Les comics que vous lisez en ce moment

Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 16, 17, 18, 19, 20, 21  Suivant
AuteurMessage
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Sam 28 Avr 2018 - 7:56
Hum 2017 serait-elle l'année des retours improbables ? En effet, ce comics m'a fait l'effet de la saison 3 de Twin Peaks (donc c'est un excellent effet !), car il s'agit de...

LOVE AND ROCKETS (volume 4), 1-4 (FANTAGRAPHICS, 2017)

... et en plus c'est en format magasine !


Je m'explique : à l'origine "Love and Rockets" est un mag' de comics, publié déjà chez Fantagraphics, et consacré à l'oeuvre des trois frères Hernandez : Jaime (également auteur de Mr. X), Gilbert (également auteur de Birdland) et Mario (également auteur de... en fait, de rien ^^).

Si l'oeuvre de Jaime tourne par moments autour de la science-fiction rétro (avec son héroïne Rocky et son courageux robot Fumble), elle est essentiellement consacrée à Maggie, Hopey et leurs amis, des punks vivant dans un quartier hispanique de Los Angeles (Huerta ou Hoppers 13) au début des années 80. Avec le temps, nos punkettes grandiront (sans jamais s'assagir) et progresseront dans leur vies respectives. Ce qui est déjà de bon à noter, c'est que nos héroïnes grandissent en même temps que le lecteur !

Gilbert, quant à lui, entre deux biographies de Frida Kahlo et deux délires surréalistes, s'intéresse à une petite ville fictive d'Amérique Latine, Palomar, éloignée de toute civilisation et dans laquelle il se passe toujours quelque chose. La saga de Palomar tourne énormément autour de l'arrivée de Luba, une femme qui donne des bains et que tout le monde prend pour une prostituée. Mais (et la chronique serait trop longue), là encore Gilbert va développer une saga sur la durée et nos héros vont vieillir, se marier, avoir des enfants, partir aux USA, ...


Enfin, Mario sera le moins prolifique des trois frères en ne signant que de temps à autre des récits diablement compliqués mais diablement bien fichus.

Et ce sera la première incarnation de Love and Rockets, en format magasine, et ça durera pendant 50 numéros, publiés entre 1982 et 1996 (j'ai acheté les deux derniers au moment de la sortie et ça a été une révélation).

Puis les frères Hernandez vaqueront à des projets individuels avant que Gilbert et Jaime ne reviennent sur une deuxième incarnation de Love and Rockets en format comics. Cela durera 20 numéros de 2001 à 2007.

Une troisième incarnation de la série sera publiée entre 2008 et 2016 sous format TPB à raison d'un numéro par an. 8 numéros seront publiés.

Et là, depuis 2017, tous les 3 mois, Jaime et Gilbert (toujours pas de Mario) ont repris le format magasine au grand plaisir des fans ! Je viens de lire ça avec délectation ^^

Il y a pour le moment 3 histoires qui sont publiées en même temps :

- l'histoire de Jaime consacrée essentiellement à Hopey et à Maggie. Elles ont maintenant la cinquantaine et ont chacune un partenaire stable (Hopey est mariée et a un gosse, Maggie est à la colle avec Ray Dominguez... personnage avec qui elle avait eu, dès la première incarnation de la série, une liaison). On les retrouve à un revival punk à l'occasion duquel elles retrouvent leurs copines de l'époque (Daphne, Terry, Izzy) et elles écoutent les groupes punks locaux qui jouaient à Huerta quand elles étaient gamines. D'ailleurs, si beaucoup de gens se souviennent d'Hopey (qui était bassiste d'un de ces groupes), tout le monde semble avoir zappé Maggie ! En parallèle, à cette séquence, on a pas mal de flashbaks qui nous renvoient au début des années 80, quand Maggie et Hopey se sont rencontrées chez Del, le dealer du coin. On a le droit aussi (n'est ce que du fan service ?) à des scènes qui avaient été évoquées dans les premières séries mais qui n'avaient jamais été montrées, comme la fois où Del (qui est un gros porc dégueu) a roulé sa première pelle à la toute jeune Maggie... Bref, c'est génial et c'est un vrai travail sur le temps, la mémoire, la vie... En marge de tout cela, on suit aussi - à Huerta - les aventures de Vivi-la-grande-gueule, de Tonta sa petite sœur pas aimable et de Gomez la pote de celle-ci... comme pour montrer que la roue tourne mais que les ado d'aujourd'hui sont un peu comme ceux d'hier ? En bonus, la rencontre de Vivi avec un véritable esprit de la forêt !


- l'histoire de Gilbert m'a un peu paumée, en revanche. Ça gravite toujours autour de Palomar (même si elle ne s'intéresse là qu'aux expatriés de Palomar aux USA). Visiblement Fritz, la demi-sœur de Luba (l'héroïne de la première incarnation de Love and Rockets), a été mariée à Pipo (une habitante de Palomar reconvertie dans les affaires) et ont eu - via une mère porteuse - une gamine, Baby Fritz. Elles sont dorénavant divorcées, se font la gueule, et Baby Fritz essayent de renouer contact avec Fritz. Là encore, il y a beaucoup de flashbacks... dans lesquels Fritz manifeste sa peur de vieillir, Baby Fritz se met en 4 pour emmerder sa mère et attirer son attention... Bref, là encore les thèmes sont toujours le temps qui passe et la mémoire mais en plus les difficultés relationnelles mère / fille sont évoquées ! D'autant plus que Baby Fritz va apprendre qu'elle a une jumelle, Rosario... En outre, Gilbert nous gratifie d'un flashback spécial Palomar qui nous apprends les tenants et aboutissants d'une très vieille histoire (datant du début de la première série et plus exactement de la première histoire de Palomar ^^) : la mort par balle de Manuel, tué par son meilleur ami Soledad, jaloux de la relation qu'il avait avec Pipo ! Et en bonus ultime, on a une parodie du Dr. Who (avec une réflexion sur le star-systeme et le show-business) !


- la seconde histoire de Jaime relève de la SF rétro. Anima, Lumina et Isla sont trois aventurières perdues sur une planète hostile et qui n'aspirent qu'à rentrer chez elle. Si Anima a des pouvoirs assez étonnants (elle est forte, se comporte comme un vampire, peut augmenter sa taille, ...), elle est amnésique. Lumina, elle, est une exploratrice qui - semble-t-il - s'est retrouvée dans cette galère en cherchant un mystérieux artefact. Isla est sa sœur et elle s'est perdue... en allant chercher sa frangine ! Et à leur poursuite, il y a le corps des Hellmets, des casques qui viennent se fixer sur un porteur et lui conférer d'immenses pouvoirs, tout en lui faisant perdre la raison ! Et au dessus des Hellmets, il y a de drôles de petits être qui font furieusement penser.... aux Gardiens dans Green Lantern ! Je dois avouer bien aimer cette histoire bonus qui est très fraîche et sympathique !


Bon je m'arrête là : pour moi, ce revival est une véritable réussite ! Pour celles et ceux que ça intéresserait, la quasi totalité des histoires de Jaime et Gilbert tirées des volumes 1 et 2 (et une partie de celles du volume 3) de la série ont été publiées en VF. Je reviendrai dessus lors d'une chronique ultérieure !

Un must-read, un vrai de vrai.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Dim 29 Avr 2018 - 7:53
Bon, j'ai enfin pu lire, après des années de recherches...

RAW, 1-3 (RAW, 1980-1981)

... soit le légendaire magasine édité par Art Spiegelman et Françoise Mouly et qui a eu pour contributeurs tout un tas de gens, américains ou canadiens (Christ Ware, Charles Burns, Julie Doucet, Robert Crumb, ...) ou provenant des quatre coins de la planète ! C'est également ce magasine qui a vu la pré-publication de "Maus" (Spiegelman) mais également d'une première version du "Here" de Richard McGuire.


Bref, un truc qui fait saliver d'avance l'amatrice de bédé que je suis. Et puis, j'en avais tellement entendu parler en lisant d'autres ouvrages de Spiegelman (MetaMaus, A l'ombre des tours mortes) que forcément j'avais envie de le lire.

Ceci est donc chose faite avec ce "Read yourself Raw" un TPB format magasine rééditant - grosso modo - l'intégralité du contenu (couvertures comprises) des 3 premiers numéros du magasine, déduction faite des pages consacrées à Maus qui ne posent aucune difficulté à être trouvées ailleurs (genre dans le TPB de Maus : un must-read absolu).

Car Raw, comme c'est culte et branché, c'est absolument introuvable. Les numéros se vendent à - grosso modo - 100 dollars pièce. Et on a beau être passionnée, il y a quand même des limites ^^

Alors c'est quoi le concept de Raw ? A la base ça part d'une déception et d'une rencontre. Une déception en ce que Spiegelman est revenue du comix underground et de la contre-culture californienne. Il a fait un séjour en HP, il a pris de la drogue, il a dessiné et scénarisé des trucs très "sex, drugs and rock'n'roll" et... il s'aperçoit que tout cela tourne, un peu, à vide. En gros, que la contre-culture est vite devenue très convenue : c'est un truc où il convient d'être trash, de mettre du sexe et de la violence, etc...

... et pour Spiegelman c'est justement ça l'ennemi à abattre : les trucs convenus. Il ne voit finalement aucune différence entre la bédé de super-héros et l'underground. C'est cadré. Normé. Donc pas sa came, en somme.


Il a essayé de lancer, à ce titre, un magasine "Arcade" qui n'a pas fonctionné. Il a pas mal travaillé dans les années 70 et ça a, d'ailleurs, donné "Breakdowns" (cf. supra) dans lequel Spiegelman théorise le fait qu'entre un comics et une oeuvre d'art "sérieuse", il n'y a pas de différence absolue. Un comics peut être de l'art ! Mais maintenant, il ne reste plus qu'à en faire, des comics d'art ^^

Ça c'est la déception initiale.

La rencontre maintenant. Spiegelman rencontre à la fin des années 70 une étudiante en architecture française, Françoise Mouly, qui s'est initiée aussi à l'impression. Ils se mettent rapidement à la colle (et ils se marieront et auront deux enfants ^^) et ils vont ensemble visiter la France... où Spiegelman découvre la bédé européenne (des albums cartonnés, en grand format, sur du beau papier et qui traitent de tout un tas de sujets divers et variés). Le couple ramène pas mal d'albums dans leurs bagages, albums qu'ils montrent à leurs amis...

... et un constat intervient : pourquoi, on n'a pas ça aux USA ? Pourquoi Jacques Tardi (Adèle Blanc-Sec, Ici Même, Nestor Burma) n'est-il pas traduit ?

Et - alors qu'il s'était juré de ne plus jamais faire de magasine - Spiegelman lance avec son épouse Raw.

Comme je l'ai indiqué c'est un format magasine (donc une vraie cochonnerie à ranger dans votre bibliothèque mais idéale pour décorer une table de salon). On y trouve tout un tas de pépites. Déjà, il y a des traductions de Tardi, de Munoz et Sampayo et de Joost Swarte. Mais tout ça, en France, on a déjà ^^

Ensuite, il y a le meilleur de la bédé d'avant-garde nord-américaine. Outre les planches de Spiegelman et celles - plus rares - de Françoise Mouly, on retrouve dans ce recueil quelques inédits de Charles Burns (Black Hole, Big Baby), une histoire particulièrement bien fichue de Bill Griffith (Zippy), les aventures d'Amy et Jordan, deux collocs neurasthéniques dans un monde urbain particulièrement flippants (Mark Beyer) mais aussi des oeuvres plus conceptuelles et particulièrement indescriptibles !

Et je parle même pas des deux suppléments qui sont agrafés au magasine : un petit livret dans un format plus petit qu'un comic-books signé Art Spiegelman et des cartes à collectionner (qui racontent une histoire à trous d'Amy et Jordan) signées Mark Beyer... Il y a fort à parier que Chris Ware, au moment de concevoir son Building Stories (divisé en plusieurs parties réalisées à des formats différents et regroupées dans une boite), s'est un brin inspiré de Raw.


Enfin, on a des rééditions d’œuvres du temps passés : des planches du "Dream of the Rarebit Fiend" de Winsor McKay (1906) ou du français Caran d'Ache (1897 !), ainsi qu'une adaptation d'un court texte d'Alfred Jarry (1901)... le tout pour nous montrer que l'art de la bande-dessinées, ça date pas d'hier !

Bref, Raw est un objet d'art et un comics. En tant que tel, c'est distrayant et beau, dérangeant et stimulant, ça éveille plein de sensations et ça mérite donc le coup d’œil !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Mar 1 Mai 2018 - 12:15
Bon, j'ai pu le relire...

CAT CLAW, 1-11 (YU STRIP, 1981-1986)

... le seul comics yougoslave de ma connaissance (bon, y a aussi le travail de Darko Macan et Edvin Bukovic sur Grendel notamment ^^) ! A l'époque, j'en avais lu dans des recueils de COMICS USA, le défunt mag' de BD de chez Glénat consacré aux comic-books...


... ça m'avait fait l'effet, à l'époque, d'être une parodie légère (avec une héroïne légèrement vêtue qui avait souvent du mal à conserver ses vêtements) de Spiderman tel qu'il avait pu être dessiné par John Romita !

Je suis tombée - non pas sur l'édition yougoslave mais sur celle, en anglais, publiée par ETERNITY (MALIBU GROUP) à partir de 1990 et je dois admettre m'être bien amusée !

A la base, vous l'aurez compris, on a un magasine yougoslave, YU STRIP, qui cherche à trouver (j'imagine pour des questions de coût ou pour faire face à une demande) du super-héros yougoslave à publier... Le scénariste / dessinateur Bane Kerac répond présent et nous propose cette héroïne sympathique et déterminée qu'est Cat Claw ("la Chatte" en VF) ! Contrairement aux super-héros à la française dont nous gratifiera Jean-Yves Mitton à peu près à la même époque (Mikros), Kerac place l'action de sa série - non pas dans son pays - mais aux USA ! Raison pour laquelle j'ai toujour cru qu'il s'agissait d'une série américaine, mais bref !

Tout commence par Carol Conor, une étudiante en biologie un peu coincée et qui cherche à réussir - avant tout - ses études, à l'inverse de sa collocataire, l'évaporée et fashion Jeannie. Pour cela, Carol traîne le soir pour aider dans ses expériences le Dr. Baker (dont elle est peut-être un peu amoureuse ?). Sauf que ce soir là, elle est exposée à des radiations et griffée par un chat radioactif (OK, on est dans la parodie... ou l'hommage ?). Et suite à cela, Carol découvira ses pouvoirs de félins : elle a des griffes rétractiles (qu'elle a un peu du mal à contrôler), elle y voit parfaitement dans le noir, elle peut grimper partout et elle est super-agile !


Et en plus quand Jeannie subit une tentative d'agression, elle est obligée d'intervenir et de se servir de ses pouvoirs pour sauver son amie. Du coup, Carol décide de prendre le sobriquet de Cat Claw et de courir les toits, la nuit venue, pour sauver la veuve et l'orphelin...

Bien entendu, elle est un peu voleuse : elle chipe de quoi se fabriquer un costume et devient dès lors la cible de la police et du très inefficace Inspecteur Battleball, un flic hypocondriaque et dépressif. Sans compter qu'elle a également à ses trousses le séduisant Phil Fireball, un reporter au Daily Loudpspeaker dirigé par le très vénal Piggy Porter...

... Spiderman ? Vous avez dit Spiderman ?

Bon, pis y a les vilains : des mafieux idiots, un savant fou (le Dr. Morse), la Chose (enfin Grgur), un loup-garou...


... et le dessin de Kerac, clairement en hommage à celui de John Romita.

Bref, si vous aimez les vieux Spiderman, si vous aimez ce héros qui cherche désespérément à concilier sa vie civile avec sa vie de héros costumé alors... Cat Claw est aussi pour vous ^^ C'est frais, c'est drôle, c'est léger, c'est tout ce qu'un comic devrait être ! Un hommage fait par quelqu'un qui a une passion réelle pour les comics !

A ma connaissance 44 épisodes ont été écrits et dessinés par Kerac jusqu'en 1994. En tout cas, c'est une vraie curiosité !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Mer 2 Mai 2018 - 21:38
C'est avec pas mal d'émotions que j'ai pu tenir le Saint Graal des comics entre les mains, le lire et maintenant vous le commenter ! Car, chers forumistes j'ai pu lire...

BIG NUMBERS, 1 (MAD LOVE, 1990)

... soit le premier numéro de la mini-série d'Alan Moore / Bill Sienkiewicz jamais achevée (il n'y aura que deux épisodes, le script du troisième et... that's all !) et prenant pour point de départ le travail du mathématicien Benoît Mandelbrot sur les figures fractales (des figures dont la structure est invariante par changement d'échelle, un peu à la manière des poupées russes).


Cela avait été publié par le label de Moore, "Mad Love" (qui publiera aussi, à mon souvenir, les premiers numéros de "From Hell" avant de faire faillite... je crois me rappeler que "Mad Love" appartenait à Moore & à sa femme de l'époque & à l'amante de cette dernière), en grand format et sur du beau papier. Bref, ça a coûté une blinde.

Sans compter le fait que c'était illustré par Sienkiewicz qui n'est pas connu pour être le dessinateur le plus rapide. L'action y est - extrêmement - lente. A vrai dire sur les 40 pages du premier numéro, il ne se passe pour ainsi dire... rien.

Bref, ça s'est mal vendu (65.000 exemplaires pour le premier numéro, ce qui est relativement nul quand on est auréolé du succès de Watchmen ; 40.000 pour le second numéro).

Mais Kevin Eastman (le créateur des Tortues Ninjas), blindé de thunes, a accepté d'accueillir la suite dans sa maison d'édition, Tundra (qui est ce qui s'apparente le plus à une machine à perdre du fric). Sauf que... Sienkiewicz et Moore s'embrouillent grave. Sienkiewicz lâche l'affaire et Moore doit le faire remplacer par son propre assistant, Al Columbia qui, grosso modo, n'a jamais rien publié...

... et à en croire Eddie Campbell (le dessinateur de "From Hell") dans sa BD autobiographique "Alec" Columbia pétera grave un câble à travailler sur "Big Numbers" n°4 (le n°3 aurait été illustré par Sienkiewicz mais ne serait jamais sorti en raison de la brouille entre les deux auteurs). Du coup, Columbia DETRUIRA son propre travail et disparaîtra de la circulation (avec l'avance sur ses droits d'auteurs payée par Tundra.

Du coup, fin de Big-Numbers-le-comics, début de Big-Numbers-la-légende.


Car, je dois admettre qu'après avoir lu ce numéro 1, je suis bien en peine de vous raconter ce dont ça parle. A en croire, wikipedia, il s'agirait pour Moore de montrer en quoi la macroéconomie thatcherienne influe sur les habitudes de consommation et de vie des habitants de la ville anglaise de Hampton... montrant que tout cela n'est qu'une question d'échelle, comme pour les figures fractales de Mandelbrot...

... mais, très honnêtement j'ai rarement été aussi perplexe devant un comic-book. Nous avons une jeune femme, une romancière, Christine qui revient à Hampton après s'être exilée pendant 10 années à Londres. Elle avait quitté sa famille pour subir un avortement. Et là, après une rupture sentimentale, elle revient et se remémore son départ. Elle croise Janice, sa sœur, dont le mari Keith est un légume suite à un accident. Elle contacte des amis qui ne se souviennent plus d'elle ou n'ont pas de temps à lui consacrer, son père qui a l'air d'avoir des troubles psys. Croise sa mère qui vient d'être licenciée de la cantine de l'hôpital psy. Et, c'est à peu près tout pour notre héroïne (du moins, c'est elle qui est en couverture).

A côté de Christine, nous voyons une mamy voleuse qui sort de taule, deux fous relâchés de l'Hôpital psychiatrique et qui n'ont pas l'air plus guéris que ça, un professeur d'histoire qui disserte sur l'histoire d'Hampton, un architecte qui présente son projet pour Hampton, un jeune prodige qui explique à son père que la vie a la forme et la structure d'une fractale...

On voit les liens qui existe entre les événements. Comme si un cycle se crée. Et l'on a du mal à distinguer le présent du passé. Le rêve de la réalité. Et...

... l'on sent quelle oeuvre immense aurait pu être "Big Numbers". D'ailleurs, Moore a expliqué à qui voulait bien l'entendre que ce projet n'aurait pu être réalisé en comics (il ne le réalisera pas non plus au cinéma), comme si "Big Numbers" ne pouvait être qu'une expérience-limite.

Reste deux numéros dont celui-ci qui est tout simplement extraordinaire. La narration est époustouflante car à partir de presque rien Moore arrive à créer une émotion, une tension. Le dessin est à couper le souffle : jamais Sienkiewicz n'a été aussi bon. On a l'impression d'être aux portes du paradis des comics et de tenir le Graal entre les mains...


... pas de fin, pas de réédition mais c'est - sur ce seul numéro - un chef d'oeuvre absolu. Par certains aspects ça me fait penser au "Signal to Noise" de Gaiman / McKean mais c'est une oeuvre incomparable et inégalable.

Alors, peut-être que oui elle ne devait pas être achevée. Peut-être est-ce pour cela que Columbia a pété un câble ?

Une véritable oeuvre d'art.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Mer 2 Mai 2018 - 21:39
Je suis jalousie. Razz
Je vais lire avec plaisir ta chronique !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2018 - 18:52

Clap de fin pour Rogue & Gambit avec ce #5, et Kelly Thompson conclue joliment cette mini-série à l'intrigue prétexte à mettre en avant le couple déchiré et déchirant ; et ça fonctionne, notamment pour ceux qui aiment les personnages.
Via une petite leçon de vie, une vraie envie d'avancer de la part des deux héros, une pirouette facile mais si clichée que le lecteur peut en rire (car l'auteure en joue, clairement), et un final sobre mais qui peut permettre d'envisager un futur enfin constructif (ou non, c'est plutôt libre, même si l'envie semble être là), la scénariste achève une histoire simple, mais agréable.
Une bluette, littéralement, très joliment dessinée par Pere Perez fort inspiré. Un beau moment de lecture sans prétention, une compréhension totale et un amour pour ces personnages si attachants - oui, une vraie réussite. En espérant une suite, ou en tout cas plus de place pour Kelly Thompson !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2018 - 19:02

Avec Avengers #1, Jason Aaron, auréolé des succès critiques et populaires qui en font désormais "le" scénariste de Marvel, et Ed McGuinness, qui n'accumule plus les numéros mais est souvent puissant dans ses planches, ont la lourde tâche de relancer la franchise. Via le seul titre, en remplacement de trois voire quatre autres avants (Avengers, USAvengers, Uncanny Avengers, Occupy Avengers), et alors que Marvel veut profiter de son Fresh Start pour se relancer, le pari est important, surtout en cette période de succès absolu pour la branche cinéma.
Et, après ce #1, le pari pourrait être réussi - car ce début fonctionne très bien.
En surfant sur les Prehistoric Avengers, et donc sur Marvel Legacy #1, Aaron amuse, mais se concentre très vite sur un événement classique mais important : la réunion de la trinité, la discussion à l'origine de la recréation de l'équipe ; et ça prend bien. Si Cap' est un peu en retrait, et "basique" dans son approche, je trouve que l'auteur gère extrêmement bien Thor (le contraire serait surprenant) et Stark, en opposition avec la reconstitution du groupe par les fondateurs (et avec de bonnes raisons). Evidemment, les événements se bousculent, des personnages éclatés vont se réunir bientôt, face à une menace bigger-than-life (mais ici justifiée, vu l'ampleur), et tous vont se réunir... classique, mais efficace.
Avec, je le répète, une bonne gestion des personnages et des camps (le trio Thor/Rogers/Stark, le duo Black Panther/Dr Strange), un danger énorme, ce #1 fonctionne bien : les dialogues sonnent justes, c'est dynamique, notamment grâce aux planches puissantes et très éclairées, joyeuses, positives de McGuinness.

Un bon lancement, donc.
A voir la suite, mais j'en serais avec curiosité et surtout entrain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2018 - 19:58

Et voici le lancement de la saga du retour de Wolverine... saga, oui, car comment appeler autrement un ensemble basé sur un one-shot, quatre mini-séries de quatre épisodes chacune (!) et dix back-ups dans des titres Marvel ?
Si l'éditeur a fait disparaître son Griffu dans des conditions assez pitoyables (sur le fond de l'histoire, et la forme qu'elle a prise), il met les bouchées doubles pour le ramener - mais ça ne veut pas dire que cela sera bien fait.

Commençons par le one-shot initial : Hunt for Wolverine, par Charles Soule (un scénariste guère brillant, mais un solide artisan, déjà à l'origine de Death of Wolverine, naze mais téléguidé par l'éditeur) et David Marquez.
Qui, étonnamment, fonctionne bien !
En effet, en utilisant des personnages très connus (les Reavers) et les Mutants principaux des X-Men, Soule parvient à créer une petite histoire bien fichue, qui fonctionne en elle-même et se concentre sur une attaque du mausolée de Wolverine... qui, finalement, ne contient pas le cadavre.
Avec une idée simple, mais intelligente et cohérente, Soule évacue le problème et même la blague du corps coincé dans la chape d'adamantium, puis finalise en préparant les quatre mini-séries ; classique, prévisible, mais efficace.

Pour lancer les hostilités, ce one-shot fonctionne bien, et est très bien illustré par un Marquez en forme ; ça prend bien, c'est cohérent, c'est fluide, et ça rend presque curieux sur la suite !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2018 - 20:03

Après le one-shot Hunt for Wolverine, voici la première mini-série dérivée - Hunt for Wolverine : Weapon Lost, qui débute avec Charles Soule au scénario, encore, et Matteo Buffagni aux dessins.
Et si le numéro de lancement fut une agréable surprise, ce #1 est bien rédhibitoire pour cette mini-série, centrée sur l'enquête de Daredevil, missionné par Kitty Pryde pour retourner les bas-fonds et savoir où est Logan ; en recrutant, au passage, l'Inhumain Frank McGee, Misty Knight et Cypher. Mais ça ne fonctionne pas.
Lent, long, mal rythmé, avec une ambiance de polar qui correspond bien à Daredevil, mais qui semble si décalée avec l'atmosphère générale de Hunt for Wolverine... ça ne prend pas ; d'autant que le lien Daredevil/Wolverine n'a rien d'évident, et que ça en devient trop vite une saga de Daredevil, rien d'autre.

Les dessins de Buffagni sont bons mais dans la gamme de DD, même si le rendu du héros n'est pas extra (le visage et le masque ont l'air de cosplays) ; hélas, ça ne sauve pas un #1 lourd et sans intérêt. La suite sera sans moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 3 Mai 2018 - 20:41

DC Nation #0, ou un one-shot comprenant trois petites histoires faisant office de préludes à trois grands moments à venir dans l'univers DC.
En premier, Tom King & Clay Mann se retrouvent pour le retour du Joker, se préparant ou préparant le mariage de Batman & Catwoman. Première utilisation "au présent" du Vilain par l'auteur, ce passage est dans la veine d'histoires classiques du personnage... ni plus, ni moins. Rien de novateur, rien de surprenant, rien de choquant, mais efficace ; sans plus vraiment. Il faut le talent du dessinateur pour donner un véritable intérêt à ce moment sympathique, mais qui sera rapidement oublié.
En second, Brian Michael Bendis & José Luis Garcia-Lopez poursuivent le prélude à la prise en main de la franchise Superman par le scénariste. Après un prologue d'action dans Action Comics #1000, sur Superman lui-même, voici un prélude sur Clark Kent et le Daily Planet... mais sans Loïs, absente voire disparue, avec un mystère et une nouvelle journaliste troublante. Bendis semble vouloir isoler le héros, l'affaiblir sur ce plan-là, et si je n'adhère pas forcément, j'attends de voir. Le scénariste se perd dans le trop long et démonstratif discours de Perry White, mais il commence à construire un Clark vulnérable et qui intériorise difficilement ses troubles, à voir ce qu'il va faire. Garcia-Lopez assurant joliment, c'est un passage qui intrigue, et donne envie de lire la suite ; efficace dans son objectif.
Enfin, Scott Snyder/Joshua Williamson/James Tynion IV & Jorge Jimenez montrent déjà les quatre Justice League de No Justice en action - et ça me botte. J'aime ce qui semble être un gros délire fun, coloré et bigger-than-life, c'est dynamique, les interactions pourraient être très bonnes, et ça donne une ampleur à la Justice League et à ses personnages qui me botte. Oui, je suis clairement fan.

En définitive, le one-shot remplit son office : il prépare trois grands moments, intrigue, donne envie de découvrir le coeur des sagas ; une réussite, mais petite, car si c'est agréable, c'est fait soit sans originalité (le premier), soit de manière maladroite (le second), alors qu'il y avait la possibilité d'être fun et d'appâter vraiment (le troisième).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Ven 4 Mai 2018 - 21:55

J'ai lu je-ne-sais-où que cette saga du titre de Tom King est un "petit" Flashpoint, cette fois-ci avec Batman ; un Batpoint, on va dire. Ce n'est pas faux.
On retrouve, ici, un changement de la réalité à cause d'un événement du passé, un sauvetage temporel, la survie des Wayne comme la survie de Madame Allen ; avec d'énormes conséquences dans le présent. Là où Flashpoint était fun mais allait trop loin dans les conséquences de la survie de la mère de Barry (j'ai toujours du mal à comprendre comment cela a pu changer la zone de chute du vaisseau de Superman), ce Batpoint est de moins grande ampleur, et l'absence de Bruce Wayne en Batman peut, réellement, avoir impacté tous les personnages qu'on croise, différents ; mais tout ne fonctionne pas non plus.
Jason Todd en entrepreneur qui commercialise des sécurités anti-effraction de voiture ? Rigolo, mais je n'imagine pas le personnage de base, le petit voleur paumé et agressif, monter une affaire légale. Le Joker lui-même ? Difficile à envisager sans l'influence de Batman dans sa création (quelque soit la version). Et Dick Grayson Batman violent et tueur ? Fun dans l'idée, mais d'où viendrait l'idée du Bat-symbole ?
Bref, ce monde de Batpoint est rigolo, mais ça ne va pas vraiment loin ; comme cette saga, en fait.

Après le choc de départ dans le numéro précédent, ce Batman #46 continue l'observation de ce monde - mais est moins fort, moins percutant, moins réussi ; prévisible, mais Tom King ne parvient pas à tenir le rythme. C'est un peu lent, un peu déséquilibré, un peu mal fichu dans les détails, et un peu lourd sur le "bonheur" de Bruce.
Je comprends l'idée, je vois le principe, et je valide le concept de base, même si l'auteur flirte encore avec des idées déjà vues ailleurs (au hasard, la plante Black Mercy, ou évidemment Flashpoint) - et la caractérisation de Booster Gold, insouciant dans le précédent, ici perturbé, perdu et même touchant dans sa détresse... mais ça ne se lance pas vraiment, en fait ; ça reste un ensemble rigolo, mais creux.

Si Tony S. Daniel assure grosso-modo, sans rendre son meilleur travail mais en étant très correct, si tout se lit bien, ça se traîne quand même, et ça ne décolle pas. A voir la suite, mais le temps jusqu'au mariage au #50 semble un peu long...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Ven 4 Mai 2018 - 22:35

The Terrifics #3 n'a rien de passionnant.
Si, dès le début, j'ai été déçu par cette série, dont j'espérais trop, mais qui peut offrir un divertissement sympathique en singeant les F.F., ce numéro ne donne rien de tout cela. On a droit à une baston mollassonne, des interactions lourdes et déjà fatigantes, des blagues nazes, et des clins d'oeil eux aussi tout sauf légers à des éléments bien connus.
Jeff Lemire ne trouve pas la recette pour ces F.F. bis, mais surtout ne les rend pas attachants. Phantom Girl est une coquille vide, qui risque de virer à la pleurnicheuse (même si, en fait, sa situation est abominable, et tout le monde s'en fout). Plastic Man est un moulin à blagues, mais sans rien derrière. Metamorpho joue au gros dur mais ça ne prend pas, et ses interactions avec les autres sonnent faux. Et Mr Terrific est littéralement un connard arrogant, égocentrique et insupportable... je le connais peu, mais ce n'est pas l'image que j'ai de lui.

Joe Bennet fait au mieux pour palier l'absence/départ d'Ivan Reis (qui aurait pu finir le premier story-arc, quand même), mais s'il s'en sort bien, l'ensemble ne permet pas de sauver ce numéro.
Cette série s'enfonce ; curieux de voir si ça peut encore remonter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Sam 5 Mai 2018 - 23:40
Je crois que je suis repartie dans une vieille obsession car j'ai lu...

LOVE AND ROCKETS (volume 1), 1-50 (FANTAGRAPHICS, 1982-1996)

... et plus exactement une compilation, "Amor y cohetes", regroupant l'ensemble des histoires courtes publiées dans ces 50 numéros et qui ne se rattachent ni à la grande saga de Jaime Hernandez (Locas), ni à celle de Gilbert Hernandez (Palomar). Et j'ai pris énormément de plaisir à redécouvrir ces petits chefs d'oeuvres !


Tout comme "Love and Rockets" qui regroupe le travail de Jaime, Gilbert et Mario Hernandez (identifiés en tant que Los Bros Hernandez), ce TPB réimprime du matériel de chacun des trois frangins...

S'agissant de Jaime (Mr. X), tout d'abord, on peut lire les histoires de "Rocky et Fumble". Rocky est une adolescente qui s'ennuie et qui n'a comme seul ami que Fumble, un petit robot qui lui permet de voyager dans l'espace... en passant par des portails dimensionnels qui apparaissent un peu n'importe où. Ensemble, ils vont vivre des aventures très SF et très rétros, devenant potes avec Cheetah, une androïde super-héroïque... jusqu'au jour où le portail qu'ils ont traversé se refermera leur privant de toute possibilité de rentrer sur Terre ! Paradoxalement, au fil des histoires, le ton - d'abord léger de la SF - se fera plus lourd, plus mélancolique. "Rocky et Fumble", c'est l'histoire du retour impossible, du fait que nous devons profiter de nos proches tant qu'il en est encore temps !

On retrouve également deux histoires de Maggie & Hopey qui n'ont pas trouvé leur place dans les autres TPB de la série "Locas". L'une est un souvenir d'enfance de Ray Dominguez qui se rappelle que quand il était gosse le Ku Klux Kla s'était réuni à Huerta (la banlieue de Los Angeles où l'action de "Locas" se déroule) pour se mater "Naissance d'une nation" de D.W. Griffith. Comme toujours dans ses histoires de gosses, Jaime Hernandez sait être convaincant et troublant d'émotion. Une vraie réussite ! Quant à l'autre histoire, c'est un délire (limite un cadavre exquis... mais seul ?) autour du thème des œufs de Pâques ! Avec Maggie et Hopey en plein délire psychédélique !


On a également, chose marrante, un épisode de "Palomar" (normalement de Gilbert Hernandez) signé Jaime Hernandez. Parce que les deux frères ont échangé leur séries le temps d'un épisode...

... ce qui nous amène aux histoires de Gilbert Hernandez contenues dans ce recueil ! L'une des plus notables est celle intitulée "Hernandez Satyricon" (hommage à Fellini ? A Petrone ?) dans laquelle Gilbert va utiliser les personnages de "Locas" et les mettre à sa sauce... Penny Century est une super-héroïne (comme elle l'a toujours voulu sous la plume de Jaime Hernandez), Maggie a repris son job de mécanicienne et Hopey se languit à nouveau à la maison. L'action se déroule dans le désert, alors que diverses équipes de recherche (dont celle de Maggie) tente d'en savoir plus sur ce mystérieux trou noir qui est apparu sur Terre...

... et en 15 pages, mon cœur de lectrice a définitivement été conquis !

Outre ce véritable tour de force, Gilbert nous gratifie de l'une de ses plus anciennes histoires : BEM. Dans ce récit, un criquet géant dévaste des îles pendant qu'une version pré-Palomar de Luba essaye de la dompter ; BEM, un criminel terrifiant (limite Voldemort) s'évade d'une prison et se remet à tuer (sans qu'on le voit jamais) ; un détective, Castle Radium, est à la poursuite de BEM ; enfin Leonore, une jeune précognitive, fait office de narratrice jusqu'au moment où elle décide d'intervenir...


... Gilbert est un maître du surréalisme. Il a un véritable sens de l'absurde et un goût prononcé pour la narration non-linéaire. J'adore. Et je me rends compte que mon sens de l'imaginaire doit beaucoup au travail de Gilbert Hernandez !

On a aussi droit aux histoires de "Music for Monsters", de la SF rétro avec Bang et Inez, deux gamines qui explorent des planètes et se battent contre des monstres... certains épisodes m'ont très légèrement rappelé le travail de Moebius sur "Major Fatal", ce qu est plutôt une bonne chose ^^

Gilbert nous gratifie de l'intégrale "Errata Stigmata", consacrée à son héroïne qui a des stigmates et beaucoup de problèmes dans la vie à cause de ça. Le récit "Tears from Heaven", consacré aux origines de l'héroïne, est d'ailleurs bouleversant et m'avait profondément marquée ^^


Sous le même titre "Twitch City", Gilbert nous donnera deux excellentes histoires : l'une consacrée à la journée d'une fliquette dans une mégalopole qui n'a rien à envier celle de Mr. X, l'autre à un fictif groupe de punk...

... d'ailleurs, Gilbert nous fera une bio illustrée, dans ce TPB, de l'artiste mexicaine Frida Kahlo qu'il (et que je) vénère.

Enfin, on finit de manière apocalyptique les histoires de Gilbert (je vous fais grâce de ses deux excellents récits sur Dieu, le Diable et la Mort) avec "My Love Book", un recueil d'histoires très personnelles d'une page ou deux. Il nous parle de la mort de son père, de sa rencontre avec sa femme, de ses aspirations artistiques jusqu'à... son propre suicide (qui n'a jamais eu, lui, lieu) !


Le dernier frère, Mario, est plus effacé mais non dénué de talent. Quatre récits sont réimprimés de lui. Le premier "Somewhere in California" est le meilleur et de loin : il s'agit d'une histoire mêlant un Roi en exil, un petit fumeur de shit, des scientifiques extra-terrestres et un terroriste international... le tout dans un motel qui va partir en fumée ! Décrit comme ça, ça a l'air d'être un joyeux bordel mais c'est très plaisant à lire ! Il y aura deux suites, reprenant plus ou moins le même contexte (les extra-terrestres en moins). Enfin, Mario signera une histoire courte traitant des muses maltraitées ^^

Bref, vous l'aurez compris : un TPB éminemment sympathique à lire mais qui ne dispense nullement de lire le reste de cette marchandise hautement additive qu'est Love and Rockets !

C'est en VO en revanche, contrairement au reste de la série qui a eu une édition française ^^


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Mer 9 Mai 2018 - 21:00

Avec ce Detective Comics #980, James Tynion IV livre l'avant-dernier numéro de sa longue, riche et passionnante prestation sur la série - et s'il gère toujours aussi bien ses personnages, ses rebondissements, le dynamisme de ses scènes d'action, il réussit en plus un tour de force absolu.
Si, d'ores et déjà, il est l'auteur qui a le plus surfé sur le principe du REBIRTH, à savoir l'arrivée d'éléments de la continuité DC Classique dans l'univers post New52, notamment via des allusions à Conner Kent et surtout le BatTim du Futur, et les Titans of Tomorrow, il passe carrément un niveau au-dessus ici... et c'est bon !
Avec son sens du timing, la gestion de ses personnages encore, l'auteur réussit à donner un coup de fouet terrible à sa saga qui se termine, avec une utilisation superbe de l'émotion mais surtout de Stephanie Brown - longtemps présentée comme "inférieure" dans la Batfamily, même illustrée comme "faible" ou "faillible" dans ses scénarios, la jeune femme devient ici littéralement bad-ass, et apparaît comme la sauveuse potentielle de tout Gotham !
Une grande réussite, encore, que même les dessins de Scot Eaton, beaux mais un peu en-deçà du standing très haut du titre, ne parviennent pas à gêner ; vivement le final !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Mer 9 Mai 2018 - 21:47

Benjamin Percy, le scénariste qui a réussi l'impossible pari de concilier le personnage classique de Green Arrow à partir du New52 et de la proposition intéressante mais divergente de Jeff Lemire, embarque sur Nightwing avec le #44, et j'en profite pour faire de même. Si j'aime bien Dick Grayson, je n'ai jamais eu le "truc" qui me donne envie de le suivre régulièrement, donc c'est un peu un saut dans l'inconnu ici... et bien m'en a pris !
Au-delà des superbes dessins de Christopher Mooneyham, aux traits très européens et à la bonne gestion de l'ambiance urbaine, le scénario est malin. Si la menace n'est pas clairement identifiée, la base est présente, le principe est intéressant car on plonge dans des préoccupations actuelles et un contexte assez prégnant - mais, surtout, Percy s'intéresse à l'humain, et ça fonctionne.
Son Dick Grayson, grand nostalgique, old school, presque technophobe, va devoir affronter le Dark Net, et l'auteur construit bien son personnage, qui se désespère du manque de rapports humains, qui se joue plus qu'il ne subit l'aura de Batman (en actant, comme message tacite, qu'il ne pourra pas être comme lui, donc il n'essaye pas), qui contacte Batgirl plutôt que Bruce, qui vit dans la ville autant qu'il la protège... oui, clairement, c'est bien fait.
Ce n'est que le début, mais la base est bonne ; j'ai envie de lire la suite, pas uniquement parce que l'intrigue me semble une bonne idée, pas uniquement parce que les dessins sont superbes. J'ai envie de lire car j'accroche à ce Nightwing - donc, oui, vivement la suite !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Mer 9 Mai 2018 - 22:31

Après la lecture de Justice League : No Justice #1, où Brainiac mate les Héros de la Terre pour les forcer à s'unir sous sa bannière, et via quatre équipe bigarrées entre Héros/Monstres/Vilains pour affronter quatre Oméga Titans qui vont tout détruire après avoir été libéré par la fin de Dark Nights : Metal, le constat pour moi est clair... c'est con, mais c'est bon. 😃
Avec ce principe base complètement over-the-top, mais assumé, le trio Scott Snyder/James Tynion IV/Josh Williamson a la lourde tâche de mener un casting trop fourni, contre une menace clairement bateau, qui fait doublon après le Avengers #1 d'Aaron et McGuinness, où Célestes et Méchants Célestes s'affrontent ; clairement, tout ne fonctionne pas, dans ce premier numéro sur quatre de cette mini-série, mais c'est suffisamment fun pour que ça me plaise.
Ne s'attardant pas sur les détails, le trio d'auteurs va vite, et c'en est rafraîchissant ; plusieurs personnages font tapisserie, mais l'ensemble parvient à tenir le choc, notamment grâce à une Amanda Waller fourbe mais maline. Efficace, donc, mais la suite devra tenir la dragée haute.
Cependant, si ce commencement m'a autant plu, c'est grâce au talent extraordinaire de Francis Manapul, dont les planches épatent et illuminent la lecture ; quelle puissance, quelle réussite. Rien que pour les dessins, la saga vaut le coup... et le reste est tellement dans la veine "c'est con mais c'est bon" que je sens que ça va bien me plaire !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Sam 12 Mai 2018 - 18:34

Le one-shot Hunt for Wolverine m'avait plu, surprise très classique mais efficace, mais Hunt for Wolverine : Weapon Lost #1 avait été une douche froide ; je me suis lancé dans ce Hunt for Wolverine : The Adamantium Agenda #1 avec un peu d'appréhension, craignant de lire une autre déception.
Heureusement, non.
Tom Taylor, un scénariste que j'aime bien pour ses Injustice et son Superior Iron Man, s'en sort bien ici, en replongeant entièrement dans l'ambiance des New Avengers de Brian Michael Bendis, avec beaucoup de dialogues, des vannes, un comics d'atmosphère "à la cool" ; et ça rend plutôt bien, oui, car l'auteur maîtrise cette atmosphère, mais aussi les personnages.
Avec un cliffhanger prévisible mais surprenant (même si, d'un coup, j'ai peur que les quatre mini-séries ne débouchent sur rien par rapport à Logan...), et des dessins de RB Silva très corrects et adaptés à l'intrigue, ça donne un numéro fort agréable. Je me dis maintenant que ces mini-séries ne feront sûrement pas avancer le "truc" sur le retour de Logan, mais ça peut accoucher, ici, d'une petite saga fun entre ces quatre personnages qui peuvent bien fonctionner ensemble (Stark, Jessica Jones, Luke Cage, Spider-Man).
Bref, curieux de la suite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Sam 12 Mai 2018 - 19:17

Attiré par une critique positive de Comic Box, mais aussi par le scénariste qui monte, Donny Cates, dont je n'ai rien lu jusque-là, je me suis lancé dans ce Venom #1. Plus jeune, j'aimais bien Venom pour son côté sombre, violent, de morale ambivalente... mais ça m'est passé, et j'ai longtemps fui le symbiote, même si la période Remender fut rafraîchissante.
Après ce premier épisode, je me rends compte de combien, finalement, ce personnage peut être intéressant quand il est bien traité - et, surtout, combien ce Donny Cates peut être bon !
En gérant très bien le duo Eddie Brock/Venom, en installant une ambiance lourde, horrifique, schizophrénique, de thriller conspirationniste, il surfe sur des choses déjà vues... mais ailleurs, et qui rendent ici très bien pour amener Venom dans une autre direction ; qui s'avère très intéressante, car neuve pour lui.
Avec, cependant, un personnage de mentor rappelant un peu trop l'Ezekiel de Spider-Man, cet épisode peut être une fondation puissante pour une grande saga ; ou non, car tout peut encore s'écrouler, et je reste un peu prudent.
Il n'empêche que ça démarre très bien, avec un très bon scénario, et un Ryan Stegman au top, qui confirme le bien qu'on peut penser de lui, et qui s'intègre idéalement dans l'ambiance voulue par Cates ; un très bon départ, oui. Maintenant, à voir la confirmation !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 05/12/2016
Messages : 3379
DC : Ra's Al Ghul.
Situation : Cherche sa propre voie.
Localisations : Metropolis.


MessagePosté le: Dim 13 Mai 2018 - 0:52
Ah, je ne partage malheureusement pas ton enthousiasme en ce qui concerne Venom. Ça vient peut-être du fait que j'aie lu la série précédente ainsi que Venomized (qui était tout pourri), qu'il soit récemment apparu dans X-Men Blue (que je suis aussi), ... J'ai un peu un sentiment de gavage en prévision du film et ça m'agace.
Si j'ai apprécié le côté « horreur » qui n'est pas sans donner un petit aspect lovecraftien à la chose, je n'aime pas l'idée qu'on nous sorte du chapeau qu'il y avait déjà des super-soldats dotés de symbiote avant Flash Thompson... Je trouve que ça défait l'originalité et l'intérêt de tout ce qui fait Agent Venom (que j'aime beaucoup, sans doute même plus qu'Eddie Brock).

En fait, j'ai le sentiment que Marvel, pour éviter le retcon, « comblent les vides » partout où ils peuvent... Comme ils l'ont fait récemment en inventant une soeur à Peter Parker (...) ou en nous sortant que Tony Stark avait été adopté (...²).
Certes, au moins pour le coup ça a un intérêt narratif (parce que dans les deux autres cas, voilà), mais ça me fatigue un peu de voir qu'ils se sentent obligés d'implanter des trucs « en amont » de certains éléments de scénario qui fonctionnaient très bien par eux-mêmes.


« No cape. No tights. No offense. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t4444-superboy-rebirth http://dc-earth.fra.co/t4287-superboy-i-m-no-superman
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Dim 13 Mai 2018 - 1:07
Tu n'as pas tort, sur tes deux arguments.
Clairement, Marvel fait du "gavage" avec Venom, en préparation du film, avec une "venomisation" récente... de laquelle je me suis tenu à l'écart, et les séries que je lis aussi ; du côté, j'ai vu ça de loin, sans subir cela.
Après, oui, d'autres soldats avec le symbiote, ça enlève la particularité d'Agent Venom - mais ce n'est pas non plus incohérent ; oui, Marvel et notamment Cates combent les vides, mais au fond le personnage de Venom est tellement vide et creux à la base (une version méchante et enragée de Spider-Man, un type et le symbiote qui veulent se venger de Peter, on en fait vite le tour) que ça ne me gêne pas.
En outre, c'est cohérent avec les avancées dans l'Espace, avec Flash dans les Guardians, où on voyait que les symbiotes avaient une vie, une structure, une existence ailleurs.

Franchement, ça ne me gêne pas ; ça me rend curieux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 05/12/2016
Messages : 3379
DC : Ra's Al Ghul.
Situation : Cherche sa propre voie.
Localisations : Metropolis.


MessagePosté le: Dim 13 Mai 2018 - 1:14
Tu n'as rien raté, ça ne volait vraiment pas haut.
De toute façon, beaucoup d'events Marvel récents sont très « forcés » (Civil War II...) pour coller à l'actualité du MCU ; j'espère juste qu'Infinity Countdown ne suivra pas le même chemin. Venomized est évidemment dans le même cas, tout comme Venomverse avant lui.

Disons que je trouve que Marvel a déjà usé le principe des symbiotes jusqu'à la corde depuis un long moment : pour moi, ça aurait dû s'en tenir à Venom - Carnage - Toxin (que j'aimerais bien revoir d'ailleurs) et éventuellement Anti-Venom.
Les ressortir à toutes les sauces, je trouve - une fois encore - que ça rend la chose moins spéciale, que leurs utilisations sont moins lourdes de sens, même si ce n'est pas illogique car comme tu le dis il y a une entière population de ces machins. Ce n'est certes pas incohérent, mais est-ce que c'est intéressant ? Bof.
C'est comme quand ils nous ont sorti il y a quelques années qu'il y avait eu un « autre » Captain America noir en parallèle de Steve Rogers ou quelque chose comme ça (j'ai entendu le scandale que ça a causé plus que je ne m'y suis réellement intéressé) : je ne vois pas ce que ça apporte, en fait.


« No cape. No tights. No offense. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t4444-superboy-rebirth http://dc-earth.fra.co/t4287-superboy-i-m-no-superman
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Dim 13 Mai 2018 - 14:20
Conner Kent || Superman a écrit:
Tu n'as rien raté, ça ne volait vraiment pas haut.
De toute façon, beaucoup d'events Marvel récents sont très « forcés » (Civil War II...) pour coller à l'actualité du MCU ; j'espère juste qu'Infinity Countdown ne suivra pas le même chemin. Venomized est évidemment dans le même cas, tout comme Venomverse avant lui.

Je m'en doute.
Cette course constante derrière les adaptations ne mène à rien, hélas, car les lecteurs dits nouveaux ne viennent pas.

Citation :
Disons que je trouve que Marvel a déjà usé le principe des symbiotes jusqu'à la corde depuis un long moment : pour moi, ça aurait dû s'en tenir à Venom - Carnage - Toxin (que j'aimerais bien revoir d'ailleurs) et éventuellement Anti-Venom.
Les ressortir à toutes les sauces, je trouve - une fois encore - que ça rend la chose moins spéciale, que leurs utilisations sont moins lourdes de sens, même si ce n'est pas illogique car comme tu le dis il y a une entière population de ces machins. Ce n'est certes pas incohérent, mais est-ce que c'est intéressant ? Bof.

Oh, il y en a eu bien d'autres. Razz
Les années 90 et leur noirceur ont mis Venom en avant (avec Wolverine, Punisher, Ghost Rider), on a eu Ann Weying :

Et même beaucoup d'autres dans Lethal Protector :


Après, les années 90 ont multiplié les symbiotes comme monstruosités sans esprit, des bêtes vicieuses ; les années 2000 ont multiplié les symbiotes troublés, entre bien et mal, utilisant le symbiote pour le bien en se contrôlant ; maintenant, à voir ce que cette fin des années 2010 peut donner.
Personnellement, cette histoire secrète des symbiotes, cette histoire dans l'Histoire, ça me rappelle des lectures BD que j'ai bien aimées, comme Le Chant des Stryges, et ça me plaît bien ; ça n'est pas original, mais c'est une autre direction pour Venom.

Ca plutôt qu'une énième attaque contre Parker, hein.

Citation :
C'est comme quand ils nous ont sorti il y a quelques années qu'il y avait eu un « autre » Captain America noir en parallèle de Steve Rogers ou quelque chose comme ça (j'ai entendu le scandale que ça a causé plus que je ne m'y suis réellement intéressé) : je ne vois pas ce que ça apporte, en fait.

Ha, tu devrais t'y intéresser : au-delà du scandale, le fond et la forme sont passionnants.
Le fond, c'est de surfer sur des révélations réelles, celles que les soldats afro-américains étaient plus maltraités que les blancs dans l'armée US ; une vérité, mais aussi ailleurs, la France a aussi utilisé ses tirailleurs sénégalais ou ses soldats algériens comme de la chair à canon, quand elle ne les abandonnait pas sans vivres pendant des semaines.
Là, on voit que, avant de tester sur des blancs, on teste sur des noirs... après avoir testé sur des souris ; en gros, avant de tester sur la population blanche, on vérifie vraiment que ça ne risque rien avec des noirs, qu'on considère comme moins importants, sacrifiables. Terrible, cohérent avec l'époque, brutal mais pertinent - car ça change entièrement le contexte de l'origine de Captain America, qui passe de héraut de l'Amérique à dernier sujet d'une expérience inhumaine (car, oui, les afro-américains testés ont été abandonnés à leurs sorts).
Après cela, la mini-série initiale est surprenante, mais bien faite ; et ça permet, vraiment, de donner un écrin terrible et cynique à l'histoire, mais aussi de l'inclure dans la réalité. Oui, ça se serait plutôt passé comme ça que dans la version romancée, dans notre monde, car l'armée US, aussi, était dégueulasse ; tout comme les USA ont mis des Japonais dans des camps de concentration, eux aussi, même si c'est passé sous silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Dim 13 Mai 2018 - 22:01
Citation :
Je viens lire X-Men Gold #1-20.
Et c'est bien mieux que je le pensais.

(...)

Pas la série de l'année, pas la meilleure série X-Men, pas originale... mais agréable à suivre, avec de bonnes interactions, et un esprit "à l'ancienne" qui rappelle de bons moments. Ça manque toujours de "grande" et "bonne" série X-Men principale, mais X-Men Gold fait clairement le job comme titre d'action et de super-héros.

J'ai enchaîné avec les X-Men Gold #21-27.
Ca passe toujours bien.
Le titre n'a rien d'original, ou même de profond. L'orientation initiale était de ramener les X-Men au rang de super-héros, sauveteurs des innocents et du monde ; l'objectif est rempli, même si le début montrait les mutants contre une menace éloignée d'eux (Terrax), alors que la suite et toute la série en fait les font se confronter à des dangers classiques de la franchise.
Mais ce n'est pas grave. Marc Guggenheim gère bien sa série d'action, d'aventure, où tout va très vite, où les rebondissements se succèdent, où les menaces sont vaincues mais reviennent, où il y a clairement un fil conducteur entre les sagas, où les événements se répondent ; c'est classique, mais c'est bien fait, ça rend la série vivante et ça donne envie de lire la suite.
Cependant, à l'inverse, l'auteur va souvent trop vite : les personnages sont peu creusés (Storm est trop en retrait, sa récente évolution est intéressante mais part d'un élément trop usité, au point qu'on est surpris qu'elle explose pour être enfermée dans une cellule en isolement après d'autres moments où sa psychose a pu intervenir), les émotions sont assez superficielles, les évolutions semblent expédiées (le couple Rachel/Kurt rend bien sur le papier mais n'a quasiment pas été construit, le retour du couple Kitty/Peter a un historique mais aussi un passif qui est trop vite évacué).
En soi, ça va vite, c'est plutôt fun, les sagas sont courtes mais intenses (dans ces nouveaux épisodes, on voit le retour de la Brotherhood et de Mesmero, puis les X-Men en prison, puis une équipe de remplaçants montée par Iceman & Rogue, puis le retour de l'ennemi de la saga dans la Zone Négative, puis une extension du groupe, puis le retour de la menace rampante de la politicienne xénophobe et de la super-Sentinelle) - mais ça va un peu trop vite, pour réellement "croire" aux interactions entre personnages.

En conclusion, X-Men Gold est toujours sur la même gamme : rapide, intense, fun, bien référencé, série très orientée sur l'action et l'aventure - mais ça va un peu trop vite, ça survole ses personnages et ses rebondissements.
Cela reste une lecture agréable, malgré une irrégularité graphique qui fait passer du beau au très faible ; rien de grave, ça ne gâche pas un ensemble très correct et solide, bien plus que beaucoup des volumes X-Men de ces dernières années.
Je serais de la suite, pour cette série qui peut plaire aux fans et ne perd pas de temps, même si elle devrait un peu ralentir. M'enfin, c'est déjà bien comme ça, vu le passif récent de la franchise !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Inscription : 18/01/2016
Messages : 3791
DC : Razorsharp, Dolphin & Tara Markov
Localisations : Ivy Town
Shadowpact
Justice League
MessagePosté le: Jeu 17 Mai 2018 - 19:46
Hum, celui-là c'est une vraie curiosité...

AGONY (RAW BOOKS, 1987)

... curiosité dont j'avais déjà vaguement parlé lors de ma chronique des trois premiers numéros du magasine Raw. Il s'agit en fait d'un "récit" de 170 pages consacré aux "aventures" d'Amy et Jordan, deux jeunes gens évoluant dans l'univers très inquiétant de Mark Beyer.


Une fois que l'on a passé outre le dessin stylisé au maximum, presque enfantin (mais assez inquiétant) de Beyer, on se retrouve dans un univers sombre et désespéré : Amy et Jordan sont des colocataires dont on ne sait pas grand chose. Sont-ils amants ? Amis ? Ou juste réunis par un sort funeste qui s'acharne contre eux ? On n'en saura rien. On sait qu'ils partagent un appartement dans une ville peuplée d'êtres terrifiants... s'agit-il de monstres ? Ou bien ne sont-ils que d'innocents patients déformés par les angoisses de nos héros ? La question demeurera également entière.

Et leurs "aventures" ? Elles consistent en 170 vignettes tenant sur une page chacune. Décousues ces vignettes partent du licenciement pour "incompétence" d'Amy et Jordan. Ils vont au cinéma pour se changer les idées mais sont agressés dans la rue par un monstre coupeur de tête... qui décapite notre héroïne sur le champ ! Est-ce la fin d'Amy ?

Eh bien non, car comme des damnés Amy et Jordan meurent un nombre innombrables de morts mais reviennent toujours grâce à une solution absurde (une greffe de tête, un ours qui sort de nulle part pour les sauver, un dieu poilu et ailé qui les chasse de l'enfer souterrain pour les envoyer dans un appartement douillet).


"Agony" est une oeuvre noire qui fait un peu penser au travail sur l'étrangeté et l'angoisse de Daniel Clowes (notamment "Comme un gant de velours pris dans la fonte") ou au "Black Hole" de Charles Burns. Il y a aussi une forte dose d'absurdité qui a pu faire dire qu'Amy et Jordan sont comme les "héros" de Samuel Beckett dans "En attendant Godot" ou "Fin de partie". D'ailleurs le dispositif d'Amy et Jordan n'est pas exempt d'une certaine forme d'humour (noir) : on rit doucement aux malheurs de nos héros (qui ont toute notre sympathie) car - de manière métaphorique - ils ne font - au fond - que tenter de se démener avec le monde dans lequel ils vivent, comme tout le monde. "Agony" ne propose pas une solution pour améliorer le monde mais encourage juste à créer, chacun, sa petite île déserte, que cherche désespérément Amy et Jordan et qu'ils trouvent - temporairement car un loup armé d'un couteau est tapi derrière la porte - dans un appartement à eux, loin des horreurs du monde...

Quoiqu'il en soit, "Agony" est une expérience à vivre ! Entre Burns, Clowes et "Megg, Mogg & Owl"... "Agony" ne serait-il pas leur papa à tous ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t3372-fiches-rp-de-jade-liberty-belle-ani
Inscription : 29/06/2014
Messages : 10110
DC : The Bat ; The Atom ; Fate ; Lex Luthor.
Situation : Réincarné.
Localisations : En pleine évasion.


MessagePosté le: Jeu 17 Mai 2018 - 21:38

Tom King & Tony S. Daniel finissent leur saga en trois partie dans Batman #47, où Booster Gold a littéralement foiré en empêchant la mort des parents Wayne, en créant un monde où rien n'a fonctionné ; avec, maintenant, un Bruce Wayne en mode Punisher, après que ses parents âgés soient décédés indirectement à cause de Booster.
Après une introduction brutale mais réussie, une poursuite solide bien que les détails ne soient pas cadrés, le scénariste conclue ici de manière assez prévisible, mais avec efficacité. C'est, clairement, Booster qui tient ici la vedette, mais un Booster réellement rendu fou par ses échecs répétés et leurs conséquences ; intéressant, d'autant plus que l'auteur sait utiliser sa science des dialogues pour faire mouche.
Mais, malgré ces éléments solides, et un final bien fichu, ainsi que des dessins très clairs et agréables d'un Daniel définitivement à l'aise ici, ce "Batman-point" ou "Batpoint" ne m'a pas convaincu. Pas assez finalisé, pas assez construit dans ces fameux détails, il fut un moment surprenant et fun, bien que glauque, mais ça ne va pas plus loin.
King meuble, en attendant le mariage. Il le fait joliment, en valorisant Janin ou Daniel ou Jones, mais il meuble quand même ; vivement qu'on arrive au "gros truc", quand même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://dc-earth.fra.co/t2742-l-odyssee-de-mister-miracle#28695 http://dc-earth.fra.co/t2525-mister-miracle
Contenu sponsorisé

MessagePosté le:
Revenir en haut Aller en bas
 

Les comics que vous lisez en ce moment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 17 sur 21Aller à la page : Précédent  1 ... 10 ... 16, 17, 18, 19, 20, 21  Suivant

 Sujets similaires

-
» Les comics que vous lisez en ce moment
» Quel(s) livres lisez vous en ce moment?
» Ce que vous lisez en ce moment
» Ce que vous lisez en ce moment
» Combien de livres lisez-vous en même temps?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DC Earth - Forum RPG Comics :: Plateforme partage :: L'univers Comics :: Comics-