne physique, il bougea le bras pour faire travailler l'épaule, ressentant encore l'engourdissement dû au choc. Ses facultés n'étant pas encore à leur paroxysme, il arrivait qu'elles se montrent inégale - que sa super-rapidité ou sa super-force soient plus que son endurance n'en pouvait supporter. Pas de grand chose, mais assez pour avoir à le regretter.
Lobo n'avait peut-être pas la peau aussi dure que lui, mais rentrer à pleine vitesse dans une masse comme la sienne ne se faisait pas sans dégâts. Une chance qu'il ne soit pas près de se relever - on peut toujours espérer. À Metropolis, leur association avait déjà fait ses preuves ; il serait toutefois bon qu'ils s'en sortent sans raser un quartier de la ville, cette fois.


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