[CW][Maison Blanche, D.C.] Qui aurait pu l'arrêter ?

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MessagePosté le: Dim 7 Mai 2017 - 23:59
" Madame la Présidente, il y a quelqu'un pour vous. Une ... "Maxima" ... Je crois que vous devri...
"


Le secrétaire, à l'entrée du bureau ovale, fut prestement écarté par une créature humanoïde si colossale qu'elle dût se pencher légèrement pour pénétrer dans le vénérable bureau sans frapper l'encadrement. C'était une caricature d'humaine sculpturale dominant l'intégralité de la salle de ses plus de deux mètres, affublée d'une tenue affriolante absurde et offensante selon les standards humains, pour ce qui était d'une dame respectable.

Oui, car cette dame qui se présentait maintenant au lieu le plus connu et le plus sacré de la démocratie américaine sans prendre la peine de se faire annoncer était Maxima d'Almerac, souveraine de l'empire éponyme ... récemment dépossédée et piégée sur Terre.

" Je saurais m'annoncer par moi-même. " proféra-t-elle

Il fallut moins d'une seconde pour qu'une quinzaine d'agents du Secret Service - la protection personnelle de la présidence des Etats-Unis d'Amérique - débarquent dans le bureau à sa suite, portant mitraillettes et pistolets pointées sur cette espèce d'amazone de l'espace. Ils étaient dubitatifs mais déterminés, et plusieurs d'entre eux vinrent immédiatement se poser en barrage entre l'intruse et la Présidente, marquant bien qu'ils étaient prêts à mourir pour la défense de leur Commander-in-Chief.

" Vous êtes Amanda Waller, la nouvelle présidente de ces "Etats-Unis". " commença l'impératrice sans même porter une quelconque attention à la soldatesque en costume trois-pièces et gilets pare-balles qui étaient venus s'interposer, " Les "justiciers" avec qui j'ai pu travailler ne vous portent pas en haute estime. Ils ne vous jugent pas digne de confiance, trop prompte à l'intrigue et aux manipulations. Je respecte cela. "

Le chef des gardes du corps présidentiels, une main sur l'épaule de la présidente et l'autre cramponnée à un pistolet, se mit à susurrer à l'oreille de celle-ci, sans trop savoir si il était absurde ou non de supputer que leur intruse pouvait les entendre :

" Je suis désolé Madame. Elle s'est posée comme cela sur la pelouse et on a essayé de l'arrêter ... en vain. Comme elle n'était pas agressive, je n'ai pas fait déclenché l'alerte mais ... La Task Force X est déjà alertée. Le Pentagone et le NORAD aussi. A votre ordre, on peut vous exfiltrer par téléporteur... "

Elle étendit un bras devant elle, majestueuse comme le voulait l'habitude princière de son port, comme pour démontrer sa bonne foi.

" Je suis Maxima d'Almerac, impératrice de la planète du même nom et de l'Empire qui la suit. Je ne m'attend guère à ce que vous ayez connaissance de son existence ou de son importance, au vu de la distance et du gouffre technique qui sépare nos deux mondes ; la raison de ma présence n'est pas là-dedans. Non, je suis ici car j'ai pris connaissance de votre allocution médiatique : je me présente à vous tout autant en tant que Souveraine qu'en tant que "Justicière". "

Elle prit plusieurs secondes pour laisser un silence s'installer. Un silence propice à la discussion, alors qu'elle avançait de plusieurs pas, calme et impérieuse, en direction du bureau de la présidente - et de la présidente qui était derrière celui-ci. -

" Il me semble que vous appréciez le fait de négocier. Je suis donc venue vous faire une proposition qui, je l'espère, saura contenter même la femme exigeante que vous êtes. Il y a, suite à la bataille contre Brainiac, plusieurs centaines de mes sujets piégés sur votre planète, sans moyen de retourner sur Almerac. La majorité d'entre eux sont blessés. "

Maxima marqua une nouvelle pause, rencontrant Amanda Waller les yeux dans les yeux, sans faux-semblants, avant de formuler sa demande :

" J'aimerais que vos "Etats-Unis" leur accorde asile et soins, le temps qu'il leur soit possible de retourner sur Almerac. En échange, je suis prête à me mettre à disposition de votre régime et à vous remettre des pièces de notre matériel, à des fins d'études et d'utilisation sur le terrain. J'ai pu côtoyer certain des individus qui s'opposent déjà à vos dispositions, et j'ose penser que cet équipement saura être utile à vos forces contre ces éléments dissidents et leur séides. "

Se retournant, l'impératrice croisa les mains dans le dos, donnant l'impression, l'espace d'un instant qu'elle était en charge, par sa stature, par sa taille, par son aura et par son ton. Rien de bien impressionnant pour une femme aussi bourrue que Waller, mais suffisant pour faire lever des sourcils dans l'assemblée : Qui était donc cette tarée, à penser qu'elle pouvait débarquer comme cela dans le bureau ovale et agir comme bon lui semblait impunément ?

" Vous êtes une femme de poigne, Présidente, je respecte cela. Vous êtes celle dont les résidents de la Terre ont besoin, même si ils ne sont pas tous prêts à l'entendre... Vous avez néanmoins besoin de soutien : je ne prétend pas être la solution. Je ne veux pas être comme la solution d'un autre peuple, mais je peux et je veux vous aider, car votre planète a plus que jamais besoin d'unité, au vu de son potentiel. Qu'en dites-vous ? "
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MessagePosté le: Lun 8 Mai 2017 - 11:47
Amanda Waller ne dit rien.
Pendant un long moment.

Elle demeure silencieuse quand un vaisseau se pose sur la pelouse. Elle demeure silencieuse quand une femme puissante et surhumaine pénètre à l'intérieur de la Maison-Blanche. Elle demeure silencieuse quand la nouvelle venue fait son entrée dans le Bureau Ovale, accompagnée par des dizaines d'agents de sécurité surexcités et nerveux.
Elle ne réagit toujours pas quand le chef de la sécurité murmure à son oreille, et encore moins quand l'Impératrice se présente et se lance dans un discours.

Son silence est puissant et terrible.
La Présidente des Etats-Unis d'Amérique demeure de marbre, debout derrière son bureau, les mains jointes dans le dos ; son regard, animé d'un pouvoir farouche, fixé uniquement sur Maxima, son charisme, son aura, son corps parfait.
Elle ne cille pas. Elle attend, longtemps.


"Hem."

Elle grogne, discrètement.
Puis lève, calmement et très doucement, sa main droite pour s'adresser directement à ses hommes et protecteurs.


"Assez. L'Impératrice Maxima avait six fois la possibilité de nous anéantir, et elle ne l'a pas fait. Elle s'est présentée pacifiquement, et a formulé une proposition qui nécessite un échange qui n'intéresse guère les forces de sécurité."

Lentement, elle détourne enfin le regard de Maxima, pour le poser sur le chef des agents. Un petit signe de tête accompagne ses paroles, autoritaires.

"Laissez-nous."

L'ordre ne souffre d'aucune réplique - et les agents se retirent, rapidement même s'ils n'apprécient guère de la laisser seule avec l'autre.
Après que tous les hommes aient quitté le Bureau Ovale, Amanda Waller fixe la porte principale qui se ferme... puis se tourne directement vers Maxima. Elle demeure immobile et silencieuse pendant quelques instants, puis lève sa main droite pour viser l'un des deux canapés de la pièce.


"Asseyez-vous, Impératrice. Prenez place."

Lentement, Amanda Waller se détache de son bureau, puis vient s'installer en face de Maxima.
D'apparence calme, tranquille, elle esquisse un sourire qui est évidemment faux et manipulateur ; beaucoup va se jouer ici, et une bataille verbale va débuter.


"J'ai pleinement conscience de ce que les Almeraciens ont fait pour ce monde... même s'ils ont, malheureusement, participé au piège que Brainiac a réalisé et réussi face à la Justice League, en les cantonnant à Themyscira tandis que Metropolis était attaquée et presque enlevée par l'ennemi.
Cependant... je le répète : je sais ce que les Almeraciens ont fait, malgré les erreurs, malgré les échecs, malgré les conséquences des mauvais choix et du manque de préparation."


Son sourire demeure, malgré la gravité de ses mots.

"Je suis prête à accueillir vos troupes, Impératrice, et à les soigner, dans la mesure de ce qu'un pays comme le nôtre, durablement touché récemment, peut donner. Bien entendu, pour tout échange, il faut une contrepartie - mais je suis ravie que vous ayez déjà cette problématique en tête, en vous proposant pour m'aider à organiser la défense de ce monde, mais surtout de cette Nation."

La Présidente croise doucement les mains sur sa jupe.

"Vous intégrerez mes lignes de défense et répondrez à chacune de mes demandes, à chacun de mes ordres. Vous lutterez pour moi, vous combattrez pour moi, vous tuerez éventuellement pour moi, si la situation l'exige.
Les Almeraciens nous transmettront aussi votre technologie, vos concepts et vos armes - une partie nécessaire à la reproduction, cependant. Les Almeraciens s'engageront également à vous assister dans la défense quand ils seront sur pied.
Voici ce que j'exige - ce que vous ferez, si vous souhaitez que ce pays vous aide, Impératrice. Et si cela ne vous convient pas..."


Il se penche légèrement, et une expression encore plus dure apparaît sur son visage.

"... vous serez alors des migrants extraterrestres illégaux. Une situation fort peu enviable dans la situation actuelle."

La menace est claire, comme la proposition.
A Maxima de donner la suite - de se plier, ou de tenter l'impossible affrontement.


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MessagePosté le: Lun 8 Mai 2017 - 17:10
L'Impératrice s'était installée sur le canapé. Elle avait écouté à son tour, avec tout le respect qui incombait à une rencontre entre chefs d'états - ou ce qui pouvait s'y apparenter à l'échelle cosmique ... Pour le cas de l'Empire d'Almerac, ce serait "vassal" ou "tributaire" -

Et ainsi donc, avec tout le respect et la solennité du moment, il fut tout bonnement impossible pour l'Impératrice de ne pas sourire à la dernière remarque de son hôte. Un sourire délicieux, charmant et aguicheur. Un sourire maîtrisé. Une mascarade diplomatique, d'une femme intéressée à une autre.

" Une situation fort peu enviable, je vous l'accorde ! " se gaussa la colossale rousse, " Et je suis heureuse de constater que votre réputation n'est pas usurpée. Vous semblez réellement incapable de la moindre once de sympathie... Glisser une menace larvée dans la conversation ... Ah ! Vous êtes définitivement l'une des créatures pensante les plus fascinante de cette planète ! Ah-ah ! "

Ce gloussement se métamorphosa en véritable rire - crystallin et mélodieux, aussi dérangeant que cela ait pu paraître - maniaque. Une rire forcé de plusieurs secondes, que Maxima laissa progressivement se poser en feignant d'essuyer une larme.

Avant de reprendre avec la même rigueur froide qui caractérisait sa vis-à-vis.

" Bien sûr, j'imagine que vous songez à la situation terrible qui pend sur les miens. De pauvres réfugiés extraterrestres assis sur une cache de technologie de valeur offerte au plus digne ... Ou au plus "compréhensif", le cas échéant. " elle détourna nonchalamment son regard pour observer pensivement de par les fenêtres du Bureau Ovale, " Las. J'imagine qu'il serait malheureux que, par crainte des armées et justiciers étasuniens, nous allions trouver refuge auprès de personnes qui partageraient notre hypothétique peur ... Je ne suis guère familière avec vos bisbilles planétaires, mais j'ai cru comprendre que votre nation n'était pas aimée de tous, à votre échelle ... Et comment réagirait le monde - et vos "Etats-Unis" - si, soudainement, l'un de ces ennemi venait à pouvoir tenir en échec votre invincible armada ... Almerac pourrait aller quérir l'aide de cette "Russie" ... ou bien de cette "Chine" ... "

Maxima en vint à poser un index pensif sur son menton, ne cachant pas l'amusement qu'avait provoqué la dernière idée qui venait de surgir de son esprit :

" Ou bien même ce pathétique bout de terre dirigé par un bambin ventru et mal coiffé ... La "Corée du Nord", je crois. Oh, il serait navrant que cette mauvaise blague ambulante se retrouve soudainement capable de soutenir ses ambitions dans l'impunité la plus totale ... N'est-ce pas ? "

Almerac savait répondre à la menace par la menace. Almerac savait, elle aussi, se montrer intraitable, et Maxima revint planter ses yeux dans ceux de la Présidente des Etats-Unis d'Amérique, comme pour lui signifier qu'elle ne mangeait pas de ce pain-là. Elle n'était pas Brainiac, elle n'était Darkseid, elle n'était pas Mongul : elle ne portait pas la moindre attention aux menaces que pouvait proférer ce qui restait une simple terrienne à grande bouche. Maxima était ici de son plein gré, et elle devait être évidemment consciente que ce gré ne saurait être substitué pour une obéissance craintive. Elle n'était pas comme ce goret lanceur de métal à l'accent improbable qui était descendu de l'hélicoptère, à Themyscira ; elle n'avait pas à cacher sa peur sous un comportement indécent auprès des autres.

" Trêve de plaisanteries, Présidente. " reprit l'Impératrice avec fermeté, " J'accepte évidemment vos conditions, j'intégrerais vos défenses et j'obéirais à vos directives. Les miens se joindront aux vôtres et notre technologie intégrera la vôtre - dans la mesure du possible, au vu des matières premières limitées que votre planète peut offrir -, mais je tiens à réaffirmer un point que vous semblez malheureusement prendre trop à la légère : aussi déterminée et farouche que vous l'êtes ; aussi talentueuse que soit votre race ; aussi honorée que je puisse être de considérer une meneuse de votre trempe parmi mes connaissances. "

Elle s'arrêta le temps de se lever, dans le but à peine voilé de dominer de toute sa hauteur Amanda Waller.

" Vous ne restez qu'une dame qui a acquis mon respect et que je soutiens de mon propre chef. Je suis une alliée, pas une esclave. Je sais que vous êtes peu sensible aux menaces, Présidente, mais laissez-moi confirmer ce qui apparaissait comme une déclaration grandiloquente : Si je l'avais voulu, j'aurais pu vous tuer en pleine allocution devant des millions de vos concitoyens abasourdis, eu-je dû en mourir par l'un de vos stratagèmes, car je suis une guerrière et je ne crains pas de devoir perdre la vie si mon objectif est accompli. Je pourrais encore le faire en cet instant précis. Cela serait stupide, bien sûr, après ce terrain d'entente que nous avons pu trouver, mais on ne sait jamais ce que peut mijoter un migrant extraterrestre, n'est ce pas ? "

La souveraine, de ses sept pieds de haut, laissa la menue humaine pondérer le sens de ses propos, avant de claquer des doigts, ce à quoi répondit un flash lumineux et sonore dans lequel apparut une caisse métallique ouverte. Dedans reposait une douzaine d'armes à énergie avancées ainsi que les données nécessaires à leur construction, traduit comme il était possible de l'être en anglais, afin que cela puisse être compréhensible d'une race qui n'avait pas encore maîtrisé le voyage spatial régulier.

" Voilà qui sera suffisant à prouver ma bonne foi, je l'espère. Il va sans dire que mes ingénieurs sauront vous venir en aide et vous apporter le reste, quand ils seront sur le territoire américain. "

Finalement, Maxima n'attendit même pas de réponse. Elle se dirigea d'elle-même vers la porte, satisfaite.

" C'était un honneur de vous rencontrer, Présidente Waller. Lisez bien le manuel, et évitez d'appuyer sur le bouton rouge. Une fusion nucléaire serait désastreuse pour le mobilier "

Et elle put prendre la porte, satisfaite de ce trait d'esprit typiquement humain.

HRP:
 
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MessagePosté le: Lun 8 Mai 2017 - 17:34
A nouveau, Amanda Waller conserve le silence.
Longuement.

Véritable animal politique, extraordinaire manipulatrice qui a ainsi pu évoluer au sein de plusieurs Administrations pour agir comme elle le souhaite, elle a pleinement conscience de ce que Maxima pourrait faire contre elle - physiquement, au niveau de la puissance, elle la dépasse et pourrait l'anéantir en un instant.
Elle garde le silence, donc... mais n'oublie pas. Et n'oubliera définitivement pas.


"Soit, Impératrice."

La Présidente des Etats-Unis d'Amérique esquisse un sourire de convenance, et adresse un petit signe de tête quand l'entretien approche de sa fin.

"Les termes de notre accord sont donc clairs - et j'entends qu'ils soient pleinement respectés et appliqués. J'apprécie, déjà, ces preuves de bonne foi et de respect que vous me formulez, et que vous me transmettez ici."

Son regard glisse sur les armes, mais se concentre encore sur l'Almeracienne. Cette dernière peut y voir la tension du prédateur, où chacun a pleinement conscience que l'autre n'hésitera pas à frapper dès le moindre signe de faiblesse ; mais, en attendant, un respect mutuel est imposé.

"Au plaisir de vous retrouver, Impératrice.
Que dieu bénisse l'Amérique et les Américains - mais aussi les vôtres, très chère. Ils en auront besoin, je le crains."


Amanda adresse un dernier signe de tête, puis la regarde partir.
Satisfaite de cette nouvelle pierre au mur de défenses et d'attaques qu'elle entend imposer à ce monde.


(HJ/ Merci pour ce bon moment, c'est un jeu agréable ! Smile /HJ)


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