[CW] Des nuances de gris [Animateur]


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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 1:35
Les dernières 24 heures ont été terribles, chaotique et confuse pour J'Onn. D'abord les évènements de Gotham, une plaie sur son âme qui ne guérira jamais complètement, et qui l'avait grandement affaibli. Ensuite, une fuite de près de 4 jours a travers l'Amérique, vivant comme un fugitif parce que la peur, le choc, et les effets néfaste du gaz que l'Épouvantail lui avait administrer l'avait rendu hautement instable et paranoïaque. Il croyait sincèrement qu'il ne pouvait faire confiance a personne. Qu'il était poursuivi pour des motif néfaste et répréhensible, qu'il finirait dans un endroit pire que ses cauchemars ne pouvaient imaginer. Il ne pensait et n'agissait pas logiquement, pas comme le J'Onn J'Onzz que tous connaissaient et qui étaient très logique, sage et calme.

Non. En fait, malgré les tentatives d'Atom et ses arguments patients et plein de sagesse pour le convaincre de se rendre, son esprit enfiévré était resté convaincu qu'il était en danger, et qu'il était de sa meilleur option de ne pas se laisser capturer. Le fait qu'ils avaient envoyé un de ses plus proches amis pour l'arrêter y avait aussi joué un rôle. C'était très intelligent de leur part. Il aurait eu tout naturellement tendance a faire confiance a un collègue et ami de longue date. Cependant, et malgré tout ça, la partie logique de son esprit, celle qui lui criait que de fuir n'était pas la solution et ne faisait qu'aggraver sa situation, avait fini par l'emporter sur la paranoïa et la terreur qui enfumait son esprit.

Il avait décidé de se rendre... mais le 'partenaire' d'Atom dans cette mission, le notoirement fameux Deadshot, ne lui en avait pas laissé la chance. Il l'avait mit a terre avec des flammes et un filet électrifié, lui sapant le reste de ses force et neutralisant la faible chance qu'il aurait eu de fuir... chose qu'il avait de toute manière décidé de ne pas faire. Et il avait été enchainé comme un criminel. Une collier épais et des menottes high-tech qui avaient la capacité de bloquer ses pouvoir en s'attachant directement a son système nerveux central. Comme un chien dangereux a qui on met une muselière... L'humiliation avait été grande, mais la trahison encore plus.

Atom a fait tout ce qu'il pouvait pour s'assurer qu'il soit bien traité et qu'il ait droit a un procès équitable mais... En fin de compte, ce n'était pas suffisant, comme le Martien l'avait soupçonné depuis le début. Il ne lui en voulait pas. Il avait été manipulé, et il n'avait pas eu son mot a dire une fois que J'Onn soit tombé sous leur contrôle.

Et c'est pour ça que, près de 24 heures plus tard, J'Onn était assis seul dans cette pièce trop blanche, trop propre, trop clinique, qui ne contenait rien a part un table, deux chaises, et rien d'autre. Les très légères lignes dans le sol et un des murs lui laissait cependant croire que la pièce pouvait être transformée et devenir autre chose, servir un autre but, en l'espace de quelques instants. Un but auquel J'On préférait ne pas y penser. Son esprit était plus clair, plus posé, mais toujours aussi rempli d'émotions et de pensées liés à la culpabilité et au dégoût, à l'horreur, qu'il ressentait suite à ce qu'il avait fait à Gotham près d'une semaine plus tôt... Tout ce que cette clarté lui avait approté, en fait, était une plus grande liberté pour tourner et retourner dans sa tête ces pensées et ces émotions, en boucle, se torturant lui-même avec des remords qu'il porterait pendant un long moment.

Il avait besoin d'expier pour ces crimes. Il était coupable, ça ne faisait aucun doute, et les étranges yeux trop large du martien étaient tournés ver l'intérieur, distant, alors que son cerveau tournait en roue libre. La forme martienne, trop grande, trop étrange, semblait très déplacée dans cette pièce blanche et stérile, un contraste certain avec son apparence décidément très extraterrestre.

Bien qu'il ne savait pas ce qu'on avait prévu pour lui, il se doutait un peu que ce ne serait aucunement plaisant. Il aurait aimé que Ray puisse tenir sa promesse et se tenir a ses côtés pour affronter ce qui allait suivre. Pour s'assurer que, bien que coupable, il ait droit au respect et au droits qui étaient si cher a son cœur. Hélas...

Il était un extraterrestre. Des choses telles que les Droits de l'Homme et la Convention de Genève ne s'appliquaient pas a lui, selon certains, parce qu'il n'était pas humain. Les droits humains ne s'appliquaient donc pas a lui, ou a n'importe quel autre extraterrestre résident sur Terre...

Il a une petite grimace alors que la blessure à son épaule tire légèrement, un pincement désagréable. Il n'est pas encore complètement guéri, bien que les cicatrices extérieur ait presque disparu. Les brûlures sont presque toutes guéries, cependant, sauf les plus graves... Il lève soudainement la tête quand la porte s'ouvre, et étrécit les yeux.

Il ne peut s'empêcher d'avoir un léger mouvement de recul. Les choses allaient finalement bouger... et il n'était pas au mieux de sa forme pour y faire face.


HJ:
 
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 17:39
Depuis qu'il a été appréhendé par Deadshot, Atom et les trois barbouzes qui accompagnaient ce dernier, J'Onn J'Onzz a eu très peu de contact avec autrui.
Immobilisé, emprisonné, ses pouvoirs bloqués par des technologies qu'il ignorait et qu'il ne pensait pas trouver sur ce monde, il est pleinement à la merci de ceux qui l'ont maintenant en leur pouvoir... mais il ne s'attend certainement pas à découvrir devant lui l'être qui débarque dans la pièce blanche et spartiate.


"J'Onn."

Une silhouette massive pénètre dans la salle, une silhouette qu'il reconnaît...
... comme celle de Jemm, le Fils de Saturn !

"Ceci est inutile."

L'extraterrestre lève ses mains, et sa télékinésie prend le relais pour libérer J'Onn de ses liens et attaches. Si le Martien a adopté sa forme primaire, naturelle, le nouveau venu conserve l'allure qu'il préfère conserver devant les Humains, pour ne pas les terroriser ou les repousser encore plus.
Avec des gestes lents, calmes, Jemm s'assoit juste en face de J'Onn - et esquisse un sourire triste. Issue de clones d'esclaves Martiens, la race des Saturniens s'est finalement déconnectée de ces colonisateurs pour créer leur propre civilisation. Jemm en est le Prince, qui échoua sur Terre et eut de nombreuses aventures... parfois bonnes, parfois moins.


"Je propose de continuer autrement, J'Onn."

*Je propose de continuer télépathiquement, pour plus de facilité.*

Un petit signe signe de tête, et la conversation silencieuse, engagée seulement entre pensées, reprend.

*Tu es certainement perturbé et je le comprends, J'Onn. Tu me connais, tu sais que mes passages sur Terre furent difficiles... je ne vais pas te mentir. Je me suis rangé aux côtés de la Présidente Waller pour diverses raisons, mais surtout parce qu'elle ne m'a pas laissé le choix - et tu ne l'as pas non plus.*

Un sourire triste glisse sur le visage de Jemm.

*Tu as commis des actes criminels, J'Onn. Même si tu disposes d'éléments explicatifs, tu demeures... un criminel, j'en suis désolé.
En temps normal, tu serais jugé et emprisonné - mais ce ne sont pas des temps normaux, et tu sais pourquoi. La Présidente Waller te propose... un marché, ou une sorte de compromis.*


Jemm demeure immobile, figé, pleinement concentré dans cet échange mental.

*Travaille pour elle.
Tu n'auras pas à intégrer le Suicide Squad - mais au moins la Legion of Doom. Tu pourras lutter pour protéger ce pays, aider les gens... tu pourras encore faire la différence. Ce ne sera pas parfait, mais au moins tu pourras continuer à sauver des vies - plutôt que végéter dans une prison.
La Présidente Waller n'est pas un monstre... elle a des défauts, elle est dangereuse, mais elle n'est pas un monstre. Si je lui fais confiance, tu peux aussi le faire, non ?*


Un sourire triste glisse sur son visage.
Il espère, sincèrement, que J'Onn cédera et ira de l'avant... car Jemm sait ce qu'il adviendrait d'eux dans l'inverse, et il le craint plus que tout au monde...
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 18:30
Dire que J'Onn est surprit de l'entrée du nouveau venu serait un euphémisme. Ses yeux s'élargissent pendant un moment avant de s'étrécir et de se concentrer sur le nouvel arrivant. Ce n'est pas ce qu'il avait imaginé. Pas du tout même. Il avait plutôt crut qu'on enverrait... il n'est pas certain de quoi exactement, mais humain lui paraissait évident. Il se trompait de toute évidence, et il frotte pensivement les poignets un peu irrités par les liens qui les enfermaient. Il se retiens cependant de toucher son cou, car l'entrave qui y était incrustée a laissée une marque plus profonde.

Une marque qui commence déjà a guérir, mais qui restera au moins quelques jours si rien de plus n'y est ajouté entretemps. Cependant, en voyant entrer Jemm, le Prince Saturnien qu'il a quelquefois croisé par le passé, il est immédiatement sur ses gardes. Leur histoire est compliquée et il ne fait pas complètement confiance en l'autre extraterrestre. Ils ne sont pas ennemis, pas vraiment, mais... il y a des tensions certaines entre eux.

"Jemm." Commence-t-il a voix haute, alors que sa forme vacille, comme incertain de ce qu'il veut en faire sur le moment. "Je... ne m'attendais pas à te voir. Je croyais..."

Il se tait et ferme les yeux, poussant un soupir à la fois résigné et irrité. En fin de compte, sa forme se stabilise, et il porte maintenant un costume presque entièrement noir, avec une cape bleue très foncé et quelques légers accents rouges. On dirait presque un costume de deuil, qui le couvre des pieds à la tête, ne laissant que son visage et le haut de son crâne découvert. Il passe aisément à la télépathie, et c'est un soulagement de pouvoir utiliser ses pouvoirs de nouveau. Et bien sur, il tente de savoir si son interlocuteur dit la vérité, poussant une sonde discrète dans ses pensées. Une semaine après sa rencontre avec le sbire de l'Épouvantail a Gotham, J'Onn est toujours affecté par la drogue a une dose hyper puissante qu'il a reçut.

Il combat ses effets bien sur, mais la paranoïa, et le terreur, insidieuse qui demeure peuvent encore le rendre instable et difficile a atteindre. Alors il hésite, son esprit fermé, barricadé, comme pour se protéger d'une possible attaque.

*Je sais...* J'Onn dit finalement, dans un murmure où la culpabilité, les remords sont très présents et intimement liés a ses moindre pensées. *Je... je mérite d'être châtié. Je mérite punition pour mes crimes. Je n'était... J'ai échoué, parce que je n'était pas assez fort, parce que je ne connaissait pas mon adversaire et parce que... Parce que j'ai été arrogant. J'ai crut pouvoir vaincre mais je me suis transformé en marionnette entre les mains d'un fou. Je suis un meurtrier...*

Ces mots le brûle presque comme un acide, même s'ils ne sont pas dit a haute voix, et énonce très clairement ce qu'il pense de lui-même, et ressent, depuis une semaine. Une pointe de dégoût, d'horreur et d'une culpabilité sans nom a explosée a ces dernières paroles, et éclipse momentanément tout le reste.

Il fait encore une pause, une pointe intense de paranoïa et de peur montant de son cerveau, de la partie qui est encore affectée par la drogue qui commence a peine a s'évacuer de ses systèmes, après une semaine. Il étrécit les yeux et se lève lentement, se mettant a faire les cents pas, mais ses yeux ne quittant jamais son interlocuteur. Des images, floues et diffuses, de ce qu'il se souvient, et de ses actes, passe rapidement dans son esprit, augmentant à la fois son sentiment de dégout, sa culpabilité et une paranoïa toujours présente.

Bien que coupable, il se voit aussi come la victime d'un complot pour mettre la main sur lui et se servir de lui... Et si l'Épouvantail n'avait été qu'un outil pour mener a sa chute? Et si tout celà avait été construit de toute pièce, cette situation dans son entier, pour faire de lui un pion de Waller? Et si, en fin de comptes, il tombait dans un autre piège en acceptant cette offre?

Tout cela, Jemm peut sans doute le percevoir dans ses pensées, et voir dans quelle direction elles vont. Une direction qui, malheureusement, ne le guide pas vers la confiance et une acceptante qu'il espérait, sans aucun doute. J'Onn... est compromis, pour le moment, et ne penses pas rationnellement.

*Je ne serai la marionette de personne d'autre, Jemm!* Laisse-t-il enfin échapper, sa voix mentale tendue et il lui fait face, stoppant ses va et vient dans la pièce. *Je ne ferai pas confiance a cette famme! Qui peut me jurer que tout ceci, n'a pas été orchestré de toute pièce, dans le seul but de me forcer a joindre un camp par la duplicité? Faire de moi un criminel est un plan très intelligent, je l'admet... Mais je ne suis pas dupe! Je ne... Non! Je ne suis pas dupe, et je ne ferai confiance a personne!*

La seule personne en qui il pourrait faire confiance n'est pas ici, et c'est très dommage pour eux. Mais J'Onn est blessé, écrasé par des émotions négatives envers lui-même et les autres autour de lui, et très tendu. Il s'en veut, il se sent coupable, il ressent le besoin d'expier ses crimes, mais il est incapable de faire confiance... a qui que ce soit... pour le moment. Peut-être finira-t-il par faire ce qu'ils veulent de lui, mais ce ne sera pas sans un certain degré de résistance de sa part.
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 21:18
Jemm de Saturne ne réagit pas.
Ni quand le Martian Manhunter est surpris à son arrivée, ni quand il a modifié son apparence, ni quand il a commencé à marcher dans la pièce blanche et stérile ; ni même quand la conversation mentale a réellement débuté, quand le Martien se lance dans des échanges compliqués, où toutes ses émotions et sa détresse se lisent comme dans un livre ouvert.
Son camarade télépathe pourrait en être touché ou ému - s'il n'était pas ici pour une mission, fondamentale pour sa propre survie.


*J'Onn.*

Toujours assis, les mains jointes en clocher devant ses lèvres, il demeure immobile, figé dans une posture d'attente. A nouveau, ses seules paroles sont télépathiques - et directement destinées à son camarade, juste devant lui.

*Je te présente en avance mes excuses pour ce que je vais dire, mais... ne fais pas l'enfant.*

Son regard se lève, pour se figer directement dans les yeux de J'Onn.

*La Présidente Waller n'aurait jamais sacrifié des vies innocentes pour le seul plaisir de te récupérer. Si tu demeures l'une des créatures les plus puissantes de ce monde, les vies qui ont été perdues ont causé de grandes souffrances - et tu n'es pas le Héros le plus en vue ou le plus attirant, pour elle.
Amanda Waller est une femme dangereuse et avide de contrôle, mais elle ne prendrait pas de vie innocente si elle peut l'éviter ; or, pour t'atteindre, elle aurait pu te manipuler autrement... si son projet aurait été bien de t'atteindre. Et je crains que, sans méchanceté, tu n'es pas le plus haut sur la liste des Héros que d'aucuns peuvent vouloir contrôler...*


Un léger sourire glisse sur son visage, avant de disparaître très rapidement.

*Tu es un criminel, J'Onn. Tu as été manipulé, certes, et tu n'es pas pleinement responsable - mais tu es maintenant un criminel.
En ce sens, tu dois payer... tu dois te racheter. Deux solutions s'ouvrent à toi, alors. Soit tu te laisses emprisonné, et tu pourris dans une cellule à ruminer tes erreurs en te considérant comme la pire créature ayant évolué ici ; soit tu acceptes de travailler pour Amanda Waller - et tu aides des gens. Cela ne rachètera pas tes crimes, ne fera pas revenir tes victimes... et, oui, tu vas aider la Présidente à asseoir son pouvoir.
Mais tu pourrais aider, J'Onn. Sauver des vies. Protéger. Repousser les menaces. N'est-ce pas mieux que rester dans une cellule ? N'est-ce pas plus digne, et plus juste envers ceux que tu as tués, de passer les années qui te restent à tenter de t'amender... plutôt qu'à ruminer comme un enfant ?*


Les paroles sont dures, mais justes.
J'Onn J'Onzz doit prendre cette opportunité - ou faire face aux terribles conséquences qui s'annoncent...
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MessagePosté le: Ven 26 Mai - 0:36
A mesure qu'il parles, les yeux de J'Onn se sont étrécit, de colère, et d'humiliation. Colère pour la manière dure, directe avec laquelle il est adressé, comme un enfant a qui il faut tout expliquer clairement et calmement, et... humilié pour la même raison en fait. Bien que n'étant pas quelqu'un d'arrogant, J'Onn a une certaine fierté qui, malheureusement, a été complètement écrasée ces derniers jours. Écrasée, déchiquetée et proprement détruite. SI l'humilité pouvait naitre de l'humiliation, alors il serait surement le plus humble des hommes, maintenant... Quelle ironie. Quelle horrible, horrible ironie.

Mais le pire, c'est la justesse de ces mots, qui perce et traverse le brouillard qui semble toujours enfumer son esprit. Comme des lances douloureuses mais éclatantes qui rentrent bien clairement et bien profondément ces mots dans sa tête. Et puis il y a ce mot. Ce simple mot qui est comme une gifle au visage a chaque fois qu'il est prononcé. Qui le fait se sentir encore plus mal, encore plus coupable, encore plus horrible. Encore plus... monstrueux.

Criminel.

*Je ne suis pas... un monstre. Je ne... je ne veux pas l'être.*
Ses yeux retourne le regard de l'autre homme, les siens sont hantés et remplis de douleur, de souffrance qui est morale plus que physique. *Un criminel... Oui, je suppose que c'est ce que je suis... J'ai... Je ne mérite pas d'être appelé un héros a nouveau alors n'utilise pas ce terme, je t'en prit...*

Il l'admet enfin a lui-même et c'est comme s'enfoncer une couteaux dans le ventre et tourner, lentement, une douleur profonde et lancinante qui l'étouffe presque. Une fois que tout cela sera terminé s'il y a jamais une fin, il quittera la Ligue et la Société, pour de bon. Ils n'ont pas besoin de lui qui... qui trainera avec lui cet acte horrible. Un dossier criminel, certe... et pas une simple infraction... Non, il n'entacherait pas la réputation de ses amis ni de ces institutions qui travaille pour la justice et sont honorables avant tout. Peut-être ne sera-t-il jamais capable de s'amender suffisamment pour se considérer quitte et digne de les rejoindre a nouveau mais... il sera seul, comme il l'a toujours craint.

Les criminels n'y ont pas leur place... Mais peut-être pourra-t-il se faire une nouvelle réputation, en lavant lentement son nom, autant qu'il le peut.

C'est ce qu'il est maintenant, n'est-ce pas? Jemm n'a pas tort en disant que ses options, maintenant, son peu nombreuses et qu'aucune n'est 'bonne'. Il y en seulement une qui soit moins difficile que l'autre, mais pour J'Onn... toutes deux sont inconcevables. Il a le sentiment, profond, compromis ou non, que travailler pour Waller n'est pas la solution et ne lui apporteras rien de bon. N'aideras pas a laver amender pour ses crimes en tout cas mais... quel autre choix a-t-il?

*Quelle assurance puis-je avoir que cette offre ne cache pas de mauvaise surprise? Ça me semble presque trop beau pour être vrai...* Dit-il finalement, décidément amère et caustique, critique, refusant de faire confiance. *Peut-être que je ne souhaite pas moisir dans une cellule mais n'est-ce pas là que les criminels finissent en général? J'en ai mit plus que mon content en prison pour le savoir... Et puis, j'ai l'impression que cette offre généreuse cache quelques chose.*

Est-il si déconnecté de la réalité, si profondément secoué, qu'il est incapable d'entendre et de voir ses propres erreurs de jugement? Il est confus, et il ne cesse de se répéter que jamais il ne pourrait faire quelques chose qui va à l'encontre de tout ce qu'il est. Que travailler pour cette femme reviendrait a piétiner tout ce pourquoi il a toujours œuvré toute sa vie, depuis qu'il est arrivé ici sur Terre, et a fait de ce monde son nouveau foyer.

Mais l'autre option serait tout simplement de se laisser enfermer en prison pour les actes horrible, horrifiants, qu'il a commis. Et il le mériterais. Il le mériterais au centuples. Il suffit de quelques images, sanglantes et horribles, pour le convaincre de ce fait, sans l'ombre d'un doute. Il y avait une petite fille... Dans le lot. Il l'avait prise pour... non, il ne devrait pas y penser, il n'y gagnera rien!

Il doit rester cohérent, et concentré, et ignorer les effets artificiels de cette drogue qui courent encore, par intermittence, dans ses systèmes. Pour combien de temps encore? Les effets commencent a peine a diminuer... mais c'est long. Il doit faire avec... Il parle de nouveau, adressant un léger haussement d'épaules et un demi-sourire a son interlocuteur.

*Je ne fais pas confiance a cette femme, et je ne lui ferai jamais confiance. Si j'accepte ton offre... ce sera pour aider les civils. Pour sauver des vies. Pas pour l'aider a faire avancer son agenda personnel.* Ses yeux deviennent dur et s'illumine, pour la première fois en plusieurs jours, d'une flamme rouge qui les rends vivants, animés. *Pas pour elle. Jamais pour elle. Je ne renierai pas mon honneur - ce qui en reste tout au moins - ni ce en quoi je crois, pour 'vendre mon âme au diable' comme les humains disent. Je suis désolé si cette réponses te déçoit, Jemm. J'ai l'impression que tu es... plus intéressé que tu ne le laisse entendre.*
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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 11:59
Conscient de ce qu'il dit, ce qu'il demande, ce qu'il propose, voir ce qu'il exige, Jemm de Saturne reste une nouvelle fois silencieux durant toute la réponse de J'Onn de Mars.
Il sait qu'ils ne sont pas particulièrement proches, même s'ils ont de véritables liens génétiques et culturels ; il sait également que de nombreuses personnes peuvent les confondre, et cela l'a souvent lassé. C'est terminé, maintenant - et pas seulement parce que le célèbre Martian Manhunter a chuté de son piédestal en étant manipulé pour causer des torts horribles.


*J'Onn.*

Les mains toujours jointes en clocher devant ses lèvres closes, la discussion reprend, une nouvelle fois par télépathie. Les deux extraterrestres sont isolés, laissés dans cette chambre stérile et spartiate par les troupes d'Amanda Waller ; c'est à Jemm de prendre la main, de convaincre le prisonnier de les rejoindre.

*Si tu le souhaites, je n'utiliserais plus ce mot - mais d'autres le font, et le feront. Ce n'est pas en le fuyant que tu pourras aller de l'avant et cesser de souffrir ; ce sera en l'affrontant, en l'assumant... et en agissant, pour tenter de prouver que tu n'es pas uniquement cela.*

Son regard étranger se fixe sur le visage du Martian.
Il réfléchit quelques instants, se laisse légèrement envahir par les nombreuses émotions contradictoire de son interlocuteur - puis soupire. Il reprend après une ultime hésitation.


*Je comprends tes hésitations à suivre les ordres de la Présidente Waller - mais elle demeure la dirigeante constitutionnellement légitime de ce pays, où tu as choisi d'habiter. Au-delà de ton statut, il me semble plus pertinent et intelligent d'utiliser tes pouvoirs pour aider autrui... que de rester dans une cellule anonyme, à ruminer.
Quant au reste... oui, J'Onn. Je suis intéressé par ton choix. Car, si j'accepte désormais de répondre aux ordres de la Présidente Waller, c'est parce que j'ai été appréhendé et emprisonné par elle. Tu n'ignores pas que j'ai fait partie de l'Injustice Gang - leurs actes me sont reprochés.
Je suis comme toi, J'Onn. On m'a fait la même proposition que toi. Et si je dois agir pour elle... je dois surtout réagir pour elle. Si tu refuses, si tu décides de rester dans une prison, alors les morts auront disparu pour rien - et, surtout, mes obligations envers elle demeureront à un haut niveau.
Chaque réussite me permet de m'approcher de ma liberté, J'Onn. De la possibilité de retourner sur Saturne.*


Jemm soupire, et se relève.

*Je ne peux t'obliger à rien, J'Onn. Mais il n'y a pas que toi qui est impacté par tes choix... il y a ceux qui ont souffert par ta faute, mais aussi ceux qui pourraient souffrir à l'avenir.*
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MessagePosté le: Sam 27 Mai - 21:41
J'Onn ferme lentement les yeux, et soupire. Tout les arguments qu'il pourrait donner, toutes les convictions auxquelles il pourrait encore vouloir se raccrocher pour justifier son refus... Ses idéaux, sa morale vertueuse, enfin, qui l'était il n'y a pas si longtemps encore... tous ça n'a plus d'importance, pas tant qu'il refuse de regarder en face la réalité de sa situation. Il est coupable de meurtre... en fait, Gotham fut un massacre. Il est incapable de dire exactement combien il y a eu de morts, tout est très flou dans sa mémoire et il a refusé, jusqu'ici, de regarder les images qui ont été diffusé partout sur le net cette nuit-là et qui le montre... a son pire, certainement. Bien qu'il n'ait pas, sur le moment, été responsable de ses actes, drogué et manipulé comme une marionnette, il n'en demeure pas moins qu'il doit cesser de s'apitoyer sur son sort et se sentir désolé pour lui même, et accepter les conséquences de ses actes.

Il a des circonstances atténuantes. Des arguments de preuve pour démontrer son manque de contrôle lors de cet épisode mais... Rien de tout ça ne ramènera les morts à la vie, ou ne consolera leur familles et leurs proches. Une petite voix dans sa tête, sans doute née de ce qui reste de la drogue dans ses systèmes, lui souffle que c'est un piège, qu'il ne devrait pas accepter cette offre et plutôt tenter de trouver un moyen de s'évader, mais J'Onn la fait rageusement taire. S'il l'écoute, s'il fait ça, et fuit, s'évade, il ne fera que confirmer ce qui circule sans doute a son sujet.

Qu'il est devenu un monstre, ou peut-être qu'il l'a toujours été, et s'est finalement retourné contre sa planète d'adoption. Non. Il ne peut pas l'accepter. Il ne peut pas fuir la réalité, car tôt ou tard, elle le rattrapera certainement.

*J'ai besoin de temps pour réfléchir.*
Dit-il finalement, un compromis, si un oui définitif, ni un non ferme. *Mais je... suis d'accord avec tes paroles, Jemm. Je suis d.solé de te paraitre aussi confus et imprévisible... Je subis encore les effets résiduels de ce qui est arrivé a Gotham. Je veux me racheter... Je ne peux rien faire pour les morts mais si je peux aider les vivants, c'est mon devoir de le faire... Comme je l'ai toujours fait.*

Ça lui laisse un goût amère dans la bouche de penser qu'il n'a pas d'autre choix que d'accepter de travailler pour cette femme, contre tous ses principes, contre ce que sa conscience lui dit, et il voudrait qu'une troisième option se présente a lui. Une dans laquelle ni la prison ni l'enrôlement de force dans les troupes de Waller ne soient mentionnés. Cependant il sait bien qu'il se berce d'illusions, et qu'il n'y aura pas une autre porte qui lui apparaitra magiquement. Ceci est la réalité, et il doit l'assumer.

De toute manière... Sa conscience demande qu'il s'amende pour ce qu'il a fait. Sa conscience et son cœur qui ne le laisseront pas tranquille, ne lui laisseront aucun répit, tant qu'il n'aura pas au moins tenté de se racheter. Sa conscience ne lui permettra pas de fuir ses responsabilités, de fuir devant l'énormité de tout ça... Même si quelqu'un apparaissait pour l'emmener loin d'ici... il y a des chances, de grandes chances, pour qu'il refuse.

*Je veux m'amender.* Dit-il enfin après un petit moment de réflexion. *Je dois me racheter... Je ne peux pas faire autrement, et je ne veux faire de tort a personne d'autre. Mais j'ai... j'ai besoin de réfléchir. Ce n'est pas un choix aisé... Mais il me semble presque inévitable, maintenant.*
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MessagePosté le: Dim 28 Mai - 17:29
Debout, les mains posées sur la table blanche, Jemm de Saturne fixe J'Onn de Mars - et finit par esquisser un sourire triste.

*Merci.*

Sa voix mentale semble différente... soulagée, presque, même s'il est difficile de trouver un parallèle entre les intonations de voix et les couplets télépathiques.

*Je sais ce que cela implique pour toi, J'Onn. Je sais que tu as l'impression de vendre ton âme au diable, que tu changes de bord, que tu rejoins les troupes maléfiques et tyranniques...*

Il soupire, légèrement.
Un des rares mouvements dans son corps, si figé et immobile durant toute leur conversation mentale.


*... mais si je ne peux pas forcément te contredire, je peux te rappeler que la Présidente Waller agit actuellement dans le respect des Lois de cette Nation. Certes, beaucoup peuvent être considérées comme antidémocratiques - mais elles ont été votées dans le respect de cette Constitution.
Cependant... J'Onn, je ne peux qu'aller dans ton sens : tu dois utiliser tes pouvoirs pour aider autrui... ce serait un gâchis insupportable que tu demeures dans une prison, à ne rien faire, alors que tu pourrais essayer de changer les choses - et de t'amender.*


Le spectre des actes criminels réalisés par le Martian Manhunter sous l'influence de l'Epouvantail les hante tous deux - mais Jemm ne dit rien. Par respect.

*Je vais te laisser procéder à tes dernières réflexions, J'Onn... mais tu sais déjà ce que tu dois faire. Je te laisse le temps de l'accepter - et t'informe que je serais, toujours, là pour t'aider, notamment lors de tes premiers pas dans tes nouvelles... fonctions.*

Il esquisse un sourire triste, puis se détourne lentement du Martien.
A pas lents, mesurés, il s'avance vers la porte - puis s'arrête, et lance un dernier regard vers son nouveau camarade.


*Nous vivons des temps terribles, J'Onn. Il nous revient d'assumer les charges qui s'imposent à nous... même les pires.*

Un dernier signe de tête, et Jemm ouvre la porte.
Pour disparaître... dans les ténèbres qui entourent désormais le fonctionnement du Gouvernement Waller.


(HJ/ Pour moi, c'est bon, mais dis-moi si tu veux rajouter quelque chose ! Smile /HJ)
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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 2:00
Pendant longtemps après le départ de Jemm, J'Onn reste assis en silence, les yeux perdus dans le vague, profondément dans ses pensées. Il lève les mains devant son visage, et pendant quelques secondes, des flashes, rapides, envahissent son esprit.

Ses mains sont ensanglantées, mais ce n'est pas son sang... Un corps décapité a ses pieds... Des rayons laser qui transpercent et brûlent des civils aussi en proie a la terreur que lui, aussi désorientés et manipulés...

"Non..." Murmure-t-il a voix haute, très bas, presque inaudible. "Non... Stop..."

Il ferme les yeux mais ça n'efface pas les flashes, les images fugaces, les souvenirs troubles et confus, juste des bribes, de cette nuit cauchemardesque. Les torts qu'il a causé sont... énormes. Pires que ce qu'il peut se rappeler, il en est convaincu. Il y a de long pans de sa mémoire qui sont inaccessibles pour cette nuit là. Des heures qu'il ne se rappelle tout simplement pas, a part la terreur et la panique qui remplissaient alors son esprit drogué par l'Épouvantail. Les flashes passent, après quelques secondes, et puis disparaissent, mais laissent derrières eux un sentiment terrible d'horreur et de culpabilité. Il presse ses mains contre son visage et serre les poings. Ses mains tremblent, et bientôt, c'est tout son corps qui est prit de tremblements.

Il veux effacer ses images, les faire disparaitre, mais en même temps... Il sait que c'est impossible, alors il doit... éventuellement, il devra apprendre a vivre avec, et a les accepter. C'est probablement ce qui fait la plus grande différence entre héros et vilains. Les vilains n'ont pas de remords, pas de pitié pour leurs actes. Tandis que les héros, comme lui, sont dévastés par de tels sentiments quand ils se retrouvent dans une telle situation. Les remords, la culpabilité, les regrets, le dégoût.

Des sentiments qu'il ferait bien d'apprendre a gérer et accepter parce qu'ils le suivront le reste de sa vie. Il avait déjà son lot de regrets et de remords, avant, mais rien d'aussi... grave, certainement. Il se demande, brièvement, ce que ses amis pourraient imaginer, penser de lui, en cet instant. Mais ces considérations, inutiles et déprimantes, il les repousse au fond de sa pensée. Il viendra un temps où il devra faire face a ses amis, ses alliés de la Ligue, et de la Société, mais... Il n'est certainement pas prêt a cette possibilité pour le moment.

Peut-être ne le sera-t-il jamais, mais il sait que cette confrontation devra avoir lieu, dans un futur pas trop lointain. Et il... il devra tout dire, être honnête et puis... partir. Il ne pourra pas rester, ne le voudra pas. Il s'est courbé pendant les quelques derniers instants, et est plié en deux, toujours assis sur cette chaise, dans cette salle blanche, tremblant comme une feuille, et ces sons qu'il émets... pourraient bien être des sanglots étranglés.

A-t-il fait le bon choix? A-t-il prit la bonne décision? Il n'en sais rien... Peut-être que non... Mais quel autre choix avait-il? Passer le reste de sa vie en prison ne l'attire vraiment pas mais peut-être le mérite-t-il plus qu'une seconde chance?...

Une chance de s'amender, de faire un peu de bien, peut-être de sauver quelques vies. C'est l'offre qui lui a été faite. En toute conscience... il ne pouvait pas refuser. Il ne fait pas confiance en Waller et son administration. IL ne lui fera jamais confiance. Il ne feras jamais rien qui va a l'encontre de tous ses principes, de ses convictions, de ses valeurs. Mais... et si on lui ordonnait de faire une chose qui le force a tourner le dos a tout ce qu'il est et tout ce en quoi il croit? Et si alors, il refuse? Qu'est-ce qui arrivera?

Il se sent mal, sa tête tourne, remplie de trop de pensées, de questions, d'émotions contradictoires qui veulent le submerger et le noyer. Il ignore combien de temps il est laissé dans cette salle a ruminer, seul avec ses pensées...

Mais finalement, la porte s'ouvre de nouveau, et il lève les yeux, redressant le dos et adoptant une expression neutre et détachée.


//HJ: Je me suis permis de dire dans la section Animation ce que je souhaitais pour la suite Smile Merci!//
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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 20:41
Le Martian Manhunter trône au centre d'une salle entièrement blanche, simple dans son design mais elle contenait tout de même le Limier Martien sans problèmes, un exploit, vu que ce dernier ne possédait pas vraiment de "Kryptonite" propre à l'affaiblir, sinon le feu, qui n'était pas présent dans la salle.

L'illustre déchu vient d'avoir une conversation brève mais importante avec Jemm, un Saturnien qui à rejoint le camp de Waller. Etant proches, il fut décidé par le gouvernement que Jemm servirait de "bon flic" qui irait poser des questions de façon détendue, voire amicale, afin d'éviter que J'onn ne panique et commette une erreur qui pourrait être grave, comme essayer de se libérer du cercle vicieux qui s'était emparé de lui alors qu'il essayait seulement d'aider quelques civils.

Un cercle dont Jemm essaye de le traîner, en lui proposant de consacrer ses grands talents au service de Waller. Cet acte ne risque pas de ramener les victimes du Martien à la vie, mais du point de vue du Saturnien, travailler pour le gouvernement est une meilleure alternative que la lutte futile de Hal Jordan et consorts, qui risque seulement de mener plus de morts en conservant un système qui à failli tuer tout le monde la dernière fois.

Le membre fondateur de la League est assailli par l'angoisse, la culpabilité et le doute. En dépit de ses mots doux, le Saturnien à appuyé sur ses problèmes pour essayer d'avancer la cause de Waller. Et l'interrogation n'est pas finie, vu que c'est au tour du "Mauvais flic" de se ramener pour une interrogation plus agressive.

Il y'en a deux.

Le premier est reconnaissable comme le général Lane, général fondateur du projet 7734. Un humain très peu fan des aliens comme Martian Manhunter, qu'il perçoit comme des menaces envers l'Humanité.
S'il à sans doute raison sur certains points, son entourage, qui consiste de Metallo, Réactron ou Luthor,
et ses tendances aussi paranos qu'agressives, le rendent aussi dangereux qu'un super-vilain, sa présence auprès d'un Martien affaibli est donc annonciatrice de grands troubles.


Le torse bombé, le visage crispé et le souffle court, notre homme essaye de paraître grand devant l'alien, ce qui semble attirer l'amusement de son partenaire : un homme grand, en tenue de travail, avec un étrange casque rouge sur les yeux, des cheveux noirs lisses et un bouc bien fourni. Son regard sur le Martien est plus cordiale, alors qu'il se pose contre un coin de la pièce, bras croisés.

L'envahisseur, après nous avoir montré sa véritable personnalité, nous dévoile donc sa véritable apparence.

La voix de Lane paraît forte, mais J'onn peut aisément détecter la fatigue, voire même la crainte dans sa voix. L'autre homme, d'après son sourire amusé qu'il ne dissimule pas devant son supérieur. Lane se campe devant le martien, gardant une distance respectable.

J'ai passé des années à former un groupe pour affronter les gens de ton espèce, Martien.
Je suis ravi de savoir que Waller va s'occuper des aliens dans ton cas.


T'étais bien incapable de faire quoi que ce soit contre ceux qui pouvaient se défendre,
hein ?


Lane ignore la remarque de l'homme envers lui, une veine apparaît brièvement sur son faciès pâle.

Mais contrairement à toi... Les Etats Unis peuvent avoir de la pitié. Tu pourras rejoindre le gouvernement de la présidente. Mais ne pense pas que ce p-parasite rouge à raison, tu vas devoir tout nous révéler sur tes petites activités illégales si tu veux t'en sortir.

Je veux tout savoir. Comment as tu fais pour garder ta nature maléfique aussi longtemps ? Aimais tu seulement l'admiration que tu recevais ? Où sont les rebelles de la Justice League ? Quels plans maléfiques comptez vous mettre en oeuvre pour remettre la population dans votre poche ? Parle !


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MessagePosté le: Lun 29 Mai - 23:03
J'Onn a immédiatement reconnu l'homme qui entre dans la pièce et s'est aussitôt tendu. La réputation du Général Lane n'est plus a faire. Il déteste les aliens et n'aimerait rien de mieux que de tous les éradiquer, les chasser de la Terre, ou les enfermer dans des prisons sur mesure. Il est bien au courant de tout cela. Il est au courant également, que si le Général Lane est ici, c'est que sa présence a été approuvée... et que ceux qui l'envoie lui ont sans doute laissé carte blanche pour la suite de l'entrevue. Ce qui ne présage rien de bon si le Martien ne donne pas les réponses qu'ils veulent entendre... Mentalement, il se prépare à la torture qui, il le sent, ne va pas tarder a commencer. Parce qu'il n'a rien à dire à quelqu'un comme Lane. Rien du tout.

Lentement, J'Onn se lève, peu impressionné par le show de dominance de l'humain, et il le dépasse de beaucoup. Il a une forme plus reconnaissable et bien plus humanisée, maintenant que les bracelets et le colliers ont été retirés, mais l'uniforme complètement noir qu'il a choisi de revêtir le rends sans doute assez intimidant. Cependant, la manière lente et difficile dont ses pouvoirs lui répondent encore démontre bien que cette pièce dans laquelle il se trouve a été modifié pour l'empêcher de les utiliser. Ou du moins, les bloquer en partie. C'est... désagréable.

Malgré tout, il n'est pas sans défense et pourrait facilement écraser l'humain qui se tiens devant lui mais il n'en fera rien, pas s'il veut prouver son désir sincère de s'amender. Tuer un autre humain n'aiderait en rien ce but... Son attitude dépressive et sombre se dissipe un peu dès les premières paroles que l'homme prononce, remplacée par d'autres émotions tout aussi sombre. Il sent monter une pointe de colère, presque de la rage, intense et d'inquiétude tout aussi profonde, venant tempérer la culpabilité et les remords qui remplissent encore son esprit comme un acide, créant un mélange particulièrement toxique.

Le Général Lane n'est cependant pas venu seul. Il a jeté un regard spéculatif à l'autre homme qui accompagnait Lane, mais il ne le reconnait pas. IL étrécit les yeux a son égard, son attitude plus cordiale cache peut-être quelques chose d'encore plus néfaste... Il peut être une menace plus grande encore que Lane, alors il ne fera pas l'erreur de l'ignorer, mais reporte son regard et son attention sur la principale source de danger qu'il perçoit en ce moment. Parce que les paroles du Général l'ont comme électrisé et font monter d'une autre coche la rage qui grandit en lui devant cet humain si arrogant.

Il étrécit les yeux, et la flamme rouge qu'ils jettent pourraient être interprétée comme menaçante. La colère y est palpable en tout cas, de même qu'une certaine dose d'humiliation. Il n'a jamais choisi de montrer a tous sa forme naturelle, il y a été forcé... Par des moyens barbare et douloureux. Il a été humilié, traité comme un animal, comme un monstre, comme moins qu'une personne et plus comme une chose dangereuse. Ça fait mal. Ça brûle et écrase sa fierté presque jusqu'à néant. Il n'a plus de patience pour plus d'humiliation, mais les insultes... c'est nouveau. Et ce ne furent que les premières paroles prononcées par le Général a son arrivé.

Les secondes paroles qu'il prononce, après l'intervention de son 'partenaire' et sa petite pique, le font vraiment se redresser de toute sa hauteur et regarder le Général du haut de ses plus de 7 pieds, ses yeux jetant des éclairs rouge menaçants. Encore une fois... on le traite de monstre... Les questions qu'il pose sont chacune comme une pique douloureuse directement dans son cœur et il serre les poings a ses côtés. Il a prouvé maintes et maintes fois qu'il voulait protéger et aider les humains, et la Terre, sa planète d'adoption, mais apparemment... apparemment, ça n'a jamais été suffisant. Pas pour des gens comme Lane et d'autres comme lui. Il est mort pour cette planète, une fois, et même alors... ça n'a pas suffit. La réalisation fait presque aussi mal que les paroles elles-même.

"Vous avez tort Général." Dit-il enfin d'un ton teinté d'une colère sourde et d'une pointe de douleur/regrets peut-être. "J'ai toujours été honnête par rapport a mes intentions et la raison de ma venue sur Terre. Je n'ai toujours voulu que protéger les humains, et cette planète. Je n'ai rien de plus a dire." Il penche légèrement la tête sur la côté, et semble presque accablé pendant un moment, comme s'il portait un lourd poids.

"J'ai commis une terrible erreur de jugement, je me suis laissé manipulé, mais je n'avais rien prévu de tout cela. Je n'ai aucun 'Plan maléfique' Général, désolé de vous décevoir."
Siffle-t-il presque avec cette rage impotente teintant ses paroles sarcastiques. "Je ne sais rien a propos de Rebelles ou de renégats. J'ai été... préoccupé ces dernières semaines."

Il n'ajoute rien de plus, et croise les bras sur sa poitrine. Mais il est intrigué et alarmé par ces mots, qui lui donne, a lui, quelques éléments d'information qu'il ignorait jusqu'à présent. Par exemple, qu'il existe désormais une faction Rebelle parmi les Héros et que la Ligue est divisée. C'est... alarmant et inquiétant. Il... il a vraiment été hors du coup depuis Gotham... Ses préoccupation et ses prblèmes si immense qu'il n'a prêté aucune attention à quoi que ce soit d'autre. Peut-être est-ce une erreur, mais il ne peut rien en changer maintenant.

Comme tout le reste, il devra absorber cette nouvelle information et faire ce qu'il peut avec. RIen de plus.
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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 1:07
Le General Lane demeure comme à son habitude méprisant devant le discours du dernier survivant de Mars (le dernier en vert, en tout cas), ne semblant pas convaincu par les explications de l'alien. Il fallait dire que toute explication venant d'un "envahisseur", peu important sa véracité, n'était qu'un tissu d'âneries du point de vue du terrible général.

Ce dernier, après tout, voyait des personnes comme John Corben comme de véritables héros, ignorant
les immenses carnages dans lequel le cyborg s'était attelé durant son existence sur cette Terre. Un super-pouvoir, même celui de la télépathie, ne peut certainement pas venir au bout de l'émotion bien humaine de la Haine.


Une haine qui continue de croître, par la faute de Brainiac, de Sinestro, de Faora et de J'onn lui même dans un moment de faiblesse. Lane sait que ses théories sont prouvées, et même alors qu'il est plus affaibli que jamais, il reste convaincu que son oeuvre ne mourra pas, et que Waller reprendra son travail en perçant la poitrine du dernier des aliens avec un drapeau Américain. Même Waller n'a toutefois que du mépris pour le vieillard aigri.

Vieillard aigri auquel J'onn reste calme, sans doute conscient de la futilité de son dialogue. En dépit de sa colère latente, et de sa culpabilité, son stoïcisme devant les attaques du général force l'admiration. Le Limier est affaibli, mais il ne cédera guère aux attaques de son interlocuteur.

Même, ce dernier prend un air bête quand J'onn décrit ne rien savoir des évènements des rebelles. Il est vrai qu'Hal Jordan à récemment crée la Justice League Internationale, un groupe de justiciers pour protéger la planète et racheter la confiance brisée du peuple. Inutile de dire que le gouvernement de Waller ne souhaite pas être opposé par des héros capables de rétablir la confiance du peuple en eux. Après tout, le gouvernement est fondé sur les ruines des héros : restaurez les, et le vrai visage de la présidente sera perçue.

Lane croyait bien faire, donc, en essayant d'intimider le Martien, mais il n'a rien fait d'autre que de lui donner de l'espoir. L'espoir de savoir que des héros continent encore le bon combat, et qu'il pourrait être sauvé de son enfer gouvernemental. Et si le Limier possède encore des problèmes de consciences, plus vieux que son emprisonnement, il sera bien plus apte à les résoudre avec ses amis, au lieu d'être obligé de se morfondre dans une cellule, au fond d'un endroit pas enregistré dans les cartes humaines.

L'espoir. Lane vient de donner l'espoir à J'onn J'onzz. Ironique pour un homme qui à passé sa vie à essayer de faire l'inverse. Son co-équipier semble amusé par la situation, rigolant de façon désagréable,
attirant le courroux de Lane.


Kehgan, taisez-vous !

C'est bien toi qui aurait intérêt à fermer ton clapet, Lane. Tu viens de lui donner des informations précieuses, c'est de l'interrogatoire inversé et je pense qu'il a même pas utilisé ses pouvoirs !

Le général est dans un public de deux, et aucun des deux individus ne semble le respecter. Une humiliation satisfaite pour le martien, qui ne peut qu'observer la déchéance de la posture du militaire, qui adopte une position plus chétive, recourbée, même, tout en essayant de conserver un visage fort.

Je devrais te jeter à l'extérieur de cette cellule, Lane, ou te tirer dessus. T'as révélé des secrets graves. Et ne pense pas que tu peux invoquer de l'autorité sur moi : Je suis à cinq échelons au dessus de toi, et Waller en à rien à cirer de toi.

L'homme à la visière rigole et s'avance, bousculant le soldat en arrière. Ce dernier s'adosse seulement au mur, trop nerveux pour répondre. Kehgan, tel est son nom, observe seulement le martien, un large sourire déchirant son visage partiellement masqué par la visière en question. Lire ses pensées est impossible, et il semble même attendre que J'onn essaye de le faire avant de continuer la conversation.

J'ai des mesures contre votre télépathie avancée. Et n'essayez pas de lire le cerveau du vieil homme, je pense que vous risquez de tomber que sur du vide.

Mon nom est Kehgan Harmer, un grand fan de vous. Je dirige la prison méta-humaine du Camp Alpha, dans laquelle vous allez héberger. Vous ne serez pas maltraité... sauf si, bien sûr, vous nous forcez la main. Mais vous êtes mieux qu'un simple criminel méta-humain, non ?

Vous brûlez de me posez des questions. Demandez moi tout ! Les conditions de la prison, votre futur agenda dans la LOD, vos droits, la glace préférée de feu ma mère... nous avons tout le temps du monde pour discuter de cela.

Sa démarche est amicale, mais il est clair qu'il est bien plus menaçant que Lane. J'onn engagera t-il la conversation, et l'occasion d'en savoir plus ? Ou essayera t-il de fuir ?


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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 1:39
J'Onn est, de manière bien compréhensible, prit au dépourvu par l'homme qui vient soudainement de prendre le contrôle de cette interrogatoire. Il jette un bref regard vers le Général, mais comprends vite que ce dernier n'a que peu de pouvoirs et qu'il n'est pas une menace. Il ne prends donc pas la peine d'étendre son esprit, autant qu'il le peut, pour lire ses pensées. Il n'y trouverait sans doute que haine et ressentiment envers lui et les autres extraterrestres en général, et probablement une pléthore d'informations inutiles dont il n'a guère besoin. De toute manière, avec ses pouvoirs bloqués, restreints, il n'a que peu de puissance a mettre derrière toute tentative d'invasion de l'esprit de ce genre.

Il reporte plutôt son attention sur l'autre homme, Khegan, qui semble être la vrai menace. Il lui donne enfin quelques informations sur l'endroit où il se trouve, et ce qu'il peut attendre de la suite et, bien que ce ne soit pas reluisant ce n'est pas... aussi terrible qu'il l'avait imaginé. Le brouillard qui embrumait son esprit depuis Gotham s'est presque entièrement dissipé maintenant, le gaz de l'Épouvantail presque entièrement purgé de ses systèmes, mais la légère paranoïa qui demeure lui souffle que ça va sans doute changer et de ne pas baisser sa garde, sous aucun prétexte. Il fait dire cette voix avec irritation, il n'a pas besoin de perdre son focus maintenant! Il a besoin de toute sa lucidité! Mais il y a une touche de vrai dans ces pensées sombres, cependant.

En fait, ça semble presque trop beau pour être vrai, et le martien étrécit les yeux de manière suspicieuse. Il étends son esprit, lentement et avec précision, vers l'autre homme alors qu'il attends, ne disant rien pendant de longues minutes. Il semble presque attendre qu'il ne le fasse... et J'Onn se rends compte qu'il ne ment pas. Il est incapable de lire ses pensée, a aucun niveau.

"Je ne peux effectivement pas lire vos pensées... mais vous n'êtes pas un télépathe, je peux le sentir."
Il fait un pas en arrière et croise les bras sur sa poitrine dans un geste a la fois intrigué et prudent. "Un appareil quelconque?" Demande-t-il enfin, penchant la tête.

L'homme est amical, enjoué et jovial et tout ses instincts lui crient que ce n'est pas normal, pas du tout même, et de se méfier de lui. J'Onn est loin d'être un idiot, il sait très bien qu'il n'est pas en sécurité, loin de là. Comme Jemm l'a clairement dit plus tôt, il est maintenant un criminel, et donc, il ne devrait pas être surprit qu'une prison soit sa prochaine résidence, en dehors de ses missions pour la LOD. Il ne croyait pas qu'on le laisserait juste retourner a ses occupations normale, après tout... Une pointe de colère monte a cette pensée. Il y a fort a parier que plus jamais il n'aura une vie 'normale' ou ce qui passe comme tel pour quelqu'un comme lui.

"Vais-je avoir droit a un procès?"
Demande-t-il finalement, la première question qui lui vient a l'esprit, rencontrant le regard caché par une visière de l'autre homme. "Ou bien est-ce que mon jugement a déjà été passé? N'est-ce pas le droit de tout citoyen de ce pays d'avoir accès a un quelques chose d'aussi primaire? Mais peut-être n'ai-je plus droit a mes droits les plus basiques... s'appliquent-ils a moi, seulement? Je suis un extraterrestre après tout, et non humain."

Le ton est définitivement amère, et sombre, alors qu'il pose ses questions. Peut-être n'obtiendra-t-il pas de réponse, mais l'autre homme lui a offert de le questionner, et il ne laissera pas échapper cette chance. Et puis... la curiosité, et l'inquiétude, commencent a le ronger. Il a plusieurs questions... Alors autant les poser et espérer des réponses.

"Oui, j'aimerais savoir où se situe cette prison et ce a quoi je dois m'attendre une fois là-bas." Commence-t-il prudemment, observant attentivement les réactions de l'autre homme. "Et ce qu'on attends de moi... pour la LOD ou quoi que ce soit d'autre, en fait. Je..." Il ferme les ayeux et fait une pause, un expression douloureuse passant brièvement sur son visage. "Je dois admettre mon manque de connaissance sur un tel système, n'y ayant jamais eu affaire avant... en tant que prisonnier..."
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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 0:41
Kehgan reste silencieux alors que le Martian Manhunter pose ses questions, son sourire inquiétant bien logé sur son visage. S'il n'est pas la personne la plus étrange dans la salle, un honneur qui revient directement à son prisonnier, son apparence et ses tics étranges, comparés au caractère et à la tenue plus restreinte de Lane, le différencie bien de ses collègues humains.

Kehgan Harmer n'était qu'un employé du gouvernement normal, peu reconnaissable, le genre de drone assis derrière un bureau qui écrivait des rapports pour un boss qui ne savait même pas son nom. Il faisait partie de la grande colonne qui soutenait le gouvernement, plongé dans la mélasse grisâtre des anonymes et travailleurs simplement fichés dans des listes.

Son voyage en France ne fut donc pas remarqué par ces patrons : ce qui fut remarqué en revanche,
c'est son étrange énergie après son retour. Toujours grimé derrière des viseurs ou autres lunettes de soleil, Kehgan déploya soudainement une énergie et une créativité incroyable, grimpant à vitesse supersonique dans les échelles gouvernementales et surprenant, en somme, tout le monde qui le connaissait.


En un voyage, il était passé de "drone inconnu" à "chef de prison" avec assez d'autorité pour malmener physiquement un général et s'en sortir. Sa présence dans cet interrogatoire avec l'un des plus grands héros de la Planète était une preuve supplémentaire de son ascension aussi fulgurante qu'imprévue. Et c'est avec hilarité qu'il observe le puissant Martien donner ses instructions.

Le Limier veut tout savoir sur son procès, la localisation de la prison et les fonctionnements d'un système auquel il a toujours contribué de loin, en amenant des forbans sous les verrous. Son inexpérience est compréhensible, en soi, et Kehgan se contente donc de hausser les épaules, son viseur luisant de différentes couleurs en se faisant. Très distrayant.

Que puis-je dire ? Vous aurez un procès en live à Washington, sous toutes les caméras, avec plusieurs familles des victimes ! En live, bien sûr, pour que toute intervention de vos collègues super-héroïques soit perçue à la télé pour les petits yeux du monde. Si on fait du racisme anti-alien, on va pas avoir l'air démocratique, non ?

Sa tête se tourne vers Lane, un sourire narquois sur son visage alors qu'il se retourne vers Martian.

Bien sûr, et même si je n'aime pas donner la fin du film, Waller fera de vous un coupable. La LOD n'aime pas perdre des candidats puissants, et il serait dommage de gâcher les efforts de Deadshot et de votre am... ho, pardon, le terme n'est plus à utilisé, non ?

Il pouffe de rire, mais se reprend rapidement.

La prison ? Secret défense. La téléportation sera utilisée pour vous amener dans votre cellule, qui aura des moyens de vous retenir, et elle sera utilisée pour vous faire sortir lors des opérations de la LOD.

Hé bien, vous n'allez pas recevoir de mauvais traitements. Vous êtes un héros, après tout... et vous êtes capables de soulever des tonnes, qu'est-ce qu'on va déployer pour vous arrêter,
des mecs en matraques ? Ha. Votre traitement sera plutôt neutre et désigné pour vous restreindre sans douleurs, si vous faites preuve de bonne volonté, les conditions deviendront agréables, si c'est l'opposé, en revanche... j'ai de quoi vous faire souffrir.


Son ton ne change pas, que ce soit quand il fait une blague ou quand il menace.

Vous allez faire des trucs de la LOD, on vous téléporte puis vous souriez... ou, non,
vous êtes le grand mec silencieux du groupe ? Bah vous prenez votre air stoïque et vous sauvez des vies tout en assommant les villains. Pas trop différents de vos activités d'avants en somme. Si vous réussissez à faire du bon boulot, votre vie en prison sera bien meilleure, parole d'homme.


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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 1:45
IL ne peut pas cerner cet homme.

Aussi fort qu'il essaie, J'Onn est incapable de cerner l'individu qui se tiens devant lui, et ça le rends nerveux, et l'irrite considérablement. Pas de la colère, mais une profonde irritations. Habituellement, le Martien est très adepte a lire ses interlocuteurs. Sa télépathie y aide énormément, bien sur, mais il est capable de deviner le caractère et les intentions d'une personne aisément même s'il n'y a pas accès.

Normalement.

Cependant, Khegan Harmer n'est de toute évidence pas une personne ordinaire. Il sourit mais il n'y a aucun humour dans ses paroles, et même quand il rit, son intonation ne change pas. Jamais. Comme une machine. Et ça laisse le Martien plus perplexe et inconfortable que jamais. J'Onn J'Onzz, malgré son manque de télépathie - ou de ses dons psioniques en général - en ce moment et dans cette pièce, a tenté de cerner cet homme depuis plusieurs minutes. Il fut sur Mars un Manhunter pendant très longtemps, et sur Terre un Détective pendant de très longues années également.

Combinant les deux background d'expérience, il aurait dut être capable de voir a travers la façade de l'homme qui lui parle comme dans un livre ouvert, mais...

Il ne le peut pas.

Pour la première fois dans sa très longue carrière, martienne et terrienne, il est incapable de cerner le profil et la personnalité d'une personne dans les premières minutes suivant leur rencontre et l'engagement d'une conversation. Ce n'est pas... normal. Quelques chose est vraiment anormal chez l'homme qui lui fait face, et J'Onn étrécit les yeux pour l'observer, brillants comme des braises dans l'ombre.

"Je vois."
Dit-il finalement, regardant l'homme intensément là où devraient se trouver ses yeux. "Et quand est-ce que ce... procès... va avoir lieux?" Demande-t-il enfin, le mot 'procès' sonnant presque comme 'cirque' dans sa bouche.

Mais les mots qu'il prononce ensuite lui font perdre un peu de sa confiance retrouvée et de sa stoïcité. Il devait le mentionner, n'est-ce pas? Enfoncer le couteau dans la plaie et tourner... Il voit Ray qui encore une fois lui tourne le dos, l'abandonne à son sort sans se retourner, sans même un dernier regard. Qui le laisse à un avenir incertain sans même essayer de l'appuyer ni de l'aider d'aucune manière. Une pointe de rage brûlante monte à ces pensées, ces images, ces souvenirs douloureux, qu'il s'empresse d'étouffer, car la rage est sans utilité et ne ferait que l'inciter a faire quelques chose de stupide...

Mais la rage, en même temps que la culpabilité, le dégoût, les remords et la peur, sont des émotions qui lui sont familières, encore plus ces dernières semaines, il semblerait. En veut-il vraiment à son vieil ami, ou bien est-ce davantage due a ses actions, ou plutôt son inaction, qui l'enrage et l'attriste a ce point? Mais qu'aurait-il put faire? Rien... a part être l'appuie qu'il avait juré solennellement d'être.

Il avait donné sa parole, et il l'a trahi. Il l'a trahi de manière douloureuse et la pointe de rage s'accompagne d'une pointe de souffrance qui le rende muet pendant un long moment, entendant a peine la fin du discours de Khegan.

S'il devait revoir Atom un jour, il... ne sait pas ce qu'il ferait. Ou dirait. Qu'y aurait-il a dire? 'Je te pardonne pour ta trahison et pour n'avoir pas tenu une parole faite sur l'honneur'? Ses entrailles brûlent et se torde et il doit faire un effort conscient pour étouffer les émotions négatives qui le consument momentanément. Quand il y parvient enfin, après de longues minutes d'efforts intense, rendus plus difficile par le blocage de ses pouvoirs, il rouvre les yeux et les pose sur l'homme. Les siens sont de nouveau froid et calme.

Il n'a pas manqué un mot de son discours malgré les quelques minutes où il a été... prit intérieurement avec ses démons les plus récents.

"Quand dois-je être transféré là-bas?"
Demande-t-il simplement, ne voyant pas l'utilité de commenter les piques, les menaces et les tentative d'humour de l'homme.
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MessagePosté le: Jeu 8 Juin - 1:57
Kehgan savait tout sur le Martien. Comme il l'avait déclaré, il était un "fan" de son travail et l'avait toujours suivi, depuis son arrivée sur la planète jusque à sa chute devant Deadshot et le monde entier.

Il l'appréciait comme un héros, avant tout. Martian Manhunter était le dernier survivant d'une race avancée qui s'était décidé à protéger une civilisation bien moins avancée que la sienne, sur des plans idéologiques ou technologiques, comme Superman. Ce qui le rendait différent de Superman, en revanche, c'est ses origines.

Les pouvoirs des Kryptoniens viennent du Soleil Jaune. Sous un soleil rouge, Superman est bien incapable d'imiter ses actes de puissance comme voler plus vite que la lumière ou soulever des planètes,
mais le Martian n'est pas pareil. Son espèce peut prospérer sous tout les soleils et peut devenir aussi puissante sans avoir besoin de radiations solaires, même le feu, cette "Kryptonite", est plus liée à une faiblesse psychologique qu'autre chose.


Quand on compare les Humains, des singes poilus qui se battent entre eux et utilisent encore des projectiles kinétiques, et les Martiens, des colosses aux pouvoirs naturels et comparables aux Kryptoniens, l'on ne peut que remarquer une différence pathétique. Pathétique comme l'Humanité en général, comparée aux nombreux peuples déjà sur la Planète.

Oui, il était jaloux du Limier Martien pour ses techniques. Il avait un pouvoir lui aussi, ho oui, mais son enveloppe était limitée, étroite, malodorante, et alors que le Martian demande la date, il sourit, ressortant simplement une phrase apprise depuis longtemps.

Juillet, à Washington D.C. Le plus gros évènement du siècle : Le Manhunter. Avec tout les médias du pays, les grandes brasses des états et des tonnes de public, avec les familles des gens que tu as sauvés ou blessés. Ce sera l'affaire du siècle et malheureusement pour toi, bah, tu connais déjà tout les spoilers.

De façon sympathique, il pose une main sur l'épaule du Manhunter. Elle est étrangement forte et froide, pour un humain, serait-t'il... ?

Un cyborg ? Une machine du futur ? L'un des ennemis les plus récurrents de son collège de Krypton est un cyborg après tout, et ils sont parfaitement capables d'être des enculés notoires sans avoir à se comporter comme des machines. Il était parfaitement possible qu'il ait été transformé en machine pendant son voyage en France, mais c'est à voir s'il s'agissait de l'oeuvre d'un super-vilain ou d'une cellule gouvernementale secrète.

Est-ce que le président Macron avait construit son programme autour de robots tueurs avec des lasers ? Est-ce que la Tour Eiffel était une usine pour transformer les touristes Chinois qui prennent des selfies en machines infernales ? A voir.

En tout cas, il sourit quand le limier pense à son ancien ami, avec qui il devra très certainement collaborer en dépit de la trahison de ce dernier, un acte choquant de plus dans la vie d'un héros qui ne méritait certainement pas les horreurs qui s'abattaient sur lui.

Dès que les questions sont finies, c'est bientôt l'heure du repas donc si tu as d'autres questions, soit prompte !

Il sourit, puis se tourne vers Lane, prenant un air plus sévère.

Si le téléporteur n'est pas près d'ici la fin de cette conversation, je te laisse seul dans cette prison. Dépêche !

Le vieil homme s'exécute alors que Kehgan se retourne seulement vers le Martian, l'air enjoué comme d'habitude.
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MessagePosté le: Jeu 8 Juin - 2:48
J'Onn regarde brièvement la main qui se pose sur son épaule, et fait un pas en arrière pour s'en défaire. Peut-être est-ce puéril, mais il n'est pas dans un état d'esprit prompt a accepter un réconfort quelconque. De toute manière... Cet homme imperméable a sa télépathie le rends très nerveux et inconfortable. Il préfère donc garder ses distances avec lui. Il se poste de l'autre côté de la table, a une distance respectable, et croise les bras sur sa poitrine maintenant recouverte d'une combinaison noire.

Alors donc dans un mois, il aura droit a son 'procès' et la Présidente Waller a déjà prévu d'en faire un cirque médiatique. Et quoi qu'il s'y déroule,. le jugement est déjà passé. Il ne lui reste donc plus qu'à l'entendre prononcé devant lui pour rendre tout ceci terriblement, horriblement réel.

Réel et terrifiant, dans un sens.

Il est impuissant a stopper ce qui se passe ou a en contrôler l'issue. Tout ce qu'il peut faire est assister en spectateur à sa propre chute. Encore une fois, une immense colère, qu'il ne peut diriger vers personne a part lui-même, le rempli et ses poings se serre a ses côté. En cet instant précis, il n'en a cure de Khegan et ce qu'il peut être ou ne pas être. Il n'en a cure de Lane qui a quitté la pièce pour préparer la téléportation, et soudainement, sans crier gare, il frappe violement la surface de la table de poing et elle se casse en morceaux sous l'impact. Mais ça ne calme en rien la rage qui brûle dans ses yeux, et qu'il a bien du mal a contrôler.

Une marionnette dans les mains de personnes qui veulent l'utiliser a leur propre fins, voilà ce qu'il est devenu! IL aimerait bien, irrationnellement, enlever set air joyeux du visage de l'autre homme comme il vient de démolir cette table. Pour avoir au moins un semblant de contrôle dans cette débâcle! Pendant un moment il regarde intensément l'autre homme comme prêt a bondir par-dessus la table pour donner corps a cette petite fantaisie.

Tous ses muscles sont crispés et son corps est tendu comme un ressort. Ses yeux sont étrécit et son expression est dure et remplie de cette rage impuissante qui bouillonne en lui. Il doit, pendant ce court moment, être une vision cauchemardesque pour tout humain normalement constitué, et les secondes semblent s'étirer pendant des siècles, les débris de la table détruite s'étendant entre eux.

Ça ne dure en fait que quelques battements de cœur.

J'Onn ferme enfin les yeux pour contrôler la rage et en éteindre les feux, et quand il les rouvre, ils sont de nouveau froid, dur et contrôlés. Peut-être est-ce qu'une minime flamme de colère demeure, mais elle n'est plus omniprésente. Il parle enfin et dit, calmement, comme s'il ne venait pas juste d'exploser dans une démonstration de colère intense.

"J'espère que vous vous rendez compte de la portée de vos action, vous et Waller, et toute votre clique." Il se redresse de toute sa hauteur et apparait vraiment très grand et large a cet instant, remplissant presque la petite pièce de sa simple présence, son aura puissante. "Vous pouvez m'enfermer sans procès, car je ne considèrerai pas le cirque par lequel vous voulez me faire passer comme tel, mais la vérité a propos de vous éclatera bien assez tôt au grand jour."

Il a un demi-sourire qui a l'air assez dangereux alors et se penche légèrement en direction de l'autre homme, envahissant son espace vital. Cet homme CROIT le connaitre, et savoir qui et ce qu'il est, mais il est loin d'avoir toutes les cartes en main. Et d'ici peu, J'Onn J'Onzz, le Martian Manhunter, le lui montrera clairement. Il s'en fait la promesse dans cette petite cellule en ce moment précis.

Il a commis des crimes sous l'influence de l'Épouvantail et pour ça, il doit être jugé ÉQUITABLEMENT. Et éventuellement, il le seras. Et il accepteras gracieusement ce que la Cour décideras alors basé sur les preuves et les témoignages disponibles. Mais ceci n'est PAS la justice. C'est une grotesque parodie.

"Et ce jour là, je serai là pour vous regarder chuter de votre piédestal." Conclut-il sans lâcher des yeux Khegan.
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MessagePosté le: Ven 9 Juin - 0:30
La manoeuvre de Martian Manhunter tient de la frustration, du désespoir et de l'agacement accumulés devant les multiples atrocités humiliantes qui sont tendues contre lui.

Il sait, en effet, qu'une parodie de procès est tenue contre lui. Une grande farce à la démocratie qui plonge l'un des plus grands héros de la Terre dans un combat perdu d'avance, sous fonds de commentaires de la part des grandes brasses Américaines. Les membres les plus éminents du gouvernement seront présents et la LOD sera présente, même de manière symbolique. Il faut bien établir son équipe de super-héros.

Et rien de mieux pour établir son équipe que de les montrer jugeant un membre fondateur de l'ancienne union héroïque ? Lex Luthor ou même Atom pointant du doigt vers le héros déchu pour délivrer un jugement qui paraît "honorable" aux yeux du débile Américain qui observe les évènements tragiques comme une vache regarderait un train. Avec l'attaque de Red Tornado sur la Maison-Blanche et les assauts aliens récentes, la confiance envers le gouvernement grandissait.

Martian Manhunter n'avait aucune idée de tout ça, mais il savait bien que son ancien ordre s'effondrait,
que les alliés se trahissaient et que des actes étaient commis par des personnes qui pensaient bien faire.
En soi, il sait sans doute que sa menace ne pourrait pas faire grand chose : terrifier un membre du gouvernement, au moins. Mais c'est le geste qui compte, l'envie d'éradiquer complètement le sourire ennuyant sur le visage de Kehgan en lui présentant la fureur totale d'un des aliens les plus puissants de la planète.


Et malheureusement, si des bruits de pas pressés sont entendus dans les couloirs, Kehgan ne réagit nullement à "l'attaque" du limier, croisant seulement les bras. Il n'y a pas un mouvement qui trahit sa peur, pas le moindre tremblement dans sa démarche et son sourire s'agrandit seulement avec les menaces du Martien.

Kehgan Harmer est content, pas terrifié, pas irrité ou même vaguement amusé, non, il sourit pleinement et laisse J'onn parler. Ses yeux, s'ils pouvaient être vus, sont sans aucun doute rivés sur ceux de son interlocuteur alien, qui annonce le futur ébruitement de son affaire et l'éventuelle chute du gouvernement Américain, et de Kehgan avec.

Et son sourire ne disparaît pas, sa visière, cependant, luit en rouge.

Ho, mais bien sûr que tu regarderas. Prononce t-il, en un sifflement à peine audible.

Des jets de flammes sortent hors des murs ou du sol, entourant le puissant alien. Même si le feu n'est pas exactement "mortel", tenant plus de la faiblesse psychologique, il sera dur pour J'onn de conserver son attitude toute droite, le feu léchant sa peau vert sans jamais le frapper totalement.

Vous auriez été un bon garçon, ces flammes n'auraient jamais été déployées. Mais on dirait que vous pensez toujours vivre dans votre petit monde, où vous menacez des criminels avant de les amener à la Justice. Je vous rappellerais la réalité autant de fois qu'il le faudra en réponse.

Les flammes ne s'affaiblissent pas alors qu'il sort de la pièce, d'un pas délibérément lent et tranquille.

Beaucoup de personnes ont jurées de me tuer et d'éparpiller ma mémoire au vent.
Je suis là, ils ne le sont pas. Vous entrez dans un nouveau monde, J'onn, les menaces et autres impressions de forces, ça ne marche pas contre nous.


L'appareil se referme lentement sur l'alien, le gardant strictement en place, alors que la chambre devient entièrement sombre. Le viseur rouge de Kehgan et ses dents quasiments fluorescentes sont bien les seules choses visibles, avec les jets de flamme évidemment.

Je vais préparer le téléporteur, et ces flammes ne s'arrêteront qu'une fois ce dernier activé. Plus vous faites du bruit, plus je me déplace lentement. Tenez vous tranquille.

Il ferme la porte, plongeant la salle dans le noir alors que les flammes surgissent.


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MessagePosté le: Ven 9 Juin - 1:54
Son monde s'écroule autour de lui.

J'Onn J'Onzz est impuissant a stopper la roue des évènements terribles qui s'enchaine comme dans un cauchemar sans fin et le plonge dans la plus complète des frustration et la plus impotente des rages. Et il n'est qu'un spectateur de sa propre déchéance. La chute du Héro. Quelques chose que les Hommes ont toujours trouvé fascinant. Parce que, en vérité, qu'est-ce qui est plus satisfaisant qu'un héros?

C'est de le voir chuter, échouer, être consumé...

L'humanité ne vit que pour ces moments, et le Martien ne le sait que trop bien. C'est l'une des raisons pourquoi Batman est si populaire et son mythe si puissant. C'est l'une des raisons pourquoi les Anti-héros ont la cote auprès des foules. C'est l'une des raisons pourquoi les vilains reviennent TOUJOURS à la charge.

Les héros n'existent que pour chuter, et le plus dur, le plus bas est la chute, le plus satisfaisante elle seras. Et le Manhunter est sur le point de vivre une telle chute devant les yeux du monde entier. Une chute qui a commencé dès l'instant où il dévia sa course cette nuit fatidique pour aller prêter main forte à la ville de Gotham en proie a la terreur, seulement pour y être victime à son tour...

Et le pire, le plus ironique, dans tout ça?

Il ne peut blâmer personne d'autre que lui-même pour ces évènements.

Alors oui, son monde, son univers, l'image qu'il a de lui-même et celle qu'il projette au monde, son en train de s'écrouler autour de lui et les fondations ne tiennent que difficilement. Elles sont fragiles, vascillantes, tout autant que son propre esprit, et la rage est devenue une compagne de tous les instants.

Car oh oui il rage. Contre lui-même et son manque de jugement cette nuit-là. Contre l'Épouvantail qui l'emmena plus bas que Terre. Contre la Présidente Waller qui utilisa sa faiblesse passagère contre lui et continue de le faire, pour l'utiliser comme une marionnette dans ses plans machiavéliques. Contre Khegan Harmer qui le traite comme un chien bien dressé mais qui nécessite encore laisse et muselière.

Une rage intense comme il en a rarement ressentie. Aussi puissante et aussi fascinante que n'importe quelle flamme. Il la sent brûler dans ses entrailles comme de la lave mais ne peut rien faire pour la refroidir. Il est plus impuissant qu'il ne l'a jamais été avant, même pendant cette période où il fut sur Apokolips pour tenter de sauver les siens d'un sort horrible.

Et Khegan parle encore, et puis des flammes, bien réelles celles-là, explosent tout autour de lui depuis les murs et le sol en jets continus. La vision le choque, le paralyse, l'empêche de bouger le moindre muscle. Les flammes dansent devant ses yeux et dans son esprit et lui volent toute volonté. Sans même s'en rendre compte il a reculé vers le coin de la pièce, tentant de s'éloigner des flammes, mais a chaque fois qu'il bouge, de nouveaux jets apparaissent et bloquent son chemin.

Ses yeux se fixe enfin sur l'autre homme et il voit son viseur qui brille d'un éclat rouge et ses dents trop blanches dans la pénombre. J'Onn ne réponds pas a ses piques. Il reste muet et baisse la tête, ses propres yeux brillent d'une lueur rouge où la colère et la frustration son visible, tout autant que la peur panique devant les flammes.

Une fois qu'il est seule dans la pièce, il sent ses genoux céder et il se retrouve au sol, a genoux, tentant de se tenir aussi loin que possible du feu dévorant... Un feu qui a déétruit sa race... La Malédiction d'Hromeer... Il les voit tous qui se consument encore, sa femme, sa fille, tous les autres...

Des cendres... Des cendres et des souvenirs torturés.

Il faut un très, très long moment avant que la sensation de picotement froide d'une téléportation ne se fassent enfin ressentir et en un instant, il a disparu dans un faisceau de lumière.
Pour réapparaitre dans une pièce vide et presque entièrement nue.

Seul.

Définitivement, horriblement, complètement seul.

Et il se penche en avant comme prit d'une terrible souffrance, son corps entier se crispe, et il reste ainsi pendant un long, très long moment. Puis il se redresse d'une bond, et lève le visage vers le plafond, pour hurler, hurler de tous ses poumons sa rage, sa colère, sa frustration et l'injustice de cette situation a laquelle il ne peut échapper.

"YYYYYiiiiiiAAAAAAaaaaaaaaHHhhh!"

Mais y a-t-il seulement quelqu'un pour l'entendre?

//HRP: Ce RP est tellement intense! Merci mille fois! J'adore!//
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MessagePosté le: Mar 13 Juin - 18:04
Khegan se dirige lentement vers la salle du téléporteur, ses pas résonnant lentement au sein de la facilité qui avait été construite pour héberger un Martien comme J'onn.

Petite, d'aspect cubique, et logé au coeur d'un volcan, c'était une petite chose, à peine de la taille d'une maison, faite avec le dernier cri de la technologie actuelle, et testée pour toutes les situations. Des bombs nucléaires y avaient été lancées en secrets, des armes d'outre-monde ont été testées, des hordes d'aliens capturés y ont été lâchés avec le but de la détruire... et pourtant, cette petite chose,
bien moins grande et prestigieuse que le Hall de la Justice ou le Watchtower, y avait survécu.


Il faudrait bien être une entité supérieure pour la briser, et pour se faire, il faudrait déjà la localiser et traverser des océans de magma en fusion, au sein d'un labyrinthe naturel effroyablement dangereux. Il fallait quelques dizaines de champs de forces, amicalement fourni par LexCorp, pour éviter que les occupants de l'endroit ne finissent vaporisés. En ce sens, même des individus comme Batman seraient bien incapables d'accéder à l'endroit.

Un disrupteur était installé dans le centre de téléportation, empêchant également tout accès au Tunnel Boom, et un téléporteur de secours était installé dans le pire des cas. Plusieurs bureaux, placards à vivres et autres éléments nécessaires étaient répandus un peu partout au sein des halls froids et blancs. Il y'avait l'Internet à foison tant que l'on n'utilisait pas l'argent gouvernemental poure chercher des images de poneys.

J'onn, en soi, pouvait sans doute briser la carapace autour de lui, mais il serait baigné dans sa propre Kryptonite s'il se fait. L'endroit parfait pour survivre à la fin du monde, même si Kehgan ne craignait pas une petite chose comme une invasion alien.

Les couloirs mal éclairés, le silence ambiant (merci aux boucliers de neutraliser le son) et cette impression de solitude aurait de quoi faire paniquer le plus brave des hommes, surtout quand l'on sait qu'un Martian énervé est pour ainsi dire "libéré", mais il conserve seulement son sourire ambiant, arrivant près de Lane pour presser sur plusieurs touches de clavier, déclenchant un système de téléportation qui emporte les occupants de la navette ailleurs.

Franchissant les distances impossibles via l'espace-temps, Kehgan, Lane et Manhunter se téléportent sur le successeur du camp Oméga : le Camp Alpha. Installé sur une île au beau milieu du pacifique, le pauvre J'onn est lancé dans une chambre, seule avec ses soucis. Il aurait très certainement reçu une meilleure cellule, mais son comportement "insultant" signifie qu'il n'obtiendra qu'un endroit vide pour le moment, telle est la loi de Kehgan.

Quelques scientifiques, tapotant sur des ordinateurs, grimacent brièvement alors qu'ils entendent ses cris, et l'un d'entre eux, un grand chauve, ouvre un tiroir pour en sortir une boîte, elle-même éventuellement ouverte, révélant des boules quies. Ses collègues et lui-même les enfilent, l'air satisfait, puis se remettent au travail.

La nouvelle vie du Martian débute.

---

Kehgan parcourt les couloirs du bâtiment principal de la prison, ressemblant à une sorte d'immense pyramide blanche. Les fenêtres du dit-bâtiment donnent sur la cour principale de la prison, éclairée par les projecteurs, les phares des voitures ou les lampes poches des soldats. Il faut dire que la nuit noire et la pluie vicieuse rendent tout un peu difficile.

Nullement gêné, il agrippe seulement sa tâche "N°1 Prison Boss" et boit alors que plusieurs cohortes de méta-humains sont traînées vers des cages, par des soldats normaux ou par des congénères associés au gouvernement. Plus loin, des camions filent ou sortent de plusieurs autres petits bâtiments alors que des soldats courent entre des champs de tentes pour se protéger de la pluie, en dessous, la porte du bâtiment principal s'ouvre pour faire laisser passer un camion.

Souriant, il se dirige vers un autre couloir blanc, buvant un peu de café, et s'arrête dès qu'il entend un bruit d'armement. Se retournant, il fait promptement face au général Lane, flingue en main. La vision du vieux soldat ne provoque aucun effet chez Kehgan, qui se retourne promptement pour continuer son bout de chemin.

Retourne toi.

Ma sécurité est vraiment mauvaise, ma foi. Laisser un vieillard comme vous avec une arme chargée..

Se retournant, Khegan boit seulement son café, affichant sa nonchalance habituelle.

Je connais ce bâtiment comme ma poche, je l'ai construit pour héberger des aliens.
Pas des méta-humains.


Vous êtes okay pour asservir autant un groupe d'individus, mais dès que c'est appliqué à des autres, c'est inhumain ?

Jacasse tant que tu peux. Je vais te loger une balle et arrêter cette folie. Le Martien peut rester mais je refuse que mes compatriotes soient traités ainsi !

Kehgan laisse échapper un soupire, puis se contente juste d'agripper son viseur, l'enlevant avec aise. Curieux, Lane ne tire pas, et regrette très rapidement son choix, l'horreur pure s'emparant de son faciès pris par l'âge. En un instant, ses yeux s'écarquillent, sa bouche s'ouvre, de la sueur coule de sa vieille peau et ses mains commencent à trembler, le canon de l'arme chancelant de façon hasardeuse.

Restant brièvement paralysé, Lane lève promptement l'arme vers son visage et tire, s'écroulant au sol et laissant une flaque de sang s'étendre autour de lui. Kehgan ricane seulement, repose son viseur et se dirige vers sa chambre impeccable, pressant un bouton rouge sur le combiné.

J'appelle au service de ménage à se débarrasser d'un déchet au second étage, près de ma chambre.

Terminant rapidement son appel, Kehgan s'assit sur son siège comfortable et sourit juste, quelques écrans devant lui enregistrent la cellule du Manhunter.

Bienvenue sur Terre, J'onn.
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