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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 17:40
J'imagine que ce comics n'est pas inconnu à qui que ce soit dans le forum, mais je n'avais pas encore lu le fameux Superman : Red Son :


Mark Millar au scénar, Dave Johnson au dessin cette mini série uchronique place le man of steel en Russie mettant les Etats Unis à genoux dans une guerre froide semblant être gagné d'avance par la patrie rouge

Premièrement je suis un grand fan des univers parallèles, alors voir superman en grand représentant du communisme portant même son symbole sur sa poitrine à la place de son légendaire "S", il y'avait de quoi m'intriguer, je suis loin de penser que c'est un immanquable, mais ce petit ovni à bien sa place dans la longue lignée de la mythologie du leader de la justice league.

Un petit partage pour ceux qui ne l'avait pas encore lu, je n'en suis pas un grand fan mais je trouve qu'il mérite qu'on y jette un oeil si ce n'est pas pur curiosité. Smile
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 20:34
C'est une très bonne version divergente de Superman !
J'ai particulièrement aimé le final, même si la présence du Batman m'a semblé "poussée". Un très bon souvenir de lecture. Smile
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 20:43
Je crois que j'avais lu quelque part que le Superman d'Injustice était partiellement inspiré de celui de Red Son, non ?


« No cape. No tights. No offense. »
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 20:56
Moui, pas d'accord. Le Superman Red Son est fondamentalement gentil et sympathique, là où Superman Injustice est vraiment brutal et extrême...
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 21:22
miracle -> moi c'est plutôt l'inverse j'ai plutôt aimé l'apparition du batman russe x) cela dit comme toujours les goûts et les couleurs...
Pour ce qui est du Superman despote c'est vrai que le parallèle peut être facile Connor, mais comme dit Miracle la nuance est assez vite marqué dans le comics, le Superman russe est nourri d'idéaux qu'il a connu dès l'enfance au contraire de celui d'injustice qui à plutôt vécu un traumatisme insurmontable :/
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 21:39
En fait, j'ai aimé le look et le caractère du Bat-Russe, mais j'ai trouvé que son origine était "forcée" : autant le principe est bon, autant le lien avec les chauve-souris est survolé, et du coup ça m'a un peu "bloqué" ; mais sinon, c'est une excellente lecture. Smile
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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 22:36
J'ai jamais lu Red Son mais à la lumière de tout ce que l'on répète - notamment dans ces colonnes - ça donne drôlement envie !

Sinon, notre Helena Bertelli en avait déjà parlé, j'ai lu...

BATGIRL AND THE BIRDS OF PREY REBIRTH, 1 (2016, DC COMICS)
BATGIRL AND THE BIRDS OF PREY, 1-6 (2016-2017, DC COMICS)

... que vous pouvez acheter et lire en français, en kiosque, chez Urban (dans le cadre de la collection Batman Rebirth Hors-Série), pour la modique somme de 5,90 € depuis quelques jours !


Bon comme ça vient de sortir, je vais pas spoiler grand chose et directement donner mon avis : c'est plutôt sympa et ça vaut son pesant de cacahuètes !

Côté équipe artistique, je ne connais pour ainsi dire personne... mais nous avons deux frangines au scénario (Julie & Shawna Benson) qui se débrouillent plutôt bien pour nous servir une histoire pleine de rebondissements, avec des personnages que l'on prend plaisir à suivre et une certaine fraîcheur. Good Point donc !

Le dessin est d'abord signé Claire Roe seule (BATBOP REBIRTH & BATBOP 1), puis en duo avec Roge Antonio (BATBOP 2-3) pour laisser enfin la place à ce dernier en solo (BATBOP 4-6). Si les épisodes dessinés par Claire Roe sont un poil plus agréables à regarder, les deux auteurs ont un style suffisamment proche pour ne pas dépareiller et donner une impression d'ensemble plutôt cohérente.


Bref, de la bonne came je vous dit !

Pour le reste, l'histoire commence par un prologue (le Rebirth) dans lequel on revient sur la carrière passée des Birds of Prey, sur comment Batgirl est devenue Oracle après Killing Joke et sur comment Black Canary s'est retrouvée à l'aider. On évoque l'opération réussie de Batgirl et on retrouve une Batgirl en pleine forme, prête à castagner des malfrats...

... jusqu'au moment où elle découvre qu'un mystérieux hacker a repris son identité d'Oracle et tuyaute - grâce à elle - des malfrats.

Les deux jeunes femmes vont donc se lancer dans la recherche de cet Oracle inconnu (le Faux-racle dit Black Canary dans la VF). Sur leur chemin, elles croiseront Huntress qui a des mafieux à dessouder... et voici les Birds of Prey au grand complet, avec trois caractères bien différents et bien trempés.


Ce premier story-arc est franchement chouette et ne laisse présager que de bonnes choses pour la suite. Les interactions entre personnages sont assez savoureuses. Bref, un bon moment de comics ! A recommander, donc !


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MessagePosté le: Lun 3 Juil 2017 - 23:51
Personellemenet, et ce depuis quelques semaines, je me tape l.entière comicologie Green Lantern, depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui. J'ai dowloadé ce fichier monumental en ligne sur un site... Et je me suis laissée aspirer!

Je viens de passer a traver Emerald Twilight et l'intronisation de Kyle Rayner comme Green Lantern! Souhaitez moi bonne chance pour la suite XD
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MessagePosté le: Mar 4 Juil 2017 - 21:05
Et du coup, Emerald Twilight, ça vaut quoi ?

Jade, j'ai aussi acheté cette BD !
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MessagePosté le: Mar 4 Juil 2017 - 23:40
@Mister Miracle a écrit:
Et du coup, Emerald Twilight, ça vaut quoi ?

Laisses-moi te résumer la trame en quelques lignes et quelques images. C'est, pour commencer, une saga en trois parties qui décrit la chute d'Hal Jordan en tant que Green Lantern après la destruction de Coast City par Mongul durant les évènements du Retour de Superman.

Partie 1


Hal Jordan, actuel Green Lantern, revient depuis peu de mener le combat destructeur contre Mongul et le Cyborg Superman qui mena à la destruction d'Engine City. Engine City avait été bâti sur les ruines de Coast City, la ville natale d'Hal et lieux d'origine de presque tous les Green Lantern (les plus grand en tout cas XD), qui avait été complètement oblitérée par les deux villains dans lUnique but de piéger un Superman récemment revenu à la vie. Complètement anéanti par le deuil, Hal retourne dans les ruines, un cratère en fait, de ce qui représentait pour lui la plus grande, et la plus belle, part de sa vie. Incapable d'accepter cette tragédie, rongé par la douleur et le dueil, il utilise son anneau pour ramener à la vie, si on veut, la ville et tous ses habitants. Les gardiens interviennent et vide de son pouvoir son anneau, annulant cette manifestation. Hal, enragé et un plus qu'un peu affecté par les récents évènements, vole l'énergie de l'hologramme que les gardiens lui avaient envoyé et part vers Oa, en quête de plus de pouvoir pour être capable de ramener Coast City pour de bon.

Partie 2


Dans la deuxième partie de la saga, Hal Jordan fait son chemin vers Oa dans une trainée de violence et de destruction, tuant sur son passage, ou blessant gravement, tous les Green Lantern qui se mettent sur son chemin, envoyés pour le stopper par les Gardiens qui voient la fin arriver. Hal est dans cette partie de la saga clairement fou de rage et de colère et terriblement affecté par les évènements tragiques qui ont marqués les dernières semaines de sa vie. Il n'hésite pas a tuer et mutiler ses frères d'armes dans un seul but: se rendre sur Oa et confronter les Gardiens pour les forcer a lui octroyer plus de puissance, assez pour ramener Coast City à la vie. Il finit par arriver a Oa et se voit confronter au dernier bastion de résistance des Gardiens: son plus ancien ami dans le Corps et Mentor, Kilowog. QUand il réussi a le battre aussi, il semblerait que c'est la fin pour les Gardiens et pour Oa, mais ils ont une dernière carte dans leur manche: Sinestro!

Partie 3:


Et enfin, la dernière partie de la saga, dans laquelle Hal doit affronter le dernier obstacle que les Gardiens mettent sur son chemin: son Nemesis, et ancien Mentor, Sinestro. Après un combat particulièrement difficile entre les deux puissants ennemis, Hal tue Sinestro en lui brisant la nuque, avant d'être de nouveau stoppé par Kilowog qui n,était pas si vaincu qu'il l'avait crut. Il passe alors le dernier point de non retour en tuant Kilowog, et il n'y a maintenant plus rien entre lui et le pouvoir qu'il recherchait. Et Hal, dans un accès de chagrin, de colère et d'amertume, enlève son anneau et le jette au loin, se déclarant maintenant indigne de le porter. Après une discussion avec les Gardiens auxquels il dit ne plus jamais vouloir obéir et se montre plutôt venimeux et agressif dans ses paroles, il entre dans la batterie Centrale, et en vole toute l'énergie pour lui même, devenant l'un des êtres les plus puissants de l'univers.

Il prends aussi un nouveau nom, reniant celui de Green Lantern.

Parallax était né.

Mon analyse:

Cette saga est à la fois terrifiante et terriblement triste, a mon sens, mais aussi choquante et laisse le lecteur avec un sentiment d'incompréhension et d'incrédulité très fort. Elle montre que n'importe qui peut succomber à la rage, à la peur, et à la douleur causée par le chagrin d'une perte terrible, et que même le plus grand des Superhéros, n'est tout comptes fait, qu'humain. C'est l'une des mes saga préférée quand on parle de 'chute du Héros' qui a permis aussi la naissance de mon deuxième Green Lantern favoris, Kyle Rayner! Évidement, une dizaine d'années plus tard, ils ont dut dire que tout comptes fait, ça n'a jamais été les actes d'Hal Jordan mais ceux de l'Entité de la Peur Parallax qui le possédait. J'ai des sentiments mitigés a propos de ce retournement des auteurs, parce que pour moi, une histoire de chute telle que celle-là, et la rédemption qui s'en suivit, ne prends tout son sens que si elle est réellement le fait des erreurs, des mauvais choix et des circonstances terribles du héros qui en est victime. Mais là encore, ce n'est que mon opinion, et elle demeure parmis mes saga de 'chute' favorite, qui mèneras a des aventures et d'autres sagas tout aussi magnifiques sur le chemin de la rédemption pour Hal Jordan!
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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 8:15
Purée, tu donnes bien envie ! Smile
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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 8:53
Sinestro approuve ce comics x) Pouce levé
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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 9:05
Merci pour cette superbe chronique s'agissant d'une histoire que je ne connaissais que par le résumé qu'en a fait Geoff Johns lors du retour d'Hal Jordan ! Ça donne effectivement envie ^^

Pour ma part, je dois admettre ne pas connaître plus que ça Green Lantern : j'avais lu les premières aventures d'Hal Jordan publiées dans les années 60 et également l'excellente période Denny O'Neil / Neal Adams avec les histoires en binôme avec Green Arrow (et avec une forte coloration sociale).

Du coup pour le moment c'est quoi ta période préférée ?

De mon côté, j'ai lu...

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES (volume I), 1-9 (1984-1986, MIRAGE STUDIOS)
TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES (volume I), 24-26 (1989, MIRAGE STUDIOS)

... COWABUNGA !


Pardon ^^

Car à l'origine, avant les films, les jouets, les jeux-vidéos ou le dessin-animé, il y avait un comic-book plutôt bien fichu, réalisé par deux auteurs crève-la-faim, Kevin Eastman (scénario) et Peter Laird (dessin), mettant en scène quatre tortues mutantes au nom de peintres de la renaissance (le timide Donatello, le déterminé Leonardo, le rebelle Raphaël et le facétieux Michelangelo) rompus aux arts du ninjitsu et qui suivent les enseignements de leur maître, le rat mutant Splinter !

Tout cela semble partir d'un gros délire et le meilleur pour Eastman et Laird c'est qu'ils ont réussi avec un comic-book autopublié (sous le label Mirage Studios) à conquérir la planète et à devenir super riches !

Alors que penser du comic qui est à l'origine de tout ?

J'ai lu les 9 premiers épisodes de la série, tous signés Laird & Eastman (passé le numéro 11 [passé le succès planétaire], Eastman et Laird confieront la série à tout un tas d'auteurs qui réaliseront des histoires courtes, transformant le comic en une sorte d'anthologie), ainsi que le story-arc confié à Rick Veitch (The Maximortal, The Brat Pack) pour les épisodes 24, 25 et 26.

Franchement c'est plutôt pas mal du tout...

Dans le premier épisode, on découvre les origines de Splinter, des Tortues et de leur nemesis, le ninja Shredder ! Splinter, initialement, est le rat d'un maître ninja qui a appris le ninjitsu en copiant les mouvements de son maître, dans sa petite cage de rat ^^ Ce même maître, tombé en disgrâce aux yeux de son clan est assassiné à New-York par le maléfique Shredder. La cage du rat est brisée et celui-ci s'enfuit dans les égouts New-Yorkais et mène sa vie de rongeur...

... jusqu'au moment où un camion de la TCRI, une compagnie dont on reparlera, est sur le point d'écraser un monsieur aveugle qui traverse la route. N'écoutant que son courage, un gamin s'élance et sauve le vieux au moment où le camion fait une embardée et qu'un cylindre s'échappe de son chargement, frappant le gamin puis frappant le bocal que tient un autre gamin contenant quatre petites tortues, pour finir avec les tortues dans les égouts...


... qui a dit Matt Murdock ? J'était pliée de rire !

... mais bref, le cylindre s'est brisé et a répandu son liquide mutagène sur les tortues. Le rat Splinter s'approche des tortues, du produit et... en subit également les effets !

Et ce produit, fera grandir le rongeur et les tortues, développera leur intelligence et en feront, 15 ans plus tard, des Tortues Ninjas et un Maître Ninja en la personne de Splinter !

Ce qui est marrant, d'ailleurs, c'est qu'en dépit du caractère ubuesque de la série (on parle de tortues mutantes qui crèchent dans les égouts New-Yorkais !), Eastman & Laird essayent de recréer une ambiance digne des films d'arts martiaux. C'est très urbain et diablement inspiré par le travail de Frank Miller sur Daredevil et Elektra.

(l'autre précédent dans le rayon "têtes d'animaux et arts martiaux" c'est l'excellent Usagi Yojimbo de Stan Sakaï)

Pour le reste de l'épisode, on aura droit à une vengeance des Tortues contre Shredder, l'homme qui a assassiné le maître de leur maître (on parle beaucoup d'honneur dans cette série).

Dans les épisodes 2 & 3, les Tortues devront déjouer le complot d'un scientifique fou, le Dr. Baxter, qui a décidé de détruire - s'il ne reçoit pas plein de pognon - le World Trade Center en en détruisant les fondations avec des robots-tueurs ! C'est dans ce cadre là que nos héros trouveront leur première alliée, l'assistante du Dr. Baxter, April O'Neil mais également qu'ils perdront la trace de Splinter, qui a du se battre avec les robots de Baxter et est quelque part, dans les égouts, en train de mourir...

L'épisode suivant, le 4, renvoie les Tortues à leurs origines : Splinter a été recueilli par le conglomérat TCRI, qui veut l'étudier pour voir l'effet que leur mutagène a eu sur ce rongeur. On y apprend que la TCRI est constituée d'extra-terrestres dont le corps est un cerveau avec des yeux et des pattes et qui ont besoin d'un exo-squelette pour passer incognito.

Les Tortues infiltrent le bâtiment de la TCRI (qui me rappelle furieusement celui que l'on trouve dans "Invasion Los Angeles" [They live !] de John Carpenter, une autre belle histoire d'extra-terrestres incognito sur Terre ^^

Finalement, une bataille est engagée et elles activent par mégarde un portail de téléportation qui les envoie... à l'autre bout de l'univers ^^


Les épisodes suivants (5 à 7) traitent de cette ballade dans un autre monde, où les Tortues croisent un robot - le Fugitoid - qui peut les aider à rentrer chez elles et se retrouvent au milieu d'un conflit entre deux races, des humanoïdes et des tricératops bipèdes (^^), toutes deux belliqueuses !

On aura quelques clins d'oeil à Star Wars mais aussi un beau combat de gladiateurs dans une arène, même si tout cela demeure un poil anecdotique !

Finalement, les Tortues pourront rentrer sur Terre et s'apercevront que les membres du TCRI ne sont pas belliqueux. Ils repartiront sur leur planète en rendant à nos héros leur maître et mentor.

Dans l'épisode 8, co-réalisé avec Dave Sim & Gerhard, les auteurs de Cerebus, les Tortues font justement équipe avec ce dernier, au Moyen-Âge (après le voyage dans l'espace... celui dans le temps ^^), en raison des bourdes d'une sorcière gaffeuse !

Enfin, l'épisode 9 est de facture plus classique : il y est question d'héritage et de vengeance, d'assassins ninjas et de rédemption.

Le run d'Eastman / Laird est assez amusant. Le dessin est chouette et un poil millerien. L'ambiance urbaine est parfaite. Mais... ça se perd assez rapidement dans du n'importe quoi. J'aime beaucoup les 4 premiers épisodes mais la saga cosmique m'a un brin déçue. L'épisode 8 est anecdotique. Et ce n'est seulement qu'au n°9 qu'il y a un regain d'intérêt...

Je n'ai pas lu les épisodes 10 et 11 (les derniers d'Eastman / Laird) ni les 12 à 23, aussi je n'en dirais rien...

... pour me focaliser sur le story-arc "The River", signé par l'excellentissime Rick Veitch (scénario, dessin) et qui occupe les épisodes 24 à 26. Et là, c'est WOW !

On a des Tortues qui s'entraînent au bord d'une rivière avec leur maître à des exercices de ninjitsu ésotérique. Lors de cette session d'entraînement, Raphaël se fera mordre par une sangsue... qui sera en contact avec son sang modifié !

Bref, par cet échange de sang, Raphaël régressera et la Sangsue deviendra un monstre qui parle, marche et veut faire régner la terreur autour d'elle...

Je n'en dit pas plus mais nos tortues devront également se battre avec le Maire pollueur d'une ville industrielle construite au bord de la rivière, faire équipe avec un indien éco-terroriste et se battre contre le vieil homme de la rivière, un esprit millénaire qui caresse des projets malsains à leur endroit...


... WOW ! C'est beau (enfin si on aime le trait de Rick Veitch), palpitant et bien construit. Celui là de comics, il vaut vraiment le détour...

D'ailleurs, où trouver ces épisodes ?

COMICS USA a publié en VF deux volumes : "L'origine" (qui regroupe les épisodes 1 à 3) et "La rivière" (qui regroupe les épisodes 24 à 26). Ça peut encore se trouver à pas trop cher.

Avec un peu de chance, en VO, vous pouvez mettre la main sur un TPB édité par First Comics (il y en a eu 4 de publiés, regroupant les 11 premiers épisodes de la série) ou par IDW (l'actuel éditeur des tortues). Les épisodes à l'unité atteignent en revanche des prix délirants.

En résumé, ce comic est une curiosité, plaisante à lire dans son ensemble. Le n°1 vaut largement le détour, en revanche, tout comme le story-arc "The River".


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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 16:58
Boulimie de lecture en ce moment ! Et dans un tout autre style que les Tortues Ninjas...

BLANKETS (2003, TOP SHELF)
GOODBYE, CHUNKY RICE (1999, TOP SHELF)

... deux graphic-novels de Craig Thompson, le premier que je viens de relire pour la millionième fois et qui est considéré comme un sommet de la bédé américaine (Le graphic novel le plus important depuis Jimmy Corrigan de Chris Ware, dixit Neil Gaiman), le second (Goodbye, Chunky Rice) qui en apparence à l'air plus anodin mais qui est une oeuvre parfaitement en miroir avec Blankets !


Si j'ai l'air brouillonne quand il s'agit de parler de Thompson, c'est que son oeuvre présente une telle charge émotionnelle qu'il est difficile de la commenter avec des mots. Bref, par avance navrée de tout cela et si vous devez retenir une seule chose de la chronique : lisez "Blankets" de toute urgence.

Ce pavé de 592 pages relève de la fiction autobiographique. Le personnage principal s'appelle Craig Thompson et après la publication de l'oeuvre, visiblement, ses parents ont été un poil en froid avec l'auteur et la fille qui est derrière le personnage de Rania n'aurait pas plus apprécié que ça !

C'est l'un des problèmes de l'auto-fiction - même si l'on change les noms et certains lieux - les gens qui sont derrière les personnages ont tendance à se reconnaître avec tout ce que cela implique. Mais Craig Thompson, c'est pas non plus Christine Angot ! Blankets n'est pas un règlement de comptes ou une façon d'exprimer la méchanceté d'un auteur. Non. C'est un regard sincère - par moments impudique - sur les doutes d'un adolescent, face au sentiment d'être un mauvais frère (la culpabilité), face à un amour idéalisé mais impossible (là encore la culpabilité de se laisser gâcher l'existence par le monde des adultes) et face à une foi vacillante (Craig croit en Dieu mais plus forcément en son Eglise, ce qui va le culpabiliser vis à vis de ses parents très pieux).


Grosso modo, on va suivre Craig à trois moments de son existence.

Tout d'abord, quand il est petit, avec son frère Phil, et qu'ils doivent l'un et l'autre partager un même lit, la scène du lit étant à la fois source de jeux (le lit transformé en bateau imaginaire) ou en source de conflits (avec cette scène terrible où le père de Craig et Phil punit ce dernier en l'enfermant dans un cagibi qui terrorise le petit garçon). Et c'est le Craig de maintenant qui regarde le comportement du petit garçon qu'il a été et qui n'a pas toujours su protéger son petit frère comme il l'aurait du (notamment quand ce dernier - mais tout comme lui - est victime d'abus sexuels de la part de son baby-sitter).

La majeure partie du livre va être consacrée au Craig adolescent qui déteste son lycée (où il est brimé par les autres élèves) et qui ne trouve du réconfort que dans le dessin. Dans un camp de vacances biblique (^^), il va croiser le chemin de Rania, une jeune fille pour qui il va éprouver rapidement des sentiments très forts. Ils vont s'écrire et il va se nouer une romance adolescente, pure et idéalisée.

Puis Craig va passer une semaine chez Rania - qui habite dans un autre état des USA - et ça va d'abord être parfait (la découverte de l'un et de l'autre), puis il va y avoir une routine et les premières déconvenues (Rania est populaire, a des amis, va en soirée... bref existe en dehors de Craig, ce que ce dernier va avoir du mal à accepter) avant de se terminer par une soirée magique (où les deux adolescents dorment ensemble).


Mais, la vie compliquée de Rania à ce moment là (ses parents divorcent, elle doit s'occuper de son frère et de sa frangine qui sont handicapés mentaux) l'empêchera de donner suite à cet amour impossible... et Craig renoncera à Rania, brûlant les souvenirs et cadeaux de cette dernière qui, pourtant, avait été à un moment l'être le plus important de sa vie.

Enfin, quelques passages nous montrent un Craig adulte qui regarde son histoire passée, créant ainsi un décalage avec l'amoureux éperdu ou le petit garçon terrorisé.

En gros, ce comics touche à un certain universel et parle à toute personne qui a - un jour - déjà été amoureuse. Ça parle de la réalité qui effrite le sentiment. Ça parle aussi de nos petites actions, celles qui nous minent la conscience (une très belle scène dans ce livre : quand Craig, après avoir vu comment Rania était dévouée pour sa frangine attardée, Laura, décidera d'aller demander - ce qu'il n'avait jamais fait - à Phil, son frère, s'il continue à dessiner... à la grande surprise de ce dernier mais également à son grand bonheur). Ça parle des paradis perdus que l'on ne pourra jamais retrouver ailleurs que dans nos souvenirs. Et du temps qui passe...

... et c'est drôlement bien foutu : mon cœur se serre à chaque fois que le séjour de Craig, chez Rania, est sur le point de se terminer.

Je ne vais pas plus loin. Le trait est gracieux, aérien, proche de celui d'un Paul Pope. La narration intelligente et puissante (Thompson agrémente allègrement la narration de passages illustrés de la Bible, pour conférer une dimension universelle à son récit). C'est un must-read absolu et ultime.

On pourrait lui reprocher néanmoins son sentimentalisme... mais cela me semble approprié pour découvrir des amours adolescentes. Ou son manque d'universalisme, s'agissant d'une oeuvre autobiographique... mais l'histoire est suffisamment "commune" pour qu'elle puisse parler largement à tout le monde...


... ce qui nous amène au premier Graphic-Novel de Thompson, "Goodbye, Chunky Rice" (128 pages), qui est une sorte de pré-Blankets qui voile son histoire derrière un symbolisme et un lyrisme assez fournis (on y raconte d'ailleurs à un moment donné l'histoire d'Eurydice et d'Orphée, tout comme le Mythe de la Caverne de Platon est illustré dans Blankets).

Dans ce premier essai, nous avons une petite souris (Rania ?) et une tortue (Thompson ?) qui sont amoureuses. Elles passent une dernière nuit ensemble sur la plage sous une couverture en patchwork (exactement la même que dans "Blankets" Rania offre à Craig). Mais la tortue - qui porte sa maison sur son dos - veut aller explorer des îles lointaines et doit partir et quitter la souris qui ne veut / peut pas la suivre.

La tortue va s'embarquer sur un bâteau sur lequel navigue Charles, un homme terrassé par la mort de sa femme, aigri contre son frère, Salomon, en raison d'une histoire de gosses (leur père avait forcé Salomon a noyer les chiots de leur chienne et Charles lui en veut depuis lors). Nous avons également deux sœurs siamoises dont l'une ne peut plus dormir depuis qu'elle a perdu son doudou. Et aussi, Salomon, qui a trouvé un oisillon blessé sur la plage et tente de s'en occuper pour toujours. Sans compter que la petite souris lance - inlassablement - des bouteilles à la mer, l'univers lui semblant dépeupler depuis que la petite tortue est partie (la souris, à la réflexion, semble être également un aspect de Thompson)...


... et voilà tout ! Cette oeuvre étrange a exactement les mêmes thèmes que Blankets : l'amour qui ne peut durer éternellement, la culpabilité qu'un frère peut avoir vis à vis de l'autre, la profonde solitude des êtres humains, le temps qui passe et émousse tout et transforme tout...

Je suis en définitive plus sensible à la matérialisation particulière de ces thèmes dans Blankets mais sa version universelle et poétique qu'est "Goodbye, Chunky Rice" vaut largement le détour.

Par la suite, Thompson réalisera un autre chef-d'oeuvre, Habibi, que je chroniquerai à part.


Pour le reste, "Goodbye, Chunky Rice" est publié en français chez Delcourt, "Blankets" chez Casterman, et tous deux sont des must-read que l'on a des chances de trouver dans toutes les bonnes médiathèques !


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MessagePosté le: Mer 5 Juil 2017 - 22:51
@Jennie-Lynn Hayden / Jade a écrit:
Merci pour cette superbe chronique s'agissant d'une histoire que je ne connaissais que par le résumé qu'en a fait Geoff Johns lors du retour d'Hal Jordan ! Ça donne effectivement envie ^^

Pour ma part, je dois admettre ne pas connaître plus que ça Green Lantern : j'avais lu les premières aventures d'Hal Jordan publiées dans les années 60 et également l'excellente période Denny O'Neil / Neal Adams avec les histoires en binôme avec Green Arrow (et avec une forte coloration sociale).

Du coup pour le moment c'est quoi ta période préférée ?

J'adore la période entre l'arrivée de Kyle Rayner comme Green Lantern, toute l'arc pendant lequel Hal Jordan est Parallax et tente de 'faire ce qui est bien' mais avec des moyens pas mal trop extrèmes, puis sa période en tant que Spectre était aussi géniale.

J'admet aussi avoir beaucoup aimé tous les team-ups avec Flash et Green Arrow. Moins l'aspect socialiste. Je préfère Green Lantern purement space epic pour moi. Mais bon, j'ai déjà mentionné adorer les arc 'Rédemption' et leurs conséquences. Smile

Une des raisons pourquoi mon GL favori est et sera toujours Hal Jordan.
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MessagePosté le: Sam 8 Juil 2017 - 7:14
Merci pour ces avis précieux ! Je dois admettre que Jordan est aussi mon Green Lantern favori !

Pour ma part, je suis toujours dans ma frénésie de relecture des oeuvres de Craig Thompson et j'ai donc relu...

HABIBI (2011, PANTHEON)

... et que dire de ce pavé de 672 pages sinon que c'est un chef d'oeuvre absolu ? Quitte à me répéter au sujet de Thompson et à passer pour une fan écervelée, son travail est tellement hors-norme (par la taille notamment, par l'ambition de sa narration), son dessin tellement gracieux (dessin qui louche assez clairement dans ce volume sur un trait à la Will Eisner), sa narration tellement sensible qu'il est absolument miraculeux qu'un type comme Thompson existe !


A mon sens, on est face à un génie authentique, comme un Art Spiegelman ou un Chris Ware.

Pour le reste, ce volume semble être le premier où Thompson se détache d'obsessions autobiographiques : comme indiqué précédemment, "Goodbye, Chunky Rice" et "Blankets" raconte peu ou prou la même histoire (le premier de manière symbolique, le second de manière plus explicite), à savoir celle de Craig Thompson, lui-même. "Habibi" ("Mon chéri" en arabe) n'a pour seules obsessions communes aux histoires de Thompson que le caractère rédempteur de l'amour et / ou de l'amitié ("Goodbye, Chunky Rice" ; "Blankets") et une profonde fascination pour la mythologie religieuse (Thompson se serait lancé sur Habibi, qu'il a mis en gros 6 ans à réaliser, dans le but de mieux connaître le Coran et à mettre en valeur les passerelles qui existent entre celui-ci et la Bible qu'il connait mieux).

Comme si Thompson, après avoir raconté son histoire, pouvait, enfin, raconter des histoires.


D'ailleurs, Dodola, l'héroïne du livre, a comme principal talent celui de raconter des histoires (c'est une petite Shéhérazade moderne !) ce qui va lui permettre de se sortir de bien des mauvais pas...

En tout cas, tout commence dans un village reculé du Royaume de Wanatolie, état fictif de la péninsule arabe. La gamine Dodola est vendue comme épouse à un vieux scribe par ses parents qui sont tellement pauvres qu'ils ne peuvent plus la nourrir.

Le vieux scribe sera à la fois un bourreau égoïste (il violera Dodola) mais aussi celui qui lui apprendra à lire et à écrire. Le personnage du scribe est très ambiguë dans "Habibi". Comme la narration le raconte, il a oublié que Dodola était une enfant, mais un peu plus loin il est indiqué que Dodola se rend compte, qu'à sa façon, lui-même est un enfant (au sens qu'il n'est pas plus armé que Dodola pour affronter un monde en pleine décomposition). C'est un des motifs récurrents de ce livre : l'égoïsme des hommes qui leur fait accomplir des choses infectes (à l'opposé : Dodola - et Zam - vont commettre des sacrifices de taille, l'un pour l'autre).

Finalement le scribe est assassiné et Dodola est envoyée au marché aux esclaves pour y être vendue. Là, elle entend un petit bébé noir pleurer et quand elle comprend que les esclavagistes vont le tuer (pour eux, "il ne vaut rien"), elle va prétendre qu'il s'agit du sien pour qu'il ait la vie sauve.

Elle réussira peu après à s'enfuir (dans une séquence incroyable ! La lectrice que je suis a eu le cœur qui a palpité au rythme des déboires et des tours de force de Dodola... rarement comic-book m'a fait cet effet !) avec l'enfant, Cham (qu'elle rebaptisera Zam).


Les deux orphelins iront se réfugier dans le désert, dans l'épave d'un bateau échoué en plein milieu, souvenir d'un déluge raté et elle s'occupera de Zam comme s'il s'agissait de son enfant. Lui racontant des histoires (du Coran, des 1001 nuits), lui taisant la manière dont elle se procure de la nourriture auprès des caravanes qui passent au loin (elle se prostitue pour cela, acquérant le surnom de "Courtisane du désert", qui lui servira par la suite).

Dodola est admirable en ce que sa volonté tend à faire de l'enfance de Zam un moment protégé, oubliant qu'elle même est une gamine. C'est quasi du Dickens, à ce niveau là.

Zam, en grandissant, commence à éprouver du désir pour la jeune adulte qu'est devenue Dodola (ils ont 5/6 ans d'écart). Il a honte de ses pensées (une fois, en ayant suivi Dodola, il a vu ce qu'elle devait accomplir pour qu'il puisse manger... et pour Zam, le désir qu'il a pour Dodola le relaie au même rang que les hommes des caravanes). Il en aura honte jusqu'à la fin.

Cette relation exclusive entre Dodola (qui veut élever Zam et lui donner une vraie enfance) et Zam (qui est éduqué par Dodola) finira brutalement quand Dodola sera kidnappée et envoyée au harem du Sultan de Wanatolie...

Je ne vais pas plus loin dans le résumé mais le reste du livre sera consacré d'une part, aux efforts de Dodola pour survivre (toujours par les histoires) au harem et à s'en échapper, d'autre part à ceux de Zam pour retrouver Dodola mais aussi pour lutter contre ses désirs pour elle (il deviendra eunuque pour cela).

Même si Dodola et Zam vont finir abîmés par la vie, la pureté de leurs sentiments l'un pour l'autre fera qu'on aura même une happy-end, avec cette scène magnifique où au Marché, un type dégueulasse leur propose une petite fille noire comme esclave. Zam et Dodola se regardent résolus et s'exclament en chœur qu'il la prenne, pour la sauver de toute l'horreur de la condition d'esclave et en faire leur petite fille à eux...

Une profonde humanité se dégage de se livre. Dodola est une grande héroïne, futée, vive et déterminée à tout faire pour protéger Zam.

Ce dernier est un idéaliste qui ira jusqu'à la mutilation et qui ne surmontera sa mélancolie qu'en raison de l'amour qu'il a pour Dodola.


Ces personnages sont inoubliables, tout comme l'oeuvre de Thompson, véritable splendeur graphique ! Comment rendre grâce à Thompson pour "Habibi", sinon en recommandant chaudement, vivement et de la manière la plus catégorique qu'il soit ce Graphic Novel édité en France par Casterman et que l'on peut trouver - notamment - dans toutes les bonnes bibliothèques !


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MessagePosté le: Sam 8 Juil 2017 - 20:50
Ha, jolie curiosité.
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil 2017 - 23:12
Un avis très rapide sur deux récents one-shots : Dark Days : The Forge & Dark Days : The Casting, prologues au futur event Metal.


Preview de The Forge + Preview de The Casting.

Quand DC a annoncé un event intitulé "Metal", centré sur Batman, scénarisé notamment par Zack Snyder, je fus très circonspect, douché par les déceptions de l'auteur sur la série éponyme ; idem quand les one-shots étaient annoncés dessinés par John Romita Jr, Jim Lee et Andy Kubert, car les "mélanges" donnent rarement du bon.
J'ai eu tort.

Ces deux one-shots, extrêmement ambitieux, se lancent dans une réécriture de l'univers DC en reliant de nombreux "métaux" mythiques ou mystiques ensemble, tous liés notamment au Nth Metal de Thanagar. Ces one-shots ramènent aussi Hawkman, les Challengers of the Unknown, Mr Miracle, les Blackhawks, et introduisent de nombreux concepts ultra-alléchants, notamment en confirmant que "Nth" veut bien "Ninth"... et qu'il y a donc eu 8 autres métaux "spéciaux" avant (le 8e est passionnant).
Surtout, ces one-shots surfent sur le principe des "trois Jokers" introduits dans REBIRTH, et Snyder parvient à relier ses idées sur son run de Batman, Duke Thomas, mais aussi des concepts de Morrison... et ça sonne juste. Son Batman fait crédible là-dedans, et tout roule vraiment bien, notamment les étonnants Immortals, pour laquelle une future série sera dédiée (DC a déjà annoncé plusieurs titres en conséquence... en dehors de one-shots accompagnant l'event Metal).

Je suis très curieux et attiré par Metal, maintenant que j'ai été alléché par tout ça, et par la perspective de voir ça dessiné par Capullo, après que ces one-shots aient aussi très bien fonctionnés grphiquement
Désormais, je suis curieux de voir le Dark Multiverse qui approche... et les one-shots montrant des dizaines de versions de Batman maléfiques attaquant la Terre.

Je n'en attendais rien, mais je suis très intéressé !
Bien joué, DC.
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MessagePosté le: Ven 14 Juil 2017 - 20:55
Autre avis très rapide, cette fois-ci sur Dark Knight III : Master Race.


Après le terrible choc que fut Dark Knight Returns en 1986, succès critique et populaire modifiant amplement l'approche du Batman et parlant aux tripes des lecteurs, puis l'étrange mais passionnant Dark Knight Strikes Again en 2001, Frank Miller avait réécrit dans "sa" version du personnage dans l'inachevé et troublant All-Star Batman and Robin, the Boy Wonder en 2005, mais sans succès.
Engoncé dans les polémiques, notamment après ses déclarations anti-islam et le polémique Holy Terror!, l'auteur a eu une terrible plongée dans le désert, notamment du fait d'une maladie jamais évoquée, mais dont il s'est heureusement sorti.

Arrive donc Dark Knight III : Master Race, scénarisé par Frank Miller et Brian Azzarello, avec des dessins d'Andy Kubert, Klaus Janson et Miller lui-même pour les back-ups. L'idée ? Donner, encore, une suite au choc D.K.R., cette fois-ci en poursuivant l'idée de D.K.S.A. en "ouvrant" l'intrigue au reste du DC Universe (D.K. 2 était en effet plus un récit "Batman and the Justice League" que centré sur Bruce lui-même).
Alors qu'est lancé, durant la longue sortie des neuf numéros de D.K. III, le one-shot The Last Crusade (où on découvre comment le Joker a tué Jason Todd dans cet univers), j'étais franchement circonspect devant l'intérêt de cette énième suite ; et j'ai encore eu tort.

Sur neuf numéros, Miller et Azzarello commencent d'abord très lentement, puis se lancent pleinement avec un principe simple : Atom libère la cité de Kandor sur demande de Lara, la fille aînée de Superman et de Wonder Woman... mais en sortent en fait une secte de Kryptoniens ultra-religieux et violents, qui veulent contrôler la Terre.
Bruce Wayne étant trop vieux pour se battre, Superman s'étant retiré du monde, Atom étant prisonnier dans le Microverse, Flash ayant les jambes brisées par un Kryptonien, Hal Jordan ayant la main coupée par les ennemis, tout semble mal parti... heureusement, la jeune Carrie Kelley a bien grandi et a bien suivi ses leçons - et l'Homme d'Acier n'a pas dit son dernier mot.

Etonnamment, Miller et Azzarello livrent un récit plus optimiste que les précédents, plus surprenant aussi, avec une volonté de "reconstruire" ce qui a été brisé ; à la fois, sans spoiler, les rapports et les personnages ont changé, ont mûri, et ont surtout mis derrière eux les colères, les rages, les positions inamovibles... et sont revenus à des sentiments plus sympathiques, plus constructifs.
C'est surprenant, mais surtout bien mené, grand-spectacle, très bien dessiné ; c'est loin du choc de D.K.R., c'est bien plus doux, humble et conventionnel, mais... c'est un objet intéressant, après les deux premiers opus.
Une belle et intéressante curiosité.
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MessagePosté le: Dim 23 Juil 2017 - 21:27
Ma préférence pour les univers parallèles ma conduit cette fois du côté de l'écurie Marvel et plus précisément de son arc 2099...


... j'essaierais de faire un petit résumé de ce que j'en pense sur chaque sérial que j'aurais fini, pour le moment ça se laisse lire ^^
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MessagePosté le: Dim 6 Aoû 2017 - 14:18
Ah, 2099 ! J'ai beaucoup aimé, ça me parlait beaucoup dans ma jeunesse. Smile

Sinon, en congés, j'en ai profité pour lire quelques trucs.

J'ai rattrapé mon retard sur Superman, notamment le story-arc Black Dawn.
Pas mal, mais pas transcendant. L'idée est d'évacuer les Lane-Kent de la ville de Hamilton pour les ramener à Metropolis, en creusant encore les liens parents/enfant ; moui. Je comprends l'idée, l'exécution n'est pas mauvaise, mais ça n'a pas de grande fougue. C'est pas mal, mais un peu forcé ; n'empêche que Tomasi et Gleason maîtrisent toujours leurs personnages, et que la famille est adorable.

J'ai aussi rattrapé mon retard sur Action Comics.
D'abord, Jurgens a la mission difficile de tenter d'expliquer la nouvelle continuité de Superman après Superman Reborn, en liant donc le look New52, la vie de famille, l'allure Black & White de Superman barbu durant les premiers mois de Jon... et si c'est clairement pas très convaincant, il fait au mieux avec l'impossible bordel créé ici. Il enchaîne rapidement avec un Superman Revenge Squad bien écrit, qui débouche actuellement sur un affrontement avec une Super-Team fun.
Le titre n'est clairement pas aussi brillant que le précédent, mais donne une dose d'action directe agréable. Les deux séries sont cohérentes, c'est plutôt cool.

J'ai aussi continué Aquaman, notamment après la fin de la guerre avec les USA et Black Manta. Ca se traîne un peu, pas désagréable mais pas non plus passionnant. Heureusement, ça s'améliore avec...
... l'arrivée de Stejpan Sejic, et une nouvelle intrigue. Pffou, c'est magnifique et plus passionnant, de resituer l'action dans Atlantis. Ca n'invente rien, mais c'est bien agréable et très beau ! Vivement la suite.

J'ai aussi lu le Rebirth et les neuf premiers numéros de Batman Beyond.
Enorme déception. C'est chiant et décompressé, ça n'invente rien, ça se traîne, on s'ennuie, et l'auteur n'apporte rien sur le futur. Dommage.
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MessagePosté le: Mer 9 Aoû 2017 - 18:40
Mister Miracle #1

STORY BY Tom King / ART BY Mitch Gerads

Surprenant, troublant, intriguant, excitant.
Attention, je spoile.

Tom King est un scénariste intéressant, qui tente de produire des oeuvres différentes, ambitieuses, alternant les réussites totales (Vision par exemple), les passionnants semi-échecs (Omega Men) et les ratés que je ne peux m'empêcher de continuer à suivre (Batman). Là, il se lance sur Mister Miracle, un personnage qui me tient à coeur, accompagné par un compère dessinateur au style surprenant pour un personnage si coloré, mais qui fonctionne très bien ici... car ces traits correspondent pleinement à l'intrigue.
Comme souvent, il faudra relire les épisodes de King pour tout voir, tout comprendre, tout saisir ; ça fait partie du style, ça le rend passionnant.

Ici, King s'empare du mythe du Fourth World en apparence sous un volet intime (le rapport de Mister Miracle au monde... les Terriens, sa femme, son "frère" Orion, son père), mais aussi via un biais surprenant et ultra-ambitieux (The Final War). Je suis curieux de voir s'il parviendra à tenir cette double-facette, si oui ce sera définitivement impressionnant.

Il y a, déjà, beaucoup à dire sur cet épisode, sur l'approche de Scott Free qui me plaît et me parle beaucoup (on devine, très vite, l'énorme mélancolie du personnage, son incapacité à se définir, sa difficulté à nouer des liens avec les autres, son rapport globalement à la Réalité et à un destin qui lui fut imposé et qu'il tente constamment et en vain de fuir). Le lien de domination/soumission est constant ici, Scott apparaissant comme "faible"... faible face au regard d'autrui, à la popularité, à la pression, à Orion, à son rôle, et même à Barda.
Mais... mais on sent déjà qu'il y a plus. C'est Scott Free, Mister Miracle ; il peut s'échapper de tout. Et donc de ce piège qui se construit sous nos yeux, de cette Réalité qui semble se modifier sous sa vision et la folie qui le ronge.
Avec, déjà et toujours, l'ombre de Darkseid qui rôde - et pas uniquement pour la répétition de "Darkseid is". Cette ombre, cette ampleur, presque suffocants, sont impressionnants ; et rappellent, clairement, l'approche de Morrison sur Final Crisis, avec ce Darkseid définitivement divin, corrupteur, destructeur de l'Esprit avant la chair.

Surprenant, ce premier épisode ? Oui, même connaissant un peu King, je ne m'attendais pas à une telle intrigue, et surtout de telles approches. Troublant ? Clairement, ce sera une lecture ambitieuse, qui choque dès le début en montrant le Héros qui s'ouvre les veines (!). Intriguant ? Totalement, les indices étant d'apparence peu nombreux, mais il est clair que tout a son importance, qu'il y a ici une ambition folle. Excitant ? Oh oui, vivement la suite !
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MessagePosté le: Mar 22 Aoû 2017 - 20:20
Pas mal de lectures pendant ces vacances et notamment ces 946 pages de BD consacrées à un monde féerique que l'on peut lire dans...

CASTLE WAITING, THE CURSE OF BRAMBLY HEDGE (1996, OLIO)
CASTLE WAITING (VOLUME I), 1-7 (1997-1998, OLIO)
CASTLE WAITING HIATUS ISSUE (1999, OLIO)
CASTLE WAITING (VOLUME II), 1-4 (2000, CARTOON BOOKS)
CASTLE WAITING (VOLUME III), 12--16 (2001-2003, OLIO)
CASTLE WAITING (VOLUME IV), 1-18 (2006-2012, FANTAGRAPHICS)

... bref j'ai lu l'intégrale de la saga "Castle Waiting" ("Château l'Attente" en VF) de Linda Medley ! Et on peut dire que ça vaut son pesant de cacahuètes et que c'est un vrai régal !


Linda Medley a d'abord publié la première partie de sa série sur son propre label "Olio" avant de faire une incursion sur le label de Jeff Smith (Cartoon Books qui a surtout publié l'exceptionnel "Bone") et d'atterrir chez Fantagraphics (Love & Rockets, Frank, Naughty Bits, Hate !, ...). Et on comprend en jetant un simple coup d’œil à l'ensemble, la raison de cet engouement ! Un trait précis (à la Jason Lutes) rappelant un peu la BD franco-belge ("la ligne claire"), un noir & blanc chic, une kyrielle de personnages à la psychologie développée et des scénarios proprement magiques, où l'auteur se prend le temps à tisser des histoires enchanteresses...

... hum, on l'aura compris, "Castle Waiting" est l'une de mes grandes découvertes des dernières années : en tombant, par hasard et à bas prix, sur le premier volume chez un bouquiniste, je n'avais pas imaginé que je dévorerai ce pavé en quelques jours et que je me mettrai aussitôt en quête du reste !

L'édition française est composée de deux volumes & demi (!) :

- Château l'Attente, volume I, éditions Ça et là, 457 pages, 19 chapitres
- Château l'Attente, volume II, éditions Delcourt, 381 pages, 11 chapitres
- Château l'Attente, volume II - addendum, éditions Delcourt, 88 pages, 3 chapitres (12 à 14)

Pour le reste, le premier volume s'ouvre avec une introduction consistant en une réinterprétation libre de la Belle au Bois Dormant. Dans le futur "Château l'Attente" (et cette attente sera celle - initialement - de 100 ans du conte de fées), un Roi et une Reine qui ne peuvent avoir d'enfants vont voir un pensionnat de sorcières dirigée par la gentille Medora pour résoudre leur problème. Et Medora réussira à faire tomber enceinte la Reine... au plus grand désespoir de la Sorcière maléfique Mald et de son familier, le petit démon cornu Leeds !


Dès lors, à l'occasion du baptême de la petite Medora (qui porte le nom de la gentille sorcière) et alors que toutes les bonnes sorcières font présent des dons les plus divers, Mald s'invite au château et prononce la malédiction : à 15 ans, Medora se piquera avec un fuseau et mourra ! La sorcière Medora, qui ne peut lever le sort, va l'amoindrir en indiquant qu'elle dormira d'un sommeil ayant l'apparence de la mort, pendant 100 ans, jusqu'au jour où elle sera délivrée par un prince...

... et c'est ce qui produisit : Medora s'endormit à 15 ans ainsi que tous les autres habitants du château, pendant 100 ans... jusqu'à être réveillée par le baiser d'un prince charmant un peu idiot... car Medora est également une idiote (la Sorcière Medora voulait - initialement - lui faire présent de la sagesse, ce qui n'a pu être fait du fait de l'intervention de Mald) et aussitôt réveillée elle va annoncer à tous les gens peuplant le château (qui viennent également de se réveiller suite à la malédiction) qu'elle se tire avec le Prince !


Bref 100 ans d'attente pour... rien ^^

Et là encore les années s'écouleront, les habitants mourront, changeront jusqu'à ce jour où... la belle Jaine, une jeune fille enceinte et un peu aventureuse, mi-bourgeoise, mi-noble, décide de mettre le cap sur Château l'attente pour s'y installer et rencontrer ses habitants actuels, tous haut en couleur... on a le fils d'un géant, un peu benêt mais au grand cœur, Henri de Fer un homme qui a été élevé par les nains et dont le cœur s'est brisé à la mort de son fils, Rackham un homme-cigogne très chic qui sert de trésorier et d'intendant, un élémentaire d'eau farceur et un peu pervers, une bonne soeur avec une barbe, Chess un chevalier à tête de cheval et à corps d'homme...

... et ce qui se dégage des non-aventures vécues par Jaine c'est une certaine féerie. Il n'y a jamais clairement de méchant et le récit est souvent fort en émotions. Pendant ces quelques 1.000 pages, il ne se passe pas grand chose : Jaine arrive au château, on y dégage de la place pour qu'elle y fixe ses appartements, elle accouche d'un enfant qui ressemble à un orc (et on apprend que son mari est terrible et qu'il n'est pas le père de l'enfant), mais surtout on y raconte beaucoup d'histoires (notamment la saga des bonnes sœurs à barbe, les Sollicitines ^^) et on se remémore énormément le passé (beaucoup de flashback implique Jaine alors qu'elle n'est qu'une petite-file).

J'ai l'impression que Castle Waiting fonctionne comme une madeleine de Proust : par le conte de fées on va convoquer une valse de souvenirs et la magie de l'enfance... Il est d'ailleurs presque significatif que la seule et unique réelle aventure contenue dans ces 3 volumes implique Rackham, l'intendant qui est de loin le moins aventurier de la bande ! Mais peut-être est-ce parce qu'il est un indécrottable romantique ^^


Vous l'aurez compris "Castle Waiting" est une pépite au dessin élégant et raffiné. Un comics qui est un peu plus qu'un comics, duquel il se dégage une profonde humanité et une véritable féerie enchanteresse. Bref, ça vaut le détour ! D'autant plus qu'une suite (et fin ?) est prévue pour bientôt !


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MessagePosté le: Mar 22 Aoû 2017 - 21:13
Ha, mais ça a l'air très bien ça ! Merci !
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MessagePosté le: Ven 25 Aoû 2017 - 9:14
Hellblazer #13

scénario : Tim Seeley || dessin : Jesús Merino

Après l'effort, le réconfort.

Voilà un moment que Constantine a été intégré à l'univers DC, et celui-ci peinait à lui faire honneur. L'intéresséétant l'un de mes personnages préférés, je me suis bien évidemment essayé à ses séries récentes, la New 52 et la Rebirth. Si la première ne commençait pas trop mal, elle s'est rapidement embourbée dans des cross-overs difficiles à suivre, pour finalement le propulser sur Earth-2 ; si les idées n'étaient pas forcément mauvaise (le mettre face à un « lui » qui a réussi sa vie, loin de tous les malheurs qui rythment l'existence du personnage), ça a été selon moi très mal géré, pour ne pas dire gâché.
Et les premiers numéros de Rebirth ont rapidement réitéré l'exploit : parti sur de bonnes bases pour mieux s'enliser dans des ramifications superflues, sans parler d'un dessin qui, personnellement, ne m'a pas fait rêver. Le récit était lent, très lent, trop lent - et son rythme de sortie mensuel n'a fait qu'accentuer la lassitude qu'il me procurait. J'ai l'impression que la série a passé douze tomes (et donc un an) à construire quelque chose pour finalement tout faire sauter : au final, Constantine a « perdu », mais c'est à priori sans conséquences.

La série pourrait aussi bien commencer à ce fameux tome 13 que je n'aurais pas vu de différence - et c'est tant mieux : car si je devais la conseiller, force est de constater que c'est le premier tome que je recommanderais. Car il m'a permis d'en fait mettre le doigt sur l'une des choses qui me dérangeaient dans le Constantine « made in DC » : c'est trop propre.
La marque de fabrique du personnage est de ne pas hésiter à taper dans l'horreur en plus de l'occultisme - une donnée qui manquait cruellement depuis son intégration, si ce n'est quelques touches de-ci de-là. C'était un peu le risque à l'intégrer à l'univers DC qui, riche en couleurs, rend beaucoup d'absurdités « explicables ».

Ce nouvel arc réussit - du moins de ce que je peux en juger grâce à ce premier tome - à le détacher un peu de tout ça pour le ramener vers ses fondamentaux, ce côté « crasse » qui lui correspond bien, n'hésite pas à rendre le personnage un peu « pitoyable » - et donc attachant, car éminemment humain.
Autant que je puisse aimer un Constantine triomphant, être tout le temps à son avantage ne lui ressemble pas, et je dois admettre prendre un plaisir coupable à le revoir ramper, ivre, dans un caniveau. Son univers était devenu trop lumineux, et j'ai l'impression que quelqu'un vient de réussir à trouver l'interrupteur.

échantillons:
 

Bien entendu, je reste « prudent » : ce n'est que le premier tome et le soufflé peut rapidement retomber. Mais étant donné qu'il s'agit du premier volume à me plaire depuis (très) longtemps concernant l'un de mes personnages fétiches, je ne peux que partager mon enthousiasme - et espérer que ce ne soit pas un simple feu de paille, évidemment.
Je ne peux que recommander de l'essayer ; comme je le disais plus haut, il n'est nul besoin de perdre son temps à lire les douze tomes précédents qui n'ont fait que tourner en rond. C'est ici que tout commence, et j'espère qu'on en a pour un moment.


« No cape. No tights. No offense. »
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