[JSA] Dans les ténèbres

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MessagePosté le: Lun 10 Juil 2017 - 9:02

La traversée est infinie et redoutable. L'épreuve n'est pas seulement physique mais également mentale. Car au fur et à mesure que les héros avancent dans ce lac d'amertume, puant et visqueux, une présence s'impose en leur esprit.

Et il remonte à la surface toutes les vilaines choses qu'ils ont pu faire par le passé. Leurs petits mensonges. Leurs actes manqués. Leurs regrets. Ils se sentent comme de retour en enfance, grondés et jugés par les adultes pour des manquements à des règles qui leur paraissent mystérieuses.

Une présence mentale se tient à l'autre bout du lac. Une présence en forme de trou noir psychique qui attire vers son horizon sinistre les inconscients qui auraient fait le choix de pénétrer en ses eaux.

Car si La Gloïre est le Sauveur qui permet aux barbares de la côte de mener leur existence déplorable et pleine de vice en prenant avec lui leur honte, cette créature est l'incarnation de la saleté, du remord et de la culpabilité. Lui, il est l'Adversaire, celui qui broie d'autant plus fort les voyageurs imprudents que ceux-ci ont été délestés de leur culpabilité par l'homme de la barque.

De Charybde en Scilla, tout cela prend son sens.

Et sans le Martien, ils seraient déjà tous morts. Attirés par ce voile de honte dorénavant levé, comme la phalène par la lumière, et se suicidant en se jetant dans la chose du Lac, pour y mourir...

Car, l'esprit humain (et celui des autochtones de l'Univers-B et de cette pestilentielle Planète des Ténèbres n'y déroge pas) est tel qu'il se créé sa propre homéostasie : ce qui le blesserait trop durement est retraité pour y être rendu inoffensif. Et c'est ainsi qu'on justifie les pires massacres sans pour autant succomber à l'envie de se brûler la cervelle.

Et si La Gloïre est l'antidote ultime, la drogue qui permet la méchanceté joyeuse qu'a pu ressentir Atom dans les premiers instants de sa traversée, avant que le Martien ne le protège, la Chose du Lac est le poison dernier : celui qui renvoie d'un seul coup toute la honte de l'existence toute entière de l'homme en pleine figure.

Sans le Martien, ils se seraient tués. Sans le Martien, tout était terminé.

Tout comme les nazis, dont les cadavres à moitié dévorés (et partiellement dissous) flottaient à présent aux côtés des héros, seraient tous morts sans l'intervention du Général-SS Schneider, leur mentaliste infirme.

Et quand bien même le Martien les protégeait, ils étaient passablement énervés et honteux. En colère et pris de l'envie difficilement résistible de pleurer. Et tout cela, alors qu'Atom et Martian nageaient dans les eaux laiteuses et qu'Orion, Brandy inconscient et nu, et Liberty effectuaient cette même traversée à l'aide du harnais miraculeux du Néo-Dieu...

Ajouté à leur trouble physique lié à l'atmosphère particulière de cette planète (démangeaisons, saignements de nez, maux de crâne) qui leur rappelait que leur temps ici était compté, ce trouble psychique ne laissait rien entendre de bon...

... car au bout de la traversée, alors qu'ils arrivaient vers la rive du lac et que derrière cette rive se dressait le chemin rocailleux qui sillonnait à travers la Montagne jusqu'au plateau de Leng (et derrière... Kadath !), ils entraperçurent la créature du Lac...


... elle était gigantesque et dotée d'une méphitique bouche dentée. Ses pseudopodes s'agitaient débilement dans l'air, dans l'espoir de se saisir de l'un ou de l'autre de ses aventuriers imprudents qu'elle pensait hors d'état de se défendre.

C'était un Shoggoth, peut-être la monstruosité la plus terrifiante du bestiaire de l'écrivain Lovecraft.

Atom en avait déjà entraperçu un lors de sa quête insensée dans le terrible village de Dunwich. Mais là...

Les oreilles des héros bourdonnèrent comme si un milliard d'insectes battaient des ailes non loin d'eux. Ce bourdonnement, c'était certainement ce qu'avait entendu l'arabe dément Abdul Alhazred au moment d'écrire "Al Azif", le Nécronomicon !

Mais déjà la créature étendait une tentacule dans le but de se saisir des héros et de les apporter à sa bouche répugnante. Ils purent à peine voir que sur la berge, dissimulé sous une pierre, un soldat allemand blessé, abandonné là par ses "camarades", pleurait...

Spoiler:
 
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MessagePosté le: Mar 11 Juil 2017 - 14:53
Atom nage.
Encore. Et encore. Et encore.

Au début de l’effort, il s’est laissé emporter, ronger par des bouffées de haine et de démence ; il va mieux, ou tout cas va moins pire. Il a senti l’intervention mentale de J’Onn J’Onzz, ce cher vieil ami qui n’a de cesse de veiller sur ses alliés et ses proches. Même au péril de sa vie. Même aux portes de la folie. Même en enfer.

Ray ne peut rien dire, cependant.
Il ne peut remercier ou encourager ses camarades ; il doit avancer, encore et encore.

Dans son corps, il sent les conséquences de sa présence dans cet Univers maléfique : sa peau le démange, ses ongles se cassent, ses yeux piquent, sa respiration est saccadée ; il meurt, peu à peu. Si tout est chacun est destiné à disparaître, à retourner à la poussière, lui sait que c’est sa seule venue ici qui précipite le phénomène.
Il se meurt, tout simplement. Mais il s’est promis une chose – d’accord pour mourir. D’accord pour disparaître. Mais pas sans se battre… pas sans avoir empêché leurs ennemis de réussir leurs sinistres plans.

Palmer nage, donc.
Il passe aux côtés des corps assassinés ou suicidés des Nazis qui les ont devancés. Il s’approche du rivage. Et il sent l’influence néfaste qui s’infiltre en lui.

Le scientifique sait qu’il s’agit ainsi d’une attaque mentale, qui appuie sur les éléments les plus terribles de son subconscient ; il le sait, et sait aussi que J’Onn tente de les protéger, de les aider.
Ce n’est, hélas, pas entièrement suffisant.

La colère et la honte règnent en lui. Et s’il parvient à les utiliser pour accélérer sa nage, et ainsi échapper au Lac de Hali, il ne peut entièrement repousser les pensées qui viennent dans son esprit – qui piétinent son cerveau.
Il y a peu, Ray Palmer est revenu d’entre les morts, après un voyage de plus deux mois et quatre jours ailleurs ; il n’a quasiment rien dit sur ce périple, laissant volontairement une nappe de mystère dessus. Il sait pourquoi.

Durant cette période… il a dû se battre pour survivre.
Et il a mal agi.
Des gens ont souffert. Des gens sont morts. Des civilisations ont tremblé. Tout ça par sa faute.

Il en nourrit légitimement une honte terrible – mais aussi une fureur absolue, envers lui-même mais surtout ce destin contraire qui n’a cessé de s’acharner sur lui.
Qui l’a privé de Jean, qui l’a trompé ; qui l’a privé de Laëthwen et des Morlaidhans ; qui l’a privé d’Adam puis de Ryan ; qui a poussé Jean à la folie et au meurtre ; qui l’a forcé à revenir de son exil ; qui lui a imposé des sentiments impossibles envers Jade, et le fait souffrir depuis des années.

Il n’en peut plus.
Il n’en veut plus, surtout.

Cette honte, cette juste rage le poussent à nager encore plus vite, à s’oublier dans l’effort ; cela porte néanmoins ses fruits, car Atom parvient finalement à la rive opposée du Lac de Hali.
Là, il découvre le chemin menant au Plateau de Leng et à leur destination finale – mais pas uniquement.
Une abomination se dresse sur leur route ; une de plus.

Un Shoggoth.
Le nom, la pensée bondit dans son esprit avant même qu’il y réfléchisse. Une des créatures les plus terribles des écrits de H.P. Lovecraft, qui s’avèrent être réels dans ce monde de cauchemar.
Il en a déjà croisé un, lors d’une enquête pour la J.S.A. – et cela s’était mal passé. Or, il était en meilleure forme physique et surtout psychologique que maintenant.

Ray n’a guère le choix, cependant.
Il doit passer… ils doivent passer. Quel que soit le prix.


« Il… est faible. »

Comme nous, a-t-il envie de hurler à ses camarades.
Mais c’est l’Obscur en lui qui pense, ici.


« Nous pouvons… nous devons avancer. »

Pour nous cacher dans la grotte la plus profonde, a-t-il envie de finir.
Mais il repousse cette pensée en lui.


« Je… je l’occupe, allez-y. »

Pleurez-moi après mon sacrifice, a-t-il envie de supplier.
Mais il serre les dents et se relève des eaux.

Alors qu’un gigantesque tentacule s’échappe du corps difforme et repoussant du Shoggoth, Ray Palmer utilise ses pouvoirs.
Malgré sa fatigue et sa faiblesse, il modifie sa taille pour devenir minuscule ; puis change sa masse pour voler, et foncer directement vers son adversaire – et son membre, pour commencer.

Sans prévenir, le scientifique abat violemment ses deux poings sur le tentacule ; il veille, au préalable, à donner la densité du béton à ses membres, et le choc est alors terrible. Il profite de quelques secondes de surprise de la créature pour s’emparer dudit tentacule, puis pour le tirer dans une position contraire aux lois de la Physique – même pour ce monstre.
L’effet est clair et terrible : un craquement sinistre, qui hantera quiconque l’aura entendu, survient alors ; et le tentacule est brisé, arraché même, s’échappant du Shoggoth dans un geyser de liquide horrible et repoussant.

Atom ne s’arrête pas là, cependant.
La colère et la honte le poussent à aller plus loin.

Sans avertir ses camarades, Ray fonce directement vers le Shoggoth – dans le Shoggoth, plutôt.
Toujours à petite taille, armé d’une fureur infinie, il s’écrase avec la densité d’une ville sur le monstre… et frappe. Donnant à ses poings le poids et la densité d’immeubles, de quartiers entiers.

Il frappe, donc. Encore. Et encore.
Il frappe jusqu’à se faire mal – jusqu’à faire mal. Jusqu’à briser la peau. Jusqu’à ouvrir la chair. Jusqu’à percer des organes.
Jusqu’au meurtre… encore une fois.


(HJ/ Je me suis permis de jouer les premières blessures de l’ennemi, n’hésitez pas si ça va trop loin. Smile /HJ)
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil 2017 - 11:10


Et je me penchais pour la seconde fois et extirpais Manhunter à son tour...

Pour tout dire, ce n'était que la version courte de l'opération.
Manhunter nageait, comme son prédécesseur, mais passait alternativement de sa version palpable à sa version semi-éthérée donc insaisissable. Encombré de Miss Liberty et de l’autre taré, je devais faire attention à ce qu’ils ne sortent de l’effet bénéfique de mon A4. Pour Marco, en travers de mon épaule et inerte, pas de problème, mais si la donzelle venait à lâcher prise, elle retournerait immédiatement dans cette mélasse nauséeuse …

Je ratais le nageur par deux fois avant d’enfin réussir à le choper par le col et à le tirer violemment hors de l’ « eau » toujours effectuant ses mouvements en bon automate qu’il était devenu. Notre équilibre général en fut un peu perturbé, pas qu’il soit lourd, mais simplement par les coups qu’il nous assénait en faisant ses mouvements de bras et de pieds ainsi que cette façon malencontreuse qu’il avait de devenir immatériel.

Heureusement, pendant ces laps de temps, il restait comme figé en l’air sans consistance, et il me suffisait d’attendre un peu pour le récupérer et l’entraîner à ma suite. C’est pour cette raison que je ne pus rejoindre Atom avant qu’il ne soit presque à poser le pied sur l’autre berge. Il s’en fallut de quelques poignées de secondes, mais ce ne fut pas le cas. Je ne pus qu’assister au spectacle des tentacules qui se levaient et qui dardaient sur le premier de notre colonne sans pouvoir rien faire alors que j'attendais pendant une des pauses fantomatiques du Martien

Encore une de ces cochonneries pleine de bras agressifs et de dents acérées à première vue, la nature n’était vraiment pas variée en ce moment à moins que la fameuse loi de Murphy ne m’ait pris en grippe pour en mettre toujours un exemplaire en travers de ma route …

Il y avait eu Lissik et toute sa clique, des modèles réduits du genre, puis l’autre dans le vaisseau spatial, envoyée griller dans le Soleil et maintenant ça … Et non seulement il était pas beau, il était gluant et voulait nous faire la peau, mais en plus il puait ! Je me demandais si on ne pouvait pas la tuer rien qu’en lui shampouinant les tentacules et en lui brossant les dents. Mais mes pensées ménagères furent interrompues par la brusque reprise de substance de mon petit camarade dont je profitais pour le chopper et me mettre à courir cette fois afin de rallier au plus vite la berge défendue par un écheveau de trucs qui cinglaient l’air sur notre passage.

Il faudra que je m’excuse auprès de Liberty pour la façon cavalière avec laquelle je la saisis et je la propulsais devant moi, mais allez tenir d’une main un gars qui peut se diluer d’un instant à l’autre, retenez du mieux que vous pouvez un autre dans le coaltar tout en évitant des machins peu amicaux qui viennent à votre rencontre avec la ferme intention de vous abattre, au pire de vous mener à une gueule pour le moins bien pourvue en dents, le tout en ayant un attitude galante avec la Dame. Difficile d'éviter au mieux de la saisir par quelques parties charnues de son anatomie parfois pour la guider dans le bon sens, non ?.

Au moins, j’évitais les claques vu son état encore comateux, mais je devais sans doute m’attendre à quelques représailles une fois l’affaire finie, si elle s’en souvenait bien sûr.

Toujours est-il que j’arrivais sur le « dur » au moment où Atom s’enfilait dans le gosier de la chose, imitant à son tour la manœuvre que j’avais moi-même exécuté dans l’espace … Comme quoi, à bestiole équivalente, les grands esprits trouvent souvent les même solutions. Je laissais choir mon chargement sans ménagement, je parle de Marco bien entendu, et décrochais Liberty tout en posant le Martien sur le sol avant de me ruer à mon tour sur le truc qui commençait à éructer bizarrement sous le traitement interne que lui infligeait le petit gars.

Continuez la poursuite sans nous, on vous rejoindra rapidement … je lançais par-dessus mon épaule en m’avançant vers la créature qui n’apprécia pas non plus mes propres marques de gentillesse à ses égards …

Je fis quelques nœuds au passage, technique que j’avais vu faire sur une pieuvre dans un dessin animé regardé pendant mes pauses et que je m’étais promis d’essayer dès que l’occasion se montrerait, et justement, l’occasion était trop belle.

Et bien je peux affirmer que soit le gars qui a pondu l’idée n’a jamais touché un poulpe de sa vie, soit ce truc avait une peau un peu trop raide sur les bords, parce que dès que je tentais le coup, ça craquait à un niveau ou un autre. Mais cela ne dura pas bien longtemps.

Il y eut un rot, je lui tapais dans le dos pour essayer de l’aider à faire passer le mauvais morceau qui lui restait sur l’estomac sans succès, une sorte de convulsion générale, puis, une implosion dévastatrice.

Par pur réflexe, je protégeais mes yeux de mon coude replié et me retrouvais l’instant d’après couvert de squames et de trucs particulièrement … Comment ils disent déjà ? … Dégueux !

J’essuyais le plus gros tout en cherchant vainement Atom dans tout ce tas de cochonneries mais ne le trouvais pas et décidais de rejoindre mes deux autres alliés.
Le petit bonhomme s’en était sorti, je n’en doutais pas vu le message de Manhunter, mais je n’avais absolument pas envie de plonger là-dedans pour le retrouver. Il avait été assez grand pour s’y coller, il le serait assez pour s’en dépêtrer … Quoi ?!? Ben oui quoi !! Et puis il y avait ce gars en uniforme allemand qui se traînait vers eux … Désarmé en apparence, mais on ne sait jamais …
Donc, Atom n'était plus l'urgence, il n'avait qu'à nager un peu encore pour se sortir de là ...



Foncer dans le tas et parler après si c'est encore possible, telle est ma devise !
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(Statut RP : 3/5)
(merci à John Constantine pour cet avatar)
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MessagePosté le: Mer 19 Juil 2017 - 17:00
L'État instable du Martien ne rendit pas son 'sauvetage' des plus aisé pour Orion. Cet endroit avait, comme vous avez put le constater, des effets néfastes sur le corps de notr martien préféré, et il ne cessait de passer de tangible a intangible, et toute la gamme entre les deux alors qu'il nageait, déterminé a atteindre l'autre côté de ce lac horrible.

Pourquoi, vous demanderez-vous, n'avait-il pas tout simplement prit la voie des airs? Il pouvait voler après tout... J'Onn, dans son .tat d'esprit et physique actuelle, n'y avait tout simplement pas pensé, aussi stupide que ça puisse paraitre. Cet endroit affectait profondément à la fois son corps et sa psyché, et son contact mental précédent avec l'entité qui semblait contrôler, ou diriger, ce monde l'avait laissé mentalement affaibli.

Alors on pouvait certainement excuser son petit oubli non? Et peut-être n'aurait-il pas été capable de voler de ses propres ailes dans cet endroit, mais rien n'est certain... Quand Orion l'attrapa par le col, après plusieurs tentative infructueuses, et le tira assez brusquement hors des miasmes répugnantes qui faisaient office d'eau dans ces contrées, ce fut suffisant pour tirer J'Onn de la transe dans laquelle il avait été plongé alors qu'il nageait dans la fange.

Il toussa, gigota, se dématérialisa momentanément - merci Orion de ne pas avoir lâcher prise a ce moment - puis reprit une allure et une expression plus solide, en même temps qu'un état d'esprit plus normal. Il leva les yeux vers Orion et dit calmement, ayant reprit son calm et son s.rieux habituel.

"Merci, je penses pouvoir prendre le relais a partir d'ici, Orion."

Il se dématérialise alors volontairement et passe a travers les doigts qui le retienne et... vole de ses propres moyens. Oui, c'est possible, il vole par lui-même. Pas besoin d'ingestion de limaces dégoûtantes, il n'a qu'a concentrer une partie de son esprit - qu'il peut aisément compartimenter sur plusieurs tâches à la fois - sur cette tâche particulière tout en bloquant l'influence néfaste qui l'assaille de toute part, et il vole.

Ce n'est pas facile, mais c'est possible.

C'est alors qu'il voit ce qui les attends près de l'autre rive... et son sang se fige dans ses veines de martien. C'est un monstre issue des pires coins de l'imagination humaine. Tentacules, bouche pleine de crocs, corps gélatineux et répugnants, et une odeur qui tournerait l'estomac même au pire des animaux de la galaxie. J'Onn se fige pendant un moment, et sa forme vascille momentanément sous le choc de ce qu'il voit.

Et il regrette alors de ne jamais s'être intéressé à la littérature de Lovecraft. Ce truc semble en être directement tiré... Il ne sait pas ce que c'est, mais une chose apparait évidente pour lui.

Cette chose est à la base de l'assaut psychique auquel ils ;étaient tous soumis et qu'il a passé les dernières minutes a bloquer et repousser, protégeant de son propre esprit tous ses camarades. Et même alors qu'Atom vole a l'assaut sous sa forme minuscule, il peut sentir le monstre augmenter ses assauts, qui alors que les coups qui pleuvent se font de plus en plus violents, devient presque désespéré, frappant ses bouclier comme un marteau piqueur dément.

"Non..." Dit-t-il, de la sueur perlant sur son front et les sourcils froncés de concentration. "Tu ne gagneras pas a ce jeu, créature!"

Il pousse une grande dose d'énergie dans un assaut mental unique, complètement concentré sur l'esprit certes primitif mais puissant de la créature, et juste avant qu'elle n'explose sous les assauts combinés d'Orion et d'Atom, il sent cet esprit... exploser aussi, se fracturer, et disparaitre sous son propre assaut mental puissant.

Une seconde plus tard, des fragments dégoutants de chair et de sang pleuvaient autour d'eux et les couvrirent de substances immondes et à l'odeur dégoutantes. Le monstre était mort... mais il se rendit comptes alors que leurs ennuis étaient loin d'être terminés pour autant. Brusquement il se retourne et voit le soldat allemand qui rampe vers eux en pleurant, mais quelque chose est définitivement très mauvais dans cette image.

IL étant son esprit... et comprends vite quand il touche la... chose qui s'approche d'eux. Et se place en protection devant Libby et Marco, qui délire toujours. Atom n'a toujours pas refait surface, et Orion est encore trop loin pour intervenir.

"Restez en arrière!" Prévient-il les autres, les yeux rivés sur ce qui rampe vers eux. "Ce n'est pas humain! C'est... autre chose! Et c'est dangereux!"

Il concentre son attention sur la créature qui rampe toujours vers eux et utilise son énergie mentale pour briser l'illusion dont elle s'est entourée pour les berner. La forme commence a vaciller... J'Onn augmente son attaque, et soudainement... l'illusion est brisée et ce n'est plus un être humain qui se tiens a quelques mètres d'eux mais... autre chose, et le martien se tiens prêt a l'affronter, même si son propre esprit semble craquer légèrement à la simple vue de cette horreur.


//HJ: Je ne connais strictement rien a l'univers Lovecraftiens alors je laisse le soins a quelqu'un d'autre plus versé de décrire et nommer ce que j'ai fait apparaitre!//
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MessagePosté le: Sam 2 Sep 2017 - 8:32
Elle va mourir, elle le sait. Elle ne survivra pas à la traversée et c'est ainsi.

Emmenée dans les airs par l'A4 d'Orion, Frau Freiheit se dit qu'au regard de la poésie malsaine dégagée par le Lac de Hali vu des airs, ce lac était un endroit comme un autre pour finir de boire cette coupe d'amertume qu'avait été son existence.

Elle sait que son esprit ne survivra pas à cette traversée. Elle comprend maintenant. Elle sait ce qu'elle a planté dans le corps de Liberty Belle quand cette dernière a franchi le portail du Tombeau de Nephren-Ka. Une petite graine qui a colonisé son esprit, pris possession de sa conscience, tout en repoussant dans les limbes de l'inconscient tout ce qui faisait de Liberty Belle, Liberty Belle.

Une graine de l'Univers-B contre une de l'Univers-A. Libby / Freiheit était devenue bicéphale, le croyait-elle.

Pourtant, quelque part, au fin fond de son âme, à la manière des démangeaisons qu'elle ressentait sous sa peau si peu adaptée aux contraintes de cet univers, Freiheit sentait une présence.

A la façon du Shoggoth que combattaient si âprement ces camarades.

Un Shoggoth qui avait grandi dans sa tête. Un Shoggoth qui envahissait son âme, la souillait. Rendait caduc l'ensemble de ses actes et de ses accomplissements.

Et la honte qui lui revenait comme un boomerang à l'approche du Shoggoth la submergea et lui fit découvrir sa bien piètre qualité : elle était agent double, depuis des années. Elle avait été approchée, emprisonnée, torturée. Sa foi dans les Gardiennes, brisée. Sa fidélité au Roi-en-Jaune ? Anéantie.

Elle avait pleuré. Elle avait supplié. A genoux devant les valets des Grands Anciens. Elle s'était humiliée et était prête à vendre son âme pour un seul moment de tranquillité. Elle était prête à être incinérée sur le champ pour éviter de contempler à nouveau le visage terrifiant des Grands Anciens, reflété dans celui de leurs laquais.

Orion, dans le présent, venait de la déposer sur le rivage avec Brandy. Il ne remarqua pas les larmes grises qui coulaient au coin de ses yeux. Maintenant, elle savait tout. Elle avait accès à l'ensemble de ses souvenirs. Elle comprit que bien avant que Liberty ne vienne, elle avait été reconditionnée par les Grands Anciens. Elle le comprit. Que son esprit était double. Et qu'en prenant le contrôle de Libby, elle avait également infecté cette dernière par la chose qui grandissait dans son âme. Cette chose qui perdurerait, au moment même où l'esprit de Frau Freiheit était en train de s'éteindre...

Frau Freiheit pleura à chaudes larmes son innocence perdue, alors que le Shoggoth mourait sous les coups conjugués et répétés de ses alliés. Elle comprit que la Gardienne de la Sagesse qui était présente dans l'appartement où dormait le véritable corps de Frau Freiheit avait du être capturée par les agents des Grands Anciens. Qu'elle même en était une. Une Agente double. Elle pleura et pria, dans un dernier souffle, celui qui allait éteindre son âme, pour son salut et...

... ce fut tout.

Le corps de Liberty / Frau Freiheit reposait sur la plage, ignorant les combats se déroulant autour d'elle. Freiheit avait fermé les yeux. Liberty les rouvrit.

Et la vieille-jeune femme se leva péniblement. Elle cracha du sang et se frotta vigoureusement les avants-bras, en proie à des démangeaisons épouvantables. Leur temps sur la Planète des Ténèbres était compté. Il fallait qu'ils triomphent rapidement ou bien qu'ils meurent.

Elle voulut ouvrir la bouche mais se ravisa. Si elle ne sentait plus la présence de Frau Freiheit en elle - et elle en ressentit une profonde tristesse - elle n'était plus seule dans son esprit. Il y avait, quelque part, tapi au fond d'elle... autre chose.

Et une autre chose qui lui filait la nausée.

Et la faisait se sentir minable. Et sale. Et insignifiante.

Titubant sur la plage, Liberty Belle cria à l'attention de ses amis :

"Je suis de retour, il n'y a plus... de Frau Freiheit. Je..."

L'allemand se transformait. L'allemand...

L'horreur, l'horreur !
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MessagePosté le: Sam 2 Sep 2017 - 9:06
Le Shoggoth, la terrible créature de l'autre rive du Lac de Hali, venait d'être tuée, dans une gigantesque explosion de chairs et de viscères.

Une puanteur indicible et étouffante régna sur cette rive l'espace de quelques instants puis se dissipa.

Atom pouvait dorénavant sortir du gosier de la chose. Explorateur d'une anatomie terrifiante d'anormalité, Palmer avait fait des ravages irréversibles sur la chose, tandis qu'Orion pliait les tentacules de l'horreur suivant des angles impossibles et que Martian Manhunter déployait l'immensité de ses talents psychiques à contrecarrer les pouvoirs de la chose immonde.

*
* *

Et le Shoggoth mourut et, de l'autre côté, de la rive les pêcheurs constataient - ébahis - que l'impensable s'était réalisé.

Le charme du Lac de Hali avait été brisé. Et la honte qui leur avait été prise restituée dans toute sa splendeur. Car La Gloïre venait de se jeter dans les eaux profondes du lac pour ne plus jamais ressurgir.

En tuant le monstre, les héros avaient dépolarisé les lieux. Brisé l'homéostasie fragile qui assurait un équilibre entre l'action de La Gloïre et celle du Shoggoth. En l'absence de croque-mitaine, il n'y avait plus besoin de sauveur. Et sans sauveur, l'habitant des Ténèbres retrouvait la place qu'il n'aurait jamais du quitter : celle d'un individu responsable de sa destinée.

Au début, les habitants de la rive ne comprirent pas qu'elle était ce sentiment diffus d'oppression qui revenait en un. Puis, ils tremblèrent et pleuraient. Ils comprirent que leur honte étaient en eux. Que cette honte leur rappelait l'horreur de l'immensité des mauvaises actions accomplies.

Certains tombèrent au sol et prièrent un ciel dorénavant vide.

Puis d'autres levèrent le poing, rageur et déterminé. Cette existence de cloporte qu'ils menaient, elle devait cesser. Ils ne devaient plus avoir peur des faux Dieux que l'on pouvait tuer. Et ils se mirent en route, d'abord quelques uns puis la plupart, vers la Capitale de la Planète des Ténèbres, dans une Croisade insensée pour souiller les autels des Grands Anciens et faire choir leur puissant vaisseau des cieux...

*
* *

Pourtant tout n'était pas rose du côté de la rive où se trouvaient les héros. S'ils avaient recouvré leurs esprits (et même Marco Brandy qui se demandait bien où avaient pu passer tous ses vêtements) et si Liberty Belle venait d'être libérée de sa sœur psychique, le soldat allemand révéla bien des surprises...

Etait-ce un piège comme le pensait Martian Manhunter ?

Oui et non. Cet homme se métamorphosa et pris du volume. Son uniforme éclata et son visage humain se rigidifia à la manière d'un masque de cire. Il tomba au sol et se brisa...

Une reconfiguration de l'homme se produisait. Une reconfiguration qui laissa la place à...


... une étrange créature insectoïde qui voletait maladroitement à proximité des héros.

Massive et rapide, elle ne semblait pas pour autant belliqueuse. Elle faisait un bruit de cliquetis en agitant les pinces qu'elle avait fixée sur ses pattes avant.

Puis...

"Bien le bonjour, nobles aventuriers"

La voix avait retenti dans l'esprit de Martian Manhunter qui effectua aussitôt le relais télépathique pour que ses alliés puissent communiquer avec la chose.

"Merci de m'avoir débarrassé du Shoggoth. Je me suis retrouvé bloqué et séparé du reste de la troupe. Je n'avais pas la puissance pour le vaincre, ma télépathie ne fonctionnant pas sur une telle créature"

La créature observa un instant les membres de la JSA puis ajouta :

"Je suis un agent d'une lointaine planète, Yuggoth, envoyé en mission ici pour connaître les noirs desseins des Grands Anciens. Je fais partie de la race des Mi-Go et j'ai pu - grâce à ma physiologie particulière - prendre la place du malheureux soldat dont j'ai reproduit le visage pour m'infiltrer auprès de la troupe de vos adversaires..."

La chose marqua une pause, comme pour jauger la valeur de ceux qui se trouvent devant lui :

"Vos adversaires humains ont - depuis longtemps - fait alliance avec les Grands Anciens. Ils ont un mage puissant parmi eux qui a une affinité particulière avec les dormeurs du vaisseau. Nous craignons que si vos adversaires parviennent à Kadath, ils ne soient capables de briser les frontières entre les univers et de réveiller les Grands Anciens ! Ce qui signifierait la fin instantanée de nos deux univers..."

Le Mi-Go se tourna vers le sentier rocailleux qui s'élançait vers les Montagnes Noires, les plus hautes que les héros n'avaient jamais vu.

"Vos adversaires humains ont emprunté ce sentier. En haut, il y a le Plateau désertique de Leng à traverser. Puis... Kadath"

Un silence mental s'ensuivit puis le Mi-Go reprit :

"Comment puis-je vous aider ?"
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MessagePosté le: Lun 4 Sep 2017 - 10:27
Le Shoggoth meurt.
Dans une agonie sombre et terrible, remplie de viscères, de tripes, de boyaux, de sang dégoûtant et d’une fatigue légitime ; les Héros ont gagné, mais nulle satisfaction, nulle joie victorieuse ne se lit sur leurs visages usés.
Alors qu’Orion se débarrasse des restes sur son corps, que le Martian Manhunter tente difficilement de conserver sa maîtrise mentale, Atom s’échappe du cadavre de la créature impie et reprend sa taille normale ; il secoue la tête et essaye vainement de nettoyer son costume.
A l’intérieur, il a vu… des choses. Des horreurs. Des abominations, qui le hanteront encore et encore après cette mission ; s’il y survit. Au regard des rebondissements qu’ils subissent et affrontent de plus en plus légitimement, il est désormais en droit d’en douter.


« Hem… on dirait qu’on forme une équipe, Orion. »

Sa voix est lente et poussive ; Ray est exténué, mais il sait que rien n’est terminé.
Il arrache son masque, et le laisse tomber – las, tout simplement. Son regard glisse doucement autour de lui, passant sur le cadavre repoussant, sur Marco qui comprend sa situation et revient légèrement du côté de vivants, sur J’Onn touché et affaibli, sur Orion dur et sans concession, sur les riverains de l’autre côté qui semblent libérés… et soudain enragés par ce contrôle et cette possession qu’ils ont subi.
Il pose ses yeux fatigués sur Liberty Belle, soudain libérée du symbiote qui la possédait ; et s’il se précipite, en effet, pour la soutenir et l’aider afin qu’elle ne tombe pas… le cœur n’y est pas. Il n'y est plus.

Cette aventure, cette folie brise Palmer – et il sait que c’est là le piège.
La terreur. La dépression. L’abandon. La folie.
Ce sont là les armes de leurs ennemis, celles qui leur permettent de vaincre les guerriers les plus acharnés ; il ne doit pas tomber là-dedans. Il doit tenir et continuer, quoi qu’il en coûte.


« Repose-toi. »

Sa voix se veut calme et rassurante.
Elle n’est qu’un son difficilement prononcé, et qui s’éteint dans sa gorge quand il découvre la transformation de l’Allemand.
Il grimace, grogne discrètement encore, mais garde Liberty Belle dans ses bras. Ses yeux ne cessent de fixer l’abominable changement qui s’effectue à proximité ; il tremble, même, devant un tel phénomène – mais il se contrôle. L’ennemi ne doit pas gagner, par aucun aspect.


« Hem. »

Il grogne, puis lâche Liberty Belle quand elle se sent mieux. Le scientifique pousse un profond soupir, puis passe ses mains encore gantées mais abimées par ses blessures et les conséquences de son séjour ici dans ses cheveux ; une partie en tombe, signe que ce monde continue de repousser sa présence en ces lieux.

« Je… je connais les Mi-Go. »

Il plisse légèrement les yeux, tentant de fouiller dans sa mémoire pour retrouver les traces de ses lectures.

« Ils… ils sont liés au Mythe de Lovecraft, aussi… je… oui… je crois aussi qu’il existe un groupe, la Fraternité du Signe Jaune, qui pourchasse les Mi-Go pour… les anéantir. »

Atom se tourne vers ses camarades, et hausse légèrement les épaules.

« C’est… il est donc crédible qu’il nous aide, en fait. »

Il soupire, puis laisse glisser son regard sur chacun d’entre eux.
Tous, ils sont fatigués. Tous, ils en ont assez. Tous, ils craignent pour le Futur, et leur avenir de plus en plus limité.
Mais ils n’abandonneront pas ; ce n’est pas dans leur sang, même si celui-ci va devoir couler pour venir à bout de cette folie.


« Et… je crois qu’on n’a pas le choix. On doit y aller. »

Il goûte peu la conversation télépathique imposée par le Mi-Go et relayée par J’Onn – mais ils n’ont pas le choix. Il fait le choix, contestable mais légitime à son avis, de ne rien dire sur le reste de ses souvenirs quant à ce peuple, puis s’avance lentement vers le chantier.
Ray conserve sa taille, trop fatigué pour sacrifier son énergie à se changer ; il le fera quand il le faudra. Quand il devra se battre.


« Et pour nous aider… »

Palmer soupire, en commençant l’effort. Il parle d’une voix usée, sans se retourner, offrant son dos au Mi-Go sans doute ; il est au-delà, en fait. Il est au-delà de tout, hormis de ce souhait ardent d’en finir, enfin.

« Tu peux venir et te faire passer pour un soldat ennemi ou nous introduire auprès d’eux ou aller en surveillance aérienne. On fonce vers l’adversaire, qui a fait alliance avec des dieux fous et qui maîtrisent cette zone ; on n’a ni arme, ni plan, ni soutien, ni connaissance du lieu.
Tout ce que tu pourrais faire peut aider, en fait. »


Il grogne en grimpant, mais continue malgré tout.

« Tu peux même prier… vu ce qu’on vit, ça peut pas faire pire… »

Atom s’enfonce dans le sentier, donc.
Vers son objectif. Vers le Plateau de Leng. Vers l’horreur et l’abominable.
Encore.

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MessagePosté le: Lun 4 Sep 2017 - 13:07

Ouaip ! Si on a le même teinturier, il va faire fortune ... Je répondais à Atom.
Quelques secondes plus tard, alors que je découvrais Liberty Belle en train de cracher ses boyaux sur la grève, enfin l’ombre d’elle-même, je sursautais en entendant Martien Bloodhunter enfin un peu plus lui-même hurler son avertissement.

Le temps que je me décide si je devais aller relever la « jeune femme » délivrée d’après elle de son alter-ego dimensionnel ou m’interposer entre le soldat en pleine transformation, ce dernier, tel le papillons qui quitte sa chrysalide, ou plutôt l’inverse vu la tronche de porte bonheur qu’il venait de se créer, avait éclaté son enveloppe humaine pour devenir quelque chose d’autre de pas très sympathique à priori. Quelque chose qui appelait les baffes plutôt que les preuves d’affection, et pourtant, je m’approchais avec circonspection écoutant la petite voix intérieure qui me disait de ne pas juger cette chose sur son aspect extérieur.

C’était une sorte de … de … résultat des amours interdits entre une fourmis, un papillon de nuit et une mante religieuse … Et elle se mit à parler mentalement au petit Martien qui nous servit de relais bien obligeamment. C’était donc un Mi-Go en mission, je me demandais ce que pouvait être un Go entier, venu de Yoggoth qui avait infiltré les allemands qui venait de se démasquer et nous offrait ses services. Vu l’état des autres, un petit coup de pouce n’était pas malvenu, et Atom semblait de mon avis. Je hochais la tête positivement quand le regard glissa sur moi, cherchant sans doute un avis sur cette offre providentielle.

Je me disais que vu le relais entre lui et nous en la personne du Martien, si ce dernier avait pu détecter la moindre trace de malhonnêteté chez le petit cousin à z’ailes de Léon dans monstres et compagnie, il nous aurait averti … J’étais partisan de lui faire confiance oui, mais dans la limite du raisonnable quand même et je l’exprimais directement en retour par télépathie à mon coéquipier.
De toute façon, on a pas le choix, faut avancer ...

Belle équipe que voilà, dont l’effectif vient de se renforcer d’un insectoïde … Une belle équipe en vérité, Marco Brandy qui a repris ses esprits et qui récupère des morceaux de l’uniforme du soldat allemand pulvérisé par la transformation pour s’en faire un semblant de pagne et qui se plein déjà de ses pieds nus, Liberty qui est si affaiblie qu’elle ne peut pas encore se déplacer sans aide, restaient Martien, Atom et moi pour faire le boulot car les plus en forme … Je trouve deux morceaux de planche rejetés par les vagues et après quelques manipulations, je lui tends des sortes de sandales basiques. Au moins, je l’entendrais plus geindre pour ça … Atom a pris un peu d’avance, suivi par Bloodhunter et le Mi-Go, suivis par Marco toujours ronchon et enfin moi, portant ou soutenant Belle dans le sentier qui montait.

Plus nous prenions de l’altitude, plus les températures baissaient, et des congères firent leur apparition de ci delà jusqu’à disparaître totalement dans le tapis de neige qui recouvrait le sol.
Devant Atom, la piste se dessinait franchement en témoignage du passage de la petite troupe ennemie. Les plaintes de Marco montèrent crescendo à mesure que la température chutait … Faut dire qu’habillés d’un pagne de loques et de simples claquettes bricolées aux pieds, sa situation n’était pas très adaptée. Même Liberty, maintenant un peu plus guillerette, frissonnait contre moi …

Si tu vois un renne, dis le moi ... Que je criais à Atom de moins en moins loin devant, Faut que je fasse un manteau à l’autre sinon il sera congelé arrivé en haut ! A moins qu’on rencontre le père Noël en chemin ....

Même le Mi-Go avait changé de teinte … Faudrait pas pousser plus sinon, au moindre éternuement, la moitié de l’équipe tomberait en morceaux …




Foncer dans le tas et parler après si c'est encore possible, telle est ma devise !
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(merci à John Constantine pour cet avatar)
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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 12:43
Liberty frissonna en découvrant le Mi-Go en lieux et place du soldat allemand. L'apparition était trop proche d'eux pour pouvoir s'en protéger et elle, elle était trop faible pour l'heure pour ne serait-ce que ce mettre en garde...

C'était comme si son esprit était devenu le déversoir des ordures de ce monde. Quelque chose y était mort. Et quelque chose continuait à y exister. Des choses qui n'étaient pas elle.

Elle observa, pétrifiée le Mi-Go et ne sut que dire, laissant cette charge à Atom - véritable encyclopédie sur pattes quand il s'agissait d'évoquer le mythe Lovecraftien - et à Orion.

Elle plissa les yeux. Ils étaient en train de parler à un extra-terrestre insectoïde venu des confins d'un univers parallèle au leur. De toute évidence, le Kansas était plus loin que jamais.

Son regard croisa celui du Mi-Go qui la considéra avec méfiance. Comme si la chose habituellement dissimulée qu'était cette créature était capable de lire en elle. De voir les masques derrière les masques. Elle se sentit pétrifiée et interdite par ce regard.

Mais il n'était plus le temps de se poser des questions. L'horloge de l'Apocalypse (celle de l'Univers-B, mais aussi celle du leur !) venait encore de progresser : avoir libérer de l'influence du Mal Cosmique les habitants du lac de Hali était une chose importante. Presque un symbole. Mais ce ne sera qu'une épine dans le pied des Grands Anciens si les allemands arrivent avant eux à Kadath...

Elle progressa auprès de ces camarades, fatiguée physiquement, fatiguée moralement. La "nuit" commençait à tomber et faisait apparaître d'étranges constellations dans le ciel. Le froid était mordant et elle ne pouvait qu'avoir une pensée compatissante pour le malheureux Brandy.

Finalement, en arrivant - bien des heures après, suite à une ascension traumatisante - sur le plateau, elle s'arrêta. Interdite.

Devant elle, devant eux, c'était le blasphématoire Plateau de Leng. Quelque chose en elle, au niveau de son âme, de ses tripes, lui donnait la nausée. Comme si un regard d'humaine ne pouvait se poser sur ses immensités désertiques sans perdre à tout jamais innocence et sommeil.

Mais quelque part en elle, tapie au plus profond de son âme... Un embryon de pensée, une sensation fugitive... lui disait qu'elle rentrait enfin à la maison.

Libby se massa l'arête du nez et lança, comme en proie à un malaise :

"Nous sommes à découvert ici. Les nazis..."

Les nazis, on ne les voyait nulle part ! Pourtant, ils étaient devant eux... mais comment avaient-ils faits pour disparaître aussi vite de leur champ de vision ?

Elle reprit d'une voix possédée, comme si elle récitait une ritournelle ou une contine :

"Les nazis ont pris les oiseaux Shantaks...Les nazis ont pris les oiseaux Shantaks après être allé dans le monastère de l'homme en jaune..."

Mais pourquoi avait-elle dit cela ? Pourtant, Frau Freiheit avait été anéantie de son esprit ? Mais alors qui ?
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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 13:07

Le Mi-Go observait effectivement Liberty Belle avec méfiance. Il lança télépathiquement à tous le message suivant :

"Votre amie n'est pas seule dans sa tête. Des ténèbres qui ne sont pas de ce monde ni du votre occupent son esprit. Des ténèbres qui ne laissent rien présager de bon..."

Il cliqueta étrangement avec ses pinces et se retourna en direction du plateau balayé par le vent.

"Mais elle a effectivement raison... vos adversaires volent au loin sur le dos des oiseaux Shantaks..."

Les oiseaux Shantaks... encore un souvenir de Lovecraft... ces oiseaux qui vivaient sur le même Plateau de Leng et qui - seuls - pouvaient permettre de franchir la barrière constituée de créatures gigantesques que l'on ne voyait même pas encore à l'horizon... créatures dont la seule et unique raison d'être étaient d'empêcher quiconque de pénétrer à Kadath, la demeure des Dieux...

Tout cela, Atom et tout lecteur de Lovecraft le connaissait. Mais de là à y être confronté en vrai ?

Atom se souvint de même que les Shantaks étaient à la solde de l'obscur messager des Dieux, Nyarlathotep... et qu'un voyage sur leur dos pouvait s'avérer funeste.

Néanmoins, à chaque minute qui s'écoulait, les nazis progressaient un peu plus dans leur abominable course vers le pouvoir.

Le plateau était balayé par des vents violents, déclenchant des tempêtes de neige qui nuisaient grandement à la visibilité. Voler par ses propres moyens était dangereux. Y aller à pieds relevait de l'inconscience. Et pour les Shantaks...

"Quelqu'un approche" lança le Mi-Go, méfiant.

Un homme revêtu d'un manteau jaune et portant une capuche qui lui dissimulait totalement le visage s'approchait du groupe, à travers la tempête. Il tenait des vêtements qu'il remit à Marco Brandy qui put s'habiller promptement. Mais qui était-il ?

"Je suis le Père Ward et je vous prie de me suivre dans mon humble demeure..."

La voix était étrangement familière à Atom...

*
* *


Dans le monastère, qui constituait un humble refuge contre la tempête, l'homme retira sa capuche.


Il s'adressa plus particulièrement à Atom en lui souriant d'une façon carnassière :

"Cher ami, le hasard ne fait-il pas bien les choses ? Nous nous sommes connus dans ma précédente existence et aujourd'hui, alors que vous avez besoin des oiseaux Shantaks, de mes oiseaux Shantaks... nous nous retrouvons..."

Il y avait effectivement du bruit qui provenait d'une pièce adjacente... et si les héros regardaient par le trou de la serrure (ou ouvrait la porte), ils pourraient voir...


... lesdits "oiseaux" s'agiter dans une petite écurie !

C.D. Ward, l'homme du monastère, déclenchait une agitation suspecte chez le Mi-Go, étonnamment silencieux. Ward ajouta de sa voix posée :

"J'imagine que vos questions sont légions. Quant à moi, j'aimerai savoir pourquoi je devrai vous fournir - comme je l'ai fait pour vos prédécesseurs - mes oiseaux ?"
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MessagePosté le: Jeu 5 Oct 2017 - 16:18
La montée vers le Plateau de Leng est aussi difficile et éprouvant que les cauchemars d’enfance d’Atom, provoqués par l’émotion de lecture des écrits de Lovecraft. Il serre les dents, s’avance, prend sur lui mais jette, malgré tout, de nombreux regards derrière lui.
Le Mi-Go ne lui inspire pas confiance. L’environnement ne lui inspire pas confiance. Il doit même avouer que ses collègues eux-mêmes commencent à l’inquiéter, tant la déchéance physique qui les impacte et les épreuves subies en viennent à les transformer, les changer… les bouleverser.
Il a peur, il n’a pas peur de l’admettre. Il a peur et il ne sait pas quoi faire, hormis avancer en serrant les dents – mais pas trop fort, de crainte qu’elles se délogent.

Le Temps, alors, s’est arrêté.
Figés dans l’effort, concentrés sur la lutte pour la survie mais surtout pour avancer, les Héros cessèrent de penser, de raisonner, de réfléchir.
Ils avancèrent. Parce qu’ils le devaient. Parce qu’ils ne pouvaient faire autrement.
Parce que c’est tout ce qui leur restait.

Finalement, ils arrivent en haut du Plateau – et Ray réprime difficilement un frisson, en découvrant l’ampleur de l’horreur… encore. Encore et encore.
Sans s’en rendre compte, sans le moindre remords, Palmer se tourne sur le côté et libère une substance noirâtre, pleine de vomi brûlant ; il n’a pas pu le supporter, il n’a pas pu se contrôler.
Et il s’en fiche.

A quelques mètres, Liberty Belle exprime ce que chacun pense… où sont les Nazis ? Où sont les ennemis ?
Mais avant qu’il puisse participer, Libby reprend la parole – et dit, encore, quelque chose qu’elle ne devrait pas connaître ; qu’elle ne devrait pas savoir ; qui ne devrait pas exister, tout simplement.


« Bon sang. »

Il soupire et secoue la tête.
L’horreur. Toujours, l’horreur. Partout, l’horreur. A jamais, l’horreur.

Après un long moment de lassitude, Ray se reprend et explique, d’une voix lasse et traînante, l’historique des Shantaks. L’exposé est rapide, mais précis ; il n’en est plus à exprimer, glorieusement, ses souvenirs de lectures et à s’exciter, au fond, de vivre dans ses fantasmes d’enfant.
L’’horreur règne. L’horreur ne les abandonnera jamais.

Finalement, après les explications transmises, le petit groupe usé, fatigué, brisé même découvre que… quelqu’un approche.
Serrant les poings par réflexe, mais si las qu’il ne sait même pas s’il pourrait se défendre et surtout attaquer, Palmer a l’impression que le monde s’écroule sous ses pieds quand il entend cette voix – et ce nom.
Ward.
Non.
Non. Non.
NonnonononononNON.

Il le refuse. Il ne l’accepte pas. Il ne le supporte pas.
Choqué, incapable de réagir, Atom s’abandonne à un fonctionnement basique – et suit le Père Ward ailleurs. Dans un monastère, ou plutôt une forme de refuge limité mais indispensable face aux événements climatiques dans ce monde complètement dément.
Où leur nouvel hôte les accueille – et révèle son visage puis son identité ; ou du moins, celle avec laquelle il se présente.

Chilton Donovan Ward.
L’héritier d’un homme ayant inspiré à H.P. Lovecraft le personnage de son unique roman, une histoire de possession abominable. Le micro-Héros a croisé ce descendant, qui s’est sacrifié pour le sauver… et s’est retrouvé ici, donc.
Mais pas comme il le connaissait – avec un autre visage. Une autre face.
Celle de H.P. Lovecraft lui-même.


« Ouais… salut, Ward… ou Howie, peut-être… »

Atom avance à vue, il est tétanisé par ces rebondissements et ces changements. Il a besoin de repos, de calme, de pause – mais il n’y aura pas droit.
L’horreur, toujours.


« Des questions… oui… »

Il soupire, prend de grandes respirations – et se reprend.
Ou, au moins, essaye.


« Comment faire ? Comment les arrêter ? Comment atteindre destination, et les vaincre ?
Et si je vous demande cela, c’est pour la même raison qui justifie notre demande sur vos oiseaux… »


Ray lève les bras, dans un geste triste et désespéré.

« Au nom de la Paix et de la Santé Mentale. »

Son regard, alors, se réanime et une flamme de détermination s’y glisse, ravivant une puissance et une détermination qu’il croyait disparues.

« Ce que vous avez toujours défendu. Ce que vous avez toujours illustré. Ce que vous avez toujours écrit. Ce pour quoi vous vous êtes sacrifié. »

C’est un coup de poker.
Mais c’est le seul qu’il peut encore jouer.

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MessagePosté le: Sam 14 Oct 2017 - 16:24
Libby se laissa choir sur un tabouret, laissant à Ray le soin de parlementer avec l'obscur moine jaune... Ward ? Elle sourcilla, se souvenant que ce Ward était censé avoir été tué lors de l'apparition ratée de la cité de R'lyeh, alors qu'Atom se battait contre la secte des Valkyries...

Et pourtant, il était là... du moins une chose avec deux bras, deux jambes et un visage et qui prétendait être lui...

Elle jeta un œil sur le Mi-Go qui ne pipait mot, figé dans un vol stationnaire au milieu de la pièce...

... mais quelle drôle de compagnie, ils formaient ! Elle, avec cette présence en elle qui obscurcissait son esprit ; Ray, survivant de l'abîme du temps ; leurs amis martien et Néo-génésisien ; un adepte siphonné du Roi-en-Jaune ; un insectoïde télépathe en provenance d'une lointaine planète...

... et cette troupe constituait la seule et unique chance d'éviter que deux univers ne disparaissent.

Elle se mordit les lèvres. Elle était à nouveau elle-même, mais pour combien de temps encore ? Et le Mi-Go ? Que savait-il exactement ?

Il était télépathe. Il lisait ses pensées. Les leurs à tous. Mais se taisait... Pourquoi ?

Libby s'étira. S'ils n'arrivaient pas à avoir les oiseaux Shantaks, ils demeureraient ici, cloués au sol mais aux premières loges pour assister à l'Apocalypse à venir.

Se recoiffant une mèche de cheveux qui lui tombait sur le front, Libby sourit à Ward. Et elle exprima très clairement et très distinctement le fond de sa pensée :

"Vous avez dit que vous aviez fourni les Oiseaux aux nazis... Pourquoi ? Vous..."

Elle s'arrêta, indignée par les implications que tout cela avait.

"Vous... Je vous ai déjà lu !"

Libby confondait le romancier et Ward. L'auteur et la créature.

"Vous... Il y a eu des controverses à votre sujet mais JAMAIS vous n'auriez poussé le bouchon jusqu'à favoriser des êtres animés par une rage nihiliste ! Vous êtes mort avant d'avoir connaissance des horreurs du nazisme mais... vous étiez réactionnaire et conservateur ! Pas le complice de tortionnaires génocidaires !"

Des larmes d'impuissance perlaient aux coins des yeux de Libby. Si Ward / Lovecraft n'obtempérait pas à leur demande, tout était fichu. Et ça, pour une combattante qui avait passé 7 décennies à se battre, c'était impensable...
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MessagePosté le: Dim 15 Oct 2017 - 8:23

Ward sourit un peu plus quand Atom l'appela "Howie". Mais ce sourire n'était point pervers : il était franc et émanait bel et bien d'un gentleman de la Nouvelle-Angleterre un peu excentrique et guindé mais qui avait su cultiver - depuis toujours - de solides amitiés.

"J'ai cru m'être sacrifié, cher ami, alors que je n'ai été que transfiguré... J'ai... lors de ma métamorphose, après avoir été blessé par cette Valkyrie et avoir disparu à travers le cercle de pierres..."

Le visage de Ward était, de nouveau, redevenu sombre. Il s'était arrêté net. Laissant sa phrase inachevée.

"Vous... Vous vous demandez comment je peux être à la fois mort en 1937 et vous avoir rencontré quelques mois auparavant ? C'est... Dites-vous qu'il ne s'agit que d'un cas de possession ou du résultat du long surmenage infligé à un système nerveux fragile... Je... Je vous ai déjà raconté mon histoire, je crois ?"

La voix de Ward / Lovecraft semblait provenir de très loin. D'un endroit situé hors du temps, d'un endroit dont la géométrie non-euclidienne permettait à d'infâmes bêtes de voyager depuis des angles étranges...

"Je ne vous ai pas tout dit. J'était un enfant. J'avais peut-être... 6 ans ? 7 ans ? Et j'allais souvent en Weekend dans un chalet au bord d'un lac avec mes parents. Je ne me baignais jamais et ne m'entendais que peu avec mes cousins et mes cousines. Je me promenais, au bord du lac, m'inventant des amis imaginaires, observant la surface du lac et réfléchissant à ce qu'il pourrait y avoir dessous... enchantant le monde qui m'entourait de fées, de farfadets et de lutins... Jusqu'au moment où..."

Il s'arrêta, le souffle court. Et s'assit sur une chaise.

"Un homme vivait dans un autre chalet au bord du lac. A quelques kilomètres de celui de mes parents. Il était magicien et avait une peau d'ébène. Il m'a... parlé. Dit des choses. Il m'a..."

Ward explosa en sanglots. Des sanglots incontrôlables. Il termina néanmoins sa phrase :

"Il m'a fait lire le Cauchemar d'Innsmouth... Il voulait que je joue avec le feu pour que le feu marche avec moi... et moi j'ai... j'ai..."

Ward sortit un mouchoir de sa poche et souffla bruyamment dedans. Prenant quelques instants pour retrouver ses esprits. Puis finalement reprit d'une voix grave :

"Toutes les choses se payent, un jour, mon ami. Mon souhait le plus cher a été exaucé mais cela en valait-il réellement le prix ? J'ai donné aux nazis les montures car on me l'a ordonné. Mes ordres vous concernant..."

Il ricana perversement.

"Je devais vous retenir le plus longtemps possible. Jusqu'à ce que vous partiez de vous-même, à pied, en direction des étendues désertiques de Leng, à la recherche de la barrière de Géants mais... vous n'y auriez trouvé que la mort. Mais à la place, j'ai décidé que vous pourrez prendre mes derniers Shantaks. Et quand... dans mon agonie et mes affres - car tel est mon destin et le signe Jaune ne me protégera pas longtemps de SA fureur - je subirai mille tourments, je tirerai ma force du fait que je n'ai pas abandonné un ami dans la détresse..."

Il conclut son monologue d'un ferme avertissement :

"Prenez les Shantaks. Et bon séjour sur la Lune... Mais n'oubliez pas que les Shantaks LUI appartiennent... et qu'IL est plus fort que vous"

*
* *

Les nazis étaient invisibles dans le ciel car la direction de Kadath n'était pas droit devant mais en l'air et toujours plus haut.

Dans le ciel tourmenté de la Planète des Ténèbres, une Lune semblable à la notre se trouvait loin, très loin, à 384.000 kilomètres du plancher des vaches...

Marco Brandy lança, d'ailleurs, depuis son étrange monture un "La vache a sauté par dessus la Lune !" particulièrement de circonstance.

Le voyage était étrange. Les héros n'avaient aucune difficulté pour respirer, une fois qu'ils sortirent de la sphère d'influence de la Planète. Le froid ne les affectait plus. Et en dépit de la vitesse incroyable de ces créatures (le Mi-Go avait du mal à les suivre), ils ne subissaient pas les affres de l'accélération.

C'était comme si à dos de Shantaks, les règles de la biologie et de la physique étaient suspendues.

Finalement, les Oiseaux ralentirent quand la Lune commença à grandir dans leur champ de vision...

On pouvait distinguer à sa surface, une gigantesque pyramide inca dont l'entrée se situait tout en haut, et au sol une petite troupe qui venait de descendre du dos de leurs oiseaux Shantaks... les nazis.


Le Dr. Jace se retourna et désigna dans le ciel l'escadrille de Shantaks à dos desquels se trouvaient les héros.

"Ward nous a trahi !" hurla-t-elle, en proie à une réelle terreur.


Le chef de l'expédition, l'homme qui avait été déjà identifié comme étant celui qui avait toujours cherché à ouvrir des Time Pools sur le passé et sur l'Univers-B, le Dr. Wolfram Brandt, ordonna aux 5 soldats encore vivants d'ouvrir le feu sur les sociétaires et leurs alliés. Les hommes de troupes tirèrent à l'arme automatique en direction de la JSA, tandis que Brandt courait en direction de la pyramide : son objectif ? Arriver au sommet le premier !


Enfin le dernier était Schneider, le Général-SS en fauteuil roulant. Il grimaça mais commença à psalmodier des incantations. Ces dernières faisaient trembler la surface de la Lune. Comme si quelque chose, issue de ses profondeurs, chercher à y faire surface !

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MessagePosté le: Lun 16 Oct 2017 - 14:11
Atom demeure Ward/Lovecraft après son discours.
Il est vidé.
Déjà exténué par les épreuves les ayant menés jusqu’ici, affaibli du fait de l’influence négative de cet Univers sur son corps, qui ne cesse de se dégrader, il a tout donné dans son discours pour convaincre son interlocuteur – et ne saurait prononcer un mot de plus.
A vrai dire, il n’en a plus l’envie.

Si l’autre refuse, si l’autre ne se laisse pas convaincre… le scientifique ne répliquera pas.
Mais il ne le laissera pas gagner sans rien dire.
Il a encore ses poings, ses pouvoirs… et s’ils doivent échouer ici, s’ils doivent se laisser happer par le Néant et l’anéantissement, si les Nazis doivent l’emporter… soit. Mais Ward/Lovecraft ne sera pas de ceux qui pourront se réjouir de la victoire.
Car Ward/Lovecraft aura été battu à mort par le micro-Héros – quoi qu’il en coûte.

Néanmoins, la tension sourde entre les deux hommes est détournée par Liberty Belle, qui prend conscience de l’ampleur de l’horreur derrière Ward/Lovecraft ; Ray esquisse un sourire triste, plein de compassion et de désespoir, vers elle.
Derrière eux, Martian Manhunter et Orion demeurent silencieux, sûrement autant impactés qu’eux par la situation et incapables de parler ; il les comprend. Ce n’est que grâce à ses connaissances sur l’univers fictionnel imaginé par Lovecraft, du moins le pensait-il alors, qu’il peut encore parler et se battre.
Sans cela… il serait perdu, aussi. Et envisagerait d’abandonner, bien sûr.


« Libby… il… c’est sûrement plus compliqué que ça. »

Ray ne peut rien dire d’autre.
Et il est soulagé que Ward/Lovecraft enchaîne, en devenant enfin clair… ou, du moins, en essayant de l’être.


« Ward, je… »

Palmer s’avance, quand la voix de l’interlocuteur se perd, s’oublie dans une zone déconnectée de toute existence et de toute logique. Même s’il lui en veut, même s’il s’en méfie, même s’il considère que cet autre n’est qu’un ennemi et qu’il doit potentiellement s’en défendre… il sent, il ressent clairement sa détresse et son désespoir.
Et même dans cette situation, même dans cet enfer, Atom ne peut empêcher son naturel de prendre le dessus – sa compassion de l’emporter.
Il s’approche, donc, et lève la main pour tenter de l’aider, alors que Ward/Lovecraft est emporté par un trouble absolu, puis une infinie douleur qu’il peut bien comprendre, à mesure de l’avancée de son histoire terrifiante.


« Je suis… désolé… pour vous… pour tout… »

Il esquisse un sourire triste, qui se veut consolant – mais ne changera pas grand-chose, bien sûr.
Néanmoins, Ward/Lovecraft se reprend, et révèle définitivement l’ampleur du plan de l’ennemi. Atom ne peut empêcher ses dents de se serrer et ses poings de se crisper, en apprenant tout ce qui était prévu pour eux… mais s’apaise, légèrement, en apprenant que leur interlocuteur vu les aider.
Courageux.


« Je… merci. Vraiment. Ça ne sera pas oublié. »

Il sourit, puis se dirige vers les Shantaks.
Quelques signes suffisent, envers ses camarades, pour se préparer au départ. Mais, avant de partir, il jette un dernier coup d’œil vers Ward/Lovecraft – et esquisse un nouveau sourire triste.


« Je n’oublie pas, mon ami.
Comme lui non plus ne nous oubliera pas – jamais. »


Quoi qu’il arrive, la J.S.A. demeurera un terrible souvenir pour l’ennemi… qu’ils incarnent ses bourreaux ou ses plus terribles adversaires !

**
*
**

La chevauchée est fantastique.
Fantastiquement terrifiante.

Déjà exténué, usé et à bout, Atom est en difficulté sur le Shantak. Les multiples messages transmis à son cerveau par la Réalité qui l’entourent sont contraires, illogiques, en opposition avec tout ce qu’il connaît ; et il le vit mal.
Plusieurs fois, il est sur le point de tomber – de s’écrouler. Plusieurs fois, il craint de perdre, de s’abandonner, de ne plus pouvoir lutter. Plusieurs fois, il doit se faire violence pour continuer et se battre.
Mais il tient… il avance, il se force ; il se bat, autant contre lui-même que contre les ennemis.

Et, finalement, ils parviennent à destination.
Ils parviennent sur la Lune de la Planète des Ténèbres, filant sur leurs Shantaks impies, et arrivent à proximité… des ennemis.
Enfin.


« ILS SONT LA !!! »

Une évidence – mais la signaler permet de repousser, au moins pour quelques secondes, la démence.
Ils sont là, oui. Tous.
Brandt, qui file vers les hauteurs d’une pyramide, clairement pour finaliser un projet qu’il craint de perdre au dernier moment. Jace, enragée. Schneider, qui maugréé dans ses barbes et prépare une réplique. Et cinq S.S., qui tentent de tirer sur la J.S.A.

Il n’y a plus de temps à perdre. Il n’y a plus de plan à former. Il n’y a plus à penser.
Ils sont exténués, fourbus, détruits, désespérés – seule la rage, la fureur les motive encore.
Le temps de l’action est venu. Le temps de la vengeance est atteint !


« JE PRENDS BRANDT ! GAFFE A L’INFIRME !!! »

Atom abandonne le Shantak et bondit – en activant, une nouvelle fois, une dernière fois peut-être, ses pouvoirs.
Il rapetisse, serre les dents sous l’effort et la douleur, et file vers Brandt. Il manipule sa masse pour voler et accélérer sa vitesse, et se projette aussi vite que possible, aussi violemment que possible, vers le Nazi.
L’objectif est simple : pas plus grand qu’un pouce, il entend frapper violemment Brandt dans le dos, en donnant à ses poings la densité du béton ; lâche, mais désespéré.

Le destin de deux Univers est en jeu.
Sa conscience peut vivre avec une bassesse… si cela leur permet de vivre, tout simplement.

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MessagePosté le: Jeu 26 Oct 2017 - 16:17

Au début, je reste en retrait, Atom a la situation en mains même si ses émotions contradictoires sont perceptibles. Je décèle des retrouvailles d’ennemis intimes, ou d’amis séparés par un antagonisme provenant d’événements passés que je ne connais pas et dont je n’ai cure.

Par contre, je m’approche des bestioles qu’avait désigné le dénommé Ward en arrivant dans ces lieux. Des oiseaux ? ça ?! Plutôt agitées et agressives ces trucs qui relèvent plus des dragons des fables humaines que d’oiseaux. Mais une bonne baffe au plus téméraire calme leurs ardeurs et je peux tourner autour sans problème. Ainsi, nous allons devoir nous taper une épopée fastidieuse à dos de simili chauve-souris jusqu’à un lieu éloigné ? J’étais prêt à proposer encore mes services, mais je m’en gardais.

Atom et Ward semblaient avoir trouvé un consensus sur la marche à suivre et je ne voulais pas m’interposer entre eux ni interférer dans cet échange de bons procédés issu du paiement d’une sorte de dette morale. Nous montons donc sur ces « Shantaks », on m’assigne d’ailleurs celui que je viens de baffer sévèrement et celui-ci bronche un peu lorsque je m’approche à nouveau. Mais une série de petites tapes sur son épaule, ou du moins ce qui en tient lieu, le rassurent et c’est seulement avec quelques couinements qu’il m’accueille sur son dos.

Bon, c’est remuant, un peu chaloupant au début, mais bien stable par la suite. Je crois que plus d’un ont pu rattraper leurs boyaux du simple fait de n’avoir rien mangé depuis un bon moment.
Nous nous élevons donc régulièrement et finalement, la lune qui est suspendue ici en orbite autour de cette Terre d’un autre genre se rapproche et grandit. Je ne vous dirais pas que j’approuve cette lenteur ni que j’en profite pour faire du tourisme, ce serait mentir. Mais je repère rapidement le but de notre voyage et ceux qui nous ont précédés sur ce chemin lunaire. Et là, je commence à m’énerver de ce lent et majestueux vol de ces zoziaux qui commencent à entamer leur descente en direction d’exactement le même point d’atterrissage, comme un train qui entre en gare sur ses rails et ne peut dévier d’un iota de sa trajectoire.

Je n’essaye même pas de lui faire changer d’ailleurs alors que les premières balles sifflent à nos oreilles, de malheureuses balles des années 40, même pas capables d’entamer l’endroit le plus mou de mon costume. La longue spirale m’amène presque à la verticale de la pyramide, un chouia trop à droite, pourtant, je passe ma jambe de l’autre côté et je me laisse glisser dans le vide. Une chute de moins d’un kilomètre ne va pas me tuer … Et puis la pesanteur étant moindre, je n’aurai même pas à plier le jarret pour amortir.

Par contre, chose imprévue, c’est la fidélité et le manque de rancune de cette petite bête qui m’a emporté tout du long. Cette andouille, croyant sans doute que j’étais tombé de son dos accidentellement, fait un superbe piqué et essaye de me récupérer en vol. Pas le temps de l’en dissuader, nous nous écrasons ensemble contre le flan du polyèdre et mon arrière train fait souffrir les gradins des escaliers qui se brisent parfois sous mon poids.

Mon sauveur quant à lui, après quelques roulades bien ficelées, s’est envolé à nouveau et reste en vol stationnaire à la verticale de l’endroit où enfin j’arrive à me stopper. Une envie monstrueuse de lui éclater la tête me prend, mais je me retiens en l’honneur de son attention qui avait pourtant causé notre naufrage. Les chemins de l’Enfer sont bordés de bonnes intentions qu’ils disent, ou quelque chose comme ça, encore une preuve que voilà …
Je me relève donc et commence à gravir les escaliers vers le sommet du côté opposé des nazis.
En résumé:
 



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MessagePosté le: Jeu 7 Déc 2017 - 17:47
Tandis qu'Orion semble avoir des difficultés avec son oiseau Shantak, qu'Atom stoppe nette la course folle de Brandt vers le sommet de la pyramide et que Marco Brandy essaye tant bien que mal d'esquiver les balles nazies, Liberty - en proie à des maux de tête colossaux - lance volontairement sa monture en direction des SS.

Elle va s'écraser sur eux. Leur éclater leur sales têtes de nazis. Et peut-être mettre un terme à une existence de plus en plus douloureuse et pénible ? La sienne, car à son âge, on aspire à un peu de repos et pas à courir en des endroits impies pour empêcher des horreurs sans nom de surgir du fond de l'abîme.

Et cette présence dans sa tête, comme une part de ténèbres qui se développerait en elle... Elle aurait envie de hurler. Elle aurait eu envie de le leur dire. Mais les mots ne sortaient pas comme un cri cherchant désespérément une bouche pour s'exprimer...

Quand le Shantak vint réduire en bouillie la troupe SS, Liberty roula sur le côté, ayant sauté à la dernière minute. En dépit de ses idées morbides, il n'était pas question d'abandonner Atom et Orion. Il n'était pas question de lâcher l'affaire avant que le dernier nazi ne soit mort en cette lune maléfique.

Elle attrapa Jace par le col et lui flanqua un direct du droit. La scientifique s'écroula, groggy.

Et se retournant, elle vit qu'il ne restait que l'invalide. Et ses psalmodies. Et la Terre qui tremblait. Mais quelle activité tectonique pouvait avoir une Lune morte ?

Et là, Libby commença à trembler sérieusement. Car, elle sentait que la fin de partie était proche... mais allait-elle tourner en leur faveur ?

[HJ :

- Libby écrase son oiseau Shantak contre les SS
- Ayant sauté de l'oiseau, elle met KO le Dr. Jace
- Libby est terrorisée par le tremblement de terre

/ HJ]
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MessagePosté le: Jeu 7 Déc 2017 - 18:18

Le Mi-Go émettait un drôle de grésillement, comme un poste de radio branché entre deux stations, comme le bruissement des insectes dans les buissons pendant les soirs d'été. Un bruit qui était inintelligible pour les héros mais qui ne pouvait que signifier que quelque chose était sur le point de se produire.

La psalmodie de Schneider. Le tremblement de Lune. Le sol de cette dernière se craquela dans un séisme aux proportions bibliques. Et par les abîmes béants qui venaient de s'ouvrir de gigantesques vers jaillirent dans les airs.


Ils faisaient bien plusieurs dizaines de mètres de long et dégageaient une puanteur épouvantable. Le rugissement qu'ils poussaient plongea dans l'effroi les héros, à la plus grande joie de Schneider qui arrivait à l'heure de son triomphe.

"Mon Führer... Mon Führer, je marche !" lança-t-il en se levant de sa chaise roulante, visiblement étonnée d'avoir recouvrer l'usage de ses jambes !

A ce moment, le sol s'ouvrit sous lui et un ver géant - l'un de ces Dholes épouvantables décrits par Lovecraft dans ses œuvres - vint le gober.

Le péril nazi venait de disparaître. Brandt et Jace étaient KO. Les SS et Schneider venaient d'être tués. Mais tout était-il bien terminé ?

Car au sommet de la pyramide, les héros remarquèrent une porte qui s'ouvrit. Une porte qui laissait apparaître un homme masqué qui préférait demeurer dans l'obscurité.


Il parla d'une voix douce et sifflante et les Dholes se figèrent. Comme s'il commandait aux éléments et aux monstres.

"Je suis le Magicien" commença-t-il dans un anglais, un peu trop parfait. "Je suis le Messager, le Gardien des Secrets. Je suis le Livre et le Mythe. Je suis le Passage vers la Demeure des Dieux. Je suis..."

On entendit un ricanement. Un ricanement qui donnait la chair de poule.

"Je suis l'impasse, le mensonge et la mort. En vérité, je vous le dit, qui boira de mon sang sera damné pour l'éternité..."

Il observa les héros et leur dit :

"Vous avez été aujourd'hui à deux doigts de l'Apocalypse. Vous m'avez frustré en empêchant mes plans savamment ciselé depuis des millénaires. Vous comprenez que je vais me faire un plaisir immense à dévorer vos âmes !"

Mais quand il fit mine d'avancer, il se heurta comme à un mur invisible. Il jeta un regard vers le Ciel et vit le Mi-Go qui bourdonnait.

"Le Signe Jaune. Le Signe Jaune a été tracé dans les cieux. Malin d'avoir fait alliance avec cette créature... Mais cela ne change rien que vous êtes bloqués ici..."

Et la créature masquée dont la puissance était visiblement bridée par l'action du Mi-Go croisa les bras. Lui, il devait avoir l'éternité devant lui. Mais les héros ? Comment allaient-ils sortir de cette situation ?

[HJ :

- dernier tour !
- vous pouvez en profiter pour interroger l'inconnu...
- ... pour trouver un moyen de rentrer chez vous !

Une semaine, pour le coup, et je posterai la conclusion définitive (ouf !) de toute la saga ! A+ et bon jeu !

/ HJ]
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MessagePosté le: Mar 12 Déc 2017 - 13:38

J’arrivais finalement en haut alors que de l’autre côté, à quelques mètres, le gars s’avançait et commençait son baratin.

J’avais raté l’émergence des vers et le boulottage des nazis, mais j’avais accéléré en entendant le chambardement que ça avait causé.

En contre-bas, je devinais toute la petite équipe qui ne le quittait pas des yeux et dans le silence mortel revenu, j’entendais les psalmodies du Mi-Go qui s’élevaient et s’amplifiaient, vous savez, la sorte de mante religieuse version cauchemar de cuisine sans yeux.

Bon, du coup, comme les lombrics locaux avaient avalé ceux que nous chassions, notre objectif était atteint, du moins celui des héros concernés, restait celui là qui se prenait pour le roi de la farce, comme l’autre roi jaune d’ailleurs. Vu ses propos, ces deux là étaient ennemis et tenaient chacun une part de l’échiquier dont nous faisions partie des pièces.

Cette pensée eut le don de me mettre en pétard définitivement. Arrêter une bande de fondus des années quarante qui voulaient un holocauste à la gloire de leur Führer, passe encore, les petits gars de la Terre et des environs pouvaient gérer et moi rester en arrière comme roue de secours, mais ce genre de gars là, comme l’autre taré en jaune, étaient plus d’envergure à être à ma main, mon poing plutôt.

Sans bruit, j’avançais donc jusque derrière lui, le dominant de toute ma taille comme une ombre vermeille démesurée qui l’encadrait. De ma place je vois son mouvement quand il croise les bras, et je devine presque son sourire narquois sous le masque qu’il porte. Sont-ils tous tellement laids pour cacher ainsi leur visage ?

Est-ce une mode ? Ou peut-être une façon de dissimuler l’appartenance à une famille commune ? J’ai déjà vu cela par ailleurs, des assassins et des délirants du cérébral qui portaient des masques pour cacher le fait qu’ils étaient parents … Sans doute était-ce cela. Mais je n’en avais rien à faire pour ma part.

Que ce soit le jaune ou celui là, ce n’était que des obstacles visibles et matériels à notre retour au bercail.

Un bref coup d’œil en bas, et je voyais l’urgence de quitter les lieux sur le visage décomposé de la pauvre Liberty alors qu’Atom a encore disparu, sans doute en ayant pris une taille de guêpe, à moins que lui-même ayant servi de pitance aux vers ? Va savoir !?

La pensée de l’homme transformé en moucheron gobé par un prédateur me laissait froid tout en m’exaspérant au plus haut point, et c’est dans cet état d’esprit que je posais la main sur l’épaule de l’autre qui se croyait investi de pouvoirs divins, plus apparentés à ceux d’un diable d’ailleurs, et que je le faisais pivoter sur ses talons :

Hey !Toi ! ...

Mon poing cueillit son menton avec un craquement sinistre d’os brisé dès qu’il me fit face avec dans les yeux une surprise non feinte. Il fut envoyé s’écraser contre le mur invisible qui venait de lui interdire d’avancer et qui le renvoya sur moi où le revers de ma main le récupéra au vol et l’envoya s’écraser contre le bâtis de la porte par où il était arrivé.

Tu m’as échauffé la bile mon gars ! Que tu fasses joujou avec ceux de chez toi, passe encore, que tu te chamailles avec le rigolo masqué en jaune, je peux comprendre tes divergences de goûts chromatiques, mais que tu ne fasses qu’envisager de menacer d’autres mondes ou univers et surtout des connaissances, là, ça ne me plaît pas, mais alors pas du tout !...

Le gars est étourdi, dans les vapes, et je le soulève par ses vêtements pour le traîner vers le bord, à la limite de la fameuse barrière du Mi-Go. Là, je le lâche sans ménagement et il s’étale comme un sac de vieux draps pas propres. Du coup, je pose mon pied sur son torse, me penchant sur lui et pointant mon doigt sur son nez.

Une légère décharge d’Astro-Force lui redonne un peu de conscience, assez pour qu’il entende et comprenne mes mots :

Nous allons partir, et toi et ton petit camarade vous allez vous débrouiller entre vous tous seuls, comme des gens civilisés. Si l’un d’entre vous venait à menacer de quelque façon que ce soit un endroit ou un être d’ailleurs que de chez vous, je reviendrais et alors, c’est moi qui réglerai votre compte, définitivement ! Understand ? Capiche ? du verstehst ?...

Je ne vis que de la haine dans ses yeux, jusqu’à ce qu’il fasse mine de vouloir bouger le petit doigt et que je le presse du pied un peu plus sur le sol en faisant naître un halo de l’énergie universelle autour de mon index.

Pas bouger … Sinon … Et je lui envoyais une baffe magistrale qui le renvoya dans les bras de Morphée ou tout autre être divin responsable du domaine des songes.

Je me redressais alors, mon harnais quitta mon torse et reprit son apparence habituelle de transport dont les patins s’allongèrent assez pour pouvoir accueillir tous les passagers présents.

Je montais aux commandes comme on enfourche un scooter et je franchissais sans obstacle la limite du champ du Mi-Go et planais jusqu’à Liberty alors que dans le ciel s’ouvrait un Boom-Tube.

Je sais pas vous, mais moi, ce monde commence à me porter sur le système, que ceux qui veulent le quitter montent à bord ! C’est valable pour toi aussi Mi-Go ! Je fais le taxi aujourd’hui !…



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MessagePosté le: Mar 12 Déc 2017 - 14:01
Atom, filant dans les airs avec l'énergie du désespoir, est littéralement tombé sur Brandt.
A petite taille, manipulant sa masse, les dents serrées et les muscles crispés, il a brutalement abattu son poing sur la mâchoire de l'ennemi - qui ne s'en est pas remis.
Le Nazi, étendu au sol, vaincu et inconscient, n'est plus une menace ; à quelques mètres, quelques instants de la Victoire, de la réussite définitive d'un plan impossible, improbable, qui a défié toutes les règles et toutes les lois, Brandt a été frappé... et ne s'en remettra pas.

L'ennemi est vaincu.
Mais la J.S.A. n'a pas forcément encore remporté leur victoire.


"Oh."

Des vers monstrueux sont apparus - les Dholes, tels que décrits par Lovecraft. Ils créent des sillons, creusent le sol, et menacent définitivement cette étrange surface, ainsi que ceux qui ont le malheur d'y évoluer.
Lévitant au-dessus du sol, à petite taille, usé et fatigué, Ray Palmer n'a quasiment plus de force ; mais il ne renonce pas. Alors que Liberty Belle parvient à frapper et vaincre Jace, que Schneider et d'autres S.S., les seuls encore vivants, sont anéantis par les Dholes, le scientifique se rend compte qu'il n'y a plus qu'eux... la J.S.A., seuls Héros encore debout.
Mais non.

Encore une fois, il se trompe. Encore une fois, cette aventure le surprend.
Encore une fois, un rebondissement intervient - et s'en va directement changer l'équilibre du moment, qui a tout de la Fin absolue.


"Bon sang."

Un type...
Un type apparaît ; leur fait face. Et semble, définitivement, être l'entité derrière toutes leurs difficultés - tous leurs rebondissements, tous les dangers affrontés. Toutes les menaces vaincues, toutes les horreurs combattues.
Ce type - ce type est l'Ennemi. Définitivement, l'Ennemi.


"Il... il..."

Le micro-Héros est troublé - perdu. Il craint le pire quand l'Ennemi se prépare à se venger, et ne peut s'empêcher de soupirer de soulagement quand l'Ennemi est stoppé par le Mi-Go ; heureusement.
Ils ont une chance... une chance de s'en sortir. Même si elle est faible, même si elle est infime, ils peuvent s'en sortir... s'ils trouvent un moyen de fuir. S'ils trouvent...

Mais Atom ne peut aller au bout de sa pensée.
Car Orion agit avant lui.

Alors que le Néo-Dieu s'était fait discret lors des précédents rebondissements, le fils de Darkseid se propulse contre l'Ennemi - et écrase, brutalement, ses poings sur lui.
Alors que ce qui reste de la J.S.A. fixe, atterrée, Orion s'en prendre à celui qui a certainement le pouvoir d'un Dieu, d'une divinité maléfique et propre à anéantir toute Vie, le Chien de Guerre s'en fiche ; il laisse exprimer sa fureur, sa colère, sa frustration, et balance autant des coups que des menaces, claires.

Au bout de quelques secondes, quelques longues secondes de flottement après l'échange de mots et de violence, Ray Palmer parvient à se reprendre - et manipule encore sa masse, pour voler, non pas directement vers Liberty Belle et Orion, mais d'abord vers l'Ennemi.
Il ne lui faut que quelques instants pour le rejoindre, et se placer devant lui ; lévitant au-dessus du sol, toujours à petite taille, il le fixe... avant de prendre, lentement, la parole.


"Orion t'a expliqué ce qu'il risquait de t'arriver en revenant chez nous ; je confirme la menace, la promesse. Mais j'en rajoute, aussi."

Il soupire, et serre les poings ; il est usé, exténué, mais n'abandonnera pas. Plus jamais.
Quoi qu'il en coûte, il se battra - il se battra pour son équipe, ses alliés, ses proches. Et ce en quoi il croit, définitivement.


"Ward. Lovecraft. Qu'importe son nom... celui qui a été piégé ici, celui qui s'est sacrifié pour moi ; libère-le. Laisse-le aller. Baisse tes griffes, relâche-le. Offre-lui la paix."

Lentement, Ray se détourne de lui, avant de jeter un dernier regard en arrière.

"Ou nous reviendrons."

Palmer quitte alors l'Ennemi, et vient directement rejoindre Liberty Belle et Orion.
Sans un mot, il se place aux côtés de l'Héroïne et du Néo-Dieu, et les suit quand le Tunnel-Boum apparaît, créé une faille dans l'Espace-Temps et offre la possibilité de fuir ce monde honni... de quitter cette folie, et de retrouver un peu de calme. Enfin.
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MessagePosté le: Mer 27 Déc 2017 - 1:02
Fin de partie.

Liberty est comme anesthésiée. Les nazis sont tous morts. Si elle ne peut être sure que les âmes de leurs innombrables victimes reposent en paix, au moins est elle soulagée de savoir que l'histoire ne sera pas un éternel recommencement : il n'y aura pas de IVème Reich secondé par les puissances de l'Abîme. La Seconde Guerre Mondiale n'aura pas lieu à nouveau.

Elle était comme anesthésiée par le débordement d'irréalité. La Lune morte. Les vers géants. La pyramide noire. Elle avait l'impression de vivre au milieu d'effets spéciaux, de se déplacer sur les plateaux d'une super-production hollywoodienne.

Et sa tête qui menaçait d'éclater. Elle n'en pouvait plus.

En haut, le dernier méchant jusqu'au prochain. Un type masqué, mystérieux, maléfique. Qui voulait se jouer d'eux et poser une nouvelle énigme. Déchaîner à nouveau sa puissance. Les emprisonner, encore et encore dans une nouvelle série d'épreuves...

... jusqu'à ce qu'Orion mette un terme à cette mascarade. Roue de coups l'inconnu masqué. Sans s'enquérir de son identité. Il demeurerait à tout jamais un sphinx dont on se fichait du mystère.

Pourtant son esprit hurlait, sa tête menaçait d'exploser, pourtant...

Liberty dégrafa son ceinturon et le jeta sur le sol de la Lune inhospitalière. Elle retira son domino et -à visage découvert - prit une grande décision.

Ils avaient vaincu. Ils avaient affronté d'incroyables périls pour arriver jusque là. Et...

"Ça suffit" lança-t-elle, pâle et tremblante. "Ça suffit, près de 80 ans à faire ce métier... j'aspire à autre chose. Je rends mon étoile de shérif..."

Elle se massa l'arête du nez et vacilla un instant. Était-ce une bonne sortie de piste pour elle ? Le moment était-il le mieux choisi ? Peut-être que...

Elle cessa de réfléchir. Elle avait trop mal à la tête et... aujourd'hui était un jour comme un autre pour prendre sa retraite. Le monde - leur monde - était peuplé de vaillants héros qui avaient - depuis bien longtemps déjà - repris le flambeau de la JSA. Elle, Libby Lawrence, avait fait sa part - plus que sa part - et sa triste vie en témoignait. Il fallait maintenant qu'elle emprunte la dernière phase de son existence et qu'elle accepte le fait qu'elle ne sera plus jamais l'adolescente révoltée qu'elle avait été...

Et il était temps qu'elle rentre à la maison. Pour y vivre, pour y mourir. Comme tous les êtres humains.
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MessagePosté le: Mer 27 Déc 2017 - 1:24
Le Tunnel-Boom avait renvoyé les trois héros et leur compagnon de route - Marco Brandy - sur Terre, au QG de la JSA à Gotham City. Ils n'eurent plus jamais la moindre nouvelle des nazis perdus quelque part sur la Lune morte de Kadath. Le péril était définitivement écarté. La partie était gagnée.

Brandy, fort de cette expérience métaphysique, repartit s'installer à Paris pour continuer d'adorer le Roi-en-Jaune qui avait dorénavant le visage... du Professeur Palmer ! Il mènera d'autres aventures, certainement, mais pas avec la JSA, ça non merci !

Les mouvements néo-nazis et assimilés de part le monde cesseront définitivement de s'intéresser à la Time-Pool ou à chercher à modifier le passé. L'échec avait été cuisant et la leçon avait été apprise : l'histoire était l'histoire. Et ils comprirent que toute tentative pour sortir du bois les exposerait systématiquement à devoir affronter des héros. Plus la JSA, plus Liberty Belle, mais d'autres héros tout aussi pugnaces dans leur volonté d'éradiquer l'idéologie nauséabonde que les néo-nazis voulaient perpétuer.

Liberty a rangé les masques et les costumes. Ce n'est plus qu'une très vieille femme au visage juvénile qui profite d'une retraite bien méritée. Finira-t-elle par se réconcilier avec sa fille ? Trouvera-t-elle enfin la paix ?

Elle boit martini sur martini et fume comme un sapeur. La voilà retournée à sa morne retraite. Un retour à la case départ. N'a-t-elle pourtant rien appris ?

... mais quelque part au fond de son esprit, il y a une part d'obscurité qui grandit. Car à force de contempler l'abîme, l'abîme finit toujours par te regarder !

*
* *


Et ailleurs, dans une lointaine dimension, un homme masqué époussette les vêtements qui dissimulent son enveloppe corporelle. Il a joué selon les règles et a laissé repartir les petits hommes. Il s'est même laissé frapper par l'un d'entre eux, trouvant une jouissance exquise dans ce débordement de sensations nouvelles : douleur, haine, rancune, il n'en avait pas fini avec eux.

Le Mi-Go avec ce foutu signe ! Il avait été vaincu par un insecte... mais qui avait dit qu'il devait respecter ce signe ?

L'homme masqué sourit d'un sourire qu'aucun regard humain ne pourrait soutenir. La règle du jeu. Il la respectait. Après tout, il l'avait écrite. Il avait laissé tranquille Ward. Il se l'était promis, pour faire plaisir aux petits hommes. Pour les rassurer. Leur faire croire que le monde, le leur, était réglé comme du papier à musique.

Pourtant... sous le masque qui remuait légèrement bouillonnait un esprit maléfique. Un torrent d'horreurs se dissimulait sous cette apparence anodine. Il était le Magicien, le Messager des Dieux. Son nom et son apparence étaient Légion. Kadath était son antichambre et les Anciens Dieux étaient autant de masques dont il pouvait se grimer.

Les nazis avaient été des alliés pitoyables. Leur échec avait été consommé.

Pourtant... l'homme masqué - seul être "vivant" à la surface de la Lune Morte - partit dans un rire dément.

Les nazis avait échoué. Mais pas lui. Une bombe à retardement avait été envoyée dans le petit monde des petits hommes. Et il sera là pour l'explosion ! Lui, le Magicien, le Messager des Dieux !

[Dernier message de la saga de la JSA qui - comme vous pouvez le constater - laisse entendre qu'une suite est possible ^^ Mais pas avec la JSA qui s'arrête... maintenant ^^ Je ne peux que réitérer l'immense plaisir (et l'honneur) que ça a été pour moi d'animer ce groupe que j'espère revoir un jour sur le forum ! Et merci à vous deux, Orion et Atom pour avoir fait la fermeture ! A très bientôt en RP !]
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[JSA] Dans les ténèbres

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